RAR :

Lyanna : Pourquoi Heather ne parles pas à Harry de l'innocence de Rogue ? Mais c'est qu'elle a fait un serment à Dumbledore sur la tête d'Abigail... elle a pas vraiment envie de prendre le risque de voir ce qui se passe si elle le rompt.

Lyra : Ok ! Désolé, comme j'avais eu le même genre de remarque pour le chap précédent, à propos de Grey... Mais pour Hornet aussi, je l'avais expliqué déjà : dans le chap Bonus, à la fin de la 3è année (64 ou 66 je sais plus).

Natsuki : Alors... effectivement, je vais changer certaines choses par rapport à la bataille finale du livre (comme on est la fin, je peux prendre toutes les libertés que je veux). Je tiens juste à signaler que quoi qu'il arrive, les décisions que j'ai prises l'ont été avant que quiconque ne me demande quoi que ce soit quand à la survie ou la mort d'un personnage. Je n'allais pas changer ça à la dernière minute parce qu'on me demandait de sauver Fred (ou le couple Lupin, hein Auctor !)
C'est vrai que j'ai fait les Carrow presque plus méchants que le grand méchant... surtout le frère, particulièrement sadique. Mais je pense que c'est ainsi : Voldemort a soif de pouvoir, et il a joué sur la tendance à la violence de certains sorciers pour les enrôler. Tout comme Bellatrix est encore plus psychotique que Voldie, Amycus est encore plus sadique.

Auctor : Pour la mauvaise interprétation, au temps pour moi... c'est vrai que j'aurais pu me douter que tu parlais de fanfics.
Pour "foncer dans le tas" : oui, mais en fait, cette édition de la gazette a dû être écrite, et publiée en moins d'une heure, il est donc tout à fait normal que ce genre de "bourdes journalistiques" s'y soit glisser, surtout si le journaliste a écrit de façon "enflammée". C'est donc tout à fait volontaire de ma part, tout comme la coquille du "s" à "petite taille" comme l'a relevé Natsuki.... Comment ça, j'suis pas crédible ? Pour toute autre plainte de ce type, s'adresser à ma bêta-lectrice !
Enfin, je pense que tu vas baliser encore un peu, parce que cette dernière bataille s'étend sur pas moins de 6 chapitres. Y a de quoi en tuer du monde (Daidalos, auteur sadique)

LaLouisa : Raté... pour traficoter ça du point de vue de Heather, c'est pas pour cette semaine... tu comprendras en lisant ce chapitre.

Emihawk : Et pourtant si... c'est bel et bien la fin qui arrive... Mais sans parler de suite, je suis déjà en train de vous préparer un bonus qui, je l'espère, vous plaira à tous, chers lecteurs.

Vitalyn : Eh ben si tu apprécies, tant mieux... et pour la magie des quatre éléments... ce chapitre devrait te combler... au moins au quart (là je pense que y en a qui auront compris comment je vais présenter la bataille).

Daffy : Non, non ! C'est pas la peine. Si tu dis que tu es plus vulgaire que lui, je te crois... c'est juste que je l'avais encore pas remarqué dans les reviews... Quand à savoir si je vais sauver certains persos... La meilleure chose à faire c'est de lire ! Alors finis les bla-blas, et place à la fic !


20
L'air de la trahison

Ils avaient tous fini de manger depuis une demi-heure environ quand Ariana, la jeune fille du tableau qui liait le QG de l'A.D. à la Tête de Sanglier vint chercher Neville.
- C'est Harry ? demanda le jeune homme.

Ariana hocha la tête, et ce fut une explosion de joie dans la salle. Aussitôt, Neville sortit son gallion trafiqué et lança le sortilège pour battre le rappel. Rebecca sentit le sien vibrer dans sa poche. Puis, Neville partit dans le passage secret. Il lui fallut encore une bonne demi-heure pour revenir avec Harry. Ce fut une nouvelle explosion de joie. Tout le monde se précipita pour serrer la main du Survivant, de l'Elu, de leur ami. Heather se jeta à son cou.
- Ca a été long cette année sans toi ! dit-elle. Mais je pense que Neville t'a déjà fait un bon résumé de la situation.
Harry répondit par l'affirmative.
- Hey ! dis-donc Wright, lança Parvati moqueuse. Tu devrais te méfier, si Weasley apprenait ça, elle te transformerait en limace.

Heather se retourna vers l'assemblée avec un grand sourire.
- Je crois qu'il est grand temps de vous révéler à tous quelque chose que nous sommes peu nombreux à savoir.
Harry essaya de la retenir, mais Heather, d'un regard, lui fit comprendre que ça n'avait maintenant plus aucune importance.
- Si Harry et moi nous paraissons si proches, cela n'a rien de romantique. Il se trouve que j'ai appris, lors de ma première année ici, que je suis sa sœur.
Il y eut des exclamations et des murmures. Devant le fait accompli, Harry n'avait plus d'autres choix que de s'expliquer.
- En fait, elle est née quelques heures à peine avant que Voldemort ne vienne tuer mes parents. Quand on est venu me chercher, on pense qu'elle avait dû s'endormir, et comme personne ne savait que ma mère attendait un autre enfant, elle est restée dans la maison détruite de Godric's Hollow.
- C'est seulement le lendemain matin que mes parents – les Wright je veux dire, mais pour moi ce sont eux mes parents – m'ont trouvée dans la maison délabrée. Et comme ils ne pouvaient plus avoir d'enfant, ils ont décidé de m'élever comme leur propre fille.
Suite à cette déclaration qui en étonna plus d'un, Harry apprit qu'ils étaient dans la nouvelle version de la salle de l'A.D., entièrement créée et modifiée par les soins de Neville.

A un moment, Harry s'effondra. Tout le monde se demandait ce qu'il se passait. Quand Harry retrouva ses esprits, il semblait alarmé.
- Il faut y aller ! lança-t-il à l'intention de Ron et Hermione.
- Qu'est-ce qu'on fait Harry ? demanda Seamus. Quel est le plan ?
- Le plan ? répéta Harry qui semblait souffrir de l'intrusion de Voldemort dans son esprit, et lutter pour ne pas replonger.
- Eh bien, il y a quelque chose dont… Ron, Hermione et moi devons nous charger, et ensuite, on s'en ira d'ici.
Tout le monde cessa de rire, mais Heather fut la première à réagir.
- Ca je m'en doutais ! lança-t-elle. Que toi Harry, tu n'aies pas percuté quand je t'ai demandé de confirmer que tu amenais quelque chose avec toi, qu'il y avait autre chose ici, et que Voldemort en amenait une dernière avec lui, ça ne m'étonne qu'à moitié. Mais toi Hermione, tu aurais dû réaliser que c'était l'occasion rêvée pour en finir une bonne fois pour toute.
- Mais nous n'avons plus l'épée ! protesta Hermione. Même si nous parvenions à tous les trouver nous ne pourrions pas…
- Tu m'avais bien expliqué qu'il y avait d'autres moyens que cette satanée épée. Alors il faut y croire. On a toute la nuit. Il faut en profiter, une si belle occasion ne se reproduira pas de sitôt.
- Qu'est-ce qu'elle a de si belle, cette occasion ? demanda Ron.
Comme pour répondre à sa question, le tableau d'Ariana pivota à nouveau. Luna et Dean Thomas sortirent du passage secret. Seamus poussa un rugissement de joie et se précipita pour serrer son ami dans ses bras.

Devant l'étonnement de Harry, Ron et Hermione, Neville s'expliqua.
- Toute l'année on a préparé ce moment. On était certains que quand tu reviendrais à Poudlard, ça signifierait le début de la révolte. On a perfectionné nos sortilèges, et on s'est entraînés physiquement pour esquiver les sortilèges dangereux, et surprendre l'ennemi. On a aussi demandé aux anciens de faire de même à l'extérieur. Quand le portrait d'Ariana est venu me chercher, j'ai lancé un appel avec le faux gallion d'Hermione. Tout le monde va rappliquer.

Comme pour illustrer les paroles de Neville, le tableau pivota à nouveau, laissant apparaître Ginny, Fred et George. Quand elle repéra Harry, la jeune fille lui sauta au cou et lui donna un baiser passionné. Harry d'abord surpris, lui rendit ensuite son baiser.
- Tu n'aurais pas dû venir, souffla-t-il, masquant mal sa joie de retrouver sa petite amie.
- Et rater le grand final ! Et puis quoi encore. Ca fait plus d'un mois que je tourne en rond chez la tante Muriel. Si t'étais pas venue à Poudlard, je crois que je serais allée moi-même régler son compte à cet empaffé de Jedusor.
Lee Jordan était sorti du passage derrière les jumeaux, et à sa suite, Cho Chang était apparue, peu contente de voir Ginny se livrer à une telle démonstration d'affection avec Harry. Finalement, l'Elu se laissa convaincre. Il parla à tout le monde d'un objet qu'il recherchait, qui était caché quelque part à Poudlard, et qui avait peut-être appartenu à Rowena Serdaigle. Luna lança la piste du diadème, et même si elle était mince, Harry décida d'aller voir dans la salle commune de la maison à l'aigle de quoi avait l'air ce diadème. Il partit avec Luna.

La tension retomba, et on se mit à discuter en petits groupes. Heather lança un regard vers ses amies. Elles voulurent se réunirent à part, mais quelque chose retint Heather qui les entraîna à portée d'oreilles de Ron et Hermione.
- …sans ça, ce sera tout a fait inutile, et il va y avoir des morts pour rien, paniquait la jeune fille.
- Je sais, répondit sombrement le rouquin. Mais Heather a parlé d'autres moyens… c'était quoi déjà ?
- Il y a le Feudeymon, mais autant se jeter du haut de la tour d'Astronomie tout de suite. C'est presque impossible à contrôler. Le venin de basilic, mais je doute que Hagrid ait pris le temps d'en élever cette année, alors on oublie. Une potion appelée la Soupe du Diable, mais on a pas d'œufs de dragons. Le rituel de la "Traversée du Styx", mais il faut psalmodier pendant deux jours, donc inenvisageable.
La jeune fille semblait aux affres du désespoirs, mais Ron lui, souriait maintenant.
- Je crois qu'on va quand même y arriver, dit-il confiant. Viens !

Il prit Hermione par la main et l'entraîna à sa suite, hors du Q.G. de l'A.D.
- A quoi croyez-vous que Ron ait pensé ? demanda Abigail.
- Sans doute à la même chose que moi, répondit mystérieusement Heather.
- Et on peut savoir de quoi il s'agit ? demanda Rebecca.
- Pas maintenant. On a plus important à faire. Brittany doit s'impatienter. Vous avez toutes votre matériel ?
Rebecca et Abigail montrèrent leur sac.
- Bien, alors on y va. On commencera à… Vingt-trois heures précises.
Toutes les trois quittèrent alors la salle.
- Où est-ce que vous allez ? demanda Neville.
- Préparer une surprise pour recevoir nos invités comme il se doit, répondit Abigail.
- Vous serez prudentes ? demanda le jeune homme en fixant uniquement Rebecca.
- Ne t'inquiète pas pour nous, répondit la Poufsouffle. Ce serait plutôt pour les mangemorts qu'il faudrait se faire du soucis. Elle lui donna un rapide baiser puis partit dans le couloir.

Heather et Abigail avaient déjà disparu sous la cape d'invisibilité. Elles se dirigeaient vers le hall, mais Rebecca, elle, prit la direction de la tour d'Astronomie.
- Tiens tiens ! Une élève dans les couloirs après le couvre-feu !
- Peeves ! Tu tombes bien. Est-ce qu'il te reste des bombabouses, ou tout autres objets qui te permettraient de faire de bonnes farces ?
- Bien sûr ! Mais compte pas sur moi pour que je partage ! répondit l'esprit frappeur. Je me demande ce que les Carrow vont penser en te voyant fouiner à cette heure.
- Attends Peeves. Ces objets pour faire des farces, tu devrais les rassembler et te préparer à t'en servir. Le château va recevoir des invités de marque ce soir. Ca ne t'amuserait pas de faire honte à ces encapuchonnés qui servent docilement ce brave Jedusor ?
- Vrai ? demanda Peeves, comme on si on venait de lui annoncer que c'était sa fête. Ils vont vraiment venir ?
- Vrai de vrai. Harry est ici, et Voldemort le sait. Il va se pointer, et amener avec lui toute sa bande. Bien sûr, pour que la plaisanterie réussisse, il faut se faire discret en attendant que les festivités commencent.
- D'accodac ! Je t'ai pas vue, tu m'as pas vu ! souffla le bouffon sur un ton de conspirateur.
Rebecca reprit sa route et atteignit enfin la tour d'Astronomie. Elle sortit de son sac tout un bric à brac. Une flasque contenant un liquide rouge sombre, un chaudron, un réchaud à gaz, un métronome et de la poudre violette.

***

Pendant leurs préparations, les Maraudeuses avaient tout minuté soigneusement. La principale difficulté du rituel était qu'elles devaient l'accomplir de façon parfaitement synchrone. Or, lorsqu'on était éparpillées dans le château, ce n'était pas une mince affaire. Déjà, il fallait finir la potion à base de sang de bicorne. Abigail avait déjà fait le plus dur, mais la préparation était incomplète et ne pouvait se terminer qu'au moment d'effectuer le rituel. Pour être alors certaines que la potion prendrait un temps bien défini, il leur avait fallu quitter le château et aller dans la première ville moldue acheter des réchauds à gaz, tous parfaitement identiques, qu'elles ouvriraient à fond. Ainsi, leurs chaudrons et ce qu'ils contenaient chaufferaient à la même vitesse. Ensuite, le métronome, nécessaire pour rythmer chacun de leurs gestes. Elles avaient répété pendant des heures pour être certaines d'être au point. Malgré tout, une appréhension gagnait peu à peu Rebecca. Si elles échouaient à cause d'elle… Bon, ce ne serait pas une catastrophe en soi. Mais elles ne pourraient pas bénéficier de cette arme redoutable lors de la bataille.

Vingt-trois heures sonna. Rebecca lança le métronome et alluma le réchaud sous son chaudron qu'elle remplit avec la préparation à base de sang de bicorne. Elle vérifia sur sa montre que le temps d'ébullition fut bien celui prévu, et ajouta, au moment voulu, la poudre climatique, là encore, préparée à l'avance par Abigail. La potion s'éclaircit, ce qui était bon signe. Quand elle fut rouge vermillon, Rebecca la tira du feu. Vérifia à nouveau l'heure, et compta mentalement les oscillations du métronome tandis qu'elle lançait un sortilège sur le sol laissant apparaître un tracé à la craie : un cercle circonscrit à un carré, avec aux quatre coins un symbole runique.

Rebecca versa la potion pour retracer le cercle d'invocation avec, toujours en prenant bien garde aux battements du métronome. Quand ce fut fait, elle s'installa au centre, en tailleur.
- Invoco ! lança-t-elle sans utiliser sa baguette.
Le cercle d'invocation brilla très succinctement. Elle commença alors à psalmodier en latin. Pas trop vite, en suivant toujours les battements du métronome. Son cœur dans sa poitrine battait la chamade. Elle n'avait jamais été très douée pour retenir les choses par cœur, elle avait dû répéter deux fois plus que les autres pour retenir toute cette litanie, et malgré tout, elle appréhendait encore de se tromper dans les paroles.

Ce fut là la partie la plus longue du rituel. La litanie en soi n'était pas si longue, mais il fallait la répéter quatre fois, la quatrième séquence se finissant par l'appel de l'élément qui concernait l'invocateur, dans son cas, l'air. Une intervention de Voldemort faillit la déconcentrer. Sa voix lui hérissa le poil. Mais elle parvint à rester focalisée sur sa litanie, et ne fit pas attention aux paroles du mage noir.
- Invoco-te, Aeris Potestas ! lança-t-elle à la fin de l'invocation.
Le cercle se mit alors à briller d'une lumière verte. Le vent souffla et tourbillonna autour de Rebecca, faisant virevolter ses cheveux, puis, les courants se concentrèrent autour de ses mains. Elle ouvrit les yeux. Elle était prête.

Elle regarda l'heure. Il était pratiquement minuit moins le quart. Devant les portes de Poudlard, facilement visibles de là où elle était, les mangemorts commençaient à se rassembler et, à la grande horreur de Rebecca, ils n'étaient pas seuls. Des géants les accompagnaient. Six géants, pour être exact. Elle observa tout autour. Dans le parc, un peu avant la cabane de Hagrid, se tenaient trois sorciers qu'elle avait du mal à distinguer, mais ils étaient adultes, c'était certain. Un peu plus en retrait, trois autres, dont deux étaient des Weasley d'après le roux de leurs cheveux. Probablement s'agissait-il de Mr Weasley, Bill et Fleur, vu que la troisième personne était une femme à la longue chevelure blonde. A sa droite, un troisième groupe de trois personnes se tenait devant les portes du château. Neuf sorciers, c'était tout à fait insuffisant. Les mangemorts étaient nombreux, déjà plus d'une vingtaine, et il en arrivait encore. Ce serait à elle de les repousser le plus longtemps possible.

***

Comme en réponse à ses réflexions, plusieurs personnes surgirent sur le parapet de la tour.
- Miss Swanson ! s'étonna le professeur Chourave. Que diable faites-vous donc ici ? L'école va être attaquée par les mangemorts. Tous les élèves mineurs sont évacués à Pré-Au-Lard.
Derrière le professeur Chourave, il y avait Neville, Susan Bones, et deux autres élèves de sixième année, un de Poufsouffle, et un de Gryffondor.
- Et vous professeur, que venez-vous faire ici ? renvoya Rebecca.
- Nous venons défendre l'école depuis la tour, expliqua Neville. Il y a aussi un groupe à la tour de Gryffondor, et un autre à celle de Serdaigle.
- Pour la défense aérienne, je m'en charge, assura Rebecca. Vous seriez plus utiles à utiliser quelques plantes contre ces encagoulés !
- Certes ! accorda le Professeur Chourave. Mais on ne peut pas vous laisser toute seule.
- Ne vous inquiétez pas ! répondit Rebecca. J'ai de quoi retenir l'ennemi un moment.
Elle montra alors ses mains autour desquelles tourbillonnaient toujours des courants d'air.
- Mais c'est… s'étonna la directrice de Poufsouffle.
- Elémentaire d'Air, tout à fait. On va voir ce qu'ils en pensent.
- Mais… j'ignorais que vous étiez… balbutia le professeur de botanique.
- Oh, ce n'est qu'un emprunt à cette chère Rowena Serdaigle. Vous m'excuserez de cette infidélité professeur, mais comme je suis du signe des gémeaux, je ne pouvais pas emprunter l'Elémentaire de Terre.
- Bien ! Je vous fais confiance, déclara le professeur Chourave. Vous autres, dit-elle en se retournant vers les quatre élèves qui l'accompagnaient, on va descendre aux serres chercher de quoi en mettre plein la vue à ces… encapuchonnés ! Pour reprendre l'expression de Miss Swanson ! Seulement nous n'avons plus le temps de passer par le château.

Elle pointa alors sa baguette vers le terrain de quidditch.
- Accio balais !
Cinq balais arrivèrent. Le professeur et les quatre élèves les enfourchèrent. En décollant, Neville lui adressa un dernier.
- Bonne chance !
- A toi aussi mon amour, répondit-elle.
Ils descendirent par ce moyen pour se poser près des serres. En les suivant des yeux, Rebecca aperçut Abigail qui s'avançait dans le parc. Elle tourna la tête, de l'autre côté du château, Heather était elle aussi prête au combat.

***

A minuit pile, Voldemort fit voler en éclat la grille d'entrée. Ses mangemorts se précipitèrent. Aussitôt, Rebecca envoya une rafale de vent qui les souffla comme des fétus de paille. Une nouvelle vague essaya d'avancer, mais le résultat fut le même. Après quelques secondes, des sortilèges foncèrent droit sur elle. Mais elle ressentait parfaitement toutes les vibrations d'air, et les sortilèges, même mortels, venaient de bien trop loin pour pouvoir l'inquiéter, elle les évita avec facilité et répliqua par une nouvelle bourrasque. Voldemort envoya alors ses géants. Ils étaient bien trop gros pour être repoussés de la même façon. Tant pis… après tout, elle ne pouvait pas non plus tout faire toute seule, elle créa un vent violent soufflant du sud vers le nord, puis elle se concentra sur l'un des géants, et lança une véritable tornade pour le repousser. Il tomba lourdement au sol, faisant trembler la terre. Mais il n'avait pas été blessé et se releva aussitôt. Rebecca réitéra son action, et aperçut un septième géant arriver depuis la forêt, mais celui-ci, elle le connaissait. Il s'agissait de Graup, et il transportait Hagrid qu'il lança jusqu'au château. Elle retourna à son géant qui avançait maintenant résolument vers elle. Elle ne pourrait pas maintenir de telles attaques pendant des heures. Et il y avait d'autres de ces créatures à stopper. Elle eut alors une idée. Elle créa une bulle de courants tourbillonnants autour de la tête du géant. Celui-ci gesticula pour essayer de chasser le phénomène. Il était complètement désorienté. Mais cela n'était que la première phase de son action. Elle aspira tout l'air contenu à l'intérieur de la sphère. Le géant gesticula de plus belle, manquant d'air. Il tomba à genoux et frappa des poings le sol, faisant trembler la terre. Il fallut tout de même dix bonnes minutes avant qu'il cesse tout mouvement, mort d'asphyxie.

Rebecca constata que pendant qu'elle s'occupait du géant, les mangemorts avaient pénétré dans le parc. Elle ne pouvait plus grand chose pour ceux qui étaient déjà bien avancés, mais il en restait encore une bonne poignée près des portes. A nouveau, elle concentra les vents et les repoussa hors de l'enceinte de l'école. Elle vit alors Severus Rogue arriver en volant droit vers le château. Elle allait lui montrer qui était le véritable maître du ciel. Elle le repoussa avec aisance, et le jeta violemment à terre. Mais elle se rendait compte qu'elle ne pourrait pas continuer à ce rythme. Maintenir un souffle continue sur une étendue aussi vaste que le parc de Poudlard commençait déjà à la fatiguer. Tant pis ! Elle doutait que d'autres mangemorts s'essaient à une percée par les airs après ce qu'elle avait fait à Rogue. Elle continuerait la lutte dans le château.

Elle avait à peine passé la porte que la rumeur des combats lui parvint. On se battait, et pas très loin. Elle ne pensait pas que des mangemort aient déjà pu arriver jusque là… A moins bien sûr qu'ils ne soient passés par les passages secrets de Pré-Au-Lard. Elle décida d'avancer vers l'endroit d'où les bruits les plus proches semblaient venir. D'un escalier sur sa droite surgit un mangemort qu'elle envoya s'assommer à l'étage inférieur. Elle continua tout droit et arriva dans le secteur de Gryffondor. Elle tourna à l'angle du couloir. A l'autre bout du couloir, Harry, Hermione et Ron couraient vers Fred et, à sa grande surprise, Percy Weasley. Les deux frères étaient aux prises avec deux mangemorts, aussi Rebecca s'avança-t-elle, au cas où. Mais ils ne semblèrent même pas avoir besoin de l'aide de Harry et des deux autres. Les trois compères venaient de les rejoindre, elle, se trouvait au milieu du couloir, juste devant le portrait de la Grosse Dame, quand elle sentit une perturbation dans l'air, elle réagit au quart de tour et créa un puissant souffle qui poussa tout le groupe sur la gauche alors qu'une terrible explosion vint éventrer le château. La moitié du mur s'était éboulée. La poussière volait dans l'air, et elle utilisa le vent pour la chasser de son passage. Elle se précipita vers ses amis.
- Harry, Hermione, Ron ! Vous allez bien ?
- Ca va ! fit Harry en la rejoignant devant la nouvelle aération du septième étage. Juste un peu secoués.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Fred
- Un sortilège explosif, expliqua Rebecca… très puissant apparemment.
- Ca on avait compris ! répliqua Ron. Ce qu'on aimerait savoir c'est pourquoi on a été soufflés avant que l'explosion se produise ?
- Ah ça ! répondit la Poufsouffle. C'est une petite surprise, que Heather, Abigail, Brittany et moi avions en réserve pour les mangemorts.

Et comme une démonstration valait mieux que tous les discours, Rebecca se servit de son pouvoir élémentaire pour balancer des débris de roches sur les mangemorts, les géants, et même, à la grande horreur de Ron, des acromentules, dont certaines escaladaient les murs du château.
- Wouah ! siffla Fred. Impressionnant ! En tout cas, je dois te remercier. Je me trouvais juste à cet endroit, sans toi, je ne m'en serais peut-être pas sorti aussi bien.
- Y a pas de quoi.
- Ron qu'est-ce que tu…

Fred s'interrompit. Ron, Hermione et Harry n'étaient plus là.
- C'est vrai que c'est pas le moment de papoter, fit Rebecca. Moi je vais par là ! dit-elle en désignant un escalier.
- Alors nous on file dans l'autre sens, déclara Fred. Bonne chance Swanson !
Rebecca s'éloignait déjà alors que Percy semblait protester à l'idée de laisser une petite fille seule, mais Fred lui fit remarquer que la petite fille avait sans doute de quoi écraser le tiers de l'armée de Voldemort à elle seule dans les mains.

***

Elle parcourut une partie du sixième étage sans croiser grand monde. Elle allait revenir sur ses pas quand on l'interpella. En même temps, devant elle surgirent deux mangemort. Ils eurent à peine le temps de lever leurs baguettes que déjà un tourbillon les envoyait avec empressement dire bonjour au mur derrière eux. Rebecca se retourna et se retrouva face à Daniel Doge qui rabaissa sa baguette.
- Garde la prête à servir ! critiqua Rebecca. Je te protégerai tant que je pourrais. Mais tu sais te battre toi aussi non ?
Doge acquiesça.
- Bien ! Contente de voir que la maison de Serpentard aussi cherche à défendre Poudlard, dit-elle en entraînant Doge à sa suite.
- On est pas tous des pleutres qui laissons les autres se battre pour nos idées, répliqua Doge. Ils descendirent un étage, pour remonter un peu plus loin.
- Tu peux m'expliquer ce qu'on fait ? demanda Doge.
- C'est plus simple et plus rapide de rejoindre ce secteur du sixième en passant par là où on est passé, répondit Rebecca.
- Ah… et au fait.. on va où exactement ?
- Nulle part. Je parcours les étages de façon méthodique pour repousser les mangemorts qui se sont infiltrés.

Elle avait à peine dit ça que des éclats de voix leur parvinrent. Des élèves riaient, et les voix ne lui étaient pas inconnues. Au tournant d'un couloir, ils retrouvèrent Ernie Macmillan qui semblait diriger un groupe composé des frères Crivey et des sœurs Montgomery.
- C'est pas vrai ! s'exclama Ernie. C'est une épidémie ou quoi ! Est-ce que tous les élèves mineurs ont décidé de fausser compagnie à leurs préfets pour se battre ?
- Contente de te voir aussi Macmillan, répliqua Rebecca. Vous venez de là-bas ? demanda-t-elle.
Macmillan acquiesça.
- Et pas de mangemorts à signaler.
- Si, répondit Colin Crivey. Mais il va avoir du mal à se dépêtrer de tous les sortilèges qui l'emprisonnent.
Dennis et les sœurs Montgomery pouffèrent.
- Bon, ok alors venez, on descend. On va repousser ces affreux hors de ces murs ! harangua Rebecca.
Ils descendirent au cinquième étage et ne tardèrent pas à tomber sur tout un groupe de mangemorts cette fois. Mais Rebecca les avait senti venir et se tenait prête. Dès qu'elle vit que c'était des ennemis, elle créa un puissant courant d'air qui les fit tomber à la renverse.

Tout se passa alors très vite. Quelque chose qu'elle n'avait pas pu prévoir. Tout commença par une incantation.
- Avada Kedavra !

Comme au ralentit, Rebecca vit Ernie s'écrouler à côté d'elle, raide mort. Elle se retourna prestement pour voir Daniel Doge pointer sa baguette sur Emily Montgomery qui le regardait avec une expression de terreur mêlée d'incompréhension. Le Serpentard allait répéter l'incantation de mort. Rebecca concentra alors toute sa puissance et lança sur lui un tourbillon si violent que ses vêtements furent déchirés, que sa baguette se brisa, et qu'il s'écrasa contre le mur derrière eux dans un craquement laissant présager qu'il s'était cassé pas mal de choses.

Hélas, cet infime instant ou Rebecca avait retourné sa colère contre le garçon de Serpentard avait suffit à la perdre. Elle sentit un déplacement d'air, entendit les deux mots synonymes de mort, et n'eut que le temps de se retourner pour voir une lumière verte la frapper de plein fouet.