RAR :
Auctor : ben... tu vas bien vite avoir ta réponse... je te laisse découvrir ça dans le début de ce chapitre...
LaLouisa : C'est sur qu'ils ne font rien pour paraître sympathique (au passage, c'est Carrow, pas Carlow, et essaie pas de faire croire que c'est une faute de frappe, le l est un peu trop éloigné du r sur le clavier pour que ce soit crédible ! lol). Hum... t'as vraiment très peu de mémoire à long terme en ce qui concerne tes lectures... parce que oublier un truc comme ça ! C'est quand même un des passages les plus importants du tome 7 !
The Kioui : Yeh ! Encore un nouveau ! (à moins que ce soit juste un changement de pseudo ?). Tu penses bien que je me suis longuement posé la question de savoir si Voldemort devait voir Heather ou non. Et puis je me suis dit que ce ne serait plus vivable pour elle si c'était le cas, et ce, pour toutes les raisons exposés précédemment.
Lyra : Oui... j'essaie tant que possible d'alterner les passages tendus avec des passages plus tranquilles, les passages tristes avec ceux plus joyeux.
Vitalyn : Encore une nouvelle ! Va bientôt falloir mettre un vigile à l'entrée pour éviter qu'y ait trop de monde ! lol. En tout cas, je te remercie pour ta chaleureuse review et pour tout ces compliments. Je tâcherai de toujours m'en montrer digne.
NDLA : Avant de vous laisser lire ce chapitre, je tiens juste à vous dire de bien en profiter. L'humeur sera assez légère, mais ça risque bien d'être le dernier qui soit sur ce ton-là. La bataille finale approche, et les choses vont commencer à devenir très sérieuses à partir du chapitre prochain. Alors, enjoy !
17
La rentrée des Maraudeuses
Les soixante quinze minutes qui suivirent furent les plus angoissantes de la vie de Heather. Elle n'avait aucun moyen de savoir comment les choses avaient tourné. Et dans l'optique de ne pas révéler qu'elle était proche de Harry, elle ne pouvait pas prendre l'initiative de le contacter via son parchemin communicant. Si jamais Harry avait été pris, et que ce soit Voldemort qui se retrouve à l'autre bout du parchemin, elle aurait tout gagné. Elle pensa que si Voldemort avait eu le dessus, il y avait peu de chances pour que Harry soit encore en vie. Et la peur l'étreignit plus violemment.
Sa mère était montée entre-temps, et bien que les explications de Heather furent légèrement décousues, elle réussit à lui faire comprendre que les choses avaient très mal tourné, que Mrs Tourdesac était morte, et que Harry devait être au prises avec Tom Jedusor – elle ne voulait pas user de périphrase que sa mère ne comprenait pas, et, en dehors de Poudlard, mieux valait se garder de prononcer le nom de Voldemort. Et que si elle n'était pas restée pour aider ses amis, c'était parce que ceux-ci s'étaient montrés suffisamment convaincants pour qu'elle accepte de les laisser affronter ce danger seuls.
Finalement, donc, au bout d'une heure et quart, le parchemin de Heather vibra. Aussitôt, elle se mit à écrire, frénétique.
- Harry ! Comment vas-tu ? Pourquoi as-tu été si long ? Il ne t'es rien arrivé à toi ou à Hermione ?
- Du calme Heather, répondit l'écriture soignée de Hermione. Je vais bien, et Harry à peu près. Nous sommes hors de danger, mais c'est vrai que tout ne s'est pas passé à merveille.
- Qu'est-il arrivé ?
- Nous avons voulu effacer la mémoire du serpent, pour qu'il ne parle pas de toi à Tu-Sais-Qui. Mais lorsqu'il a reçu le sortilège, ça l'a réveillé. Il y a eu une lutte. Harry a été mordu, mais rien de comparable aux blessures qu'avaient eu le père de Ron il y a deux ans. Je pense que le serpent savait que Voldemort voulait Harry vivant, il n'a donc pas utilisé son venin. Nous avons réussis à nous défaire de Nagini et à plonger par la fenêtre de la chambre du premier étage juste au moment où Tu-Sais-Qui entrait dans la pièce. Nous avons aussitôt transplané. Harry n'a pas repris connaissance depuis. J'ai soigné sa blessure due au serpent, et j'ai fait ce que j'ai pu pour lui retirer l'horcruxe du cou. Mais celui-ci, sans doute à cause de la proximité de Tu-Sais-Qui, s'était carrément soudé sur la peau de Harry. C'est pas très joli à voir, et je n'ai même pas d'essence de dictame pour faire cicatriser ses plaies. Enfin l'important, c'est qu'il devrait s'en remettre assez vite.
- Ouf ! Tant mieux alors si vous avez juste quelques petits bobos. J'ai vraiment eu très peur en attendant que tu me contactes.
- Je m'en doutes, répondit Hermione. Excuse-moi si je n'y ai pensé que maintenant. Mais je crois que j'étais encore sous l'effet de la panique.
- Bon, bref ! Heureusement, vous allez bien tous les deux. Il n'y a pas eu de casse.
- Hum... en fait… de la casse, il y en a quand même eu… écrivit Hermione, en montrant clairement son embarras. Harry va avoir un choc en se réveillant… J'ai… enfin dans l'affrontement, je crains qu'un de mes sortilèges n'ait atteint sa baguette… Elle s'est fendue en deux.
- Quoi ! Mais sa baguette était sa principale arme contre Volde… enfin Tu-Sais-Qui (Tu crois qu'on peut écrire son nom, où est-ce que le tabou risque de s'activer si on le faisait ?). Comment il va faire maintenant ?
- Je ne sais pas… C'est vrai qu'il ne bénéficiera plus de la protection des baguettes jumelles, mais on trouvera bien à l'armer pour quand le moment sera venu. Et pour le tabou… je préfères ne pas prendre le risque.
- Oui, ça vaut mieux je…
- Il faut que je te laisse, j'ai l'impression que Harry est en train de délirer !
Et le contact fut rompu. A nouveau, Heather éprouvait de l'inquiétude pour son frère. Mais au moins, Hermione était à ses côtés pour veiller sur lui, et ils étaient hors de danger.
Libre de tout engagement, elle retourna à sa chambre pour feuilleter plus attentivement qu'au lever l'album photo que lui avait offert Abigail. Il y avait des photos prises par les frères Crivey, lors des séances de l'A.D. d'il y a deux ans. Sur l'une d'elle, les deux amies se livraient un duel acharné à coups de Stupéfix, sur une autre, Heather se concentrant pour faire sortir son Patronus. Une troisième montrait le loup argenté qui sortait de la baguette d'Abigail, la légende de celle-ci disait : "Depuis que j'ai eu le coup de foudre pour toi, j'ai toujours pensé que tu avais le caractère d'un loup : à la fois noble et fier, mais aussi libre et indépendant. C'est pour ça que mon Patronus ressemble autant à ta forme Animagus " . Une autre page était consacrée à leur quatrième année. Il y avait là encore des photos du Club de Duel, notamment vers la fin de l'année, quand Abigail et Heather donnaient les cours ensemble. Il y avait aussi des photos de Heather pendant les match de quidditch, notamment pendant sa fameuse feinte avec le souaffle. Les pages suivantes étaient remplies de photos des vacances d'été, au mariage de Bill et Fleur, en promenade dans le village d'Abigail, certaines où les deux filles posaient, d'autres prises sur le vif, que ce soit par Abigail ou l'un de ses parents. Toutes n'étaient pas très glorieuses pour les deux jeunes filles, comme celle où Heather faisait le ménage, punie pour ce que elle et Abigail avaient fait à la tante Desdemone, où celle ou Abby était tellement dans le cirage qu'elle avait mis du jus de pomme à la place du lait dans son bol de cacao, et qu'elle ne s'en était rendu compte qu'après plusieurs bouchées d'une tartine de confiture trempée dans le mélange. Elle prononça la formule pour débloquer les "pages cachées". Elle rougit en découvrant des photos d'elles et Abigail très dénudées. Abigail l'avait à son insu photographiée sous la douche, et endormie dans le lit. Il y en avait même une d'elles deux pendant qu'elles faisaient l'amour. Abigail s'était elle-même prise dans des poses très suggestives qui firent rougir un peu plus la jeune fille, d'autant que sa mère pénétra à ce moment là dans sa chambre. Elle referma le classeur et eu bien du mal à paraître naturelle. En tout cas, c'était un cadeau formidable. Chaque photo était annotée de la main d'Abigail, ou de celle de sa mère, pour les photos peu glorieuses concernant la Serpentard notamment. Des remarques tantôt drôles, tantôt émouvantes. Heather se trouva un peu ridicule avec son pauvre dessin. Mais en même temps, elle savait qu'elle se rattraperait le quinze janvier.
Le soir, Ron ne vint pas. Avait-il senti que Heather avait arrangé une entrevue avec son frère et Hermione ? Peut-être. Aurait-il eu peur de paraître devant eux ? Sans doute. Aurait-il choisi la lâcheté ? Heather ne le pensais pas. Dumbledore lui avait dit que l'éteignoir devait lui permettre de les retrouver en temps voulu… Elle espérait que ce fut là la raison de son absence.
Elle reçut un autre appel sur son parchemin communiquant, de Harry, pour la rassurer et lui dire que tout allait bien. Elle n'osa pas parler de Ron, vu la colère que ça avait suscité le matin même chez Hermione, et se disant que s'ils les avait rejoint, son frère le lui aurait tout de suite dit.
***
A la fin de la semaine, Abigail arriva par le magicobus, une bonne heure avant l'heure prévue. Heather, en entendant les crissement de pneus se précipita à la fenêtre de sa chambre, et, voyant le bus à double impériale, quitta sa chambre et dévala les escaliers à toute vitesse pour aller accueillir sa petite amie. Quand cette dernière, sa valise à la main, vit la porte de la maison s'ouvrir sur la jolie rousse, elle lâcha tout ce qu'elle tenait et couru échanger un baiser vorace avec elle.
- Tu m'as manqué, dit-elle en écartant ses lèvres de celles de Heather juste ce qu'il fallait pour dire ça.
- Heather qu'est-ce que… intervint Mrs Wright en sortant du salon.
Les deux filles se séparèrent. Heather était assez gênée de s'être laissée aller, enfin surtout que sa mère les aies vues en train de s'embrasser. Qu'elle sache ce qu'elles faisaient quand elles étaient ensemble était une chose, qu'elle le voie en était une autre. D'ailleurs, Mrs Wright aussi semblait passablement désorientée par ce qu'elle venait de voir. Mais elle surmonta sa gêne et sourit, même si ce fut de manière un peu forcée.
- Oh Abigail ! Nous ne t'attendions pas de sitôt. Tu n'as pas tes affaires ?
La Serpentard se retourna et tira sa baguette en s'assurant qu'aucun passant ne se trouve dans les environs.
- Accio bagages ! lança-t-elle sur ses affaires qui vinrent aussitôt la rejoindre.
- Parfait, fit la mère de Heather néanmoins décontenancée. Viens, je vais te montrer la chambre d'amis.
Heather se saisit du balai de sa petite amie, un simple Brossdur 4, et monta avec elle les escaliers.
- Je n'ai pas l'habitude de faire de la magie… chuchota-t-elle. Comme on vit comme des moldus… je préfère rester prudente, notamment vis-à-vis de nos voisins, et puis, les années précédentes, il y avait l'interdiction pour les sorciers de premier cycle.
- Ah ! fit Abigail qui comprenait la surprise que la mère de Heather affichait devant l'effet de la formule. Et… on ne va pas dormir ensemble ? souffla-t-elle un peu déçue.
- Pas officiellement, non… mais ça fait trop longtemps… on devrait pouvoir s'arranger… Il faudra juste se montrer discrètes. Mes parents ont été très clairs, il ne veulent pas que je fasse… ça sous leur toit.
- Tu as passé un bon Noël, Abigail ? demanda Mrs Wright.
- Excellent merci ! et merci à toi Heather pour ton cadeau, il était magnifique.
- Pas autant que le tien…. rougit Heather.
- En tout cas, je ne savais pas que tu dessinais si bien.
- J'ai eu l'occasion de m'améliorer ces dernières années, répondit Heather évasive.
Elle préférait éviter de mentionner Dean et les moments d'intimité qu'ils avaient eu devant Abigail. Mais elle se doutait bien que cette dernière avait compris, elle la vit sourire, et elle se détendit à son tour.
- Et pour vous, tout c'est bien passé ? demanda Abigail.
- Il faut que je te raconte, dit Heather.
Tout en aidant Abigail à s'installer, Heather lui raconta les évènements du matin de Noël.
Le week-end, et le réveillon, se passèrent dans le calme et la bonne humeur. Puis, ce fut le retour à Poudlard. Rebecca et Neville semblaient plus proches que jamais, et Heather et Abigail comprirent que leurs amis avaient profité du nouvel an pour approfondir leur relation de la même façon qu'elles l'avait fait pendant les vacances d'été. Elles en eurent confirmation quand Rebecca remercia Heather pour son cadeau qui lui avait permit de préparer le repas du réveillon.
***
Alors que le train était à peu près à mi-chemin, Ginny arriva dans leur compartiment.
- Salut… vous n'avez pas vu Luna ? demanda-t-elle. Je voulait lui demander quelque chose au sujet de l'AD, mais je n'arrive pas à la trouver.
Neville et les trois filles furent bien obligés de répondre par la négative.
- La dernière fois que je l'ai vue, c'était lors du voyage de retour à Londres, au début des vacances, expliqua Neville.
- Oui… moi aussi… Tu as reçu un cadeau de sa part ? demanda Ginny soucieuse.
- Non c'est vrai ! Maintenant que tu le dis…
- Moi non plus… et pourtant, elle m'a toujours envoyé un petit quelque chose depuis qu'on est en première année, expliqua Ginny.
- Tu crois qu'il aurait pu lui arriver quelque chose ? demanda Rebecca sans s'adresser à Ginny plus qu'à quelqu'un d'autre.
Le silence qui lui répondit fut lourd de sens.
Ce fut à ce moment-là que Malefoy, accompagné de son noyau dur de fidèles poussa la portes du compartiment.
- Tiens, tiens ! Qu'avons-nous là ? Le fan club des adorateurs de Potter !
- Malefoy, si toi et tes petits copains alliez voir dans un nid de manticores si on y est ! répliqua Ginny.
- Merlin j'ai peur ! siffla Parkinson ironique. Qu'est-ce qu'il y a Weasley, tu balances de meilleures vannes d'habitude.
- Elle ne doit pas avoir le moral ! intervint Grey.
- C'est sûr… Les rats quittent le navire, continua Malefoy, un sourire carnassier accroché au visage. Le saint Potter se planque courageusement, abandonnant ses soi-disant amis à leur sort. Son frère tremble de peur chez eux à l'idée de suivre des cours de vraie magie. Et voilà que la foldingue de service à retrouvé la raison et compris que sa place n'était pas à Poudlard. Le bateau prend l'eau... normal avec un capitaine qui a été le premier à se t…
Malefoy ne compris pas ce qu'il se passait, en une fraction de seconde, il se retrouva à terre avec une Ginny déchaînée qui lui serrait la gorge avec une force insoupçonnée. Crabbe et Goyle tentèrent d'intervenir, mais ils furent aussitôt stupéfixés par Neville et Rebecca tandis qu'Abigail et Heather convainquirent Grey et Parkinson de ranger leur baguette si elles ne voulaient pas finir transformées en limaces.
- Espèce de salaud… Dis-moi ce qui est arrivé à Luna ! Dis-le moi où je te jure que les tortures de ton maître te sembleront bien douces en comparaison de ce que je te ferai !
- Endoloris !
Ginny se tordit de douleur, et d'un coup, la situation s'inversa, et ce furent Heather et Abigail qui furent contraintes de baisser leurs baguettes par Zabini et Bulstrode qui entouraient Rowle.
- Weasley, dégage si tu veux pas que je recommence ! menaça le colosse blond. Malefoy, t'as pas pu t'empêcher d'ouvrir ta grande gueule. Si ton père est aussi incapable que toi, c'est pas étonnant qu'il ait foiré sa mission au ministère !
- Je t'ai rien demandé Rowle ! cracha Malefoy.
- Je sais… mais je voulais bien faire comprendre à tes sbires qu'ils suivaient le mauvais poulain.
Zabini et Bulstrode ranimèrent les deux trolls. Rowle poussa Malefoy et entra dans le compartiment.
- Wright, Carpenter. J'ai appris que vous ne vous cachiez même plus.
- Pourquoi aurait-on à se cacher ! cracha Heather. On a pas à avoir honte de ce qu'on fait, pas comme certaines personne qui n'ont pas assez de couilles pour agir autrement qu'avec un masque et une capuche sur la tête !
- Toujours aussi mordante hein… Prends bien garde à tes affaires, si tu ne veux pas qu'il leur arrive malheur, fit-il avec un mouvement du menton pour désigner Abigail.
- Si tu crois me faire peur avec tes menaces… rétorqua Abigail.
- Ce n'est pas des menaces… c'est un fait. Je veux Wright, et je l'aurais, avec ou contre sa volonté. Et toute gêne sera purement et simplement supprimée.
Rowle se retourna alors vers Malefoy.
- Quand à toi, tu ferais bien de filer d'ici avant de dire quelque chose qu'il ne faudrait pas.
- Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi Rowle, grinça Malefoy entre ses dents.
- Pas encore, mais ça pourrait venir, répliqua Rowle.
Malefoy tenta de se donner une contenance, mais n'en reparti pas moins la queue entre les jambes. Rowle se contenta de jeter un regard sur les cinq amis réunis dans le compartiment, puis il sortit et referma la porte.
- Je vais pas dire que je suis mécontent que Malefoy ait été mouché… mais ce Rowle me fait froid dans le dos, et je préfèrerais qu'il ne soit pas dans la même école que moi, soupira Neville.
Les jeunes gens, rendus maussades par ce qu'ils ne pouvaient que considérer comme un défaite face aux Serpentard se promirent de leur faire payer ça, via l'AD.
Le soir-même, Harry la contacta. Il lui apprit ce qu'il s'était passé ces derniers jours : la découverte de l'épée de Gryffondor au fond d'une mare gelée grâce à un Patronus en forme de biche, le retour de Ron, la destruction du médaillon de Serpentard et la visite chez Mr Lovegood, et que Luna était entre les mains des mangemorts. Il lui expliqua tout ce que Mr Lovegood leur avait expliqué au sujet des Reliques de la Mort, et ce que lui-même en avait déduit. Dumbledore et Grindelwald étaient à la recherche de ces trois reliques, Grindelwald, avant de devenir le mage noir qui fit trembler l'Europe, avait volé la baguette à Gregorovitch. Dumbledore, avait découvert que James, leur propre père, était en possession de la cape : le simple fait qu'elle soit toujours efficace après toutes ces années prouvant qu'elle n'était pas comme toutes les autres capes d'invisibilité, ce à quoi Heather ne pu qu'acquiescer. Enfin, Harry semblait persuadé que Dumbledore lui avait légué, dans le vif d'or, la pierre qui ornait la bague de Marvolo Gaunt, et qui était sans doute la pierre de résurrection. Il expliqua à Heather que Ron et Hermione ne voulaient pas croire que Dumbledore les aient mis sur la piste des reliques, Hermione, toujours très cartésienne, ne croyait pas en leur existence, elles n'étaient pour elle qu'une fable sans fondement historique. Quand Heather lui fit remarquer que pour le coup, elle avait peut-être raison, il répliqua que la Chambre des Secrets aussi était une légende, jusqu'à ce qu'il en ouvre la porte et qu'il terrasse le basilic. Harry semblait croire dur comme fer que la possession des Reliques de la Mort était le seul moyen de vaincre Voldemort. Heather, qui comprit que son frère ne démordrait pas de cette idée, essaya néanmoins de lui faire admettre que tant qu'il n'aurait pas une autre preuve, ou simplement une piste quand à l'existence de ces reliques, cela ne lui coûterait rien de continuer la recherche des horcruxes, mais elle n'était pas sûre que Harry l'ait écouté.
***
Le premier coup d'éclat de la rentrée, ce fut Neville qui le réalisa, en refusant de lancer le doloris sur un élève de deuxième année lors du cours de magie noire. Le frère Carrow voulu le forcer par Imperium, mais il se prit toute une volée de sortilèges par Lavande, Parvati, Seamus, Ernie Macmillan et Terry Boot. Ceux-ci évitèrent par la suite de se promener seuls dans les couloirs pendant un bon moment, mais le jeu en valait la chandelle. Seuls quelques élèves de Serpentard travaillaient le sortilège. Dans les autres classes, dès que le ton montaient, tous les élèves pointaient leurs baguettes sur le frère Carrow qui abandonnait aussitôt, ne voulant plus ressembler à une limace baveuse couverte de rongeurs et de pustules.
Aux cours de la sœur Carrow, Heather et ses amies avaient prévu de lui démontrer tout l'ingéniosité des moldus en matière de plaisanteries douteuses.
Cela commença dès le deuxième jour de cours, bien qu'aucune des maraudeuses n'ait cours avec elle, elles rassemblèrent tous les membres de l'AD pour une réunion exceptionnelle. Grâce au sortilège de duplication que lui avait appris Hermione deux ans plus tôt, Heather avait multiplié la boîte à meuh reçue de Harry pour Noël. Beaucoup contemplèrent l'objet en se demandant à quoi ça pouvait bien servir.
- Regardez, fit Heather en tendant la sienne à bout de bras. Vous la mettez à l'envers quelques secondes, ou bien jusqu'au moment voulu, et quand vous la remettez à l'endroit…
La boîte émit un meuglement plutôt réaliste. Plusieurs élèves, surtout les plus petits, éclatèrent de rire.
- C'est certes assez drôle, mais à quoi ça va nous servir ? demanda Padma Patil.
- Demain matin, vous comprendrez, expliqua Abigail. Ce qu'on vous demande, c'est de l'utiliser aussi souvent que possible, à chaque fois que vous croiserez une certaine personne. Mais par précaution, rendez-là invisible, et n'agissez que si d'autres élèves sont avec vous, qu'on ne sache pas de qui ça vient.
Le lendemain matin, Alecto Carrow provoqua l'hilarité générale en se retrouvant affublée de cornes et d'un museau de vache. Pendant plus de deux mois, elle entendrait sur son passage des beuglements pour lui rappeler cet épisode mémorable, et sans jamais réussir à prendre les coupables en faute.
La plaisanterie suivante fut exécutée le vendredi par Heather. Elle profita de la récréation et de sa cape d'invisibilité pour se glisser discrètement dans la classe d'Amycus Carrow. Celui-ci avait foncé en salle des professeur pour se prendre un café. Heather avisa juste ce qu'elle voulait, un paquet de feuilles, copies et autres paperasse administrative, sur le bureau du professeur. Elle y déposa simplement sa fausse tâche d'encre, puis se dissimula dans un coin. Quand Amycus arriva, il pesta contre ces sales gamin, tira sa baguette et prononça l'incantation « Tergeo ». Mais rien ne se produisit, et pour cause, tout était parfaitement propre. Il s'énerva et recommença, sans plus de succès. N'ayant pas envie de perdre son temps, il quitta la salle de classe en trombe. Heather quitta alors son coin, récupéra alors sa fausse tâche, sortit un encrier, et versa véritablement de l'encre sur les papiers. Quelques instants plus tard, le frère Carrow arriva avec McGonagall… Il n'aurait pas pu mieux choisir.
- Là ! Regardez ! se plaignit-il.
- Oh, de grâce, souffla McGonagall. Vous n'allez pas faire un scandale pour une simple tâche d'encre !
- Une simple tâche d'encre qui refuse de s'en aller quand on utilise le sortilège Tergeo !
- Voyons ça, soupira la directrice de Gryffondor. Tergeo !
La tâche disparut en un instant.
- Amycus… la prochaine fois, vous serez gentil de déranger un professeur moins occupé que moi !
- Mais, je ne comprends pas ! J'ai lancé le sortilège deux fois, et ça n'y a rien fait !
- Dans ce cas, je ne saurais trop vous recommander de faire réviser votre baguette. Bien, maintenant, si vous permettez, il ne me reste que cinq minutes avant mon prochain cours.
McGonagall disparu dans le couloir, et Heather se glissa discrètement hors de la classe, en faisant attention à ne pas bouger quand le professeur mangemort regardait dans sa direction.
Au repas de midi, Heather raconta le sourire au lèvre la scène, avec force description de la tête du mangemort qui n'y comprenait rien.
Le lundi suivant, elle retrouva Abigail dans la salle de la dame bleue et lui offrit pour son anniversaire une boîte à musique qu'elle avait enchantée pour que les deux figurines, qu'elle avait également modifiées afin de clairement les représenter toutes les deux, dansent réellement sur l'air de la chanson qu'Abigail avait jouée, un an plus tôt, en décembre, alors qu'elle se lamentait sur sa solitude.
- Je sais que ce n'est pas une chanson très gaie, expliqua Heather, mais en y réfléchissant de façon rétrospective, je me suis rendue compte que c'est à ce moment-là que je suis tombée définitivement et irrémédiablement amoureuse de toi. Aussi, je pense qu'on pourrait dire que c'est notre chanson. Qu'est-ce que tu en pense ?
Abigail, très émue, essuya une larme qui perlait au coin de l'œil
- C'est une excellente idée, répondit-elle en embrassant tendrement sa petite-amie.
Heather réitéra avec Amycus Carrow le coup de la tâche d'encre. Cette fois ce fut encore plus réussi, il avait fait venir le professeur Flitwick, et celui-ci avait demandé à voir la baguette du professeur de Magie noire. Il avait parfaitement réussi à effacer la tache là où Carrow avait bien évidemment échoué. Très vite, la rumeur comme quoi le professeur de magie noire était incapable de nettoyer une tache d'encre circula dans toute l'école et provoquait des rires étouffés sur son passage.
***
Le mercredi après-midi, à la fin du cours, McGonagall appela Heather.
- Qu'y a-t-il professeur ? demanda Heather.
- Je voulais vous entretenir d'un fait qui me semblait étrange.
- Je vous écoute, dit Heather respectueusement, sa curiosité néanmoins titillée.
- Il se trouve que depuis un an environ, les progrès de vos amies Abigail Carpenter et Rebecca Swanson dans ma matière sont des plus remarquables, expliqua le professeur McGonagall.
- Oui, nous avons beaucoup travaillé les Métamorphoses toutes les trois, dit Heather.
- Là dessus, je suis tout à fait prête à vous croire. Seulement voilà, la dernière fois que j'ai constaté de tels progrès chez des élèves, il s'agissait de messieurs Black et Pettigrow. Aussi, je me demandais si vous et vos amies n'essayeriez pas de devenir des animagi, par le plus grand des hasards ?
Heather ne savais trop que répondre, mais visiblement, son hésitation fut suffisante.
- Je ne vous en tiens pas rigueur, notez bien. Mais tant qu'à faire, j'aimerais bien savoir comment ça se passe, déclara sa directrice de maison.
- Eh bien à vrai dire, avec Abigail et Rebecca, nous avons eu d'autres occupations, depuis la rentrée, et je ne sais pas vraiment ce qu'il en est pour elles, mais en ce qui me concerne.
Heather se métamorphosa alors en loup. La transformation était parfaite, et ne pris que quelques secondes. Un magnifique loup gris se tenait devant le professeur McGonagall. A la place où juste avant, il y avait Heather. Et puis, de nouveau quelques secondes plus tard. Heather reprit son apparence première.
- C'est très bien, dit la directrice de Gryffondor, admirative. Encore un peu lent, mais avec le temps, vous parviendrez à ne mettre qu'une seconde voir moins pour changer de forme. En tant que professeur, je ne sais trop si je dois être fière que mes élèves réalisent de telles prouesses, ou me sentir vexée qu'ils y soient parvenus sans mon aide.
- Vous… vous ne direz rien au Ministère ? demanda Heather qui se faisait l'impression d'avoir été prise en train de tricher à un examen.
- Pas à ce Ministère-là en tout cas ! répondit McGonagall d'un ton sec. Et qui sait ce que nous aurons après !
- Merci professeur.
Heather sortit sur un sourire de son professeur de Métamorphose. La vieille dame se retourna et poussa un soupir mélancolique.
- Albus, je crois que vous aviez raison, le sort de cette guerre ne dépends plus de nous.
***
La semaine se termina sur une farce faite à Enola Grey, en plein cours de Chasse aux moldus, celle-ci s'assit à sa place comme d'habitude, sans se douter un seul instant que Abigail y avait placé le coussin péteur que Heather lui avait confié. Toute la classe éclata de rire.
- Ms Grey, je vous prierai de vous contenir pendant les cours ! s'offusqua Alecto Carrow.
- Mais, non mademoiselle ! Je vous jure, c'est pas moi qui… essaya-t-elle de s'expliquer rouge de honte, tandis que Abigail lançait discrètement un sortilège d'attraction sur le coussin péteur auquel elle avait au préalable appliqué un sort de désillusion afin que les professeur ne le trouve pas et ne puisse pas l'incriminer. Elle jeta également dessus un sortilège de silence avant de le ranger dans son sac. Sur le passage de l'enseignante, pendant le cours, elle tendit sa main vers le coin de son bureau, et effectua un mouvement, comme si elle retournait un sablier invisible.
- Meeeeeeeeuuuuuuuh ! lança la boite à meuh.
A nouveau, les rires fusèrent au souvenir de leur professeur à la tête partiellement transformée en celle d'une vache. Alecto Carrow se retourna et scruta les quelques places d'où semblaient provenir le bruit.
- Ms Carpenter !
- Oui professeur ? répondit Abigail d'un air tout à fait innocent.
- Comment avez vous faite ce bruit ?
- Je n'ai rien fait, je peux vous le jurer, je ne sais pas aussi bien imiter les animaux.
- Vous avez alors sans doute un objet pour vous y aider ! Faites-voir votre sac !
Abigail tendit son sac au professeur. Celle-ci fouilla nerveusement, mais il n'y avait rien d'autre que des livres à l'intérieur.
- Videz vos poches ! ordonna la sœur Carrow.
Abigail s'exécuta, il n'y avait que des mouchoirs, quelques pièces, et des dragées surprises. Alecto Carrow fut contrainte d'abandonner.
Au sortir de la classe, Abigail manqua de s'étouffer de rire quand Montague elle-même dit à Grey qu'elle aurait pu se retenir de lâcher une caisse en plein cours. Grey se défendit encore, mais comme personne n'avait vu le coussin péteur, et pour cause, il n'y eut guère que Charlotte Hornet pour la croire. Abigail s'en alla en dissimulant un grand sourire, mais ne remarqua pas le regard empli de rage que lui lança Grey.
