Elisa: merci pour ton message et d'avoir commenté à chaque nouveau chapitre.
LulzimeVelioska: merci pour ton mot à chaque chapitre.
Merci à toutes celels qui sont venues jeter un oeil et qui ont pris le temps de laisser un message ou plusieurs au fil des chapitres.
Et enfin merci à ma beta adorée Delicity-Unicorn. Merci d'être à mes côtés dans cette aventure. Je t'embrasse fort ma jumelle.
Je vous laisse découvrir le dernier chapitre. Bonne lecture...
Chapitre 27
Oliver était assis sur un banc dans les couloirs du tribunal. Felicity n'en pouvait plus de le voir faire les cents pas et lui avait fait signe de s'assoir mais maintenant c'était sa jambe droite tressautait légèrement.
Oliver soupira lentement pour calmer son anxiété. Les garçons avaient finalement accepté qu'il fasse les démarches pour leur adoption et ils touchaient enfin au but. Il voulait leur bien mais égoïstement, il faisait ça aussi pour lui.
Leur accueil et leur adoption lui permettait de se prouver qu'il pouvait aimer, avoir une famille, être un homme et non pas seulement ce justicier.
Il repensa au regard de Daniel dans la ruelle sombre. Il voulait retrouver ce regard que le plus jeune avait posé sur lui et qui lui avait permis de se sentir humain à nouveau. Le pouvoir de ce regard avait repoussé l'être sans cœur qu'il pouvait être et il en avait besoin.
Felicity passa une main dans son dos et le frotta doucement pour le soutenir dans cette épreuve dont elle était certaine de l'issue favorable. Il tourna la tête vers elle et caressa son visage du regard.
Il pouvait encore être un homme comme les autres et ce qui l'aiderait était le contact avec les autres. Daniel et Thomas comptaient sur lui pour prendre soin d'eux, John et Felicity croyaient en lui et cette dernière lui permettait de ressentir encore des sentiments amoureux.
Felicity le rassura en lui rappelant qu'elle le soutenait et qu'elle croyait en lui. Il avait changé. Elle lui répétait inlassablement quand il en avait besoin qu'avoir Thomas et Daniel près de lui l'avait apaisé et l'avait aidé à laisser derrière lui une grande part de ses tourments.
Il sourit tristement en notant le calme et la confiance de Felicity. Il n'était pas aussi fort qu'elle. Il baissa la tête et elle caressa ses cheveux avec le cœur lourd. Elle savait que ce n'était pas fini, qu'il se reprochait toujours les malheurs qui arrivaient aux personnes qui l'entouraient mais elle savait aussi qu'il allait mieux. Il riait plus souvent et arrivait à laisser de côté les aspects sombres et sales des affaires de Starling City quand il passait un moment avec les garçons.
Oliver hocha la tête en l'écoutant le rassurer. Ses mots adoucissaient ses inquiétudes. Il savait tout ça, il en était conscient mais les aprioris avaient la vie dure. Il ferma les yeux pour apprécier la caresse de sa main sur sa joue quand elle attira son visage vers elle. Il ouvrit les yeux et plongea dans son regard tendre. C'était aussi grâce à elle que tout c'était aussi bien passé entre les garçons et lui. Elle leur avait apporté la douceur et l'écoute dont ils avaient eu besoin. Avant que lui-même soit capable de s'ouvrir.
Ses amis étaient passés dans la salle d'audience pour témoigner de sa vie et de la personne qu'il était. Laurel avait souligné que son idée d'accueillir les garçons ne l'avait pas persuadé que ce soit le mieux à faire mais qu'il avait bien rempli son rôle.
John avait parlé de l'évolution qu'il avait noté dans sa vie. Depuis les longues années qu'il le côtoyait, il l'avait vu évoluer dans le bon sens.
Felicity rendit compte du changement des garçons et de leur attachement fort à Oliver. Elle expliqua tout ce qu'il avait apporté aux garçons et avait conclu qu'il se comportait déjà comme leur père. Qu'il soit ou non autorisé à les adopter, ils étaient déjà ses garçons.
Oliver avait senti son cœur se gonfler d'amour pour elle puis il avait posé son regard sur Thomas et Daniel assis à côté de lui. C'était vrai, même s'il ne l'avait jamais exprimé à voix haute. Il ne leur demanderait jamais de le considérer comme leur père, il en avait eu un, mais il pourrait tenter de combler son absence.
Il tourna la tête vers Felicity quand elle serra son épaule et elle donna un coup de menton en lui précisant que quelqu'un semblait vouloir lui parler. Oliver pivota et aperçut madame Jenkins dans le couloir. Elle lui adressa un sourire, il se redressa pour la rejoindre et ils se saluèrent cordialement.
— J'ai donné un avis favorable concernant leur adoption.
Elle sourit un peu plus en voyant un léger étonnement dans son regard avant de reprendre.
— Je suis dure, et je l'ai été particulièrement avec vous j'en suis consciente.
— Je suis content que vous vous en rendiez compte, en glissant ses mains dans ses poches et avec un sourire serré.
— Je prends toujours à cœur le bien-être des enfants qui sont sous ma responsabilité. Et ces deux-là ont eu une vie plus qu'agitée et le sort a semblé s'acharner sur eux avec leur enlèvement.
— Je comprends… et je comprends aussi que vous ayez été inquiète à mon sujet, en la regardant dans les yeux. Mais j'ai changé et encore plus depuis qu'ils sont avec moi.
Madame Jenkins sourit doucement et hocha la tête. Elle était heureuse pour Thomas et Daniel. Comme rarement, un de ses dossiers avait une fin heureuse et elle était convaincu maintenant qu'Oliver Queen était fait pour accueillir ces enfants.
— Monsieur Queen. Je suis certaine que la réponse du juge sera positive. Je sais que Thomas et Daniel seront heureux avec vous et entourés de vos amis.
Et elle avait raison. Le juge rendit son verdict rapidement et Oliver avait serré Thomas et Daniel dans ses bras à cette nouvelle qui avait fait disparaitre en partie le poids sur sa poitrine. Seulement en partie car il continuerait de s'inquiéter pour eux quoi qu'il se passe.
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Thomas, debout devant l'évier de la cuisine, prépara ce dont il avait besoin. Il ne se retourna pas en reconnaissant la démarche d'Oliver.
— Ça va mon grand ? demanda-t-il en posant un baiser dans ses cheveux et une main sur son épaule.
— Et toi pa' ?
Oliver sentit son cœur se gonfler de fierté dans sa poitrine en l'entendant l'appeler ainsi même après toutes ces années.
Thomas et Daniel n'avaient pas souhaité l'appeler papa mais ils avaient eu besoin de trouver un nom qui marque leur lien et cette abréviation leur avait convenue à tous. Oliver avait une place légitime dans leur vie et il lui rappelait ainsi le rôle qu'il lui accordait.
Thomas se tourna vers lui et Oliver aperçut le biberon qu'il tenait à la main.
— Tu es un fils parfait tu le sais ? en étouffant un bâillement.
— Oui je sais, avec un clin d'œil. Et je sais aussi que si je fais attendre Mia, elle va se mettre à hurler dans la maison.
— Felicity dort encore, je comptais m'occupait de Mia, en regardant le jeune homme en train de finir de préparer le biberon qu'il secoua.
—Elle était fatiguée hier et tu devrais profiter de te reposer aussi, je m'occupe de Mia ce matin, en testant la température du liquide sur sa main.
— C'est ce que je dis. Un fils et un grand frère parfait, en lui donnant une accolade pour le serrer contre lui.
Oliver le libéra et Thomas se rendit auprès de sa sœur, couchée dans son petit lit et déjà réveillée. Il la prit dans ses bras et lui donna son biberon en laissant son esprit vagabonder.
Un psy dirait surement qu'il s'occupait autant de Mia car son petit frère sur qui il avait veillé toute sa vie n'était plus là mais ce n'était pas ça. Pas totalement en tout cas.
Il était vrai que Daniel lui manquait. Il avait décidé de partir faire des études dans une autre ville. Entre ses cours et ses activités, il avait peu de temps pour rentrer et venir les voir et cette séparation avait été autant difficile pour lui que pour Oliver. Ce dernier se faisait toujours du souci pour eux en craignant que ses activités ne les mettent en danger, et lui avait perdu la seule personne avec qui il avait partagé toute sa vie.
Il aurait pu partir faire des études dans une université lointaine lui aussi mais il avait besoin de rester près d'Oliver et Felicity. Il avait vécu le décès de leur mère et l'abandon de leur père de plein fouet et il avait besoin de la présence de sa nouvelle famille pour se construire et garder sa stabilité. Il avait besoin d'un cocon.
Il leva la tête en percevant un mouvement et aperçut Felicity dans l'encadrement de la porte.
— Vous êtes adorables tous les deux, dit-elle avec un sourire attendrit.
Elle s'approcha, posa un baiser sur le front de Thomas et se baissa pour en faire de même avec sa fille.
— Tu veux que je prenne la suite, proposa-t-elle mais il secoua la tête négativement. Alors je vais profiter de boire mon café au calme.
Elle se tourna pour prendre la direction de la cuisine et retrouver Oliver mais Thomas l'arrêta.
— Tu crois que je serais capable d'être un bon père ?
Felicity se tourna vers lui, surprise par cette question et se rapprocha de lui en fronçant légèrement les sourcils.
— Bien sûr. Rien qu'à voir la façon dont tu t'occupes de Mia, en passant une main dans ses cheveux. Il hocha la tête et attendit qu'il poursuive alors qu'il semblait réfléchir.
— Je n'ai pas eu un bon exemple mais Oliver m'a montré ce que ça faisait d'avoir un père présent et aimant. Et toi aussi, se dépécha-t-il d'ajouter et elle sourit, touchée. Mais peut-être que je suis comme lui..., sa voix s'infléchissant, inquiet.
— Hé mon grand, en s'asseyant sur le bras du fauteuil pour passer un bras sur ses épaules. Il berçait lentement Mia qui commençait à s'agiter. Elle posa une main sur sa joue et il leva le visage vers Felicity. Être un bon parent c'est difficile et c'est normal. On sait jamais trop ce qu'on fait. Tu as vécu des expériences marquantes et je pense que tu es assez bien placé pour savoir ce qui est convenable de faire. Personne n'est parfait mais tu as encore le temps d'y penser. A moins que..., en soulevant un sourcil interrogatif.
— Oh non! s'exclama-t-il en comprenant sa question silencieuse.
Felicity se mit à rire doucement, soulagée par son air effrayé à cette idée.
— J'aime bien Judith. Mais c'est peut-être un peu tôt.
— Non. Pas de plans de ce genre prévu.
— OK. Ça ne me ferait rien mais je ne sais pas si Oliver est déjà prêt à être grand-père, en riant.
Elle lui fit un câlin en le regardant prendre soin de sa petite sœur avant de retrouver Oliver à la cuisine qui était en train de préparer le petit-déjeuner. Elle se plaqua contre son dos en la prenant dans ses bras, posa un baiser sur son omoplate et nicha son visage contre son vêtement pour se plonger dans son odeur.
— J'aime ces matinées, murmura-t-elle en se laissant peser contre lui.
Oliver se tourna entre ses bras quand elle relâcha légèrement sa prise et déposa un baiser sur ses lèvres.
— Pourquoi cette constatation ? Bien que je sois totalement d'accord avec toi. Il passa ses bras dans son dos et la serra contre lui sans perdre son regard.
— On a une famille parfaite, avec un sourire épanoui. Danny est sur le point de rentrer pour les vacances, Mia est un amour et Thomas... grandit.
Il pencha la tête sur le côté en fronçant légèrement les sourcils et elle caressa sa joue.
— Tu peux être plus précise ? en plissant les yeux. On a déjà eu la conversation sur l'importance de respecter les femmes et de se protéger. Et j'ai assez été mal à l'aise pour ne pas vouloir revivre l'expérience, d'un air amusé. Je me suis occupé de Thomas et de Daniel avant qu'il parte, toi tu te chargeras de Mia.
— Je crois que ça sent le brûlé..., dit-elle innocemment pour éviter de répondre et sauver leur petit-déjeuner.
Felicity se recula et Oliver se retourna vivement pour décoller le pancake qui était en train de noircir dans la poêle.
Thomas entra dans la cuisine et observa Oliver et Felicity en train de se chamailler. Oliver passa un bras autour de la taille de sa femme et l'attira à lui d'un geste puissant. Le jeune homme sourit et tourna son visage vers Mia qui le regardait avec de grands yeux curieux.
— Nos parents sont intenables, lui murmura-t-il.
La petite fille donna l'impression de comprendre ce qu'il venait de dire en gazouillant avant de regarder ses parents et d'éclater de rire.
Oliver et Felicity se tournèrent vers leurs enfants. Thomas nota le sourire heureux d'Oliver et s'approcha pour les aider à préparer le petit-déjeuner.
Il appréciait ces moments où Oliver était aussi léger, ça le rassurait. Ça voulait dire qu'il n'y avait aucun problème en ville.
Il se souvenait encore de sa colère quand il l'avait surpris à travailler sur une de leur mission. Aucun de ses amis justiciers ne lui avait donné d'information mais il était tombé sur des documents sur l'écran de Felicity et il avait fait son enquête. Ils s'étaient disputés pour la seule et unique fois. Oliver n'avait rien voulu entendre, il l'avait simplement consigné dans sa chambre et ils avaient passé des jours sans s'adresser la parole.
C'était Oliver qui avait fait le premier pas. Surement sous l'insistance de Felicity pensait-il. Ils avaient eu une conversation posée, ils aveint pris le temps de parler et de s'écouter et il avait été touché par la crainte qu'Oliver avait manifesté.
Thomas comprenait pourquoi Oliver refusait qu'il fasse parti de l'équipe, il craignait qui lui arrive quelque chose, qu'il soit blessé ou pire. Il avait pris le temps de lui expliquer en lui rappelant qu'il leur avait donné les armes pour se défendre car il ne pouvait pas leur promettre que personne ne s'en prendrait jamais à eux mais il ne voulait pas qu'ils se mettent en danger par choix.
Cette conversation avait également eu le mérite de lui faire prendre conscience de la raison de cette volonté d'aider l'équipe. Il avait toujours tenté de montrer à son père qu'il était à la hauteur et il avait voulu faire la même chose avec Oliver. Il cherchait son respect, son approbation et faire ce pourquoi il se battait en était le meilleur moyen.
Mais Oliver n'avait pas besoin de ça pour être fier de lui et il lui répétait tous les jours.
Felicity attrapa Mia qui lui tendait les bras et Thomas rejoignit Oliver devant les fourneaux. Le jeune homme sentit son regard se poser sur lui et sourit en coin.
— Felicity t'a parlé ?
— Elle a seulement dit que tu grandissais..., en le regardant sérieusement. Mais je ne sais pas ce qu'elle entendait par là. Il reporta son attention sur la pâte en train de cuire avant de lui jeter un nouveau regard. Ça va ?
— Oui. Je sais que vous vous dites tout. Oliver attendit qu'il continue mais Thomas semblait perdu dans ses pensées.
— Tu veux en parler ?
— Pas maintenant. Danny va arriver et on aura le temps d'en parler plus tard.
Oliver regarda avec sérieux et le jeune homme lui assura qu'il n'y avait rien de grave. Il préférait seulement profiter de son frère pendant qu'il était de retour chez eux et ils auraient cette conversation plus tard. Il acquiesça et se retourna en entendant un bruit.
Daniel venait d'apparaitre et semblait trainer sa carcasse. Oliver avait encore du mal à le reconnaitre. Il avait grandi et depuis qu'il avait intégré son collège en devenant interne, il s'était passionné pour le sport. Il avait changé mais il n'avait pas encore perdu quelques traits de son visage enfantin.
Daniel donna une longue accolade à son frère qui lui rendit puis à Oliver avant d'embrasser Felicity et de prendre Mia dans ses bras qui criait pour le réclamer. Les garçons n'étaient plus ensemble vingt-quatre heures sur vingt-quatre mais ils étaient toujours aussi proches.
Oliver regarda ce tableau touchant. Sa famille était rassemblée. Ça avait été difficile pour Thomas de voir son petit frère partir mais il l'avait encouragé et ils profitaient de tous les moments quand il rentrait.
Pour Daniel ça avait sans doute été aussi difficile mais il avait eu besoin de se forger loin d'eux et Oliver le comprenait. Il avait fini par se sentir étouffer et avait eu besoin de s'émanciper alors que son grand frère et lui-même veillaient sur lui sans arrêt.
Ils étaient maintenant tous les cinq à table. Felicity s'amusait avec Mia sans perdre une miette des histoires de Danny qui leur racontait avec détails et enthousiasme ses cours et ses séances d'entrainement, Thomas l'écoutait avec attention et Felicity jeta un regard amusé et attendrit à Oliver. Il observait sa famille rire et parler fort. Il avait autour de lui tout ce dont il avait toujours eu besoin.
Oliver avait toujours tenté de sauver ceux à qui il tenait et quand il échouait il portait leur souvenir lié à une rancœur qui avait pris de plus en plus de place au fil du temps. Il avait été capable de cruauté, ça l'avait horrifié et ça l'avait fait se sentir encore plus indigne d'être aimé. Il s'était détesté pour ça mais il avait fait ce qu'il fallait pour rester en vie et sauver ceux à qui il tenait.
Thomas et Daniel l'avaient sauvé. Les accueillir lui avait permis de se prouver qu'il pouvait aimer et en acceptant leur adoption, ils lui prouvaient qu'il pouvait avoir une famille, être un homme et pas seulement un justicier.
La famille n'était pas une entité qui se limitait aux liens du sang. Il le savait depuis longtemps et il était fier que cette fois ce lien se forge dans l'amour.
Même au plus profond de la nuit, il y avait toujours une étincelle de clarté et il n'était jamais trop tard pour la trouver.
J'espère que cette fin en happy end vous aura plu. Merci encore pour m'avoir suivi jusque là. Je quitte avec regrets Thomas et Daniel. Je crée rarement des OC mais je me suis fortement attachée à ces deux gamins.
Je n'ai pas d'autres fiction en attendant mais j'aurais un OS à vous partager bientôt...
Je vous embrasse fort.
