Hello !

Merci pour tous vos retours sur le chapitre précédent. Je vous avait bien dit qu'il n'y avait pas de quoi stresser, cette histoire est 100% good vibes ! :D

On se retrouve aujourd'hui avec le dernier chapitre de cette courte histoire. J'espère que vous n'êtes pas diabétiques sinon, prévoyez l'insuline, la guimauve va couler à flot !

Bonne lecture !

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CHAPITRE 7


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Il ne devait pas être loin de midi lorsque Drago émergea d'entre les songes. Hermione était toujours endormie, reposant paisiblement, la tête nichée dans le creux de son bras. Il prit le temps de la contempler et la trouva plus belle encore que la veille. Son visage n'était plus dissimulé par ses fines couches de poudre et ses cheveux avaient repris leur nature indisciplinée qu'il connaissait bien. Mais ses traits apaisés valaient toutes les sophistications du monde. Sa femme était merveilleuse.

Cette idée lui garnit le ventre d'une multitude de papillons. Drago lui jeta un dernier regard tendre avant de s'extirper en douceur du lit, pour ne pas la réveiller. La journée venait à peine de commencer et il était déjà en retard sur son planning.

Drago fila sous la douche. Il laissa le jet d'eau chaude sur son visage terminer de le réveiller. En se savonnant, il se refit la liste des choses à faire. Nous étions le premier jour de son mariage et Drago s'était promis de ne pas attendre pour commencer à gâter sa femme.

Il s'entoura les hanches d'une serviette pour envoyer un patronus à la réception de l'hôtel, les informant qu'il était prêt. Il avait à peine eu le temps de terminer de se coiffer que de petits coups furent frappés contre la porte de la chambre. Drago pesta, espérant qu'ils n'avaient pas réveillé Hermione. Mais celle-ci paraissait toujours aussi ensommeillée lorsqu'il s'approcha du lit.

Il ouvrit la porte, récupéra le plateau du petit déjeuner, qu'il installa sur la petite table en verre, et poussa deux énormes chariots remplis de fleurs. A l'aide de sa baguette, il s'évertua à disposer silencieusement chaque bouquet sur toutes les surfaces disponibles. Il recouvrit Hermione et le lit de pétales de roses rouges et blanches qui finirent de la réveiller.

Drago se mordit la lèvre, déçu de ne pas avoir été plus discret. Il n'était même pas habillé et son réveil en douceur sous de légers baisers était tombé à l'eau. Mais lorsqu'il vit les yeux d'Hermione pétiller en regardant partout autour d'elle, il sut que le réveil n'avait, au final, plus grande importance.

Sans voix, elle se redressa pour admirer la décoration bucolique qui l'entourait. Drago s'avança jusqu'au lit pour s'asseoir à ses pieds.

« Je ne connais pas encore ta fleur préférée alors, dans le doute, j'ai pris tout ce que le fleuriste avait, lui sourit-il alors qu'elle n'en revenait toujours pas.

- Mais, bredouilla-t-elle, Drago c'est… c'est…

- Joyeuse Saint-Valentin, dit-il en lui caressant le dos de la main.

- Oh mais oui, c'est vrai ! J'avais complètement oublié que nous étions le 14 février. Joyeuse Saint-Valentin à toi aussi, Drago. Je me sens totalement idiote de n'avoir rien prévu alors que tu me couvre littéralement de fleurs…

- Ta simple présence me suffit, tu sais. Mais l'année prochaine, tu as intérêt à sortir le grand jeu, rit-il. »

Un doux sourire aux lèvres, il se pencha vers elle pour l'embrasser tendrement. Lorsqu'il se releva pour rejoindre la table du petit déjeuner et qu'Hermione le vit, torse nu, servir le jus de citrouille, elle eut l'air de celle qui ne connaissait plus son prénom. Il faut dire que derrière ses longs costumes sombres, Drago cachait bien son jeu.

Son torse, habilement sculpté par le Quidditch, se dessinait en douceur. Il devait avoir pris goût aux tatouages puisque Hermione en remarqua quelques-uns qui lui avaient échappé, la veille. L'arrière de sa nuque, son épaule droite et son mollet gauche étaient peints. La serviette qui descendait un peu trop sur ses hanches lui conféra une vision qui la fit rougir.

Drago fit celui qui n'avait rien remarqué mais jubila intérieurement de lui faire de l'effet. Il lui plaisait et, si ce n'était que physiquement, il savait qu'il finirait par conquérir son cœur, comme elle atteindrait rapidement le sien.

« Tu prends du thé ou du café ? demanda-t-il en tenant une carafe dans chaque main.

- Du thé, s'il te plaît. Sans sucre mais avec un nuage de lait. »

Avant de s'installer dans le lit à ses côtés, Drago fit léviter un plateau sur pied jusqu'à elle et y déposa sa tasse. Il n'eut qu'à tapoter deux fois sur le rebord pour qu'une quantité outrancière de nourriture fasse son apparition. Les toasts se battaient avec les muffins sans parler des œufs et du bacon qui repoussaient tout le monde pour se frayer une place. Drago, qui avait renoncé à tout entreposer dessus avait apporté un second plateau qui reposait entre eux.

« Comme pour les fleurs, se mit-il à rire, j'ai pris de tout.

- Je découvre que tu es un homme particulièrement attentionné, Drago Malefoy. Ce n'est que pour fêter notre première réveil ensemble ou c'est dans tes habitudes de réveiller les femmes sous les fleurs et le bacon fumant ? demanda-t-elle en souriant avant de croquer dans un pancake.

- Je n'y ai pas encore réfléchi mais j'imagine que nous devons nous créer de nouvelles traditions, non ? sourit-il avant de lui voler un scone dans son assiette.

- C'est vrai que c'est tentant mais si je dois avaler ce petit déjeuner gargantuesque tous les matins, je vais tellement enfler que tu t'enfuiras en courant.

- Enfle autant que tu veux, tant que tu es heureuse, haussa-t-il des épaules avant d'avaler son café.

- Tu veux bien me passer la salade de fruit ? »

Mais Drago ne l'entendit pas de cette oreille. Un petit sourire en coin se glissa sur ses lèvres lorsqu'il attrapa une fraise pour la tremper dans du chocolat fondu avant de l'apporter devant la bouche d'Hermione.

« Ok, alors tu veux vraiment m'engraisser, rit-elle avant de croquer dedans. »

La vision de sa bouche, se referment sensuellement sur la fraise, couvrit le corps de Drago de frissons. Il devait absolument détourner le regard ou le plateau sur ses genoux finirait par se lever inexplicablement. Mais elle était bien trop envoûtante pour la lâcher des yeux. Lorsqu'elle croqua de nouveau dans la fraise pour la détacher de sa queue, ses lèvres glissèrent sensuellement sur le bout des doigts de Drago. C'en était trop pour ses pauvres nerfs.

Il s'empressa de jeter le petit bout de fraise restant sur le plateau et attira son visage au sien, cueillant sensuellement ses lèvres. Hermione semblait avoir largement calculé son jeu et ne se fit pas prier lorsqu'il caressa ses lèvres de sa langue, lui demandant l'autorisation d'approfondir le baiser.

Drago fit glisser sa main sur le joue d'Hermione pour terminer dans sa fougueuse chevelure. Il rêvait d'envoyer voler la plateau par-dessus bord et de s'allonger sensuellement sur elle. Il se voyait déjà caresser ses courbes, découvrir avec ravissement toutes les zones de son plaisir. Mais il ne devait pas la brusquer. Hier encore, elle refusait catégoriquement de l'épouser. Il avait déjà beaucoup de chance de pouvoir partager ses draps et ce baiser enflammé. A trop tenter le diable, il finirait par se brûler les ailes.

Alors il se détacha doucement d'elle, la laissant pantelante, les joues rougies et le souffle court. Il la sentit totalement déconnectée et n'en fut pas peu fier. Tranquillement, il termina son café alors qu'elle peinait à retrouver ses esprits pour boire son thé.

« Je vais débarrasser, dit-il en se levant pour faire disparaître les plateaux d'un mouvement de baguette. Je peux te laisser la salle de bain, si tu veux. J'ai déjà pris une douche. »

Mais Hermione ne répondit rien, figée devant lui, elle le regardait en se mordant la lèvre inférieure. Durant une seconde, il se demanda si quelque chose clochait chez lui. Il baissa la tête pour regarder ce qu'elle pouvait bien fixer aussi intensément. Il remarqua alors que sa serviette, négligemment nouée autour de sa taille, avait glissé, dévoilant impudemment la naissance de son bassin. S'il devait en croire les joues rougies et le regard fiévreux d'Hermione, cette vision était loin de la laisser indifférente.

Il reprit alors confiance et se dit qu'après tout, ils étaient mari et femme et qu'il pouvait se permettre de tenter une approche. Au moindre signe d'hésitation de sa part, il saurait se reprendre et faire comme si rien n'avait eu lieu.

Il fit un pas, puis deux, dans sa direction, la voyant redresser la tête pour capter son regard. Drago tenta de lui transmettre tout son désir, de lui montrer à quel point, lui non plus n'était pas indifférent à ses charmes.

Il se pencha vers elle et effleura ses lèvres des siennes. Il alla jusqu'à suçoter sa lèvre inférieure mais, voyant qu'elle ne réagissait pas, crut qu'il s'était mépris sur ses intentions. Alors, il se recula, ne laissant rien transparaître de sa déception pour se retourner.

A peine lui avait-il tourné le dos qu'elle agrippa son poignet et le ramena à elle, l'embrassant avec fougue. Drago fit son possible pour ne pas sourire contre sa bouche, préférant lui offrir un baiser de qualité mais il était si heureux qu'il n'eut aucun mal à se laisser aller. Hermione passait ses mains dans ses cheveux, le faisant frissonner lorsqu'elle s'approchait de sa nuque. Plus le baiser s'intensifiait, plus elle l'attirait à elle, jusqu'à ce qu'il finisse par se retrouver complètement allongé sur elle.

Il sentit ses doigts glisser contre son torse, traçant subtilement les contours de ses muscles. Elle s'attaqua ensuite à son dos, qu'elle serra fort contre elle, le faisant se rapprocher si près de son corps qu'il en vint à maudire les couvertures qui les séparaient. Ce n'est que lorsqu'elle laissa ses mains glisser jusque sur ses fesses qu'il réalisa que la serviette était restée au sol. Ses mains étaient douces mais terriblement glacées, le faisant presque sursauter quand elle caressa l'intérieur de sa cuisse.

A bout de souffle, Drago plaqua son front contre le sien, laissant son regard parler pour lui. Elle se mordillait sensuellement la lèvre mais semblait plus impatiente d'admirer son corps que de plonger dans ses yeux.

Alors, laissant traîner une main de sa joue jusqu'à l'orée de son décolleté, il se redressa, permettant à sa femme de goûter pour la première fois au plaisir de le voir dans son plus simple appareil. Malgré ses joues brûlantes, Hermione n'eut aucune retenue et c'est avec un petit sourire grandissant qu'elle laissa son regard couler, de plus en plus bas.

« On dirait que nous ne sommes pas vraiment à égalité, lui susurra-t-il en désignant son corps nu.

- Il ne tient qu'à toi d'y remédier, souffla-t-elle en reprenant possession de ses lèvres. »

Si sa phrase pouvait avoir deux interprétations, Drago préféra choisir celle qui l'arrangeait. Il se décala d'elle pour repousser les couvertures et revint se positionner au-dessus de ses jambes, tout en se reculant.

Drago voulait prendre son temps et goûter la moindre parcelle de peau qui se dressait devant lui. Il commença par sa cheville qui avait un goût de vanille, parsema son genou de baisers et laissa glisser sa langue à l'intérieur de ses cuisses. Il sentait sa peau se couvrir de frisson à mesure qu'il rejoignait son centre mais s'arrêta à la limite de sa nuisette. Revenant à hauteur de son visage, il fit glisser sensuellement sa bretelle de son épaule, dévoilant un sein qui lui valut un court arrêt cardiaque.

Drago avait toujours cru être un homme à fesses, plutôt qu'à poitrines. C'était certainement parce qu'il n'avait encore jamais vu celle de sa femme. Ronds et fermes, ses petits seins semblaient n'attendre qu'une chose : tenir dans sa main. Il s'évertua à la combler, suçotant le bout de ses pointes, cajolant sa courbure alors qu'Hermione respirait de plus en plus fort.

Il garda son sein gauche en main et laissa courir ses doigts le long de sa cuisse. Cette fois-ci, la barrière de sa nuisette ne fut pas un obstacle. Il effleura le tissu humide de sa culotte du bout des doigts avant d'en dessiner les contours, plus fermement. Hermione commençait à gesticuler sous ses gestes et il pinça son téton entre ses doigts pour la faire patienter.

Se calmant sur la torture, il décida de s'allonger à côté d'elle, pour reposer ses doigts sur la partie humide de son sous-vêtement de dentelle. Il apposa une pression plus forte qui la fit pousser un soupir d'anticipation et finalement, glissa sous la toile pour toucher sa moiteur. Hermione était si trempée qu'il aurait pu en défaillir sur champ. Il caressa ses replis du bout des doigts, effleurant sans vraiment le toucher le centre de son plaisir. Hermione commençait à gesticuler contre ses doigts, cherchant toujours plus de contact. Ainsi positionné, son sexe tendu frottait contre la jambe de sa belle, le grisant à chacun de ses mouvements. Le dos d'Hermione s'arquait et sa bouche s'ouvrait de plus en plus.

Drago ne put se retenir plus longtemps de profiter de cette vision angélique, amenuisée par la barrière de son pyjama. Il l'aida alors à se débarrasser de sa nuisette et une sorte de grognement sourd sortit de sa gorge lorsqu'il put enfin la contempler.

Il n'avait jamais remarqué à quel point son corps pouvait être parfait. Son ventre plat et contracté disparaissait dans la rondeur appétissante de ses petites poignées d'amour, le tout sublimé par une poitrine qui, une fois complètement nue, lui fit complètement perdre la tête. Il s'empara de ses lèvres, revenant au-dessus d'elle pour lui montrer toute l'étendue de son désir dans ce baiser. Il glissa son corps contre le sien, laissant des soupirs d'extases s'emparer de lui à chaque fois qu'il sentait la chaleur de son intimité s'approcher de sa virilité.

Il aurait rêvé d'entrer en elle et l'entendre gémir de ses assauts. Mais il voulait que cette première fois soit parfaite et mettait un point d'honneur à la combler autant que possible. Alors, il se remit à glisser contre elle pour cette fois-ci reculer. Il en profita pour embrasser l'étendue de son corps avant de lui retirer sa petite culotte.

C'est avec sa langue qu'il la toucha d'abord, la faisant frémir sous le contact. Il s'appliqua à contourner son point central pour finalement le contenter lorsqu'elle se mit à haleter. Il la titilla d'un doigt, positionné devant son entrée, avant de le glisser en elle sous un soupir béat d'Hermione. Il courba son index, cherchant précisément le point qui la ferait se tendre. Il comprit qu'il l'avait trouvé lorsqu'elle se mit à gémir et le caressa longuement tout en suçotant son mont du plaisir. Elle avait un goût d'ambroisie dont il se délectait sans vergogne. Il sentit qu'elle était sur le point de s'abandonner à lui et rajouta un doigt à l'intérieur d'elle pour qu'immédiatement, elle se crispe autour de lui, son souffle coupé par le plaisir.

Il lécha avidement ses doigts et embrassa une dernière fois son clitoris brûlant avant de déposer ses lèvres sur les siennes.

Les mains d'Hermione, qui jusque là avaient agrippé ses cheveux, vinrent retrouver leurs places sur ses fesses. Elle en malaxa une avant de glisser l'autre autour de son sexe. Il accrocha son regard, se mordant l'intérieur des joues pour ne pas gémir. Lorsqu'il la sentit le positionner à l'entrée de sa féminité, une vague de chaleur l'envahit. Mais ce n'était rien, comparé à l'étau aussi humide que brûlant qui l'encerclait.

Il poussa lentement en elle dans un souffle rauque, avant d'amorcer de langoureux vas et vient. Drago caressait sa poitrine, son ventre et parfois même son visage en même temps qu'il se mouvait en elle. A son tour, elle joua du bassin, venant cogner contre lui, cherchant un rythme plus soutenu. Alors il la redressa contre lui et, c'est serré l'un contre l'autre qu'ils avancèrent à leur rencontre, gémissant de concert. Drago put enfin avoir la chance de glisser une main sur son postérieur, plus doux et ferme qu'il n'aurait jamais osé l'imaginer.

Il la serra fort contre lui, embrassant son cou et suçotant sa fine peau. Sentant qu'elle se contractait de plus en plus compulsivement contre lui, il accrocha ses lèvres aux siennes dans un baiser passionné. Il jouit à son tour lorsqu'elle se resserra complètement autour de lui, répandant en lui une onde de plaisir aussi violente qu'une nuit de pluie dans le désert.

Drago se laissa retomber sur le matelas sans la laisser glisser hors de ses bras. Les yeux fermés, il n'entendait que le doux bruissement de sa respiration. Il se mit à caresser ses cheveux, entortillant quelques mèches entre ses doigts avant qu'elle ne se mette à bouger pour embrasser son torse et ses épaules.

Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes, profitant du silence et de la proximité dont ils jouissaient.

Lorsqu'il la sentit se redresser pour rejoindre la salle de bain, la journée était déjà bien avancée et l'heure du déjeuner largement dépassée. Drago se retourna sur le ventre, le visage niché entre ses bras pour la regarder s'en aller. La vision qu'il eut lui contracta l'estomac. Non, finalement, il restait un homme à fesses et celles d'Hermione étaient à se damner.

Ne pouvant résister à la tentation, il se releva bien vite pour courir la rejoindre. Surprise, elle se mit à rire quand il la captura entre ses bras. Il l'embrassa avec passion et elle n'eut aucun mal à connaître ses intentions en sentant son sexe tendu contre son ventre.

« Je peux venir avec toi, dans la douche ? susurra-t-il en lui mordillant l'oreille. »


« Cette maison est tout bonnement incroyable, s'exclama Hermione en tournant autour d'elle. Je pensais que tu vivais encore dans le manoir familial.

- Très peu pour moi, grommela Drago. Ma mère y est restée mais pour moi, c'est trop de souvenirs. Et puis, tu croyais vraiment que je vivais encore avec ma mère à mon âge ?

- Je sais pas, c'est pas quelque chose qui se fait chez les sangs-purs ?

- Oui, il y a deux générations de ça, rit-il. Je te fais visiter ? »

Une demi-heure plus tôt, les jeunes mariés avaient rendu leur chambre d'hôtel. Drago, qui craignait ce moment de séparation, avait tout de suite rebondi, proposant à Hermione de venir découvrir sa maison, située dans le quartier sorcier de Bath. Il fut soulagé lorsqu'elle accepta. Visiblement, elle non plus ne souhaitait pas que l'idylle se termine si vite.

Si le petit jardin et la façade géorgienne en pierre taille l'avait déjà ravie, il ne put que se délecter de son sourire lorsqu'elle pénétra à l'intérieur. La maison n'avait rien de réellement ostentatoire. Bien sûr, quelques tableaux habillaient les murs et les pièces étaient vastes mais Drago avait tout fait pour se détacher du style lugubre du manoir de son enfance.

Chaque pièce était décorée avec goût et largement fleurie. Des plantes s'épanouissaient en pots et de nombreux bouquets bourgeonnaient sur les buffets et tables basses. Hermione apprécia particulièrement le salon qui était baigné d'une lumière dorée s'infiltrant aux travers des grandes baies vitrées. Il offrait une jolie vue sur le jardin, que Drago avait fait ornementé de quelques arbres fruitiers, sous lesquels il se plaisait à lire, durant l'été.

« Et tu entretiens cette immense maison tout seul, vraiment ? douta Hermione en arquant le sourcil droit.

- Je suis un adulte, Hermione, je suis capable de jeter quelques sortilèges ménagers pour garder l'intérieur propre. Mais, bien sûr, quand je reçois, je fais souvent appel à Tinky, l'elfe de ma mère. »

Devant son regard sévère, il s'empressa de rajouter :

« Mais je le rémunère ! Une mornille de l'heure, en supplément de ce que ma mère lui donne déjà. C'est plus généreux que n'importe quel autre salaire en Grande-Bretagne.

- J'espère que tu le traites convenablement, rajouta-t-elle, un peu radoucie.

- Avec le plus grand respect. Tu veux voir l'étage ? »

Elle le suivit le long de l'escalier pour trouver un petit palier autour duquel cinq portes se dressaient.

« Laisse moi deviner, suggéra-t-elle. Ici, tu as ta chambre. Là, ton dressing puis ta salle de bain. Ici peut-être un bureau.

- Et la dernière porte ? sourit-il en attendant.

- Ça, j'en ai aucune idée.

- Ouvre-là. »

Hermione s'était attendue à tout, sauf à ça. Elle avait bien remarqué le piano à queue laqué qui trônait dans la salle à manger mais pensait qu'il était là pour la décoration. L'étendue de cette pièce lui fit revoir ses à priori. Devant elle se dressait un réel orchestre.

Comme dans un musée, cinq guitares pendaient au mur dans un décor harmonieux. Il y avait aussi une batterie et un violon, posés au fond de la salle. A l'autre extrémité, un moelleux canapé et deux fauteuils étaient disposés à côté d'une vaste bibliothèque remplie de disques vinyles.

« Tu joues de la musique ? s'étonna-t-elle en le regardant, la bouche béante.

- Oui, Madame !

- Mais… oh ben ça alors ! Ça fait longtemps que tu joues ?

- Depuis toujours. J'ai commencé très jeune avec le piano et puis, la guitare a suivi. J'ai tout arrêté à partir de ma sixième année, pour des raisons plutôt évidentes, maugréa-t-il. Mais je m'y suis remis lorsque j'ai acheté cette maison il y a quoi… Dix ou douze ans maintenant ?

- Et tu sais aussi jouer du violon ?

- Très mal, c'est plutôt un désastre à entendre. Mais je m'y essaye, j'ai des périodes. Ouvre le placard, à ta droite.

- Tu as cambriolé l'orchestre philharmonique de Londres ou quoi ?

- Non, pas encore, rit-il.

- Donc tu joues du piano, de la guitare, de la batterie, du violon et maintenant des cuivres. Y-a-t-il quelque chose que tu ne saches pas faire ?

- Si on reste sur la musique, je n'ai jamais essayé la harpe, ni la contrebasse. Sinon, je dois avouer que je sais tout faire, toutes disciplines confondues, dit-il d'un air pompeux avant de se mettre à rire.

- Je suis impressionnée, souffla-t-elle en se laissant tomber dans un canapé. Tu veux bien me jouer quelque chose ? demanda-t-elle avec un sourire angélique.

- Oui, si tu veux. »

Drago hocha la tête et agita sa baguette pour révéler un petit bar, caché derrière une porte en bois. Il sortit une bièraubeurre qu'il lui tendit avant de décrocher sa guitare folk du mur pour s'asseoir en face d'elle.

« Tu as carrément un bar dans ta salle de musique, c'est incroyable, rit-elle en buvant une gorgée.

- Les gars et moi avons souvent soif lorsque nous répétons, dit-il en haussant les épaules.

- Les gars ?

- Oui, on a un petit groupe où on joue, de temps en temps, pour passer le temps.

- Avec Blaise et Théodore ?

- Tu parles, rit-il. Ces deux-là n'ont absolument aucun sens du rythme, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Non, ce sont des collègues et quelques amis éloignés. Nous sommes six quand on se réunit au complet.

- Et tu joues quel instrument ?

- Principalement de la guitare. »

Hermione semblait ne pas parvenir à y croire et tapa frénétiquement dans ses mains pour l'encourager à commencer.

Il vérifia d'abord que sa guitare était bien accordée avant de commencer à gratter les cordes dans une douce mélodie. Sans quitter Hermione des yeux, il se mit à commencer à chanter, voyant son regard s'étonner plus encore et ses lèvres s'étirer dans un large sourire.

A travers sa musique, il raconta ses moments de doute et de solitude, l'attente qui lui broyait les nerfs après son inscription et enfin la joie et l'impatience de savoir qu'il allait enfin pouvoir épouser la femme de sa vie.

Hermione avait les yeux pétillants d'émotion. Fier de sa surprise, il lui adressa le plus doux des sourires avant de finalement reposer sa guitare à côté de lui.

« Oh mon dieu… je… Drago… je n'ai pas les mots, sourit-elle en secouant la tête, complètement abasourdie. C'est toi qui a écrit ça ?

- Hum hum, répondit-il en hochant la tête.

- Wahoo… souffla-t-elle. Je dois avouer que plus les minutes passent, plus je me dis que refuser de t'épouser aurait été la plus grande erreur de ma vie. »

Si Drago avait réussi à la toucher avec sa chanson, il n'aurait pas pu être plus heureux qu'après avoir entendu ses mots. Hermione ne regrettait pas.

Lui même, bien qu'il n'aurait jamais imaginé la trouver devant l'autel était pourtant entièrement convaincu du bien fondé de son choix. Hermione était une personne incroyable qu'il s'impatientait d'apprendre à connaître, de jour en jour.

Elle lui révéla qu'elle avait longtemps pratiqué le piano, elle aussi, durant l'enfance et Drago lui proposa de l'initier à la guitare. Ses débuts, bien que tâtonnants étaient prometteurs et Drago se faisait en joie de la tenir tout contre lui pour l'aider à placer correctement ses doigts sur le manche.

Lorsqu'ils sortirent enfin de la pièce, la nuit était déjà tombée sur Bath et Drago craignit qu'Hermione ne souhaite rentrer chez elle. Voyant qu'elle ne laissait rien entendre en ce sens, il lui proposa de prendre un apéritif, puis de rester dîner.

Ils cuisinèrent ensemble et Hermione, maladroite, recouvrit le sol de farine. Si Drago était plutôt du genre maniaque, il préféra rire de ses déboires et la laisser nettoyer en l'embêtant. Une complicité commençait à se créer entre eux et lorsque Hermione lui proposa d'aller visiter son appartement le lendemain, il fut pris d'un énorme soulagement. Elle ne voulait pas le quitter de si tôt.

Plus tard dans la soirée, il eut la joie de lui faire visiter la chambre, comme il se doit, avant de s'endormir en la serrant contre lui.

La découverte du mouchoir de poche où logeait Hermione fut bien plus rapide qu'il ne l'aurait cru. Il comprenait mieux pourquoi elle s'extasiait autant devant l'étendue de sa maison, pourtant de taille moyenne.

L'appartement d'Hermione ne comprenait que deux pièces, désespérément trop exiguës pour contenir tous ses meubles et sa quantité astronomique de livres.

« Tu sais, il reste de la place sur les étagères de la bibliothèque qui est dans mon bureau, proposa Drago d'une voix qui voulait en dire plus.

- Pour l'instant, mes livres sont très bien ici, répondit-elle sur le même ton. Ils ont tout le temps de voir s'ils préféreraient, dans le futur, la compagnie des tiens. »

Drago ne releva pas mais se contenta de hocher la tête, comprenant le message. Après tout, Hermione n'avait pas tort, ils avaient tout le temps de voir venir, précipiter les choses n'était pas forcément la meilleure idée.

Après avoir déjeuné, ils se rendirent chez le notaire, pour officialiser leur union. Drago ne lâcha pas la main d'Hermione, dans la salle d'attente, plus qu'heureux qu'elle n'ait pas souhaité fuir durant le week-end.

« Alors, tu as choisi quel nom tu allais prendre ? demanda-t-il en souriant, faisant celui pour qui cela n'avait pas tellement d'importance.

- Oui.

- Et donc ? insista-t-il, grillant totalement son air faussement intéressé.

- Tu verras bien, répondit-elle, mystérieuse. Tu as une préférence, peux-être ?

- Moi ? Non, pas du tout, dit-il d'une manière très peu convaincante. Tu feras comme tu voudras.

- J'espère bien ! »

Hermione lui décrocha un regard malicieux qu'il avait peur de mal interpréter. Au fond, le nom qu'elle prendrait n'avait pas grande importance. Elle resterait sa femme, quoi qu'il advienne. Il pouvait aussi largement comprendre que le nom des Malefoy, bien qu'il ait subi un vaste nettoyage, n'était pas toujours facile à porter. Mais au fond de lui, une petite voix espérait qu'elle se range de son côté. Il y voyait une forme de preuve d'engagement solennel qui, même après le mariage, la rapprocherait un peu plus de lui.

Ils finirent par entrer dans le bureau du notaire lorsqu'il les fit appeler. Après les félicitations d'usages, les jeunes mariés durent approuver le contrat de mariage et apposer les modifications qu'ils souhaitent. Enfin, après plus d'une heure de paperasses administratives des plus barbantes, le temps de la signature arriva.

Drago avait le cœur battant, se demandant ce qu'Hermione allait écrire. Et puis, il la vit courber élégamment les lettres de son écriture tout en rondeur. Et alors, un large sourire s'insinua sur ses lèvres, se rendant enfin compte que peu importe le nom, l'important était qu'elle venait de signer, faisant d'elle, officiellement et pour toujours, la femme de sa vie.

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Et voilààà !

On termine là-dessus pour les chapitres !

J'espère que vous avez aimé cette petit histoire tout en douceur.

Samedi prochain je publierai le court épilogue qui vous renseignera sur les suites de leur aventure.

Merci à tous pour vous messages d'encouragements et Merci à The White Quill pour ses conseils et sa relecture. C'est son Drago rêvé que vous voyez là, faîtes attention, je crains qu'elle ne veuille pas partager, haha !

A bientôt :)