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Vengeance sucrée

Le reste de la semaine fut plutôt calme, si ce n'est quelques vagues tentatives de provocation de la part d'Enola Grey à l'attention de Heather et Abigail. Heather finit par apprendre que ce qui provoquait des réactions si véhémentes chez les élèves de Hagrid était sa nouvelle lubie d'élever des créatures dégoûtantes et dangereuses du nom de Scroutts à pétard, et qu'il avait décidé d'en faire profiter les élèves. Elle apprit également des frères Weasley que Fol'œil leur avait montré sur des araignées les effets des sortilèges impardonnables. Lui expliquant que ces trois sortilèges étaient strictement interdits à l'usage contre un autre sorcier, et que l'un d'eux visait à contrôler les actions de quelqu'un, le deuxième à provoquer une forte douleur, et le troisième était le sortilège de la mort, qui tuait d'un coup et sans traces. Heather fut légèrement horrifiée que de tels sortilèges soient montrés à des élèves… surtout à ceux de Serpentard… elle se doutait que ça ne leur donnerait pas que de bonnes idées.

Les quelques devoirs demandés par les professeurs furent rapidement effectués le samedi matin, et dès l'après-midi, Heather et Rebecca reprirent leurs bonnes vieilles habitudes de maraudeuses : explorer le château pour en dénicher les recoins et passages secrets. Mais très vite, elles se rendirent compte que toutes les parties du château qui leur étaient accessibles, elles les avaient déjà sur leur plan. Pourtant, Heather se rappelait que la Carte du Maraudeur était bien plus complète et montrait des salles et des couloirs auxquels elles n'avaient pas accès, simplement parce qu'ils étaient dissimulés et qu'elles ignoraient comment les révéler. Elle savait aussi que cette carte indiquerait à son possesseur le moyen de révéler une porte cachée, une trappe ou le mot de passe pour écarter un tableau ou une armure gênante.

Elle hésitait cependant à aller trouver Harry. Depuis la rentrée, Heather avait plus ou moins essayé de l'éviter, consciente que lorsqu'elle le verrait, il faudrait qu'elle lui explique qui elle était pour lui. Ce n'était pas évident d'aller trouver quelqu'un que vous ne connaissez pas et de lui dire que vous êtes sa sœur… mais Heather trouvait ça encore plus délicat dans ce cas précis, car elle connaissait Harry, ils étaient devenus amis, même si c'était à un degré moindre que pour Abigail, Ceridwen et Rebecca. Et elle ne voyait vraiment pas comment elle pourrait amener ça dans la conversation. Heather aurait donc bien volontiers continué à errer et chercher au hasard les moyens de découvrir les secrets du château, si à l'heure du goûter, en apprenant que Rebecca et elle avaient fait chou blanc, Abigail n'avait pas mis elle-même l'histoire de la Carte du Maraudeur sur le tapis. Elle avait bien essayé de faire valoir ses arguments… que la Carte appartenait à Harry et qu'il n'accepterait sans doute pas de la lui prêter. Les autres ne se laissèrent pas démonter, lui faisant valoir que d'une ils étaient amis, de deux, ça ne coûtait rien de demander, et de trois, si Harry restait en possession de la carte, il finirait sans doute par apercevoir un point annoté Heather Potter, et qu'alors elle serait bien embêtée s'il prenait mal le fait qu'elle fut au courant et ne lui ait rien dit.

Elle se dirigea donc, vaincue, vers la tour de Gryffondor. Elle donna le mot de passe à la Grosse Dame, priant pour que Harry soit n'importe où sauf dans la salle commune, et pénétra dans ladite salle avec appréhension. D'abord, elle crut que ses prières avaient été exaucées, un premier regard rapide sur l'assemblée ne révéla aucun petit brun à lunette et aux cheveux ébouriffés. Mais en tournant la tête sur la gauche, elle le trouva assis à une table à l'écart, en pleine partie d'échecs avec son ami Ron. Elle souffla de mécontentement, puis inspira profondément avant de se lancer.
- Heu… Harry, je peux te demander un truc ? fit-elle d'une voix qu'elle eut du mal à reconnaître elle-même. Elle n'avait rien de sa voix assurée habituelle.
- Bien sûr ! Qu'est-ce que tu veux ?
- Heu… et bien je voudrais t'emprunter, enfin si ça te dérange pas… Tu veux bien me prêter la Carte du Maraudeur ?
- C'est tout ! fit Harry l'air étonné. Vu comme tu arrivais, je me suis dit que tu voulais me demander un rein ou un poumon !
- Euh… pourquoi elle t'aurait demandé ce genre de truc écœurant ? demanda Ron l'air dégoûté.
- Un truc moldu… répondit Harry. Je t'expliquerai une autre fois. Mais y a pas de problème ! Du moment que tu me promets de me la rendre en bon état !
- Oh oui ! Ne t'inquiète pas pour ça ! répondit Heather soulagée.
Elle venait d'entrevoir la possibilité de ne pas lui parler tout de suite de ce qu'elle devait lui dire. Après tout, tant qu'il n'aurait pas la carte, elle ne risquait pas d'être découverte, et il leur faudrait un certain temps, à Abigail, Rebecca, Ceridwen et elle avant d'avoir tout recopié.

Harry monta dans son dortoir et Heather choisit de l'attendre au bas des escaliers. Il redescendit deux minutes plus tard avec le précieux bout de parchemin.
- Au fait, tu veux t'en servir pour quoi ? demanda-t-il en lui tendant la carte.
- Et bien… pour des besoins d'exploration… principalement !
- Je vois ! J'en saurai plus une fois le fait accompli, c'est ça ?
- Non, non ! Je t'assure, c'est essentiellement par curiosité. Moi et mes amies aimerions bien connaître les recoins secrets du château, c'est tout ! Et c'est vrai qu'avec cette carte, on peut le faire en évitant professeurs, concierges et esprits frappeurs ! Ce qui n'est pas négligeable !
- Certes ! fit Harry. Bonne balade alors !

Elle repartit après avoir mis la carte dans sa poche. Elle retrouva ses amies là où elle les avait quittées. Et aussitôt, les quatre filles partirent en excursion dans les méandres de l'école. Malgré le fait qu'elles aient la carte, Rebecca continuait machinalement à prendre toutes les mesures nécessaires, Ceridwen, elle, notait les moyens d'accès aux salles et couloirs secrets. Pour les salles, il s'agissait souvent de mots de passe, mais au sixième étage, il y avait un tableau d'une belle dame à la chevelure bleue. Il leur fallut discuter longuement avec elle, en se montrant toujours polies et courtoises, pour qu'elle accepte de les laisser entrer dans une salle de taille comparable à la salle commune de Gryffondor ou de Serdaigle, avec cheminée, canapés, fauteuils. Un vrai lieu de détente, et accessible toutes maisons confondues.
- Les filles ! fit Abigail. Je crois que nous venons de trouver notre salle de réunion principale ! Fini les vieilles salles de classes poussiéreuses prises au hasard !
- Motion acceptée ! lança Rebecca.
- Faudra quand même faire un peu de ménage ! fit Ceridwen en passant son doigt sur un guéridon qui avait accumulé une jolie couche de poussière.
- En effet, reprit Abigail, ça doit faire un moment que plus personne n'est venu ici !
- Environ dix-huit ans je suppose, fit Heather. Ca devait aussi être une salle très prisée des maraudeurs !
Les quatre filles passèrent la journée de dimanche à rendre la salle vivable. Chassant la poussière incrustée dans les coussins, nettoyant le sol et les fauteuils de tâches de bièraubeurre, supposa Rebecca. Hypothèse qui se trouva confirmée par la présence dans une malle de vieilles bouteilles de bièraubeurre datant de 1980.
- Quatorze ans ! Tu t'es plantée Heather ! Apparemment les maraudeurs invitaient quelques amis qui ont continué à venir encore un peu après leur départ de Poudlard !
Au soir, elles étaient épuisées, mais leur salle ressemblait enfin à quelque chose. Et qui sait, elles pourraient comme les maraudeurs inviter d'autres personnes ici, en les choisissant cependant de façon très sélective, demanda Abigail, qui n'avait pas très envie de voir Romilda Vane débarquer dans cette pièce.

Le lundi matin, lors du cours de potions, le professeur Maugrey fit irruption dans le cachot et demanda à Rogue de lui ouvrir son bureau.
- J'exige le calme pendant que je suis avec le professeur Maugrey. Et vous avez intérêt à vous concentrer sur vos potions. S'il y en a qui sont ratées, j'en déduirais que vous avez bavardé, et vous ferez perdre dix points à votre maison !
Il accompagna Maugrey dans son bureau, qui était attenant à la salle de classe. Aussitôt qu'ils eurent refermé la porte, Enola Grey se retourna vers Heather et Abigail.
- Hé ! Wright ! Prends-ça !
Elle lança alors quelque chose qui ressemblait à une gousse d'ail droit dans le chaudron de Heather.
- Grey qu'est-ce que tu fous !
Mais déjà, Grey s'était retournée vers Parkinson et tous deux riaient sous cape. Une odeur pestilentielle se dégagea alors du chaudron de Heather. Si bien que cela incommoda toute la salle. Quand Rogue revint, il plissa les narines. Fol'œil n'était plus avec lui.
- Qui est responsable de ça ?
- Je crois que ça vient du chaudron de Wright monsieur, s'empressa de dire Parkinson d'une voix étranglée.
Rogue s'approcha et regarda la mixture qui n'avait plus du tout la bonne couleur.
- Je vous avais prévenue Miss Wright ! Dix points de moins pour Gryffondor !
- C'est pas juste ! S'insurgèrent Romilda et Abigail. C'est Grey qui a lancé quelque chose dans le chaudron de Heather, termina Romilda.
- Et bien il est dommage que vous n'ayez pas rattrapé cette gousse de Snargalouf. Allez donc chercher chez Mr Rusard de quoi faire partir cette odeur infecte ! Tout de suite. Les autres, vous pouvez sortir !
Heather sortit furieuse, et sa mauvaise humeur ne s'était pas arrangée quand elle rejoignit la Grande Salle. Les remarques mauvaises de Rusard n'étant pas pour lui rendre le sourire.

Quand elles sortirent du cours de botanique, Heather et Rebecca eurent la surprise de trouver Abigail et Ceridwen.
- Qu'est-ce que vous faites là ? demanda Rebecca.
- Oh, je me suis dit qu'on allait organiser un petit conseil de guerre histoire de faire comprendre à Grey et Parkinson qu'il ne vaut mieux pas nous chercher, répondit Abigail.
- Vous êtes gentilles… mais je vous ai déjà mis à contribution l'année dernière… dit Heather. C'est à moi qu'elle s'en est pris, c'est à moi de me venger.
- Allons ! Nous sommes volontaires pour t'aider ! fit Ceridwen. Et puis ainsi, ils comprendront peut-être que s'attaquer à l'une d'entre nous, c'est s'attaquer à nous toutes ! Et ils y réfléchiront à deux fois avant de recommencer.
- Bon d'accord, alors j'ai bien une idée mais…

Lorsque minuit sonna, Heather quitta son lit, prit la Carte du Maraudeur, et se rendit jusqu'à une porte en bois sans poignée ni serrure, mais avec un simple heurtoir en bronze en forme d'aigle. Elle attendit un moment, puis la porte s'ouvrit et Ceridwen sortit.
- Bien, descendons ! fit-elle.
- Attends ! murmura Heather. Pas par là, on va tomber sur Rusard.
Elles descendirent en prenant garde à ne rencontrer personne, ce qui leur fit faire quelques détours. Puis se rendirent dans le couloir menant aux dortoirs des Poufsouffle. Rebecca les attendait déjà.
- Tu auras dû nous attendre dans ta salle commune, souffla Ceridwen. Si un professeur ou Rusard était passé ?
- J'aurais eu le temps de me cacher dans le cagibi à côté ! répondit Rebecca.
- Bien ! Venez ! fit Heather, et elles remontèrent le couloir, sans aller bien loin. Sur une nature morte, elles chatouillèrent une poire qui gigota avant de se transformer en une poignée de porte. Elles se retrouvèrent dans les cuisines, directement sous la grande salle. Il y avait là des dizaines de créatures comme Heather n'en avait jamais vu. Des petits êtres aux oreilles pointues, aux yeux globuleux, aux coudes et aux genoux noueux articulant de petits membres chétifs. Une grande partie dormait dans des corbeilles semblables à des paniers pour chiens. Mais plusieurs étaient encore réveillés.
- Bonsoir mesdemoiselles ! dit l'un d'eux en faisant la révérence. Vous désirez quelque chose ! Je peux réveiller mes camarades pour que…
- Non c'est bon, ne les dérange pas pour ça ! chuchota Rebecca. Nous avons juste besoin de quelques ingrédients. Si vous voulez bien nous en donner.

Quelques minutes plus tard, les trois filles quittèrent les cuisines avec des sacs, qu'elles avaient prévu à l'avance, qui semblaient pleins à craquer. Aidées de la Carte du Maraudeur, elles se dirigèrent alors vers les cachots, et plus précisément, vers la salle commune de Serpentard. Elles frappèrent contre un mur, et celui-ci s'ouvrit, Abigail les invitant à entrer. Elles se dirigèrent vers les dortoirs et s'introduisirent dans celui des deuxième année. Elles couvrirent alors les camarades paisiblement endormies d'Abigail de diverses substances comme du miel, de la confiture, de la crème fouettée. Elles déroulèrent des pelotes de laine qu'elles tendirent dans tous les recoins de la pièce, se ménageant tout de même un passage pour sortir.
Quand tout fut fin prêt, Abigail regarda les trois autres.
- Bon ! Quand faut y aller…
- T'es sûre Abby ? demanda Heather.
- Bien sûr que je suis sûre. Et puis faire ça à toute la chambrée et pas à moi, ça reviendrait à m'accuser immédiatement !
Elle s'allongea dans son lit. Ceridwen sortit une boîte de son sac qu'elle ouvrit.
- On t'a gardé la chantilly, fit Rebecca. C'est moins dégeu que le reste, et puis tu pourras la manger si tu veux demain matin !
Elles badigeonnèrent son lit, l'épargnant elle, mais recouvrirent complètement ses draps, donnant l'impression que seule sa tête émergeait d'un bloc de neige.
- Allez bonne nuit Abby ! fit Ceridwen. Et tâche de ne pas trop remuer dans ton lit !
- Bonne nuit les filles.
Les trois complices ressortirent des quartiers de Serpentard et retournèrent à leurs chambre, dans l'ordre inverse de celui où elles s'étaient réunies, et s'aidant toujours de la Carte du Maraudeur pour ne pas être prises.

Le lendemain matin, Heather se leva et s'habilla en quatrième vitesse. Elle savait qu'elle avait peu de chances de pouvoir écouter le récit d'Abigail avant le début des cours. Mais si jamais elle en avait la possibilité, elle ne voulait pas la rater. Cependant, comme elle s'en était doutée, on ne vit aucune des filles de deuxième année de Serpentard au petit-déjeuner ce matin-là. De toute la matinée, l'impatience la rongea, et un grand sourire ne quitta pas ses lèvres. Enfin, quand onze heures sonna, elle se précipita dans la salle de la Dame Bleue, ainsi qu'elle et ses amies avaient surnommé le tableau qui gardait l'entrée de leur salle de détente, très vite rejointe par Rebecca. Abigail arriva cinq minutes plus tard.
- Alors ! Raconte ! Comment c'était ? assaillit-elle aussitôt son amie.
- Du calme ! Du calme ! protesta Abigail. On va peut-être attendre que Ceridwen nous rejoigne ?
Elle eut à peine fini sa phrase que le portrait bougea à nouveau et que Ceridwen entra à son tour. Ceridwen, Rebecca et Heather s'installèrent dans le canapé, tandis qu'Abigail choisit un fauteuil qu'elle tira pour leur faire face.
- Bien… Alors ce matin… commença Abigail. Vous ne le croirez peut-être pas, mais j'ai été réveillée par un cri perçant. Très vite, d'autres vinrent pour lui disputer ce qui semblait être une récompense pour le cri qui s'approcherait le plus des ultrasons !
- Des ultra-quoi ? demanda Rebecca.
- Des ultrasons, des sons si aigus qu'ils en sont inaudibles, c'est avec ça que les chauves souris se repèrent dans la nuit, expliqua Heather.
- Donc… reprit Abigail. Après quelques vocalises, je me suis levée et ai poussé un assez convaincant je pense : "Eurk ! Mais qui a fait ça ?". Je n'en ai pas pour autant oublié de bien observer une certaine Ms Grey qui s'est levée et à glissé sur la vaseline, s'étalant sur le dos en entraînant quelques objets fragiles de ses amis auxquels étaient attachés les fils de laine. Je crois même que l'une d'elle s'est ouvert le pied en marchant sur des débris pour aller secourir cette chère Enola. Enola, justement, contrainte à se relever d'elle-même, à très astucieusement tiré sur la corde qui pendait au milieu de la pièce, ouvrant ainsi les sacs qui lâchèrent les plumes qu'ils contenaient dans toute la pièce. Enola et Charlotte ayant été recouvertes de substances semi-liquides et sucrées, se retrouvèrent ainsi parfaitement déguisées en deux grosses dindes ! Je vous l'accorde, les concernant ce n'était pas nécessaire !
Abigail marqua une légère pause le temps que les rires des trois autres s'estompent
- Les bruits et hurlements divers – au fait, mademoiselle Montague à fondu en larmes en voyant ce qu'il était advenu de sa magnifique chevelure. Personnellement, je trouvais que ça lui allait beaucoup mieux en barbe et moustaches qu'en cheveux, au moins ça cachait les contours disgracieux de son visage – tous ces bruits donc, finirent par attirer les filles des autres années. Je crois que pas une ne put retenir au moins un pouffement. Même la sœur de Parkinson. Puis ce fut notre directeur qui arriva.
- Que se passe-t-il dans cette chambre ? imita assez fidèlement Abigail.
- C'est elle ! C'est Carpenter et son amie Wright qui ont fait ça ! fit-elle ensuite, imitant une voix hystérique.
- Je me suis bien évidemment empressée de faire remarquer que si j'avais été dans le coup, je ne me retrouverais pas recouverte de ce qui semblait – correction après avoir goûté – de ce qui était de la crème chantilly.
- Et alors ? demanda Ceridwen, il t'a cru ?
- Il était bien obligé. Il a demandé à chaque fille de chaque année, personne n'avait rien vu ni entendu. Excluant l'hypothèse que des élèves d'autres maisons aient pu pénétrer dans les quartiers de Serpentard, il nous a donc conseillé d'aller nous laver et de ne pas ébruiter l'affaire en dehors de notre maison.
- Oh ! Pas drôle ! bouda Rebecca.
- Ne t'inquiète pas Becky, intervint Ceridwen. Certaines filles de Serpentard semblent être des pipelettes invétérées, et certaines autres de Gryffondor ou de Poufsouffle semblent avoir des oreilles très sensibles, car j'ai entendu Patricia Stimpson en discuter avec Helen Faucett, cette dernière acquiesçant et lui apprenant qu'elle avait déjà appris la chose d'une de ses amies de Poufsouffle.

Les quatre amies quittèrent la salle mortes de rire, et eurent un peu de mal à retrouver leur sérieux avant d'arriver au rez-de-chaussée. Mais une fois à table, chacune se laissa aller à exploser de rire, surtout lorsqu'au passage de Grey et ses amies, certains garçons de Serdaigle et Gryffondor firent des "Cot, cot, cot, cot cooot !"
Le reste de la semaine se passa étonnamment bien. Et si Grey lançait des œillades meurtrières vers Heather à chaque fois qu'elles se croisaient, elle n'osa cependant plus l'attaquer verbalement, et ce malgré un « Laisse tomber Grey, les poules ça saura jamais voler ! » lancé par Heather lors de leur cours de vol sur balai.


P.S. : La salle de la Dame Bleue, qui aurait servi aux Maraudeurs, n'est pas une idée à mettre à mon crédit, mais à celui de Alohomora qui l'a utilisée dans sa fic "Les Portes", cette dernière ayant bien voulu m'accorder le droit d'utiliser certaines de ses idées pour ma fic.

Le coup du dortoir piégé aux substances culinaires et aux plumes vient du film "A nous quatre" des studios Disney. J'ai juste un peu arrangé les choses à ma sauce.