Disclaimer : Pas moyen d'y déroger à c'ui-là ! Bon, comme vous le savez, Harry Potter, c'est pas moi qui l'ai inventé, c'est Joanne K. Rowling. Donc je n'ai aucun droits sur cette fanfic, si ce n'est celui de la publier en toute gratuité.


14
Doutes

Pendant les dix jours qui suivirent, Heather ne fut plus vraiment elle-même. Bien qu'elle affichait devant ses amis ou ses camarade un large sourire, elle ne pouvait pas tromper Ceridwen, Abigail et Rebecca. Elle broyait du noir, et ne faisait rien pour que ça change. Elle avait cessé d'aller faire du foot avec Dean Thomas, elle ne cherchait plus à se venger quand un Serpentard avait un mot désobligeant à son égard et elle n'avait plus d'appétit pour autre chose que des produits à base de chocolat.

Février arriva, et avec lui la tension du match qui opposerait Gryffondor et Serdaigle. Harry semblait de plus en plus nerveux à mesure que l'échéance approchait. Et puis un jour, il revint dans la salle commune de Gryffondor avec son Éclair de Feu à la main. Fred et George avaient expliqué en détail à Heather ce qu'était cette merveille de balai, et c'est vrai que maintenant qu'elle l'avait sous les yeux, elle trouvait elle aussi qu'il en jetait. Il n'avait rien de comparable aux vieux balais que l'école mettait à disposition des première année chaque mercredi après-midi. La salle commune était plus bruyante que d'ordinaire et Heather renonça à son devoir de défense contre les forces du mal pour prendre part à la mêlée et féliciter brièvement Harry. Quand tout redevint plus calme, elle retourna à sa table, non sans observer le jeune homme et ses amis du coin de l'œil. Visiblement, la hache de guerre allait être enterrée entre les deux garçons et Hermione Granger. Ron prit le balai de Harry pour aller le ranger dans leur dortoir, Harry discuta alors avec Hermione l'air soucieux. Il fallait dire qu'elle n'avait pas l'air en forme. Et ça pouvait se comprendre. Elle était en permanence le nez dans un bouquin ou sur un parchemin. Elle avait plus d'heures de cours que certains sixième ou septième année, et trimballait sans cesse avec elle une dizaine de livres au moins, ce qui lui donnait une silhouette toujours courbée dans un sens ou dans l'autre.
Soudain, toutes les conversations, tous ceux qui travaillaient sur leurs cours furent interrompus par un cri venant du dortoir des garçons. Ron Weasley débarqua comme une furie dans la salle commune et se mit à hurler contre Hermione Granger. Apparemment, le chat de cette dernière avait fini par boulotter le rat de Weasley.

Quelques jours plus tard, ce fut le grand jour. Tous les espoirs de Gryffondor reposaient sur le match qui se jouerait. Au petit déjeuner, Heather vit Harry arriver à table, son Éclair de Feu sur l'épaule, bien en évidence, et entouré des autres joueurs qui montaient la garde farouchement. A la table de Serpentard, Drago Malefoy tira une tête de six pieds de long. Olivier Dubois insista pour poser le balai sur la table, pour qu'il soit bien en vue de tous. Plusieurs élèves de Poufsouffle et de Serdaigle vinrent admirer le balai, y compris Cédric Diggory, le capitaine et attrapeur de l'équipe de Poufsouffle, et quelques joueurs de Serdaigle, qui hésitaient entre l'admiration et la crainte, car ils allaient devoir jouer contre ce balai.
- Tu es sûr que tu sauras piloter ce balai, Potter ? demanda une voix traînante que Heather savait maintenant identifier comme étant celle de Drago Malefoy.
- Je pense que oui, répondit Harry d'un ton dégagé.
- Il a beaucoup d'accessoires, n'est-ce pas ? reprit Malefoy avec un regard malveillant. Dommage qu'il n'ait pas de parachute… Au cas où un Détraqueur passerait par là…
- Dommage que tu ne puisses pas te greffer un troisième bras, répliqua Harry sans se laisser démonter. Il pourrait peut-être attraper le vif d'or à ta place.
Les joueurs de Gryffondor éclatèrent de rire, et Heather esquissa un sourire. Le premier vrai sourire qu'elle eut depuis des jours.

Un peu avant onze heures, tout le monde se dirigea vers le terrain de Quidditch. Cette fois, Heather n'obtint pas vraiment une des meilleures places, mais elle voyait quand même assez bien l'aire de jeu. Ce furent les joueurs de Serdaigle les premiers à pénétrer sur le terrain. L'équipe de Gryffondor arriva peu après. Les deux capitaines se serrèrent la main. Les balles furent lâchées, et le match commença. Dès l'entame de match, Lee Jordan, le commentateur, se fit réprimander par le professeur McGonagall parce qu'il parlait un peu trop de l'Éclair de Feu et pas assez du match. Heather, elle, suivait Harry… tout comme le faisait Cho Chang, l'attrapeuse de Serdaigle. Et selon toute vraisemblance, elle avait bien mérité son poste. Malgré la différence de niveau de leur balai, elle parvenait souvent à gêner Harry, lui coupant la route pour l'obliger à changer de trajectoire.
Sur un conseil de Fred, Harry donna toute la puissance de son balai pour se défaire d'elle et repéra le vif d'or peu après. Il descendit en piqué droit vers la balle dorée qui flottait à quelques mètres d'une barrière et très près du sol. Hélas un cognard le contraignit à bifurquer et le vif en profita pour disparaître.
Les poursuiveuses de Gryffondor avaient commencé le match très fort et avaient inscrit huit buts très rapidement. Mais, comme galvanisés par l'échec de Potter, les poursuiveurs en bleu remontèrent doucement la pente. Harry perçut quelque chose et fonça à nouveau droit sur le vif d'or. Mais encore une fois, Chang se plaça devant lui.
- Débarrasse-toi de cette emmerdeuse ! cria Heather, couverte, heureusement pour elle, par le cri de Dubois :
- HARRY ! CE N'EST PAS LE MOMENT D'ÊTRE GALANT ! FAIS-LA TOMBER DE SON BALAI S'IL LE FAUT !
Mais à nouveau les attrapeurs perdirent le vif de vue. Harry remonta, suivi comme son ombre par Chang, elle n'allait décidément pas le laisser tranquille ! Apparemment, Harry en fut aussi énervé que Heather. Il plongea au sol à toute vitesse. Elle le suivit, mais il la feinta en remontant en chandelle. Elle perdit un temps précieux à freiner et à se redresser. Pendant ce temps, Harry avait à nouveau repéré un petit point brillant en altitude, au-dessus des buts de Serdaigle. Il fonça droit dessus. Cho tenta ce qu'elle put mais elle était trop loin derrière Harry. Soudain, elle eut une exclamation et montra quelque chose du doigt.
Au sol, trois Détraqueurs fixaient Harry. On entendit hurler : « Spero Patronum » et une vive lumière argentée jaillit de la baguette de Harry, prenant la forme d'un magnifique cerf. L'animal de lumière fondit sur les Détraqueurs qui… s'écroulèrent au sol. Heather reposa les yeux sur Harry qui s'était emparé du Vif d'or. Mrs Bibine siffla la fin de la rencontre. Ses six coéquipiers foncèrent sur Harry pour l'enlacer ! Les trois filles l'embrassèrent même, ce qui ne plût que moyennement à Heather. Mais son attention fut détournée. Le grand cerf argenté se dirigea droit sur elle et s'arrêta à quelques mètres des tribunes pour disparaître dans des panaches de vapeur lumineuse. Heather sentit une chaleur agréable en elle et une larme coula de sa joue. Au sol, l'équipe de Gryffondor avait atterri et était déjà assaillie par les fans en liesse. Le professeur Lupin vint amener Harry à proximité des Détraqueurs, qui n'étaient en fait que Malefoy, ses deux gorilles, et Marcus Flint, le capitaine de leur équipe. Ils étaient à terre et étaient restés empêtrés dans leurs déguisements. McGonagall arriva à son tour et les réprimanda vertement. Weasley était plié de rire et Heather se décida finalement à se laisser aller, elle aussi, à rire de bon cœur.

Le soir, elle fit la fête avec tous les autres élèves de Gryffondor. Toute sa morosité s'était envolée quand le cerf d'argent était venu la voir. Même sa façon de penser avait changé. Qu'importait un nom sur une carte ? Ceux qui l'avaient élevée, qui l'avait vue grandir, qui avaient été présents pour partager ses joies et ses peines, qui l'avaient veillée quand elle était malade, c'étaient les Wright, et rien ne changerait ça. Ils seraient toujours ses parents. Et s'il devait s'avérer que ce que la carte laissait à penser était vrai, alors elle n'avait pas à s'en faire, car après tout, personne ne disputerait son amour aux Wright.
La fête ne se termina que très tard dans la nuit. Les joueurs de l'équipe étaient si euphoriques qu'on aurait dit que pour eux la coupe était déjà dans la poche. Ce n'est qu'à une heure du matin que les jumeaux et Lee Jordan, principaux bouts en train, s'arrêtèrent, et uniquement parce que McGonagall elle-même s'était déplacée, en robe de chambre et avec un filet qui tenait ses cheveux, pour leur ordonner de cesser et d'aller se coucher. Tout le monde retourna donc à sa chambre et Heather se mit très vite au lit, totalement épuisée.

Il semblait à Heather qu'elle n'avait fermé les yeux que depuis deux minutes quand quelque chose la réveilla. Elle ne savait pas ce que c'était, mais ça avait cessé avant qu'elle ne soit totalement éveillée. Elle pensait que ça devait être un bruit dehors et allait se rendormir quand elle vit ses autres camarades de chambre sortir la tête de leur lit.
- Vous… vous avez entendu ça ? bégaya Romilda Vane.
- Pas vraiment… répondit Kate Lewis, encore dans le cirage. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- J'ai cru entendre quelqu'un crier, dit Lucy Farmer. Mais ça avait l'air assez lointain.
Elles n'eurent pas le loisir de se demander plus longtemps ce qu'il en était. Cette fois des voix bien réelles leur parvenaient, apparemment de la salle commune. Elles se levèrent toutes les quatre et remontèrent les trois étages qui les séparaient de la source de cette perturbation nocturne. Il y avait déjà d'autres filles qui s'étaient levées et bloquaient le passage, mais Heather pu entendre clairement l'arrivée du professeur McGonagall.
- Je suis enchantée que Gryffondor ait gagné le match, dit-elle, mais cela devient ridicule ! Percy, j'attendais mieux de votre part !
- Je n'ai absolument pas autorisé ce qui vient de se passer, professeur ! Répliqua la voix de Percy. J'étais en train de leur dire de remonter se coucher ! Mon frère à fait un cauchemar…
- CE N'ÉTAIT PAS UN CAUCHEMAR ! s'écria Ron Weasley. PROFESSEUR, JE ME SUIS RÉVEILLÉ ET SIRIUS BLACK SE TENAIT DEVANT MOI, UN COUTEAU À LA MAIN !
Il y eut pas mal de murmures parmi les filles devant Heather, derrière aussi d'ailleurs, les filles des dortoirs les plus bas ayant fini par venir voir elles aussi ce qu'il se passait.
- Ne soyez pas ridicule Weasley, lança McGonagall d'un ton sec. Comment aurait-il pu franchir le portrait ?
- C'est à lui qu'il faut le demander ! répliqua Ron.
Comme le professeur McGonagall se dirigeait avec d'autres élèves vers le portrait. Le bouchon à l'entrée de la salle commune se résorba, les récalcitrantes se décidant enfin à y pénétrer. Heather s'avança tant qu'elle put.
- Chevalier du catogan, demanda McGonagall, avez-vous laissé entrer un homme dans la tour de Gryffondor il y a quelques instants.
- Sans aucun doute gente dame, lança presque fièrement le chevalier.
Il y eut un silence de stupéfaction.
- Vous… vous avez fait ça ! s'indigna-t-elle. Mais… le mot de passe !
- Il les avait tous ! assura le chevalier. Tous ceux de la semaine ! Écrits sur un morceau de papier. Il me les a lu l'un après l'autre.
Le professeur McGonagall revint dans la salle commune livide.
- Qui, demanda-t-elle d'une voix frémissante de colère, qui a été assez stupide pour noter tous les mots de passe de la semaine et les laisser traîner n'importe où ?
Il y eut un silence qui fut assez vite rompu par un petit cri apeuré. Puis, Neville Londubat, tremblant de la tête aux pieds, leva lentement la main.

Cette nuit-là, personne ne dormit dans la tour de Gryffondor. Les élèves restèrent tous dans la salle commune consternés, apeurés, épouvantés, et… en ce qui concernait Heather, intriguée. Des murmures avaient bruissé tout au long de la nuit. A nouveau on se demandait comment Black avait fait pour passer les barrages. Le château avait à nouveau été fouillé de fond en comble, et à nouveau, Black avait réussi à fuir, comme le leur annonça le professeur McGonagall au petit matin.
Le lendemain, la sécurité avait encore été renforcée. On avait réinstallée la Grosse Dame à sa place, mais elle avait insisté pour bénéficier d'une protection et une équipe de trolls en avait été chargée. De toute la journée, Ron Weasley n'avait cessé de raconter comment il avait été réveillé par des bruits de déchirures, comment il s'était retourné et avait eu tout le loisir d'observer un Sirius Black squelettique qui l'avait observé un instant, un grand couteau à la main, avant de prendre la fuite quand Ron avait hurlé.

Heather, après le déjeuner, alla trouver Rebecca, Ceridwen et Abigail. Elles se dirigèrent toutes dans une salle à l'écart.
- C'est dingue cette histoire ! lança Rebecca.
- Ce qui est dingue, c'est ce Sirius Black ! fit Abigail. Lacérer ainsi le portrait de la Grosse dame, puis les rideaux du voisin de Potter.
- Justement ! fit Heather. Vous ne trouvez pas étrange toute cette histoire ?
- Euh… c'est exactement ce qu'on vient de dire, répondit Rebecca.
- Non ! répliqua Heather, je veux dire, qu'il y a bien trop de dissonances pour que tout concorde.
- Et où vois-tu des dissonances, toi ? demanda Abigail.
- Dans l'histoire que toi et Ceridwen nous avez rapportée. Vous savez ! Cette discussion entre les trois professeurs et le ministre. J'ai eu une dizaine d'heures pour y réfléchir, et il y a quelque chose qui ne colle pas !
- Oui ! fit Ceridwen qui voyait où Heather voulait en venir. Le ministre a clairement expliqué que Black semblait tout a fait rationnel. Que contrairement aux autres détenus, il n'avait pas perdu l'esprit. Et pour échapper aux Détraqueurs, c'est qu'il n'est pas le dernier des idiots, et qu'il sait réfléchir. Or, les deux attaques qu'il a menées dans l'école donnent l'impression qu'il n'a vraiment rien dans la tête. S'il voulait s'en prendre à Potter, pourquoi essayer de pénétrer dans le dortoir à Halloween, quand celui-ci était totalement vide ? Pourquoi avoir, cette nuit, déchiré les rideaux de Weasley ? Il aurait très bien pu écarter les rideaux pour voir silencieusement qui était dans le lit jusqu'à trouver Potter.
- Tout ça, reprit Heather, n'a de sens que si ce qu'il cherche n'est ni Harry, ni un autre élève, mais quelque chose qui serait en possession de Weasley.
- Mais les Weasley n'ont rien ! dit Abigail. C'est de notoriété publique qu'ils sont très pauvres et qu'ils n'ont aucun objet de valeur !
- Ca n'a peut-être pas de valeur marchande, mais une grande importance pour Black, intervint Rebecca.
- Peut-être quelque chose en rapport avec Vous-Savez-Qui, dit Ceridwen.
- Ah ! Un autre point pour lequel je commence à avoir des doutes, reprit Heather. Je me demande si Black est bien l'assassin qu'on veut nous faire croire.
- Heather, il a tué de sang froid une douzaine de personnes dont une bonne dizaine de moldus innocents, dit Ceridwen. Il n'y a aucun doute là-dessus.
- Ben justement ! répondit Heather. D'après ce qu'on a appris sur ce qu'il s'est passé ce jour-là, il y avait deux sorciers sur place, non ?
- Et l'autre est justement mort tué par Black, répliqua Abigail.
- D'après le témoignage de moldus qui ne connaissent rien à la magie et qui ont très bien pu se laisser berner par des illusions.
- Tu crois que ce serait… commença Rebecca.
- Je ne crois rien du tout ! répondit Heather Mais il faut avouer que récemment, Black n'a pas agit comme un assassin. S'il l'avait voulu, il aurait tué tous les enfants du dortoir et aurait pu chercher à sa guise ce qu'il voulait. Mais non, il a préféré fuir sans blesser personne. Et le fait est que pour quelqu'un capable de tuer de sang froid, c'est bizarre !

Les trois autres filles ne dirent plus rien. Effectivement, il y avait là de quoi se poser des questions.
- Et puis aussi, reprit Heather après un moment. Même son arrestation, c'est bizarre. Si vraiment il était à la solde de Voldemort, croyez-vous qu'il serait resté sur place à attendre qu'on vienne l'arrêter ?
- Et bien… il a sans doute réalisé qu'il avait tout perdu, répondit Rebecca.
- Il lui restait encore la vie et la liberté, fit remarquer Ceridwen, qui visiblement rejoignait maintenant Heather dans ses réflexions. Cependant, il reste cette histoire de gardien du secret.
- Oui, admit Heather, c'est le seul point qui vient encore contredire fermement mes réflexions sur l'innocence hypothétique de Black.
- Dites ? intervint Abigail. Dans cette discussion au trois balais, McGonagall a bien qualifié Potter et Black de chefs de leur petite bande ?
- Quel intérêt ? demanda Ceridwen.
- Ca veut dire qu'ils étaient sans doute un peu plus que trois, répondit Abigail. Trois, c'est peu pour une bande. Ils devaient bien être quatre ou cinq.
- Et alors ? demanda Heather.
- Alors, reprit Abigail. Dumbledore suspectait un proche de Potter de trahir. Potter le savait aussi, mais il croyait dur comme fer que ça ne pouvait être Black. Et si ce n'était pas Pettigrow non plus, ça pourrait être le quatrième ou le cinquième larron, probablement quatrième, parce que, selon ce que je pense, il y aurait alors eu un cadavre supplémentaire. Le traître aurait profité de l'altercation de Black et Pettigrow pour supprimer Pettigrow et faire accuser Black. Ainsi, lui restait libre, et il ne restait plus personne de sa bande pour penser un jour que ça pourrait être lui le traître.
- C'est pas bête ! Pas bête du tout.
- Typiquement Serpentard, releva Heather.
- Et l'on sait que la majorité des sous-fifres de Vous-Savez-Qui étaient des Serpentard, renchérit Abigail. Même si le traître n'en était pas un. Il a sûrement appris des trucs à leur contact.
- Mais qui croirait les réflexions de quatre gamines de tout juste douze ans ? demanda Heather.
- C'est là que le bas blesse, répondit Ceridwen. On n'a que des hypothèses, et tous les adultes sont intimement convaincus de la culpabilité de Black. Ils n'imaginent pas une seconde qu'ils puissent avoir été piégés. Le seul moyen de forcer les adultes à penser différemment, ce serait d'apporter la preuve sans équivoque de ce qu'on avance.
- Bref, on n'est pas plus avancées ! se plaignit Rebecca.