Chapitre 31.
Paris. Ville de mille lumières. Ville d'amour à la française. Ville du romantisme. Le Jet plane au-dessus de la capitale, attendant les instructions pour se poser. Edward tenait la main fermement de sa femme, tandis qu'ils contemplaient la ville aux mille couleurs. La vue d'en haut était juste fabuleuse.
- C'est grandiose, souffla Isabella, la voix encore endormie.
Paris était à leurs pieds. La capitale française dont tout le monde parlait. Elle y était enfin et grâce à une seule personne. Son mari le multimilliardaire.
- Merci infiniment pour ce voyage.
- Merci à toi d'être à mes côtés, mon cœur.
Euphorique, elle l'enlaça presque brutalement ce qui le surprit.
- Nous sommes qu'à notre première destination, ma belle. Gardes-en un peu sous le pied.
Un cri d'excitation s'échappa de ses lèvres. Edward lui avait promis un voyage de noces exceptionnel. Il avait aussi indiqué vouloir lui offrir quatre destinations de rêve. Elle devait juste lui faire confiance. Ce qu'il avait déjà depuis longtemps. Durant le voyage d'environ trois semaines, Edward avait donné les rennes de l'entreprise à ses collaborateurs, mais pas seulement. Edward avait pris une grande décision avant le mariage. Il souhaitait vendre quelques pourcentages de ses parts d'entreprise à son frère T-Jay. Il voulait lui laisser les rennes de son entreprise en contrepartie de quelques options toujours sous le coude. Emmett et Jasper avaient tout de suite validé.
Edward voulait rester avec Sophie, James, l'enfant à naître et sa femme dès la naissance. Comme il lui avait souvent dit « je n'ai pas besoin de travailler. J'ai assez d'argent pour nous, mes petits-enfants et mes arrières petits-enfants Bella. ». C'est pourquoi elle avait accepté. Le processus de T-Jay à la tête de Cullen industrie était lancé. Avec tout son lot de publicité.
- Regarde, entendit-elle son mari murmurer en pointant un lieu par le hublot.
La tour Eiffel. La grande dame de fer était à porter de vue.
- Dis-moi que nous allons pouvoir la visiter ! scanda-t-elle vivement.
- Tout ce que tu voudras mon ange. De plus, nous pourrons revenir autant de fois que tu le voudras.
Un grand sourire se posa sur ses lèvres. Autant de fois qu'elle le voulait. Cela sonné bien à ses oreilles. Elle aimait cette éventualité. Isabella avait toujours aimé Paris. Elle la faisait tant rêver.
- Nous pourrions peut-être revenir avec Sophie et James ? proposa-t-elle.
- Tout ce que tu veux, mon ange.
- Son frère et sa sœur allaient tout autant aimer visiter la France qu'elle. Ses derniers étaient sous la garde des parents d'Edward durant leur séjour. Carlisle et Esmée s'étaient proposés aussitôt que la date de mariage avait été posée. Cela n'avait pas surpris Edward. Sophie et James semblaient tout aussi contents de vivre dans la propriété Cullen durant leur absence. Surtout les nombreuses activités qu'avaient programmées les beaux-parents de Bella pour eux.
- L'avion atterrit finalement quelques longues minutes plus tard. Edward attendit que le pilote vienne à eux pour le saluer.
- Très bon vol, dit-il en lui serrant la main.
- Merci à vous monsieur.
- Vous avez reçu le plan de vol pour nos prochaines escales ?
- Oui, monsieur Cullen. Tout est en ordre.
- Je n'en doute pas de vous, sourit-il doucement. Vous avez quartier libre jusqu'à là... évidemment, toutes vos factures seront les nôtres, ainsi que celle de votre second.
- Merci monsieur Cullen.
- Edward inclina la tête, alors que Bella remercia le pilote pour le petit moment en haut de la grande ville lumière. Il lui rendit son sourire, avant de lui envoyer un petit clin d'œil joueur.
- Edward fit sortir de l'avion sa femme, prenant bien soin d'être à son rythme. Il faisait frais, mais pas froid ce qui l'étonna un peu. Une voiture luxueuse aux vitres teintées, les attendait en bas des escaliers de l'avion. Leur chauffeur ouvrit la portière tout sourire.
- Bienvenue à Paris monsieur et Madame Cullen. Nous sommes très heureux de vous avoir parmi nous, dit-il dans un accent anglais/français assez -charmant.
- Merci ! récitèrent en français, Edward et elle en cœur.
Le chauffeur fit un petit tour de la ville, à la demande de la jeune femme, avant de les guider vers l'hôtel. À leur arrivé les flashs crépitaient par dizaines. Visiblement les nouveaux mariés étaient fortement attendus.
- C'était à prévoir, sourit-elle tout en caressant la joue de son homme qui s'était tendu.
- Prête ? risqua-t-il.
- Plus que prête, monsieur Cullen.
Edward ouvrit la portière et la referma aussitôt derrière lui. Il fit le tour de la voiture comme si de rien était. Il était magnifique dans son costume trois-pièces d'un des créateurs les plus connus au monde. La portière de son côté s'ouvrit. Edward lui tendit la main tout sourire.
- Madame Cullen, vous êtes absolument fascinante.
Elle rougie jusqu'à la racine des cheveux. Bella glissa sa main dans la sienne sans quitter ses yeux flamboyants. Une fois hors du véhicule, les flashs se firent encore plus nombreux. Leurs prénoms étaient scandés dans tous les sens. Elle en aurait perdu la tête si Edward ne la tenait pas fortement contre lui. Lovée contre l'amour de sa vie, elle marcha jusqu'à l'entrée de l'hôtel. L'hôtel d'Edward. Enfin, leur hôtel a tous les deux maintenant.
Les employés de l'hôtel étaient en ligne de chaque côté de l'allée central, surement pour empêcher les paparazzis et autres personnes de les atteindre. Edward fit alors quelques choses qui ne lui ressemblaient pas. Il serra la main de chacun des employés à son service. Un sourire béat apparut sur le visage d'Isabella. Il acceptait de jouer le rôle. Il acceptait sa demande d'être plus ouvert à leur entourage durant leur voyage de trois semaines. Les employés étaient tout aussi sous le choc que les photographes. Une fois dans le hall de l'hôtel, une bonne dizaine d'employés « Cullen » les saluèrent. Cette fois, Bella prit la décision de serrer la main de chaque personne également. Edward la suivit aussitôt. La responsable de l'hôtel en l'absence d'Edward attendait charmée devant l'ascenseur.
- Monsieur et madame Cullen bienvenus chez vous, dit-elle simplement, alors que les portes s'ouvraient.
Le couple y entra lançant encore quelques gestes pour les personnes résidentes à l'hôtel venues les saluer.
- Merci à vous. Est-ce que tout est prêt pour demain matin ?
- Absolument, monsieur.
Edward passa un bras autour de la taille de la future maman, la rapprochant encore plus de lui.
- Vous souhaitez manger quelque chose ?
- Non, chuchota-t-elle. Je crois que nous avons besoin surtout de repos, marmonna-t-elle en caressant son ventre bien rebondie sous ma robe crème en dentelle.
La robe qu'elle avait mise juste avant de monter dans l'avion. Elle avait tout bonnement refusé de salir sa splendide robe de mariage durant le vol. Ce qu'Edward avait parfaitement compris.
Une fois dans leur suite, Edward discuta quelques minutes avec sa responsable d'hôtel, avant de la rejoindre dans la chambre.
- Une douche et au dodo, entendit-elle Edward scander tout en retirant sa veste.
- Une douche crapuleuse et un dodo ? bredouilla-t-elle en retour.
Il était en train de défaire sa cravate, mais son geste resta suspendu dans les airs. Il la regarda à travers ses cils avec fougueux.
- Est-ce que je t'ai dit que tu es la femme parfaite pour moi ?
- Oui, souri-t-elle grandement.
- Et que je t'aime à un point inimaginable ?
- Oui, rigola-t-elle.
Edward s'approcha d'Isabella à pas de loup. Il s'empara de ses lèvres avec une infinie tendresse, avant de me guider dans la salle de bain.
Le lendemain matin, le petit-déjeuner avait été offert à tous les résidents de l'hôtel. Le couple Cullen avait eu un geste envers chaque personne venue utiliser l'hôtel durant cette semaine. Une rose pour les femmes. Le journal sportif pour les hommes et même des jouets divers et variés pour les enfants. Le personnel de l'hôtel avait tout organisé depuis longtemps sous les ordres de monsieur et madame Cullen. Ils avaient réussi leurs missions avec brio. Ils n'avaient quant à eux dormis jusque dans l'après-midi. Leur nuit avait été très agitée. En plus de lui avoir fait l'amour Edward avait été très attentionné toute la nuit. L'enfant dans le ventre de Bella avait quant à lui envie de participer à la fête, puisque vers les quatre heures du matin, il s'activa en donnant quelques coups. Certains plus fort que d'autres. Edward avait failli appeler le médecin de garde plusieurs fois. Lorsqu'ils avaient finalement décidé de sortir de leur chambre en jean et pull assorties, différentes personnes sur leur chemin les félicitaient de leur mariage et les remercièrent pour les différentes attentions reçu le matin même.
En plein après-midi, ils se retravaillèrent à déambuler dans les rues Parisiennes avec entrain. Un sourire plaqué sur leurs lèvres, il descendaient l'avenue collé l'un à l'autre, tel deux sangsues avides de sang. Edward avait voulu lui offrir une robe de grand couturier, des bijoux et autres merveilles dès que le regard de Bella s'arrêter sur une vitrine. Elle était curieuse, voulait tout voir, tout entendre de cette ville. Isabella avait pour le moment réussi à lui tenir tête et n'accepta aucun des cadeaux qu'il voulait lui faire.
- Viens, nous allons dans celle-ci, dit-il prestement la tirant déjà vers un autre magasin.
Elle roula des yeux se laissant tout de même entraîner. Elle le regretta aussitôt.
- Edward, je suis grosse comme une baleine, rouspéta-t-elle.
- Nous savions tous les deux que tu retrouverais ta taille de guêpe après l'accouchement, murmura-t-il à son oreille, sous l'œil grand ouvert des trois vendeuses et de l'homme de la sécurité à l'entrée du magasin.
Ils venaient d'entrée dans une des plus grandes boutiques de l'avenue. Des femmes regardaient déjà des produits, mais s'arrêtèrent nous voyant.
- Puis-je vous aider? souffla une des vendeuses en français distingué, presque intimidé.
- Je souhaite la meilleure lingerie de cet établissement pour ma femme, dit-il rapidement en anglais.
- Bien sûr monsieur.
Elle leur fit un grand sourire professionnel avant de les guider vers les rayons du magasin. Quant à Isabella, elle bougonnai dans son coin. Elle se trouvait grosse comme une baleine et pas le moins du monde envie de lingerie sexy pour le moment.
La femme la regarda fouiller des yeux les plusieurs tenues assez sexy et vulgaires. Edward la laissa faire sans un mot.
- C'est prévu dans combien de temps? risqua la jeune femme doucement.
- Deux à trois mois.
Elle secoua la tête avant de s'éclipser discrètement. Edward se tendit aussitôt. Il percevait semble-t-il chaque mot de la conversation. Quelques secondes plus tard, Edward attrapa le soutient gorge qu'elle avait en mains et le reposa sans ménagement sur l'étagère.
- Nous partons d'ici, immédiatement, s'écria-t-il brutalement.
- Quoi? S'étrangla la futur maman, avant d'avoir l'attention de toutes les personnes présentes.
Les deux femmes de la boutique eurent les yeux gros comme des soucoupes.
- Un problème monsieur?
Edward se planta devant elle, le regard noir charbon. Elle en eut un mouvement de recul tandis qu'Isabella posa sa main sur le torse de son mari pour le calmer.
- Ed', je t'en prie, chuchota-t-elle.
- Vous venez de commettre la plus grande erreur de votre vie, dit-il en français faisant couiner la vendeuse. Vous allez entendre parler de moi, je vous le garantis.
- Je... je ne voulais pas vous manquez de respect, s'enquit la femme les larmes aux yeux.
- Mais, traiter ma femme de baleine ne vous pose pas de remords? s'irrita-t-il, en français avant de l'informer en anglais de la situation.
La bouche de Bella se décrocha littéralement de sa mâchoire. Elle n'en revenait pas.
- Nous partons, scanda-t-elle en le tirant par le bras. Je ne veux plus jamais revenir dans ce magasin.
- Aucune chance que l'on revienne.
- Victoria secret est beaucoup plus raffinée de toute façon pour une Cullen, dit-elle théâtralement.
- Au pire, nous ferons appel au plus grand couturier du monde pour tes dessous, ma belle.
- Tu crois qu'Yves Saint Laurent voudra bien me créer une tenue spéciale grosse baleine? S'amusa-t-elle finalement en attrapant le journal du jour sur le comptoir.
Edward secoua la tête positivement, alors qu'elle ouvrai le journal en grand sur le comptoir. Ce matin, elle avait pu voir un article sur leur mariage. Les vendeuses allaient s'en mordre les doigts.
- Bonne journée, fit-elle en tirant Edward derrière moi.
Dehors, deux paparazzis qui les suivaient depuis le matin demandèrent des photos. Le couple se laissa gentiment prendre en photos toujours à bout de nerfs. Ce qu'ils remarquèrent. « Que vous arrive-t-il? », « Ils n'ont rien pour vous? », « Ce n'est pas assez joli? ». Un des cameramen les coupa pratiquement la route. « Un petit mot pour vos admiratrices françaises, monsieur Cullen? ». Edward tiqua aussitôt et fit volte-face, alors qu'ils avions repris leur route.
- À toutes les superbes femmes enceintes du monde, dit-il d'une voix sensuelle et emplie de charme.
Sa voix qu'il prenait pour amadouer tout le monde. Sa femme, y compris.
- Cet établissement, trancha-t-il en pointant de la main la lingerie, ne sert pas les clientes enceintes. Par manque de diplomatie, il préfère les traiter de baleines avant de s'excuser. Très classe de leur part... je pense que ma femme aura la possibilité d'acheter de la lingerie pour son corps magnifique dans une boutique beaucoup plus... distingué.
Edward resserra son étreinte autour de son corps.
- J'aime ma femme et je laisserais personne lui manquer de respect. Surtout pas en ma présence.
Il l'embrassa tendrement sur le front, avant de les faire reprendre la route. Les photographes encore plus euphoriques de l'instant.
Durant la journée qui suivi, le téléphone d'Edward ne fit que sonner. L'hôtel avait été submergé par des femmes enceintes et des couples le remerciant mille fois du geste qu'il avait accompli pour toutes ses femmes qui se faisaient rejeter.
- Mince, je voulais juste te protéger et fermer le clapet de cette vendeuse, pas être la porte parle d'une communauté de femme enceinte, se plaint-il, alors qu'ils montèrent les escaliers pour atteindre le toit de l'immeuble.
Isabella rigola malgré moi de la situation. Edward était bougon. Et elle trouvait ça assez sexy.
- En vingt-quatre heures, tu réussis à faire de nous un couple mythique, souri-t-elle grandement, le faisant encore râler.
Sur le toit, un hélicoptère les attendait pour filer à l'anglaise.
- Tu es sûr de vouloir prendre ça? s'enquit-elle doucement.
- Je croyais que tu avais arrêté d'avoir peur de… ça! soupira-t-il l'aidant à monter dans l'instrument volant.
- Oui... mais je ne suis pas tout seule maintenant, trancha-t-elle en caressant son ventre tendrement.
Edward la regarda tendrement avant de faire signe au pilote qui les faire décoller. À ses côtés un garde qu'Edward qu'avait réclamé à Monsieur Ross. Lui et madame Ross étaient en vacance chez leurs enfants, mais il restait toujours disponible pour leur cher patron.
Edward avait réservé une surprise à sa femme et il avait hâte d'y être. L'hélicoptère se posa au-dessus d'un toit une bonne demi-heure plus tard. Isabella était persuadée d'avoir survolé tout Paris. Peut-être était-ce le cas, d'ailleurs. Deux hommes en costume, cravate, les attendait sur le toit.
- Ravi de vous rencontrer messieurs, fit Edward poliment en serrant des mains.
Avec diplomatie et sympathie, ils discutèrent avant de descendre quelques marches, puis prirent l'ascenseur. Ils les firent alors sortir du bâtiment sous bonne escorte. Très vite, elle comprit pourquoi. Ils étaient devant la pyramide du Louvre. Bella en avait la bouche grande ouverte. Ses pieds stoppèrent net pour garder un maximum cette vision.
— C'est magnifique.
- Pas autant que ton expression à l'heure actuelle.
Le prenant de cours, elle lui sauta au cou. Il rit aussitôt, la faisant tourner dans ses bras avec douceur et amusement.
- Merci infiniment pour ce cadeau. Je rêve de le visiter depuis toute petite.
- Je le sais, trancha-t-il en m'embrassant tendrement.
Il captura sa main par la suite et la dirigea vers la pyramide. À l'intérieur, elle put voir des œuvres absolument fabuleuses et même mystiques. Elle ne savait pas combien de temps, ils restèrent à contempler les œuvres, mais lorsqu'ils en ressortirent la nuit était tombée et le ciel était noir sans étoiles, ni lune. Une voiture luxueuse les attendaient à quelques pas sous le regard surpris de plusieurs passants. Le chauffeur les conduisait directement à l'hôtel. Ce soir-là, dans les bras de son époux, son sommeil fut réparateur et paisible.
La Tour Eiffel. Elle était là. Juste au-dessus d'eux. Bella n'en croyais pas ses yeux.
- Je crois que c'est un des plus beaux jours de ma vie.
Edward rigola contre sa femme.
- Le plus beau? dit-il tendrement.
- Un des plus beaux. Le plus beau est le jour de notre rencontre. Le plus beau est le jour de notre mariage. De notre première fois. De notre...
- J'ai compris, rigola-t-il grandement, la tenant fortement contre lui.
Ils dépassèrent la longue file d'attente pour rejoindre l'ascenseur. Une dame en fauteuil roulant et ses petits enfants attendaient la prochaine navette. Son époux préféra durant leur attende analyser mses réactions plutôt que la dame de fer.
- Je l'ai déjà vu, chantonna-t-il à son oreille en déposant un baiser sous celle-ci, après sa réflexion.
- Mais, regarde comme elle est belle!
- Pas autant que toi, je t'assure.
Isabella entendit un « oh, trop mignon » qui la fit rougir. Edward regarda autour d'eux, puis se rendit compte qu'ils avaient l'attention de certaines femmes. Il sortit alors son superbe sourire charmeur qui retourna l'estomac de sa femme. L'ascenseur finit par arriver. Plusieurs personnes en descendirent. Ensuite ils entrèrent dans l'ascenseur. Edward se cala contre la paroi, la prenant contre lui dans ses bras. Son nez dans son cou, il resta ainsi dans le silence le plus complet.
- Le vertige? quémanda l'homme qui contrôler l'ascenseur.
- Non, aboya son époux, alors qu'elle souriait grandement.
Edward n'avait pas le vertige. Il détestait juste l'idée d'être dans un ascenseur avec des vitres tout autour.
- J'aurais très bien pu prendre les escaliers, soupira-t-elle doucement.
- Et accouché à Paris? grogna-t-il en retour. Fais-moi plaisir et laisse ce petit ange encore quelques semaines dans ton ventre.
Elle roula des yeux sous l'œil amusé des quelques occupants, la plupart anglophones. Une fois en haut, elle en eus le souffle coupé. La vue était grandiose, mais pas seulement. L'ambiance était fabuleuse. ils restèrent là-haut facilement deux heures, avant de reprendre pied. Edward attrapa une rose rouge lorsqu'ils passèrent devant un fleuriste.
- Merci, chantonna-t-elle, alors qu'un photographe leur demanda de prendre une pause.
Edward décida de jouer le jeu et les fit prendre plusieurs poses avec la tour Eiffel derrière eux.
- Merci, Monsieur Cullen.
Edward hocha la tête vers lui, un sourire en coin. Elle connaissait ce regard. Ce sourire. Il ouvrit son portefeuille posa sur dans les mains du fleuriste une bonne centaine d'euros. L'homme en resta bouche bée, comme le photographe et quelques passants.
- Un euro par fleurs ça vous convient? quémanda son homme difficilement en français.
- Oui... oui bien sûr!
- D'accord, je vais vous prendre cinquante roses de toutes les couleurs et cinq autres de n'importe quelles autres fleurs.
L'homme le regardait interdit. Edward lui lança un petit clin d'œil, avant de lui tendre quelques fleurs sans piquants. Lorsqu'il fut prêt, ils se mirent en action. Le couple distribua des fleurs à toutes les femmes sur leur passage. La folie fut générale. Certaines n'en croyaient pas leurs yeux. D'autres refusaient craignant de devoir payer. D'autres les embrassaient sur la joue, les remerciant grandement. Évidemment, le photographe n'en perdit pas une miette.
- Fini! Scanda-t-elle, en cherchant son portefeuille dans son sac.
Edward vint la rejoindre rapidement et ils saluèrent la foule qui applaudissait.
- J'adore ça! entendit-elle Edward enthousiasme, alors qu'elle donnai un billet de vingt euros en plus au fleuriste.
- Merci infiniment, dit-il lui donnant une rose qu'Edward lui avait offerte en plus d'une autre.
Une petite fille passa par là et Isabella préféra lui offrir prestement une de ses fleurs sous le regard tendre de son époux.
Durant leur séjour à Paris, soit quatre jours au total, Isabella eut droit à pratiquement toutes les visites touristiques les plus connues. L'avenue des champs Élysée et son lot de surprise. L'Arc de triomphe dans la foulée. La visite du Louvres et de la Tour Eiffel. Le musée Grévin et le Trocadéro. Edward s'était surpassé. Elle devait bien le reconnaître. C'était un voyage de noces hors du commun. Ce qu'elle avais demandé prestement.
- Prêtes pour une nouvelle destination? chantonna Edward en capturant ses lèvres.
- Oui. Tu ne veux toujours pas me dire où nous allons ?
- Je vais juste te dire que nous n'en avons pas pour très longtemps.
Son cerveau chercha aussitôt une destination. Elle n'en trouva qu'une seule de possible.
- Londres? S'écria-t-elle comme une petite fille recevant un cadeau. Nous allons à Londres!
Edward rigola grandement tout en acquissent ses dirent.
- Oui, mon ange. Londres nous attend.
Après trois jours, à visiter Londres sous tous les angles. Edward l'invita à le suivre pour une toute dernière visite londonienne. Dans la voiture, ils avaient eu l'idée de taper leur noms dans un des moteurs de recherche internet. Ce qui en sortie les laissa sans voix. De nombreux magazines people européens avaient écrit des articles sur eux. Quelques-uns américains également. Sophie devait bondir comme une folle à les voir dans les tabloïds. Ils avaient eu droit à un article en sortant de la boutique de lingerie à Paris. D'ailleurs ils apprirent que la vendeuse avait été virée, car d'autres personnes avaient témoigné à propos de nombreux dérapages d'étiques de la vendeuse. Edward jubilé. Ensuite, un article sur leur vente gratuite de fleurs au pied de la tour Eiffel. Et enfin un dernier article lors d'un concert gratuit à Hyde Park. Ils avaient offert ce jour-là au public de nombreuses friandises ce qui avait ravi les organisateurs qui avaient reçu un chèque plus que gracieux. « Pour l'année prochaine », avait scandé Edward sous le regard médusé de l'organisateur. Ils étaient devenus « le couple donateur » ce qu'Edward semblait apprécier à la grande surprise de sa jeune femme.
- J'aime bien donner du plaisir aux autres.
- Je vois ça! rigola-t-elle, alors que le véhicule à vitres teintées s'arrêtait à nouveau.
Elle ferma le mini-ordinateur et regarda par la fenêtre. Madame Tussaud. Un sourire gigantesque apparu sur ses lèvres.
- Trop cool.
Edward rigolait toujours de sa réaction, une fois hors de la voiture. Aujourd'hui, elle avait opté pour une robe longue bleue avec des imprimés noirs absolument superbes. Elle l'avait trouvée dans une petite boutique dans le centre-ville de Londres, hier matin. Il ne faisait vraiment pas froid aujourd'hui, mais Edward avait refusé de la voir retirer son gilet.
Ils attendirent très peu malgré la longue file d'attente. Le charme Cullen ou surtout le porte-monnaie Cullen avait encore frappé. Elle n'allai pas s'en plaindre. Ce matin, ses jambes avaient beaucoup de mal à la supporter. Isabella était maintenant à 7 mois de grossesse et les douleurs étaient de plus en plus fréquentes.
- Il est vraiment comme ça dans la vie? questionna-t-elle, doucement en touchant l'avant-bras de l'acteur de Twilight.
Taylor Lautner en chair et en os, ou du moins ça statue sous ses doigts.
- Pourquoi le saurais-je?
- Ben, tu es bien ami avec Robert Pattinson ?!
Edward fronça les sourcils en l'analysant.
- Je ne suis pas « ami »... nous sommes juste deux connaissances.
- Oui... mais tu le connais ?!
Edward roula des yeux, la faisant sourire.
- Où veux-tu en venir ma puce? trancha-t-il en l'invitant à retirer sa main du bras de la statue.
- Ben... tu crois qu'il est aussi sexy en vrai?
Elle se mordis la lèvre inférieure en essayant de camoufler le plus possible son sourire. Edward se pencha jusqu'à que ses yeux soit à sa hauteur. Deux billes noires, brillantes qui lui firent avaler difficilement sa salive.
- Tu le trouves sexy?
- Oui... non... je...
Elle n'avait plus de mot. Essayant de détacher son regard de l'homme en face d'elle pour trouver un sortie de secours.
- Bella?
- Hum?
- Ne dis plus jamais le mot sexy en ma présence... sauf si c'est pour me qualifier. D'accord?
Elle voulait réagir. Mais elle n'y arriva pas. Elle était une loque. Une baleine échouée sur le sable. Ses jambes se firent plus fragiles. La fatigue la gagna. Elle cligna des yeux plusieurs fois d'affiler avant de sentir deux bras se refermer sur elle.
- Bella? entendis-je fortement. Qu'est-ce que tu as?
Elle était tout à coup dans un état second. Déboussolée. Les bras étaient ceux d'Edward.
- Je...
- Oh... elle va bien? quémanda un couple avec leurs deux enfants en brasage.
- Bella? questionna-t-il les ignorants royalement.
Elle fit un effort presque surhumain pour se redresser. Edward serra à nouveau ses bras contre elle.
- C'est passé, murmura-t-elle. J'ai juste eu... un vertige.
Le couple s'en alla ne voyant plus aucune menace.
- Un vertige? fit Edward à son oreille.
- Tu m'as… ébloui, je crois. J'ai certainement dû arrêter de respirer.
Le silence entre eux se prolongea.
- Pardonne-moi. Je n'ai pas voulu ça!
Elle se retourna dans ses bras, pour lui faire face. Ses lèvres capturèrent les siennes sans tarder. Il lui rendit son baiser un peu inquiet.
- Je t'aime! chuchota-t-elle sur ses lèvres.
Il ne dit mot. Sûrement trop coupable pour le moment.
- On continue?
- Oui.
- Alors, reprit-elle pour changer de sujet, tu as déjà vu lui?
Edward tourna le visage vers la statue de cire qu'elle pointa. Ce n'était autre que Usain Bolt. Il secoua négativement la tête.
- OK. Et lui?
Edward la regarda avec des gros yeux, alors qu'elle explosai de rire.
- Non, Bella. Je n'ai jamais vu Albert Einstein! Eux par contre, je peux te dire qu'ils sont exactement comme ça, sourit-il en pointant la famille royale, droit devant eux.
- Tu... tu connais la famille royale? s'étrangla-t-elle un peu trop fort.
- Évidemment. Je suis assez ami avec le prince Harry et William d'ailleurs, dit-il naturellement en soulevant les épaules.
Ma bouche en tomba. Puis, contre toute attente il explosa de rire. Un rire communicatif, mais surtout puissant qui se répercuta contre les murs.
- Oh... Tu... Tu me charries, réalisa-t-elle.
- Oui. Je n'ai jamais vu les princes et je ne suis pas du tout ami avec eux.
Le traître. Edward voulu l'embrassa, mais Isabella se recula aussitôt. Ses yeux se firent brillants. Espiègle, tout comme les siens.
- Tu ne peux pas m'embrasser !
- Pourquoi? s'étouffa-t-il en croissant les bras à moitié contrariés sur son torse.
D'un mouvement de menton, elle pointa la famille royale.
- Le protocole, ne le permet pas.
Puis, sans attendre elle tourna les talons quelques secondes plus tard, après avoir eu le loisir immense de voir le visage de son époux se décomposé.
- Bella! rouspéta-t-il lui courant presque après.
- Ben quoi? Tu n'aimes pas mes blagues ? rigola-t-elle grandement, entraînant les quelques personnes qui avait suivi l'échange.
Le guide était juste parfaite. Son accent anglais était juste trop drôle. Elle l'aimait beaucoup. Réellement. Surtout ses petites mimiques adorables. Voilà, cinq jours qu'ils se trouvaient à Tokyo. Edward avait profité d'être ici pour avoir une réunion importante pour son hôtel. Quant à Bella, elle avait fait les magasins avec un des gardes qu'Edward avait ordonné à monsieur Ross et une guide qui parlait Anglais avec un très fort accent asiatique. Elle était totalement sous le charme. Trois heures plus tard, elle retourna à l'hôtel exténué.
Toujours personne dans la chambre. Elle en profita pour prendre un long bain chaud avec les différentes huiles essentiels mise à sa disposition. Edward la trouva ainsi sous un océan de bulle senteur orange et pamplemousse lorsqu'il rentra de sa réunion. Il semblait un peu contrarié, cependant cela ne dura pas très longtemps. Il resta debout appuyé contre la porte un long moment. Ils s'épiaient gentiment. Leur retrouvailles étaient toujours appréciables. Avec une infinie lenteur, Bella le vis en premier faire glisser le nœud de sa cravate. Puis, la retirer complètement. Le tout sans jamais quitter ses yeux. Par la suite Edward s'attaqua à sa veste. Il la fit simplement glisser de ses bras pour la laisser à même le sol.
- Tu m'as manqué! Chuchota la jolie brune, très lentement.
Il se contenta d'incliner le visage sur le côté. Ses mains étaient déjà au milieu de sa chemise, retirant chaque bouton. Elle aurait préféré les voir sauter en ouvrant sa chemise avec force. Ça saurait été un de leur jours de folie. Aujourd'hui, lui comme elle avaient besoin de tendresse et de lenteur. Sa veste fut rejointe par sa chemise blanche. Son torse l'appelait, réclamait des caresses, des tendres baisers. Pourtant, son corps resta dans la baignoire gigantesque où elle se trouvait bien seule tout à coup.
- Edward! couina-t-elle, alors que sa ceinture était au centre de leur attention.
Quelques minutes plus tard ou des heures, elle ne savait plus vraiment... Edward se retrouva totalement nu en face d'elle. Il finit par la rejoindre dans la grande baignoire de leur suite.
- Enfin, souffla-t-elle, en me blottissant dans ses bras. J'ai l'impression d'avoir été éloignée de toi des années.
Il l'embrassa tendrement dans le cou, lui donnant la chair de poule. Ses mains virent amoureusement caresser son ventre gros comme une citrouille ce qui étrangement la fit le plus grand bien.
- Il te fait mal? se renseigna-t-il dans un chuchotement.
- Ma peau qui tire, lui expliqua-t-elle. J'ai l'impression de peser dix tonnes.
Ses petits baisers dans son cou et ses caresses sur son ventre la rendaient dingue de lui. Elle avait terriblement besoin de plus. Lui aussi visiblement, vu ce qui reposer dans le bas de son dos. Avec beaucoup de mal, Isabella arriva tout de même à se retourner pour lui faire face. Ses jambes de part et d'autre de son basin. Edward continuait à la couver du regard. Il caressait son visage du bout des doigts. Ses cheveux. Quant à ses mains étaient à la découverte de son corps. Ses épaules, son torse, son ventre, ses abdos... son basin...
- À quoi tu joues, petit dévergondé.
Sa voix partie dans un couinement lorsque sa main enroula son membre plus que généreux.
- J'ai envie, dit-elle en effectuant un mouvement de bas en haut, qui lui fit rejeter, la tête en arrière.
- Encore, souffla-t-il très bas.
Elle n'avais pas besoin de son accord pour continuer. Cependant, une joie immense se rependit en elle. Après plusieurs mouvements soutenus, elle n'y tenait plus. Isabella souleva la hanche pour se situer au-dessus de lui. Edward rouvrit les yeux pétillants.
- Je t'aime tellement, l'entendit-elle lui dire, alors qu'elle fait glisser à l'intérieur de son corps.
Cela lui coupa le souffle. Durant de longues minutes, Edward fut en elle jusqu'à la garde. Ils ne bougeaient pas. Seulement pour s'embrasser. Ce qu'elle ressentait était indescriptible. N'y tenant plus elle le sentit effectuer un très long va-et-vient. Puis un autre. C'était doux. Profond. Intense. Elle aimait leur fougue. Mais, elle aimait tellement plus lui faire l'amour tendrement. Ses mouvements étaient contrôlés. Langoureux. Amoureux. Cela lui faisait perdre a tête. Complètement. Leur orgasme arriva très vite. Comme s'ils étaient en manque l'un de l'autre. Mais ce fut l'un des orgasmes les plus agréables de sa vie.
Deux soir plus tard, Isabella se retrouva dans une position très étrange. Elle était à moitié assise, à moitié couchée sur la banquette du restaurant. Les gens autour de couple étaient presque autant stressé qu'Edward. Les gens se poussaient les uns les autres également pour voir Bella un peu plus, ce qui contrarié son amoureux.
- La voiture attend devant, déclara le souffle court, leur garde.
Edward passa aussitôt une main derrière son dos pour la redresser complètement.
- Ça va aller?
- Ce sont juste des contractions, pas besoin d'aller aux urgences, scanda-t-elle.
Il ne l'écouta absolument pas. Edward n'avait qu'une chose en tête, « l'hôpital ». Celui du grand central de Montréal était le plus réputé, mais surtout le plus proche. Edward et le garde du corps l'aidèrent à rejoindre la voiture. Ils mirent un sacré laps de temps, puisqu'un pas était une vraie torture pour la futur maman. Elle n'avait pas spécialement mal, mais la sensation était désagréable. Elle avait une gêne au niveau du bas ventre qui refuser de la quitter. Ce n'est qu'une fois à l'hôpital qu'elle comprit pourquoi.
- Madame Cullen... vous êtes en train de donner naissance. Je vous emmené en salle de travail immédiatement.
Sa bouche se décrocha de sa mâchoire. Edward quant à lui n'en croyait pas ses oreilles.
- C'est impossible... il est beaucoup trop tôt.
Le médecin ne l'écoutait déjà plus. Au début, Edward resta près de sa femme. Mais son stress pas vraiment positif pour Bella et les personnes autour eux raison de sa présence.
- Appelle la famille et explique-leur la situation.
- D'accord, grogna-t-il après une bonne dizaine de minutes de lutte acharné.
Une fois dehors le médecin expliqua qu'elle pouvait donner naissance par voie naturelle, mais qu'à la moindre complication une césarienne serait pratiquée.
- Je vais vraiment donner naissance à mon enfant ici? À Montréal? Souffla-t-elle n'y croyant qu'à moitié.
- J'ai bien peur que oui... mais voyez les choses du bon côté, votre enfant pourra avoir les deux nationalités.
Oui. Elle y avait pas pensé. Les secondes, se firent des minutes. Des minutes devaient des heures. Treize heures au total. Treize longues heures interminables pour faire sortir un minuscule enfant de son corps. Leur enfant. Leur petit garçon. La première fois qu'Isabella trouva les yeux de son enfant elle pleura de joie. Mais, très vite ce fut des pleurs de panique et d'inquiétude. Il ne respirait pas. Leur enfant chéri n'arrivait pas à respirer et était tout bleu. Edward fut alors autorisé à revenir vers Isabella sans tarder.
- Je suis là.
- Je... pourquoi? sanglota-t-elle à s'en faire mal à la gorge, à la tête et à toutes les parties de son corps. Cœur y compris.
- Il va allait bien, dit-il la gorge nouée par l'émotion.
Ses yeux étaient emplis d'eaux. Ce n'était qu'une question de seconde avant que sa triste ne fasse surface.
- Edward... je t'en prie.
Il ferma les yeux, la serrant si fort contre lui qu'elle eut du mal à prendre son souffle. Puis, la délivrance arriva. Un bruit étrange, suivi d'un cri. Il était en vie. Son bébé était vivant. Edward éclata en sanglots. Aussitôt Isabella le suivis prestement, n'y tenant plus. Quelques minutes plus tard, l'infirmière arriva avec le petit ange dans ses bras. Elle le donna à Isabella immédiatement.
- Merci seigneur, chuchota Edward en caressant avec délicatesse la petite main de leur fils.
Le couple resta un petit moment à le dévorer des yeux avant que l'infirmière ne le reprenne pour vérifier que tout le reste soi correct. Edward plongea alors son regard dans celui de sa femme.
- Merci du fond du corps pour tout ce que tu as fait, Bella. Un enfant, c'est le plus beau cadeau que tu aurais pu me faire.
- Je t'aime! répondit-elle en retour, avant que la sage-femme ne s'occupe à nouveau d'elle.
*/*/*/*
Edward était adorable. Le voir pouponner ainsi leur enfant était une des visions les plus belles au monde pour Bella. Leur petit garçon avait dû être placé sous couveuse durant deux semaines. Évidemment, les jeunes mariés n'avaient pas quitté leur enfant des yeux. À tour de rôle, ils allaient dormir dans un hôtel tout proche de l'hôpital. Lorsqu'ils étaient trop fatigués ou à bout de nerfs un membre de la famille (qui les avaient rejoints) les forcé à sortir de l'hôpital et à prendre l'air.
- Prêt à sortir enfin d'ici? chantonna Edward doucement à leur premier enfant, qui reposait dans ses bras.
Edward avait un sourire rayonnant sur le visage.
- Quand je pense qu'il ne voulait pas d'enfant avant 2050! s'amusa gentiment Emmett.
L'époux d'Isabella ne releva même pas la petite pique de son associé. Ce qui renfrogna Emmett. Elle posa sur la table le petit landau qu'ils avaient acheté la semaine dernière attendant qu'Edward l'installe à l'intérieur.
- Il est tellement petit, murmura-t-il toujours aussi impressionné.
- C'est normal pour les prématurés, fit doucement sa mère Esmée en réponse.
Carlisle secoua la tête vivement, faisant sourire Bella. Edward avait d'ailleurs refusé que quelqu'un à part le corps médical, lui ou Bella ne le prenne dans ses bras. Il avait toujours la même phrase en boucle : « non... il est trop fragile ». Tout le monde prenait cela à la rigolade, mais au bout de deux longues semaines interminables, les membres de la famille souhaitaient réellement pouvoir prendre ce petit être dans leur bras.
Edward finit par relever le visage. Son regard croisa celui de la nouvelle maman. Il pu y lire de l'amour, de l'affection... de l'angoisse. Avec lenteur, il rejoignit son épouse et posa un baiser attendri et long sur son front.
- Il est temps de présenter AJ à Sophie et James.
Elle lui rendit son sourire ému. Effectivement, Sophie et James n'avaient pas pu les rejoindre, car ils étaient encore à l'école. De plus James était en plein examen. C'était Kacy, Amanda, Brady et sa femme qui s'occupaient de son frère et sa sœur durant leur longue absence et celle d'Esmée et Carlisle. De plus Madame Ross et Monsieur Ross étaient littéralement au petit soin pour eux.
- Il est temps de ramener, Anthony-Jay Charlie Cullen chez lui.
Elle s'empara des lèvres d'Eward avec empressement. Un sourire se forma sous ses lèvres, alors que des ricanements se firent entendre autour d'eux. Ils avaient décidé de donner à leur enfant un prénom hors du commun. Anthony pour le second prénom d'Edward qui se transmettait de génération en génération. Son grand-père s'appelait également Anthony Cullen. Jay parce que leur petit trésor était né au Canada. Ici, c'était un prénom en vogue. Et aussi pour son tonton T-Jay. Ce qui leur allait très bien. Pour faire hors norme, le couple avaient voulu faire de deux prénoms communs, un prénom hors norme en les rassemblant. AJ avait vu le jour. Pour son second prénom, ils avaient donc opté pour Charlie. Le prénom de son père. Elle avait été émue qu'Edward le lui propose. Il ne l'avait jamais connu, mais semblait l'apprécier.
- À quoi penses-tu? risqua Edward en posant AJ dans le couffin.
- À nous.
Il arqua un sourcil rabattant la couverture sur le devant pour éviter aux paparazzis d'avoir une photo de leur cher enfant.
- Nous allons être heureux ensemble.
- Tous les cinq comme une grande famille.
-Je crois que nous sommes plus que cinq, dans cette grande famille, s'amusa-t-elle en jetant un petit coup d'œil à ses beaux-parents, Carlisle et Esmée, ainsi qu'à Emmett et T-Jay discutant gentiment entre mecs.
- Oui... une grande et belle famille! souffla Edward avant de capturer ses lèvres.
Ils y étaient. Le début d'une nouvelle vie. Le début de notre nouvelle vie.
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THE END.
