HOT SUMMER CONTEST

Titre de la fiction: Garde rapprochée

Auteur: Sweetylucie

Bêta: Hanine

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stéphenie Meyer

Je remercie Hanie pour ses merveilleux services.

Chapitre 1

« Tourne ta tête légèrement sur ta gauche » me dit le photographe qui se tenait en face de moi, un appareil photo à la main.

Je fis ce qu'il me demanda.

Je me présente, je suis Isabelle Swan, mais je préfère Bella. Je suis mannequin. Je suis né à Forks, petite ville de l'état de Washington. Mon père, Charlie, en est le shérif tandis que ma mère, Renée, est professeur des écoles. A l'âge de 20 ans, alors que j'étais à l'université, je fus repéré par un agent qui recherchait des nouveaux top model. Au début, j'avais refusé, pensant que c'était une arnaque et parce que depuis toute petite, je voulais exercer le même métier que celui de ma mère. Après avoir vérifié la véracité de l'offre et réfléchis mûrement, j'avais décidé de l'accepter. En l'espace de quatre ans, j'étais devenu l'un des mannequins les plus célèbres et demandés par les plus grands créateurs de mode.

Avec la célébrité était venu les paparazzi. Ma vie privée était exposée dans tous les journaux « people ». Je n'étais pas harcelé par les photographes mais leur présence au cours des plus simples moments de ma vie, comme faire mes courses au supermarché, faire le plein d'essence, commençait à me peser.

Un autre aspect négatif de la notoriété est que beaucoup de détraqués m'écrivent des lettres d'amour ou essayent de me rencontrer. Heureusement, j'ai une équipe de garde du corps efficaces : Sam, Quil, Embry, Paul, Mike et Jacob. Ils étaient tous très compétent, ils interceptaient toute personne inconnue, principalement des hommes, qui essayait de s'approcher trop près de moi.

Alors je ne comprenais pas pourquoi Éric Yorkie, mon agent, avait engagé un autre garde du corps. Je n'en avais pas besoin, les autres faisaient du très bon travail et je me sentais assez en sécurité. Il m'avait expliqué que c'était juste par précaution. Le nouveau devait arriver le lendemain matin.

Le reste de la séance photo se poursuivit naturellement. Avant de partir, j'enfilai mon maillot de bain. J'avais rendez-vous avec Rosalie Hale, l'une de mes meilleures amies. Elle était également mannequin et on s'était lié d'amitié lors d'un défilé de mode, ce qui est assez surprenant, car dans ce métier, les filles ne se font pas de cadeaux entre elles.

Elle était grande, blonde avec des yeux marrons et avait des formes beaucoup plus généreuses que les miennes. J'étais un peu plus petite qu'elle, brune avec des yeux marrons.

On avait décidé de se faire un après-midi plage et de profiter du soleil. C'était le début de l'été, et au vu de la chaleur actuelle, il promettait d'être chaud.

On s'était donné rendez-vous sur le sable fin de Santa Monica. Je l'aperçu, au loin, allongée sur sa serviette, entrain de bronzer tandis que les hommes aux alentours la mataient. Rosalie a toujours aimait les regards des hommes sur elle et l'effet produit sur eux. Alors que moi, bien que j'aimais énormément mon métier, être l'objet de fantasmes des hommes me gênait. Parfois, je surprenais des regards qui me déplaisaient. Pour la plupart, c'était des types qui s'imaginaient ce qu'ils allaient me faire une fois dans leur lit. Ce genre de mec me rebutait.

J'installai ma serviette sur le sable, près de mon amie, retirai mes vêtements et m'allongeai. Je me mis de la crème solaire pour me protéger du soleil qui tapait très fort cet après-midi. Je vis les hommes qui mataient Rosalie un peu plus tôt, devenir excité par mes gestes. Mon amie se releva et me passa de la crème dans le dos pour éviter que l'un de ces types vienne me proposer de le faire. Elle savait que je détestais cela. La plupart du temps, ils en profitaient pour me tripoter. Je la remerciai et m'allongeai sur le dos pour bronzer.

On parla de ce que l'on avait fait le week-end précédent. Rosalie me raconta sa dernière rencontre de samedi soir. Elle et moi étions différentes également sur ce point. Elle cumulait les histoires sans lendemain, juste du sexe, alors que pour moi, il était inimaginable que je fasse cela. Ma dernière relation sérieuse datait de deux ans, mais j'avais quand même quelques relations passagères, sans réelle importance. Mon dernier rapport sexuel avec un homme remontait à plusieurs mois et j'étais frustrée. Je comblais ce manque par des plaisirs solitaires. J'aurais pu faire comme ma meilleure amie : aller dans un bar ou en boite et repartir avec un inconnu. Mais, je ne le ferai jamais. Je n'étais pas une fille facile et Rosalie non plus.

Nous avions toutes les deux vécues une déception amoureuse. Ce qui fait que depuis, on ne voulait pas se lancer dans une relation sérieuse. Elle avait décrété que ce n'était pas une raison pour se priver de sexe. Alors de temps en temps, elle couchait avec un type dont elle ne connaissait que le prénom. Elle ne comprenait pas pourquoi je ne faisais pas comme elle, comment je faisais pour ne pas dépérir à cause du manque de sexe. Pour elle, il n'y avait pas de honte à prendre du plaisir de cette façon. Pour moi, c'était le contraire.

Pendant le reste de l'après-midi, on alterna entre bronzage tout en papotant et baignade dans l'eau fraîche de la mer. C'était divin de faire un petit tour dans l'eau après être restée un moment au soleil. C'était rafraichissant.

On se sépara à la fin de la journée et je rentrais dans la maison que j'avais achetée il y a un an. Elle n'était pas immense, juste ce qu'il fallait. Elle comportait deux chambres, une salle de bain, un salon, une cuisine et un très grand jardin avec une piscine.

Je pris un bon bain, me fis à manger, regardais un film à la télé puis allais me coucher. J'avais un autre shooting le lendemain matin.

Je me rendis à l'adresse de la séance photo et Angela, mon assistante et une autre de mes meilleures amies, m'accueillit à mon arrivée.

« Salut, Éric t'attend dans ta loge avec le nouveau garde du corps qui est, au passage, un vrai dieu grec » me prévint-elle.

« Du calme, je te rappelle que tu as un petit ami : Ben. Je ne suis pas sûre que cela lui plaise énormément que tu parles ainsi d'un autre homme. »

« Ce n'est pas parce que je suis en couple que je n'ai pas le droit d'admirer les beaux mâles. Ben fait la même chose. Quand tu verras cet Apollon, tu n'en reviendras pas. Si j'avais été célibataire, j'aurais bien tenté ma chance » me répondit-elle, ses yeux remplis d'excitation.

C'était la première fois que je la voyais ainsi. J'étais vraiment curieuse de voir la personne qu'il l'avait mise dans cet état.

« Ok, allons-y » l'informai-je, en rigolant.

Elle me conduisit à la pièce qui avait été aménagée pour devenir ma loge. Éric était débout et parlait à un type qui me tournait le dos.

« Bella, te voilà. Comment vas-tu ? » m'accueillit-il.

« Salut, je vais très bien, et toi ? »

« Pareil. Je te présente Edward Cullen » me dit-il alors que l'autre homme se retourna pour me saluer.

Je fus estomaquée. Angela ne m'avait pas menti. C'était un vrai canon. Il était grand, avait des yeux vert-émeraude dans lesquels on pouvait se perdre pendant des heures, et des cheveux bruns avec des reflets roux. Je le fixai sans prononcer un mot tellement j'étais subjuguée par sa beauté.

« Bonjour, enchanté de vous rencontrer » me dit-il d'une voix suave, interrompant ainsi ma contemplation de ce magnifique spécimen.

« Bonjour, moi de même bien que je ne vois pas l'utilité de vous avoir engagé » lui répondis-je, puis réalisant le sous-entendu, je poursuivis. « Je n'ai absolument rien contre vous et je suis sûre que vous faites très bien votre travail. Mais, j'ai déjà toute une équipe rapprochée de gardes qui me protègent très bien. Alors, je ne comprends pas pourquoi mon agent à tellement voulu vous embaucher. »

Je vis celui-ci lui jeter un coup d'œil avant d'intervenir.

« Je te l'ai déjà expliqué. C'est juste par précaution et pour augmenter l'effectif. Je ne vois pas pourquoi tu en fais tout un plat. Un garde du corps en plus ne te fera de mal, Bella. On te laisse te préparer. »

Pendant la séance, je fus déstabilisée par la présence d'Edward. Il se trouvait derrière le photographe et surveillait mes moindres faits et gestes. Sentir ses yeux si intenses sur moi me déconcentrait. J'avais hâte de terminer et de m'éloigner de lui.

Enfin, le photographe me dit qu'il avait tout ce qu'il lui fallait et que je pouvais aller me changer. Je ne me fis pas prier. Je récupérai mes vêtements et allais dire au revoir à Éric. Il m'informa qu'Edward allait me suivre le reste de la semaine pour qu'il prenne ses repères, s'habituer à mon emploi du temps et à mes amis. Je ne fus pas très ravie de cette annonce. Mais, je fis en sorte de ne pas le montrer. J'allais devoir supporter sa présence constante auprès de moi, et j'ignorais comment j'allais faire.

Nous nous rendîmes, avec Angela, à ma voiture. Il régna un silence absolu pendant le trajet. J'évitais au maximum de croiser le regard d'Edward qui s'était assis à la place de devant, juste à côté de moi. Je pouvais sentir l'odeur de son après-rasage et il sentait divinement bon.

On arriva chez moi. Il inspecta chaque pièce de ma maison, comme s'il s'attendait à trouver quelqu'un.

« Alors, comment le trouves-tu ? » me demanda mon amie pendant ce temps.

« Il a l'air d'être compétent » lui dis-je, en sachant parfaitement que j'éludais sa vraie question.

« Je te parlais de son physique » me répondit-elle avec un regard qui disait « Je ne suis pas dupe ».

« Il a la condition physique pour être un garde du corps. »

« Arrête de faire semblant de ne pas comprendre. J'ai vu comment tu le regardais à la séance photo et comment tu as évité son regard dans la voiture. Il te plaît, n'est-ce pas ? »

« Je ne vais pas te dire qu'il n'est as séduisant car ce serait un mensonge. Tu as raison, c'est un vrai canon. Mais il ne se passera rien entre lui et moi. Il travaille pour moi et tu sais parfaitement que je ne veux pas de relation sérieuse avec un homme pour le moment » lui répondis-je.

« Bella, il va falloir que tu oublies James. Cela fait deux ans. Je sais qu'il aura toujours une place dans ton cœur mais tu ne pas continuer comme cela. Tu dois passer à autre chose et aller de l'avant. C'est pour ton bien. Et puis, je n'ai jamais parlé de sortir avec lui, vous pouvez juste prendre du bon temps ensemble. Ça fait un moment que tu n'as pas couché avec quelqu'un, cela pourrait te faire du bien. »

Mais qu'est-ce qu'elles avaient toutes avec ma vie sexuelle ?

Edward nous rejoignit avant que je ne puisse lui répondre. Durant l'heure suivante, je lui décris mon planning pour les prochaines semaines à venir et lui fis la liste de mes amis. Je l'informai que ce soir, je devais me rendre à la soirée d'un créateur. Il me demanda comment il devait s'habiller : tenue classique ou normale. Je lui dis qu'un simple pantalon noir et une chemise feraient l'affaire.

Angela nous dis au revoir et nous laissa tous les deux. Il me dit qu'il s'arrêterait en chemin à son hôtel pour se changer. Je me rendis dans ma chambre pour me préparer. Je sortis une robe de mon armoire, une paire de chaussure assortie. Je ma maquillais, me coiffais et m'habillais. Au bout d'une demi-heure, j'étais prête. Je n'étais pas le genre de femme à passer trois heures dans la salle de bain à m'apprêter pour une soirée.

Je retournai dans le salon pour voir qu'il m'attendait. Il vint me rejoindre et nous partîmes en direction de ma voiture. Il me guida pour aller jusqu'à son hôtel. Nous entrâmes dans sa chambre et il fouilla dans ses valises.

« Désolé pour le désordre mais je suis arrivé hier soir et je n'ai pas eu le temps de ranger »s'excusa-t-il.

Il disparut dans la salle de bain et j'observais la pièce. Quelques minutes plus tard, il ressortit habillé d'un pantalon noir et d'une chemise bleue ciel. J'eus le souffle coupé. Il était tout simplement sublime et encore plus sexy. Je n'avais qu'une seule envie : qu'il me renverse sur le lit et qu'il me prenne come une bête.

« On peut y aller » m'informa-t-il, me ramenant à la réalité.

Le côtoyer quotidiennement allait être beaucoup plus difficile que je le pensais.

Nous arrivâmes au lieu de la réception que donnait Laura Fisher, une célèbre créatrice de mode, pour son trente-cinquième anniversaire. La plupart des personnes présentes étaient des mannequins qui avaient défilées pour elle, des stylistes et de personnalités du showbiz hollywoodien : acteurs, chanteurs, …

Je n'aimais pas trop ce genre de soirée. C'était bourré d'hypocrites. J'avais accepté de venir car Laura était l'une des créatrices avec qui j'étais assez proche et avec qui je m'entendais très bien. D'ailleurs, je lui avais montré le travail de mon amie Alice qui voulait devenir styliste, et elle l'avait embauché dans son équipe.

Heureusement donc qu'Alice et Rosalie étaient présentes ce soir. Je les trouvais dans un coin, entrain de discuter. Edward était parti me chercher à boire. En plus de sa beauté, il était un vrai gentleman !

« Salut les filles. »

« Salut. Alors comment est ton nouvel employé ? » me demanda Alice.

« Je vous laisse le découvrir par vous-même sinon vous ne me croirez pas si je... »

« Oh merde ! Les filles, matez le canon qui se dirige vers nous » me coupa Rosalie.

Je me retournai et le vis.

« Tenez » me dit-il en me tendant un Cosmopolitan (N/A : Désolé, je ne bois pas d'alcool donc je n'y connais rien).

« Merci. Je vous présente Rosalie et Alice. Les filles, voici Edward qui vient d'intégrer mon équipe de gardes rapprochés. »

Bonsoir mesdemoiselles. Je suis désolé, je ne vous ai pas apporté à boire. J'y vais de ce pas. Que désirez-vous boire ? » leur demanda-t-il poliment.

Mes amies étaient stupéfaites mais se ressaisirent rapidement et lui demandèrent la même chose que moi. Et il parti vers le bar.

« Oh mon Dieu! Mais, c'est une pure bombe ce mec. Comment cela se fait-il qu'aucune agence de mannequinat ne l'ait jamais recruté. C'est insensé ! » s'exclama Rose.

« Il a peut-être refusé leurs propositions » proposa ma deuxième amie.

« Hé bien, je n'aurais pas à chercher très longtemps ce soir. J'ai trouvé qui allait me raccompagner chez moi, si vous voyez ce que je veux dire » dit la première, avec un sourire coquin sur son visage.

Je savais pertinemment de quoi elle parlait et je fus instantanément jalouse. Je ne pouvais la laisser faire.

« Non ! » criai-je, les faisant sursautées. Voyant leur surprise et leur interrogation, je poursuivis. « Il ne me parait pas le type à coucher avec une fille différente chaque soir. Il est mon employé et je ne veux pas qu'il y ait de possible tension entre vous deux. Car, il aura eu le cœur brisé après avoir passé une nuit avec toi, et donc, il se serait imaginé une relation sérieuse avec toi. »

Elle me regarda sans rien dire puis sourit.

« Bella, pas besoin de me mentir. Il te plaît et tu veux te le garder. Je comprends parfaitement que tu es flashée sur lui » répliqua-t-elle.

« Mais, qu'est que tu racontes ? Je n'ai aucune vue sur lui » niai-je.

« A d'autres ! On a vu ta façon de le regarder. Comme tu as besoin de t'envoyer en l'air car ta dernière relation sexuelle avec un homme remonte à tellement longtemps, et que tu es mon amie, je te le laisse. Profites-en bien » répliqua-t-elle.

« Non mais tu délires! Il travaille pour moi donc nos relations seront strictement professionnelles, rien de plus. Et tu sais parfaitement que je ne veux pas de relation sérieuse pour le moment » lui dis-je, en essayant de me convaincre moi-même.

« Mais, qui te parle de quelque chose de sérieux. Moi, je te propose de prendre ton pied avec un type incroyablement sexy et qui j'en suis sûre, doit être un bon coup au lit. »

Je n'eus pas l'opportunité de lui répondre car Edward revint avec les boissons de mes amies qui le remercièrent. On passa le reste de la soirée à parler entre nous. Il resta près de nous, silencieux, écoutant notre conversation sans jamais intervenir. De temps en temps, je jetai un coup d'œil autour de nous, et à chaque fois, je voyais des femmes qui le dévoraient du regard, ce qui m'énervait.

Puis, arriva le moment de partir. Je dis au revoir à mes amies qui me souhaitèrent de passer une bonne nuit en me faisant un clin d'œil. Je raccompagnai Edward à son hôtel. Et je rentai chez moi. Je m'endormis toute seule.

Le lendemain matin, à 9hres précises, il frappa à ma porte et je le laissai entrer. Je terminai de me préparer rapidement et nous partîmes à la salle de sport. J'ignorais qu'il allait m'accompagner. Jusqu'à présent, aucun de mes autres gardes du corps ne m'y accompagnait. Je mis cela sur le compte du fait qu'il débutait avec moi et qu'il ne voulait prendre ses marques et rien ne laisser au hasard.

Pendant mes deux heures de sport, il surveilla le moindre de mes gestes et de mes déplacements ainsi que les personnes aux alentours. Si un homme voulait s'approcher de moi, il avait à faire avec lui. Son comportement était vraiment excessif, ce qui me mit dans une colère noire. Ce n'était plus de l'excès de zèle, mais de la folie. Pendant qu'il y était, pourquoi ne pas m'accompagner sous ma douche ? Bien que je n'aurais pas été contre.

Après m'être lavée et changée, je le retrouvai devant la porte des vestiaires. Je passai devant lui sans m'arrêter, me rendis à ma voiture et grimpai dedans sans lui dire un mot. Il s'assit à côté de moi et je démarrai. J'avais déjà prévu d'appeler Éric une fois que je serais chez moi pour lui faire part de mon mécontentement. Le trajet se fit en silence.

« Qu'est-ce qui vous a pris d'agir comme cela au club de sport ? Je comprends que vous voulez accomplir votre métier correctement mais là, vous avez dépassé les bornes. On aurait dit un fou furieux » lui dis-je enfin à l'intérieur de la maison.

« Mon travail est de vous protéger. Je dois anticiper toutes possibles attaques contre vous. Mon attitude a pu vous paraître excessive mais c'est comme ça que je fais, et jusqu'à présent cela m'a toujours réussi » se défendit-il.

« Si c'est votre méthode, alors cela ne va pas le faire. Vous êtes viré. »

« Vous ne pouvez pas le faire. Seul Éric Yorkie peut décider de cela » me répondit-il, impassible.

La colère monta en moi. Mais, pour qui se prenait-il pour me dire ça ?

« C'est moi votre employeur et qui donc, vous paye. Pas mon agent » répliquai-je, acerbe. « D'ailleurs, je l'appelle immédiatement pour le prévenir. »

J'attrapais mon portable et composa son numéro. Au bout de deux sonneries, il décrocha.

« Allo, c'est Bella. Je t'annonce que je viens de virer ta dernière recrue. Il avait des méthodes de travail qui ne me convenaient pas du tout » l'informai-je en colère.

« Calme-toi. J'arrive dans dix minutes et on va régler cette histoire. Mais, il est hors de question qu'il parte. »

« Je te rappelle que c'est moi la patronne et qui décide. Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire ou pas. Si je veux qu'il dégage, alors il le fera » répondis-je avant de lui raccrocher au nez.

Qu'est ce qui se passait ? Pourquoi tenait-il autant à la présence d'Edward auprès de moi ? Ils me cachaient quelque chose mais j'ignorais quoi.

En attendant son arrivée, j'allais dans ma chambre. Il fallait que je m'éloigne de lui car visiblement, en sa présence, je perdais tous mes moyens. Je posai mon sac de sport près de mon lit et m'assis sur ce dernier. Mon regard fut attiré par une enveloppe blanche posée sur mon oreiller. Je la pris et l'ouvris.

« Ma douce, aujourd'hui encore je fus éblouis par toi : ta beauté, ton rire, ton sourire, ta joie.

Je compte avec impatience les jours qui nous séparent l'un de l'autre.

Mais bientôt, nous serons ensemble pour l'éternité.

Rien ni personne ne pourra l'empêcher, mon amour. »

Après avoir lu la lettre, je poussai un cri d'horreur et de surprise. Edward arriva en courant et me demanda ce qu'il se passait. J'étais sous le choc. Pour toute réponse, je lui tendis le bout de papier, les mains tremblantes. Il le lu rapidement. Il vint s'accroupir devant moi et me saisit par les épaules.

« Ce n'est rien. Ne vous en faites pas, je suis là et il ne vous arrivera rien. »

Ses paroles parvinrent à mes oreilles mais mon esprit était ailleurs. Qui était cet homme ? Comment avait-il fais pour rentrer chez moi ? Que voulait-il dire par « nous serons ensemble pour l'éternité » ? Avait-il l'intention de me tuer ou de me kidnapper et de me garder prisonnière à vie ? Toutes ces questions se bousculèrent dans ma tête.

Je restai immobile, mes yeux fixant un point sur la moquette tandis que nous attendions tous les deux mon agent. Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte d'entrée. Je bondis pour aller l'accueillir.

« Alors explique-moi quel est le problème » dit-il une fois à l'intérieur.

« Éric, il y a plus grave… » commençai-je en tremblant de peur.

« Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi es-tu dans cet état ? » me demanda-t-il inquiet.

J'étais tellement terrorisée et encore sous le choc, qu'aucun mot ne sortit de ma bouche. Edward intervint à ma place.

« Elle en a reçu une autre. »

Sa simple phrase me pris par surprise. Je me tournai vers lui, stupéfaite.

« Comment-ça une autre ? Ce n'est pas la première ? Combien y en a-t-il ? »

« Avec celle-ci, cinq » m'avoua-t-il.

« Pourquoi n'avoir rien dit ? » lui criai-je.

« C'est moi qui lui ai ordonné de ne rien te dire. Je ne voulais pas que tu sois au courant » répliqua Éric.

« Restez avec elle, je vais faire une inspection de la maison » indiqua Edward.

« C'est pour ça que tu l'as embauché, pour arrêter ce malade ? Pourquoi tu voulais me tenir dans l'ignorance ? J'ai le droit d'être au courant. Qui a trouvé les autres lettres ? »

« Angela. Lorsqu'elle m'a montré la première il y a cinq semaines, j'ai cru que c'était juste un fan un peu dérangé. Puis, quand elle en a découvert une autre chaques semaines le mois précèdent, j'en ai parlé à Sam. Il a enquêté mais n'a rien trouvé. Alors, j'ai décidé de faire appel à quelqu'un d'autre. On m'a recommandé Edward car c'est l'un des meilleurs gardes du corps. Je lui ai dis de ne rien te dire car je ne voulais pas que tu paniques et que tu angoisses. » m'expliqua-t-il.

Celui-ci nous rejoignit.

« Il n'y aucune trace d'effraction. Quand je suis venu ce matin, j'ai vérifié que tout était bien fermé avant de partir. Donc, notre homme possède la clé de la maison. À part vous, qui a un double des clés ? » me demanda-t-il.

« Angela, c'est tout. Vous croyez que c'est quelqu'un de mon entourage ? » répondis-je, apeurée.

« Tout du moins une personne qui a eu l'opportunité et le temps de faire une copie des clés. Donc oui, je pense que c'est quelqu'un d'assez proche et dont vous ne soupçonnez pas son fort intérêt pour vous. »

Cette révélation me provoqua la nausée. Je courus le plus rapidement que je pu dans ma salle de bain avant de vomir dans les toilettes. Je sentis que l'on attrapait mes cheveux et les maintenait en l'air pendant que je vidais le contenu de mon estomac. Une fois fini, je me dirigeai vers le lavabo pour me rincer la bouche et me rafraichir. Dans le miroir, j'aperçus Edward derrière moi.

« Merci » lui dis-je simplement.

« Bella, je sais que cela doit être un choc pour vous ce que vous venez de découvrir et que vous devez être apeurée. Mais, je vous promets qu'il ne vous arrivera rien. Et pour que je vous protège au mieux, il va falloir que je vienne vivre ici » m'informa-t-il.

Oh merde ! Comment allais-je faire pour habiter sous le même toit que lui sans avoir envie de me jeter sur lui. J'avais déjà eu beaucoup de mal à me contrôler le peu de temps où l'on avait été ensemble jusqu'à présent. Mais si on devait passer tout notre temps ensemble, je ne résisterais pas à mes pulsions sexuelles.

« D'accord. Mais étant donné que l'on va être colocataire, on peut se tutoyer, non ? »

Il acquiesça.

« Je m'excuse pour mon comportement de tout à l'heure. Maintenant, je comprends ton attitude à la salle de gym. »

« Ce n'est pas grave et c'est déjà oublié » dit-il en souriant.

On sortit tous le deux pour rejoindre mon agent qui se trouvait avec Angela. Celle-ci vint me prendre dans ses bras.

« Je suis désolée de ne t'avoir rien dit mais Éric m'avait menacé de me virer si je le faisais » s'excusa-t-elle.

Je lui jetais un regard.

« Tu sais bien que je ne l'aurais jamais fait » affirma-t-il sincère.

« Je vais faire venir changer les serrures cet après-midi » m'informa Edward.

« Comment te sens-tu ? » me demanda mon amie.

Nous nous installâmes dans le salon, sur le canapé pour discuter. Ils me rassurèrent en m'affirmant que j'étais en sécurité et que mon nouveau coloc, qui indiquait au serrurier ce qu'il fallait remplacer, ne laisserait rien m'arriver.

Éric dû partir. Mon assistante et moi accompagnâmes Edward jusqu'à son hôtel pour aller récupérer ses affaires, puis on l'aida à s'installer dans la chambre d'ami qui se trouvait juste à côté de la mienne. Finalement, Angela parti en fin d'après-midi et je me retrouvais toute seule avec lui.

Pour m'occuper l'esprit, je préparai le diner que l'on mangea en silence. Puis, je regardai la télé mais je n'arrivai pas à m'enlever les mots de cette lettre. Pourquoi moi ?

Au bout d'une demi-heure, je décidai d'aller me coucher vu que je n'arrivai pas à me concentrer sur le film. Je le vis, adossé contre l'embrassure de la porte.

« Je sais que tu vis un moment assez difficile, mais tu ne dois pas le laisser prendre le dessus sur toi. Sinon, tu vas devenir folle. Ne te laisse pas t'abattre, d'accord ?»

Je hochai la tête et il m'accompagna jusqu'à ma chambre.

« Si tu veux parler ou si tu as besoin de moi, je suis juste à côté. Bonne nuit » me dit-il, avant s'en aller dans la sienne.

Cette nuit, je fis des cauchemars dans lesquels à chaque fois ce fou venait me chercher. Je me réveillai en sursaut, en criant et en sueur. La première fois, Edward avait accouru à mon chevet. Puis, il était resté auprès de moi, assis dans un fauteuil. Il me consolait et me rassurait à chaque fois.

Je me sentais coupable car à cause de moi, il passait une très mauvaise nuit. Je m'excusais. Mais, il m'affirma que cela ne le dérangeait pas. À ce moment-là, je me dis que cela allait être encore plus difficile de lui résister. Non seulement, il était hyper sexy. Mais en plus, il avait un cœur en or.

Alors ? Est-ce que vous aves aimé ? Le chapitre 2 est en correction et devrait bientôt être posté.