Bonjour à tous,
à l'occasion des fêtes qui se profilent j'ai eu pour idée d'écrire un petit One Shot (se découpant en plusieurs parties) UA, sur le pairing NaruSasu. C'est un récit court, avec pour intrigue principale la rencontre entre nos deux héros, quelque chose d'assez léger et romantique en somme. Attention, cependant je préfère prévenir qu'il y aura des lemons et que je classe donc le récit en raiting "M". J'espère que cette petite histoire vous plaira! N'hésitez pas à me faire part de vos retours, cela serait très encourageant pour moi !
Je reposte cette histoire car grâce a vos reviews je me suis rendu compte que le site avait tendance à couper certaines phrases ou traduire des mots anglais en français sans que je ne comprenne trop comment : pourtant sur mon document initial il n'y avait pas autant de fautes. Je suis vraiment désolée en tout cas ! Merci à "lesaccrodelamerceri" et "ShannaRya" qui me l"on fait remarquer 3 je vais donc reprendre pas à pas en espérant que cette fois le site ne modiefira pas mon texte !
Bonnes fêtes à tous!
Ps : il s'agit bien d'une histoire HommexHomme donc ceux que cela incommoderaient... Bah passez votre chemin !
Lina !
Neige Nocturne.
«Et tes yeux criaient».
Disclaimer: Ces personnages ne sont pas à moi, mais vu la fin du manga, ils ont dû l'être!
* Le morceau dont il est question dans cet écrit est celui de Kyle Landry au piano «Howl's Moving Castle Theme». Il est à mes yeux de toute beauté et je vous le conseille vivement (écoutez le lors de moments j'en fais mention ici il s'intitule «Neige») *
Prologue.
Minato caressa d'une main agile les touches blanches de son piano. Il suspendit ses doigts un instant dans le vide. Il n'y croyait presque pas. C'était bien trop beau pour être vrai. Il était à Paris, dans une salle de concert prestigieuse.
A ses côtés, sa tourneuse de page, son grand amour, la mère de son fils, sa femme, Kushina, lui adressa un sourire chaleureux. Il avait le trac. Son rêve se tenait là, sous ses doigts. Il posa enfin ses deux mains sur le clavier d'ivoire. Et les notes s'élevèrent, pures, mélodieuses. Sa musique, celle qu'il avait composée s'élevait dans la vaste salle. Il ferma les yeux, acceptent cette sensation le griser. Puis il les rouvrit et contempla les sièges remplis face à lui, ces centaines de paires d'yeux luisant dans l'obscurité braqués en direction de la scène. Lui, sous le feu des projecteurs, lui et son Art. Son Art qui avait su s'affranchir des frontières de son esprit, qui avait su voyager jusqu'en outremer, son Art qui avait touché des millions d'autres êtres humains.
A quarante-trois ans, il était un homme comblé. A quarante-trois ans, il achevait sa première tournée européenne dans la ville lumière… Cette ville qui les avait fait rêver des années durant, lui et son épouse. Il lui avait juré, deux décennies avant, qu'il l'emmènerait un jour voir la tour Effel. Manger des croissants dans un petit café simple mais chaleureux, et qu'ils se promèneraient sur les bords de Seine. Et voilà aujourd'hui, il y était. Dans cette ville si romantique, avec la femme de sa vie, avec son piano et sa musique.
Il aurait tant aimé que Naruto puisse être au premier rang, comme souvent était petit, à lui lancer des regards émerveillés.
Parfois durant l'entracte, Jiraya emmenait le petit garçon blond jusque sur la scène. Kushina l'attrapait tout contre elle, le faisant tournoyer au-dessus de sa tête, le faisant rire aux éclats, puis elle le fourrait d'autorité sur les genoux de son père. Et lui prenait les petites mains dans les siennes. Et faisait pianoter l'enfant qui tournait sa bouille remplie de fierté vers lui, ses cheveux blonds et aériens, si semblable aux siens, venaient se frotter contre son menton, le chatouillant agréablement…
A ces souvenirs, Minato sentit son cœur se gonfler d'un amour sans nom. D'un geste léger et puissant, il fit passer ce sentiment jusque dans son jeu, dans des arpèges époustouflants. Oui, il aurait tant aimé que son fils soit là lui aussi. A pouvoir encourager depuis son siège. Mais son fils avait bel et bien saisir et bien qu'il les ait suppliés de l'emmener durant leur tour d'Europe, ils n'avaient pu accepter. Après tout, il n'avait jamais eu d'excellents résultats scolaires et c'était une année charnière, il ne pouvait manquer autant de cours. Puis, il aurait toute la vie devant lui pour découvrir le monde. Il l'emmènerait une prochaine fois.
Le concert avait été une véritable réussite. Il avait d'ailleurs joué plusieurs morceaux en plus face aux rappels enthousiastes du public. Un sourire flottait sur ses lèvres. Il posa ses yeux sur les nombreux bouquets de fleurs disposés dans sa loge, humant leur parfum entêtant. Ce soir, il emmènerait sa femme dans un petit restaurant de Montmartre, simple mais charmant.
Kushina passa ses bras autour de sa taille, enfouissant son visage contre sa nuque, le tirant de ses pensées.
«On y va? »Murmura-t-elle.
Le compositeur acquiesça et le couple se dirigea vers la sortie.
Ils marchaient main dans la main, profitant de l'air frais qui balayait leur visage. Leurs yeux ne ratant rien de chaque nouveauté qui s'offrait à eux dans ce paysage inconnu. Les lumières de la ville embellissaient la nuit.
Dans leur contemplation, ils ne virent pas la silhouette qui les suivait depuis leur sortie du bâtiment. Ils ne virent pas l'éclat de folie qui agitait les pupilles de l'homme aux cheveux gris qui les filait.
Ce n'est que quand une voix les appela qu'ils tournèrent la tête
«Namikaze! »
C'est alors qu'ils le virent. Qu'ils le reconnurent. Cet étrange jeune homme qui assistait depuis plus d'une année à chacune des représentations du pianiste, qui lui avait envoyé plusieurs lettres passionnées, et avait même trouvé leur ligne de téléphone, les poussant à changer de numéros plusieurs fois. C'était de toute évidence un fanatique instable. Comment avait-il pu les retrouver jusqu'ici? Le couple se regarda avec effroi, la plainte qu'ils avaient proposé quelques mois plus tôt n'avait donc pas eu l'effet escompté…
Puis tout se passa très vite.
L'homme empoigna quelque chose qu'il tenait contre lui et rapide comme l'éclair, se retrouva sur eux. Braquant Minato d'un révolver.
«Tu croyais pouvoir m'ignorer Namikaze, poursuivit leur agresseur, me rejeter, hein? »
Sa voix tremblait, elle ressemblait presque à un sanglot, à une supplique. Minato tentait de réfléchir, de comprendre ce qui se passait. La seule certitude qui le traversa, c'était qu'un métal froid s'enfonçait douloureusement dans sa tempe. Le canon d'une arme. Soudain, Kushina hurla. Dans un élan rapide, elle se rua sur le fou furieux qui menaçait son époux.
Minato aurait voulu l'en empêcher, lui dire de ne pas faire un son. De se faire la plus petite possible. Mais c'était peine perdue, sa femme avait toujours été une tête brulée. Et il entendit plus qu'il ne vit, après tout il était musicien, ce son terrible. Cette déflagration féroce, puis ce bruit sourd de chute : l'homme venait de tuer d'une seule balle sa femme… Son amour de toujours. Elle gisait désormais devant lui, inerte. Une grande flaque rouge se mit à couler de la chevelure chérie. Comment le Monde avait-il pu changer de face si brutalement ?
Le reste s'enchaina avec une vitesse irréelle. L'assassin de Kushina poussa un juron, il paniquait. D'une main tremblante, il braqua à nouveau son arme sur le compositeur, tout contre son cœur. Minato n'eut pas le temps d'agir. Il n'eut que le temps de penser « Heureusement que Naruto n'est pas là. Mon Dieu veillez sur lui». Puis, Minato Namikaze eut la sensation d'être traversé par un choc puissant, un choc qu'il n'avait jamais connu et qui le déchira. Il en fut stupéfait. Ses pupilles bleus s'écarquillèrent sous la surprise. Il voulut lutter. D'ailleurs, le temps parut se suspendre un instant. Il lui sembla flotter entre deux dimensions. Mais le corps humain à ses limites que même la plus féroce volonté ne peut surpasser. Et Minato Namikaze s'éteint dans un dernier soupir. Et sa dernière pensée fut pour son fils: ce fils qui serait dorénavant orphelin. Ce fils qu'il abandonnait. Ce fils qu'il aurait tant voulu voir devenir un homme. Ce fils qui, grâce à Dieu, était à des milliers de kilomètres de ce champ de bataille. Oui, son fils était en sécurité, son fils était en vie.
Et cette certitude lui permit de sombrer avec moins de douleur.
