1er décembre, ouverture de la première case de votre calendrier de l'avent ! Qui a un calendrier au chocolat, par ici ? Avouez-nous tout ! Ici, pas de chocolat, voici un calendrier de l'avent garanti sans sucre ! Pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous connaissez déjà le principe de mes fictions calendrier de l'avent. Pour les autres… Rien de plus simple !

Pour la sixième année consécutive, je poste une fiction de Noël : un chapitre par jour ! Attention, je n'ai aucun chapitre d'avance, c'est donc pour moi un véritable exercice ! En échange de mon chapitre quotidien, à vous, en retour, de me poster une review par jour. Je pense que ça vous prendra toujours moins de temps que je n'en mets à écrire un chapitre, et … ça me ferait vraiment plaisir !

Pas d'intrigue trop complexe, ni de chapitre à rallonge, le but est de se retrouver tous les jours autour d'un chapitre de cette fiction pleine de mignonneries et de magie de Noël ! Ai-je oublié de préciser que c'est une Dramione ? Pour ceux qui en sont friands, je vous invite à découvrir toutes mes fictions !

Je crois qu'on a tous besoin, à ces temps de pandémie, d'un peu de douceur et de magie de Noël, peut-être plus que d'habitude. C'est mon cas !

Sur ce, je vous souhaite une excellente lecture !


Hermione Granger avait décidé qu'elle n'aimait pas Noël. Ou plus exactement, elle avait décidé qu'elle n'aimait plus Noël. Chose étrange, au demeurant, quand on savait que chaque année, c'était elle qui décorait son sapin la première parmi son groupe d'amis. Mais cette année était différente, car elle s'achevait sur une bien triste note dont elle se serait passée bien volontiers. En effet, cette année-là, si Hermione n'avait pas le cœur à la fête, c'était parce que celui-ci avait été brisé. Emietté, était le terme le plus approprié. Après trois belles années de romance passionnée et passionnante, Justin Finch-Fletchley avait mis un terme à leur relation. Ou plutôt, avait-il était obligé de le faire quand sa dulcinée l'avait surpris dans les bras d'une Daphnée Greengrass échevelée à moitié nue. Ainsi, c'était célibataire qu'Hermione terminerait cette année, et rien au monde ne semblait pouvoir lui remonter le moral. Encore moins les fêtes de fin d'année.

Et en attendant que l'euphorie de la période féérique qu'était Noël se termine, Hermione broyait du noir, poursuivant une routine bien rodée qui n'aurait su supporter le moindre écart de conduite. Ainsi, tous les matins depuis trois mois, Hermione sortait de son lit, se servait un thé brûlant sans adresser la parole à ses deux colocataires, Pansy Parkinson et Luna Lovegood, s'habillait, partait pour Pré-au-Lard où elle tenait depuis plus d'un an une petite librairie. Elle y passait la journée, au milieu de ses amis les livres et de quelques clients souriants et sympathiques, loin des paillettes et du tumultes du département de la Justice qu'elle avait décidé de quitter voilà de cela deux ans.

Le soir, elle rentrait dans la jolie maison qu'elle partageait avec ses deux amies, prenait la peine de dîner avec elles tout en restant silencieuses, puis, après une douche rapide, s'allongeait dans le noir pour mieux ruminer l'échec qu'était sa vie. Personne ne la reconnaissait. Où était passée la pétillante et si souriante Hermione Granger ? Qui aurait pensé un seul instant qu'une histoire d'amour aurait eu raison de sa personnalité si optimiste ? Alors bien sûr, Ron et Harry avaient aimablement proposé d'aller toucher deux mots à Justin. Blaise Zabini avait même envisagé de lui coller son poing dans la figure, mais Hermione avait refusé, jugeant que ses amis valaient bien mieux que cela.

C'était le dernier jour du mois de novembre, et il faisait un froid à vous glacer le sang. La neige avait commencé à tomber quelques jours plutôt, recouvrant le pays tout entier d'un épais manteau scintillant et immaculé. Comme à son habitude, Hermione avait passé la journée dans sa librairie. Bien trop peu de clients avaient bravé le froid pour venir lui acheter quelques livres, ce qui n'améliora pas son humeur déjà morose. Quand elle décida de fermer boutique et de rentrer se mettre au chaud ce soir-là, elle ne s'était pas attendue à trouver ses deux colocataires faire le pied de grue en l'attendant dans le salon.

─ Ah, te voilà enfin ! s'exclama Pansy d'une voix forte quand Hermione passe le pas de la porte.

─ J'ignorais que tu m'attendais, Pans', grogna l'intéressée en se débarrassant de ses nombreuses couches de vêtements.

─ Nous t'attendions, répliqua-t-elle en insistant sur le « nous ».

Manifestement, elle tenait à lui faire comprendre que Luna était de son côté. Mais à propos de quoi ? Hermione l'ignorait. Quand elle eut terminé de retirer son écharpe et son bonnet, Hermione croisa les bras sur sa poitrine, et attendit, silencieuse, que ses amies veuillent bien lui dire ce qui les rendait si souriantes. Car impossible de passer à côté de leur rictus jovial et … légèrement victorieux.

─ Assieds-toi, lui ordonna Pansy d'un air souverain qu'elle prenait bien trop souvent au goût d'Hermione.

Cette dernière n'eut pas le temps de protester que déjà, Pansy la prenait par le bras et la poussait doucement vers le canapé recouvert d'un enchevêtrement de couvertures toutes plus douillettes les unes que les autres. Hermione les connaissait bien pour y passer des heures le dimanche après-midi.

─ Luna et moi avons une surprise pour toi. Luna, veux-tu bien …

Luna, comme à son habitude, avait l'air rêveur et ne semblait pas du tout écouter ce qui pouvait bien se dire autour d'elle.

─ Luna ? répéta Pansy patiemment. Le cadeau.

Voilà bien une qualité qu'on aurait su deviner chez Pansy Parkinson : la patience. Pourtant, patiente, elle l'était étonnamment lorsqu'il s'agissait de Luna. Les deux jeunes femmes avaient développé un lien de sororité inattendu, les liant comme les deux doigts de la main. Depuis plusieurs années déjà, on ne voyait que très rarement l'une sans l'autre.

─ Ah ? Oui, oui, bien sûr, murmura Luna en adressant un sourire doux et mystérieux à Hermione.

Elle disparut un instant dans la cuisine, et revint avec… ce qui ressemblait à un gros coffre en bois. Elle le portait sans difficulté, ce qui laissa présager à Hermione qu'il n'était pas si lourd, malgré son volume. Mais que pouvait-il bien contenir ? Luna le posa délicatement sur la table basse, laissant à Hermione tout le loisir de le scruter avec attention. Ce qu'elle avait pris pour un coffre était en réalité un gros cube de bois, dont chaque face était divisée en quatre petits tiroirs. Il y avait donc en tout vingt-quatre tiroirs avec un gros bouton d'or en guise de poignée. C'était un bel objet, mais ça ne disait pas à Hermione pourquoi ses colocataires avaient l'air si excitées.

─ Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle finalement, d'une voix un peu lasse.

─ Ca, expliqua Pansy, c'était ton calendrier de l'avent.

─ Mon calendrier de … Quoi ? Pourquoi faire ?

Luna pouffa, tandis que Pansy jetait un regard agacé à Hermione.

─ Tu veux vraiment que je t'explique le principe d'un calendrier de l'Avent, Granger ?

─ Je sais à quoi ça sert. Ce que je ne sais pas en revanche, c'est pourquoi vous m'en offrez un ? Parce que premièrement, c'est une chose habituellement destinée aux enfants, et deuxièmement, il me semblait avoir été très claire sur mes intentions quant à Noël cette année.

─ Justement, dit Luna de sa voix douce, c'est exactement pour cette raison que tu as besoin d'un calendrier de l'avent. Et puis, ça ne t'engage pas à fêter Noël. Chaque tiroir contient un chocolat confectionné par nos soins, on s'est dit que ça te ferait du bien, d'avoir une petite gourmandise chaque jour.

─ Ca fait des semaines que tu ne manges presque plus rien, regarde toi, tu as la peau sur les os, se plaignit Pansy en la désignant d'une main presqu'accusatrice. Un chocolat par jour, crois-moi, ça te fera le plus grand bien !

Hermione croisa les bras sur sa poitrine.

─ Je sais très bien m'occuper de moi-même, je n'ai pas besoin que vous me nourrissiez.

─ Allons, Hermione, soupira Luna, ce n'est que du chocolat. Si nous voulions vraiment te nourrir convenablement, il te faudrait manger des légumes, des protéines et des féculents quotidiennement. Or, nous n'avons mis que du chocolat dans cette boîte, pas de brocoli ni de paquet de pâtes.

─ Ecoute, c'est un cadeau de notre part, tu en fais ce que tu veux. On espérait juste te remonter un peu le moral avec des petites douceurs, souffla Pansy d'un air légèrement triste.

Hermione se mordit la lèvre, elle espérait ne pas avoir trop vexé ses amies, qui malgré son caractère de cochon ces dernières semaines, avaient toujours mis un point d'honneur à lui souhaiter une bonne journée tous les matins, et à l'attendre pour le dîner chaque soir. Elle soupira et s'empara de la boîte.

─ Ce ne sont que des chocolats ? demanda-t-elle.

─ Oui, ils ont un goût différent chaque jour, dit Pansy. Luna a créé les recettes et nous les avons préparés pour toi.

─ Merci les filles. Je suppose qu'un peu de chocolat m'aidera à passer cette période de fête un peu plus … paisiblement. Bien, je vais me doucher et… je préparerai le dîner ce soir.

─ Oh, ne t'inquiète pas pour ça, je nous ai commandé des plats chinois, dit Pansy avec un sourire.

Hermione la remercia d'un signe de tête, pris son calendrier de l'avent sous le bras et se dirigea vers l'escalier pour rejoindre sa chambre à l'étage. Quand elles furent certaines de ne pas être entendues, Pansy et Luna se jetèrent un petit coup d'œil mi-complice, mi coupable.

─ Tu crois que ça va marcher ? demanda Pansy. Qu'elle va manger les chocolats ?

─ Il suffit qu'elle mange le premier pour être sûr qu'elle mange tous les autres. J'ai mis une potion d'addiction dans le premier chocolat qui est en plus son préféré : chocolat-menthe. Une fois celui-ci mangé, elle ne pourra pas s'empêcher chaque matin d'en manger un autre.

─ Bien, très bien… Est-ce que tu as noté les effets des autres chocolats ?

─ Non, mais j'ai tout ici, sourit Luna en se tapotant la tempe d'un air malicieux.

─ Ce mois de décembre promet d'être intéressant, murmura Pansy, l'air satisfait.

Et il le serait, à n'en pas douter, car nos deux malicieuses sorcières n'avaient pas lésiné sur les moyens. Hermione allait le découvrir à ses dépens, parmi les vingt-quatre chocolats glissés dans le calendrier, plusieurs d'entre eux avaient été ensorcelés. Tous étaient différents les uns des autres, et aucun n'avait le même effet. Leur but était de redonner à Hermione le goût de Noël, le goût d'aimer, mais surtout, le goût de vivre. Car Finch-Fletchley ne méritait pas qu'elle se morfonde pour lui.

Pansy et Luna n'avaient prévenu personne. Elles s'étaient mises d'accord : cela devait rester secret, car si trop de gens étaient au courant, les chances étaient trop grandes pour qu'Hermione découvre le pot-aux-roses. Non, mieux valait limiter aux têtes pensantes les détails de ce plan diabolique. En réalité, ni l'une ni l'autre ne savait réellement à quoi s'attendre, une chose était sûre cependant : le mois de décembre allait apporter son lot de surprises.


Et voilà, le décor est planté. Une Hermione au cœur brisé par un goujat, deux colocataires malicieuses, et un calendrier de l'avent qui semble … réserver à Hermione plein de surprises ! J'espère que ce premier chapitre vous a plu et surtout qu'il vous donnera envie de lire la suite !

Je vous dis à demain pour le second chapitre !