Surpriiiise !
Parce que ce chapitre est particulier et pour vous remercier pour votre présence sur cette histoire depuis le début, j'ai eu envie de poster avec un peu d'avance. Je sais que vous trépignez d'envie de savoir qui se cache derrière les lettres de menaces reçues par Drago, le moment est venu de lever le voile !
J'espère que vous aimerez et que vous trouverez ça cohérent.
Je ne blablaterai pas plus, je vous laisse avec la révélation (et d'autres petites choses évidemment :D)
Bonne lecture !
Réponses aux reviews anonymes :
Elena : Hey ! Héhé ton enthousiasme me fait plaisir, je suis vraiment ravie que tu aies aimé le chapitre à ce point. Voici donc la suite ! Merci pour ta review :)
CHAPITRE 19
En regardant l'heure sur son réveil, Drago constata qu'il était bien trop tôt pour un dimanche matin, surtout lorsqu'il s'était couché à trois heures passées.
De plus, il n'avait pas spécialement bien dormi cette nuit, remuant inlassablement dans sa tête la soirée de la veille.
Granger et lui avaient failli s'embrasser. Il aurait été idiot de le nier, tellement cela avait été évident sur le moment. Et, d'ailleurs, si elle n'avait pas reculé, il ne l'aurait probablement pas fait non plus. À ce moment-là, il avait réellement envie de l'embrasser et ce qui l'effrayait un peu, c'était qu'il n'avait rien vu venir.
Ils avaient passé une très bonne soirée et il lui en serait éternellement reconnaissant de l'avoir aidé. Le naturel avec lequel les choses s'étaient déroulées entre eux la veille était déroutant. Il avait l'impression d'avoir brûlé des étapes, mais il ne pouvait pas nier qu'il apprenait à apprécier la femme qu'elle était. Il lui reconnaissait bon nombre de qualités et, l'espace d'un instant, il avait oublié les lettres de menaces, les potions dopantes et le stress de son métier.
Hier soir, il s'était senti serein et apaisé.
Pourtant, malgré ça, il avait l'impression de s'engouffrer dans une faille, celle du coup de mou que connaissait le couple de Granger. Il avait l'impression d'être un élément perturbateur et, étrangement, cela lui déplaisait. Tout Serpentard qu'il pouvait être, il ne pouvait pas avoir envie d'embrasser une femme déjà engagée dans une histoire, aussi bancale soit l'histoire en ce moment.
Dans un grognement, Drago repoussa les couvertures et partit noyer sa frustration sous la douche. Théo devait passer dans la journée pour lui apporter des informations quant à ses soupçons à propos des lettres, donc il se devait d'être prêt.
La cheminée ronfla en fin de matinée et Théodore en sortit agilement. Drago, qui était assis dans un canapé en train de bouquiner, referma le livre brusquement. Il était si impatient qu'il en oublia de glisser son marque-page à l'intérieur.
- Alors ?! s'empressa-t-il de demander.
- Bonjour à toi, je vais bien, merci de demander, railla Théo. Je suppose que tu ne me diras pas ce que tu as fait hier après le match tant que je n'aurais pas répondu à ta question ?
- On dirait que tu me connais bien, finalement.
De toute façon, il n'était pas sûr de vouloir lui dire qu'il avait passé la soirée et une partie de la nuit avec Granger.
- Alors… Il se trouve que tes soupçons sont fondés. Tu avais raison.
- Par Salazar ! Je ne sais pas si je dois être content d'avoir raison et d'avoir trouvé, ou si je dois être excessivement en colère !
- Les deux réactions sont légitimes.
- Comment as-tu pu faire confirmer ça, alors ?
- Disons que je sais manier les pots-de-vin et le chantage, bien que certains aient tendance à penser que je ne suis pas aussi Serpentard que ça. Certaines personnes avaient une dette envers moi et celle-ci est payée.
- Je n'ai jamais douté de ta roublardise, Nott. Merci.
Les deux hommes échangèrent une poignée de mains ferme et un sourire carnassier.
- Que vas-tu faire, maintenant ?
- Je crois que c'est l'heure de la confrontation. Tu as son adresse ?
- Bien entendu, très cher, confirma Théo tout en lui tendant un petit bout de parchemin sur lequel figurait une adresse : 12, Square Grimmaurd.
Devant la porte surmontée du numéro douze, qu'il pouvait voir depuis que Potter avait enlevé les sortilèges de protection, Drago était partagé entre impatience, colère et appréhension.
Il était à quelques minutes de mettre fin à ce qu'il subissait depuis plusieurs mois et c'était à la fois excitant et terrifiant. Terrifiant, car il ne savait pas ce que cette révélation allait engendrer pour la suite. Seulement voilà, il n'avait pas le temps pour les couteaux dans le dos et, surtout, il ne voulait pas s'abaisser aux manières de cette personne. Non, il allait agir en adulte responsable.
En ce dimanche, le petit couple devait normalement être chez eux, donc c'est avec détermination que Drago toqua à la porte.
- Malefoy ? s'étonna Potter en ouvrant.
- Lui-même. Bonjour Potter.
- Je… Je ne suis pas certain que tu sois le bienvenu..., dit-il avec un sourire crispé.
- Oh que si, détrompe-toi. J'aimerais parler à ta chère et tendre, si tu le permets.
- Ce n'est pas une très bonne idée, tu…
- Parkinson ! appela Drago d'une voix forte. Aucun de nous deux n'a envie de se donner en spectacle, donc j'aimerais que tu te montres !
Il essayait de garder la face, mais, à l'intérieur, il bouillonnait. Potter, quant à lui, avait le regard perdu de celui qui ne savait pas ce qu'il faisait là.
Drago allait à nouveau appeler Pansy quand celle-ci fit son apparition derrière son petit-ami.
- C'est bon, Harry, laisse-le entrer, déclara-t-elle.
- Tu es sûre ? voulut-il s'assurer.
- Certaine.
- Ok. Eh bien… Je vais faire un tour pendant ce temps ou je reste, au cas où l'un de vous deux décide d'égorger l'autre ?
- Pas de tentative d'humour, Potter, je t'en prie.
L'intéressé leva ses mains en signe de reddition puis recula pour le laisser entrer, ce que Drago fit.
Pansy se dirigeait vers le salon, donc il la suivit poliment, sans faire de vague pour le moment. Il sentait la présence de Potter derrière lui, mais celui-ci eut la décence d'aller dans la cuisine pour ne pas être au milieu.
La jeune femme s'installa sur le canapé et invita Drago à prendre place dans le fauteuil, mais il resta debout. Il n'avait pas l'intention de s'éterniser et ce n'était pas une visite de courtoisie.
- Tu sais pourquoi je suis là, je suppose, déclara-t-il solennellement.
- J'ai ma petite idée.
- Franchement, Pansy, je suis effaré par tant de médiocrité de ta part, cracha-t-il. Des lettres de menace ? Vraiment ? Tu n'avais pas mieux en stock ?!
- Avoue que ça a fait son effet, quand même !
- Tu n'as même pas eu le courage de mettre tes menaces à exécution ! C'était bien la peine de te donner tant de mal !
- Parce que le but n'était pas vraiment de te dénoncer, je n'en ai rien à faire de ta carrière et de toi, en général. Je voulais juste te faire peur.
- Moi je pense surtout que, comme d'habitude, tu n'as pas osé agir. Tu as une grande bouche, mais tu ne fais rien. Ça a toujours été comme ça, avec toi, tu es un vrai roquet. Tu aboies beaucoup pour pas grand-chose, tu ne mets jamais tes menaces à exécution.
- Tu veux parier ? dit-elle sur le ton du défi.
- Non. Tu dis que tu n'en as rien à faire de moi, mais, en attendant, tu as perdu tout ce temps à m'écrire des lettres, à inventer des mensonges et à espionner ma mère. Je reconnais que j'ai eu peur, mais avec le recul, je n'aurais pas dû. Et puis, me faire peur dans quel but ?!
- Me venger, pardi !
- Te venger de quoi ?!
- De toi couchant avec Emilie Buckerman, cette harpie de la Gazette, alors qu'on sortait ensemble !
Drago soupira lourdement. Allons bon ! Elle avait la rancœur tenace, cette Pansy. Cela faisait des années maintenant que cette histoire avait eu lieu et elle y était encore accrochée.
- Tu es encore là-dessus ?!
- Oui, Drago, je suis encore là-dessus, comme tu dis, confirma-t-elle en se levant du canapé, les larmes aux yeux. Je t'aimais, bon sang !
- J'ai merdé à cette époque-là, je le reconnais, je n'étais pas prêt à me lancer dans une histoire sérieuse et j'ai dérapé. Ça n'excuse en rien mon attitude, mais les faits sont là.
- Tu t'es toujours fichu des sentiments des gens, de toute façon !
- Non, Pansy, absolument pas ! Je ne t'aimais peut-être pas comme toi tu m'aimais, mais je m'en suis voulu de t'avoir fait du mal. Seulement, tu m'as ignoré pendant des mois après ça, malgré mes lettres et mes visites chez toi. J'ai fait des pas vers toi, mais tu ne les as jamais acceptés, alors j'ai pris mes distances.
- Bien sûr, ça va être de ma faute maintenant.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai pensé que tu ne voulais plus entendre parler de moi, soit, j'ai respecté ton choix et j'ai fait ma vie. Mais tu n'as pas le droit de revenir à la charge avec ça, des années après, alors que sur le moment tu n'as pas accepté d'en parler. C'est trop facile.
Les deux anciens amis et amants se regardaient en chiens de faïence.
Oui, à cette époque-là, Drago n'avait pas été correct avec Pansy et il l'avait trompée alors qu'ils sortaient ensemble depuis deux mois. Il reconnaissait ses torts et les assumait, mais elle n'avait pas le droit d'essayer de se venger comme ça, des années après, alors que lui avait fait des pas vers elle pour mettre les choses au clair.
- Je suis prêt à oublier cette histoire à une seule condition.
- Tu te crois en droit d'exiger quelque chose venant de moi ?! se rebiffa-t-elle.
- Oui. Parce que je pourrais porter plainte contre toi pour harcèlement et diffamation et tu perdrais tout.
- Pour harcèlement et diffamation ?!
- Eh bien oui, dit-il tout en prenant un air mélodramatique. J'ai été harcelé de lettres de menaces qui m'ont brisé le cœur et m'ont rendu malade. Et ces lettres, je les ai gardées, à l'intérieur tu racontes un vrai tas de conneries que je peux démentir facilement car j'ai un excellent avocat. Tu n'as aucune preuve de mon dopage et si on me soumet à des tests, je serai clean aujourd'hui. Une confession des des Carrow pourrait passer pour des aveux donnés sous la torture ou pour des paroles de deux pauvres fous qui ont été traumatisés ou aliénés par Azkaban. Quant à ce que tu as prétendu dans des lettres, à savoir les prostituées et l'alcoolisme, on sait tous les deux que c'est faux.
Pansy croisa ses bras sur sa poitrine et Drago la vit déglutir.
- Bien. Qu'est-ce que tu veux ?
- Ta parole scellée par un sortilège de non-divulgation, comme quoi tu ne diras rien.
- Je croyais que je n'étais qu'un roquet ?
- Tu ne peux pas m'en vouloir d'assurer mes arrières, juste au cas où.
Pansy expira sèchement par le nez et Drago croisa ses bras sur son torse. Ce n'était pas grand-chose qu'il lui demandait.
- Tu as tout intérêt à accepter, Pansy. Si je porte plainte, tu perdras tout et je pense que tu n'en as pas envie.
Tout en disant cela, Drago se saisit d'un cadre photo posé sur le guéridon. C'était un cliché de Pansy et Potter, pris au bord de la mer, échangeant un doux regard amoureux.
- Ne touche pas à ça ! dit-elle en lui prenant brusquement le cadre des mains. C'est bon, j'accepte.
Drago sourit, victorieux. Visiblement, il avait touché un point sensible en mentionnant Potter.
- Sage décision, commenta-t-il.
Il sortit sa baguette de sa poche et tendit sa main, que Pansy prit après une légère hésitation.
- Je promets de ne jamais divulguer tes agissements à qui que ce soit, déclara-t-elle d'un ton factuel.
Il pointa sa baguette sur leurs mains serrées et prononça la formule latine Vos verbum meum qui signifiait, littéralement, Tu as ma parole. Un filament noir vint enrouler leurs mains et se serrer autour avant de se dissiper dans une fumée sombre. À partir de maintenant, le sort de non-divulgation l'empêcherait de parler. Dans le cas où elle s'apprêterait potentiellement à le faire, sa voix serait coupée.
Drago rangea sa baguette dans sa poche et tira machinalement sur les pans de sa veste pour redonner de l'ordre à sa tenue.
- Bien. Merci pour ton temps, maintenant je vais y aller.
Pansy resta silencieuse et reprit place dans le canapé, jambes et bras croisés, le regard résolument tourné vers la fenêtre.
- À bientôt Potter ! dit-il à voix suffisamment haute pour qu'il l'entende depuis la cuisine d'où il écoutait très certainement la conversation.
Puis, comme si de rien n'était, il quitta la maison, satisfait.
La première personne à laquelle Drago avait pensé en quittant le domicile de Potter et Pansy, fut Granger. Elle était au courant depuis le début de toute cette histoire et il avait envie de lui en donner le fin mot.
Cependant, cette histoire, justement, impliquait Pansy, la petite-amie de son meilleur ami, dont elle devait potentiellement être proche. Il savait que cela chamboulerait tout, mais, de toute façon, Potter avait certainement tout entendu de leur échange, donc elle finirait par être au courant de toute façon.
Comme il n'avait pas eu vraiment envie de croiser Krum en s'invitant chez eux un dimanche, il avait décidé de lui en parler le lendemain, quand elle viendrait au centre pour travailler avec Neel.
Voilà pourquoi, en ce lundi matin, il faisait les cent pas devant la salle de rééducation, espérant qu'elle arrive avant Neel.
- Malefoy ? entendit-il dans son dos.
Il se tourna pour faire face à Granger qui arrivait.
- Ah ! Granger, je t'attendais.
- Je vois ça, dit-elle avec un petit sourire.
Rapidement, des flashbacks de leur soirée et nuit ensemble lui revinrent en mémoire. Les multiples conversations, les rires, les aveux et ce qui avait failli être un baiser. Drago essaya de ne pas paraître mal à l'aise mais, au fond de lui, il était légèrement déstabilisé par sa seule présence.
- Je voudrais te parler, mais c'est assez important et délicat. Je sais que tu as une séance avec Neel, là, mais à onze heures j'aurai terminé l'entraînement.
- Et…?
- Ne fais pas celle qui n'a pas compris, s'agaça Drago en levant les yeux au ciel. On déjeune ensemble ce midi ?
Il la vit se pincer les lèvres, visiblement hésitante. Sa proposition était mal venue, il le sentait.
- Écoute, Granger, c'est uniquement pour te parler des lettres, avoua-t-il.
- Tu as enfin su de qui ça venait ? s'enquit-elle.
- Oui, mais, comme je te l'ai dit, c'est délicat. Alors ?
Elle finit par hocher la tête.
- On se retrouve devant le Chaudron Baveur, côté moldu, à onze heures et demi, déclara-t-elle d'un ton qui n'attendait pas de négociation.
- Noté. À tout à l'heure.
Ils échangèrent un sourire et Drago partit se préparer pour son entraînement. Il ne comprenait pas vraiment tout ce qui se passait en lui, mais il ressentait une certaine impatience.
Drago n'avait pas l'habitude de traîner du côté moldu. C'était tellement rare qu'il ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il y était venu, d'ailleurs.
Il n'eut à patienter que quelques secondes puisque Granger passa à son tour la porte du Chaudron Baveur pour déboucher sur Charing Cross Road.
- Il y a un pub à deux pas d'ici, The Three Greyhounds, ils font des fish and chips délicieux, proposa-t-elle en commençant à marcher.
- Je te suis, obtempéra Drago. Tu connais mieux que moi ce monde-là.
Il la suivit effectivement jusqu'à un pub à la devanture noire et dorée. Granger demanda une table pour deux et on les installa dans un coin calme de la salle. Ils commandèrent donc deux fish and chips ainsi que deux bières.
- Alors, dis-moi tout, l'invita-t-elle à parler en attendant leur commande.
- Je pense que je ne vais pas passer par quatre chemins parce que, de toute façon, le résultat sera le même. Hum, c'est Pansy.
Granger resta interdite quelques secondes avant de froncer les sourcils.
- Pansy ? Parkinson ?
- Tu en connais beaucoup d'autres ?
- Non, en effet, mais ça me paraît tellement surréaliste… Tu en es sûr ?
- Certain. Je l'ai soupçonnée lorsque dans la dernière lettre, il y avait une référence à Emilie Buckerman, une… connaissance commune. Théodore a obtenu des preuves en ce sens et je l'ai confrontée pas plus tard que dimanche matin. Elle a avoué.
- Par Godric, souffla-t-elle tout en portant sa main à son visage.
- Potter ne semblait pas être au courant. Quand j'ai débarqué dimanche, il avait plutôt l'air de celui qui ne savait pas ce qu'il faisait là. Je pense qu'il a tout entendu de notre conversation et que maintenant, oui, il sait.
- Il ne m'a rien dit…
- Il règle peut-être certaines choses dans son couple. Je veux dire, apprendre que sa petite-amie faisait chanter quelqu'un d'autre par lettres depuis des mois, ça doit faire un coup. Enfin bref, je me fiche un peu de la vie amoureuse de Saint Potter.
Granger leva les yeux au ciel avant de remercier le serveur pour les bières et les repas, ce que Drago fit aussi.
- Elle t'a dit pourquoi elle avait fait ça ? demanda-t-elle.
Avant de répondre, Drago hésita un peu. Il ne savait pas si Granger savait pourquoi lui et Pansy se faisaient la gueule depuis toutes ces années. Cela-dit, elle allait bien finir par être au courant et si elle l'apprenait de sa bouche, ça aiderait pour sa rédemption.
Il lui expliqua alors tout, de la volonté de Pansy de lui faire peur et de se venger à propos de sa tromperie, sans pour autant vouloir aller jusqu'à le dénoncer. Il lui raconta aussi le sort de non-divulgation auquel elle s'était soumise.
- C'est un peu de ta faute, donc, constata-t-elle.
- Super, merci. Je reconnais que je n'aurais pas dû la tromper, je ne me cherche pas d'excuses, mais elle a un peu poussé sur la vengeance, non ? Surtout que j'ai voulu qu'on parle de tout ça, elle a toujours refusé.
- Je ne prends le parti de personne, Malefoy, mais tu ne peux pas totalement lui en vouloir. Alors, certes, elle y est allée fort et son envie de vengeance ne justifie pas son comportement, mais peut-être que si tu ne l'avais pas trompée…
- Avec des si et des peut-être, on mettrait un éruptif dans une boîte d'allumettes, répliqua Drago.
Granger pouffa, ce qui le fit sourire.
- En tout cas, cette histoire est derrière vous maintenant ? demanda-t-elle.
- Totalement. On va continuer de s'ignorer et, même si je n'ai pas été soumis à un sort de non-divulgation, je ne porterai pas plainte. Je n'aurais aucun intérêt à le faire, de toute façon, je n'en retirerais aucune satisfaction.
- J'aime bien ce Malefoy-là, révéla Granger. Celui qui est mature et qui ne se prend pas pour le roi du monde seulement parce qu'il a de la notoriété.
- Celui-là, c'est le Malefoy médiatique. Tu as pu constater par toi-même que le Malefoy de la vie privée est bien différent.
Il vit distinctement les joues de la jeune femme se teinter de rouge et il s'en félicita. C'était vraiment facile de la mettre mal à l'aise.
- Eh bien le Malefoy de la vie privée est bien plus intéressant que celui qui se donne des grands airs.
Elle lui envoya un clin d'œil avant de boire une gorgée de bière et Drago ne put que sourire.
Honnêtement, s'il aimait se pavaner et se donner des grands airs, comme elle disait, il préférait largement être lui-même.
Maintenant que cette histoire de lettres de menace était derrière lui et qu'il était sur la bonne voie pour arrêter de prendre les potions dopantes, il était plus serein et il y avait fort à parier que le fameux Malefoy de la vie privée serait bien plus présent.
Et voilà !
Pansy était donc derrière tout ça. En vrai, quelques un-es d'entre vous avaient mis le doigt dessus, mais très peu, du coup je suis contente héhé. J'espère que vous trouvez ça cohérent ? N'hésitez pas à m'écrire si jamais vous avez des questions.
Il s'agit là, pour elle, uniquement de vengeance et de rancœur. Qu'on soit bien d'accord, Drago est fautif, il n'avait pas à la tromper, l'infidélité c'est mal. Mais il a fait des pas vers elle à ce moment-là, comme il le dit, pour discuter et s'excuser, mais elle n'a jamais saisi ses perches. Donc il en a déduit qu'elle ne voulait plus le voir et il l'a laissée tranquille. C'est injuste de la part de Pansy de revenir à la charge comme ça, des années après.
Emilie est donc la jeune femme avec qui Drago a trompé Pansy, cette tromperie étant donc la raison de leur brouille depuis toutes ces années.
Ceci étant dit, au milieu de tout ça, on peut noter quand même que Drago pense beaucoup à Hermione, non ? ;)
Bref, j'espère que ça vous a plu. J'ai hâte de lire vos reviews, encore plus que d'habitude.
Du love pour vous et à mercredi !
