Voici l'avant dernier chapitre, merci de m'avoir suivi jusque là.

Lulzime Velioska: merci pour ton commentaire.

Elisa: merci pour ton message.

Merci à ma beta adorée, Delicity-Unicorn, pour sa présence. Je t'embrasse fort ma jumelle.

La menace semble s'être éloignée, Oliver va pouvoir maintenant profiter de cette vie plus calme qui lui tend les bras.

Bonne lecture...


Chapitre 26

Oliver discutait avec Raisa autour de la table de piquenique. La journée était radieuse, et il avait décidé d'aller fêter l'anniversaire de Daniel dans le parc pour profiter du beau temps. Il releva la tête et sourit en échangeant un regard amusé avec Raisa. Le petit garçon riait d'excitation en courant après son frère. Cette journée était pour lui et il en profitait pleinement.

Daniel se figea quand il vit Felicity arriver vers eux et couru vers elle pour lui dire de se dépêcher car ils l'attendaient tous. Il lui attrapa la main et l'entraîna vers la table de pique-nique chargée de nourriture.

— He doucement, en riant. Attends, en le tirant vers elle. D'abord, joyeux anniversaire, en se baissant vers lui pour le prendre dans ses bras.

Daniel la serra contre lui et elle sentit son cœur se serrer en croisant son regard ému. Son émotion fut rapidement remplacée par l'excitation de lui raconter ce qu'ils avaient prévus pour cette journée.

Felicity embrassa Thomas qui les rejoignit avant que les garçons ne repartent en courant. Elle fit un signe de la main à Raisa et son sourire s'agrandit encore plus en croisant le regard d'Oliver. Son cœur s'emballa quand il s'approcha. Son regard lumineux, son sourire doux, sous ce soleil, resplendissaient.

Oliver lui attrapa une main en se penchant vers elle pour l'embrasser sagement. Il ne l'avait pas quitté des yeux depuis qu'elle était arrivée et il n'avait qu'une envie la prendre dans ses bras et la garder contre lui.

— Heureux que tu sois là. Danny était impatient de te voir, et moi aussi, ajouta-t-il en murmurant à son oreille. Il passa un bras dans son dos en se rapprochant de la table où Raisa tentait de calmer Daniel qui gesticulait debout sur le banc en bois.

— On devrait peut-être ouvrir les cadeaux pour pouvoir manger plus tranquillement, dit-elle à l'adresse d'Oliver avec un sourire en coin.

Le déballage des cadeaux fut rempli d'émotions. Daniel ne savait plus où donner de la tête face à tous les paquets.

Thomas observait la scène un peu en retrait, son petit frère ouvrait un nouveau paquet cadeau avec soin. Felicity se mit à rire de le voir faire et attira son attention. Elle couvait son petit frère d'un regard tendre et amusé et ce dernier offrait un grand sourire à la tablée. Raisa l'aida en faisant disparaitre les morceaux de papier cadeau déchiré et Daniel se leva pour embrasser Felicity et la remercier de son cadeau.

Il porta ensuite son regard sur Oliver qui souriait doucement, il n'était pas du genre à rire mais il voyait sa bonne humeur et semblait touché par ce moment. Oliver dû sentir son regard sur lui car il tourna la tête pour le fixer, son sourire s'altérant légèrement.

— Tout va bien ? lui murmura-t-il et Thomas hocha la tête doucement sans le quitter des yeux.

Il se rendait compte qu'ils avaient eu de la chance qu'Oliver s'occupe d'eux. En peu de temps, il avait fait plus pour eux que leur père en plusieurs années. L'attention d'Oliver fut attirée par un cri de joie de Daniel et il suivit son regard pour voir son petit frère éclater à nouveau de rire.

Raisa avait préparé le repas et Felicity avait tenu à s'occuper du dessert. Elle fut fière quand il n'en resta aucune miette. Raisa les quitta dans l'après-midi pour retrouver sa famille en leur souhaitant de profiter du reste de la journée et en donnant à Daniel un dernier câlin.

Toute la journée s'était passée dans une bonne ambiance jusqu'à ce qu'un bruit fort retentisse. Oliver jeta un regard rapide pour localiser les garçons.

Thomas sursauta avant de se figer et regarda autour de lui avec appréhension. Il entendait son cœur cogner dans ses oreilles, il tremblait et il était incapable de bouger. Son cerveau marchait à toute allure et lui donnait en même temps l'impression d'être bloqué sur une seule idée. On tentait une nouvelle fois de s'en prendre à eux et il ne pouvait rien faire en se retrouvant paralysé. Il entendit du bruit derrière lui, sa respiration de bloqua et ses yeux se remplirent de larmes. Sa gorge se serra un peu plus en sentant une présence près de lui.

— Thomas c'est moi.

La voix d'Oliver lui parvenait de loin et il s'y raccrocha. Il se contracta en sentant une main se poser sur son épaule.

Oliver avait noté immédiatement la tension de Thomas et l'avait rejoint sans attendre. Il se déplaça lentement pour s'accroupir face à lui et son cœur se serra en apercevant son regard effrayé.

— Thomas regarde-moi. Tout va bien.

Oliver surveillait toujours Thomas du coin de l'œil mais depuis leur enlèvement, ses symptômes de stress post-traumatiques s'étaient accentués. Il avait fait de nouvelles crises de somnambulisme, il avait développé une hypervigilance et parfois il avait le regard perdu dans le vide. Il serra doucement son épaule pour attirer son attention et le regard de Thomas trouva le sien lentement.

— Tout va bien. C'était juste un bruit. Thomas déglutit difficilement toujours aussi tendu.

Oliver lui demanda de respirer avec lui. Il inspira lentement avant d'expirer. Il prit les mains de Thomas dans les siennes et les serra doucement pour garder toute son attention.

Il savait ce qu'il se passait dans sa tête, lui-même avait dû faire face à ces manifestations et il savait comme il était difficile de se débarrasser de la peur et de la culpabilité qui en découlait. Thomas parlait difficilement de ce qu'il ressentait et dans ces moments où il perdait pied il avait besoin de sentir qu'il n'était pas seul. Ils restèrent un moment seuls jusqu'à ce que la crise soit passée et que Thomas se sente mieux.

Dans ces moments-là, Daniel savait que son grand frère avait besoin de se retrouver avec Oliver et qu'il ne devait pas les déranger. Il avait rejoint Felicity, le regard anxieux posé sur son grand frère et il attendit de les voir prendre leur direction pour se détendre enfin.

A la fin de l'après-midi, sur le chemin du retour, Daniel trainait les pieds de fatigue. Oliver le prit dans ses bras avant de le caler sur son flanc en le tenant d'un bras. Le petit garçon s'assoupit rapidement en se retenant à son cou, épuisé par sa journée. Thomas fatigué lui aussi se rapprocha d'Oliver pour lui prendre la main.

Le cœur d'Oliver se gonfla de bonheur. Daniel dans ses bras, Thomas lui donnant la main, il avait enfin l'impression de leur offrir une vie stable et sereine. Il resserra doucement la main de l'ainé dans la sienne et ils partagèrent un regard satisfait. La crainte des ennemis d'Arrow était toujours présente, il ne l'oubliait pas mais ils lui donnaient la force de se battre encore plus pour les protéger. Les hors la loi qu'il mettait hors d'état de nuire ne pourraient pas s'en prendre à eux et aux familles de Starling.

Felicity sourit tendrement à ce tableau, Thomas avait été très perturbé au décès de son père mais Oliver avait dû trouver les mots justes car il semblait plus apaisé. Il acceptait le rôle d'Oliver auprès d'eux et s'attachait de plus en plus à lui. Elle posa une main dans le dos d'Oliver et s'attira son regard. Ce qu'ils ressentaient ne nécessitait aucun mot. Ils lisaient facilement dans le regard de l'autre.

Daniel eut du mal à rester éveillé longtemps ce soir-là. Ils dinèrent comme une vraie famille avant qu'Oliver ne porte Daniel jusqu'à son lit, tombé à nouveau de fatigue. Thomas lui emboita le pas et Felicity passa dans leur chambre pour leur souhaiter une bonne nuit quand ils furent installés.

Elle caressa les cheveux de Daniel déjà sommeillant et se redressa pour parler à Thomas.

— Cette journée t'a plu ? demanda-t-elle en s'accoudant sur le rebord du lit. Et il hocha la tête.

— Daniel a pu avoir une fête anniversaire, avoua-t-il.

— Je suis heureuse que vous ayez bien profité de cette journée. Elle caressa ses cheveux tendrement en le regardant ne pouvant pas imaginer ce qu'avait pu être sa vie.

— J'aime beaucoup tes yeux, en changeant de sujet. Elle esquissa un sourire en comprenant qu'il ne voulait pas penser à cette période moins heureuse et ne pas obscurcir ce qu'il avait ressenti mais il la surprit.

— Tu as les mêmes yeux que notre maman.

Elle resta muette quelques secondes et caressa à nouveau ses cheveux.

— Tu as des souvenirs d'elle ? attentive à ses réactions. Elle ne voulait pas qu'il se sente gêné d'aborder ce sujet mais il avait l'air d'avoir envie d'en parler.

— Un peu, d'une petite voix, son regard se perdant dans ses souvenirs. J'étais un peu plus grand que Daniel quand elle est morte. Je me souviens qu'elle affichait nos dessins sur les murs dans la cuisine et qu'elle me lisait des histoires le soir. Daniel ne se souvient pas d'elle, il était trop petit.

— Il a de la chance de t'avoir pour veiller sur lui.

Thomas avait pris la responsabilité de son frère en le protégeant mais aussi en prenant soin de lui. Il lui avait inventé des histoires pour remplacer leur mère. Ils échangèrent encore un long regard et Thomas ferma les yeux sous l'effet de la fatigue qui le gagnait. Felicity nota que son expression sauvage disparaissait peu à peu et elle en fut rassurée.

Oliver repensait à la journée qu'ils venaient de partager. Dans sa jeunesse il n'avait jamais été sérieux et l'idée de construire une famille ne l'avait jamais frôlé. Puis après l'épreuve qu'il avait traversée il s'était interdit de s'attacher à quiconque conscient que sa vie était trop dangereuse et sa survie incertaine. Il ne pouvait pas laisser des innocents encourir des risques par sa fautes et les priver de sa présence s'ils comptaient sur lui. Il avait fait ce choix pour le mieux même si ses amis lui avaient assuré le contraire.

Il avait supporté la solitude pendant des années car il avait d'autres priorités et au fond de lui, il ne pensait pas avoir droit au bonheur. Pas après tout ce qu'il avait fait et qui avait vicié son âme.

Mais aujourd'hui il se rendait compte qu'il s'était trompé. Sa vie était dangereuse mais recueillir Thomas et Daniel lui permettait de comprendre qu'il avait droit au bonheur. Leur présence et leur attachement le faisait se sentir plus vivant et plus fort.

Et ça concernait également Felicity. Il connaissait ses sentiments à son égard depuis longtemps et même s'il avait été attiré par sa gentillesse et son humanité il ne s'était donné le droit d'éprouver plus qu'une amitié récemment. Il l'avait fait souffrir en la repoussant et il espérait qu'il ne la ferait pas plus souffrir en l'aimant. Sans difficulté elle avait trouvé sa place dans cette famille recomposée qu'ils formaient maintenant.

L'univers lui avait laissé une chance et il se prenait à rêver maintenant à une vie plus calme et plus lumineuse.

Felicity le retrouva une fois les garçons couchés et s'assit à côté de lui sur le canapé. Elle posa une main sur son ventre et se colla à lui.

— Thomas va bien ? demanda-t-elle inquiète.

— Il va du mieux qu'il peut, en soupirant et il décida de lui confier ce qu'il s'était passé. Thomas a surpris mes cicatrices... Elle se redressa sous l'effet de la surprise et écouta Oliver. Je lui ai expliqué en quelques mots ce qui m'était arrivé et je l'ai rassuré sur mon rôle de justicier. Daniel a déjà fait des cauchemars car il avait peur que je meure et Thomas avec tout ce qui lui ai arrivé... surprendre mes cicatrices a ravivé son passé et les derniers événements. Je lui ai raconté ce qui m'est arrivé pour ne pas lui faire peur. Et il a compris je pense.

Felicity hocha la tête en posant sur lui un regard compatissant.

— Tu as eu raison de ne rien leur cacher. Ce ne sont pas des enfants comme les autres, en souriant doucement. Ils ont vécu des choses difficiles et ils sont capables de comprendre si on leur explique.

Elle se lova à nouveau contre lui en écoutant le bruit de sa respiration et celui de son cœur battant au fond de sa poitrine.

Oliver passa un bras sur ses épaules et la serra contre son torse et posa un baiser dans ses cheveux.

— A quoi tu penses ? Il hésita en sentant son cœur s'emballer légèrement à l'idée qu'elle puisse le connaitre aussi bien.

— Je me disais que peut être... s'ils étaient d'accord... je pouvais adopter Thomas et Daniel.

Felicity se redressa pour le regarder dans les yeux en prenant appui sur son torse. Oliver sondait son regard posé sur lui et ne savait pas lire ce qu'il y voyait. Savait-elle qu'il n'était pas fait pour être père ? Il déglutit et baissa les yeux.

Il commençait à croire que c'était une mauvaise idée mais elle interrompit ses pensées.

— C'est une merveilleuse idée.

— Tu crois vraiment ? en redressant la tête pour river son regard au sien avec appréhension. Elle sentait son cœur battre fort au fond de son torse et elle hocha la tête en caressant ses cheveux. C'est peut-être trop tôt mais ça sera à eux de décider. Ils prendront le temps d'y réfléchir et quelque soit leur décision ça ne changera rien pour moi. Je veux seulement leur offrir un environnement de vie stable… je ne veux pas remplacer leur père mais être plus que leur famille d'accueil aux yeux de la loi.

— Si tu en parles c'est que tu te sens prêt. Cette idée la rendait heureuse, l'opinion d'Oliver sur lui-même évoluait. Elle posa son front contre le sien, une main sur sa joue et l'autre perdue à la naissance de ses cheveux. Et que tu as compris que tu avais droit au bonheur, en murmurant.

Il se recula pour trouver à nouveau son regard

— Ils m'ont sauvé…, avoua-t-il. Ils m'ont fait comprendre que j'avais encore une part d'humanité. Ce n'était pas évident pour moi quand je les ai rencontrés.

Il déglutit à la difficulté de se confier alors que le regard de Felicity se faisait plus triste. Il se laissa bercer par ses caresses dans ses cheveux et embrassa la paume de sa main avant de relever la tête pour trouver son regard.

— Tout comme toi, ajouta-t-il en caressant sa joue tendrement. Tu m'as fait comprendre que je pouvais avoir des sentiments sans les craindre, murmura-t-il contre ses lèvres avant de plonger dessus pour lui donner un baiser qui s'approfondit peu à peu.

Comme Thomas et Daniel, il avait droit à une seconde chance et il comptait bien à ce que Felicity partage leur nouvelle vie.

Cette nouvelle vie se construisit peu à peu. Felicity vivait avec eux depuis quelques semaines et chacun avait trouvé sa place. Oliver avait pris l'habitude de jongler entre ses deux vies et ils passaient le maximum de temps ensemble.

— Tu te souviens de ce que je t'ai dit ? demanda-t-il à Thomas.

Au milieu de la salle d'entraînement, celui-ci frappait dans la main d'Oliver de toutes ses forces.

Ces séances d'entrainement étaient devenues une habitude depuis qu'Oliver l'avait confronté. Il avait proposé à Thomas de lui apprendre à se battre au début pour qu'il puisse de sentir plus sûr de protéger son frère. Cette époque était lointaine et il ne mettrait jamais Thomas et Daniel en danger mais il avait des ennemis et il ne devait pas les oublier.

— Mon poignet, haleta Thomas sans arrêter ses coups.

Il verrouilla son poignet pour éviter qu'en donnant un coup celui ne vrille et qu'il se fasse mal. Ces séances étaient un moyen pour lui de libérer une part de sa colère, de sa peur et de sa frustration au début. Maintenant, il ressentait toujours cette libération mais c'était devenu également un moyen pour se sentir plus en confiance et sûr de lui.

En voyant Oliver et Thomas passer du temps ensemble, Daniel avait insisté pour apprendre lui aussi à se défendre. Le petit garçon avait eu des difficultés à supporter qu'Oliver passe autant de temps avec Thomas et il s'était senti laissé de côté mais il était hors de question qu'il apprenne à Daniel à se battre, il était trop jeune.

Oliver jeta un regard du côté de Daniel et le vit en train de garder l'équilibre sur un de ses pieds. Felicity lui avait proposé de faire avec lui une activité plus calme mais qui l'aiderait quand il serait assez vieux pour avoir la même formation que son frère. Il ne lui en avait pas fallu plus pour accepter son idée et tenter de suivre ses indications dans des exercices de yoga.

Le regard d'Oliver dévia sur Felicity, son corps moulé dans une brassière rose et un legging noir. Elle avait relevé ses cheveux en une queue de cheval. Dans la même pose que Daniel, il voyait se dessiner ses muscles fins et sa respiration lente soulever sa poitrine.

Oliver sentit un coup léger porté à son estomac.

— Touché ! s'écria Thomas. Il reporta rapidement son attention sur l'ainé qui avait levé les bras en l'air en signe de victoire. Il faut rester concentré, lui rappela-t-il dans un mélange de malice à avoir surpris son regard et de plaisir à avoir réussi à le toucher.

Oliver releva la tête pour voir Felicity rire doucement et il grimaça de s'être fait prendre en plein flagrant d'élit.

— Tu as raison, en lui donnant une tape sur la tête. On fait une pause, en passant un bras sur son flanc pour l'attraper et le soulever de terre.

Daniel regardait toujours Oliver avec de grands yeux admiratifs et encore plus quand il les faisait décoller du sol. Il se lança vers lui pour qu'il le porte lui aussi mettant fin à la séance de sport.


La vie est enfin plus légère.

A mercredi pour le tout dernier chapitre. Je vous embrasse.