Disclaimer : Comme d'hab ! Harry, Ron Hermione, Ginny, les jumeaux... tout ces persos que vous connaissez déjà bien ne m'appartiennent pas, mais sont la propriété de JK Rowling. En revanche, Heather, Ceridwen, Abigail, Rebecca et d'autres premières année sont à moi, alors pas touche !
9
La surprise d'Halloween
Le lundi qui suivit, en entrant dans la Grande Salle, Drago Malefoy et Pansy Parkinson provoquèrent des hurlements de rire. Pansy était affublée d'un groin et d'oreilles de cochon tandis que Malefoy avait les yeux à facettes et la pièce buccale d'une mouche. En voyant ça, Rogue devint livide, pour autant qu'il fut possible qu'il le soit plus que d'habitude. Il accompagna aussitôt les deux élèves à l'infirmerie, et eût le bonheur de rater l'arrivée de Luke Parkinson et Enola Grey, le premier arborant des oreilles tombantes aux poils frisés ainsi qu'un museau assorti, la seconde une énorme trompe grise en place et lieu de son nez et des oreilles tout aussi grises et volumineuses. Les pauvres ne comprirent même pas, de prime abord, les raisons de l'hilarité générale. Et ce n'est qu'en se dirigeant vers la table des Serpentard, où leur camarades les regardaient l'air effrayé qu'ils se regardèrent l'un l'autre et s'aperçurent du problème. Ils fuirent la Grande Salle morts de honte et ne se montrèrent plus de la journée, pour le plus grand bonheur d'Abigail. Quand la scène se répéta le lendemain, et le surlendemain, sans que personne ne soit pris à les ensorceler, Rogue finit par soupçonner quelque chose et inspecta les affaires des différents élèves. Il ne tarda pas à trouver des traces de poudre sur le bâtonnet de rouge à lèvres de Pansy Parkinson et examina ensuite plus en profondeur les affaires des trois autres, retrouvant de la poudre dans le shampooing de Malefoy, le fond de teint de Grey et l'eau de Cologne de Luke Parkinson. Bien sûr, aucun d'entre eux n'avait la moindre idée de comment on avait pu accéder à leurs affaires. Malefoy fut prompt à accuser Potter et Weasley, mais Rogue fit remarquer que parmi les affaires "empoisonnées", son flacon de shampooing était le moins susceptible d'être à la portée d'un Gryffondor, puisqu'il restait toujours dans sa salle de bain. Ils avaient bien lancé le nom d'Abigail Carpenter, mais Rogue leur stipula bien qu'il n'accepterait aucune accusation contre un élève de Serpentard sans preuve et les quatre élèves durent laisser tomber. Pendant toute une semaine, Heather ne pu s'empêcher d'aboyer ou de barrir à chaque fois qu'elle croisait Parkinson et Grey, provoquant l'hilarité de tout élève alentour.
La semaine suivante vit enfin l'occasion de se venger de la partialité de Rogue. Lors de la confection d'une potion de relaxation, Heather mélangea peu ou prou les mêmes ingrédients que voulus par la potion, mais dans un ordre totalement différent et avec tout de même un ou deux ingrédients plus "toniques", appuyée par Abigail qui créa plusieurs diversions pour empêcher Rogue de s'approcher trop près du chaudron de la jeune Gryffondor. Le résultat fut détonnant, au propre comme au figuré. Après une explosion de la décoction qui colla une masse gélatineuse au plafond et répandit une épaisse fumée violette dans la salle, empêchant le professeur de découvrir qui était le fauteur de trouble, tous les élèves se mirent à voir passer des éléphants roses, des pingouins bleus ou des ronflaks cornus. Les vertus hallucinogènes des champignons psilocybes ne furent plus à mettre en doute, si toutefois on en doutait encore.
Par la suite, Heather évita d'avoir trop souvent recours à cette méthode. Elle avait eu la présence d'esprit de retirer la masse gélatineuse d'au-dessus de sa place avant que les effets de la fumée ne se dissipent, faisant ainsi passer le fait qu'il ait clairement vu les restes de Potions au-dessus de sa place pour une hallucination due à la volonté qu'avait Rogue de saquer les Gryffondor. Rogue ayant vu des serpents danser le limbo quelques secondes plus tard ne put heureusement pas la contredire.
Ayant récemment été passablement énervé par l'histoire de l'épouvantard de Neville, son humeur fut encore plus massacrante une fois que l'histoire de la potion hallucinogène eut fait le tour de l'école.
Septembre toucha à sa fin sans que les Serpentard ne provoquent plus Heather ou ses amies, de peur de se retrouver à nouveau affublés d'éléments animaliers. Octobre avançait tranquillement, et semaine après semaine, Heather, Ceridwen, Rebecca et Abigail connaissaient de mieux en mieux le château. Elles avaient maintenant un plan détaillé des principaux couloirs de tous les niveaux, et des raccourcis les plus connus. Mais il restait encore beaucoup de mystères à élucider. De grandes parties de la carte restaient en blanc, rendues sans doute inaccessibles par des passages secrets bien dissimulés ou par des mots de passe qu'elles ne possédaient pas. Ainsi elles n'avaient pas accès aux dimensions des bureaux des professeurs, des préfets, du directeur, ni à celles de la salle de bain des préfets. Et pour nombre de ces informations, il leur semblait ne rien pouvoir faire avant leur cinquième année, en espérant que l'une d'elle au moins soit nommée préfète. Mais cette solution d'attentisme ne semblait pas satisfaire Heather. Son envie de découvrir tous les secrets du monde magique commençait par le fait de découvrir tous ceux de Poudlard. Et vu la taille du château, sept années de recherches intensives ne seraient sans doute pas de trop. Le plus pénible, durant leurs recherches, était la présence du concierge. Sa saleté de chat furetait partout et dès qu'elle tombait sur l'une d'elle, Rusard arrivait dans la minute. Il était certain que cet homme connaissait bien plus de passages secrets qu'elles. Mais comment faire pour savoir tout ce qu'il savait. Elles ne pouvaient tout de même pas le filer. Il s'en rendrait compte.
- Et si nous nous procurions une cape d'invisibilité ? proposa Heather un jour qu'elles réfléchissaient au problème.
- Ah oui ! Ca c'est une idée, et comment tu veux faire ? critiqua Abigail. Avec ton argent de poche ?
- Pourquoi pas ?
- Laisse tomber ! On aurait pas assez de sept ans pour économiser la somme nécessaire ! lui dit Ceridwen, plus gentiment qu'Abigail.
- C'est vrai, j'ai entendu dire que même d'occasion, une cape d'invisibilité en bon état ne s'obtenait pas à moins de cent Gallions, expliqua Rebecca.
- En bon état ? demanda Heather.
- Oui, reprit Rebecca. Il paraît qu'avec le temps, elles deviennent moins efficaces.
- Et cent Gallions, ça donne quoi ?
- Pour te donner une idée, reprit Abigail, il faut à peu près autant d'argent pour une cape d'invisibilité que pour une voiture de luxe.
- Ah ! Oui, donc effectivement, c'est hors de question.
- Laisse tomber ! On connaît ce château déjà mieux que certains élèves de troisième année ! C'est pas mal après moins de deux mois.
- Vous avez sans doute raison, admit enfin Heather.
Octobre s'écoula paisiblement. Le trente et un, pendant le petit déjeuner, un hibou vint apporter à Heather une carte de vœux de ses parents accompagnée d'un jeu électronique. Hélas, Heather constata bien vite que la magie du château empêchait l'objet de fonctionner.
Ce jour-là, le collège fut bien plus vide que d'habitude, les élèves de troisième année et au-delà ayant l'autorisation de se rendre à Pré-Au-Lard. Dans la salle commune, ne restaient que les première et deuxième années, ainsi que certains élèves de septième année qui préféraient visiblement étudier au calme. Heather jeta un coup d'œil sur le devoir de l'un d'entre eux. Tout lui sembla tellement compliqué qu'elle se demanda si elle atteindrait un jour la septième année. Elle pensait devoir s'ennuyer à cent sous de l'heure quand quelqu'un passa le portrait de la Grosse Dame. Elle fut plutôt surprise de voir revenir Harry. Mais n'eut pas l'occasion de se signaler à lui que déjà un élève de deuxième année se jeta sur le garçon.
- Tu ne vas pas à Pré-Au-Lard, Harry ? Comment ça se fait ? Viens t'asseoir avec nous, si tu veux.
Harry observa le groupe d'élèves dont faisaient partie Narasimban, Lord, et Romilda Vane de première année, et également quelques élèves de deuxième année dont Ginny.
- Non merci Colin, dit Harry. Je dois aller à la bibliothèque. J'ai du travail à faire.
Bien qu'il ait prétexté du travail, Heather remarqua bien qu'il ressortit sans la moindre plume. Elle décida donc de le suivre un peu. Si Harry avait trouvé, l'année passée, une chambre secrète que personne n'avait trouvé en mille ans, il devait sans doute connaître pas mal de recoins du château.
Cependant, et selon toute vraisemblance, Harry se dirigeait bel et bien vers la bibliothèque. Heather le suivait à bonne distance et aperçut Rusard apparaître derrière le jeune homme. Ce fut à se moment là que Harry se retourna brusquement et manqua de rentrer dans le concierge.
- Qu'est-ce que vous faites là ? demanda Rusard d'un air soupçonneux.
- Rien, répondit simplement Harry.
- Rien ! s'exclama Rusard dans un cri proche de l'aboiement qui fit comprendre à Heather que son intervention serait sans doute la bienvenue. Et vous vous imaginez que je vais croire ça ! Vous rôdez seul dans les couloirs, maintenant ? Pourquoi n'êtes vous pas allé à Pré-Au-Lard acheter des farces et attrapes en compagnie de votre bande de petits voyous ?
- Il dit la vérité monsieur Rusard, intervint Heather. Je l'ai vu il y a quelques instants dans la salle commune, il a dit à un deuxième année qu'il se rendait à la bibliothèque. Et si je ne m'abuse, il est bien ici sur le trajet le plus direct entre la tour de Gryffondor et la bibliothèque, non ?
Rusard la regarda d'un œil mauvais, il détestait les élèves, encore plus quand ils avaient raison que quand ils étaient pris en tort.
- Il faisait demi-tour.
- Sans doute s'est-il rendu compte qu'il était parti sans prendre ses affaires ? répliqua Heather.
- Oui ! C'est exactement ça, dit Harry. Parfois je suis aussi tête en l'air que Neville Londubat !
- Bien ! Passons pour cette fois, mais et vous, mademoiselle, que faisiez-vous ici ?
- En entendant Harry parler de la bibliothèque, j'ai eu envie d'aller lire un peu, je l'ai donc suivie après avoir pris mon sac.
Rusard grogna et s'éloigna.
- Merci ! dit Harry à Heather. Il n'avait pas de quoi me punir, mais je n'aime quand même pas être face à lui.
- Ca se comprend ! répondit Heather. Il est aussi teigneux que sa saleté de chat ! Tu viens à la bibli ?
- Bof ! En fait, j'en ai pas vraiment envie. J'ai dit ça pour me débarrasser de Colin Crivey.
- T'as pas l'air d'avoir le moral ? remarqua Heather. Moi, quand je me sens pas bien, je fais un peu de sport.
- J'ai eu entraînement de Quidditch hier soir, alors j'ai pas vraiment envie de bouger aujourd'hui. En fait, j'irais bien faire un tour à la volière.
- D'accord ! Bon moi je vais à la… Oh et puis flûte ! Ca te dérange pas si je t'accompagne ?
Harry hésita un instant, il n'avait pas vraiment envie d'avoir de la compagnie, mais en même temps, il savait qu'en restant seul il ne ferait que broyer du noir. Et puis il y avait quelque chose de bizarre chez cette fille. Quelque chose qui lui disait de se rapprocher d'elle, d'apprendre à la connaître. Presque comme un besoin vital.
- D'accord ! finit-il par répondre.
Ils remontèrent donc quelques marches et parcoururent un autre couloir quand une voix les arrêta.
- Harry ?
Ils se retournèrent et virent le professeur Lupin à la porte de son bureau.
- Vous n'êtes pas avec Ron et Hermione ? s'étonna le professeur de défense contre les Forces du mal.
- Ils sont à Pré-Au-Lard, dit Harry essayant de paraître détaché, mais sans abuser Heather pour autant.
- Ah… se contenta de répondre Lupin.
Heather vit le professeur poser sur le jeune garçon un regard plein de compassion.
- Entrez donc, leur proposa-t-il après quelques secondes. Je viens de recevoir un strangulot pour le prochain cours. Vous pouvez venir aussi Ms Wright. Je le ferai étudier de la première à la cinquième année.
- Un quoi ? demanda Harry, devançant Heather d'une demi-seconde.
Ils suivirent Lupin dans son bureau. Au fond de la pièce il y avait un grand aquarium dans lequel une étrange créature verte hérissée de piquants faisait des grimaces contre la paroi en verre à l'aide notamment de doigts longs et fins
- C'est un démon des eaux, dit Lupin en contemplant le strangulot d'un air songeur. Nous n'aurons pas trop de mal avec lui. Il suffit de savoir briser son étreinte. Vous avez vu ses doigts extrêmement longs. Ils sont puissants mais fragiles.
Le strangulot montra ses dents avant de disparaître derrière des plantes aquatiques.
- Une tasse de thé ? proposa Lupin en cherchant sa bouilloire des yeux. J'étais sur le point de m'en faire.
- Je veux bien, répondit Harry un peu gêné.
- Avec plaisir, renchérit Heather qui ressentait plus de gêne du fait d'être à côté de Harry que d'être dans le bureau du professeur.
Lupin tapota sa bouilloire avec sa baguette et un filet de vapeur en sortit aussitôt.
- Asseyez-vous, dit Lupin en soulevant le couvercle d'une boite en fer poussiéreuse. Je n'ai malheureusement que des sachets, mais je crois que vous commencez à en avoir assez des feuilles de thé, Harry.
- Ah, bon ! fit Heather. Pourquoi ?
- C'est le professeur Trelawney, expliqua Harry. Elle n'arrête pas de prédire ma mort prochaine. Mais comment le savez-vous professeur ?
- C'est le professeur McGonagall qui me l'a dit.
Lupin leur donna une tasse chacun. Le service était vieux et mal entretenu.
- J'espère que vous n'êtes pas inquiet ? demanda le professeur.
- Non, répondit Harry.
Mais dans l'hésitation qui suivit, Heather comprit que ce non voulait peut-être bien dire oui.
- Quelque chose vous tracasse ? redemanda Lupin.
- Non, répondit à nouveau Harry avant qu'une gorgée de thé ne le fasse se raviser. Ou plutôt si. Le jour où nous avons fait cette séance avec l'épouvantard…
- Oui ? l'encouragea Lupin.
- Pourquoi est-ce que vous n'avez pas voulu que je l'affronte moi aussi ?
Lupin eut l'air étonné.
- Je pensais que c'était évident.
- Pourquoi ? demanda Harry qui semblait ne pas croire que le professeur réponde ainsi.
- Et bien, répondit Lupin en fronçant légèrement les sourcils, j'imagine que si l'épouvantard s'était trouvé face à vous, il aurait pris l'apparence de Voldemort.
Harry le regarda avec des yeux ronds. Il ne s'attendait visiblement pas à cette réponse. Heather se faisait toute petite, se figurant qu'elle n'avait pas sa place dans la discussion.
- Apparemment je me suis trompé, dit Lupin, les sourcils toujours froncés. Mais je pensais que ce n'était pas du tout une bonne idée de laisser Lord Voldemort se matérialiser dans la salle des professeurs. J'étais sûr que tout le monde serait pris de panique.
- C'est vrai qu'au début, j'ai pensé à Voldemort, repris Harry. Mais ensuite… je me suis souvenu du Détraqueur.
- C'est vrai qu'elles sont horribles ces créatures, intervint finalement Heather au souvenir de l'événement du train. Je crois que moi aussi, face à un épouvantard, j'aurais vu apparaître un Détraqueur.
- Je comprends… dit Lupin l'air pensif. Je suis très impressionné.
Il esquissa un sourire en voyant l'expression sur les visages de Harry et Heather.
- Voilà qui voudrait dire que ce dont vous avez le plus peur, l'un comme l'autre, c'est… la peur elle-même. C'est la preuve d'une grande sagesse.
Ils ne surent quoi répondre et reprirent de façon parfaitement synchrone une gorgée de thé chacun. L'image sembla surprendre un instant le professeur.
- Professeur, dit Harry d'une voix un peu plus joyeuse. Vous connaissez les Détraqueurs…
Il fut interrompu par des coups frappés à la porte.
- Entrez ! dit Lupin.
Le professeur Rogue pénétra dans le bureau un gobelet fumant à la main. Il s'arrêta en voyant Harry et Heather côte à côte.
- Ah Severus, dit Lupin avec un sourire. Merci beaucoup. Vous voulez bien me le mettre sur mon bureau ?
Rogue posa le gobelet sur le bureau en observant alternativement Harry, Heather et Lupin. Heather n'aimait pas du tout son regard. Elle avait l'impression qu'il pénétrait au plus profond de son âme et elle ressentait ça comme un viol.
- Je montrais à Harry et Ms Wright mon strangulot, dit Lupin d'un ton badin.
- Fascinant, dit Rogue sans le moindre entrain. Vous devriez boire ça tout de suite, Lupin.
- C'est ce que je vais faire.
- J'en ai fait tout un chaudron, poursuivit Rogue. Si vous en avez encore besoin…
- J'en reprendrai sans doute demain. Merci beaucoup Severus.
- Je vous en prie, répondit Rogue en lui lançant un regard laissant penser qu'il n'agissait pas de gaieté de cœur.
Rogue quitta la pièce sur un dernier regard aux deux élèves, comme s'il se méfiait d'eux.
Harry jeta un coup d'œil sur le gobelet et Heather en fit autant.
- Le professeur Rogue m'a très gentiment préparé une potion, leur expliqua-t-il. Je n'ai jamais été très doué dans cette matière, et celle-ci est particulièrement compliquée.
Il prit le gobelet et en renifla le contenu avec une grimace de dégoût.
- Dommage que le sucre en neutralise les effets, ajouta-t-il avant d'avaler une bonne gorgée.
- Pourquoi est-ce que… commença Harry.
- Je ne me sentais pas très bien ces temps-ci. Cette potion est le seul remède efficace. J'ai beaucoup de chance d'avoir le professeur Rogue pour collègue. Il est l'un des rares sorciers qui sachent la préparer.
Le professeur Lupin termina son gobelet et Heather ressentit en Harry une furieuse envie de lui arracher le gobelet des mains.
- Dégoûtant ! grimaça Lupin. Bien ! Je suis navré de devoir écourter cette entrevue, mais j'ai encore du travail à terminer. Nous nous reverrons au banquet.
Les deux élèves saluèrent leur professeur et quittèrent son bureau.
- Harry, demanda Heather alors qu'ils cheminaient vers la volière. Tu as parlé des Détraqueurs tout à l'heure.
- Zut ! pesta Harry. Fichu Rogue ! Il faut toujours qu'il me dérange au mauvais moment !
- On… on raconte que tu t'es évanoui dans le train. C'est pour ça que tu voulais en discuter avec le professeur ?
Harry hocha la tête.
- J'admets que j'en ai peur, mais quand même pas au point de m'évanouir, alors je voulais lui demander pourquoi il m'avait fait cet effet, et surtout pourquoi à moi seul !
- Tu sais Harry, dit Heather timidement. Ca ne s'est pas su, mais tu n'as pas été le seul à perdre connaissance ce jour-là.
- Ah bon ! s'étonna Harry. A qui d'autre est-ce arrivé ?
- A moi, répondit Heather, et aussi à une fille qui était avec moi dans le compartiment.
Ils ne prononcèrent plus un mot du temps que Harry alla saluer Hedwige et que Heather écrivit une lettre pour ses parents.
Au soir, les élèves partis pour Pré-Au-Lard revinrent peu avant le début du banquet. Tous se mettaient déjà en tenue et Heather descendit retrouver ses amies dans le hall. Elle leur parla brièvement de son passage dans le bureau du professeur de Défense contre les forces du mal. Puis elles entrèrent et durent se séparer.
Le banquet était un véritable festin et tout le monde semblait très joyeux. Lupin semblait aller le mieux du monde. Heather observa un moment le professeur Rogue, qui après avoir regardé le professeur Lupin en biais, observa un moment Harry avec le même regard soupçonneux, avant de poser ses yeux… droit sur elle. Heather en détourna le regard, mal à l'aise et finit par être contente que le repas se termine. Elle remonta à la salle commune avec la foule des élèves. Mais une fois devant le tableau de la Grosse Dame, plus personne ne semblait vouloir avancer. Elle passa devant deux ou trois autres élèves et constata avec horreur que le tableau qui protégeait la salle commune de Gryffondor avait été lacéré sauvagement, des morceaux de toiles jonchaient le sol.
- Laissez-moi passer, leur parvint la voix de Percy Weasley assez loin derrière eux. Pourquoi c'est bloqué ici ? Vous n'avez quand même pas tous oublié le mot de passe ? s'indignait le préfet en chef tout en se frayant un chemin à travers la foule. Allons, écartez-vous, je suis préfet en chef !
Le groupe de tête était resté sans voix tout du long, mais peu à peu le silence se fit, se répandant lentement vers l'arrière.
- Que quelqu'un aille chercher le professeur Dumbledore ! Vite ! cria Percy Weasley d'une voix soudain aiguë.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda une voix que Heather reconnu comme celle de Ginny, à quelques mètres derrière elle.
Le professeur Dumbledore arriva très vite, et fendit la foule, les élèves se tassant pour le laisser passer. Des murmures de surprise ou d'effroi se répandirent parmi les élèves qui n'avaient pas encore pu voir le carnage. Les professeurs Lupin, Rogue et McGonagall accoururent. Dumbledore leur demanda d'ordonner la recherche de la Grosse Dame, mais Peeves vint faire son malin. Au début, Heather ne fit pas attention à l'esprit frappeur, jusqu'à ce que Dumbledore lui demande.
- Elle a dit qui avait fait ça ?
- Oh oui, monsieur le Chef des professeurs, dit Peeves avec un sourire qui disait bien qu'il allait lâcher quelque chose de terrible. Il est devenu fou furieux quand elle a refusé de le laisser entrer.
Peeves fit une cabriole, histoire de faire durer le suspense. Et dans une position bizarre il annonça :
- Quel sale caractère il a, ce Sirius Black !
