Salut, désolée de pas avoir pu poster de chapitre, c'était sur mon ordinateur que je n'avais pas avec moi cu que je suis allée chez de la famille, et j'ai oublié de poster ce chapitre avant de partir... mais le voici malgré tout, j'espère que vous l'apprécierez !

Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des reviews !

NdA : Je suis seulement un petit peu désolé pour ce chapitre. _


Saison 3A – Épisode 10

Après réflexion, Tom décide d'aller à la clinique de Deaton seul. C'est tentant d'amener Peter, juste pour mettre Deaton mal-à-l'aise, mais puisqu'il a vraiment été kidnappé, Tom imagine qu'il va le lâcher un peu. Peter accepte à contrecœur d'attendre dans la voiture, puisque Tom dit qu'il ne pense pas que ça durera longtemps. Il toque à la porte d'entrée de la clinique avant d'entrer, puisque la porte est déverrouillée.

Personne n'est derrière le comptoir, et il ne peut pas le passer sans que quelqu'un ne le laisse entrer, puisqu'il est fait de sorbier. Mais ça ne prend que quelques instants avant que Deaton sorte de l'arrière-boutique et lève le comptoir pour le laisser passer. "Comment vas-tu ?" lui demande Tom. Deaton a l'air un peu fatigué, mais autrement pas pire que d'habitude.

"Oh, eh bien, j'ai certainement eu de pires journées," dit Deaton, avec son habituel sourire neutre. "Du café ?"

"S'il te plaît et merci," dit Tom.

Deaton se retourne et lui verse un mug, puis le lui tend en disant, "Tu devrais savoir qu'Ennis est mort. Deucalion et les autres l'ont amené ici la nuit dernière dans l'espoir que je puisse le sauver. J'en aurait vraiment été capable, mais Deucalion l'a tué. Soit par pitié à cause de la douleur, ou pour absorber son pouvoir, ou juste pour rendre Kali plus énervée contre vous. Ça pourrait être chacune de ces choses."

"Mm hm." Tom sirote son café. Il n'est pas triste d'entendre qu'Ennis est mort. Un problème de moins à s'occuper plus tard. "Et tu me le dis parce que . . .?"

"Eh bien, tu semblais très énervé que je ne partage pas les informations avec toi," dit Deaton, puis il ajoute sèchement, "Marin m'a dit qu'elle s'est pris un sacré sermon."

"Marina raison. Mais je suis un peu surpris que ça ait influencé ton opinion. Rien n'a changé depuis la dernière fois que nous avons eu cette discussion. Je suis toujours le bêta de Peter."

"Pour l'instant," dit Deaton.

Tom y réfléchit et décide de ne pas tomber dans le piège. "Peut-être que nous devrions recommencer du début alors. Je comprends que tu n'aimes pas Peter. Que tu penses qu'il ne mérite pas sa position d'alpha. Mais ça n'explique toujours pas pourquoi tu n'as rien dit quand j'étais déchaîné. Je suis venu te vois plus d'une fois, posant des questions, et tu as délibérément retenu des informations."

"Je ne savais pas combien tu en savais," dit Deaton. "Je ne pouvais pas juste te parler des loup-garous si tu n'étais pas au courant."

"Allons, Alan. Ne me dis pas que tu n'es pas assez intelligent pour lancer quelques questions subtiles pour découvrir combien j'en savais. Si tu étais l'émissaire de Talia, tu connaissais Peter avant. Tu as probablement trouvé qui tuer des gens plus vite que Chris ou moi. Et si tu ne voulais pas venir me voir, tu aurais pu aller voir Derek. Comme tu l'as souligné à répétition, sa sœur avait été tuée. Si tu étais loyal à Talia, pourquoi n'as-tu pas aidé Derek ?"

Deaton reste silencieux pendant un moment. "Combien en sais-tu à propos de comment Kate a tué les Hale ?"

"À peu près tout," dit Tom.

"J'en doute vraiment fortement," dit Deaton. "Tu n'es probablement pas au courant du rôle de Derek là-dedans."

Tom se rassied, la bouche légèrement entrouverte. "Attends. Deux secondes. Es-tu en train de dire que la raison pour laquelle tu n'as pas aidé Derek est parce que tu le blâmes pour ce que Kate a fait ?"

"Non. Je blâme Kate pour ce qu'elle a fait. Et de la même façon, je blâme Derek pour ce qu'il a fait. Ce qui était désobéir aux règles de sa mère, faire confiance à une inconnue et lui donner des informations qu'elle n'aurait eu aucun autre moyen d'obtenir. Des informations qui lui ont permis de faire ce qu'elle a fait."

Tom le fixe pendant un long moment.

"Quoi ?" dit Deaton.

"Rien juste . . ." Tom secoue la tête. "C'est vraiment quelque chose d'être assis dans une pièce avec un gars que tu connais depuis vingt ans et d'avoir soudain l'impression que c'est un complet étranger."

Deaton fronce les sourcils. "Je ne te suis pas."

"Alan . . . Derek était juste un gamin. Kate lui a menti, l'a manipulé. Que tu le blâmes est juste… c'est juste complètement déplacé. C'est mal."

"Tu ne connaissais pas Derek quand il était jeune. Il était gâté, arrogant – le genre de petite merde rebelle, pour être honnête. Il a désobéi aux règles même s'il savait pertinemment qu'elle les avait instaurées pour une raison. Il était si imbu de sa personne qu'il ne pouvait pas voir l'évidence, qu'une femme comme Kate devait avoir un motif ultérieur pour être intéressée par lui."

"Ouais, c'est probablement entièrement vrai," dit Tom. "Mais je m'en fiche. Il avait quinze ans. C'était un enfant. Et maintenant tu me dis que tu laisses Peter courir à tuer des gens parce que tu ne voulais pas nous parler à Derek ou moi, et maintenant tu est quand même d'une certaine façon énervé par le fait qu'il est maintenant l'alpha."

"Arrêter Peter n'était pas mon job," dit Deaton.

"En mettant de côté de qui c'était le 'job', je veux dire que tu es en retard pour te plaindre du fait qu'il est l'alpha. Et écoute, je ne suis pas d'accord avec toutes les décisions qu'il prend. Mais je comprend qu'il a tué Laura parce qu'il était à l'agonie et que la tuer a arrêté la douleur, donc je ne lui en tiens pas rigueur même si je ne peux pas fermer les yeux dessus. Il n'est en vérité pas un si mauvais alpha. Je pense que tu le verrais si tu lui donnais une chance."

"Mais c'était tout mon argument," dit Deaton. "Nous n'avons pas à accepter Peter en tant qu'alpha de ce territoire. Surtout pas avec ce qui t'arrive."

Tom soupire et décide de laisser passer, au moins jusqu'à avoir eu plus d'informations. "Ouais, qu'est-ce qui m'arrives, précisément ? Qu'est-ce qu'un vrai alpha ?"

"C'est un alpha qui a gagné sa position avec uniquement le pouvoir de sa volonté, sans avoir à tuer un autre alpha pour prendre son pouvoir. Qui a atteint ce pouvoir juste en le voulant, en étant le genre de personne capable de trouver cette étincelle en eux sans avoir à la voler à quelqu'un d'autre."

"Okay." Tom y réfléchis, sourcils froncés. "Donc est-ce qu'une meute peut avoir deux alphas ?"

Deaton grimace. "Tu ne comprends pas ce que j'ai dit."

"Non, j'ai absolument compris ce que tu as dit, mais je n'en tiens pas compte. Réponds juste à la question."

"je ne sais pas si une meute peut avoir deux alphas. Je n'ai jamais vu ça arriver, mais je suppose que rien n'est impossible."

"Bon à savoir." Tom se lève. "Je pense que je vais m'occuper du reste sans ton aide, si ça ne te dérange pas. Je ne peux pas te faire confiance. Je ne fais certainement pas confiance à ta sœur. Donc si tu pouvais faire de ton mieux pour ne pas te faire kidnapper à nouveau par la Darach, j'apprécierais."

"Crois-moi, je n'ai aucune envie de répéter cette expérience."

"Très bien." Tom finit sa tasse de café et la pose sur la table. "Merci pour le café, Alan. Je te reverrai, j'en suis sûr."

Le lieu indiqué par la puce GPS s'avère être un hôtel. D'une certaine façon, Tom n'est pas particulièrement surpris par ça. Deucalion a l'air du genre de personne qui voudrait vivre avec style. Peter est d'accord, disant, "Il a probablement pris une des suites, le bâtard prétentieux."

"Tactiquement, ça ne nous donne pas beaucoup d'options," dit Chris, frottant sa main à l'arrière de sa tête.

"Et le feu ?" demande Peter. "C'est une arme de choix pour les loup-garous turbulents, apparemment."

Tom mâchonne sa lèvre inférieure. "Ça pourrait fonctionner. Un feu au dernier étage pourrait ne pas se propager aux étages inférieurs, ou au moins pas assez vite pour les civils ne puissent pas sortir."

"Ouais, mais comment gardons-nous Deucalion et les autres dans leur suite pendant qu'elle est en feu ?" demande Chris. "C'est une chose d'entourer une maison de sorbier. Je ne pense pas qu'on pourrait faire ça dans une suite d'hôtel."

"C'est vrai," dit Peter, grimaçant. "Un appareil explosif, peut-être ? Placé au pas de leur porte, ou au plafond de la suite du dessous ?"

"Beaucoup trop de risques de civils blessés," dit Tom. "Nous pourrions endommager l'intégrité de toute la structure du bâtiment. En plus il y a le risque de débris tombant dans la rue et frappant des passants."

Peter roule des yeux, mais est assez malin pour ne pas défier activement Tom là-dessus. "Très bien. Supposons pendant un moment que nous pouvons agir quand seuls Kali et Deucalion sont là. Les jumeaux vont au lycée, et une fois que nous aurons tué Duke ils quitteront probablement la ville. Si Stiles et les autres peuvent confirmer que les jumeaux sont là, alors nous pourrons nous attaquer à Kali et Duke seuls. Même là, s'occuper de deux alphas en même temps n'est pas mon idée d'un bon moment. Surtout considérant qu'ils sont tous les deux plus puissants qu'un alpha moyen. Leur tirer juste dans le visage ne sera pas assez."

"Peut-être que nous pouvons commencer par les affaiblir," dit Chris. "Si nous pouvons avoir accès à leurs chambres quand ils ne sont pas là, nous pourrions y planter de l'aconit."

"Sale," dit Peter, son ton approbateur. "J'aime."

"Ils ne réaliseraient pas que nous étions là ?" demande Tom. "Peter, tu peux cacher ta présence, mais tu ne peux pas cacher ton odeur."

Peter hausse les épaules. "Je préférerais ne pas soudoyer de femme de ménage, puisque nous devons savoir que les choses sont faites parfaitement. L'odeur de Chris est trop distinctive – argent et cordite* sont instantanément reconnaissables pour tout loup-garou – mais nous avons toujours trois humains dans la meute. N'importe lequel d'entre eux pourrait de faufiler à l'intérieur tant que nous sommes sûrs que les alphas sont autre part. Je préférerais Allison – une odeur jeune, féminine est ce à quoi ils s'attendent d'une femme de ménage."

"je ne veux pas qu'elle soit plus impliquée là-dedans qu'elle ne doit l'être," dit Chris, sa mâchoir serrée d'énervement.

"Est-ce que tu lui as dit ça ?" demande Peter, arquant un sourcil. "Parce que la première chose qu'elle a dit hier quand j'ai dit que nous mettions en place un piège au loft était 'laisse-moi rentrer et prendre mon équipement' puis elle a immédiatement pris sa propre position et m'a dit quelles aptitudes tactiques elle pourrait ajouter à la situation."

Chris grimaces. "Même . . ."

Tom soupire. "Chris, elle a dix-sept ans. Tu lui as enseigné des trucs de chasseur. Que pensais-tu qu'il allait arriver ?"

"Je voulais lui apprendre à se protéger," grogne Chris.

"Eh bien, de ce que je peux voir tu as fait un excellent travail," dit Peter, et il change de sujet avant que Chris puisse continuer à protester. "Nous devrons attirer Duke et Kali hors de l'hôtel d'une certaine manière. Des idées ?"

"Nous savons qui est son Émissaire," dit Tom. "Nous pourrions l'utiliser pour envoyer un message. Organiser une rencontre."

"Pourquoi viendrait-il en fait ?" demande Chris. "Nous n'avons rien qu'il veuille."

"Il aime s'entendre parler, malgré tout," dit Tom.

"Et Gérard?" dit Peter.

Chris fronce les sourcils. "Quoi avec lui ?"

"Nous pourrions l'utiliser comme appât," dit Peter. "Même si Deucalion n'en veut techniquement pas à Gérard pour ce qu'il a fait, il sauterait probablement quand même sur une chance de le tuer. C'est un tueur par nature, après tout."

Tom pince l'arrête de son nez. "Peter . . . non."

"Oh, allez," dit Peter. "Ça nous épargnerait beaucoup d'argent sur le long terme."

"Peter, pour l'amour de Dieu," dit Tom. "J'ai ce qui est clairement une objection morale à utiliser un prisonnier non armé comme appât, et ta réponse est de parler de combien d'argent ça épargnerait ?"

"Tu as une objection morale sur tout," dit Peter, roulant à nouveau des yeux. "je ne sais pas comment tu peux même dormir la nuit. Tu agonises probablement pour chaque araignée sur laquelle tu marches par accident."

Tom prend une profonde inspiration alors que Chris essaie de se fondre dans les murs et de prétendre qu'il n'est pas là. "Peter. Je vais te demander pour la dernière fois d'arrêter ça. Je comprend que tu n'es pas toujours d'accord avec mes valeurs. Ne pas être d'accord avec moi n'est pas un problème. Se moquer de moi en est un. Est-ce absolument clair ?"

"Je plaisante juste," dit Peter, à deux doigts de bouder.

"Tu est un connard. C'est la dernière fois que nous aurons cette discussion. Est-ce clair ?"

"Clair," dit Peter.

"Bien. Je vais aller vérifier l'agencement de l'hôtel," dit Tom, pas parce qu'il a vraiment l'impression qu'il verra quelque chose d'enthousiasmant à l'intérieur, mais juste parce que ça colère augmente et qu'il veut s'éloigner de Peter pendant quelques minutes. "Voir si je peux confirmer que Duke est dans le penthouse. Avoir des idées sur comment l'attirer en dehors pour ne pas impliquer un prisonnier non armé, âgé."

Il part avant qu'aucun d'eux ne puisse protester, entrant. C'est un hall d'hôtel plutôt strandard. Il y a une zone de petit-déjeuner sur un côté, avec quelques tables et sièges, un comptoir à un bout qui est en ce moment vide, puisque c'est l'après-midi. La femme à la réception sourit et lui demande comment elle peut l'aider.

"Je cherche quelqu'un qui je pense pourrait loger ici." Tom lui montre son badge, même si ce n'est probablement pas nécessaire puisqu'il porte son uniforme avec l'étoile épinglée à sa chemise. Puis il sort son téléphone et sort la photo de Deucalion de l'enquête initiale sur la disparition de Boyd et Erica. "C'est un suspect dans une enquête."

La réceptionniste regarde l'image et acquiesce. "Oh, oui. Il loge dans la suite penthouse."

"Bien. Puis-je avoir toutes ses informations ?"

"Je pense que je vais devoir demander à mon manager," dit-elle, fronçant légèrement les sourcils, clairement pas sûre de ce qu'elle peut dire ou non.

Tom repousse ça d'un geste de main. "Peu importe. Je vais juste monter et voir s'il est là."

Il n'a en réalité aucune intention de faire ça. Peter le tuerait, sans rien dire sur ce que Stiles dirait. Mais il ne veut pas que la réceptionniste pose beaucoup de questions non plus. Donc il se dirige vers la batterie d'ascenseurs et appuie sur le bouton.

La porte s'ouvre pour révéler Deucalion lui-même, il sourit plaisamment et dit, "Tu montes ?"

"Jésus putain de Christ," dit Tom, par manque le meilleure idée. "Tu sais quoi ? Je pense que je vais prendre les escaliers."

Deucalion rit et le suit. Tom se dirige vers les escaliers, puis sort par la porte arrière de l'hôtel, sur la route parallèle. "Kali a trouvé les puces traqueuses dans sa veste ce matin," dit-il, comme si Tom avait demandé. "Donc nous gardions un œil sur toi. Quand tu es entré, je suis allé dans l'ascenseur."

"Merci de partager," dit Tom, descendant la rue.

"Il y a quelque chose d'un peu différent à ton sujet, tu le savais ?" Deucalion penche la tête d'un côté puis se penche d'une manière déconcertante près de Tom, prenant une longue inspiration.

"Sens-moi comme ça à nouveau et je suis plutôt sûr que Peter t'arrachera ton nerf olfactif," lui dit Tom.

"C'est alpha," lui dit Deucalion. "Juste un peu, en dessous. Pas l'odeur de Peter, entourée au dessus – ce qui est très fort, d'ailleurs – mais ta propre petite odeur alpha. C'est fascinant ? Je n'ai jamais rencontré un vrai alpha avant. Tu dois avoir quelque chose de spécial."

"C'est ce qu'on m'a dit."

"je ne suppose pas que tu serais intéressé par mon offre," dit Deucalion. "Avoir un vrai alpha dans ma meute serait la pièce maîtresse des réussites."

"Quand dans les dernières semaines t'ai-je donné quelque indication que ce soit que je dirais oui à cela ?" demande Tom.

Deucalion hausse les épaules. "Je pense que plus on passe de temps avec Peter Hale, plus on est susceptible de vouloir le tuer."

Cela étant totalement vrai, Tom change le sujet, tournant au coin pour pouvoir revenir à l'avant de l'hôtel. "Eh bien, je dirais que je ne veux pas tuer ma meute entière. Je pensais que c'était un prérequis, mais apparemment pas ?"

"Oh, ça l'est," dit Deucalion.

"Uh huh," dit Tom. "Est-ce pour ça que Julia Baccari est en ville, assassinant des innocents afin d'augmenter son pouvoir et te ramener à coups de pieds au cul jusque quelque soit le niveau de l'Enfer dont tu viens ?"

La bouche de Deucalion se serre légèrement. "Les gens comme Julia Baccari son précisément la raison pour laquelle tuer ta meute entière est un prérequis. Kali va s'occuper du petit problème qu'elle a créé, et ça en sera la fin."

"Vraiment ?" dit Tom.

"je suppose qu'on verra, n'est-ce pas." Deucalion arrête de marche alors que Tom atteint l'avant de l'hôtel, laissant Tom sortir dans la rue sans lui. Tom secoue la tête et rejoint les autres.

"Quoi que vous planifiez, oubliez," dit-il avec lassitude. "Kali a trouvé les puces traqueuses. Ils savent que nous avons leur location, donc ils seront partis d'ici ce soir."

"Merde," dit Chris.

"Ce n'est pas la fin du monde," dit Peter. "Nous étions tous d'accord sur le fait que cet endroit était un cauchemar tactique de toute façon. Je pense que nous devrions utiliser Morell pour les attirer à un endroit, même si elle ne réalise pas qu'elle le fait. Peut-être qu'on pourrait la laisser 'trouver' quelques informations sur Baccari. Une opportunité se présentera d'elle-même, si nous sommes vigilants."

Tom acquiesce. "Laissons passer ça pour aujourd'hui. Hier était une longue journée et j'ai le sentiment que demain le sera aussi."

Quelques jours se passent sans que grand-chose se passe. Ils font plusieurs plans, mais rien n'en ressort. Tom parle à nouveau à Morell et lâche quelques informations qui vont avec un peu de chance donner à Deucalion une idée d'où les trouver. Soit elle n'a pas passé l'information, soit il est trop malin pour tomber dans le piège. La prochaine fois que Tom essaie de lui parler, elle ne répond pas à ses appels. Il harcèle même Deaton pour le laisser empresser son téléphone pour que l'appel ait l'air de venir de lui. Mais elle raccroche dès qu'elle réalise que ce n'est pas le cas. Ennuyé, il rappelle et laisse un message, lui disant que si elle ne veut pas finir arrêtait pour aide et incitation à un kidnapping, elle ferait mieux de le rappeler.

Elle ne le fait pas, et Tom n'aime pas menacer et ne pas agir, donc il va voir un juge pour avoir une assignation à comparaître pour l'interroger sur l'enlèvement de Boyd et Erica. Le juge veut bien croire la parole de Tom qu'elle l'a appelé, donc il l'a. Mais Morell joue à cache-cache. Elle a pris un congé exceptionnel au travail et n'est pas chez elle.

"Elle reste probablement avec Duke et les autres," dit Peter.

"Eh bien, je suis ravi qu'après avoir sauvé la vie de son frère, elle a décidé de s'allier avec Deucalion," dit Tom.

Peter hausse les épaules. "Tu ne peux pas t'attendre à ce que tout le monde soit honorable, tu sais."

"Crois-moi, tu sais."

C'est un vendredi soir. Ils sont assis autour des restes de leur dîner, seuls dans la maison de Tom. Stiles est au loft de Derek, soit disant pour faire ses devoirs, même si Tom doute fortement qu'ils soient fait avant la nuit de dimanche. Les autres bêtas traînent chez Scott, parce que Melissa fait les meilleures collations. C'est sympa d'avoir un peu de paix, de calme, et d'intimité.

"Donc quoi maintenant ?" demande Peter. "Si nous ne pouvons pas faire sortir Deucalion, nos options sont limitées. Il ne verra probablement pas qu'il est convenable de nous prévenir avant de se montrer la prochaine fois. Ce qui veut dire qu'il pourrait attaquer à chaque minute, et nous ne le verrons pas arriver."

"Ce qui me fait me demander ce qu'il attend, honnêtement," dit Tom.

"Qui sait ?" Peter hausse une nouvelle fois les épaules. "C'est une drama queen et il est plus fou qu'un rat d'égout en plus de ça. Il essaie probablement toujours de venir avec une façon de me forcer à tuer mes bêtas et à rejoindre son boy band."

"Pas faux." Tom pense que Deucalion est définitivement du genre qui ne reconnaît pas la défaite. Il essaiera d'avoir Peter dans sa meute jusqu'à dépasser de loin le raisonnable.

"Ça fait combien de temps depuis que la Darach a sacrifié les guérisseurs ?" demande Peter.

"Plus d'une semaine maintenant."

"Donc elle frappera probablement à nouveau bientôt." Peter rumine là-dessus un moment. "Franchement, je ne pense pas qu'il y ait grand-chose qu'on puisse faire à ce point. Laissons juste la Darach et Deucalion s'entre-tuer, puis occupons-nous de celui qui restera."

Tom soupire. "Ça serait un super plan excepté le fait qu'elle va laisser six corps de plus avant de se mesurer à lui."

"Ce qui craint, je suis d'accord, mais ce n'est pas comme si nous pouvions faire quoi que ce soit pour l'arrêter." Peter froisse le sac de In-N-Out et le jette dans la poubelle, frappant son bord. "Nous n'avons même pas été capable de la retrouver."

"Okay, mais nous ne pouvons pas juste lever le pied et la laisser tuer six personnes innocentes," dit Tom. "Nous ne pouvons pas être d'accord avec ça."

"Ce n'est pas comme si j'organisais une fête," dit Peter. "Je reconnais juste la réalité de la situation. Le fait que nous ne pouvons pas l'arrêter, et que nous ne pouvons pas trouver Deucalion, donc il n'y a rien que nous puissions faire à ce point à part laisser ça arriver et voir qui gagne. Nous ne pouvons pas protéger tout le monde, Tom."

"Ce n'est pas une raison de ne pas essayer de protéger les gens. Si nous essayons et échouons, très bien. Mais on ne peut pas juste ne pas essayer."

"Oh, Seigneur, nous y revoilà," dit Peter. "Le Capitaine Vertu à la rescousse – "

Les griffes de Tom creusent dans la table, gravant des marques dans le bois. Il doit faire une pause et prendre une grande inspiration avant de réussir à parler avec un ton égal. "Sors."

la phrase de Peter s'arrête en plein vol. "Excuse-moi ?"

"On ne recommencera pas ça. Je te l'ai dit. J'en ai fini. Nous en avons fini."

"Fini ?" Maintenant Peter sonne vraiment un peu inquiet. "Fini comment ?"

"Fini, comme dans, plus en couple, fini comme dans 'sors de chez moi'." Tom peu à peine garder sa voix calme. "Je t'avais dit que nous n'aurions plus cette conversation."

"Je plaisantais juste, pour l'amour de Dieu – "

"Non, ne dis pas ça. J'ai accepté ça la première, la deuxième, même la troisième fois. Ce n'est pas à propos de si tu plaisantais ou non. C'est à propos du fait que je t'ai demandé de ne pas te moquer de mes convictions. Je t'ai dit que ça me dérangeait. Tu es clairement incapable de respecter mes volontés sur le sujet, incapable de me respecter. Et je ne vais pas sortir avec un homme qui ne me respecte pas."

La bouche de Peter bouge pendant un moment. "Mais – et la meute, les – "

"Je ne sais pas. On peut en parler plus tard. Demain, ou peut-être la semaine prochaine. Maintenant je te demande de partir. Ne me fais pas te le redemander."

Peter le fixe pendant un long moment avant de s'éloigner brusquement de la table. Il sort de la pièce. Le son de son battement de cœur s'affaiblit, puis la porte d'entrée claque. Tom doit s'arrêter et prendre de nombreuses inspirations profondes avant de réussir à rentrer ses griffes. Il se passe les deux mains sur le visage et se demande ce qui va se passer ensuite.


cordite = explosif