NDLA et disclaimer : Voici la cinquième et dernière année de Heather Wright qui commence. Comme toujours, nombre des personnages ne m'appartiennent pas, et sont la propriété exclusive de JK Rowling, il en va de même pour l'univers propre à Harry Potter. Il y a également quelques éléments que j'ai tiré des fics de Miss Teigne et Alohomora avec l'accord de celles-ci. C'est le cas par exemple de la Salle de la Dame Bleue.

Voilà, sinon je vous souhaite d'avoir autant de plaisir à découvrir les évènements de cette dernière année que j'en ai eu à les écrire. On commence bien avec un chapitre qui je l'espère vous titillera les zygomatiques.


Heather Wright
Et les Quatre Élémentaires

1
Petit papa deviendra grand

L'été était mitigé. Souvent nuageux, il n'y en avait pas moins de belles éclaircies par moments, et des fois, même, de belles journées ensoleillées. Heureusement, même lorsque les nuages menaçaient, il pleuvait rarement, exception faite de quelques orages de chaleur qui déversaient en quelques minutes des trombes d'eau sur les parterres de bégonias, tulipes et autres azalées des voisins. Ce jour-là, le temps était agréable, le soleil brillait entrecoupé du passage de quelques cumulus de beau temps, et une légère brise rendait la chaleur supportable. Mais Heather n'était pas dehors. Elle était dans le salon, allongée sur le canapé et regardait les nuages passer par l'encadrement de la fenêtre ouverte.
- Hey ! Heather ! Ça te dit de venir taper un peu dans le ballon, rien que nous deux ? demanda Mr Wright d'un ton enjoué.
- Hein ? répondit Heather qui n'avait entendu qu'une syllabe sur deux.
- Toi, moi, et le ballon, reprit son père. C'est l'occasion rêvée, pour une fois qu'il fait beau le dimanche !
- Mouais… bof, pas envie, répondit Heather d'une voix traînante.

L'entrain de Mr Wright fondit comme neige au soleil. Il resta quelques instants à contempler sa fille qui s'était à nouveau perdue dans la contemplation du morceau de ciel qu'elle pouvait voir. Dépité, il retourna à la cuisine où sa femme coupait des légumes en rondelles.
- Qu'est-ce qu'elle a ? demanda-t-il d'un ton soucieux. Au début des vacances, tout allait bien, et là, ça fait deux semaines au moins qu'elle a l'esprit complètement ailleurs.
- De quoi tu parles chéri ? demanda Mrs Wright, qui, concentrée sur son concombre n'avait pas fait attention à l'intervention de son mari.
- Je me demandais ce que pouvait bien avoir Heather. Elle n'a plus d'appétit, elle ne sort plus, avant-hier elle s'est à peine intéressée au match qu'on a regardé, et là, je viens de lui proposer d'aller faire du foot, et elle m'a dit qu'elle avait pas envie !
- Ah ! Ça ! fit Mrs Wright comme si la lumière se faisait subitement. Eh bien… elle a sans doute autre chose en tête ! répondit-elle avec une œillade rieuse pour son mari.
- Tu peux me dire ce qu'elle pourrait avoir en tête de plus important que le foot ?
- Chéri, tu sais que ce n'est qu'un sport ! dit Mrs Wright en contenant tant que possible un rire moqueur. Et qu'il y a d'autres choses dans le monde de bien plus importantes.
- Oh, joue pas avec les mots, je déteste quand tu fais ça, lui répondit-il. Tu sais très bien ce que je veux dire. D'habitude, quand je parlais foot, plus rien n'avait d'importance, ni ses amies, ni sa série télé préférée, ni rien d'autre.
- Certes, acquiesça Mrs Wright toujours le sourire aux lèvres, mais Heather n'est plus une petite fille. Et elle a sans doute trouvé un sujet de préoccupation plus important en cours d'année.
- Je me demande bien quoi… Bon, c'est vrai que ce qu'elle nous a raconté… surtout les événement de la fin de son année scolaire… Mais l'année dernière aussi, les évènements étaient graves, et l'année d'avant y avait même une de ses meilleures amies qui est morte et ça ne l'a pas empêchée de profiter de ses vacances.

Mrs Wright eut un petit rire alors qu'elle se mettait à battre la sauce vinaigrette qu'elle avait préparée tout en discutant avec son mari.
- Je crois que tu es à côté de la plaque chéri, dit-elle décidant de se montrer un peu plus explicite. Quand je parlais d'un sujet de préoccupation important, je voulais dire pour elle, pas pour le reste du monde. Je te le répète, Heather n'est plus une petite fille.

Mr Wright sembla perplexe encore quelques instants, il avait compris, mais ne pouvait se résoudre à croire ce que sa femme insinuait.
- Tu veux dire qu'elle… commença-t-il, encouragé par sa femme qui lui faisait un sourire satisfait de voir qu'il comprenait. Mais ça n'explique pas tout… normalement ça ne dure que quelques jours, et là ça fait plus de deux semaines qu'elle est…
- Qu'est-ce qui ne dure que quelques jours ? demanda Mrs Wright qui avait perdu son sourire, inquiète de voir que son mari pouvait penser que les sentiments de sa fille puissent être aussi futiles.
- Ben tu sais bien… Tu viens de me le dire, elle a eu ses premiers… ragnagnas, lâcha-t-il, peu à l'aise avec le sujet.

Le visage de Mrs Wright se transforma encore une fois, de l'incompréhension, elle passa à une expression de froideur qui aurait fait geler un pingouin sur place.
- Je vois que tu t'intéresses beaucoup à ta fille, dit-elle d'un ton sec et cassant. Je te signale quand même que ça fait maintenant trois ans qu'elle est réglée. Même si elle ne t'en a jamais parlé, tu aurais pu t'en douter quand même, elle a quinze ans, pas onze !
Mr Wright se fit tout petit.
- Excuse-moi mon amour… c'est juste que je… enfin, c'est ma petite fille et… c'est vrai que j'ai pas réfléchi, mais quand tu m'as dit sur ce ton entendu que ce n'était plus une petite fille, c'est à ça que j'ai pensé… J'ai pas réfléchi au fait que ça devait déjà être fait depuis quelques années. Mais si c'est pas ça, pourquoi elle a perdu le goût de tout ?

Devant l'air contrit de son mari, Mrs Wright ne pu rester furieuse plus de quelques secondes. Elle poussa un soupir et se décida à se montrer tout à fait explicite.
- Voyons chéri, c'est pourtant clair ! C'est parce qu'elle se languit d'amour.
A nouveau, Mr Wright resta interdit quelques instants.
- Mais… Je vais peut-être encore dire une bêtise… s'excusa-t-il par avance de peur de provoquer à nouveau la colère de sa femme. Mais ça non plus, ça n'avait pas l'air de la gêner les années précédentes. Jamais ce… Dean Thomas, ne lui a fait perdre l'appétit ou l'envie de faire du foot !

Mrs Wright eut un sourire indulgent envers son mari qui décidément ne comprenait rien à rien.
- C'est vrai. Mais pour Dean, ce n'était pas vraiment de l'amour qu'elle ressentait pour lui. Et leur relation en est restée au flirt dans les couloirs de l'école avec quelques bisous du bout des lèvres de temps en temps. Non, là il s'agit d'amour avec un grand "A". Rappelle-toi comment c'était, quand on a été séparés pendant les vacances, après notre dernière année de collège.
- C'est vrai que j'étais pas très dynamique. Je ne faisait rien d'autre que de penser à toi, et je restais enfermé dans ma chambre en envoyant balader mes parents dès qu'ils voulaient me proposer une quelconque activité. Mais c'était différent, nous étions plus âgés et cette nuit que nous…

Mr Wright devint alors plus blanc que Drago Malefoy dans ses expressions les plus livides. Mrs Wright faillit éclater de rire, mais se retint, heureusement d'ailleurs, parce que le choc de la découverte chez John Wright fit peu à peu place à une colère qui montait comme le grondement sourd d'un troupeau qui charge droit sur vous.
- QUOI ? hurla-t-il finalement. Comment a-t-il osé ? J'm'en vais à Londres te le pendre par les pieds et le fouetter jusqu'à ce qu'il crie grâce ce sale petit pervers de Thomas…
Mrs Wright lui barra la route quand elle comprit ce qu'il avait imaginé.
- Chéri ! Ne te mets pas dans cet état ! tenta-t-elle.
- Comment veux-tu que je ne me mette pas dans tous mes états alors qu'un sale petit cancrelat a…
- Calme-toi ! lança Mrs Wright d'un ton sec, et un peu plus fort que sa supplication précédente. D'abord, il ne s'agit même pas du jeune Dean ! Ça fait près de deux ans que Heather a rompu avec lui ! Ensuite, non, Heather n'a pas fait ce à quoi tu penses !
Mr Wright s'arrêta et sembla se vider comme un ballon qu'on dégonfle.
- Mais… tu avais dit que c'était comme…
- Oui… mais ça ne veut pas forcément dire qu'elle a fait l'amour. C'était pour te faire comprendre que ses sentiments étaient des plus sérieux. Réfléchis un instant. Imaginons que cette année-là, ce soir-là, nous n'ayons pas couché. Est-ce que tu en aurais été moins triste pendant les vacances ? Fais attention à ta réponse mon cœur, ou tu vas dormir sur le canapé cette nuit, ajouta-t-elle d'une voix à la fois douce et menaçante.
- Non… répondit-il. Je t'aimais tant. Même si nous n'avions pas… j'aurais été tout aussi déprimé de ne pas te voir pendant deux mois.
- Tu m'aimais ? demanda-t-elle en haussant un sourcil.
- Et malgré la force de cet amour, je t'aime encore mille fois plus aujourd'hui qu'à l'époque, se dépêcha d'ajouter Mr Wright sentant venir le danger.
Elle fit une moue mi-sceptique, mi-rieuse.
- Bon, on va dire que je vais te croire, vil flagorneur !

Elle déposa un baiser sur les lèvres de son mari.
- Tu es calmé ? demanda-t-elle.
- Oui, lui assura t-il.
- Et tu ne vas pas aller trouver Heather pour qu'elle te raconte les détails de sa vie amoureuse ? Elle a besoin d'être soutenue, pas interrogée.
- Ben… hésita Mr Wright.
- Chéri ! dit Mrs Wright sur un ton réprobateur.
- Bon, d'accord, je garderai mes questions pour moi.

***

Les jours suivants Mr Wright passa pas mal de temps dans le bureau, et il en sortait précipitamment pour passer des coups de fils mystérieux. Bien sûr, Heather, toute à sa peine d'être séparée d'Abigail ne remarqua rien. Mais à la fin de la semaine, Mr Wright vint la trouver.
- Salut mon poussin, dit-il en s'asseyant près d'elle et en passant une main dans ses cheveux. Ça va pas fort on dirait.
- M'ennuie ! répondit simplement Heather.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda-t-il, profitant du fait qu'elle semblait disposer à discuter. C'est la première fois que je te vois comme ça. Tu t'inquiètes pour ton frère ?
- Nan… Enfin oui, mais c'est pas ça.
- Tu sais ce qui devrait te mettre un peu de baume au cœur ?
Mr Wright tendit alors à sa fille un ballon de foot. Elle le prit, le fit tourner entre ses doigts, et répondit finalement.
- Moui… pourquoi pas.

Ils se rendirent sur le terrain municipal et commencèrent par se faire des passes pour s'échauffer. Peu à peu, Heather oublia sa solitude pour se concentrer sur ce qu'elle faisait. Mr Wright lui proposa de faire quelques tirs qu'il essaierait d'arrêter. Les premiers que Heather décocha étaient encore un peu mou, mais sous les exhortations de son père, ses tirs se firent plus puissants, et visaient davantage les coins inférieurs et les lucarnes. Finalement, Mr Wright la provoqua en duel.

Au fur et à mesure de leur séance de foot, Heather se sentit plus légère, et tandis que son père faisait des pieds et des mains pour lui reprendre le ballon, elle se surprit à rire de bon cœur.
- Alors… fit Mr Wright essoufflé. Ça va mieux ?
- Oui ! Merci papa ! répondit Heather en le serrant dans ses bras.
- T'as fait de sacrés progrès, articula-t-il le souffle encore court.
- Mmmh, répondit-elle la joue toujours collée sur la poitrine de son père. J'ai l'impression que c'est toi qui manque d'exercice, oui ! Ton cœur bat à toute allure. Voilà ce que c'est que de tirer au flan le week-end. Et en plus, ajouta-t-elle en se reculant la mine dégoûtée, t'es tout en sueur ! Beurk !

Mr Wright éclata de rire, très vite imité par Heather. Elle prit le ballon sous le bras, et ils rentrèrent. Mr Wright passa le bras sur les épaules de sa fille et lança d'un air tout à fait innocent :
- Alors, c'est fini ce chagrin d'amour ?
- Quel cha… Toi, t'as parlé avec maman ! Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
- Bah… elle m'a dit que t'étais amoureuse, apparemment très sérieusement. Mais elle a pas voulu me dire de qui. Je pense pas que ce soit un des garçons de ta classe, pas à Gryffondor en tout cas, ni à Serpentard. Peut-être Christopher Hambleton de Serdaigle. Où alors, ce Wayne Hopkins, ou Kevin Entwhistle, il paraît que tu t'es souvent entraînée avec eux lors de votre Club de Défense.

Heather tira des yeux ronds comme des soucoupes.
- D'où tu connais aussi bien les garçons de mon école ? Et surtout comment tu peux savoir avec qui je m'entraînais ?
- Oh… il se peut que j'ai fait quelques recherches… appelé ce Colin Crivey dont tu avais le numéro, et que je lui ai demandé quelques renseignements sur les garçons qui pouvaient s'intéresser à toi…
- Non mais faut pas te gêner ! Tant que t'y est, lit mon journal intime ! se vexa Heather.
- Je suis peut-être pas le roi de la délicatesse, mais je sais quand même que ce genre de choses, ça se fait pas ! se défendit Mr Wright. Et puis… je l'ai pas trouvé d'abord ton journal.

Heather allait se récrier, mais son père continua sur sa lancée.
- Mais c'est normal que je m'inquiète de savoir qui rend ma petite puce si malheureuse. Et puis ta mère a pas voulu me dire de qui il s'agissait, alors il a bien fallu que je fasse avec les moyens du bord. J'ai bien pensé que tu devais parler de lui dans les lettres que ta mère et toi avez échangées cette année sans vouloir que j'y jette un œil, mais là encore, elle a pas voulu me les laisser lire. Tout ce que je veux, c'est te voir comme tu étais y a dix minutes, pendant qu'on jouait. Tu vas repartir dans quelques jours, et on ne va plus se voir jusqu'en décembre. C'est normal que je veuille passer du temps avec ma fille, et pas cette chose triste et amorphe qui a squatté le canapé depuis une dizaine de jours.

Heather, à la fois émue, amusée, et un peu peinée par la détresse affective de son père lui adressa un sourire de réconfort.
- Excuse-moi papa, C'est vrai que je me suis un peu laissée aller. Mais tu as raison, on n'a plus que quelques jours à passer ensemble avant que je reparte, ce serait trop bête de les gâcher ainsi. A partir de maintenant, tu vas retrouver ta Heather des grands jours.
- Tant mieux, sourit-il en retour. Et alors, j'ai raison pour Hopkins ou Hambleton ?
- Tu ne va pas en démordre, n'est-ce pas ? demanda-t-elle un sourire amusée accroché au visage.
- Pas question ! Si c'est si sérieux entre toi et ce garçon, je tiens à savoir de qui il s'agit.
- Et tu n'aurais pas dans l'idée de lui faire une scène, fut-ce par courrier ? demanda Heather sachant pertinemment que c'était bien l'intention de son père.
- Non ! mentit-il effrontément. Je veux juste pouvoir lui faire savoir qu'il a tout intérêt à bien se comporter avec toi pour sa propre… intégrité physique.
Heather pouffa de rire.
- Bon, d'accord, je veux bien te dire de qui il s'agit. Mais tu dois me promettre que tu ne va pas hurler ou tomber dans les pommes.
- Pourquoi est-ce que je ferais l'une de ces deux choses ? demanda Mr Wright soudain inquiet.
- Parce que tu pouvais toujours chercher parmi les garçons que je fréquente, tu n'aurais jamais trouvé de qui je suis amoureuse.
- Ne me dit pas que c'est une de ses Serpentard insupportables ? répondit-il un peu plus fort.
- Non, ce n'est pas pour cette raison que tu n'aurais pas trouvé… C'est parce que…

Heather hésita, et prit une profonde inspiration, maintenant que le vin était tiré, il fallait le boire.
- C'est parce que c'est pas un garçon.
Mr Wright resta figé un instant, en plein milieu du trottoir, à peine à quelques mètres de l'allée de leur maison.
- Papa ? demanda Heather pour le faire réagir.
- Ah c'est euh… C'est pas… Enfin… Pas un garçon, tu veux dire… une fille ?
- Non, un extra-terrestre asexué ! Oui, une fille, papa.
- Ah, et bien… C'est… Je veux dire… le cœur a ses raisons que la raison ignore. Et alors, c'est qui… attends ! Ce serait pas cette Brittany Yaxley dont tu nous as beaucoup parlé l'été dernier ?

Heather eut un sourire indulgent.
- Non… Mais c'est vrai qu'elle a un corps magnifique, dit-elle le regard légèrement rêveur. Mais je ne pourrais jamais aimer une fille comme elle, ajouta-t-elle d'un ton où pointait l'amertume. Non, mon cœur ne bat que pour Abigail.
- Aaah ! fit son père, qui comprenait pourquoi elle avait été si longue à rejoindre la partie moldue de la gare de King's Cross à son retour de Poudlard, et pourquoi elle avait eu à ce moment et pour quelques minutes, un air d'accablement qui finalement n'était pas si différent de celui qu'elle avait arboré ces derniers jours. Mais… tu… Tu vas passer tout le mois d'août avec elle ! réalisa-t-il.
- Tu es perspicace, dit-elle un brin moqueuse.
- Mais c'est…. Vous allez dormir dans la même chambre… et je ne veux…
Pour toute réponse, Heather lui adressa un large sourire.
- Tu as eu raison de me rappeler que j'allais bientôt la retrouver, dit-elle. Allez viens ! Maman doit se demander ce qu'on fabrique !

Heather passa la porte, et Mr Wright secoua la tête afin de chasser les pensées qu'il venait d'avoir. Il tâcha de paraître naturel, mais ne pu s'empêcher de parler de cette discussion à sa femme, une fois qu'ils furent seuls dans l'intimité de leur chambre. Il lui expliqua également que du coup, il avait certaines réserves vis-à-vis du fait de les laisser passer le reste de leurs vacances ensemble.
- Qu'est-ce que ça peut faire qu'elles passent du temps ensemble ? C'est normal quand on s'aime – et ne t'avise pas de me dire le contraire, ou sinon tu vas y aller tout seul en Finlande. J'admet que si ça avait été un garçon, j'aurais mis mon veto. Mais puisqu'il s'agit d'une fille…
- Moui… admit Mr Wright un peu à contrecœur. Enfin ça fait quand même bizarre d'apprendre que sa fille est…
- …gay ? termina Mrs Wright en voyant que son mari n'arrivait pas à prononcer le mot. Certes, mais je ne pense pas que l'orientation sexuelle soit aussi tranchée en ce qui concerne Heather. Après tout, elle a déjà été attirée par des garçons. Non, je pense simplement qu'elle a des sentiments très forts pour son amie, et le fait que ce soit une fille n'entre tout bonnement pas en ligne de compte. Allez, cesse de te tracasser avec ça, et pense plutôt à ces six semaines en amoureux qui nous attendent…

Mrs Wright embrassa son mari et l'entraîna vers le lit, éteignant la lumière au passage.