Cette fanfiction m'a été inspiré par la fic Harry Potter et les Reliques des Ainés, que je vous conseille si vous n'avez pas lu, et dont j'ai repris l'univers, modifié à ma guise. Pour faire court, j'ai remplacé Harry Potter par Azrine, un personnage que j'ai créé et qui fait partie d'un univers plus vaste (plus d'explication sur mon profil).
Disclaimer : la fic sera basée sur l'univers de Harry Potter, et tout ce que vous connaissez appartient soit à JK Rowling, soit à Cœur de Boudha dont l'excellente fanfiction Harry Potter et les Reliques des Ainés m'a beaucoup inspiré.
Je remercie aussi ma bêta-lectrice, Sai Fujiwara, qui a rendu cette histoire un peu plus lisible ;)
N'hésitez pas à donner votre avis
Sur ce bonne lecture,
Mina,
Chapitre 1 : Nouveau départ
La vie anglaise est des plus calme à Privet Drive, sauf peut-être au numéro quatre, où vit la famille Dursley. En effet personne ne soupçonnait que cette famille modèle cache en un terrible secret et ce depuis dix ans.
Comme tous les dimanches après-midi, Pétunia Dursley s'occupait de son sublime et ordonné jardin, cette grande femme au visage strict adorant épier les voisins avec son cou démesuré afin de s'assurer du moindre détail pouvant être exploité à son avantage.
Son mari,Vernon Dursley, était tout son opposé niveau physique : tout en rondeur. Lui adorait passer ses dimanche après-midi à s'assurer que sa voiture soit plus proche que celle du voisin et une fois que c'était fait à se détendre devant la télé en dégustant une douceur bien méritée.
Les parents Dursley était obsédé par l'image de leur famille qui devait être la famille parfaite du quartier et ce en toute circonstance. Bien évidement cela se traduisait aussi par une sanctification de leur fils unique Dudley, ... qui était sûrement l'enfant le plus gâté du monde et dont le physique tendait de plus en plus vers celui son père que celui de sa mère.
Malheureusement pour eux dans cette maison vivait aussi une autre personne ... une personne que les Dursley ne pouvaient supporter.
Dans un cagibi sous l'escalier aménagé en hâte, un jeune garçon du nom d'Azrine Mogbleer lisait à grande peine son livre de physique à l'aide des traits de lumière qui passaient via les interstices du cadre de la porte.
Cela faisait un mois et demi que l'été avait commencé et Azrine déprimait de plus en plus chaque jour. Encore un été à supporter les Dursley, à faire le ménage, ranger les affaires de toute la famille, faire le repassage ou bien encore subir les moqueries et tentative de piège de Dudley. La rentrée scolaire lui semblait tellement loin, une porte de sortie salvatrice qui serait comme toujours aussi pénible à attendre.
Azrine était un garçon de 10 ans, aux cheveux noir mi-long en bataille. Il était aussi beaucoup trop mince pour son âge à cause d'une sous-alimentation. A cause de cela ses vêtements étaient deux fois trop grands pour lui et ce même si c'était les vétements de Dudley à l'époque lointaine où il était à peu près mince.
Le trait physique qui dérangeait le plus ses tuteurs mais passionnait ses professeurs était ses yeux ressemblant à deux onyx noirs et dont le regard trahissait la présence d'un esprit vif et remarquable mais aussi mature. Ceci se voyait surtout sur ses résultats scolaires puisqu'il était toujours premier sa classe, ce qui énervait Dudley, ainsi que sur ses réactions au quotidien.
Rapidement Azrine compris qu'il avait était en quelque sorte adopté de force par les Dursley et à l'âge de 8 ans que ses parents étaient morts. Quand il avait voulu savoir comment, sa tutrice lui avait répondu que ses parents étaient morts dans un accident de voiture et qu'il ne devait plus jamais parler d'eux.
Encore aujourd'hui, Azrine se demandait pourquoi elle lui avait menti sur la raison de la mort de ses parents. Le ton paniqué couplé à une réponse rapide et totalement improvisée avait fait comprendre le message que c'était un sujet hautement tabou et depuis il n'avait jamais plus évoqué ses parents comprenant qu'il serait puni s'il recommençait cet "affront".
Malgré son jeune âge, Azrine était un garçon très intelligent bien plus mature que les enfants de son âge. Son regard sur le monde était froid et calculateur. Il cherchait déjà une porte de sortie à sa condition actuelle et ce à très long terme. Pour cela il se devait d'être doué à l'école pour au plus vite réussir et ce tout en évitant les coups tordus de Dudley et sa bande ... chose qu'il faisait avec brio manquant plusieurs fois de faire renvoyer Dudley de leur école bien que cela lui coûta de nombreuses punitions dans sa prison. Au moins à l'école il était devenu quasiment intouchable même si cela lui avait couté la possible amitié avec tous ses camarades de classes qui préférait l'éviter que subir un tabassage en règle par Dudley et sa bande.
Finalement l'heure du dîner arriva au grand déplaisir du jeune garçon. Azrine attendait patiemment qu'on vienne le chercher pour qu'il fasse encore une fois le cuisinier de service et serveur. Au moins à 10 ans, Azrine pouvait se vanter de savoir cuisiner un peu tout et n'importent quoi.
- Debout, lança Pétunia, va préparer le repas et je veux que tout soit impeccable.
Sa tutrice repartit en déverrouillant la porte du placard à balais aménagé qui servait de chambre à l'indésirable.
- Et c'est reparti, murmura Azrine avant de se lever et de rejoindre la cuisine tout équipée.
Au beau milieu du repas, concentré sur le bacon de Vernon, Azrine jura mentalement quand Dudley exigea un steak saignant supplémentaire pour le dîner.
- D'accord, répondit Azrine.
- S'il est trop saignant, je te le jette à la figure !
- Tsss, soupira Azrine en s'attelant à la tâche.
Si seulement il pouvait s'étouffer avec, ça serait une bonne chose mais bon ... si cela arrivait Vernon y verrait une tentative d'assassinat et punirait Azrine pour cela. Toutefois un élément impensable arriva au même moment : la sonnette retentit.
- Qui pouvait bien venir à cette heure-ci ? se demanda Azrine qui resta concentré sur ses cuissons.
Si quelqu'un avait été invité, les Dursley auraient passés la semaine à ranger la maison, ou plutôt, il l'aurait fait.
- Vernon ? Avons-nous invité quelqu'un ? demanda Pétunia.
- Euh, non, personne, c'est sûrement une erreur, répondit Vernon.
La sonnette retentit une fois de plus.
- Vernon ! s'exclama Pétunia paniquée.
- AZRINE ! Va voir ! cria Vernon dont la voix trahissait sa soudaine anxiété.
Azrine se dirigea vers la porte d'entrée en laissant volontiers les viandes cuir tout en s'interrogeant toujours sur qui pouvait oser venir chez les Dursley à l'improviste.
Une fois devant la porte, le jeune garçon pris une grande inspiration et l'ouvrit.
À sa grande surprise c'était une personne âgée qui était sur le pas de la porte. Un vieil homme à la longue barbe grise portant une robe bleu-grise avec un regard qui sembla scanner Azrine au rayon X au travers de ses lunettes en demi-lune. Un grand sourire apparut sur son visage lorsqu'il finit de scruter du regard Azrine comme s'il venait de s'assurer que c'était bien lui.
- Puis-je entrer, Azrine ? demanda l'intrus en souriant.
- Euh, oui répondit Azrine surpris.
Comment cet homme connaissait-il son prénom ? Il ne l'avait jamais vu avant mais lui semblait le connaître. L'instinct d'Azrine lui disait que certainement l'inconnu connaissait aussi les Dursley et qu'il obtiendrait des réponses en écoutant leur conversation. Ainsi Azrine précéda le vieux monsieur qui se dirigea vers le salon d'un lent et confiant.
L'homme arriva dans le salon et s'assit sur une des chaises libres de la table comme si de rien n'était. Azrine se mit à l'écart, dos a un mur de la pièce pour voir les visages de tout le monde afin de rien rater ... tout laissant volontairement les viandes cuir beaucoup trop. Déjà vus les visages crispés et la panique maladroitement refoulé par Vernon et Pétunia, c'était sûr que les Dursley n'étaient pas content de voir l'individu dans leur maison mais aussi qu'ils ne pouvaient rien faire pour l'empêcher d'être ici.
- Bonsoir dit poliment l'homme d'un ton amical, je suis heureux de voir que vous vous portez bien.
- Que faites-vous ici ? dit Vernon paniqué d'un ton venimeux.
- Vous ne pouvez pas nous laissez tranquille s'exclama Pétunia d'un ton encore plus assassin, nous avons déjà assez fort à faire avec …
- Je vous remercie des efforts que vous fournissez l'interrompit l'homme a la longue barbe grise calmement, mais je sais que vous redoutiez ce moment. Vu que je n'ai pas reçu de réponse d'Azrine, je me suis douté que quelque chose n'allait pas.
- On a seulement accepté de s'occuper de lui, rétorqua Vernon d'un ton mauvais, rien ne nous oblige à autoriser qu'il rejoigne votre école de dégénérés.
Là ça devenait intéressant pour Azrine qui attendait avec impatience et attention la suite.
- Vous êtes les tuteurs d'Azrine, c'est vrai, mais la décision lui revient. Azrine, appela-t-il en se tournant vers lui. Sais-tu qui je suis ?
- Non répondit Azrine, mais vous, vous me connaissez.
- En effet. Je suis Albus Dumbledore, directeur de l'école de sorcellerie Poudlard.
Azrine resta stoïque. Une part de lui pensa immédiatement que c'était une mauvaise blague mais la réaction agressive et paniquée des Dursley était réelle ce qui indiquait vraiment que le vieux monsieur n'était pas le bienvenu.
- Une école de quoi ? demanda Azrine finalement curieux.
- De sorcellerie, c'est une école spéciale pour les gens ayant des pouvoirs magiques. Tu es un sorcier Azrine, tes parents étaient des sorciers et des amis de confiance, répondit Dumbledore sans masquer la peine qu'il portait à l'évocation des parents d'Azrine.
L'évocation de ses parents piqua immédiatement la curiosité du jeune garçon. Sorcellerie ou non, piège ou non, test ou non, autant tentez le coup ... il ne voyait pas ce qu'il avait à perdre en tombant dans le panneau d'une mauvaise blague.
- Vous connaissiez mes parents ? Pouvez-vous m'en dire plus ? demanda Azrine d'un ton calme mais qui ne pouvait pas totalement cacher sa curiosité grandissante pour le vieil homme.
- Je vous interdis d'en dire plus, dit Vernon en haussant le ton, quand nous l'avons recueilli, il était hors de question qu'il …
- Vous n'avez pas à imposer ce choix à Azrine, répondit calmement Dumbledore faisant taire Vernon pour de bon. En effet j'ai connu tes parents, ils ont même été mes élèves à Poudlard. Je serais ravi de te parler d'eux en détail mais je doute que ce soit le bon moment pour cela.
Azrine resta suspicieux en entendant cela mais il comprenait que si c'était la vérité, évoquer ses parents ici n'allait pas améliorer la situation qui était déjà explosive. Toutefois il y avait une question qui pourrait bien voire si tout ceci était une vaste blague ou non.
- Comment mes parents sont-ils morts ? Demanda le jeune garçon avec assurance.
- Oh, je vois. C'est une révélation qui pourrait te faire plus de mal que de bien, mon garçon, dit calmement Dumbledore.
Le soi-disant directeur de l'école de magie observa un instant le jeune garçon. L'échange de regard silencieux durât quelques secondes au bout desquelles le vieux sourit et dit :
- Installe-toi.
Azrine pris une chaise tout en gardant à l'œil ses tuteurs dont la crainte et la colère se lisait sur leur visage, contrairement à leur fils qui ne comprenait rien à la situation et comment ses parents pouvaient se faire marcher dessus pas un simple vieux monsieur.
Une fois Azrine assis, Dumbledore se prépara à répondre à sa question dont il avait deviné le vrai but. C'était bien le fils de son père pour le directeur qui compris que le fils Mogbleer était tout aussi intelligent que son père mais bien plus mature et perspicace que les enfants de son âge.
- Azrine, avant toute chose il faut que tu saches qu'un mage noir du nom de Voldemort tenta d'instaurer sa vision du monde à tous il y a une vingtaine d'année. Lui et ses fidèles ont déclenchée une guerre dans la communauté magique ce qui comme tu le devine à provoquer d'innombrables morts dans les deux camps. A mon grand regrets tes parents donnèrent leurs vies pour défendre notre monde et te protéger. Voldemort les a traqués sans relâche et ils se sont défendus vaillamment, mais ils périrent en te protégeant.
Le directeur fit une pause pour voir la réaction mais il n'en perçu aucune. Le jeune garçon encaissa la vérité sans sourciller ... on dirait plus qu'il analysait les explications pour déceler une faille et aussi la réaction de la famille de tuteurs pour tester la véracité de la réponse.
- Toutefois malgré le sacrifice de tes parents Voldemort tenta quand même de te tuer, poursuivit Dumbledore. On ignore encore pourquoi mais son maléfice se retourna contre lui et le priva de ses pouvoirs quand il essaya de te tuer. Suite à cet incident j'ai pris la responsabilité de te confier à cette famille pour te protéger de la célébrité que tu avais gagné involontairement en réduisant à néant la plus grande menace du monde magie, car pour notre monde tu es celui qui a survécu à Voldemort.
Azrine resta stoïque de façade mais dans sa tête il était surpris, perdu et triste. C'était au-delà de toute imagination : ses parents assassinés par un mage noir qui lui-même avait perdu sa puissance en échouant à le tuer. En même temps il fallait bien un truc aussi triste et grave pour qu'il arrive dans cette famille horrible. Dans tous les cas si tout ceci n'était pas une blague et qu'il était bel et bien un sorcier, il était prêt à l'accepter ... à accepter une célébrité à son insu qu'il voyait déjà comme une mauvaise chose, mais cela lui semblait plus acceptable que de rester dans cette maison du malheur.
À l'évidence, la révélation du passé d'Azrine mit les Dursley très mal à l'aise, tous leurs mensonges balayés en quelque minutes et leur réaction trahissait la véracité des dire de Dumbledore
Pendant qu'Azrine cogitait de toutes ces révélations, Dumbledore expliqua aux Dursley qu'Azrine était déjà inscrit à Poudlard et que s'il acceptait de rejoindre l'école, il irait demain faire ses achats de rentrée avec lui. Les Dursley tentèrent de refuser, mais Dumbledore les ignora totalement en demandant à Azrine s'il voulait faire sa rentrée à Poudlard. La réponse fut sans hésitation de la part du jeune garçon ce qui fit sourire le directeur qui se leva satisfait.
- Merci encore pour votre accueil mais hélas je vais devoir vous quitter. Azrine je viendrais te chercher demain à 10 heures, annonça Dumbledore. Pétunia, Vernon, je vous remercie de votre hospitalité et vous souhaite une bonne soirée.
Sans un mot de la part des Dursley, Dumbledore se leva pour quitter la maison non sans lancer un regard amusé aux deux poêles dans lesquelles brulaient littéralement deux morceaux de viande maintenant noir. Azrine se leva à sa suite pour suivre le vieil homme dehors. Une dernière question lui brulait les lèvres ... s'il devait découvrir un autre monde, il n'avait aucune envie de le faire coincer dans cette famille.
- Monsieur, je peux vous poser une question ? demanda Azrine une fois dehors.
- Laquelle ?
- Puis-je changer de famille ?
- Pourquoi cela ? demanda Dumbledore intrigué.
- Euh … je n'aime pas les Dursley tout simplement, répondit d'instinct Azrine surpris par la question avant de développer. Ils me maltraitent et je passe mon temps à nettoyer, faire la cuisine. Si je suis vraiment orphelin et un sorcier autant grandir dans une famille qui m'acceptera moi et votre monde ... sinon aucun intérêt.
- Je comprends … J'y réfléchirais, mais ait conscience d'une chose : dans notre monde tu es célèbre, tout le monde connaît ton nom. Voudrais-tu passer d'un simple inconnu à une célébrité ?
Dumbledore sembla amusé de voir l'enfant réfléchir sérieusement à sa question. Effectivement, il était plus mature que les enfants de son âge et cela c'était vue tout le long de la soirée. La réponse ne fut pas longue à venir, mais elle surprit le vieux directeur.
- Ici je ne pourrais jamais étudier tranquille la sorcellerie si votre histoire est vraie, répondit Azrine. Surtout si je dois m'attendre à ce que votre Voldemort se venge, je ne pourrais jamais me préparer à cela dans cette famille.
- Te préparer à te défendre contre Voldemort ? demanda Dumbledore amusé et surpris.
- Il a tué mes parents et vous avez dit qu'il n'avait plus de pouvoir à cause de moi. J'en déduis qu'il n'est pas mort et qu'il y a un risque qu'il veuille se venger non ? Donc je n'aurais jamais la paix tant qu'il vivra, je me trompe ?
Cet argumentaire trouble le directeur. C'était comme une impression de déjà vue qui lui rappelait un moment passé fort douloureux. Pour le garçon découvrir le monde magique, Poudlard, ses parents et tout le reste n'étaient pas devenu un but mais des moyens pour atteindre son but : se protéger contre Voldemort.
- C'est une possibilité mon garçon mais pour le moment chasse Voldemort de ton esprit, finit par répondre Dumbledore. Tu auras fort à faire avec ta première année à Poudlard.
Se retournant sur ces mots, le directeur de Poudlard salua Azrine avant de disparaître instantanément laissant le garçon se refermer sur lui-même dès son retour dans la maison. Sans attendre la moindre remarque des Dursley, Azrine s'enferma dans son cagibi et ressassa les paroles du vieil homme : la mort de ses parents, sa célébrité, Voldemort, Sorcellerie, Poudlard ... tout ceci occupa l'esprit d'Azrine tout le reste de la soirée et une bonne partie de la nuit. Autre point important fut que personne ne lui fit de remarque après le départ de l'intrus renforçant encore plus la véracité de son histoire. Si cela était un piège jamais Dudley ou ses tuteurs ne l'auraient laisser s'isoler ainsi avec l'odeur de cramé provoqué par son abandon de poste à la cuisine.
Avant de chercher le sommeil, ce dernier se remémora encore une fois les paroles du Directeur : demain il verrait le monde sorcier, demain il serait loin des Dursley, demain … il saurait si c'était une blague ou non ... mais au moins il serait loin d'ici.
Azrine se réveilla difficilement le lendemain, tellement pressé par ce qui allait pouvait arriver aujourd'hui qu'il avait mis la moitié de la nuit à s'endormir. Quand il regarda l'heure sur la vieille montre de Dudley, il vit 9h03. Ça allait, lui restait 57 minutes pour s'habiller et déjeuner, c'était amplement suffisant.
Exceptionnellement, son placard était ouvert et quand il arriva dans la cuisine, les Dursley l'ignorèrent totalement. Il put ainsi pour la première fois de sa vie prendre ce que bon lui semblait et manger à sa faim. Confiant de cette liberté exceptionnelle il s'autorisa une douche matinale. Une fois bien réveillé par la douche et préparé, Azrine sortit de la maison et s'assit au bout du chemin pavé qui rejoignait du trottoir. Il lui restait vingt minutes à attendre, qu'il passa à lire.
- Bonjour Azrine, dit une voix familière.
En se tournant il vit Dumbledore qui avançait vers lui avec un grand sourire avec cette fois-ci une robe bleue nuit.
- Bonjour, monsieur, répondit Azrine en rangeant son livre de maths dans son sac à dos
- Tu es en avance, fit remarquer le directeur.
- J'étais impatient de partir, dit Azrine d'un ton neutre.
Bien qu'il ne le montre pas, le directeur sentit que le garçon était sur ses gardes.
- Je peux imaginer qui tu puisse avoir peur mais c'est pour cela que je t'accompagne. Au fait, Azrine, quel jour sommes-nous ?
- Euh … le mardi 26 août, répondit le garçon perplexe.
- Merci, prend ma main Azrine, dit Dumbledore en tendant sa main droite.
- Pourquoi ?
- Un tour de magie, répondit le sorcier amusé.
Azrine, intrigué, pris la main du directeur. Instantanément, il se sentit tourner à grande vitesse lui retournant l'estomac d'un coup. Sa vision se brouilla face à la rotation qui ne lui permis pas de comprendre ce qu'il se passait et il finit par fermer les yeux pour tenter de se calmer. Quand tout se calma, Azrine eut du mal à récupérer son souffle. Il lui fallut une dizaine de seconde pour se remettre totalement du choc et pour ouvrir les yeux. Quand ce fut le cas, le garçon fut totalement surpris en découvrant là où il avait atterri avec Dumbledore : une petite ruelle étroite à l'abri des regards et ce non loin d'une rue bien plus bondée que celles du Privet Drive avec tous les bruits de circulation qu'il entendait.
- Qu'est-ce que c'était monsieur ? demanda Azrine encore un peu faible.
Avec ça il n'y avait peu de doute si la sorcellerie existait ... en quelques secondes le Privet Drive avait disparu et cette ruelle était apparue ...
- Transplanage, c'est un moyen de transport des sorciers, répondit le directeur. Je dois avouer que les enfants de ton âge ont du mal à ne pas vomir dès qu'ils transplanent, mais tu es résistant.
Azrine arqua un sourcil. Dans ce cas pourquoi l'utiliser avec un enfant ? On dirait que ce n'était pas vraiment fait pour.
- Et où allons-nous ensuite ?
- Suis-moi et surtout ne t'éloigne pas.
Dumbledore sorti de la ruelle pour se rendre dans un bar nommé le « Chaudron baveur » qui se situait dans une rue non loin de la ruelle.
- Un nom tout à fait charmant, se dit Azrine qui emboîtait le pas du directeur.
À l'intérieur du bar, Azrine remarqua une foule de gens en robe similaire à celle de son guide et portant des chapeaux en tout genre ... ceci lui fit comprendre que c'était bel et bien l'habit "classique" des sorciers. Sans grande surprise tout le monde semblait connaître Dumbledore. De nombreuses personne vint à sa rencontre pour engager la conversation ou juste le saluer mais personne ne préta attention deux seconde à l'enfant qui le suivait même si certains eurent un regard intrigué suivis d'un doute avant de s'éloigner perplexe
- Ha Dumbledore, besoin de quelque chose ? demanda le barman quand Dumbledore passa enfin devant le comptoir.
- Non c'est bon Tom, répondit Dumbledore. J'accompagne simplement le jeune Azrine Mogbleer faire ses achats de rentrée.
- Azrine Mogbleer ? Le survivant ? s'exclama Tom d'une voix forte en apercevant enfin l'enfant.
Soudain, le bar devient silencieux, tout le monde sembla enfin remarquer Azrine.
- Heureuse de vous rencontrer enfin Mr Mogbleer dit une sorcière qui vient sans attendre à sa rencontre.
D'autre sorcier l'imita et rapidement un brouhaha incompréhensible se créa autour d'Azrine et de Dumbledore. Fort heureusement le directeur de Poudlard ramena le calme rapidement montrant au jeune garçon que le vieux sorcier n'était pas n'importe qui et que beaucoup de gens semblait le respecter.
Toutefois Dumbledore fit une halte auprès un sorcier avec une robe violette et un turban violet sur la tête qui fuyait le regard d'Azrine dès qu'il le croisait.
- Bonjour, professeur Quirrell, dit Dumbledore aimablement, Azrine, voici un de tes futurs professeurs. Il est chargé du cours de Défense Contre les Forces du Mal.
- Oh, bonjour, professeur dit Azrine en tendant sa main qui compris l'intérêt de l'arrêt.
- Je … Je suis heureux de vous rencontrer enfin Mogbleer, dit Quirrell en refusant la poignée de main. M … ma … ma matière ne sera que des plus faciles pour vous, je pense.
- Je ne sais pas, professeur, je ne connais encore rien en magie, répondit Azrine qui doutait des capacités de son professeur.
- Vo … Vous allez vite apprendre, j'en suis sûr, assura le professeur bégayant.
- Professeur, on va vous laisser. Azrine a besoin de faire ses achats pour la rentrée, dit Dumbledore en reprenant sa route. On se revoit à Poudlard.
Azrine suivit Dumbledore qui l'emmena dans la cour extérieure du bar en imaginant bien ce que pouvait être les cours de Défenses Contre les Forces du Mal. Son esprit oublia vite ce sujet en doutant de la destination ... il n'y avait rien dans la cour du bar ... rien du tout ... seulement un pauvre mur en brique duquel Dumbledore s'approchait.
- Pourquoi je les fascine autant ? demanda Azrine qui se doutait qu'ils allaient devoir attendre. Voldemort à juste échouer à me tuer.
- Ta victoire involontaire sur Voldemort ou son échec a mis fin à son règne de terreur. Pour eux tu es l'enfant qui a vaincu le Seigneur des Ténèbres, répondit Dumbledore d'un ton détaché. On ignore réellement ce qui s'est passé la nuit où Voldemort a tenté de te tuer et les gens préfèrent croire que tu as quelque chose qui l'as vaincu que se dire que c'est juste Voldemort qui a échoué ... c'est plus gratifiant de se dire que quelqu'un à enfin réussis à le vaincre. Maintenant, regarde et mémorise : on va accéder au Chemin de traverse, la plus grande rue commerçante de Londres pour les sorciers.
Dumbledore tapota avec sa baguette 3 briques bien précises qui firent se mouvoir les autres briques du mur de manière à faire apparaître un passage vers une immense rue cachée.
Stupéfait, Azrine s'engagea par le passage avec Dumbledore. C'était impensable qu'une telle rue puisse exister dans Londres sans que tout le monde le sache.
Pour le coup Azrine était quasiment convaincus que Dumbledore disait la vérité sur son compte et l'excitation d'Azrine grimpait de plus en plus en progressant dans la rue. Certains magasins piquèrent son intérêt comme le vendeur de baguettes magiques, la boutique de balais et la librairie.
- Heu, professeur comment je fais ? demanda Azrine en devinant le soucis numéro un de sa rentrée, les Dursley n'accepterons jamais de me payer mes fournitures.
- Je sais bien mais rassures toi, tu as de l'argent à Gringotts, la banque des sorciers, dit Dumbledore amusé par la question. Tes parents t'ont laissé de quoi subvenir à tes besoins.
Rassuré par cette nouvelle, Azrine continua à observer le Chemin de traverse mais cette fois son attention ne se portait pas sur les magasins mais sur les personnes parcourant la rue. L'observation des gens et de son environnement avait toujours était son meilleur moyen d'apprendre et de survie, donc autant le mettre à profit. Rapidement son regard fut attiré sur un groupe de personnes qui semblait avoir une altercation ... groupe qui attira aussi l'attention de Dumbledore qui ralentit le pas à l'approche de ce groupe comme pour arriver furtivement.
- De quel droit vous autorisez-vous à venir ici ? déclara un grand homme blond d'un ton hautain. Votre présence ici est le signe que le monde des sorciers est en déclin, surenchérit l'homme. Vous devriez partir avant que votre séjour ici ne finisse mal.
Aux côtés de l'homme se trouvait une grande femme habillée en noir d'une manière assez chic comme son mari et avec eux un garçon tout aussi blond que ses parents de l'âge d'Azrine qui se délectait de la scène.
- Vous nous menacez ? répondit l'homme aux cheveux brun qui ne comprenait pas la remarque. J'ai tout autant le droit que vous d'être ici, ma fille a reçu sa lettre pour Poudlard.
La femme de l'homme protégeait sa fille aux cheveux brun qui c'était réfugié derrière elle. Celle-ci était à deux doigts de pleurer. A la vue de leurs vêtements simple mais correct, Azrine compris que deux classes s'affrontait pour des raisons que Dumbledore ne semblait pas accepter car avant même qu'un des deux hommes ne puisse reprendre la discussion, le vieux sorcier se fit remarquer d'un raclement de gorge.
- Bonjour, dit calmement Dumbledore. Mr Malefoy, puis-je vous demander de présenter vos excuses à la famille Granger ? Je ne voudrais pas que de tels propos soient reportés au ministère et qu'une enquête soit menée sur votre famille. Le racisme des familles moldues était très répandu chez les partisans de Voldemort.
Le sourire malicieux du directeur fit comprendre à Azrine qu'il avait tapait exactement là où il fallait pour calmer le jeu. Mr Malefoy perdit son visage strict sous le discours de Dumbledore renforçant encore le poids qu'avait le guide d'Azrine dans le monde des sorciers.
- Tss, je n'ai pas dit mon dernier mot, déclara le père Malefoy avant de partir avec sa famille.
Une fois la famille Malefoy loin, les Granger purent souffler.
- Merci beaucoup monsieur, dit Mr Granger fortement soulagé.
- De rien, dit Dumbledore d'un ton doux, certaines familles ont encore du mal à accepter le changement. Je vois que vous avez réussis à trouver le Chemin de Traverse.
- Oui, merci de vos explications ! Nous avons été assez surpris quand Hermione a reçu sa lettre, nous étions un peu perdus, déclara le père reconnaissant. Merci encore de l'aide apporté par votre équipe, elle fut plus que bienvenue.
- C'est tout ce qu'il y a de plus normal, dit Dumbledore tout sourire.
- Si je peux me permettre, que faites-vous ici ? Je doute que vous soyez ici pour surveiller ce genre d'altercation, demanda Mr Granger qui était surpris de voir le directeur de Poudlard ici.
- En effet, j'aide le jeune Azrine Mogbleer à faire sa rentrée, dit Dumbledore.
Les parents bruns furent surpris de la réponse tout autant qu'Azrine qui ne compris pas pourquoi cela étonnait les gens. Toutefois l'évocation de son nom sembla faire sortir la jeune fille de son état de pleur qui posa son regard intrigué sur le nommé.
- Azrine Mogbleer ? Le survivant ? Je suis enchanté de votre rencontrer. Notre fille s'est renseignée un maximum sur le monde sorcier, et évidement, vous avez été étudié, dit Mr Granger amusé.
- Enchanté aussi, répondit Azrine surpris qui ne voyait pas d'un bon œil le fait d'avoir été "étudié".
- Avez-vous eu le temps de vous rendre à Gringotts ? demanda Dumbledore pour faire avancer les choses.
- Non, justement on s'y rendait quand Mr Malefoy nous as fait part de sa vision du monde, répondit Mr Granger d'un ton un peu plus amer.
- Allons-y ensemble dans ce cas, proposa Dumbledore.
- Volontiers.
Azrine se mit en arrière du groupe, laissant Dumbledore parler avec Mr et Mrs Granger de choses qui rapidement le dépassèrent. Rapidement il remarqua qu'Hermione, la jeune fille aux longs cheveux bruns qui marchait à ses côtés derrière les adultes cherchait son regard et le fuyait dès qu'il y avait un contact.
Finalement, au bout de quelques minutes, elle sembla gagner en confiance et engagea la conversation.
- Tu es donc Azrine Mogbleer ? dit Hermione.
- Oui, pourquoi ? répondit Azrine méfiant.
- J'ai lu un tas de livre sur toi, déclara Hermione d'un ton joyeux. La biographie de Biblon Tarys est sûrement la plus complète, il met tellement en avant tes parents qui…
Le changement d'attitude d'Hermione surprit Azrine, elle commença à parler des différents auteurs de livres sur lui. Puis elle parla des différents magasins ou édifices présents sur le Chemin de Traverse, et finalement elle raconta tout ce qu'elle avait pu lire sur Poudlard, un sujet qui intéressait déjà plus Azrine.
- Dis-moi tu sais dans quelle maison tu iras ? demanda Hermione
- Je ne connais même pas les maisons, répondis Azrine d'un ton neutre.
- Il y a quatre maisons et à ce qu'il paraît on y est réparti selon nos aptitudes, révéla fièrement Hermione qui semblait adorer étaler ses connaissances. Il y a Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. J'espère être à Gryffondor, il parait que c'est la meilleure maison, et toi ?
Question sans intérêt pour le jeune garçon. Savoir dans quelle classe il irait ... franchement ça lui importait peu.
- Je ne sais pas, on verra bien, répondit Azrine tout de même.
Suite à cela le silence retomba à l'arrière du groupe. Azrine finit tout de même par se demander s'il les classes made in sorcier n'avait pas des différences au niveau du programme scolaire. Si c'était le cas effectivement il faudrait choisir la plus intéressante mais bon ... il se doutait qu'il en saurait plus une fois à Poudlard.
Ses réflexions s'estompèrent quand le groupe ralentit à l'approche d'un grand bâtiment blanc : Gringotts, la banque des sorciers. Dumbledore passa la grande grille en bronze qui faisait le tour du périmètre suivi des parents Granger, Hermione et Azrine ferma la marche et ce pour arriver à une double grande porte en argent. Une étrange créature au teint sombre portant une barbe et aux longs doigts ouvrit la porte à leur approche, porte sur laquelle une plaque avec du texte gravé était visible :
Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir
Car celui qui veut prendre et ne veut pas garder,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.
- Il n'y a pas endroit plus sûr qu'ici, déclara Dumbledore en entrant dans le bâtiment, hormis Poudlard évidement. Gringotts est tenu par des gobelins, ce sont des créatures très intelligentes mais il vaut mieux éviter de négocier quoi ce que soit avec eux.
Dumbledore, Azrine et les Granger se séparèrent pour aller chacun à un comptoir, planifiant de se retrouver après.
- Bonjour, Mr Mogbleer voudrait accéder à son coffre, annonça Dumbledore en tendant une clef dorée.
- Très bien, dit le gobelin d'une voix calme et un peu cassée, Gripsec va vous accompagner.
- Et j'aimerais récupérer ce que j'ai déposé dans le coffre 713, ajouta Dumbledore.
- Hum ... Je comprends, dit le gobelin gravement.
Le gobelin du nom de Gripsec apparut pour guider Dumbledore et Azrine dans Gringotts, pendant que la réaction du gobelin à la volonté de Dumbledore de récupérer le contenu du coffre 713 intriguait Azrine
- Qu'est-ce qu'il y a dans le coffre 713 ? demanda Azrine sur le chemin dans les couloirs de la banque.
- Un objet personnel que je dois récupérer, répondit Dumbledore avec un sourire.
Une réponse sans intérêt comme la question pensa Azrine mais bon ...
Gripsec conduit Dumbledore et Azrine dans une salle où un wagonnet les attendaient. Le wagonnet les conduisit au travers d'un réseau souterrain de tunnels et à certains endroits ils passèrent au-dessus de puits sans fond. Finalement le wagonnet s'arrêta devant le coffre numéro 515, le coffre des parents d'Azrine ... chose facile à deviner par le garçon.
Gripsec descendit du wagon suivit de ses 2 clients avec une lueur magique volante éclairant la porte du coffre.
- Clef s'il vous plaît, demanda Gripsec.
Dumbledore la lui donna, le gobelin mit la clef dans une serrure pratiquement invisible pour qui ne sait pas quoi chercher. La porte s'ouvrit et révéla une montagne de pièce d'or, d'argent et de bronze ce qui n'impressionna guère Azrine qui fut surtout rassurer en voyant cela. Dumbledore donna à Azrine une large bourse en tissu enchanté pour qu'il puisse prendre de quoi effectuer ses achats
- Les pièces en bronze sont des Noises, il y a 19 Noises dans une Mornille ce sont les pièces en Argent. Et il y a 17 Mornilles dans un Gallion, les pièces d'or, expliqua Dumbledore. Remplis la bourse au maximum.
Azrine approuva silencieusement en ne se privant pas sur la quantité de pièce d'or qu'il mit dans la bourse. A sa grande surprise elle semblait pouvoir contenir bien plus qu'elle ne semblait laisser croire et surtout son poids n'augmentait pas à mesure qu'elle se remplissait. Voyant cela Azrine mis ce qu'il jaugea environ 340 Gallions dans sa bourse, ignorant totalement les coûts des fournitures mais autant prévoir large.
Gripsec referma le coffre une fois qu'Azrine eut fini et il rendit la clef à Dumbledore qui la donna à Azrine. Tous remontèrent dans le wagonnet qui se dirigea dans les profondeurs de Gringotts pour s'arrêter quelques minutes plus tard devant le coffre 713. Cette fois-ci, aucune clef ne fut demandée, le gobelin posa seulement sa main sur la porte qui s'ouvrit.
- Ce coffre ne peut être ouvert que par un gobelin, expliqua Gripsec en remarquant le plissage de sourcil d'Azrine, toute personne tentant d'y pénétrer par effraction y est absorbée et emprisonné.
- Et vous vérifiez souvent si quelqu'un a tenté d'y pénétrer ? demanda Azrine.
- Oui, une fois tous les 100 ans, répondit Gripsec avec un sourire sadique.
Azrine ne fut pas vraiment étonné. Au moins le voleur serait mort depuis un moment.
Dumbledore entra dans le coffre qui ne contenait qu'une simple boule de papier craft qu'il mit rapidement dans une des poches de sa robe de sorcier.
- Il semble qu'on en a fini ici, Gripsec s'il vous plaît, demanda Dumbledore une fois sortit du coffre.
- Bien entendu, répondit le gobelin.
Le wagonnet remonta rapidement à la surface où les Granger les attendaient à l'extérieur de Gringotts. Hermione était déjà en train de lire ce qui semblait être sa liste des fournitures et le plan semblait de faire ses courses avec Azrine. Inquiet de ne pas l'avoir, Azrine voulut demander à Dumbledore s'il ne l'avait pas oublié mais il lui tendait déjà une liste similaire à celle d'Hermione qu'il parcourus immédiatement.
Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés :
1 Uniforme
3 robes de travail (noires) modèle normale
1 chapeau pointu (noir)
1 paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable)
1 cape d'hiver (noire avec attache d'argent)
Liste des livres et manuels que chaque élève devra se procurer :
Livre des sorts et enchantement (niveau 1), de Miranda Fauconnette.
Histoire de la magie, de Bathilda Tourdesac.
Magie théorique, d'Aldalbert Lasornette.
Manuel de métamorphose à l'usage des débutants, d'Emeric G. Changé.
Mille herbes et champignons magique, de Phyllida Augirolle.
Potions magiques, d'Arsenius Beaulitron.
Vie et habitat des animaux fantastiques, de Norbert Dragonneau.
Forces obscures : comment s'en protéger, de Quentin Jentremble.
Fournitures :
1 baguette magique
1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)
1 boîte de fiole en verre ou cristal
1 télescope
1 balance en cuivre
Les élèves peuvent également emporter un hibou OU un chat OU un crapaud.
IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISES A POSSÉDER LEURS PROPRES BALAIS.
Ça faisait beaucoup de chose mais la priorité était de trouver une valise pour tout transporter.
Mr Granger repartit avec Dumbledore des discussions sans grand intérêt pour Azrine qui avaient d'autres problèmes majeurs mais Mrs Granger et Hermione semblaient savoir où aller, ce qui l'arrangeait. L'avantage de faire ses courses de rentrée avec Hermione c'est qu'elle pourrait sûrement le renseigner plus en détails sur le monde magique.
Après l'achat de deux grandes valises, la prochaine étape fut les uniformes pour Poudlard. Accompagné d'Hermione et de Mrs Granger, Azrine entra chez « Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers » où la dénommée Mme Guipure était une petite sorcière souriante vêtue de mauve qui accueillit le groupe avec un large sourire.
- C'est pour Poudlard ? demanda Mme Guipure, vous êtes au bon endroit. Venez avec moi !
Les deux futures premières années n'eurent pas besoin de répondre et suivirent Mme Guipure qui les installa sur des tabourets. Elle prit ensuite leurs mensurations avant de repartir dans l'arrière-boutique de son magasin avec les données nécessaires pour la conception des uniformes.
- Dis-moi, pourquoi Dumbledore t'accompagne ? demanda Hermione en attendant les uniformes. Il est très demandé et à ce que j'ai lu et il fait rarement ce genre de chose pour un futur élève.
- C'est lui qui est venu me dire que j'étais un sorcier, répondit Azrine, les gens chez que je loge ne m'ont jamais dit quoi ce que soit sur mon passé. Si ça tenait qu'à eux je serais rester chez eux à les servir jusqu'à la fin de mes jours.
Hermione sembla choqué par la dernière phrase d'Azrine qui lui fit comprendre qu'il ne portait pas sa famille d'accueil dans son cœur.
- Ce sont des moldus ? s'enquit la fille brune.
- Des moldus ?
- Des gens sans pouvoir magiques, expliqua Hermione, mes parents ne sont pas des sorciers. Ils ont été surpris quand j'ai reçu ma lettre.
Ça Azrine l'imaginait parfaitement. Bien qu'il n'ait pas reçu de lettre, enfin ... bien que les Dursley aient interceptés ses lettres, il fut lui aussi surpris et perplexe en apprenant son appartenance à un autre monde.
Rapidement, Mme Guipure revint avec beaucoup de robes, chapeau et autres pièces composant l'uniforme de Poudlard. Elle commença les essayages d'Hermione, puis ceux d'Azrine, et en une demi-heure, ils avaient plusieurs exemplaires l'uniforme demandé par Poudlard.
Le libraire de « Fleury et Bott » avait déjà préparé des sets tout prêts à l'achat pour les livres des premières années et Mrs Granger insista pour qu'Hermione ne puisse acheter que 3 livres supplémentaires. Bien que tenté d'acheter plus de livre, Azrine n'en fit rien ... il aviserait une fois à Poudlard.
Ensuite les achats du chaudron et du matériel de potion furent rapides même si Azrine hésita à prendre le top du top niveau qualité mais il prit la même chose que ce que conseilla Dumbledore à la famille Granger.
A la toute fin de la longue liste d'achat, vint le moment d'acheter la baguette magique. La boutique qui en vendait semblait vieille à en juger par sa façade délabrée et son enseigne confirmait sa longue existence : « Ollivander – Fabricant de baguette magique depuis 382 avant J-C ». Mrs Granger entra la première suivie d'Hermione et d'Azrine ... Dumbledore et Mr Granger suivirent tout en continuant leurs longues discussions.
L'entrée du magasin était sobre comparé aux autres boutiques. Sur tous les murs et du sol au plafond se trouvaient des armoires à remplis de petites boites et ce sur toutes la surface de mur disponible. Seul un comptoir fort bien rangé et un tabouret était posé au sol. De plus en arrière-boutique on pouvoir voir de longue allée elles aussi avec des armoires qui débordaient de petite boite. Les deux jeunes sorciers échangèrent un regard étonné par cet étrange magasin et avant même qu'ils ne puissent se demander s'ils étaient bien au bon endroit, un vieil homme aux yeux pâles comme le peu de cheveux qu'il avait sur la tête émergea des longues allées pour aller à la rencontre des clients.
- Bonjour, dit-il d'une voix douce. C'est pour votre baguette ? Vous êtes au bon endroit.
Ollivander regarda ses clients avec un œil expert. Il salua bien évidement brièvement Dumbledore et les parents d'Hermione pour vraiment observe les deux enfants et finis par écarquiller les yeux en reconnaissant le Survivant.
- Azrine Mogbleer, déclara Ollivander honoré, quelle joie de vous rencontrer enfin. Je savais qu'un jour nos chemins allaient se croiser. Je me souviens des baguettes que j'ai vendues à vos parents, elles étaient puissantes mais avec un sale caractère croyez-moi ... mais bon comme vous le savez c'est la baguette qui choisit son sorcier, pas l'inverse.
Ollivander fit une pause avant de reprendre d'un ton grave.
- Je suis désolé, dit-il, c'est moi qui ai vendu la baguette de Vous-savez-qui ... elle était très puissante, trop puissante entre les mains du Seigneur noir ... si j'avais su ce qu'il ferait avec …
Un silence plana dans le magasin mais Ollivander reprit rapidement ses esprits et en revint à ses deux acheteurs.
- Nous allons commencer par vous, en s'adressant à Hermione, venez par ici.
Hermione s'approcha du comptoir, peu rassurée, pendant qu'Ollivander alla chercher une dizaine de boîte. Dès qu'il fut revenu il tendit une première baguette à Hermione, qui la prit dans sa main et attendit les instructions.
- Faites un petit mouvement sec du poignet s'il vous plaît, dit Ollivander en montrant le geste qu'il attendait.
Hermione s'exécuta et Ollivander lui pris instantanément la baguette des mains en grommelant que ce n'était pas la bonne. Il fallut 4 essais similaire pour qu'Ollivander soit satisfait et ce sans explication hormis une légère expression de surprise et un sourire sur le visage d'Hermione quand elle agita la dernière baguette.
- Parfait, 25 cm, bois de vigne avec un nerf de cœur de dragon, idéale dans tous les domaines magiques, commenta Ollivander satisfaite. À vous, Mr Mogbleer.
Pour Azrine la sélection fut beaucoup plus dur. Beaucoup trop de baguettes passèrent pour qu'Azrine puisse les compter ce qui lui fit croire que peut-être aucune baguette ne lui irait mais Ollivander persista. Finalement après quelques minutes de longue réflexion sans rien dire le vendeur réapparut perplexe tenant une boîte poussiéreuse, dont il tendit fébrilement le contenu à Azrine. Lorsque ce dernier la prit, une sensation de chaleur agréable se répandit dans son corps ce qui satisfit et inquiéta à la fois Ollivander.
- Étrange, très étrange, commenta Ollivander perplexe.
- Comment ça ? demanda Azrine.
- Votre baguette contient une plume de phénix mais le phénix en question a donné une seule autre plume pour une autre baguette et c'est étrange que cette baguette vous ait choisi. Quand on sait que sa baguette jumelle appartenait à Vous-Savez-Qui, on ne peut qu'affirmer que vous êtes destiné à faire de grandes choses. Oh oui, Vous-Savez-Qui a fait de grandes choses, effrayantes certes, mais d'une envergure inimaginable.
Azrine eut du mal à assimiler ce qu'il venait d'apprendre ... sa baguette était la jumelle de celle de Voldemort qui avait tué ses parents. Dumbledore semblait, lui aussi, réfléchir à ce qu'il venait de se passer mais ne finit pas de commentaire tout comme Ollivander qui ne rajouta rien de plus.
Hermione et Azrine payèrent les sept Gallions que coûtaient leurs baguettes et sortirent un peu perdu eux aussi par ce qui venait de se passer.
Les achats étant fini et la journée touchant tout de même à sa fin Hermione reparti avec ses parents et donna rendez-vous à Azrine au départ pour Poudlard. Mr Granger remercia Dumbledore une fois de plus pour son intervention auprès des Malefoy et des conseils prodigués et parti avec sa famille.
Dumbledore proposa à Azrine d'aller s'acheter un animal avant de le ramener chez les Dursley. C'était optionnel et Azrine était intrigué même s'il ne voulait pas d'un crapaud ni d'un chat, c'était les hiboux et chouette qui l'intéressait.
Lors de sa visite dans le magasin où certains animaux étaient en liberté, Azrine opta pour une chouette noire qui eut le réflexe de s'approcher d'Azrine dès son entrée et ne refusa de s'envoler de son épaule. Azrine interpréta ça comme un geste d'amitié, car la chouette ne décolla même quand le vendeur lui ordonna de retourner sur son perchoir. Dumbledore paru amusé du comportement de la chouette et le vendeur lâcha l'affaire et plus que fut soulagé qu'Azrine lui annonça vouloir acheter l'étrange chouette. C'est ainsi qu'il ressortit du magasin avec la cage où s'était rapidement endormie son rapace qui semblait satisfait.
Le soleil commençait déjà à se coucher quand Dumbledore mit sa main sur l'épaule d'Azrine et transplana dans un coin de rue à l'abri des regards, non loin de la maison des Dursley. Le directeur raccompagna Azrine devant la porte des Dursley avant de donner à Azrine un bout de papier.
- C'est ton billet pour le train de Poudlard, expliqua Dumbledore, il faut le prendre à la gare de King's Cross le 1er septembre, tout est indiqué dessus. Je pense que les Dursley te laisseront tranquille jusqu'à la rentrée. Mon intervention a dû les dissuader de t'empêcher de vivre dans ton monde.
- Merci professeur, déclara Azrine, mais pourquoi vous faites tout cela pour moi ? Selon Hermione vous êtes très occupé et n'avez pas vraiment le temps pour ça normalement.
- Je me te devais bien cela, après tout c'est à cause de moi que tu as vécu dix ans dans cette famille et je sais que cela a dû être dur, répondit Dumbledore, et puis même moi j'ai besoin de souffler un peu.
Sur ces mots Dumbledore repartit laissant Azrine rentrer chez les Dursley qui continuèrent à l'ignorer. Azrine déposa ses affaires dans son placard à balais et alla manger à sa guise.
Cinq jours, Cinq petits jours et Azrine ferait sa rentrée à Poudlard. Il eut du mal à s'endormir tellement il était impatient et stressé d'entrer dans une école de magie. Surtout dans un monde où il était connu de tous, alors qu'il en ignorait l'existence jusqu'à hier.
