Coucou toutes et tous !
On se retrouve en bas. Ne m'égorgez pas, je vous aiiiiiiiime.
Des poils de Maine Coon et poussière d'étoiles sur vous.
Magicalement Vôtre,
Helia
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Quand la pureté reste dans l'âme
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Chapitre 78 :
La Vie
L'avenir est une science incertaine, mieux vaut vivre chaque instant pleinement.
Helia
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27 Août 2015
Pré-au-Lard
La traditionnelle journée à Pré-au-Lard battait son plein. Tous joyeux, riant et chantant dans les rues du quartier sorcier, les enfants s'amusaient et couraient de magasins en magasins, prenant au passage une ou deux glaces sur une des multiples terrasses.
Le quartier avait été relié par cheminée à Gladstone, et un tunnel était en construction afin que les plus courageux puissent voyager en balai ou se promener dans le futur quartier souterrain. Le Ministère prévoyait d'y faire pousser diverses plantes, grâce à une lumière artificielle et magique.
Le Ministère – de la Magie – avait énormément évolué et se développait encore et toujours. La population magique remplissait tous les ans une sorte de questionnaire concernant les souhaits et les idées du peuple sur ce que pourrait entreprendre le gouvernement. Les dons familiaux en magie avaient été découverts et des personnes s'étaient spécialisées dans le professorat afin d'aider les plus jeunes à maîtriser tel ou tel don. La magie avançait, reprenait vie. La population se modernisait.
Mais en ce jour spécial, il n'était pas question de penser à la politique du pays. Les Potter, les Weasley, les Windsor, les Snape-Prince, les Lovegood, les Malefoy, les Black et tous leurs enfants et amis se retrouvèrent devant la vieille mais incontournable boutique d'Ollivander.
Cayrel, le premier fils de Sirius, avait terminé ses études à Poudlard en juin 2001, Konnor Prince les termina en 2012. Eloïse et Gabrielle Prince en 2013, Alasco Black en 2014 et Mylène et Adriel Prince avaient terminé leurs études au château en juin dernier.
Enath allait entrer en septième année, et était le plus "sage" de la fratrie Black. Zaniah Sørensen, la fille de Jonas et Hermione, allait entrer en quatrième année avec Naos Black et Severus Potter. Rose, la sœur de Severus, allait entrer en troisième année.
Mikaihl Sørensen, Aiden Potter –un des enfants de Rebecca et Harry-, Razielle Potter –la fille de Philipp et Adélia-, ainsi que Hélianthe Malefoy de Bridgewater –la fille de Ginny et Ethan- allaient faire leur première rentrée à Poudlard.
Chacun trouvait doucement mais sûrement sa voie, et Harry ainsi que Severus étaient certainement les hommes les plus heureux de la terre : une belle famille, une épouse formidable et des enfants adorables. Sauf quand ceux-ci étaient à Poudlard, mais cela, ils préféraient l'ignorer. Tant que leurs enfants ne causaient pas de blessure à d'autres, ils pouvaient bien mettre un peu de gaieté au sein du domaine et Sirius veillait au grain puisqu'il avait été promu directeur de Gryffondor ainsi que directeur-adjoint du château, un des descendants des fondateurs ayant pris la direction du Château pour un temps indéterminé au plus grand plaisir de Sirius.
Minerva avait pris sa retraite bien méritée juste après la première année du trio infernal : Zaniah, Naos et Severus était la nouvelle génération de maraudeurs et le quatuor que formaient déjà Nikaihl, Aiden, Razielle et Hélianthe promettait bien des frayeurs à l'équipe professorale.
Harry et Rebecca Potter se promenèrent un peu à l'écart, main dans la main, profitant de quelques minutes de répit alors que les enfants entraient chez Fleury & Bott.
- Je t'aime, mon cœur, murmura la belle jeune femme.
- Moi aussi je t'aime, ma chérie, répondit Harry en souriant.
- J'ai hâte que ce soit midi, fit Rebecca. J'adore la cuisine de ta mère.
- Et j'ai hâte de retrouver Nox, répondit doucement Harry.
Son chaton, le chaton de Salazar, venait de fêter ses dix-huit ans. Un grand âge, mais le chat était toujours aussi adorable, attachant et joueur. Rebecca savait combien son époux tenait à cette boule de poils et redoutait la disparition de cet être qu'ils adoraient tous les deux.
« Ry, attention, sur ta droite ! » hurla presque une voix dans la tête du brun.
Harry fronça les sourcils, Salazar lui parlait moins souvent ces dernières années mais la voix du chat transpirait l'inquiétude. Il tourna vivement la tête vers la droite, mais ne vit strictement rien.
« Dresse un bouclier ! »
« Il n'y a rien, Sally. »
- Que se passe-t-il ? Salazar te parle ?
« Fais ce que je te dis, sale gosse ! Ou tu le regretteras ! Tu sais que tu me fais confiance ! Nom d'un poil long comme mes moustaches miaouw ! »
Réfléchissant à toute allure, il fit un mouvement de la main afin de dresser un simple bouclier.
- Oui, il dit que je dois dresser un bouclier mais il n'y…
Sa voix resta suspendue, alors qu'il sorti vivement sa baguette et que sa femme se vit poussée sur le côté.
Un filet rouge à l'apparence étrange volait bien trop rapidement vers le couple que formaient Solène et Severus, et un cri strident les alarma que trop tard.
Pâle comme la mort, ne comprenant pas ce qu'il venait de se produire, Severus s'effondra au sol en hurlant de douleur.
- Solène ! Solène réveille-toi ma chérie, je t'en supplie… mon cœur… fit-il d'une voix déchirée.
- Severus, relève-toi ! hurla alors Hardwin qui débarquait, fou de rage. Harry, attention ! HARRY ! REBECCA !
Harry lança rapidement quelques sortilèges de protection, couvrant ainsi les quelques passants qui ne s'étaient pas encore enfuit ainsi que son épouse, son père et Severus.
Hermione, Jonas, Luna et Neville arrivèrent à leur tour, alarmés par les trois vitrines qui venaient d'exploser.
- Ils sont invisibles ! s'écria inutilement Hermione.
- Et ils attaquent avec des sortilèges typiquement autrichiens, grogna Cayrel en se plaçant d'office devant Hermione et Luna, en position d'attaque. Konnor, sur ta gauche ! Protego !
Le fils de Severus obtempéra sans poser de question et sauva in extremis une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de huit ans et qui partit en vitesse rejoindre sa mère à l'autre bout de la rue.
- Où sont les assaillants ! cria une voix grave.
Les aurors étaient arrivés, et Harry et Severus n'avaient qu'une seule envie : mettre leurs enfants en sécurité. L'adrénaline reprenait le dessus.
Des sortilèges de découpe fracassèrent une autre vitrine alors que les passants hurlaient de terreur, et Severus rejoignit tant bien que mal Harry.
Mais alors que les attaquants se montraient enfin à la vue de tous, ce fut un long silence d'incompréhension, puis de peur qui engloba le Chemin de Traverse.
Un vieil homme extrêmement maigre aux yeux sombres se tenait aux côtés du très célèbre Gellert Grindelwald que tout le monde pensait mort depuis des années. Un autre homme, plus épais mais au visage joyeux tenait une baguette dans chaque main.
- Peter… murmura Sirius.
Une femme d'une cinquantaine d'année que personne ne connaissait apparu de nulle part et se plaça entre Grindelwald et Pettigrow.
- Alors, Severus, tu n'es pas trop triste d'avoir perdu ta femme ? demanda le plus vieux avec un sourire mielleux sur son visage.
- Dumbledore… fit difficilement Harry. Mais…
- Oh, non, Albus ne peut plus faire de magie, fit joyeusement Gellert, les yeux brillants. Mais nous avons créé quelques armes magiques qu'il peut manier, et grâce à cela, il a pu jouer avec une vie !
- Messieurs ! fit un des Aurors. Vous êtes en état d'arrestation !
« Il devrait déjà les atteindre, marmonna le chat dans l'esprit de Harry. »
« Reviens en vie, papa, demanda la voix tendre de Nox. »
Une nouvelle flopée de sortilèges s'abattit sur les quelques protections, trouant au passage quelques murs et détruisant plusieurs tables et terrasses. Une petite famille qui se protégeait derrière un grand arbre se vit projetée dans les airs et des mains invisibles les tenaient par les cheveux, avant de les décapiter sans que personne ne puisse faire un mouvement, trop choqués par cette nouvelle attaque. Hermione et Jonas furent les premiers à réagir.
- Finite Incantatem ! cria le couple d'une même voix.
Et ils eurent l'étrange pensée qu'il n'était peut-être pas toujours bon de voir ce qui était caché…
Harry lança un sortilège que personne ne comprit, sauf son père, et déclencha ainsi une tempête de neige.
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Le Chemin de Traverse s'était transformé en véritable champ de bataille. Le ciel, jadis bleu clair et l'atmosphère n'avaient plus rien de chaleureux.
Les créatures immondes jonchaient le sol alors que Rebecca, Jonas et Neville vérifiaient si tous étaient bel et bien morts.
Le sortilège de Harry l'avait épuisé, mais la neige n'était rapidement transformée en glace afin de transpercer les êtres immondes.
- C'était quoi ça, papa ? demanda une petite voix.
Mylène observait le visage crispé de son père et lui caressait tendrement la main.
- Papa ? chuchota-t-elle.
La jeune fille venait de terminer ses études avec brio, et ressemblait énormément à son père. Elle détourna son regard pour suivre celui de Severus, qui fixait Harry en train de caresser furtivement la joue de Rebecca.
- Je ne sais pas, finit par répondre gravement le diplômé en Potion.
Il fallait qu'il ferme son esprit, il en avait déjà vu, des gens mourir. Alors pourquoi souffrait-il autant ?
- Ce ne sont pas des inferis, même si cela y ressemble, fit Jonas en arrivant près d'eux. Il faudra qu'Harry m'apprenne son sortilège, vraiment.
- Ce n'est pas le moment, grogna le concerné. Les deux fous vont bientôt arriver à détruire la bulle…
Les deux fous, Gellert et Albus, se débattaient contre un bouclier qui les entourait depuis vingt minutes. Les aurors avaient mis en sécurité les plus jeunes, les transférant à Gladstone et revinrent, essouflés, près de Severus, Rebecca, Hermione, Harry, Neville, Sirius, Cayrel, Jonas et Ethan. Konnor les rejoignit quelques secondes plus tard.
- Messieurs-dames, ne voulez-vous vraiment pas…
- Fuir devant ces deux êtres abjects ? termina Severus d'une voix polaire alors qu'il fixait l'Auror avec dédain. Albus Dumbledore a pourri nos vies, je veux le voir mourir devant moi, afin qu'il ne touche plus jamais mes proches. Est-ce clair ?
- Sev…
- Non, Harry. Je ne fuirais pas, fit-il sur un ton froid et dénué d'émotions. Il vient de prendre la vie de ma femme. Je vais faire de ses derniers instants un enfer !
Rebecca se plaça derrière Harry alors que la bulle d'emprisonnement explosa sous les sorts de Gellert Grindelwald. Le groupe de vingt personnes se mit alors en position d'attaque, alors que Grindelwald se lançait un sonorus.
- Vous vous demandez certainement comment nous sommes arrivés ici ? fit-il d'une voix enjouée. Notre chère amie française a bien voulu nous donner un extrait de la pierre philosophale exposée à Paris, dans un musée moldu… et nous a ainsi offert quelques décennies de plus ! Assez pour reconquérir l'Angleterre et pourquoi pas le monde entier ! Vous avez osé vous attaquer à Albus, vous lui avait retiré la magie sensationnelle qu'il avait en lui, et je vous jure de trouver cette potion miracle et de faire la même chose sur vous ! Avada…Doloris !
Bien qu'aucun sort n'apparaisse dans les airs, un Auror se tordit de douleurs en hurlant. Les autres lancèrent des boucliers et plusieurs sortilèges d'attaque vers les deux hommes. La dernière bataille avait été annoncée…
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Harry, Rebecca et Severus étaient les trois derniers debout devant Albus et Gellert. Ils avaient pétrifié leurs enfants et précieux amis blessés et les avait rendus invisibles afin qu'ils ne soient pas trouvés par leurs ennemis. Des Aurors avaient perdus la vie, d'autres s'étaient vus amputés de leur bras ou de leur jambe. Pettigrow et la française étaient tombés au combat, mais les deux êtres les plus dangereux du pays faisaient face au trio qui leur réservait plusieurs surprises.
Harry, ingénieux, lança des sortilèges connus seulement des familles Prince et Potter. Severus avait toujours craint un retour de Voldemort et avait tenu à entrainer le couple. Malheureusement, cela ne s'avérait pas être suffisant pour venir à bout du duo exceptionnel que formaient Albus et Gellert.
Bien que dépourvu de magie et trop âgé pour que cela soit naturel, Albus était habillé de vêtements moulants et ses gestes étaient bien trop habile : il évitait tous les sortilèges avec brio, lançant des petits couteaux et utilisant son arme fétiche : un pistolet moldu qui lançait des balles. Ces mêmes balles semblaient ensorcelées afin de toucher sa cible, quoi qu'il advienne.
Harry s'acharnait sur Gellert alors que Severus et Rebecca se battaient contre Albus, tentant en vain de le toucher. Mais sa rapidité était telle qu'ils n'avaient réussi qu'à entailler on bras gauche, sa hanche et son pied droit.
- Cœur, attention ! hurla Rebecca alors qu'une lame se dirigeait vers son mari.
- Haha ! fit Gellert qui semblait s'amuser.
Albus ricana alors que Severus trébuchait à cause d'un couteau qui venait de transpercer sa chaussure, puis il prit son arme à feu dans la main droite.
La scène se déroula au ralentit pour le trio. Albus, qui semblait pointer son arme sur Harry, la dévia au dernier moment avec un sourire carnassier que personne ne lui connaissait. La balle, sortant sur le côté de l'arme, suivit dans une danse parfaite la trajectoire de Rebecca. Harry voulu la protéger, mais elle finit par revenir vers lui, lui embrassant le cou et lui souhaitant bonne chance.
- Je t'aime. Sauve Sev et les autres. Donne à Sev' tout l'amour que nous, y compris Solène, avons pour lui. Je t'aime, mon Amour. Je t'aime, Harry. Pour toujours et jusqu'à l'éternité.
- Transplane ! hurla Harry, mais alors que sa femme, dans un dernier espoir, transplana, la balle suivit la jeune femme dans les airs.
Le cœur lourd et fou de rage, Harry se tourna vers Dumbledore.
- Vous ! Je ne vous connais pas, mais je vous hais ! cria-t-il.
Sa colère déferla sur l'ancien directeur de Poudlard, et Severus tentait tant bien que mal de survivre face à Gellert. Ce fut une dague lancée trop rapidement par Albus qui toucha Gellert à la gorge.
Gellert, le regard soudainement apeuré et douloureux, se tourna vers Albus.
- Dé… désolé… murmura Dumbledore, choqué par ce que la mauvaise trajectoire de sa dague venait de provoquer.
Et c'est ce petit moment d'inattention qui lui coûta la vie.
- Merci Albus, fit sarcastiquement Severus.
- Avada Kedavra, firent Severus et Harry d'une voix polaire alors que Gellert suffoquait sous la douleur et rendit son dernier souffle en même temps que son amant.
16h34 et 27 secondes, le 27 août 2015. Comme l'avait promis Magia, Dumbledore perdit la vie. Mais Magia, aimante envers tous ses enfants, n'avait pas pensé à cette éventualité… Dumbledore avait pris la vie de Solène Snape-Prince et de Rebecca Potter avant de quitter définitivement la Vie.
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Sirius Black tournait en rond, énervé de ne pas avoir su protéger son filleul.
- Tu n'avais pas à te battre ! souffla-t-il. C'est une histoire de grand !
- Sirius ! fit Elizabeth, outrée.
- Je suis adulte, Sirius ! cria Harry, rouge de colère. Il a tué Solène, Sirius ! Il a touché à notre famille ! Il a affaibli Severus dans le but de nous tuer ! Ne me dis pas que j'aurais dû me cacher !
- Je…
- Non, Sirius ! Tu as déjà réussi à tuer le rat, et tu as blessé Dumbledore, tu n'as pas à te sentir coupable ! Tu abuses ! cria Harry. Tu es mon parrain, c'est normal que je veuille te protéger !
- C'était à moi de te protéger, Harry ! Tu n'avais pas à me pétrifier dans le dos ! J'aurais pu vous aider !
- Hors de question, grogna Severus, dans un état second. Tu aurais risqué ta vie et rendu Tahlyia malheureuse si tu y avais perdu la vie toi aussi. Elle vient de perdre sa sœur, va t'occuper d'elle au lieu de m'écorcher les oreilles.
- Sev'… murmura Harry.
- Laissez-moi tranquille, fit Severus qui reprit une potion avant de s'endormir.
Gravement blessé, cela faisait une semaine que Severus se droguait aux potions que lui rapportait Hardwin du Laboratoire. Harry était le seul à réussir à échanger quelques mots avec lui.
Sirius avait quitté la pièce, laissant Harry observer le corps affaibli de son parrain. Pourquoi fallait-il que ce Dumbledore accède au quartier sorcier ? Comment avait fait Grindelwald pour le retrouver ?
- Tu penses trop, papou, fit Nox dans son esprit.
- Va t'allonger un peu, fit Sally. Maman Eliz' va bientôt arriver.
Harry soupira et quitta la pièce afin de rejoindre le salon du manoir de Liberty Charms. Hardwin et Elizabeth ne souhaitait pas laisser ce petit monde sans surveillance et il ne pouvait que se plier aux désirs de sa mère.
- Harry, l'interpella Eliz. Oh, mon chéri, fit-elle en le prenant contre elle. Je suis tellement désolée…
- Pas de ta faute, marmonna Harry en acceptant l'étreinte. Sev' va très mal…
- Toi aussi, mon ange.
Le garçon évita soigneusement le regard de sa mère. Rebecca avait été la raison de son bonheur durant très longtemps, et il ne se faisait toujours pas à l'idée.
Clarence, du haut de ses trente ans, arriva par cheminée et enlaça à son tour son frère.
- Jamais… jamais je n'aurais cru cela… oh mon hérisson.
- Je t'aime, chouquette, fit Harry d'une voix rauque. Purée, c'est difficile… Rebecc…
Sa petite sœur lui caressa la joue, effaçant une des larmes qui coulait.
- Où est Helena ?
Helena était la dernière fille de Harry, et du haut de ses sept ans, il était bien plus difficile pour elle de comprendre qu'elle ne pourrait plus jamais profiter des tendre bras de sa mère.
- Avec Hardwin et les chatons de Nox, répondit Elizabeth. Nous allons faire une cure de chocolat chaud, allez, venez.
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Albus Dumbledore était définitivement mort.
L'attaque avait fait beaucoup jaser sur la sécurité des lieux, mais les deux plus grands mages des « temps modernes » comme avait écrit la Gazette, étaient bel et bien éliminés de la planète terre.
Les enfants de Harry vivaient maintenant au manoir Silverstone, avec Severus et Harry. Elizabeth et Eulia passaient régulièrement, sans compter les cousins et cousines qui ne leur laissaient pas le temps de s'apitoyer sur leur sort. Solène et Rebecca avaient leur tableau dans le Manoir de Liberty Charms, près de ceux de Lily et James Potter mais les deux veufs n'y étaient allés qu'à deux reprises depuis le décès de leurs épouses. La douleur était encore trop présente pour qu'ils puissent leur faire face sans pleurer ou même faire une crise de panique.
Harry, en tant que parrain de Konnor, prenait son rôle très à cœur jusqu'à rassembler la famille du grincheux Severus Snape-Prince une fois par mois. Les plus jeunes enfants de Severus allaient sur leur 19 ans et Konnor allait en avoir 22.
Quant aux enfants de Harry, ils étaient encore bien jeunes et les deux adultes les suivaient avec attention. Elizabeth les aidaient grandement, et Severus se vit plusieurs fois forcé à prendre deux ou trois jours de vacances avec Harry, en bord de mer.
- J'ai promis que je ne te laisserai pas tout seul, gronda Harry.
Severus, perdu dans ses pensées, donnait des coups de pieds dans chaque galet qui rencontrait ses chaussures cirées. Il souffla.
- Sev ?
- Oui, répondit-il, lasse.
- Je t'aime.
D'abord prêt à répliquer vertement, les yeux verts le happèrent.
- Je suis tout aussi triste que toi. Mais nous avons une famille, tes enfants ainsi que les miens qui comptent sur nous.
- Nous n'avons pas le droit de déprimer un instant ?
- On a assez déprimé comme ça, non ? demanda à son tour Harry. Rebecca me manque. Solène me manque. Lily et Solène te manquent. Mais je suis là, tu es là. Nos enfants sont là, mes parents et les Windsor sont là. Nous ne sommes pas seuls.
Severus se frotta le visage, inspirant profondément. Harry avait l'air tellement plus mature que lui, à l'instant...
- Harry.
- Hm ?
L'homme en noir – car il avait retrouvé ses mauvaises habitudes dès le décès de son épouse – observa ce qui fut un enfant maigre et craintif, son filleul, son élève, son ami… car oui, malgré la différence d'âge, les deux hommes ne pouvaient se passer l'un de l'autre.
Le regard vers le hantait, le happait comme si un aimant les rapprochait inlassablement l'un de l'autre.
- Je ne suis pas à tes côtés parce que je l'ai promis, Severus. Je le suis parce que je tiens à toi.
Severus soupira à nouveau, contenant mal ses émotions.
- Tu as toujours été là… murmura Severus.
- Et je le serai toujours. Pour toi. Par contre, j'aimerais bien que tu mettes ta chemise violette pour aller au resto ce soir. J'en ai marre de traîner avec un homme habillé comme un corbeau !
Le léger sourire de Severus réchauffa le cœur du plus jeune. Ainsi, il pouvait encore sourire…
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La soirée était bien entamée alors que Severus et Harry dansaient, à moitié éméchés, au milieu d'une piste de danse. Quelques personnes qui les avaient accostés en début de soirée les avaient embarqués dans cet endroit plein de vie, où seul l'amusement était le maître mot de la soirée.
Severus se surprit à observer le corps fin et élégant de Harry, et Harry fixait le visage de Severus depuis plusieurs minutes, tout en dansant jusqu'à l'épuisement.
Severus avait perdu un pari plutôt débile avec les sans-pouvoirs et il eut la sanction de devoir embrasser Harry devant tout le monde. Cela n'aurait pas été un problème en soit, si les deux hommes n'y avaient pas éprouvé du plaisir. Les mains enlacées, et épuisés, ils finirent par quitter les lieux aux alentours de trois heures du matin avant de regagner l'hôtel, et de s'endormir l'un contre l'autre dans une étreinte puissante et protectrice.
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2018
Le monde magique s'était remis de la bataille du Chemin de Traverse avec difficultés mais le Ministère avait aidé le peuple à se relever et reconstruire les bâtiments en partie détruits. Severus et Harry s'occupaient encore et toujours de leur famille, promettant mille maux à ceux qui oseraient s'en prendre à leur progéniture.
Les familles Black, Londubat, Malefoy, Potter et Prince s'étaient largement agrandies et redoraient l'Histoire de la Magie.
Poudlard accueillait toujours plus d'élèves, si bien que le Ministère pensait sincèrement à l'ouverture d'une seconde école au sud du pays afin de décharger un peu le château situé en écosse.
Les générations suivantes rendraient hommage à Solène et Rebecca, décédées au combat contre deux grands sorciers.
La vie était certes dure, mais belle lorsque l'on arrivait à voir le côté positif.
With Love.
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Re-coucou tout le monde.
Comme cela a dû se lire, j'ai eu énormément de mal à écrire ce chapitre (et le précédent surtout, parce que j'y tenais à mon Sally alias Salazar-le-meilleur-chat-du-monde).
Ce qu'il advient de la relation Harry-Severus reste entre les mains de votre imagination. Je ne voulais finalement pas rentrer dans les détails d'une relation amoureuse ou non-amoureuse.
J'espère que cette fanfiction vous a plu.
Merci à tous ceux qui m'ont suivi. Merci pour chaque review, chaque message privé, chaque critique constructive et vos avis ! Un grand merci à mes correctrices également. Une nouvelle page se tourne, et j'ai vraiment apprécié vous écrire cette histoire.
Plein de poussière d'étoile, de poils de Maine Coon et de léchouilles de chat.
N'hésitez pas à aller sur mon profil pour lire la nouvelle fiction : La famille d'abord. Cette fois-ci, j'aimerais poster plus régulièrement et plusieurs fois par semaine.
Magicalement vôtre,
Helianay.
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