12
Les quatre élémentaires

A nouveau, la lumière blanche éblouit Heather, Abigail et Rebecca. Quand elles rouvrirent les yeux, le paysage avait à nouveau changé. Elles se trouvaient certes toujours dans un pré, mais celui-ci était entouré de montagnes et faisait une pente moyenne. Un chemin menait à un village développé sur les rives d'un lac, un peu en contrebas. Près d'elles, un groupe d'enfants jouaient avec des épées en bois. Un des garçons fit semblant d'être transpercé et s'écroula en exagérant des râles de mourant.
- Ha ha ! cria l'autre. Le chevalier noir est transpercé. Je vais pouvoir sauver les princesses.
- Hey ! les copains, je peux jouer avec vous ? demanda une petite fille aux tresses noires qui arrivait en courant.
- C'est bon, répondit une fillette rousse. On a déjà le nombre qu'il faut !
- Mais vous inventez des histoires, non ? argumenta la petite aux cheveux noirs. On pourrait ajouter un personnage.
- Mon père dit qu'il faut pas que je vous approche, toi et ton père, renvoya le garçon qui avait fait semblant de mourir. Il dit que vous êtes des gens bizarres et qu'on sait pas d'où vous venez.

Les quatre enfants repartirent vers le village, laissant la fillette seule avec sa tristesse. Elle descendit le pré et contourna le village pour aller vers le lac. Elle marcha le long de la rive sans se rendre compte que l'escarpement rocailleux prenait de plus en plus de hauteur. Quand elle en eut assez de marcher, elle s'assit et lança des pierres dans le lac.

Derrière elle, une étrange silhouette se profila. Elle se retourna en sentant une présence, mais il n'y avait rien. Elle retourna à son lancer de cailloux. Derrière elle, une étrange créature sortit de derrière un rocher. On aurait dit un renard, sauf que sa fourrure n'était pas orange et blanche, mais rouge sang, avec les pattes et le poitrail noir. Il avait de magnifiques yeux en forme de citron, sans iris ni pupilles, d'un bleu nuit envoûtant. Et surtout, il avait deux petites ailes sur le dos. Il s'approcha encore de la fillette, et quand celle-ci se retourna à nouveau, il bondit en arrière et retourna derrière son rocher. Mais cette fois, l'enfant l'avait vu.
- Attends ! lança-t-elle en se précipitant vers le rocher en question.

Derrière, la créature tremblait comme une feuille, elle n'avait nulle part ou aller pour échapper à cet "animal" dont elle devait ignorer la nature.
- N'aie pas peur… fit la fillette d'une voix douce. Je ne te ferais aucun mal.
Elle tendit sa main, paume vers le ciel, tout doucement en direction de l'étrange animal. Celui-ci hésita, puis vint lui flairer le bout des doigts. La fillette tenta une caresse. L'animal surpris tressaillit, mais comprenant qu'elle ne lui voulait aucun mal, se laissa faire.
- Tu es si mignon ! s'extasia la petite fille.

A nouveau, la lumière aveuglante annonça un changement de scène. Il y avait toujours la même petite fille, mais cette fois elle était dans ce qui semblait être la pièce principale d'une petite chaumière. L'étrange animal était avec elle et ils jouaient à tirer une cordelette. Un bruit se fit entendre et la fillette se dépêcha de faire entrer l'animal dans ce qui devait être sa chambre. Elle eut à peine le temps de rabattre le battant de bois qui séparait les deux pièces que la porte de la maisonnette s'ouvrit.
- Ah ! Bonsoir Papa ! fit-elle un peu tendue. Tu rentres de bonne heure aujourd'hui.
- Oui. Je n'ai pas réussi à vendre mes potions. Et toi Rowena, qu'as-tu fais de ta journée ?

Alors que la fillette cherchait visiblement un bobard à raconter à son père, l'animal poussa la porte derrière elle et se faufila pour voir qui était le nouveau venu.
- Non ! Reste là ! fit la fillette en s'accroupissant et en essayant de repousser l'animal dans sa chambre.
- Qu'est-ce que c'est que ce…
- C'est un chien errant, mentit la petite fille.
- Rowena, montre-moi cet animal ! ordonna son père d'une voix menaçante.
La petite fille eut une expression de déconfiture. Elle prit l'animal dans ses bras et le porta pour le montrer à son père.
- Ça alors, s'exclama l'homme de sa voix puissante. Tu sais ce que c'est ?
La fillette secoua la tête pour signifier que non.
- Mais il est pas méchant ! Je te jure Papa !
- Je sais, dit-il d'un ton plus doux. C'est un avigoupil. Ils sont très rares, et leurs yeux se vendent une véritable fortune ! Ils servent dans la confection de potions de longévité.

La petite fille eut l'air effrayée.
- Tu… tu ne vas pas lui faire de mal pour fabriquer une potion, hein papa ? demanda-t-elle d'un ton suppliant. Il est seul au monde, sa maman est morte et il n'a que moi !
Le père de la fillette afficha un sourire tendre.
- Promis ! Mais toi, tu ne dois plus l'amener au village. Les moldus le prendraient pour un monstre, d'autant qu'il est encore petit. Adulte, il sera plus grand que moi.
- C'est pas possible papa !
- Oh si ! Je t'assure que c'est très possible.

A nouveau, la scène changea. Les Maraudeuses virent immédiatement que plusieurs années s'étaient écoulées. La fillette devait maintenant avoir onze ou douze ans. Et elle et son père ne semblaient pas pouvoir être dans une situation plus critique. Ils étaient au bord d'une falaise, avec l'avigoupil qui était maintenant adulte et qui était effectivement aussi grand que le père de la fillette au garrot. Ils étaient acculés par une foule de paysans armés de torches et de fourches, des femmes brandissaient balais ou rouleaux à pâtisserie, et les enfants tiraient sans discontinuer de petit cailloux à l'aide de lance-pierres. L'avigoupil avait une patte qui saignait. Le père protégeait comme il le pouvait sa fille des jets de pierres.
- Arrêtez ! supplia la petite fille. Ce n'est pas lui qui a fait ça !
- Mensonge ! C'est un monstre, et vous êtes les émissaires du malin pour protéger une telle abomination !
- Écoutez ma fille bande de brutes sans cervelle ! Cette créature est très rare et parfaitement inoffensive pour l'homme ! Il ne se nourrit que de petits animaux. Écureuils, rats, chauve-souris, furets, fouines. Bref, il est bénéfique aux paysans que vous êtes !
- Mensonge éhonté ! lança un homme en soutane. C'est un démon, et vous êtes des suppôts de Satan ! Nous en avons maintenant la preuve !
- Ce monstre a éventré ma petite fille ! hurla un homme ivre de rage. Si vous ne nous laissez pas faire, vous mourrez avec lui !

Un autre homme prit une pierre grosse comme le poing et la lança de toutes ses forces, touchant la petite à la jambe. Elle hurla sa douleur. L'homme sortit alors une baguette de sa poche. Un rayon de lumière frappa un homme qui tomba face contre terre.
- Si vous touchez encore à ma fille, je ne réponds plus de rien. Je suis désolé pour la tienne Angus, mais foi de Conrad McDermotte, le prochain jet de pierre signera le début des hostilités.
- Liam ! Mon Liam, pleurait la femme de l'homme frappé par le sortilège. Il est mort ! Il l'a tué ! Assassin !
- Voici la preuve de leur nature maléfique, lança l'homme en soutane. C'est de la sorcellerie ! De la magie noire ! Ils sont les émissaires du Diable ! Au nom du Christ il faut les tuer !

Une fourche fut lancée et se planta dans le flanc de l'avigoupil qui glapit de douleur. Le père de celle qui était donc la future Rowena Serdaigle lança plusieurs sortilèges de stupéfixion, sans pour autant prononcer un mot. L'avigoupil mordit un homme qui s'était approché de Rowena en la menaçant d'un couteau de boucher. D'autres fourches volèrent.
- Arrêtez ! Arrêtez ! pleurait la petite Rowena.
Des torches mirent le feu au magnifique pelage de son ami animal, et elle vit son père s'écrouler, une pique en bois plantée dans la poitrine.
- Assez ! hurla-t-elle.

Il y eut alors comme une déflagration, mais sans bruit d'explosion ni flammes. Un puissant souffle de vent, comme jaillit de la fillette, repoussa les agresseurs qui se resserraient autour d'elle. Une véritable tornade s'éleva, emportant les villageois, les fracassant contre la paroi rocheuse, ou les envoyant s'écraser à une trentaine de mètres. Ceux qui étaient en arrière fuirent mais le vent les plaqua au sol puis tourbillonna pour les soulever. C'était la petite Rowena qui faisait ça. Elle tendait les mains, et dirigeait comme un chef d'orchestre les bourrasques meurtrières. Les rochers soulevés par le vent venaient fracasser les cranes des femmes et des enfants. Un balai fila comme l'éclair et vint embrocher un fuyard. Enfin, le prêtre qui avait incité à l'émeute fut soulevé de terre et littéralement déchiré en deux par deux tornades petites, mais d'une puissance inouïe et qui tourbillonnaient en sens contraire.

Tout s'arrêta. Rowena s'agenouilla aux côtés de son père, et le secoua de toutes ses forces, mais il avait déjà rendu l'âme. Elle alla voir l'avigoupil qui n'allait guère mieux. Des flots de sang s'écoulaient de ses blessures. Rowena posa les mains sur chacune des blessures. Elle réussit à en refermer une, mais alors qu'une autre était en cours de guérison, elle s'écroula. Elle avait épuisé toute sa magie. Elle implora l'animal de tenir bon, mais il finit par fermer les yeux définitivement. Elle pleura toutes les larmes de son corps, blottie contre la fourrure douce et le corps encore chaud de celui qui avait été son seul ami. Elle finit par s'endormir d'épuisement.

***

D'autres visions s'enchaînèrent, l'une d'elle montrait une fillette qui sur un champ de bataille entre anglais et envahisseurs vikings se protégea malgré elle en érigeant un mur de roche entre elle et une volée de flèches. Une autre leur montra un jeune sorcier qui n'était autre que Salazar Serpentard à dix ans. Son père lui servait de maître en magie, et il était plutôt sévère. Quand Salazar ne réussissait pas un sortilège, il lui donnait le martinet. Un jour, après avoir été puni, le jeune Salazar s'isola pour essayer de faire sortir de lui une magie telle qu'elle effraierait son père. Il ne pensait pas y réussir, mais il se mit à contrôler quelques instants à sa guise l'eau du marais devant lequel il s'était arrêté. Elles le virent s'entraîner sans relâche à manipuler l'eau, s'en servant comme réflecteur de sortilèges, comme bouclier face aux objets lancés, noyant de petits animaux en emprisonnant leur tête dans une bulle d'eau. Un jour, le village fut attaqué par une manticore échappée d'une cage du château du Seigneur local. Les parents de Salazar affrontèrent la bête. Salazar voulut s'en mêler et révéla ses pouvoirs d'élémentaires, hélas la manticore était insensible aux attaques du garçon et il fut en mauvaise posture, son père s'interposa et fut touché par le dard. Avec sa femme, il utilisa ses dernières forces pour éliminer la créature féroce. Après avoir pleuré son mari, Mrs Serpentard décida de trouver un maître qui pourrait enseigner au garçon à mieux utiliser son pouvoir élémentaire.

Enfin, la dernière série de visions ramena les trois filles en compagnie du valeureux Baldur Gryffondor, qu'elle reconnurent par son visage brûlé. Il entraînait son fils à la sorcellerie et à l'épée. Contrairement au père de Salazar, il était toujours bien intentionné envers son fils, même s'il ne lui faisait pas toujours de cadeaux lors de leurs passes d'armes. Et en retour, le jeune Godric témoignait à son père respect et admiration pour ses faits d'armes passés. Une autre visions amena les jeunes filles quelques années plus tard, alors que le jeune Godric Gryffondor devait avoir treize ans. Il labourait un champ par un soleil de plomb, sans se servir de magie. Un garçon un peu plus âgé que lui arriva et le héla.
- Godric ! Tu viens ! Il faut que tu voies un truc à la rivière !
- Je peux pas, il faut que j'aie fini de labourer ce champ à la fin de la journée.
- Eh ben où est le problème, demanda l'autre jeune homme. Tu n'as qu'à… tu sais…
Il mima le geste d'utiliser une baguette magique.
- Et si le vieux Digger me voyait faire ? répliqua Godric.
- T'auras qu'à lui lancer un sortilège d'oubliettes ! Tu veux que je le fasse à ta place ?
- Non ! Et puis si je fais ça sans magie, c'est aussi pour fortifier mon corps. Mon père dit toujours que…
- …qu'un bon sorcier doit aussi savoir se battre sans magie, parce que le jour où la magie s'avérera inefficace, il se retrouverait démuni sinon ! termina l'autre garçon. Je sais ! Figure-toi que c'est aussi mon maître. Mais tu peux bien faire une pause quelques instants ! Il faut absolument que tu voies ça, c'est une occasion qui ne se représentera peut-être jamais plus !

Devant l'insistance de son ami, Godric céda et l'accompagna à la rivière. En approchant du cours d'eau, il obéit à son ami qui lui demanda de se faire discret. Caché derrière un buisson, son ami lui montra.
- Mais c'est Leona et Sabella ! s'exclama le jeune Godric.
Dans le cours d'eau, deux jeunes filles se baignaient et se rafraîchissaient en s'aspergeant. Elles étaient complètement nues.
- Chut ! persifla l'autre garçon. Tu veux qu'elle nous entendent ?

Les deux adolescents étaient littéralement hypnotisés par le spectacle qu'ils avaient sous les yeux. L'une des deux filles devait être plus âgée que les deux garçons, et avait déjà des formes très féminines. L'autre avait peut être à peine l'âge de Godric, mais ça n'empêchait le jeune Gryffondor de la dévorer des yeux. Les deux garçons transpiraient de plus en plus
- J'avais pas aussi chaud quand je labourais le champ, se plaignit Godric au bout d'un moment.
- Peut-être, mais ça vaut le coup d'avoir chaud non ? répliqua l'autre.

Mais soudain, l'herbe desséchée sous les mains de Godric s'enflamma. Il bondit de surprise, mais les flammes semblaient rester accrochées à ses mains. Il paniqua et mit involontairement le feu au buisson. Ses cris, et ceux de son ami attirèrent l'attention des filles et ils se carapatèrent en descendant le lit de la rivière. Godric avait toujours les mains en feu, et il plongea dans l'eau pour éteindre les flammes.

Le soir, les deux garçons se firent passer un sacré savon par leurs mères, Godric fut envoyé dans sa chambre sans souper. Alors que son estomac criait famine, son père entra et discuta des évènements de l'après midi. Il voulait savoir comment le buisson avait pris feu. Quand Godric lui expliqua en détail ce qu'il s'était passé. Il fut pour le moins étonné. Et Heather cru voir une brève lueur d'inquiétude. Puis il rassura son fils. Il lui expliqua qu'il avait un pouvoir très rare chez les sorciers : le pouvoir de commander au feu.
- Mais papa. Tous les sorciers peuvent créer des flammes de toutes sortes.
- Oui, mais ils ont besoin d'une baguette pour ça. Toi tu peux le faire simplement avec tes mains. Mais surtout, un feu créé par un sorcier normal, une fois créé, il ne peut que brûler ce qui tombe à sa portée, et le sorcier ne peut rien faire pour ou contre cela, à part viser du mieux qu'il peut en lançant le sort. Toi, tu peux faire augmenter et diminuer les flammes selon ta volonté, les faire se mouvoir à ta guise, et tout plein d'autres choses que je ne sais pas, parce que je ne suis pas un élémentaire.
- Mais, je ne pouvais pas le contrôler ! se récria le garçon. Il a fallu que je plonge dans l'eau pour l'éteindre.
- Ça c'est parce que tu ne maîtrises pas encore ton pouvoir. Mais dès demain, nous rechercherons un sorcier qui pourrait t'enseigner à le faire. En attendant, tâche de ne pas trop regarder les filles nues jouer dans la rivière, j'ai l'impression que Sabella t'a littéralement mis le feu, plaisanta-t-il. A moins que ce ne soit la petite Leona qui t'embrase à ce point.

Aux derniers mots de son père, Godric devint cramoisi. Baldur éclata de rire.
- Allons ! ne fais pas cette tête ! Tout le monde passe par là ! Enfin, le coup de la combustion spontanée en moins, certes. Mais tu n'es pas le premier, et tu ne seras pas le dernier à te rincer l'œil ainsi… Je me souviens que ta mère aussi aimait se baigner dans le plus simple appareil quand elle avait seize ans.
- Papa ! critiqua Godric.
Son père éclata à nouveau de rire et quitta la chambre de son fils.

Un nouveau changement de scène eut lieu.
- C'est pas encore fini ! se plaignit Rebecca. Mais combien de temps ça va durer ?
- Si tu veux mon avis, dit Heather, je crois qu'on va assister à toute la vie des fondateurs.

La Poufsouffle souffla d'exaspération alors qu'Abigail faisait remarquer que les Gryffondor étaient encore acteurs de cette scène, mais cette fois ils n'étaient pas seuls. Ils s'avançaient vers un vieil homme rabougri, au crâne tout juste parsemé de quelques mèches blanches sur les côtés et l'arrière, à la peau tellement ridée qu'Heather eut peine à croire que ce n'était pas un maquillage de cinéma.
- Maître Thorgis, dit Baldur. Je vous présente mon fils, Godric, je vous l'ai amené parce qu'il a développé récemment des pouvoirs élémentaires de feu.
- Aaah ! fit le vieil homme d'une voix rauque et sourde. Voici donc le deuxième ! Je t'attendais depuis quelques temps jeune homme.
- V… Vous m'attendiez ? demanda Godric intimidé.

Le vieil homme plissa les yeux quelques instants. A peine trente secondes plus tard, un jeune garçon brun que les filles reconnurent arriva d'une pièce adjacente.
- Vous m'avez appelé maître ? demanda-t-il.
- Voici Salazar, dit le vieux Thorgis. Voilà presque trois ans qu'il est mon élève. Comme toi Godric, Salazar est un élémentaire, mais lui il contrôle l'eau. Salazar, voici Godric, qui est l'élémentaire de feu dont je t'avais parlé.
Salazar salua Godric d'une poignée de main amicale.
- C'est parfait… maintenant que vous êtes là tous les deux, nous allons pouvoir aller chercher les deux autres.
- Euh… excusez-moi maître, interrompit le père de Godric. Les deux autres ? Il y a encore deux élémentaires en Angleterre ?
- En Angleterre, non. Mais le fait qu'il existe deux autres élémentaires ne devraient pas vous étonner Baldur.
- C'est pourtant un don très rare, répondit Baldur. Vous-mêmes êtes le seul de votre génération.
- Certes, mais ces quatre là, c'est pourtant bien vous qui leur avez conféré leurs pouvoirs, Baldur Gryffondor, vaillant mage du roi Edmond 1er qui terrassa Leofa. Lorsque vous vous êtes assuré que ses pouvoirs quittent ce sinistre individu, vous vous doutiez bien qu'ils ne se perdraient pas. Ils se sont juste séparés, mais ils ont gardé la mémoire d'avoir été unis, et leur destin est d'être unis à nouveau.

Baldur sembla accuser le coup. A son expression, il pensait effectivement avoir définitivement annihilé les pouvoirs de Leofa.
- Mais, est-ce que ça veut dire que Leofa va les récupérer ? demanda-t-il livide.
- C'est une possibilité, répondit Thorgis. Mais peut-être que s'ils se retrouvent assez proches les uns des autres, ils ne ressentiront pas le besoin de forcer le destin à les restituer à leur possesseur premier.
- Et si j'allais maintenant en Empire Ottoman pour éliminer Leofa ?
- Ça ne ferait que repousser l'inévitable, et vous le savez aussi bien que moi. Allez, vous êtes venu me confier votre fils et ses pouvoirs. Par là même, vous me confiez aussi le flambeau de la lutte contre votre vieil ennemi. Je formerai ces quatre enfants, et lorsqu'ils se retrouveront face à lui, peut-être pourront-ils vaincre Leofa une bonne fois pour toute. Je crois maintenant qu'il est temps pour vous de repartir.
Baldur voulait dire quelque chose, mais il se ravisa. Il acquiesça d'un signe de tête, puis serra une dernière fois son fils dans ses bras.
- Sois un bon élève, mon fils.
- C'est promis papa !

***

D'autres flashes montrèrent aux Maraudeuses comment Godric et Salazar avaient aidé leur maître à voyager, le faisant léviter lui et son fauteuil préféré, sur lequel il restait assis, à tour de rôle, et à chaque fois jusqu'à en épuiser leurs réserves magiques. Ils faisaient route vers les terres des Scots, tout au nord de l'île de Bretagne. Elles virent comment, en faisant une halte dans un village de Northumbrie, ils rencontrèrent par hasard celle qui deviendrait Helga Poufsouffle, la fillette que les Maraudeuses avaient vue prise entre deux feux dans la bataille avec les vikings. Comment Thorgis convainquit les parents de Helga de la lui confier. Comment Helga, avec sa nature enthousiaste sympathisa facilement avec les deux garçons. Comment, après cinq mois de recherches en pays Scot et en terre d'Alba, ils retrouvèrent Rowena Serdaigle qui passait son temps à vagabonder, n'accordant aucune confiance aux moldus et préférant ne jamais s'attarder bien longtemps dans le même village, et fuyant de toute façon systématiquement les villes un peu trop importantes, ou les zones de conflits entre Écossais, Anglais et Vikings.

Elles virent que grâce au côté maternel d'Helga, la jeune Rowena réussit à nouveau à ouvrir son cœur. Une des leçons de leur maître marqua particulièrement Heather.
- La magie est comme un flux qui circule en toute chose vivante, même chez les moldus, ou tous les animaux ou végétaux non magiques. Elle est simplement plus faible chez eux, et sous une forme différente. Et de la même façon qu'elle circule en toute chose vivante, elle circule aussi dans la terre, l'eau, et l'air aussi, bien qu'elle soit bien plus éparse dans cet élément que dans tout autre.
- Maître, interrompit Godric. Si elle circule dans l'air, l'eau et la terre, est-ce qu'elle circule aussi dans le feu ?
- Oui et non. En un sens, on peut dire que la magie est une sorte de feu, elle est composée des mêmes particules. Mais ne nous égarons pas, ce qu'il faut savoir, c'est que la magie circule dans les entrailles de la terre un peu comme le sang circule dans un corps humain ou animal. Et de même que l'on peut sentir battre votre cœur simplement en touchant les veines de vos poignets, on peut ressentir la magie en se tenant près d'une de ces "veines". En fait, c'est le long de ces veines, et notamment les plus importantes, qu'il est le plus fréquent que des enfants naissent avec des dons magiques.
- Vous voulez dire que la magie n'est pas une chose héréditaire ? demanda Salazar.
- Si ! Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Quand un sorcier a un enfant, quand il conçoit une vie, il transmet un peu de sa magie à cette nouvelle vie. Mais lorsque les parents ne sont pas sorciers, il arrive pourtant que les enfants le soient. Si on pouvait noter sur une carte le lieu de naissance de chaque enfant sorcier ayant des parents moldus, partout dans le monde et à travers les âges, on obtiendrait une carte assez précise des principales veines de magie de notre planète.
- Mais monsieur, demanda Rowena. S'il existe des veines de magie dans la terre, il doit aussi y avoir un cœur quelque part, non ?
- Rowena, comme toujours ta sagacité est exemplaire ! félicita son maître, voilà exactement le point le plus important de cette leçon. Contrairement aux hommes qui n'ont qu'un cœur, le flux de magie de la planète possède plusieurs cœurs. Ne me demandez pas combien, je ne le sais pas. Je ne connais que les deux près desquels je suis passé. L'un est très proche de la surface et se trouve dans les montagnes des Highlands. L'autre est enfoui bien trop profond pour que quiconque puisse y accéder. Il se trouve près de la ville de Londres, dans un repli de la Tamise, mais si profond que son effet sur les naissances de sorciers est négligeable par rapport aux effets des veines de magie qui affleurent à cet endroit. Dans ma jeunesse, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec des mages venus de tous les horizons connus. Nous avons longuement disserté des cœurs de magie. Il apparaît que seul celui d'Écosse représente un danger potentiel.
- Comment ça, un danger ? demanda Helga. Si vraiment c'est une source de magie, et que comme vous nous l'avez déjà expliqué, la magie est source de vie, je ne vois pas quel danger cela pourrait…
- Rowena, dit le vieux maître. Je suis sûr que tu sais à quoi je pense ?
- Si… hésita un moment Rowena. Si un sorcier mal intentionné voulait augmenter ses pouvoirs, il pourrait se servir de l'énergie d'un cœur de magie pour devenir le sorcier le plus puissant de tous les temps.
- Exactement, dit le vieil homme d'un ton grave. Et c'est là, la mission que je vous confierai à tous les quatre à ma mort. Vous devrez veiller sur le cœur de magie qui se trouve en Écosse, vous devrez le protéger de ceux qui pourraient vouloir s'approprier ses pouvoir. Car non seulement, un tel individu ne ferait aucun bien s'il devenait si puissant, mais en plus, s'il venait à aspirer toute l'énergie du cœur de magie, toutes les veines qui dépendent de ce cœur finiraient par s'assécher avec le temps, et une part importante de la magie du monde disparaîtrait pour toujours. Quant à la zone située à la verticale du cœur, elle serait définitivement morte, plus aucune vie ne pourrait y naître.

Les Maraudeuses virent bien d'autres leçons, concernant la manipulation des forces élémentales, la perception du flux de magie d'un individu, l'utilisation de la magie sans baguette ni incantation. Elles virent également les futurs fondateurs vivre leurs premiers émois amoureux, notamment Rowena et Salazar qui eurent une relation assez longue, chaste et pure, et qui se termina sans douleur ni rancune d'aucune part, quand ils se rendirent compte que leurs sentiments s'étaient estompés.

***

Quand leur maître mourut, les quatre jeunes adultes se séparèrent. Promettant de se retrouver au bout de quatre ans tout au plus. Le temps de faire leur vie chacun de leur côté.

Salazar alla vivre à Londres où il épousa une sorcière issue de la noblesse et se fit un nom dans les plus hautes sphères sorcières et moldues. Helga tomba passionnément amoureuse d'un berger, Andrew Poufsouffle qui vivait non loin de sa terre natale et qu'elle rencontra grâce au blaireau apprivoisé de ce dernier. Elle l'épousa et ouvrit une auberge qui eut très vite un succès chez tous ceux qui vivaient de leurs voyages, et qui répandirent les qualités de sa cuisine des ruelles sombres de Dublin jusqu'au palais royal de Winchester. Godric retourna dans sa famille, et lorsqu'il sauva son village d'un vert gallois fou furieux, les habitants le portèrent en triomphe et décidèrent de rebaptiser le village Goderic's Hollow. Rowena quant à elle, retourna en Écosse, dans un village à quelques lieues du cœur de magie. Elle y épousa Conrad Serdaigle, un homme dont les Maraudeuses trouvaient qu'il ressemblait beaucoup au père de la jeune femme. Pour occuper ses journées, elle proposa à tous les sorciers des environs d'enseigner son savoir à leurs enfants.

La vision suivante montra que plusieurs années s'étaient écoulées, peut-être une dizaine. Les quatre amis luttaient contre Leofa, qui avait visiblement retrouvé son corps. Il n'avait plus ses pouvoirs élémentaires, malgré tout, il parvenait à repousser les assauts des futurs fondateurs, et même à les inquiéter. Sa magie semblait d'une puissance incommensurable. Mais grâce à l'intelligence de Rowena, la ruse de Salazar, le courage de Godric, et la persévérance de Helga, il finit par flancher et se retrouver à la merci de la lame de Godric, il s'agissait de la même épée que celle que Ginny avait voulu voler pour Harry. Heather observa Salazar, il portait autour du coup un médaillon en argent avec un serpent ouvragé dessinant le S de ses initiales.
- Vous vous croyez forts ! dit Leofa, amer. Mais ces pouvoirs que vous avez, ce sont les miens. Et je vous jure que je finirais bien par les récupérer.
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il me suffit d'avancer le bras pour t'embrocher comme un poulet, dit Godric. Je doute que tu puisses encore récupérer quoi que ce soit une fois mort.
- Vas-y je t'en prie. Ton père l'a déjà fait, et ça ne m'a pas empêché de revenir. Tu peux bien me tuer, je reviendrais quand même. Et je te l'assure, je récupérerai ce qui m'appartient.
- Salazar, tu le tiens bien ? demanda Godric.

Serpentard hocha la tête. Il maintenait en effet Leofa prisonnier d'un serpent d'eau qui s'enroulait autour de lui comme un boa. Godric fit un signe de tête à Helga qui matérialisa une coupe en or. Gryffondor força Leofa à en avaler le contenu.
- Qu'est-ce que c'était ? demanda le mage noir.
- Une préparation de mon cru, déclara Helga. Une potion qui te forcera à répondre à nos questions sans nous mentir, ni t'esquiver.
Le regard du mage noir se figea.
- Bien, fit Rowena. Maintenant, tu vas nous dire comment tu as fait pour revenir d'entre les morts ?
- Mais je ne suis jamais revenu d'entre les morts, dit-il avec un sourire malsain. Il pensait pouvoir s'arrêter là, mais la potion le força à continuer.
- Je ne suis jamais mort. Pas tout à fait en tout cas.

Il s'écoutait parler, et commençait à paniquer sérieusement.
- Alors comment as-tu fais pour ne pas mourir ? demanda Godric.
- C'est très simple, j'ai créé un horcruxe.
- Un horquoi ? demanda Helga.
- Un horcruxe, cracha Salazar. Une immondice issue des pires pratiques de magie noire. Cela consiste à placer une partie de son âme dans un objet que l'on cache en lieu sûr. Le sorcier qui fait ça doit arracher une partie de son âme pour la mettre dans un objet. Ainsi, même si son corps devait être détruit, il ne mourrait pas, car son âme resterait accrochée à ce monde grâce à l'objet. Mais le morceau d'âme errant se trouverait alors réduit à l'état de parasite, obligé de vivre dans le corps et aux dépends d'autres personnes. Et encore, ces personnes seraient alors condamnées à mourir rapidement.
- Oui… c'est un léger inconvénient que j'ai mis près de vingt ans à résoudre en trouvant le moyen de régénérer mon véritable corps. Ton père m'a bien servi en cela Godric, ricana-t-il. C'est son sang qui m'a permis de revenir à la vie.
- Espèce de… s'emporta Gryffondor.

Il allait transpercer le mage noir, mais Rowena le retint. S'il le tuait, ce serait lui rendre service. Il recommencerait à parasiter des sorciers jusqu'à retrouver encore une fois son corps.
- Bien, nous n'avons plus qu'une question, dit Rowena. Où as tu caché ton horcruxe, et qu'est-ce que c'est ?
- Il est dans un cave à vin du monastère de Westminster. C'est un miroir en or et serti d'un saphir, avoua Leofa, rageant d'y être forcé par cette maudite potion.
- Bien, fit Godric. Je crois que tu vas te retrouver en enfer plus vite que tu ne l'imaginais.
- J'ai moi aussi une question à vous poser, reprit le mage noir. Combien de temps celui qui m'a volé mes pouvoir sur l'eau pense pouvoir maintenir son serpent aqueux ? Sans doute plus beaucoup non ?

Leofa ricana, d'après l'expression consternée des quatre amis, il avait vu juste.
- Vous n'aurez jamais mon horcruxe, sitôt libre, j'irais le déplacer.
- Salazar ! combien de temps tu peux tenir ? demanda Godric.
- Encore une dizaine de minutes je pense.
- Rowena, tu viens avec moi, reprit Godric. Helga, je compte sur toi pour l'empêcher de nuire quand Salazar sera épuisé, dit-il en désignant Leofa.
Gryffondor et Serdaigle transplanèrent. Quelques minutes plus tard, Serpentard arriva à bout de force et Leofa fut libre. Helga était prête à en découdre, mais Leofa s'empressa de transplaner.

Une nouvelle vision commença. Il s'était à nouveau passé quelques années, mais nettement moins que la fois précédente. Les quatre fondateurs se tenaient devant un château fort.
- Voilà avec ce château, nous pourrons tenir le cœur de magie hors de portée de Leofa, ou de tout autre mage noir, dit Godric.
- C'est une chance qu'on ait pu convaincre ce dragon de veiller dessus, dit Helga.
- La chance n'a rien à voir, reprit Salazar. Il est le dernier dragon de son espèce, et il sait que sa vie est reliée à l'existence du cœur de magie.
- Messire Gryffondor ! Messire Gryffondor ! criait un jeune homme qui arrivait en courant et semblait en proie à la panique.
- Qu'y a-t-il ?
- Leofa et son armée de mages noirs s'est mis en route ! Ils détruisent tout sur leur chemin, et ils viennent droit par ici.
- Bien ! fit Godric. Il est temps de battre le rappel. Rowena !

Rowena Serdaigle ôta alors le diadème qu'elle portait. Elle le brandit en direction du soleil couchant et marmonna une incantation. Il se mit à briller et envoya des dizaines de rayons de lumière dans toutes les directions. Très vite, de nombreux sorciers transplanèrent et Rowena organisa la défense, Helga distribuait épées, haches, arcs et potions en fioles, prêtes à l'emploi. Quand tout le monde fut en place, les quatre amis se retrouvèrent entre eux.
- Voilà, fit Godric. C'est le moment de vérité. Chacun sait ce qu'il a à faire.
- Soyez prudents les amis, dit Salazar. Je tâcherai de revenir aussi vite que possible.
- Comme si on avait besoin de toi pour l'emporter sur cette armée d'imbéciles ! essaya de plaisanter Rowena sans vraiment parvenir à y mettre le ton.
- Si l'un de vous était blessé, qu'il ne joue pas les héros et vienne tout de suite me trouver pour que je le soigne. Je parle surtout pour toi Godric, tu seras en première ligne.
- Ne t'inquiètes pas Helga, fit-il l'air sûr de lui. Tu me connais.
- Justement, répliqua Rowena. On sait comment tu es. Il faut toujours que tu en fasses trop ! Enfin avec les archers, nous tâcherons de vous couvrir au mieux.
- Dès que j'aurais fini ce que j'ai à faire, j'irais prendre place avec les défenseurs des cachots, assura Salazar.
Ils échangèrent à nouveau un regard de détermination et joignirent leurs mains, puis se séparèrent pour aller chacun à son poste.

La bataille fut titanesque. Nombreuses furent les victimes de part et d'autres. Quand les adversaires des deux camps n'eurent plus de velléités guerrières, il ne resta plus que Gryffondor et Leofa qui luttaient dans un combat acharné. Finalement, Godric mit Leofa à terre.
- Vas-y… tu peux me tuer, tu sais que je reviendrais quand même. Qui sait… je pourrais peut-être tuer un autre roi d'Angleterre. J'en ai déjà deux à mon tableau de chasse !
- Leofa, lança Salazar qui arrivait, blessé, soutenu par Rowena elle aussi en piteux état. Tu reconnais ceci ?
Il lança un objet aux pieds du mage noir, il s'agissait de son horcruxe, et il était détruit.
- Venin de basilic, expliqua Salazar. Très efficace pour annihiler un horcruxe.
Leofa n'eut pas le temps de paniquer, Godric abattit son épée et le décapita.

A nouveau la lumière brillante aveugla les maraudeuses. Mais cette fois, quand elles ouvrirent les yeux, elles étaient de nouveau dans la pièce secrète avec le dragon en contrebas.


RAR :

Auctor : certes, mais pour ce qui est des infos historiques, surtout remontant à des périodes aussi anciennes, je pense qu'on peut s'y fier.
Pour le nom de Baldur, il y a je crois un jeu vidéo du nom de Baldur's Gate, mais je n'y ai jamais joué, c'est juste que le nom m'était resté en tête, et que j'ai trouvé que ça irait bien au père de Gryffondor. Quand à Edwyn, c'est bel et bien le nom d'un des premiers rois de l'Angleterre unifiée, je ne l'ai pas inventé.
^^ Non, non.. si je disais que tu n'étais pas si loin en parlant d'un vieu chevalier du moyen-âge, c'était à cause de Baldur Gryffondor.

Daffy : plus drôle, je sais pas, plus sûr sans doute. mais en même temps, elle reste une Gryffondor... il arrivera unmoment où elle ne pourra pas se retenir.

Lyra : Effectivement, le château a dû juger que montrer à Heather et ses amies ces scènes de la vie des fondateurs était important. Tu remarquera que les quatre reliques des fondateurs y font leur apparition, y compris le diadème de Serdaigle. Mais plus que des infos complémentaires, j'ai surtout écrit ce passage d'une part parce que qu'il contient des éléments qui vont être très utiles au Maraudeuses, d'autre part parce que j'avais enve de raconter une histoire assez emprunte d'ironie. En effet, 1000 ans plus tôt, l'ancêtre de Voldemort (ainsi que les autres fondateurs) a combattu un mage noir qui possédait un horcruxe, et c'est pour le vaincre qu'il a fait naître un Basilic. On peut aussi noter au passage que ce mage noir avait utilisé le même rituel que Voldemort pour revenir à la vie.

Louwyn : Eh oui ! Tu as bien deviné, les quatre boules de lumières représentaient effectivement les pouvoirs élémentaires de Leofa. Qui ont donc été transmis aux quatre fondateurs, et ont même fait leur renommée. J'espère que cette petite incursion dans l'histoire des fondateurs t'a plu. J'aurais voulu en mettre plus, mais le chapitre était déjà bien long ainsi, alors je m'en suis tenu à ce qui avait, à mon sens, de l'importance pour l'histoire : que ce soit en clin d'oeil à ce que le lecteur sait déjà, ou pour la suite des évènements.