Bonjour à tous ! Voilà un nouveau chapitre de Adult Wolf.
Je vais pas super bien en ce moment, stress et fatigue, j'ai quasiment pas dormi pendant 2 semaines et ça s'est répercuté sur ma santé... donc je pense que je vais me prendre une semaine de vacances niveau traduction mais ne vous inquiétez pas, toute cette saison est traduite, ainsi que le début de la prochaine, donc normalement y aura pas de repercussion sur le rythme des chapitres.
Sur ce, bonne lecture, je vous laisse sur une note de l'auteur et n'hésitez pas à laisser des reviews !
NdA : Bon sang, il y a eu des opinions très fortes sur le dernier chapitre ! J'aimerais juste vous rappeler à tous que Stiles n'est pas censé être impartial ici, LOL. C'est toujours un adolescent (et il a quelques traumatismes sérieux à régler) donc allez-y doucement avec lui. _
Saison 3A – Épisode 11
Derek travaille sur une peinture de paysage quand la porte du bâtiment s'ouvre en bas. Il se tend immédiatement, puis reconnaît quelques instants plus tard son oncle, son alpha. Stiles, inconscient à la fois du bruit de la porte et de l'aura d'alpha, ne lève pas les yeux jusqu'à ce que Peter entre. Derek ouvre la bouche pour demander ce qu'il fait là, mais Peter parle avant, voyant Stiles et disant, "Bien vous êtes tous les deux là. J'ai besoin de votre aide."
"Avec ?" demande Derek avec méfiance.
"Tom a rompu avec moi."
Il y a un moment de silence surpris avant que Stiles laisse échapper, "Oh, merci mon Dieu !"
Peter grogne doucement. "Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ?"
"Ça veut dire exactement ce qu'on dirait que ça dit," dit Stiles, pas le moins du monde intimidé, malgré le fait que l'expression de Peter passe d'énervée à meurtrière. "J'espérais qu'il le fasse depuis des semaines. Tu as été une merde pure et dure, et il mérite mieux."
La mâchoire de Peter se serre, et Derek commence à se demander s'il va devoir s'interposer. "Ce n'est pas permanent," dit-il. "C'est juste – il est juste énervé. C'est pourquoi je suis venu ici. Pour que vous puissiez – "
"Pour qu'on puisse faire quoi ?" l'interrompt Stiles. "T'aider à le reconquérir ? Je ne peux même pas commencer à expliquer à quel point je suis peu intéressé par l'idée de faire ça."
"Lui faire entendre raison," dit brusquement Peter.
"Est-ce que tu plaisantes ? Se débarrasser de ton cul pathétique est la chose la plus sensée qu'il ait fait depuis qu'il t'a rencontré," réplique Stiles.
"Tu – "
"Taisez-vous tous les deux," dit Derek, levant la voix. Peter lui grogne dessus, mais Derek est imperturbable. Il tend la main et serre l'épaule de Stiles. "Hé. J'ai besoin d'un peu de temps avec mon oncle. Pourquoi ne vas-tu pas à la maison vérifier que ton père va bien ?"
Pendant un moment on dirait que Stiles va râler, ou dire quelque chose à propos du système de partenaires, mais l'attrait d'aller vérifier que son père va bien gagne. "Ouais, d'accord. Mais si tu vas vraiment essayer d'aider ce tas d'ordures ambulant, tu ferais mieux de t'assurer qu'il répare ses erreurs."
Derek acquiesce, ignorant le fait que Peter se renfrogne. Il écoute le battement de coeur de Stiles alors qu'il descend les escaliers en tapant des pieds, regarde quand il monte dans la Jeep et part. Puis il sort son téléphone et envoie un message à Tom, disant, 'J'ai envoyé Stiles à la maison. Envoie-moi un message quand il arrive.'
Peter fait les cent pas dans le loft pendant qu'il fait ça, et quand Derek range son téléphone, il lâche, "Eh bien ?"
"je peux t'aider," dit Derek, "mais d'abord tu dois me convaincre que je le devrais. Pourquoi Tom a-t-il rompu avec toi ?"
"Parce que je lui ai dit que nous pourrions aussi bien juste laisser la Darach faire ses sacrifices et tuer Deucalion Puisque ce n'est pas comme si nous avions une chance de l'arrêter ou de le trouver."
Derek le regarde. Il espère avoir l'air aussi déçu qu'il l'est.
Peter soupire. "Et parce que j'ai plaisanté sur son sens moral quand il m'a dit qu'on allait pas faire ça."
"Plaisanté ?"
"Le mot qu'il a utilisé est 'moqué'," marmonne Peter.
"Donc tu l'as mérité," dit Derek.
"Non ! Il se prend juste trop au sérieux. Chaque foutue fois que je dis quelque chose à propos de ça, il s'énerve."
"Uh huh." Derek passe de la déception au jugement. "Ça explique pourquoi tu as continué de 'plaisanter' à propos de ça. Parce que tu sais que ça l'énerve et tu . . . aimes l'énerver ?"
"Tu déformes mes propos."
"Non, j'essaie de te faire comprendre quel putain de connard tu es."
"Est-ce que tu vas m'aider ou pas ?"
"Non," dit Derek. "Pas si tu te conduis comme ça. La porte est sur ta droite." Il retourne à sa peinture.
Peter grogne et passe la porte. Puis, quelques instants plus tard, il revient. Derek l'ignore soigneusement, continuant de travailler sur son tableau et refusant de même regarder dans sa direction. Finalement, Peter dit, "Okay. Je le mérite. Mais je ne voulais pas le blesser."
Derek pose son pinceau. "Qu'est-ce que tu voulais faire ? Parce de ce que j'entends, on dirait que tu savais très bien que tu allais le blesser."
Il y a un long moment de silence avant que Peter admette, "Je ne sais pas."
"Okay." Derek s'éloigne de la toile et va là où il y a une bouilloire électrique, des mugs, et une collection de thé. Il s'occupe à leur en faire un mug chacun. "Tu sais, quand j'étais enfant, j'avais parfois peur de toi. Tu pouvais devenir vraiment méchant. Tu te moquais de moi. Maman te disais tout le temps d'arrêter. Une fois, je pense que j'avais douze ans, je lui ai dit que je te détestais. Et elle m'a fait asseoir et m'a dit, 'la chose que tu dois comprendre à propos de Peter est que quand il se préoccupe des gens, ils est méchant avec eux'. Je lui ai dit que c'était stupide, et elle a rigolé et approuvé."
La mâchoire de Peter est fortement serrée. "Quel est l'intérêt de ce voyage dans le passé ?"
"Tu ne vois pas ce que tu fais ou pourquoi tu le fais. Je te l'explique, donc peut-être que tu arrêteras." Derek allume la bouilloire et se retourne vers Peter. "Maman a dit que tu souffrais toujours à l'intérieur. Et la façon dont tu te fais te sentir mieux est de blesser d'autres gens. Elle a dit que tu ne te sentais pas assez bien, mais au lieu d'essayer de t'améliorer, tu rabaissais les autres. Surtout si tu es intimidé par eux."
"Tu penses que je suis intimidé par Tom ?"
"Je pense que n'importe qui avec la moitié d'un cerveau est intimidé par Tom," dit Derek. "Je pense que sortir avec lui doit être terrifiant. Je pense que tu t'es convaincu que tu n'étais pas assez bien pour lui, donc tu as commencé à le repousser pour que ça soit moins douloureux quand il s'en rendrait compte et te larguerait."
Peter ne dit rien.
"Je pense que la bonté de Tom t'embête vraiment," continue Derek. "Tu l'admires pour ça, mais tu supposes que ça veut dire qu'il va finalement réaliser qu'il ne veut pas être avec toi. Donc tu as continué à lui lancer ça au visage. Tu as continué à mettre en avant le fait que tu savais qu'il était meilleur que toi. Tu as essayé de lui dire – bon sang, tu as essayé de te dire – que sa bonté est quelque chose que tu méprises, quelque chose qui t'impatiente, quelque chose que tu vas, au mieux, tolérer. Que sa bonté te rend en fait meilleur que lui, et pas l'inverse."
"Okay, peut-être un peu," dit Peter, "mais ce n'est pas comme s'il ne me faisait pas la même chose. Chaque suggestion que je fais, il l'envoie balader comme s'il ne la considérait même pas."
"Okay," dit Derek. "Je vois pourquoi ça t'embêterai. Est-ce que tu lui a déjà dit que ça t'embêtait ?"
Peter ouvre la bouche, puis la ferme et détourne le regard, frustré. "Je ne suis pas bon avec ce genre de merde."
"Je sais," dit Derek. "Et je suis sûr que le fait que Tom continue d'envoyer balader tes suggestions t'as seulement rendu plus persuadé qu'il finira par te larguer. Mais il ne le sait pas, Peter. Il ne lit pas dans les pensées." La bouilloire commence à siffler. Derek verse de l'eau dans les deux mugs. "Je ne te blâme pas pour penser que tu ne le mérites pas. C'est un mec super. Mais au final, le seul qui peut décider si Tom veut être avec toi est Tom. La seule personne qui peut décider si tu es assez bien pour Tom est Tom. Donc tu dois arrêter d'essayer de prendre cette décision à sa place. Parce que tu pourrais remarquer qu'il a choisi de sortir avec toi en sachant exactement qui tu es. Il n'a aucun problème avec ça, ou du moins il n'en avait pas avant que tu le lui jettes au visage. Donc arrête de te convaincre qu'il en a un."
Peter étudie son mug de thé. "Il pourrait être trop tard."
"Ça se pourrait. Et je lui donnerais quelques jours pour se calmer d'abord. Puis, essaie quelque chose de fou comme une excuse sincère, et vois où ça te mène. Si tu ressens que Tom ne prend pas tes suggestions au sérieux, dis-le lui. Si tu ressens qu'il ne t'apprécie pas à ta juste valeur, dis-le lui. Utilise tes mots."
"Ça a l'air dégoûtant," marmotte Peter.
Derek hausse les épaules. "Je ne vais pas te forcer à le faire. Je vais devoir écouter Stiles piquer une crise si Tom sort vraiment à nouveau avec toi. Si tu ne veux pas le faire, ne le fais pas. Mais tu m'as demandé mon aide et c'est le meilleur conseil que j'aie."
Peter soupire. "Je suppose que je vais y penser."
Tom doit admettre qu'il berce un verre de whisky quand il reçoit le message de Derek, et il soupire en l'engloutissant avant de prendre une pastille à la menthe. Il ne boit même pas pour être saoul ; l'alcool a à peine encore un effet sur lui. Malgré tout, les vieilles habitudes ont la vie dure, et il n'a pas été capable de se débarrasser de l'impulsion d'aller à la réserve d'alcool après que Peter soit parti. Il suspecte que la vieille habitude de Stiles de détester voir son père boire n'a pas changé non plus.
Stiles déboule quelques minutes plus tard. "Papa ! Tu vas bien ? Est-ce que tu veux que je le tue ? Parce que je vais totalement le tuer si tu – "
"Non," l'interrompt Tom, mettant ses mains sur les épaules de Stiles. "Je n'ai pas besoin que tu le tues. Je vais bien. Oui, je suis un peu énervé, mais je pense que je survivrai sans énorme cicatrice."
"Ouais, eh bien, il s'est pointé chez Derek pour se préparer à peu importe quel grand geste qu'il va faire," dit Stiles, l'air bougon. Il hésite, mordillant sa lèvre inférieure. "Est-ce que c'était une grosse dispute ? Genre, vraiment grosse ?"
Tom soupire. Il n'est pas vraiment d'humeur pour ça. Il se sent déjà mal pour ce qui s'est passé. Pas pour avoir largué Peter – il l'avait mérité – mais de ne pas s'être arrêté pour réfléchir à ça avant que ce soit allé aussi loin. Peter était parfois un connard, bien sûr, mais la façon dont il a continué à donner des petits coups avec un bâton pointu a fait sentir à Tom que quelque chose manquait. Quelque chose derrière ce que Peter faisait, une raison pour laquelle il ne voudrait pas arrêter. Il auraient dû avoir une discussion là-dessus après la deuxième fois où c'est arrivé ; il aurait dû arrêter et demander à Peter ce qu'il y avait au lieu de supposer que c'était juste Peter étant Peter.
Il n'est pas sûr de ce qu'il devrait faire. Il ne veut pas vraiment rompre avec Peter pour ça. Il veut parler de cela avec lui. Mais il sait que Peter pourrait ne pas être réceptif à l'idée, et il ne veut pas non plus accepter de continuer à le voir jusqu'à ce qu'il sache pourquoi Peter continue à faire ça. Parce que si la réponse est que c'est juste un connard, Tom ne va pas revenir sur ce qu'il a dit.
Il a pensé à appeler Melissa pour voir si elle avait des conseils à donner quand il a eu le message de Derek. Peut-être qu'il l'appellera après que Stiles soit allé au lit. Ou demain, vu la propension de Stiles à rester debout jusqu'à minuit. "Oui, c'était une grosse dispute. Mais je ne veux pas vraiment en parler. Donc surveille tes manières. Compris ?"
"Je suppose, mais seulement si tu viens regarder des vidéo YouTube drôles avec moi pour que tu ne rabâche pas ça."
Ça fait rire Tom. "Okay. Je vais faire le popc – " Sa radio grésille. "Ou pas," soupire-t-il, appuyant sur le bouton. "Stilinski."
"Salut, boss," dit Tara. "Il y en a un autre."
"J'arrive," dit Tom. Il regarde son fils, qui lui fait des yeux de chiot, et ne peut s'empêcher de secouer la tête. "Pourquoi est-ce que tu ne viendrais pas au poste avec moi ?" demande-t-il, et Stiles lève le poing. "Je ne veux pas vraiment te laisser là tout seul, vu tout ce qui se passe."
"Super," dit Stiles.
Tom n'est toujours pas fan de l'idée, mais il sait qu'il préfère garder un œil sur Stiles que le laisser seul. Il guide Stiles dans le fourgon et va au poste. Tara attend avec le rapport sur le corps qui a été trouvé. Celui-ci a été tué avec la même méthode que le premier lot de sacrifices. Tom réfléchit brièvement à pourquoi elle a changé de méthode, puis est retournée à l'ancien, mais n'est pas sûr de s'en soucier.
Contrairement aux autres, ce corps était très récent, assez pour que les ambulanciers aient travaillé sur lui et l'aient emmené à l'hôpital où il a été déclaré mort. Ça semble logique à Tom. La Darach doit laisser ses corps à certains points le long des lignes telluriques, et elle commence à arriver à court de ceux qui sont au milieu de la forêt. Elle n'en a pas laissé au même endroit, et Tom suppose qu'il y a une raison pour qu'elle ne le veuille pas. Ça veut dire qu'il est inévitable qe les corps soient trouvés plus tôt que tard.
"Quel est le quatrième groupe ?" demande Stiles, sur le bord de son siège.
Tom vérifie ses notes. "Les philosophes."
Stiles cligne des yeux. "C'est quoi ce bordel ? Je veux dire, sérieusement. Ça pourrait dire pratiquement n'importe quoi. Allons-nous mettre un avis de recherche pour tous ceux qui réfléchissent sur la vie aux toilettes ?"
Tom ne peut pas retenir un ricanement. "Je suspecte que c'est censé dire des personnes particulièrement intelligentes ou éduquées. Ce qui ne nous aide pas non plus à réduire les possibilités." Il passe une main dans ses cheveux, repensant à la dispute avec Peter. "Je ne sais pas, gamin. Je sens qu'il doit y avoir un moyen de l'arrêter, mais je ne peux pas le trouver. Au moment où on trouve un corps, elle a habituellement déjà tué les deux autres. Les groupes sont beaucoup trop vagues pour limiter le nombre de victimes potentielles."
"Elle fait les sacrifices sur les lignes telluriques, n'est-ce pas ?" demande Stiles, mordillant l'ongle de son pouce. "Et tu as dit qu'elle commençait à manquer d'endroits non publics. Peut-être qu'on peut délimiter ce qui reste ?"
"Peut-être . . ." Tom prend la carte que Chris lui a envoyée et l'imprime. Quelques minutes plus tard, elle est accrochée sur le mur et lui est Stiles marquent et numérotent les lieux de tous les corps. "Peut-être que c'est un ordre spécifique," dit Tom, fronçant les sourcils devant la carte. "Basé sur le pouvoir des lignes telluriques ou quelque chose."
"Elles se déplacent, n'est-ce pas ?" dit Stiles. "Derek l'a dit. Peut-être que ça a quelque chose à voir avec ça."
"Peut-être." Tom a une pensée pour souhaiter avoir confiance en Deaton, qui est probablement le mieux placé pour répondre à ces questions.
Avant qu'il puisse décider quoi faire après, on frappe à la porte et un de ses agents passe sa tête à l'intérieur. "Hé, Shériff ? Il y a eu une atteinte à l'ordre public reportée au lycée. Tara est allée vérifier et elle ne répond pas à la radio."
Tom fronce les sourcils. Ça ne ressemble pas à Tara, qui est habituellement très consciencieuse dans son travail. "Je vais aller vérifier ça avec toi," dit-il, et l'agent acquiesce alors que Tom tend la main pour prendre sa radio et son arme. "Va chercher Ramirez et Young et fais-les s'équiper."
"Papa," murmure Stiles, pendant que l'agent sort en courant de la pièce. Tom le regarde pour voir Stiles tracer une des lignes telluriques sur la carte avec son doigt, et s'arrêter quand il arrive au lycée.
"Merde," grogne Tom, pensant à Tara Graeme, capitaine de l'équipe de débat au lycée, licence de psychologie, parlant couramment trois langues, son meilleur agent, qui aidait toujours Stiles avec ses devoirs de math. "Stiles, reste ici – "
"Mais Papa – "
"Pas de mais ! Je n'y vais pas seul ; je vais appeler Chris et le faire me rejoindre là-bas, avec quelques autres agents pour qu'on puisse fouiller l'endroit plus vite. Appelle Derek, dis-lui de dire à Peter de m'y retrouver aussi. Juste parce que nous nous sommes disputé ne veut pas dire qu'il n'aidera pas avec ça. Puis fais venir Derek ici pour attendre avec toi. Reste ici. C'est un ordre. Si tout ce 'philosophe' veut dire être 'trop intelligent pour son propre bien', tu es définitivement qualifié. Suis-je clair ?"
"Oui, chef," dit Stiles, et Tom le voit tirer sur le bas de sa chemise avant de mettre son arme dans son holster et sort en courant.
Stiles doit prendre ce qui semble être une douzaine de profondes inspirations avant de réussir à appeler Derek. "Hey, est-ce que Peter est toujours au loft ?"
"Ouais, pourquoi ?"
"Il doit retrouver mon père au lycée. Un de ses agents a arrêter de répondre pendant qu'il répondait à un appel, et on pense que ça pourrait être la Darach."
"Où es-tu ?" demande Derek, de l'urgence dans la voix.
"Au poste," dit Stiles. "Je suis en sécurité, je le promets."
"Peter est en route," dit Derek un moment plus tard. "Est-ce que tu veux que je vienne rester avec toi ?"
"Non," dit Stiles. "Tu restes au loft où tu seras en sécurité. Okay ? S'il te plaît ?" Sa voix tremble et c'est entièrement sincère. Il sait qu'il est sur le point de se fourrer dans beaucoup de problèmes, mais il n'y a aucune chance qu'il reste assis au poste pendant que son père court confronter une sorcière maléfique. Et il ne veut pas que Derek soit en danger.
Dès qu'il raccroche d'avec Derek, il appelle Scott, qui vit seulement à quelques minutes de là. "Hey, viens me chercher au poste, amène tous ceux qui sont là avec toi," dit-il. "Je te dirai ce qui se passe une fois que vous serez là."
Il fait les cent pas jusqu'à ce que Scott arrive puis plonge sur le siège arrière avec Isaac. Allison est devant, portant son arc. Stiles arrive à leur donner les grandes lignes pendant que Scott conduit vers le lycée, faisant occasionnellement des pauses pour dire à Scott de conduire plus vite. Il ne mentionne pas l'ordre de son père de rester au poste. Ils sont tous assez malins pour savoir qu'il n'y a pas moyen qu'ils soient censés faire ce qu'ils font, mais s'il ne le dit pas à voix haute, ils pourraient échapper à la colère de Tom plus tard.
"Séparons-nous, Isaac avec Allison, Scott avec moi," dit Stiles. Il ne veut personne seul, mais il veut trouver son père – et Tara – aussi vite que possible.
"Imbécile, on peut suivre son odeur," dit Isaac, descendant déjà le couloir en courant. Scott, en fait, est quelques pas devant lui.
"Oh, c'est vrai – "
"Hé, qu'est-ce que vous faites gamins – hé !" crie un des agents. "Stiles, bon sang, nous savons que tu n'es pas censé – "
Stiles esquive en tournant au coin avant que l'agent puisse l'attraper, avec Allison juste sur ses talons. Isaac dérape presque alors qu'ils montent les escaliers, et Stiles le dépasse momentanément, suivant Scott dans une salle de classe.
Il a juste assez de temps pour voir Tara effondrée sur une chaise, voir son père appuyé contre le mur du fond, voir – "Mme Blake ?" lâche-t-il, trop sidéré pour penser qu'il ne devrais pas attirer l'attention sur lui.
Son regard se tourne rapidement vers lui et elle bouge une main sur le côté. Il sent une vague d'air le heurter, plus fort que le vent le plus fort qu'il ait senti. Il s'envole, frappant Scott et Isaac en chemin. La porte claque derrière lui. "Non, bon sang !" Stiles se remet sur ses pieds et frappe ses deux poings contre la porte.
"Laisse moi le faire," dit Scott, lançant son épaule contre la porte.
"Donne lui un coup de pied !" dit Allison. "Juste au-dessus ou en dessous du verrou ! Tu peux avoir plus de force de cette façon."
Scott donne un coup de pied avec toute sa force, mais la porte ne bouge pas. Isaac essaie aussi, mais ça ne change rien. "Peut-être qu'on peut entrer par la classe d'à côté," dit-il, haletant pour reprendre son souffle, et ils filent tous les trois dans le couloir.
Stiles presse son visage contre la petite fenêtre, tapant ses poings contre la porte de frustration. Il ne peut pas entendre ce qui se passe. Il y a du sang sur la gorge de Tara, mais elle a l'air au moins partiellement consciente, pressant une main contre la blessure. Et son père – le coeur de Stiles lui monte aux lèvres quand il voit le couteau planté dans l'épaule de son père. Il a son arme pointée sur Jennifer Blake, mais elle l'écarte facilement. "Papa !" crie Stiles, alors qu'elle attrape Tom par la gorge.
Il y a un énorme bruit alors que les vitres de la classe volent en éclats. Stiles recule involontairement. Quand il relève les yeux, la pièce est vide à part Tara. Il donne un coup de pied dans la porte et à sa grande surprise, elle s'ouvre facilement. Il fonce à l'intérieur pour s'arrêter en dérapant devant Tara, qui cherche de l'air. "Mon père ! Où a-t-elle emmené mon père ?!"
"Fenêtre," halète Tara, la pointant.
Stiles y court et regarde en bas. Il y a beaucoup de bris de verre sur la chaussée en bas, mais pas de Darach. Ni de père.
Les autres ont entendu le tumulte et courent vers la pièce. Scott déchire sa chemise et la plie en compresse, la pressant contre la blessure à la gorge de Tara. Stiles est toujours debout à côté de la fenêtre, et en bas, il voit la voiture de Peter se garer. Ça l'emplit d'une rage qu'il ne peut pas contrôler ou contenir. Il se fraie un chemin hors de la pièce, dépasse les autres agents, et court en bas des escaliers.
"Toi !" crie-t-il alors que Peter monte les marches de l'entrée. "Où diable étais-tu ?"
"Où est ton père ?" demande Peter.
"Disparu, abruti !" Stiles cherche son souffle. "La putain de Darach l'a pris et est partie, et toi – tu n'étais pas là ! Tu étais censé le protéger !"
Peter lève les yeux sur les fenêtres brisées, puis grogne quand Chris Argent sort d'une des sorties latérale du bâtiment. "Pourquoi tu ne lui crie pas dessus ?" demande-t-il. "Il était là. Pourquoi tu n'as pas gardé Tom en sécurité ?"
"Parce que c'était un piège !" lâche Chris. "Elle savait que Tom viendrait pour son agent. Elle a utilisé une victime pour causer du trouble pour attirer l'agent. Puis elle a laissée celle-ci à un endroit pendant qu'elle sacrifiait l'autre. Je suis allé aider le professeur d'histoire mourant pendant que Tom allait essayer d'au mois gagner assez de temps pour – "
"Qui en a quelque chose à faire !" crie Stiles. "Je ne blâme pas Chris, je te blâme toi ! Tu aurais dû être la ! Si tu n'avais pas été un tel connard avec mon père plus tôt, il ne t'aurait pas rejeté, et tu aurais été là avec lui, tu l'aurais protégé ! Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?!"
"Stiles, arrête," dit Scott, passant un bras autour de la poitrine de Stiles et le retenant. "Allons, respire, bro. Tu dois respirer."
Stiles sait qu'il a raison. Qu'il est en effet en train de respirer trop rapidement ; il hyperventile. Il a une crise de panique. Le fait qu'il le sait l'empire juste, parce qu'il sait qu'il devrait être capable de l'arrêter mais il n'y arrive pas. "Papa," s'étouffe-t-il, alors que Scott le soutient. "S'il te plaît. Trouve mon père. S'il te plaît, Peter. Tu dois le retrouver."
"Je le ferai," dit Peter. "Stiles, je le trouverai."
La conviction dans sa voit permet à Stiles de se concentrer sur sa respiration. Peter lui a sauvé la vie quand Kate à accroché une bombe sur sa poitrine ; Peter leur a sauvé la vie à tous quand Gérard Argent a essayé de brûlé la maison autour d'eux. Peter peut sauver son père maintenant. Il arrive à avaler sa salive et dit, "La Darach est Mme Blake. Elle – c'est notre prof d'anglais. Je ne sais pas si ça aide, mais – "
"Eh bien, ça ne peut certainement pas faire de mal," dit Chris, déjà au téléphone.
Peter fronce les sourcils. "La prof d'anglais. Celle que Derek a mentionnée, avec qui il prenait le café ?"
"Ouais. Je ne – ne sais pas pourquoi elle ferait ça."
"Avoir une entrée dans la meute," dit immédiatement Peter. "Essayer d'avoir des informations sur nous, nous surveiller. Peut-être essayer d'utiliser Derek contre nous d'une certaine façon. Mais elle pourrait avoir laissé échapper quelque chose. Allez tous au loft. Voyez si Derek sait quoi que ce soit qui pourrait être utile. Envoyez moi un message quand vous arriverez."
Stiles acquiesce. Il commence à se sentir engourdi, et il est prêt à obéir à Peter sans objection.
"Allez, je conduis," dit calmement Scott, serrant l'épaule de Stiles.
