Bonjour tout le monde !
Eh oui, malheureusement, nous nous rapprochons de la fin de cette fanfiction que j'ai mis un an à écrire. Un immense merci à vous qui me suivez, ainsi qu'à mes deux correctrices Plumedelou et Aleonor Ritsuka Snape.
Ce chapitre sera un peu plus court que d'habitude, et c'est avec le cœur lourd que je vous écris que celui-ci sera l'avant-dernier. J'ai adoré écrire, créer ces personnages se rajoutant à ceux déjà existant, leur donner vie, et plus que tout : donner à Harry la vie qu'il méritait d'avoir, sans se soucier des « affaires de grands ». Je voulais écrire plus, raconter la vie de chacun, mais vue qu'elle est censée (pour moi) se terminer tranquillement, cela vaudrait-il réellement la peine ? Ne serait-ce pas ennuyant ? Comment ça, non ? ^^ ;-)
Le titre de ce chapitre est une sorte d'hommage à mon personnage préféré : Severus Snape, ainsi qu'à l'acteur qui a joué son rôle et ressemblait fort à un de mes oncles (sisi… un oncle qui ressemble à Snape et un oncle qui est un mixte de Dumbledore et Dr. House).
Bonne lecture à tous !
Des poils de Maine Coon et poussière d'étoiles sur vous.
Magicalement Vôtre,
Helia
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Quand la pureté reste dans l'âme
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Chapitre 77 :
We Love Snape
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L'année n'avait pas été de tout repos, et elle n'était pas encore terminée. Epuisé, plein de sueurs dues à un stress assez conséquent, l'homme était parti se doucher alors que sa femme se reposait.
Ils n'avaient pas dormi de la nuit, la douleur affluant sans cesses dans le corps de sa jeune épouse qu'il aimait tant. Jamais il n'avait vu une femme autant souffrir, et s'il avait pu y remédier, il l'aurait fait sur-le-champ. Qui aurait cru qu'un corps aussi charmant, aussi fin, aussi beau, puisse éprouver une douleur qui semblait atroce ? Même lui ne pensait pas pouvoir y survivre, si tant est qu'un jour cela doive lui arriver.
Chose peu probable. Improbable, en réalité. Quoi qu'avec la magie…
Il sécha ses cheveux avec un mouvement impatient et rejoignit sa femme dans la chambre d'hôpital.
Endormie depuis une heure grâce à des potions de paix, Solène retrouvait quelques couleurs. Severus, plus pâle que jamais, observait chaque changement s'opérant sur le visage de sa douce épouse. Il avait eu peur de la perdre, cette nuit-là.
Et s'il l'avait su plus tôt, il serait resté à ses côtés durant toute la semaine au lieu de donner des cours à des cornichons aussi intelligents que leurs chaudrons.
- Sev' ? demanda Harry en entrant dans la pièce.
La lumière était tamisée, les rideaux tirés. Une douce odeur de framboise flottait dans l'air alors que Severus se levait pour serrer son filleul contre lui. Il fit signe à Philipp d'approcher et le pris, lui aussi, dans ses bras.
- Je suis content que vous ayez pu venir. Vous êtes les premiers au courant, avec Eulia et Eliz'.
- Elle va bien ? s'enquit Philipp en observant le corps endormi de la jeune épouse Snape-Prince.
- Oui, répondit Severus. Mieux. Elle a beaucoup souffert, mais tout est rentré dans l'ordre à présent.
- Elle va s'en remettre ? demanda Harry, inquiet.
- Oui, petit hérisson, répondit l'horrible professeur de potion en passant ses mains dans les cheveux de l'ado. Et vous, ça va ?
- Oui, répondirent les garçons. Mais on a eu peur. Maman ne nous a rien expliqué.
Severus acquiesça puis alla chercher Elizabeth.
- Arrête donc de terroriser les infirmiers, se moqua doucement Severus. Viens rejoindre tes fils.
Secouant la tête et envoyant balader un jeune homme terrorisé, Elizabeth et Eulia suivirent Severus dans la chambre.
- Ils ne veulent pas nous laisser entrer avec les gâteaux ! fit Elizabeth, outrée.
- Solène a fait une réaction allergique à l'un des remèdes, répondit Severus. Ils ne veulent pas prendre de risque.
- Et… commença timidement Harry en fixant les yeux noirs de son parrain.
- Je vous emmène, fit Severus en déposant un baiser sur le front de sa femme. Nous le prendrons avec nous ensuite.
Le sourire que lui offrit Harry réchauffa le cœur meurtrit de Severus.
Il ressortit de la pièce, suivit de près par les quatre Potter.
Il secoua la tête en pensant à James qui pourrait se retourner dans sa tombe : lui, Severus, ami avec Eulia Windsor née Potter ainsi qu'avec la femme de Hardwin. Sans compter qu'il avait pris une place plus importante qu'il n'aurait pu l'imaginer auprès de Harry.
Ce dernier prit sa main, insufflant tout le courage dont il avait besoin.
- Pourquoi tu es stressé, Sev' ? demanda doucement Harry. Tout se passera bien. Je le sais. Tu es le meilleur.
Severus ne répondit pas, trop occupé à cacher les dizaines d'émotions qui menaçaient ses barrières mentales.
Harry l'arrêta soudainement, au coin d'un couloir, et effaça une larme qu'il n'avait pas senti couler. Il observa les yeux verts hérités de Lily le détailler, comme s'il lisait en lui, puis Harry reprit la route comme si de rien n'était.
- C'est par-là, fit inutilement Severus alors qu'une pancarte leur indiquait le chemin.
L'homme en noir salua une des infirmières et ouvrit la porte coulissante. Harry s'avança timidement à la suite de Severus et découvrit un petit être dormir tout aussi profondément que Solène.
- Comme annoncé fin août, mon grand, commença Severus d'une voix pleine d'émotions, je te présente ton filleul Konnor Harry Severus Snape-Prince, né ce matin à quatre heures trente.
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Ellipses temporelles
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Juillet 1997,
Liberty Charms,
Manoir Potter
Irlande
Harry caressait le corps tremblant de Salazar, alors que le soleil réchauffait les couvertures entassées sur le lit.
- Ça va aller, petit cœur ? demanda Harry, dont la voix trahissait son inquiétude.
- Oui, je suis juste un peu fatigué, répondit Sally dans son esprit. Ma femelle doit donner naissance aujourd'hui, nous devons descendre mon grand amour.
- Je t'aime, répondit simplement Harry en se levant et prenant son chat dans ses bras.
Il descendit, tenant toujours fermement son vieux chat. Salazar aurait seize ans le 2 septembre prochain et Harry sentait que la fin était proche. Il en avait mal au cœur et mangeait de moins en moins.
- Faut pas être triste, Magia m'a promis que je resterai près de toi dans ton labyrinthe ! Et j'adore la prairie toute paisible que nous y avons créée. J'y serai en sécurité et je rejoindrai ma famille de temps à autres, au paradis. Je serais en lien avec toi, et c'est tout ce qui compte.
- Je sais, fit difficilement Harry.
- Harry mon chéri, fit Elizabeth en le voyant arriver. Ça va aller. Et, petit Salazar de mon cœur, mon petit cream adoré, comment te portes-tu ?
- Maou !
- Il va bien, mais il tremble un peu. Et il me dit de te transmettre ses salutations les plus sincères et qu'il t'aime du fond de son énorme cœur tout chocolaté.
- Moi aussi je t'aime, Salazar, répondit Elizabeth en souriant. Tu viens avec moi ?
- Maouw.
- Aurelius-Augustinus est là ! remarqua Harry.
- Oui, répondit Elizabeth. Sev' l'a déposé ce matin, la vétérinaire lui fera un vaccin après la mise bas des femelles. Deux devraient mettre bas aujourd'hui et demain.
Salazar laissa entendre un miaulement plaintif.
- Mow ! fit Aurelius en se frottant contre les jambes de Harry.
- Sally dit qu'Aurelius devrait venir avec nous, transmis Harry. Et que c'est un chat trop intelligent pour son propre bien, mais ça nous le savons déjà, fit-il en grattant doucement le crâne de Salazar qui ronronnait déjà de bonheur.
Le petit groupe se rendit dans l'autre partie du Manoir, rejoignant la chatterie de Liberty Charms. Un elfe apporta un chocolat chaud à Harry qui le dégusta avec plaisir.
- Joyeux anniversaire, mon grand, chuchotta Elizabeth à l'oreille de son fils.
- Merci maman. Je t'aime.
- Moi aussi, petit hérisson.
- Ce surnom va me suivre toute ma vie, non ? bouda Harry avec un léger sourire trahissant son amusement.
- Oui ! Rebecca m'a promis de l'utiliser tous les jours.
- Elle le fait, confirma Harry en riant.
- Tu n'aimes pas ?
- Si. Si maman, j'aime bien. C'est mignon.
Ce fut tard dans la soirée que les deux femelles donnèrent vie à de magnifiques chatons, alors que Harry écrivait dans le Livre avec Rebecca et Niklas.
- Maaaaaw ! Mow. Maouw, fit joyeusement un des chats alors que Salazar, qui avait passé son après-midi à pianoter sur le ventre de sa femelle préférée, arrivait avec un chaton dans la gueule.
- Aw ! Awouw ! fit Salazar en grimpant sur le canapé, déposant son chaton sur les genoux de Harry.
- Oh, murmura Harry.
Elizabeth observait la scène avec la vétérinaire, et souriait.
Le petit chaton était l'un des premier à être nés, mais sa mère devait avant tout faire sa toilette. Le petit chaton ne devait pas être éloigné trop longtemps de sa mère afin de garder sa chaleur, mais Harry, habitué, fit venir à lui une peluche-bouillotte sur laquelle il posa le petit être aux yeux fermés.
- Il est cream blotched tabby et blanc, et il s'appelle Nox-Salazar ! fit joyeusement Salazar dans l'esprit de son meilleur ami humain.
Harry sourit de plus belles.
- Le digne fils de son père, hein ? fit-il amusé.
- Maouw ! Ma ma maou ! Miaouw.
- Il lui a donné un prénom ? demanda Elizabeth, en se rapprochant de son fils.
- Nox-Salazar.
- Ma ! Maou !
- Et c'est apparemment une décision prise en commun avec sa femelle.
- Maouaou !
- Oh…
- Quoi ? demanda Elizabeth.
- C'est… c'est… mon cadeau d'anniversaire, fit Harry en fixant Salazar.
Elizabeth, qui s'en doutait, embrassa les deux chats ainsi que son fils.
- Il restera ici cette année par contre, murmura Harry. Il faut qu'il grandisse. Tu es un amour, Salazar.
- Maou !
- Il dit qu'il le sait ? demanda la mère de famille.
- Effectivement, fit Harry en souriant.
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Juillet 1998
Le parc nationalement connu de Gladstone avait prit vie grâce au Ministère de la Magie. Les divers bars, restaurants et associations attiraient la population sorcière avec espoir.
Cependant, le restaurant Potter's Oyliossée restait le plus prisé du quartier sorcier et le gérant, Abraham, en avait laissé la gestion à Anastasia Black nouvellement diplômée et à Abigaelle Potter. Les deux descendantes des familles les plus influentes du pays s'étaient liées d'amitié depuis quelques temps déjà, et Abigaelle avait quitté l'Irlande un an plus tôt afin de suivre des études spécialisées en politique internationale en Angleterre.
Ronald Weasley ne s'était jamais réconcilié avec Hermione qui s'était liée avec Jonas Sørensen qui aurait dû se nommer Draco Malfoy au temps de Dumbledore. Ce dernier avait rencontré Hermione lors de vacances passée chez les Potter en Irlande avec Severus, Solène et leurs trois enfants : Konnor, né en mai 1994, Eloïse et Gabrielle nées en décembre 1995 et les faux jumeaux Mylène et Adriel nés le 26 mai 1997.
Jonas et Hermione étaient devenus inséparables et l'humour tranchant de Jonas faisait souvent sortir Hermione de ses gonds. Mais ils s'aimaient, se complétaient, et Hermione ne l'aurait laissé à une autre fille pour rien au monde.
Rebecca Prewett et Harry s'étaient mis officiellement en couple peu avant leur dernier Noël à Poudlard, en décembre 1997, et Harry l'avait demandé en mariage auprès de Fabian qui avait pleuré de joie.
Audrey, la cousine adoptive d'Anastasia, s'était mise en couple avec Oliver, l'un des grands frères d'Hermione. Ethan, lui, avait déjà demandé Ginny en mariage alors qu'elle n'avait pas terminé ses études, et Arthur, n'ayant jamais vu sa fille aussi heureuse qu'auprès de ce jeune garçon respectueux, n'avait pu qu'approuver leur relation.
Luna s'était mise avec Niklas et ils sortaient très souvent à Pré-au-Lard avec Harry et Rebecca, les deux couples étaient extrêmement soudés. Ils passaient les weekends ensembles, même après Poudlard, et organisaient quelques soirées avec leurs autres amis d'école et leurs familles.
Anastasia, quant à elle, avait succombé au charme de Fred alors que Jania ne quittait plus George d'une semelle.
Leonius, lui, restait toujours proche de Zoé mais n'avait pas encore osé lui avouer son amour. Zoé était la fille d'Erinus et Coleen Londubat, Erinus étant le cousin du père de Neville.
Adélia Lorenz, entrée à Poufsouffle en 1993, avait volé le cœur de Philipp Potter et tout le monde était d'accord pour dire qu'ils allaient merveilleusement bien ensemble.
Les plus âgés du groupe qu'ils formaient avaient terminés leurs études à Poudlard, en juin 1998, clôturant ainsi leur avenir scolaire. Ils avaient attendu impatiemment les résultats scolaires au Manoir de Liberty Charms, soutenus par leurs parents qui furent tous présent. La fête battait son plein, ce jour-là, mais Harry et Severus s'étaient éclipsés afin de discuter avec Lily et James dans le Salon des Souvenirs du Manoir.
- Tu sais, fit James. Pas que je ne suis pas content de vous voir, même toi Servilus, mais…
- James !
- Roh, ça va Lily, fit son époux en levant les yeux au plafond. Je disais donc, avant que cette fausse rouquine n'interrompe mes magnifiques paroles, que nous sommes heureux de vous voir mais, comme dirait Albus malgré tout le mal qu'il vous a fait, il faut vous concentrer sur votre présent, maintenant.
- Et accepter que l'on ne fasse pas réellement partie de votre vie, aussi difficile soit-il, fit un autre tableau appartenant à la famille Black.
- La vie est faite pour la vivre pleinement, et non pour ressasser le passé douloureux. Profitez de votre famille qui est encore en vie, vivez l'instant présent. Ne broyez pas du noir, pensez au présent, et au futur. On vous aime, Harry. Je t'aime, mon fils, fit Lily d'une voix émue. Je t'ai toujours aimé et je t'aimerai à jamais. Toi aussi, Severus. Malgré nos disputes, malgré nos choix. Tu as toujours été mon meilleur ami et je t'aime. Mais vous êtes vivants. Votre place est auprès d'eux, pas de nous.
- Nous serons toujours là, fit James dont l'émotion était palpable. Mais privilégiez votre présent, votre propre vie, à nous qui ne sommes qu'un amas de souvenir, une trace de notre âme.
Harry se blottit alors contre le torse puissant de Severus dont le visage restait neutre même si quelques larmes dévalaient ses joues.
- Je resterai tout aussi présent pour toi, murmura Severus à l'oreille de son filleul.
- Pareil, fit difficilement Harry.
- Je t'aime, petit hérisson.
- Moi aussi, je t'aime, même si tu fais drôlement peur en cours de potion.
Severus leva les yeux au ciel sous le regard moqueur de James.
- Prends soin de mon fils, fit-il.
- Toujours.
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Les années passèrent et les couples eurent des hauts et des bas. Les familles s'agrandirent. Harry et Severus observaient souvent leurs amis sourire, rire, chanter à tue-tête.
Severus, heureux père de famille, avait fini par quitter son poste de professeur au sein de Poudlard, conseillant simplement, de temps à autre, Minerva qui cherchait un ou une future directrice. Severus passait son temps entre le laboratoire en Irlande, une filiale en Angleterre et sa famille au Silverstone Manor que Charlie avait quitté quelques années auparavant, ayant terminé avec brio ses études sur les dragons et cherchant activement l'emploi de ses rêves.
A Poudlard, les descendants des fondateurs se faisaient de plus en plus rare et la descendante des Gryffondor, Adèle, avait elle aussi quitté son poste de directrice de Gryffondor afin de pouvoir se consacrer pleinement à l'enseignement. Et alors que Fred et George Weasley faisaient la une des journaux grâce à leurs créations et leur magasin de farce et attrapes, Sirius Black fut nommé directeur de la Maison Gryffondor ainsi que directeur adjoint de Poudlard au grand dam de Severus de qui se moquait gentiment l'ancien prisonnier.
Il fallait dire que Sirius avait beaucoup changé : adulte aussi bien physiquement que mentalement, il prenait ses responsabilités avec entrain et avait d'abord dû faire ses preuves au sein de Poudlard en tant que surveillant à la bibliothèque du château sans oublier le soutien scolaire qu'il prodiguait aux élèves en difficultés. Et Minerva avait été très fière de son ancien élève, devenu père de famille. Tahlyia lui avait donné quatre fils et une fille. Cayrel, né en 1993, Antarès née en juin 1994, Alasco né en 1996, Elnath en 1998 et Naos en 2001. Et leurs enfants promettaient de faire parler d'eux dès leur arrivée à Poudlard. Minerva espérait sincèrement ne plus être en fonction lorsque les Snape-Prince, les Potter et les Black y feraient leur rentrée.
Jonas et Hermione avaient eu deux enfants : Zaniah née en 2001 et Mikaihl né en 2004.
Quant à Harry, la septième et dernière année d'étude avait été éprouvante. Le 17 mai 1998, un dimanche peu avant ses ASPICS, était la journée qui resterait gravée dans son cœur au fer rouge. Alors qu'il passait le week end à Liberty Charms, chez ses parents, il s'était endormi sur le canapé avec Salazar et Nox blottis l'un contre l'autre. Nox avait véritablement grandit, et pris du poids. Il ressemblait énormément à son père, et adorait les caresses de son humain désigné d'office.
Les yeux couleur or du chaton fixaient inlassablement le corps endormi de son humain, et toucha délicatement la joue de celui-ci pour le réveiller avec une tendresse infinie. Chose que, jusqu'ici, seul Salazar avait réussi à faire.
Harry émergea du sommeil et caressa alors les deux chats, leur laissant un peu plus de place sur le canapé. Salazar soupira de bonheur, mais son ronronnement habituel baissait en volume.
- Salazar ? demanda doucement Harry alors qu'Elizabeth arrivait dans le salon avec une théière.
La mère de famille fut rapidement rejointe par Philipp et Clarence qui s'accroupirent devant Harry et les deux chats. Salazar avait passé toutes les vacances scolaires à faire l'éducation de son chaton, mais n'avait pas voulu laisser Harry aller seul à Poudlard. Il le suivait encore et toujours. Mais il se faisait de plus en plus faible, et le voir frotter ainsi sa tête dans le creux de la main de Harry faisait fondre le cœur de toute la famille.
Le chat soupira de bonheur, refermant ses yeux dorés à jamais avant de lécher une dernière fois ses babines et frotta son nez humide contre la paume de Harry dont les larmes dévalaient les joues.
- Je vous aime, toi et ta famille, Harry. Tu seras heureux avec Rebecca. Comme promis, je reste avec toi dans ton grand cœur et ton esprit. Tu as intérêt de réussir tes examens, quels qu'ils soient, ou je te grifferai les fesses au plus profond de ton âme. J'aurais tant aimé t'apporter tes merveilleux résultats scolaires dans la gueule avec ma bave et mes poils collés dessus, mais mon heure est arrivée. Mes os et mes muscles sont vieux. Je t'aime, Harry, et tu pourras aussi bien communiquer avec Nox qu'avec moi. C'est le dernier cadeau que je peux te faire sur cette terre. Enterre-moi au fond du jardin, Maman-Eliz' saura te dire où. Elle connaît l'endroit où je veux dormir à jamais, et faire bronzer mes petits poils tout doux jusqu'à la fin des temps. Je t'aime. On se retrouvera au Royaume Paradisiaque quand ton heure sera venue. Serre-moi une dernière fois contre ton torse si chaud, si douillet. Je t'aime.
- Moi aussi je t'aime, fit alors une douce voix alors que Nox ronronnait tout en pétrissant le ventre de son père, qui s'étendit sur le dos en fermant ses paupières.
- Sally… Salazar… murmura Harry. Je t'aime.
- Nous t'aimons, firent sa petite famille d'une seule voix.
- Maouw, Mama aimaourrrw.
Sur ces derniers miaulements faibles mais d'une douceur infinie, Salazar s'endormit pour toujours, allongé sur le canapé contre le torse de Harry et Nox continua de patouner sur le ventre doux de son père quelques instants encore, léchant la tête de celui-ci avant de se frotter contre le torse de Harry.
Cela avait été une triste épreuve, et Harry était encore plus triste qu'il ne l'aurait imaginé. Avec Salazar, c'était son enfance, son adolescence qui s'envolait. Ces jeux en plein air, les courses poursuites dans le château, la vue hilarante de Salazar se disputer avec les phénix de la famille.
- Arrête d'être triste, crapule de hérisson ! fit la voix de Salazar dans son crâne. Tadaaaaa je suis bel et bien dans ton esprit à jamais ! Hihi.
Le Survivant esquissa un sourire triste. Oui, il pourrait communiquer avec Sally, mais il ne pourrait plus jamais le caresser.
Cependant, il avait fini par s'habituer douloureusement à cette absence. Nox le suivait à la trace, le collait et parlait aussi bien à lui qu'à Salazar. Nox racontait les évènements de la journée à son père le soir en dormant et dans l'esprit de Harry, même s'il le savait déjà au travers de Harry. Le petit bout de chat appréciait lui aussi Rebecca – Salazar adorait ses caresses même s'il ne se laissait que rarement toucher par quelqu'un d'autre que Harry – mais c'était indéniablement vers Harry qu'allait sa fidélité.
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Les examens avaient bien sûr été réussis, même si Harry avait eu énormément de mal à se concentrer. Pourtant, ni Nox ni Salazar n'avait voulu lui parler durant ces heures surveillées par les professeurs et membres du Ministère.
Harry avait finalement construit une vie stable, avec Rebecca qu'il épousa en l'an 2000 en Irlande, puis à Londres pour l'état civil non-sorcier.
Leur premier enfant se prénomma Severus James Sirius Potter, né au début de l'année 2001 faisant grimacer Sev' aussi bien que le tableau du dit grand-père sous les rires d'Elizabeth et Hardwin. Ils eurent ensuite une fille, Rose Elizabeth Solène Potter, née en décembre 2002. Un garçon nommé Aiden Nicholas Sergej Potter en 2004, un quatrième enfant nommé Donan Hardwin et une fille, Helena Rebecca Hermione Potter en 2006 et 2008.
Rebecca et Harry s'étaient installé au Manoir Potter en Grande-Bretagne, et formaient une famille très heureuse avec leurs cinq enfants.
La vie continua son cours bien tranquillement, jusqu'en 2010 où un homme maintenant oublié refit surface. Pour le plus grand malheur de tous.
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