11
Frère et sœur

Les Serpentard se retournèrent tous comme un seul homme. A travers les épais Crabbe et Goyle, Heather apercevait à peine les professeurs.
- J'aimerais savoir ce qui se passe ici ? demanda le professeur McGonagall.
- C'est les Serpentard ! dit aussitôt Romilda, toujours maintenue au sol par Parkinson sœur. Ils ont tendu une embuscade à Harry !
- C'est faux ! protesta Grey. On marchait dans les couloirs et Potter nous a provoqué, ensuite, ces trois furies nous sont tombées dessus à revers !
- La ferme sale menteuse ! lança Kate.
- Toi la ferme ! répliqua Crabbe.
- Tout le monde se tait ! rugit le professeur Maugrey. Vous allez tous passer dans mon bureau l'un après l'autre ! Je verrai bien qui de vous ment et qui dit la vérité !
- Alastor j'aimerais que…commença le professeur McGonagall.
- Minerva, faites-moi confiance, je n'abuserai pas de mon autorité. Mais nous ne démêlerons rien ici. J'ai l'habitude des interrogatoires, et je saurai mieux que quiconque repérer les menteurs. De plus, il faut amener Potter à l'infirmerie pour le débarrasser de son sortilège de pétrification et soigner ses côtes cassées.
Le professeur McGonagall prit alors Harry et l'emporta avec lui en faisant léviter son corps encore pétrifié.
- Bien ! fit le professeur Maugrey. Severus, si vous voulez bien désensorceler Mr Parkinson et conduire vos élèves jusqu'à une salle près de mon bureau, je me charge de surveiller les Gryffondor.

Pas un élève ne put protester. Ils se rendirent tous jusqu'au bureau du professeur Maugrey. Il demanda à parler à Heather en premier. Elle le suivit. Du temps où le professeur Lupin occupait ce bureau, il y avait une table et quelques chaises, ainsi qu'un présentoir sur lequel se trouvaient les créatures que le professeur avait capturées et qu'il comptait faire étudier à ses élèves. Depuis, il avait bien changé. Le décor était assez spartiate. Il y avait un grand coffre avec sept serrures au fond de la pièce, une simple chaise, et tout le long des murs, divers accessoires. Des espèces de toupies, quelque chose qui ressemblait à une antenne de télévision et un grand miroir dans lequel on pouvait voir des ombres circuler.
- Bien ! Veuillez vous asseoir ! fit le professeur Maugrey.
Il lui demanda de raconter exactement les évènements tels qu'ils s'étaient déroulés. Ce fut donc ce qu'elle fit. Le professeur ne l'interrompit pas, mais une fois qu'elle eût fini, lui posa une question un peu dérangeante.
- Tout cela est très bien, mais j'aimerais savoir comment vous avez su que Potter allait être attaqué ?
- Euh… et bien en fait, j'ai croisé Grey et Abigail, je veux dire Carpenter. Et j'ai tiqué parce qu'elles ne semblaient pas se diriger vers leurs quartiers. J'ai…
Heather hésita. Elle ne pouvait, et ne voulait, pas parler de la Carte du Maraudeur, mais Maugrey l'avait bien dit : il saurait repérer les menteurs. Et si elle voulait paraître plus crédible que les Serpentard, elle ne pouvait pas inventer quelque chose qui serait démonté par le témoignage de quelqu'un d'autre, qu'il soit Gryffondor ou Serpentard.
- J'ai pris quelques secondes pour réfléchir. J'avais vu Malefoy monter dans les étages avec la sœur de Parkinson et ses deux acolytes. J'ai réfléchi aux coins du château que les deux filles pouvaient rejoindre vu la direction qu'elles prenaient, et j'ai compris que c'était sans doute vers l'endroit où devait avoir lieu l'examen des baguettes des champions. Je savais où c'était grâce à un ami. Et je me suis demandé s'ils n'allaient pas essayer d'embêter Harry. Mais je n'avais pas de raisons de penser que ça pouvait aller bien loin jusqu'à ce que je réalise que si Harry allait de la salle où avait lieu l'examen des baguettes jusqu'à notre salle commune, il passerait par un endroit quasiment désert du château, et que si c'était là que les Serpentard l'attendaient, ça dégénèrerait sûrement. J'ai donc couru à leur rencontre.
- Mmh ! C'est bien, tu réfléchis vite et juste… Tu iras loin petite. Bon, je n'ai plus de questions. Tu peux sortir… va vite à l'infirmerie faire soigner tes blessures !
Heather se rendit donc à l'infirmerie ne sachant comment se déroula l'interrogatoire des autres.

A l'infirmerie, elle retrouva Harry revenu à l'état normal, et le professeur McGonagall à son chevet, ainsi que Hermione Granger.
- Ah ! Miss Wright ! fit Madame Pomfresh. On m'a dit que je ne devrais pas tarder à vous voir arriver. Venez ici !
Elle la fit s'asseoir sur un lit, en face de celui de Harry.
- Ce sont de vilaines morsures ! dit l'infirmière en observant ses genoux qui saignaient encore. Qui vous a fait ça ?
- Je me le suis fait moi-même, expliqua-t-elle. Pour calmer le Tarentallegra que Malefoy m'avait lancé.
- Complètement folle ! souffla Madame Pomfresh. Elle appliqua sa baguette et passa sur les entailles qui se refermèrent immédiatement.
- Et ces deux bleus, reprit l'infirmière, vous vous les êtes aussi faits toute seule ?
- Non, ça ce sont des coups de poings de Crabbe et de Goyle. Quand à la bosse que j'ai sur le crâne, c'est Malefoy qui m'a poussée contre un mur.
Madame Pomfresh appliqua un onguent qui lui sembla être aussi froid que des glaçons sur les bleus, et fit couler sur la bosse une potion qui la brûla et que l'infirmière aspirait au fur et à mesure avec sa baguette pour qu'elle ne coule pas sur le reste du visage.
- Bien ! Vous allez me garder le lit jusqu'à l'heure du couvre-feu. Après vous pourrez retourner à votre dortoir avec Mr Potter.
- Poppy, fit le professeur McGonagall. Je voudrais discuter un peu en privé avec Ms Wright, si ça ne vous dérange pas ?
- Moi aussi ! fit Harry.
L'infirmière les regarda.
- Bon ! Je vais dans mon bureau, céda Madame Pomfresh. Mais Potter, je vous interdis de remuer de trop. Vos côtes sont encore fragiles !
- Ms Granger, si vous voulez bien nous laisser, demanda la directrice de Gryffondor.
- Euh… je ne peux pas rester ? demanda-t-elle en lançant un regard aux trois autres personnes présentes.
- Non, Hermione, répondit aussitôt Harry. Je… je dois d'abord tirer une chose au clair.
- Bien, fit Hermione cependant déçue.
Elle aurait bien voulu savoir ce qui s'était passé plus en détail. Tout ce qu'elle savait c'était que des Serpentard avaient tendu une embuscade à Harry et que Heather et deux de ses amies étaient venues l'aider.

Quand Hermione fut sortie, ce fut le professeur McGonagall qui entama la conversation.
- Bon, Ms Wright, Mr Potter, il y a une chose dont j'aimerais discuter avec vous… C'est à propos de ce que nous vous avons entendu clamer, les professeur Maugrey, Rogue et moi-même, Ms Wright.
- Je n'ai rien dit de particulier… fit Heather un peu hésitante.
- Tu… tu as dit que tu m'aimais, rougit Harry.
- Oui, c'est…
- En fait, c'est surtout à vous Potter que je m'intéresse. Est-ce que vous avez demandé à Ms Wright d'être votre petite amie ?
Harry fut complètement estomaqué par la question, vu les yeux énormes qu'il écarquilla. Heather elle se demandait pourquoi McGonagall avait pu penser une telle chose.
- Mais non ! se défendit-il. C'est ridicule ! Elle a deux ans de moins que moi et…
- Un an et trois mois seulement ! protesta Heather.
Harry et le professeur McGonagall eurent tout deux un geste pour signifier que là n'était pas l'important.
- Vous savez, Potter, vous n'avez pas à me mentir, je peux comprendre que…
- Il ne ment pas professeur, reprit Heather. Oui, j'ai dit que je l'aimais, et je ne reviendrais pas dessus, car c'est un fait. Mais d'une, ça n'implique pas qu'il y soit pour quelque chose, et de deux, ce n'est pas de le sens où mes amies, et visiblement vous aussi, l'avez pris.
- Et quel sens ça à alors ? demanda Harry.

Cette fois, Heather ne pouvait plus reculer, mais elle ne se voyait pas non plus annoncer comme ça qu'elle était sa sœur, ils ne la croiraient certainement pas. Mais elle réalisa soudain ce qu'avait pu craindre le professeur McGonagall si Harry s'était entiché d'elle.
- Professeur, pouvez-vous nous dire pourquoi le fait que Harry puisse être tombé amoureux de moi semblait vous préoccuper ?
- Je ne vois pas ce que ça a à voir avec…
- Répondez, s'il vous plait professeur, insista Heather.
- Et bien… Je ne sais pas si Potter s'en est rendu compte, mais vous ressemblez énormément à la mère de celui-ci, Ms Wright. Je craignais qu'il ne fasse un léger complexe.
- Bien ! fit Heather, en interrompant Harry sur le point de faire une remarque. Maintenant laissez-moi vous apprendre quelque chose à mon propos : Il se trouve que mes parents ne sont pas mes vrais parents.
- Quoi ? fit Harry qui était de plus en plus perdu en essayant de comprendre où Heather souhaitait les amener.
- Euh… vous voulez dire que vous avez été adoptée par les Wright.
- Pour être exacte, reprit Heather après un hochement de la tête, les Wright m'ont trouvée seule dans une maison blanche qui avait tout un pan de mur détruit, au matin du premier novembre 1981, dans la ville où nous vivons : Godric's Hollow. Cela vous dit-il quelque chose professeur ?
Apparemment, cela disait effectivement quelque chose au professeur McGonagall, puisqu'elle avait pâli au fur et à mesure de l'explication de Heather, et elle restait maintenant interdite en observant les deux adolescents. Harry la regardait avec l'air de se demander ce qu'elle pouvait bien raconter.
- Vous… vous voulez dire que vous seriez… bégaya le professeur McGonagall.
- La sœur de Harry. Oui, compléta Heather.
- Quoi ! s'exclama celui-là.
- Mais enfin c'est absurde, reprit le professeur McGonagall. Nous nous serions rendus compte que… Enfin peut-être pas… il faut dire qu'on ne… Mais Hagrid ! Hagrid aurait dû vous trouver dans les décombres lorsqu'il est allé cherché Harry cette nuit-là !
- Pas s'il n'a fouillé que les décombres, justement, expliqua Heather. Mes parents m'ont dit qu'ils m'avaient trouvée à l'étage, dans une pièce au fond du couloir. Je sais que j'étais réveillée au moment de l'attaque, parce que quand les détraqueurs ont fait irruption lors du match Gryffondor - Poufsouffle l'an dernier, j'ai entendu les cris de notre mère, ils étaient étouffés, comme s'ils venaient d'une autre pièce. Mais j'ai sans doute dû m'endormir ensuite, quand Hagrid est passé.
Apparemment, McGonagall avait du mal à y croire.
- Si vous voulez, je peux vous montrer la lettre qu'a laissée Lily Potter avant de mourir. Mes parents me l'ont donnée cet été, lorsqu'il m'ont tout dit.
- U… Une lettre de Lily… fit le professeur. Je… Oui, enfin, je vous crois, mais si vous vouliez me la confier, je crois que le professeur Dumbledore aimerait la lire, lui aussi.
- Sans doute, répondit Heather, d'autant plus que c'est à lui qu'elle est adressée. Mais peut-être Harry aimerait-il aussi la lire avant ?
Harry confirma en hochant la tête toujours stupéfait par ce qu'il venait d'apprendre.
- Je vous la porterai demain matin, dit Heather au professeur. Maintenant, si vous le permettez… j'aimerais être un peu seule avec Harry. On a pas mal de choses à se dire.
- Euh… bien ! Très bien ! fit le professeur McGonagall qui elle aussi était toujours sous le coup de la nouvelle. Je vous laisse.
Elle quitta donc l'infirmerie.

Harry fixait Heather qui n'osait toujours pas le regarder droit dans les yeux. Elle fixait avec obstination le drap qui recouvrait ses genoux tout justes guéris.
- Alors… fit Harry. Tu sais donc depuis cet été.
On sentait dans sa voix une certaine amertume. Apparemment, il n'appréciait pas que Heather n'ait pas été honnête avec lui les dernières fois qu'ils avaient discuté.
- Pas vraiment, répondit Heather mal à l'aise, en fait, ça fait depuis le mois de janvier.
- Quoi ! s'exclama Harry.
- Disons un peu moins. Mais c'est à partir de janvier que j'ai eu des doutes. Je t'ai déjà dit que je t'avais piqué la Carte du Maraudeur une journée.
Harry acquiesça.
- Et bien… quand j'ai vu sur la carte qu'au lieu d'écrire Heather Wright, elle écrivait Heather Potter, j'ai commencé à me poser des questions. D'abord, je ne voulais pas y croire. Abby, Ceri et Becky ont essayé d'en savoir plus. Mais étant donné que personne n'était au courant, elles ont forcément fait chou blanc. Puis, il y a eu ce jour où je t'ai aidé quand tu es revenu de Pré-Au-Lard et que Rogue t'es tombé dessus. Après que tu sois reparti, j'ai tout expliqué au professeur Lupin, et il m'a certifié que la Carte ne se trompait pas. Et qu'en plus, il avait été stupide de ne pas s'en douter. On a dû te le dire déjà, mais tu es le portrait de ton père… sauf les yeux, et moi…
Heather n'osa pas compléter sa phrase. Phrase qu'elle avait entendue pour la première fois dans la bouche du professeur Lupin. Mais ce ne fut pas nécessaire. Harry réalisa soudain qu'elle disait la vérité. C'était tellement évident. Pour ainsi dire, ça crevait les yeux ! Il finit donc la phrase lui-même.
- Tu es le portrait de ma mère… sauf les yeux, compléta Harry. Bien sûr ! Comment ne l'ai-je pas vu plus tôt ?
- Et puis, il y aussi eu ton Patronus, le jour du match contre Serdaigle. Il est venu droit sur moi après avoir effrayé Malefoy et ses sbires. Et quand il m'a touchée, j'ai su que ce cerf était l'image de mon père. Le professeur Lupin n'a fait que me confirmer ce que je savais déjà.
- Et c'est pour ça que tu m'évitais depuis la rentrée ! fit Harry qui commençait à comprendre le comportement qu'avait eu Heather. J'imagine que ça avait déjà dû être difficile à annoncer à tes parents.
- Tu as tout compris. J'ai attendu trois semaines avant de leur en parler. Et pourtant, je savais que, eux, ils étaient au courant de ce que j'allais leur dire. Alors quand la rentrée est arrivée et qu'il m'a fallu envisager rapidement de te dire la vérité à toi aussi… On était devenus amis l'an dernier, et je n'avais aucune idée de comment tu allais le prendre. D'autant que pour toi, ce serait une surprise totale, ce n'était pas comme si tu savais mais ignorais que moi je savais.

Un silence s'installa alors. Harry et Heather contemplaient tous les deux fixement leurs genoux. Heather risqua un coup d'œil vers Harry. La nouvelle semblait le chambouler. Elle allait reprendre la contemplation de ses genoux quand elle aperçut quelque chose. Un sourire. Un sourire étirait le visage de son frère.
- Alors j'ai une petite sœur, fit Harry. C'est dingue ! Moi j'ai une petite sœur… je ne suis pas enfant unique…
Heather comprit immédiatement ce que Harry ressentait, et comme lui ne pouvait bouger pour l'instant, elle se leva et alla vers le lit d'en face et serra son frère dans ses bras, et Harry lui rendit son étreinte.
C'est ce moment-là que choisit Madame Pomfresh pour revenir voir ses patients. A croire qu'elle avait espionné toute la conversation tant le synchronisme était parfait.
- Bon, j'espère que vous avez fini parce qu'il faut encore que je… commença-t-elle en entrant en trombe dans la salle.
- Et bien ! Je vois que vous allez mieux Ms Wright ! fit l'infirmière d'un ton cassant. Par contre je vais vous demander de lâcher Mr Potter qui a encore besoin de repos, et surtout d'éviter autant que possible de bouger les côtes !
Heather et Harry se séparèrent. Si Harry semblait agacé par l'intrusion de la médicomage, Heather, elle, était rouge de honte. Madame Pomfresh lui fit signe qu'elle pouvait partir. Heather acquiesça et alla rassembler ses affaires. En sortant, elle fit un signe de la main à Harry.
- Je viendrais te voir après le repas.
- A tout à l'heure, dit Harry en souriant.
- Allez Potter ! entendit-elle encore grogner l'infirmière alors qu'elle passait la porte. Faites-moi voir ces côtes ! Vous vous occuperez de votre petite amie plus tard !
Elle entendit Harry protester vaguement sans pouvoir discerner ce qu'il disait.

Dans la grande salle, tous les élèves étaient déjà installés quand Heather vint prendre place. Enfin… presque tous. Les Serpentard de quatrième année devaient encore être en train de passer devant Fol'œil. Grey, Parkinson frère et Abigail eux étaient à table, et tiraient tous des têtes de trois pieds de long. Peu après, Malefoy entra à son tour dans la grande salle avec la mâchoire si serrée qu'il en aurait broyé une barre de fer.
- Comment ça c'est passé avec le professeur Maugrey ? demanda Heather à Romilda.
- C'était assez flippant, mais on s'est contenté de raconter la vérité, expliqua cette dernière, appuyée par des hochements de têtes de Kate et Lucy. Apparemment ça a dû le satisfaire puisqu'il n'a pas insisté trop longtemps.
- Par contre… les Serpentard… ajouta Lucy.
- Je vois ça ! fit Heather.
- Grey est restée presque vingt minutes avec Fol'œil, expliqua Kate. Carpenter… ça a été encore assez rapide. Je crois qu'elle est restée à peine plus de cinq minutes. Parkinson n'est arrivé dans la grande salle qu'à peine cinq minutes avant toi. Malefoy, apparemment n'a pas été très long.
- Sans doute que le professeur Maugrey a déjà une bonne opinion de ce qui s'est passé et n'a plus vraiment besoin de chercher la vérité mais seulement de savoir qui va lui mentir.
- Comme pour confirmer les dires de Heather, Parkinson sœur, Crabbe et Goyle se suivirent à deux ou trois minutes d'écart pour prendre place à la table des vert et argent.
Alors que le dessert fut servi, Lucy posa la question que les trois filles avaient apparemment eue sur le bout des lèvres depuis le retour de Heather.
- Dis-moi, Heather… Qu'est-ce qu'a dit Harry à l'infirmerie à propos de… tu sais… ta déclaration ?
On en arrivait à la partie délicate. Tant qu'à faire, Heather préférait que le fait que Harry soit son frère reste un secret. Mais vu qu'elle n'avait plus d'autres amies que ces trois-là, elle ne voulait pas se les mettre à dos elles aussi.
- Il a rien dit du tout… enfin je veux dire que… je me suis empressée de démentir.
- Vraiment ? firent Romilda et Kate en chœur.
- J'avais trop honte… surtout qu'il m'a demandée si j'étais sérieuse devant le professeur McGonagall. Alors je lui ai expliqué que je l'aimais, mais comme un ami… Je lui ai expliqué que comme il était le premier sorcier avec qui j'ai sympathisé, son amitié avait beaucoup d'importance pour moi, mais que ça n'allait pas plus loin.
- Mais du coup, t'es complètement grillée, dit Romilda.
- Je sais, dit Heather en essayant de prendre un air contrit. Mais au moins, ça m'évite de me disputer avec vous.
- Oh ! On ne t'en aurait pas voulu tu sais ! répliqua Kate, très vite imitée par les deux autres.
Heather les en remercia, bien qu'elle avait l'impression que seule Lucy avait été honnête en affirmant qu'elle n'aurait pas été rancunière.


Réponse aux reviews :
Alors Maylie, t'es contente ? Bien sûr qu'elle allait le dire à Harry. Mais je ne pouvais pas le lui faire dire "devant les Serpentard". En tout cas on peut dire que je t'aurais bien fait mariner sur ce point. Mais je te rassures, c'était pas contre toi. Tous ces chapitres sont écrits depuis déjà de nombreuses semaines.