Salut tout le monde ! Voici le dernier chapitre de cette saison. Je vais faire une pause d'environ 1 mois, parce que je n'ai pas beaucoup de chapitres d'avance et que je déménage, puis il va y avoir la rentrée, et je vais donc être pas mal occupée.
Donc bonne lecture, n'hésitez pas à me laisser des reviews, et on se retrouve dans 1 mois !
Saison 3A – Épisode 16
Le jour suivant est chargé. Tom va au poste, vérifie comment va Tara, écrit approximativement cinq cents grammes de paperasse. Contrairement à quand il a tué Kate Argent, personne ne va venir poser des question à propos de Deucalion. L'équipe de Chris s'est assuré que son corps – de même que celui de Kali – ne soit pas trouvé. Les jumeaux, étonnamment, respiraient toujours. Chris dit qu'il étaient en train d'essayer de décider quoi faire à propos de ça quand Morell s'était pointée et les avait pris avec elle. Il ne sait pas s'ils ont survécu ou non.
Tara récupère bien, et à la fois elle et Melissa l'ont soutenu sur le fait que Jennifer était la tueuse en série. Quelques uns des agents de Tom mentionnent à quel point tout cela était bizarre, mais ils laissent passer. Ils ont tous vu des choses horribles, et ils savent tous que parfois, la meilleure chose à faire est de prétendre que tout est normal.
Bien sûr, Tom ne sait toujours même pas la moitié de ce qui s'est passé quand il avait disparu, et il pense combien, à un moment, il a vraiment besoin de s'asseoir avec Derek ou Stiles et de le découvrir. Surtout avant d'aller voir Deaton. Il rentre chez lui à la fin de la journée avec ça en tête.
Les bêtas sont tous rentrés chez eux, et la maison est calme. Stiles, qui a passé la majorité de la journée à récurer le sol, lit des bandes dessinées dans sa chambre pendant que Derek croque.
Tom s'attend à moitié à ce que Peter soit parti à ce point, mais il est assis à la table de la cuisine, sirotant un mug de thé et faisant défiler des choses sur son portable. Il lève les yeux quand Tom entre, et dit, "On peut parler ?"
"Ouais," dit Tom. Il attrape une bière dans le frigo et s'assoit, faisant un geste avec la bouteille. "Bien sûr. Parlons."
Peter prend plusieurs profondes inspirations avant de refermer ses mains sur la table. "Donc. Tout d'abord, je suis désolé. Tu avais raison de me plaquer ; j'étais un connard. Je déteste parler de mes sentiments donc ça va sans doute semble terriblement bizarre et dénué de sincérité, mais il y a quelques choses que je veux dire, si tu veux bien écouter."
Tom acquiesce. "Je peux faire ça."
"je ne suis pas une bonne personne," dit Peter. "Honnêtement, je n'ai jamais vraiment voulu l'être. Les quelques personnes dont je me soucie, je traverserai du feu pour eux, littéralement, mais la majorité des gens que j'ai déjà rencontré m'irritent juste. Je ne suis pas le genre de personne qui s'inquiète de faire la bonne choses, ou d'aider d'autres gens, ou vraiment autre chose que m'aider ou aider ma meute."
"Okay," dit Tom, surtout parque Peter fait une pause, et il a l'impression qu'il attend une réponse.
"Ce n'est pas comme si tu ne savais pas ça," dit Peter. "Tu es une des personnes les plus intelligentes que j'ai jamais rencontré, et tu n'es certainement pas du genre à se bercer d'illusion, donc je ne pense pas que tu aurais commencé à sortir avec moi en pensant que je suis autre chose que ce que je suis. Mais . . ."
Sa voix devient inaudible. Il est silencieux pendant une longue minute.
"Je pense," dit-il finalement, "que j'attendais juste que tu décides que tu ne pouvais pas être avec moi. J'attendais que tu réalises que tu pourrais avoir mieux. Je ne pense honnêtement pas que j'ai jamais pensé que tu pourrais vouloir être avec moi sur le long-terme. Je veux dire, pourquoi est-ce que tu le voudrais ? Je ne suis pas le genre de personne avec qui quelqu'un comme toi voudrait."
Tom ouvre la bouche, puis la ferme, décidant de laisser Peter finir avant de dire quoi que ce soit.
"Donc je me suis auto-saboté," conclut Peter. "Derek m'a raconté une charmante histoire sur comment ma sœur lui a un jour dit que je blessais toujours les gens pour les empêcher de me blesser. Et je pense que c'est vrai à un certain degré. Je ne suis pas vraiment pour l'auto analyse, et Dieu sait que je n'ai pas envie d'expliquer toutes les choses de mon enfance qui ont probablement contribué à ça. Mais il y avait toujours ce sentiment de ne pas être assez bien, dans ma famille. C'est la raison pour laquelle je suis devenu un criminel. Mes parents ont décidé quand j'avais cinq ans que j'allais les décevoir, et, eh bien, j'aurais détesté ne pas avoir vécu pour ça.
"Je n'avais jamais eu de relation sérieuse avant Olivia, et je n'ai jamais eu l'occasion de la rejeter de la façon dont j'ai essayé de le faire avec toi. C'était un truc arrangé – une alliance entre sa meute et la mienne. Nos parents avaient mis ça en place. Quand je l'ai rencontrée, elle était tout ce que je n'aimais pas chez une femme - timide, désirant faire plaisir, presque . . . servile." Son nez se plisse légèrement. "Mais j'ai rapidement réalisé que ses parents l'avaient traitée comme de la merde toute sa vie, et me l'avaient donnée en s'attendant à ce que je fasse la même chose. Et mon père l'avait choisie pour moi en sachant que je ne l'aimerais pas. Mon Dieu, il y a trop de choses à déballer ici. Je m'égare." Peter passe ses deux mains dans ses cheveux. "En résumé. J'ai regardé Olivia la nuit de notre mariage et je lui ai promis que je la protégerais. Puis je n'ai pas pu."
Il redevient silencieux. Tom tend les bras par-dessus la table et prend les mains de Peter dans les siennes, les serrant.
"Peut-être que je n'étais pas prêt pour ça," dit finalement Peter. "Pour aimer à nouveau quelqu'un."
"C'est bon si tu n'es pas prête," dit Tom. "Tu sais ça, n'est-ce pas ?"
"Oh, je sais. Le problème est que je ne sais pas, parce que je suis arrivé et suis tombé amoureux de toi de toute façon comme une sorte d'idiot. Donc même si je ne suis pas prêt . . ." Peter hausse les épaules. "J'en suis là."
"Nous en somme là," dit Tom, et il soupire. "Écoute. Je n'ai jamais pensé que j'allais faire de toi un officier de police. Merde, je n'ai jamais pensé que je ferais de toi un homme honnête. Et je suis plutôt sûr que tu n'as jamais pensé que tu ferais de moi un criminel. Mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous retrouver quelque part au milieu. C'est ce que nous faisions, comme tout le truc avec Gérard et sa cabane dans les bois, avant que tu perdes confiance en toi et deviennes bizarre."
"Coupable," dit Peter.
"Mais ce n'est pas complètement ta faute. J'étais un connard aussi. Je ne voulais pas faire comme si tes suggestions ne valaient pas le coup d'être considérées. Honnêtement, l'idée d'utiliser Gérard comme appât était terrible. Et tu avais cent pourcents raison à propos de ce qui est arrivé au loft, à propos d'avoir besoin de se préparer à ce qu'ils nous trouvent."
Les épaules de Peter se détendent. "Eh bien, ce sont des suggestions qui n'implique pas un meurtre."
Tom renifle. "Vrai. Mais mon argument tient toujours. Je rejetais trop rapidement tes idées. Tu es vraiment un gars intelligent, tu sais."
"Je sais," dit Peter, avec un petit sourire suffisant malgré lui. Mais ce sourire disparaît et il détourne le regard. "Puisque nous sommes honnêtes et 'utilisant nos mots', comme Derek le dirait . . . ça m'embêtait. Je me sentais déjà comme si tu étais meilleur que moi, et j'avais l'impression que tu remuais le couteau dans la plaie."
"Je suis désolé," dit Tom. "Je n'ai jamais voulu te faire te sentir comme ça. Et je ne pense pas que je suis meilleur que toi. Je pense que je suis différent. Nous ne serons pas toujours d'accord sur tout. Mais je peux ne pas être d'accord avec toi sur certaines choses sans que ça veuille dire que je ne veux pas être avec toi."
"En supposant que tu le veuilles toujours."
Tom prend la main de Peter et dépose un baiser dans sa paume. "Peut-être que tu n'étais pas prêt à aimer à nouveau quelqu'un. Mais je l'étais. Je le suis. Donc ouais, je veux être avec toi. Parce que malgré ce que tu peux penser, tu es brillant. Tu es solide comme un roc et brave comme un lion et tu es exactement aussi incroyable que tu penses visiblement que je le suis. Donc essaie de ne pas être trop dur envers toi-même , okay ? Je ne veux pas que tu sois autrement que qui tu es."
Peter se penche par dessus la table et l'embrasse, mais seulement brièvement avant qu'il ne se réinstalle dans son siège. "Okay. Maintenant je devrais te dire comment j'ai perdu mon pouvoir d'alpha."
Tom fronce les sourcils. "Je déteste le fait que tu aies attendu après le discussion précédente pour parler de ça."
"Tu sais comment un loup-garou peut prendre la douleur de quelqu'un ?" demande Peter, et Tom acquiesce. "Eh bien, un alpha peut faire plus que ça. Il peut en fait absorber les dégâts, les blessures et les maladies. Ce n'est pas un rituel agréable, et il risque d'éteindre l'étincelle d'alpha quand il le fait. Ce qui est ce qui m'est arrivé."
De toutes les choses auxquelles Tom s'attendait, ce n'était clairement pas ça. "Donc tu l'as perdu en aidant quelqu'un ? Merde, pourquoi est-ce que tu ne voulais pas que je le sache ?"
"Parce que c'était Stiles," dit Peter. "Après ton enlèvement, il n'a pas bien réagi. Il a confronté Jennifer, et elle l'a attaqué. Elle a infecté son système avec du gui. Nous l'avons amené à Deaton, mais il a dit qu'il n'y avait rien qu'il puisse faire, que j'étais le seul qui pouvait le sauver. Maintenant, je suis quatre-vingt-dix-huit pourcents sûr que c'était de la merde, que Deaton a sorti ça parce qu'il voulait que je perde ma position d'alpha, mais honnêtement ce n'est pas important. Nous ne pouvions pas juste tirer un autre druide de nos chapeaux, donc j'ai utilisé mon pouvoir d'alpha pour sauver Stiles."
"Okay, en mettant de côté si c'est important ou pas que Deaton ait mis la vie de mon fils en jeu pour t'enlever de la position d'alpha, parce que c'est environ dix mille fois pas bon, je ne vois toujours pas pourquoi tu ne me l'as pas dit."
"Parce que je ne voulais pas que tu ressortes avec moi parce que j'avais fait ça," dit Peter, "et je ne voulais pas que tu penses que je l'avais seulement fait pour que tu ressortes avec moi."
Tom l'étudie pendant un moment. "Pourquoi est-ce que tu l'as fait ?"
"Je te l'ai dit. Les quelques personnes dont je me préoccupe, je traverserai du feu pour elles. Je ne te blâme pas pour avoir rompu avec moi. Même si j'avais été certain que tu ne me reparlerais plus jamais, j'aurais toujours abandonné mon pouvoir d'alpha pour Stiles. Je sais ce que c'est de perdre un fils. Je ne te souhaiterais jamais, jamais ça."
Tom se penche au-dessus de la table et embrasse le front de Peter. "Merci, Peter. Pour avoir sauvé mon fils."
Peter laisse échapper un souffle. Ça semble un peu tremblant, mais sa voix est égale. "Dans tous les cas, tu as tué Deucalion, donc maintenant nous avons à nouveau un alpha. Donc tout se résout."
"Si c'est comme ça que tu veux le dire," dit Tom en reniflant. " Écoute. Je suis content que tu ne me l'ait pas dit en premier, parce que tu as raison. Je suis heureux que ce ne soit pas la raison pour laquelle je t'ai donné une autre chance. Mais je veux que tu saches que ça me fait t'aimer un petit peu plus."
"Eh bien, je ne vais certainement pas m'opposer à ça," dit Peter.
"Maintenant, pourquoi ne me racontes-tu pas toute l'histoire," dit Tom. "J'en ai eu des petits bouts dans le désordre, mais je pense que je devrais savoir exactement ce qui s'est passé, surtout avec Deaton."
Peter acquiesce. "Oui, tu devrais."
Stiles repose son menton sur l'épaule de Derek pendant un moment alors qu'il dessine, puis s'affale sur le canapé à côté du chevalet. "je ne peux pas croire que mon père me fait m'entraîner avec Chris."
Derek lui lance un regard. "Je ne peux pas croire que ton père ne t'a pas puni pour le reste de ta vie," dit-il, et il voit Stiles plisser le nez. "Ne me fais pas cette tête. Nous n'avons toujours pas parlé du fait que tu m'as menti et dit que tu étais caché en sécurité au poste, avant d'aller au lycée pour essayer de le protéger d'une sorcière."
"Oh, ouais." Stiles grimace. "Je ne voulais pas que tu sois en danger."
"Je sais." Derek prend la mouche. "Tu es un idiot. Mais je suis content que tu t'entraînes avec Chris. Tu devrais savoir comment de protéger."
"Ouais. Et je suppose que je pourrais être un Druide ou quelque chose ? Ce qui est pourquoi le gui m'a autant affecté ? Mais Peter dit qu'il ne connaît personne de qui je puisse apprendre à part Deaton, et c'est évidemment exclu. Il va chercher, malgré tout, appeler quelques personnes, je suppose. Il connaît plus de gens que je m'y serais attendu après avoir été dans le coma pendant six ans. Il est une de ces personnes qui a un gars pour tout."
Derek sourit légèrement. "C'est Peter, ouais. Il a toujours aimé échanger des faveurs et acheter des informations. Je suppose que c'est une des choses qui a fait de lui un si bon criminel."
"Je me demande où il a appris cette compétence."
"Je ne sais pas. Dieu sait que ce n'est pas génétique. Ou si ça l'est, ma mère ne l'a pas eu, et elle ne me l'a sûrement pas passé." Derek prend un ton lugubre malgré lui. "Je pensais m'être fait une amie et elle s'est révélé être une sorcière meurtrière qui essayait de tuer ma meute. Je suppose que c'est toujours mieux que Kate."
"Hé." Stiles se lève du canapé et marche vers lui, entourant ses bras autour de Derek de derrière. "Ce n'est pas ta faute s'ils ont essayé de t'utiliser. Ce n'est pas ta faute."
"Je sais ça," dit Derek. "Je veux dire, dans mes meilleurs moments, je sais ça. Je sais définitivement ça à propos de Jennifer. Je suis toujours … toujours incertain à propos de Kate parfois." Il se penche dans l'étreinte de Stiles, acceptant le réconfort qu'il offre. "Mais vraiment, quand j'ai découvert pour Jennifer, je n'étais même pas surpris. C'était plus logique qu'elle veuille m'utiliser pour se rapprocher de la meute plutôt que quelqu'un veuille vraiment être mon ami."
Stiles le lâche et e contourne pour lui faire face. "De quoi diable est-ce que tu parles ?"
"Mes compétences sociales fleurissantes," dit sèchement Derek. "Je pensais que c'était évident."
"Pourquoi dis-tu que tu n'as pas d'amis ?"
Derek soupire. "Je ne veux pas te faire sentir comme si tu ne comptais pas, mais c'était différent avec toi, c'est – "
"Je ne parle pas de moi, crétin. Je parle de la meute."
Derek détourne le regard. "On traîne tous ensemble, c'est tout. Je suis là parce que je fais partie de la meute."
"Oh mon Dieu. Tu es un idiot." Stiles se pince l'arête du nez. "À qui Isaac parle-t-il de ces séries britanniques bizarres qu'il aime ?"
"Moi, mais seulement parce que je suis le seul membre de la meute qui les regarde."
"Et à qui Boyd parle-t-il de devenir un professeur et comment il essaie de décider s'il veut enseigner l'anglais ou la science, et si plutôt à des jeunes enfants comme des CP ou peut-être plus comme des CM2 ?"
"Moi, mais – "
"Qui fait des motifs sur les ongles d'Erica ? Qui envoie des vidéos de gymnastique ratée à Allison pour en rire ensemble ? Qui a donné à Scott l'idée de faire de la réhabilitation à la vie sauvage plutôt qu'être un vétérinaire classique pour qu'il n'ai pas à traiter avec des mauvais maîtres et des gens stupides, quelque chose à propos de quoi il est plus enthousiaste qu'aucune suggestion que moi, son meilleur ami depuis la maternelle, ai jamais fait ?"
Derek est tout rouge. "Eh bien. Moi. Mais – "
"Chaque membre de la meute t'appellerait un ami, mon père inclus, qui, tu devrais te rappeler, t'utilise comme une table d'harmonie par moments quand il y a des trucs de loup-garous et qu'il veut une opinion extérieurs qui est moins, tu sais, Peter. Ou à propos de drames adolescents parce que tu as un siège au premier rang donc tu les comprend mieux que lui. Tu as beaucoup d'amis ! Et tu, tu sais, tu m'as. Un petit-ami. L'accent sur ami. Parce que oui, c'était différent avec moi, il y avait beaucoup de choses qui se passait quand nous nous sommes rencontrés et il y a eu un tissage de lien au dessus de traumatismes communs et tout, mais ça ne change pas le fait qu'on est amis."
"Okay, okay," dit Derek, levant les mains. "Je me rends. S'il te plaît arrête de me dire combien j'ai beaucoup d'amis."
Stiles lui lance un regard suspicieux. "Parce que tu comprends et me crois, n'est-ce pas ?"
"Oui," dit Derek. "Ça semble juste . . . bizarre."
"Du bon bizarre ?"
"Ouais." Derek découvre qu'il sourit et se penche pour poser son visage sur l'épaule de Stiles, laisse Stiles enrouler ses bras autour de lui et déposer un baiser sur le dessus de sa tête. "Du très bon bizarre. Juste comme toi."
Tom doit prendre une profonde inspiration avant de rentrer dans la clinique de Deaton. Comme d'habitude, il est arrêté par le comptoir de sorbier juste à l'intérieur. Deaton sort de du bureau de derrière, avec Marin derrière lui, et cette fois il ne lève pas le comptoir pour laisser rentrer Tom. Sa gorge a une cicatrice dentelée sur un côté. Tom peut immédiatement voir par son emplacement que Peter a été incroyablement prudent avec son attaque. La cicatrice est parallèle au tendons, pour qu'aucun ne soit coupé. Pour que la trachée et l'œsophage, de même, restent intacts. La perte de sang a dû être le seul souci.
"Alan," dit-il avec un hochement de tête. "Tu guéris bien ?"
"Oui." La voix de Deaton est plus douce que d'habitude. "Pas grâce à ton petit-ami. Je suppose qu'il t'a dit ce qui s'est passé ?"
"Il l'a fait," dit Tom. "Et il va bien, aussi, en passant. Il s'ajuste bien à sa position de bêta."
"Et ton fils ? Comment va le petit sociopathe en herbe que tu as élevé ?"
Tom arque ses sourcils. "Il va bien. Pas grâce à toi."
Deaton soupire. "Je vois qu'il n'y a aucun intérêt de discuter de ce qui s'est passé."
"Oh, non, je veux absolument discuter de ce qui s'est passé," dit Tom. "Je veux que tu m'expliques pourquoi tu voulais mettre la vie de mon fils en jeu dans le but d'enlever Peter de la position d'alpha."
"Je ne pouvais rien faire pour sauver Stiles," dit Deaton. "Quel que soit ce que Peter t'a dit."
"Est-ce que tu t'attends honnêtement à ce que je croie ça ? Au minimum, tu aurais pu essayer de contacter d'autres Druides pour voir si l'un d'eux était capable de le sauver. Tu aurais pu essayer le rituel pour voir si ça fonctionnait, même si tu pensais que ça ne serait pas le cas. Puis nous pourrions voir le fait que j'ai parlé aux gosses la nuit dernière et qu'ils m'ont dit que plutôt que les amener au Nemeton, tu as offert de faire une sorte de sacrifice de substitution qui aurait impliqué de les noyer dans une cuve d'eau glacée. Ce qui aurait eu des effets négatifs pour le reste de leur vie. Quelque chose à propos de 'ténèbres autour du cœur' ? Ça me semble bizarre. Pourquoi est-ce que ça serait ta solution quand tu pouvais juste leur donner des directions ?"
"Je ne m'attends pas à ce que tu comprennes les raisons de ce que nous faisons," dit Deaton. "Mais vu que tu insistes sur la question, bien. Oui, enlever Peter de la position d'alpha valait la vie de Stiles."
"Okay," dit Tom. "Bien. Si c'est ce que tu crois. Mais ça veut dire que tu n'as aucun droit d'appeler mon fils un sociopathe. Tu voulais le laisser mourir ; il voulait te laisser mourir. Ça me semble plutôt juste, honnêtement. Au moins il le faisait pour me sauver la vie, plutôt que quelque soient vos raisons de merde."
Marin parle pour la première fois. "Nous agissons pour maintenir l'équilibre."
"L'équilibre." Tom réfléchit à ça pendant un long moment. "L'équilibre de quoi, exactement ?"
Morrell cligne des yeux, clairement prise au dépourvu par cette question. "L'équilibre de tout."
"Uh huh." Tom hoche la tête. "Donc c'est comme un truc de Star Wars. Vous savez, amener l'équilibre à la force. Comme l'équilibre entre le bien et le mal."
"Exactement," dit Morrell.
"Et qu'est-ce qui est si bien à propos de ça ?"
Morrell cligne à nouveau des yeux. "Excusez moi ?"
"Pourquoi est-ce que nous voudrions que le bien et le mal soient équilibrés ? Je ne suis pas du tout fan de ça. Je pense que le mal devrait être grandement surpassé et désarmé par le bien. Je pense que le fait de dire que vous maintenez l'équilibre est juste un moyen pour sortir de votre responsabilité pour le fait de vous être assis et de n'avoir rien fait pendant que Deucalion blessait des gens innocents. Donc pourquoi ne prendriez-vous pas votre 'équilibre' pour ficher le camp de ma ville." Il se retourne vers Deaton. "Tu devrais partir aussi."
"Tom." Deaton pince l'arête de son nez. "Tu n'as pas à faire ça. Tu vas avoir besoin de nous."
"Vraiment ?" Tom ne peut s'empêcher d'avoir l'air sceptique. "Pour quoi ?"
"Pour la bataille qui arrive."
Tom secoue la tête. "Nope. J'en ai fini avec tes remarques cryptiques. J'en ai fini avec tes conseils à demi utiles qui arrivent toujours un peu trop tard. Et j'en ai définitivement fini de traiter avec l'homme qui aurait laissé mon fils mourir. Tu voulais que je sois l'alpha de ce territoire, eh bien, tu as eu ce que tu voulais. Et je n'ai pas besoin d'un émissaire en qui je ne peux pas avoir confiance."
"Je voulais que tu sois un Vrai Alpha," dit Deaton. "Mais tu ne l'es pas, n'est-ce pas. Tu as tué Deucalion. Tu es juste comme tous les autres."
Tom doit prendre une profonde inspiration. "Laisse-moi t'expliquer quelque chose, Alan. Je me fichait de tout ce truc de 'vrai alpha' quand tu l'as évoqué. Je me fichais de cela quand Deucalion m'a mis un tuyau dans le ventre et a essayé de me dire que je ne le tuerais pas parce que le faire voudrait dire que je ne serais jamais un vrai alpha. Et je suis putain de sûr que je m'en fiche maintenant que tu l'utilises pour me dire que je suis une mauvaise personne ou quoi que tu essaies de dire par là. J'ai abandonné ma chance d'être un vrai alpha quand j'ai tué Deucalion parce que c'était nécessaire. Je le referais si je le devais. Et je ne pourrais honnêtement pas moins me soucier de ce que tu penses de moi." Il croise ses bras sur sa poitrine et regarde Deaton de haut. "Je veux que tu partes de Beacon Hills, Alan . . . et je ne veux pas avoir à te le répéter."
Il se retourne pour quitter le bureau, laissant la porte claquer derrière lui.
Tom avait pris la précaution de laisser Peter en appel pendant qu'il était chez Deaton, et il n'est pas du tout surpris de découvrir que Peter a enregistré la conversation. Le reste de la meute s'est réuni, et il regarde les adolescents et pense à leur dire qu'ils ne devraient pas être impliqués. Puis il soupire et ne tient pas compte de ça. Beaucoup trop de choses sont arrivées pour que ça fonctionne. Peter les a basiquement tous rendu complices d'une tentative de meurtre, et même s'il ne pense pas que Peter avait tort, il n'y a pas de retour en arrière maintenant.
"Papa ! De quoi il parlait ?" demande immédiatement Stiles. "La bataille qui arrive ? Quelle putain de bataille c'est ?"
Tom lève une main et repousse avec douceur Stiles dans son siège. "Tous d'abord," dit-il, "il y a au moins cinquante pourcents de chance qu'il disait juste ce qu'il pensait nécessaire pour me faire le garder aux alentours."
"Ça semble probable," dit Derek, frottant une main apaisante sur le dos de Stiles.
"Mais nous avons fait beaucoup de vagues récemment. La communauté de chasseurs est toujours probablement plutôt énervée à propos de ce qui est arrivé à Kate, et maintenant que je suis l'alpha, ils pourraient avoir des avis sur ça. Je doute que Deucalion a des amis qui vont venir frapper à la porte, et Jennifer Blake a l'air d'être restée seule. Mais quand même, nous serons prêt pour tout."
"Et pour le pouvoir d'alpha de Peter ?" demande Stiles, lançant un regard furtif à Peter. "Allons-nous essayer de le récupérer ?"
Amusé, Peter dit, "Je ne peux pas 'le récupérer'. Ce n'est pas comme le pouvoir d'alpha fonctionne."
"Non, mais, je veux dire." Stiles ne regarde pas vraiment son père. "Devrions-nous essayer de trouver un alpha pour que tu le tues ?"
Peter regarde Tom. "Chris pourrait probablement en trouver un, tu ne penses pas ?"
Tom ouvre la bouche pour protester, puis il réalise que c'est en fait un suggestion vraiment valide. Il a accepté que c'était impossible d'emprisonner les loup-garous alphas. Il a vu les dommages qu'ils peuvent faire. Chris, avec ses connections dans la communauté des chasseurs, pourrait très probablement en trouver un qui mérite la peine de mort. Il acquiesce et dit, "On peut lui demander."
"Tu es d'accord avec ça ?" demande Peter, regardant attentivement Tom.
"Suis-je fan de l'idée ? Non. Mais ton pouvoir t'a été volé, et tu mérites de le récupérer. Si c'est comme ça que nous pouvons le faire, ça me semble juste."
Peter se relaxe légèrement. "Okay. Et si Deaton ne ment pas à propos d'une sorte de bataille arrivant au prochain tournant, nous allons gérer. Ensemble."
Tom lève la main de Peter et en embrasse les jointures. "C'est exactement ce que nous ferons."
