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Une soirée tragique
Tout le monde se dirigea vers le terrain de Quidditch, ce ne fut qu'en arrivant dans les gradins que la plupart découvrirent ce qui était arrivé au terrain et donc en quoi consisterait l'épreuve. Les élèves étant toujours placés selon leurs maisons, Heather s'assit à côté d'Hermione, qui avait Ron, Mrs Weasley puis Bill à sa droite. Quand tout le monde fut installé, Ludo Verpey amplifia sa voix pour se faire entendre :
- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, la troisième et dernière tâche du Tournoi des Trois Sorciers est sur le point de commencer. Permettez-moi de rappeler le classement actuel des concurrents. A la première place ex aequo, avec quatre vingt-trois points chacun : Mr Cédric Diggory et Mr Harry Potter, de l'école Poudlard !
Les applaudissement furent les plus frénétiques que Heather ait jamais vu.
- A la troisième place, avec soixante-dix-huit points : Mr Viktor Krum de l'institut Durmstrang.
Cette fois, les applaudissement furent moins puissants, mais tout de même assez forts, car en plus des applaudissements polis de tout un chacun, les applaudissements des Serpentard venaient renforcer ceux des élèves de Durmstrang ainsi que ceux de Hermione et Heather, Ron par contre s'abstint d'applaudir.
- Et à la quatrième place, avec soixante-huit points : Miss Fleur Delacour, de l'académie de Beauxbâtons.
Il y eut pour Fleur des applaudissements polis, mais même ses camarades de Beauxbâtons ne se montrèrent guère enthousiastes. Ceridwen et Heather furent probablement les seules à applaudir de bon cœur. Harry fit un signe vers sa sœur, Hermione et les Weasley, et tous lui répondirent, puis Ludo Verpey donna le coup d'envoi et Cédric et Harry pénétrèrent dans le labyrinthe.
A cause de la hauteur et de la densité des haies, il était impossible de voir ce qu'il se passait à l'intérieur. Seuls quelques professeurs patrouillaient en marchant au sommet des haies pour intervenir en cas de besoin.
Krum pénétra dans le labyrinthe. Puis quelques instants plus tard, ce fut au tour de Fleur. Et puis, il fallut attendre, comme lors de la deuxième tâche. Ludo Verpey meublait en parlant des obstacles qui attendaient les concurrents. Ils cita les deux derniers scroutts à pétard de Hagrid, des sortilèges de confusion de pesanteur, des plants de filet du diable, une acromentule, un épouvantard, de la poudre d'oubli et même un sphinx amené directement d'Égypte.
Au bout d'un moment, des étincelles rouges s'élevèrent.
- Ah ! Nous avons un premier abandon ! commenta Verpey.
Hagrid alla voir et ramena Viktor Krum, inconscient. Karkaroff n'était visiblement pas content.
Il leur fallu encore attendre un bon moment avant que quelque chose d'autre se passe. D'un seul coup, les haies s'affaissèrent, et l'ensemble du labyrinthe fut visible. Les créatures à l'intérieur restèrent immobiles, comme figées, quatre lignes lumineuses parcouraient le labyrinthe, se croisant à divers endroits. Il y avait une boule de lumière vive à un endroit, et Fleur Delacour, qui ne semblait pas comprendre, se trouvait à quelques rangées du centre du labyrinthe, non loin d'une acromentule stupéfixée. Heather regarda vers les juges. Ceux-ci semblaient préoccupés, perturbés par quelque chose. Au bout d'un moment, Ludo Verpey reprit la parole un peu nerveux.
- Mesdames et messieurs, vous pouvez voir, au sol, le tracé du trajet qu'ont suivit chacun des concurrents. En bleu, celui de miss Delacour, en vert, celui de Mr Krum, en rouge celui de Mr Potter, et en jaune, celui de Mr Diggory. Comme vous pouvez le constater, au final, il semblerait que Harry Potter ait eu quelques difficultés avec l'acromentule et que le jeune Diggory lui ait prêté main forte pour s'en débarrasser. Puis ils se sont rendus tous les deux jusqu'au trophée qu'ils ont dû saisir ensemble. Ne vous inquiétez pas, il réapparaîtront bientôt et vous pourrez les féliciter.
Les spectateurs attendirent donc patiemment, mais Heather n'était pas dupe, elle voyait bien l'inquiétude sur le visage des enseignants, et même de Dumbledore. Et si Dumbledore était inquiet, ce n'était vraiment pas bon signe. Elle observait avec le plus d'attention possible les actions de Rogue, Karkaroff et lançait également des coups d'œil vers les autres professeurs et même au Ministre. Elle remarqua un peu plus tard que Rogue et Karkaroff eurent simultanément le même mouvement. Ils avaient crispé le visage et saisi leur avant-bras gauche. Karkaroff rejoignit Rogue. Une discussion houleuse sembla avoir lieu entre les deux hommes, puis Karkaroff quitta le stade. Rogue, lui, alla aussitôt parler à Dumbledore qui pâlit. Ce n'était décidément pas bon du tout. Elle repéra dans les tribunes Abigail, Ceridwen et Rebecca, et leur fit signe de la rejoindre en dehors du stade.
- Vous savez pourquoi ils mettent tant de temps à revenir ? demanda Rebecca.
- Je crains que ce ne soit grave, fit Heather en hochant négativement la tête. Vous avez vu ce qui s'est passé avec Rogue et Karkaroff ?
- Ils ont été appelés, fit Abigail. Par leur ancien maître sans doute.
- Tu veux dire… Celui-Dont-Il-Ne-Faut-Pas-Prononcer-Le-Nom ? demanda Rebecca terrifiée.
- Qui d'autre ? répondit Abigail.
- Moi, ce qui m'intrigue, intervint Ceridwen, c'est que le Professeur Maugrey a eu le même geste qu'eux. Et surtout qu'après, il a souri.
- Quoi ? firent les trois autres en chœur.
- C'est pas possible, continua Heather. Le professeur Maugrey ne peut pas…
- A moins que ce soit lui la clé de tous les mystères qui ont eu lieu ici cette année, dit Ceridwen.
- Oui… fit Abigail… Croupton Jr ! C'est pas Alastor Maugrey, c'est Croupton Jr, fidèle Mangemort qui a bien exécuté les ordres de son maître en inscrivant Harry au Tournoi et en s'arrangeant pour qu'il le remporte…
- Et il a transformé la Coupe en portoloin, termina Ceridwen. Ce qui veut dire qu'en ce moment, Cédric et Harry sont…
- Non ! souffla Heather, les yeux perdus dans le vide.
Les trois autres la prirent dans leurs bras, comme pour dresser une colonne protectrice autour de leur amie. Elles restèrent ainsi un bon moment, jusqu'à ce que le bruissement de la foule s'élève à nouveau. Elles sortirent alors de leur torpeur. Des cris se firent entendre, des pleurs également. Elles avaient trop peur pour aller voir. Et puis elle le virent, Alastor Maugrey… du moins, le présumé Alastor Maugrey, qui tirait Harry, un Harry vivant, vers le château.
- Lâchez-le ! cria Heather.
- Qu'est-ce que vous faites-là vous quatre ? aboya le soi-disant Maugrey.
- Expelliarmus ! lança Heather.
- Protego !
- Lâchez Harry espèce de sale mangemort ! gronda Heather.
- Je vois qu'on est très perspicaces pour des deuxième année, grogna Maugrey. Incarcerem !
Des cordes vinrent enserrer Heather.
- Expelliarmus ! lancèrent Rebecca et Ceridwen ensemble tandis que d'un Diffindo, Abigail trancha les liens de Heather.
Maugrey lâcha Harry mais conserva sa baguette.
- Je n'ai pas de temps à perdre avec vous ! Impero !
Rebecca fut touchée et attaqua Ceridwen à coups d'Expelliarmus.
- Stupéfix ! lança Heather. Le rayon rouge frappa Maugrey mais ne le paralysa pas.
- Dommage ! Pas assez de concentration ! Endoloris !
Heather se tordit de douleur. Pendant ce temps, Ceridwen et Rebecca en étaient venues au mains.
- Arrêtez ! Arrêtez ça ! cria Abigail. Tarentallegra !
Maugrey tomba à terre, incapable de contrôler sa jambe unique.
- Raaah ! Pas le temps avec ces âneries ! pesta-t-il. Finite Incantatem, Endoloris !
Ce fut au tour d'Abigail de se tordre de douleur alors que Maugrey se relevait. Il récupéra Harry et recommença à le tirer vers le château.
- Impedimenta ! lança le jeune garçon.
Maugrey sembla avancer comme au ralentit. Harry en profita pour se dégager, mais il était trop faible pour tenir debout et s'écroula à même pas deux mètres. Heather se releva et avança vers eux tandis que Ceridwen étala finalement Rebecca d'un coup de poing. Tout se passa alors très vite. Heather allait lancer un Expelliarmus, mais Maugrey rompit le maléfice et stupéfixa Harry, puis il se retourna contre la jeune fille.
- Avada Kedavra !
Heather ferma les yeux, c'était la fin. Elle entendit un bruit de chute. Pouvait-on encore entendre lorsqu'on était mort ? Elle essaya de rouvrir les yeux, et la réalité lui arracha un hurlement. Ceridwen était allongée à terre, devant elle, morte. Elle s'était interposée et avait reçu le sortilège à sa place.
Heather était effondrée, les larmes coulèrent toutes seules sur ses joues. Elle ne vit même pas Maugrey disparaître dans le château avec Harry. Elle était prostrée sur le corps de son amie quand des pas et l'appel de son nom la firent relever la tête. Les yeux noyés de pleurs, elle vit plusieurs silhouettes s'approcher et reconnu la voix de Dumbledore.
- Miss Wright ! Mon dieu ! Que s'est-il passé ?
- Maugrey ! Le professeur Maugrey ! C'est un mangemort… Il a emmené Harry au château, il a tué Ceridwen !
Des exclamations de stupeur ou d'incompréhension retentirent.
- Heather, dit Dumbledore en essayant d'être calme, mais sans pouvoir dissimuler son inquiétude. Est-tu certaine qu'il s'agissait d'Alastor Maugrey ?
- Non… dit Abigail qui se relevait. Il doit être sous polynectar sous l'apparence de Maugrey… mais nous avons des raisons de penser qu'il s'agit de Barty Croupton Jr.
De nouvelles exclamations.
- Cette fille est folle ! Croupton Jr est mort il y a des années !
- Qu'importe ! fit Dumbledore. Que ce soit le fils Croupton ou un autre, il est au service de Voldemort, et il détient Harry. Minerva, Severus, venez avec moi ! Mr Verpey, Hagrid, voulez-vous prendre soin de ces jeunes filles.
Abigail vint prendre Heather dans ses bras et pleura avec elle sur le corps de leur amie. Tandis que Rebecca se releva et essaya d'ensorceler Rogue, Dumbledore et McGonagall, mais Verpey la désarma.
- Qu'est-ce que vous faites ! critiqua Verpey. Viser ainsi des professeurs dans le dos !
- Elle est sous Imperium, expliqua Abigail.
Verpey endormit alors la jeune Poufsouffle, puis se pencha sur Ceridwen et pâlit
- Est-ce qu'elle est… demanda Verpey blanc comme un linge.
- Morte ? répondit Abigail. Oui, avec l'Avada Kedavra, ça ne fait pas de doute.
Elle ne tint plus et éclata en sanglots avec Heather.
- Mon dieu quelle tragédie ! fit Verpey alors que Hagrid soulevait Rebecca. D'abord le jeune Diggory, et maintenant cette pauvre fillette.
Heather n'écoutait plus, n'entendait plus, tout n'était que bourdonnement, et dans son ventre, un creux, comme si ses intestins se nouaient. Une inquiétude sourde l'envahit. Qu'était-il arrivé à Harry ? Il était vraiment en mauvais état. Elle le revoyait très clairement maintenant : une blessure à la jambe, une grave estafilade sur le bras, de la terre partout, et le regard livide, comme s'il était arrivé à bout de forces.
Elle se sentit soudain soulevée. Elle comprit que Hagrid la portait dans ses bras. Ou plutôt les transportait, elle et Abigail, car son amie de Serpentard l'enlaçait toujours. A côté d'elle, elle vit Madame Maxime qui portait Rebecca, et en se tordant le cou dans un terrible effort, elle vit Verpey transporter le corps de Ceridwen. Ceridwen, c'était impossible, elle ne pouvait pas être morte. Elle avait été la première à revenir vers elle, la première à lui montrer qu'elle était une véritable amie. Elle avait été un soutien tout au long du mois de décembre où Heather s'était sentie si seule, et maintenant, elle n'était plus. Les larmes qui s'étaient arrêtées reprirent alors. Des larmes silencieuses, cette fois, et une torpeur l'envahit. Elle semblait complètement détachée du monde alentour. Les sons lui parvenaient comme lointains, et les images étaient floues. Elle reconnut l'odeur de l'infirmerie. On l'allongea sur un lit. Elle se recroquevilla sur elle-même. Une main fraîche passa sur son front, essaya de la faire s'allonger sur le dos. Tout son corps lui faisait mal, comme si elle avait fait cinq heures de sport la veille, et qu'elle était percluse de courbatures. On lui fit boire quelque chose, et la douleur s'atténua. Tout devint noir, et elle n'entendit plus rien.
Au bout d'un moment qui aurait pu être cinq secondes comme cinq heures, les sons revinrent, plus nets. C'étaient les voix de Ron, d'Hermione, de Ginny et de Mrs Weasley qui tempêtaient après l'infirmière. Ils voulaient voir Harry. Mais l'infirmière répondait que Harry n'était pas là. Elle entendit une porte s'ouvrir. La voix de Dumbledore, si calme, apaisante. Il ramenait Harry, demanda à ce qu'on le laisse se reposer, qu'on ne lui pose surtout pas de questions, en tout cas pas cette nuit. Le calme revint, et puis une voix familière s'éleva tout doucement, à côté d'elle.
- Heather ?
C'était la voix de Ginny. Heather fit l'effort d'ouvrir les yeux. Harry dormait. Ginny, Hermione et Ron étaient autour d'elle. Mrs Weasley, Bill, Cho Chang, et Sirius sous sa forme de chien étaient au chevet de Harry.
- Heather, reprit Ginny. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi toi et tes amies êtes ici ?
- Ah non ! intervint Madame Pomfresh. Ce n'est pas parce que Dumbledore vous a interdit, à raison, de questionner Harry que vous devez embêter les autres patients. Cette jeune fille a été très éprouvée, et n'a pas plus besoin de vos interrogatoires que Mr Potter.
- Mais on aimerait quand même savoir ce qui s'est passé ! protesta Ron. Cédric Diggory est mort, et Harry a l'air de ne pas être passé loin de le rejoindre. Le professeur Maugrey a l'air d'un zombie, et ces trois là sont alités on ne sait trop pourquoi !
- Harry… fit faiblement Heather. Est-ce qu'il va bien ?
- Il a besoin de repos, expliqua plus doucement l'infirmière. Il a subi de terribles choses cette nuit.
Heather acquiesça.
- Voldemort est revenu, n'est-ce pas ? demanda Heather de la même voix faiblarde.
L'annonce fit l'effet d'un coup de tonnerre dans l'assistance.
- Heu… je crois que vous devriez vous reposer miss, dit Madame Pomfresh livide. Tenez, buvez ceci.
Elle lui fit prendre une cuillère de potion, et Heather ne mit que quelques secondes à s'endormir à nouveau.
Quand elle se réveilla, une nouvelle fois, elle vit Mr Fudge tendre un sac de cuir à Harry puis partir visiblement furieux. Cho n'était plus dans la pièce, mais tous les autres étaient encore là.
- Il y a du travail, dit Dumbledore en se tournant vers tous ceux qui étaient présents. Molly, j'espère ne pas me tromper en estimant que je peux compter sur vous et sur Arthur ?
- Bien sûr que vous le pouvez, répondit Mrs Weasley, le teint blême, mais le visage déterminé. Arthur sait très bien à quoi s'en tenir avec Fudge. Il n'a jamais eu d'avancement au Ministère à cause de son affection pour les moldus. Fudge trouve qu'il n'a pas le véritable orgueil des sorciers.
- Il faut que je lui envoie un message, dit Dumbledore. Tous ceux qui sont prêts à accepter la vérité doivent être immédiatement avertis et Arthur est bien placé pour contacter ceux qui travaillent au ministère et qui ne sont pas aussi aveugles que Cornelius.
- Je vais aller voir papa, dit Bill. Je pars tout de suite.
-Parfait approuva Dumbledore. Raconte-lui ce qui s'est passé. Dis-lui que je prendrai bientôt contact avec lui. Mais il devra se montrer discret. Si jamais Fudge pense que je mets mon nez dans les affaires du Ministère…
- Comptez sur moi, dit Bill.
Il tapota l'épaule de Harry, embrassa sa mère et quitta ensuite la pièce.
- Minerva, dit Dumbledore en se tournant vers le professeur McGonagall, je veux voir Hagrid dans mon bureau le plus vite possible. Et également, si elle consent à venir, Madame Maxime.
Elle acquiesça d'un signe de tête et sortit à son tour.
- Pompom, reprit Dumbledore à l'attention de l'infirmière cette fois. Voudriez-vous être assez aimable pour descendre dans le bureau de Maugrey. Vous y trouverez une elfe de maison du nom de Winky qui doit être dans un grand état de détresse. Faites ce que vous pouvez pour elle et ramenez-la aux cuisines. Dobby s'occupera d'elle.
- Très bien, répondit Madame Pomfresh étonnée avant de quitter l'infirmerie à son tour.
Dumbledore s'assura que la porte était bien fermée et que Madame Pomfresh se fut éloignée avant de reprendre :
- Et maintenant, il est temps pour deux d'entre nous de se reconnaître tels qu'il sont. Sirius… Voudriez-vous reprendre votre forme habituelle ?
Le gros chien noir regarda Dumbledore puis reprit l'apparence humaine qui était la sienne. Mrs Weasley poussa un hurlement et fit un bond en arrière.
- Sirius Black ! s'écria-t-elle, l'index pointé sur lui.
- Arrête maman ! fit Ron gêné, il n'y a aucun danger.
Rogue avait une réaction plus modéré, mais où transparaissait d'avantage la haine que la surprise.
- Lui ! gronda-t-il en échangeant un regard avec Sirius qui avait à peu près la même expression à son égard. Qu'est-ce qu'il fait ici ?
- Il est ici parce que je l'ai invité, dit Dumbledore, tout comme vous Severus. Je sais que je peux compter sur vous deux. Le moment est venu d'oublier vos vieilles querelles et d'avoir confiance l'un dans l'autre.
Mais apparemment, les deux hommes ne semblaient pas du tout prêts à enterrer la hache de guerre.
- A court terme, reprit le directeur, vous pourriez vous contenter de ne pas vous manifester d'hostilité ouverte. Vous allez commencer par vous serrer la main. Vous êtes du même côté désormais. Nous n'avons pas beaucoup de temps et, si les rares personnes qui connaissent la vérité ne s'unissent pas dès maintenant, il n'y aura bientôt plus d'espoir pour aucun d'entre nous.
Très lentement, et en continuant à se défier du regard, Sirius et Rogue s'avancèrent l'un vers l'autre et se serrèrent la main pendant une fraction de seconde.
- Ça suffira pour l'instant, dit Dumbledore. A présent j'ai du travail pour vous deux. L'attitude de Fudge, bien qu'elle ne soit pas surprenante, change tout. Sirius, il faut que vous partiez immédiatement prévenir Remus Lupin, Arabella Figg, Mondingus Fletcher – tous les anciens. Restez caché chez Lupin pour le moment, je vous contacterai là-bas.
Harry voulu retenir Sirius, mais celui-ci lui fit comprendre qu'il devait agir au plus vite et qu'ils se reverraient bientôt. Puis Dumbledore demanda quelque chose à Rogue. Personne ne sut de quoi il pouvait s'agir mais ça ne devait pas être quelque chose de facile, vu l'expression grave qu'affichaient les deux hommes. Après le départ de Sirius et Rogue, un silence s'installa pendant quelques minutes avant que Dumbledore ne reprit la parole et s'excuse auprès de Harry et de Heather de devoir partir lui aussi, mais il devait aller parler aux Diggory et envoyer un hibou pour prévenir le père de Ceridwen. Il leur conseilla de reprendre de la potion de sommeil. Quand il parla de la récompense du Tournoi, Harry craqua et éclata en sanglots dans les bras de Mrs Weasley. Alors que tout était redevenu calme, un bruit fit se retourner toutes les têtes. Hermione, près d'une fenêtre, s'excusa de les avoir dérangé et Mrs Weasley s'occupa alors de faire prendre à Harry et Heather la potion de sommeil.
NDLA : Et voilà ! Le pire est arrivé. Désolé pour ceux qui auraient voulu revisiter le retour de Voldemort, mais il était logique que Heather n'y soit pas. Le pire est arrivé, non seulement, Heather n'a pas pu aider Harry quand il s'est retrouvé au cimetière de Little Hangleton, mais les choses sont encore pires que dans la version originale puisqu'il y a un deuxième mort, et un des personnages principaux qui plus est. Pourquoi me direz-vous ? Et bien il y a plusieurs raisons. Déjà, je voulais montrer que dans mon récit, personne n'était à l'abri de prendre un mauvais coup qu'il ne prenait pas dans l'histoire originale, pas même les personnages principaux. Ensuite, un groupe de quatre, c'est pénible, chaque année, à Halloween et à Noël, faut se creuser la tête pour trouver trois cadeaux que ses amies font à Heather (pire, à Noël faut aussi réfléchir aux cadeaux que Heather fait à ses amies). Maintenant, vous vous demanderez peut-être aussi pourquoi Ceridwen et pas Rebecca ou Abigail ? J'ai pensé à chacune d'entre elle. D'abord à Rebecca, je me disais que ça pourrait miner d'avantage les Poufsouffle s'ils perdaient deux élèves dans la même soirée, mais j'ai réfléchi, si Rebecca disparaissait, le groupe aurait alors été composée de trois filles "intelligentes", non pas que Rebecca soit bête, mais elle est plus comme Ron ou comme Neville dirons-nous. Ensuite, il me restait à choisir entre Ceridwen et Abigail, et là, il s'est avéré qu'il était bien plus intéressant pour la suite que Abigail reste en vie plutôt que Ceridwen. Donc voilà. Désolé pour ceux qui l'aimaient bien, mais c'est comme ça. Et puis, si tout est toujours rose, l'histoire finit par perdre de son intérêt.
Allez, ne vous en faites pas, je vous réserve encore de bons moments à passer avec Heather. Il reste un chapitre pour conclure cette deuxième année, ensuite, il vous faudra patienter un peu avant que ne démarre la publication de l'Ordre du Phénix. Allez, je vous laisse et vous dit à mardi !
