NDLA : Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre bonus qui je l'espère va vous faire plaisir. Je l'ai écrit suite à une review qui me demandait comment il était posible que personne n'ait remarqué la grossesse de Lily. Et je me suis rendu compte qu'effectivement, je n'y avait pas apporté de réponse au fil de ma fic (alors que c'était pourtant clair dans mon imagination). Du coup, voici la réponse à ce grand mystère ! Bonne lecture !
Un bonheur inattendu
Il avait plu toute la semaine, et la température avait considérablement chuté, alors que jusque là, une sorte d'été indien avait perduré sur le sud de l'Angleterre. Assise à la fenêtre, Lily observait le point du jour. Pour la première fois depuis une semaine, il ne pleuvait plus. Et malgré un brouillard qui s'épaississait rapidement, tandis que la nuit cédait la place au jour, Lily sentit que la journée allait être ensoleillée, ce qui la réconforta passablement. En effet, elle ne savait trop dire pourquoi, mais depuis que la pluie s'était mise à tomber, son moral avait suivi. Elle percevait une sorte d'appréhension, comme si cette pluie était un signe de Dieu que quelque chose allait mal. Lily porta la main à son cou et ressortit une fine chaîne dorée au bout de laquelle pendait une petite croix chrétienne.
A cet instant, deux bras vinrent lui enlacer la taille.
- Encore à prier ton dieu, dit James d'un ton légèrement critique en lui déposant un tendre baiser dans le cou.
Lily sourit. Les sorciers croyaient en la magie, pas en Dieu, ni en aucune divinité. Et James la taquinait toujours, chaque fois qu'elle priait Dieu, même si elle-même n'y croyait que très partiellement, pour ne pas dire superficiellement. En général, il lui lançait une phrase du style "Tu peux pas lui demander un nouveau balai, le mien s'est pris un coup de cognard et n'est plus très performant". Mais cette fois, elle fut plutôt surprise d'entendre ce que James lui dit.
- J'aimerai croire qu'une entité toute puissante veille sur nous, elle trouverait bien un moyen de stopper Voldemort et ses partisans.
- Pas de piques moqueuses aujourd'hui ? releva-t-elle. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu as mal dormi ?
- Oh non, répondit James. J'ai dormi comme un loir. C'est le réveil qui n'a pas été agréable.
- Cauchemar ? demanda-t-elle.
- Non, il n'y avait personne à côté de moi, répondit-il en lui mordillant le lobe de l'oreille. J'ai cru que la fille avec qui j'avais couché hier était partie à la conquête d'un autre homme après avoir obtenu ce qu'elle voulait de moi, geignit-il en prenant une voix d'enfant triste.
Lily se retourna et lui sourit, une lueur taquine au fond de ses yeux verts.
- Ne t'inquiète pas ! Un pigeon comme toi, on ne l'abandonne pas tant qu'on ne l'a pas sucé jusqu'à la moelle.
- Sympa ! ronchonna James.
- Fallait pas commencer, rigola Lily.
Il s'embrassèrent tendrement.
- N'empêche, reprit James cette fois réellement triste. J'espère que cette prophétie est bidon, parce que s'il faut attendre que Harry ait l'âge d'affronter Voldemort pour pouvoir enfin être débarrassé de ce fou furieux, je serai plus là pour le voir.
- Ne dis pas des choses pareilles ! s'indigna Lily après avoir éprouvé un frisson d'horreur aux paroles de son mari. Bien sûr que tu seras là !
- Oh non ! répliqua James. Je serai devenu fou et me serai pendu force de tourner en rond dans cette bicoque ! Et puis l'équipe nationale a besoin de moi si elle veut remporter la prochaine coupe du monde on ne va pas encore devoir s'écraser contre des pays que personne ne connaît, comme il y a trois ans !
- Ah ! Voilà ! Monsieur montre son vrai visage ! fit semblant de s'emporter Lily. Il est pas triste parce que j'étais pas là à son réveil, il est triste parce qu'il ne peut plus jouer la baballe avec ses copains !
- Ben quoi ? protesta James. Admet qu'il n'y a pas grand chose faire, enfermé entre quatre murs !
- Puisque c'est comme ça, t'as gagné, reprit Lily avec une pointe de fureur dans la voix. J'ai un autre homme dans ma vie figure-toi ! Je te quitte pour lui !
Le visage de James se décomposa alors que Lily marchait d'un pas assuré vers le cadre de la porte du salon. Avant de quitter la pièce, elle se retourna avec un sourire qui ne dit rien de bon James.
- Ah, et puisque tu t'ennuies tant que ça, tu n'as qu'à prendre ta baguette et faire la poussière pendant que je m'occupe du biberon.
James souffla, mi-rassuré que Lily ait parlé de Harry, et pas d'un potentiel amant, mi-abattu de se retrouver avec la corvée de nettoyage. Il prendrait dorénavant bien garde ne plus se plaindre de son manque d'activité dans cette maison.
Lily avait fini depuis bien longtemps de nourrir Harry, et celui-ci s'amusait déjà depuis une bonne demi-heure sur son balai jouet quand James eut fini le ménage.
- Pfiou ! souffla-t-il de soulagement tout en s'écroulant sur le canapé. N'empêche, qu'est-ce qu'ils ont entassé comme bibelots les Dumbledore !
- Tu peux parler, dit Lily en se blottissant contre lui. Chez nous y en a deux fois plus !
- Oui, mais chez nous y a la femme de mnage pour s'en occuper, répliqua James.
- Plus depuis que le manoir a été attaqué par les mangemorts, corrigea Lily. Elle s'en est sortie de justesse, mais elle n'a plus voulu revenir, et depuis plus d'un an, il est totalement l'abandon... Je te raconte pas dans quel état on va le retrouver ! Enfin personnellement, ça ne me dérangerait pas de vivre ici plutôt qu'au manoir. Tu crois que le professeur Dumbledore accepterait de nous vendre la maison une fois que tout ça sera terminé ?
- Tu n'y penses pas ! s'exclama James. Le manoir est dans la famille Potter depuis des générations !
- Oui, tout comme celui de la famille Malefoy, renvoya-t-elle, narquoise.
- T'as raison, abandonnons ce manoir et installons-nous ici ! reprit James du tac au tac.
Lily eut un petit rire et embrassa James. Il était décidément trop facile à manipuler. Bien que lui et Lucius Malefoy aient eu cinq années d'écart, James ne pouvait pas encadrer le préfet de Serpentard à l'école. C'était souvent lui qui tombait sur James et ses amis lorsqu'ils enfreignaient le règlement, et puis Lucius avait souvent donné des conseils Severus lorsque celui-ci souhaitait se venger d'un mauvais tour joué par les maraudeurs. De plus, et bien qu'il n'y ait aucune preuve de cela, la plupart des membres de l'Ordre, notamment parmi les plus jeunes, étaient convaincus que Malefoy était un mangemort. Tout cela suffisait à James pour vouloir tout faire pour montrer qu'il n'avait rien en commun avec l'homme blond aux yeux bleus, qui gagnait ces temps-ci de plus en plus d'influence au sein du ministère.
Ils restèrent un moment, blottis l'un contre l'autre, à surveiller Harry qui faisait des allées et venues entre le salon, le couloir et la cuisine sur son balai jouet. Décidment, le fils tait encore plus mordu de balais volants que le père. L'adolescence de ce petit bout de chou n'allait pas être facile, avec deux accros du Quidditch. Non pas que Lily n'aimait pas ce sport, elle avait elle aussi fait partie de l'équipe de Gryffondor pendant trois années. Mais chez James, c'était obsessionnel. Il fallait dire qu'il était doué, et que s'ils ne devaient pas se cacher de Voldemort, il serait tous les jours à s'entraîner avec l'équipe des Flèches d'Appleby, ou celle de la sélection nationale.
Soudain, un bruit sourd retentit dans le couloir, suivi par un bruit de verre cassé et par des pleurs.
- Et voilà ! ronchonna Lily en se levant pour aller voir son fils. Harry s'est encore cogné à cause du stupide cadeau de ton stupide copain !
- C'est pas un stupide cadeau ! se défendit James en se levant également. Il faut bien que le héros qui débarrassera le monde de Voldemort soit un as de la voltige !
- Oui, fit une Lily grimaçante en lançant un sortilège qui calma la douleur de Harry, résorba la bosse qui commençait à poindre sur son front, et fit cesser les pleurs du petit. Enfin, ça pourrait aussi être le petit Neville. Est-ce que... Est-ce que tu crois que c'est égoïste de ma part de souhaiter qu'il s'agisse plutôt de Neville que de Harry ?
Alors que la phrase lancée par James l'était sur le ton de la plaisanterie, la conversation avait subitement viré au sérieux. En effet, cela faisait maintenant un an et demi qu'eux et les Londubat se cachaient, car les mangemorts de Voldemort cherchaient à les éliminer à cause d'une prophétie. Cette prophétie racontait qu'un enfant capable de vaincre le mage noir devait naître à la fin du mois de juillet de l'année précédente. Et deux enfants correspondaient à la description de la prophtie, Harry, leur fils, né le 31 juillet, et Neville, le fils des Londubat, né le 30. Mais la prophétie disait juste que l'enfant pourrait battre le mage noir, pas qu'il y parviendrait.
- Non, mon amour, la rassura James en reconstituant le vase qui était tombé quand Harry avait heurté le guéridon sur lequel il reposait. C'est tout à fait normal.
James voulut tendre la main pour caresser la joue de sa femme, mais celle-ci se détourna vers Harry et prit un air sévère.
- Tu vois ce qui arrive quand on vole n'importe comment sur un balai ! Alors j'espère que maintenant tu vas aller moins vite et faire attention aux meubles et aux murs !
- 'Accord ! répondit le bambin en baissant les yeux.
Lily voulut se pencher pour lui faire un bisou là où il s'était cogné, mais soudain, une violente douleur la saisit au ventre et tout tourna autour d'elle.
Quand elle reprit ses esprits, elle était allongée sur le lit, dans la chambre conjugale, et James veillait sur elle.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda-t-elle.
- Je sais pas, soupira James visiblement inquiet. Tu as poussé un cri de douleur, et puis tu t'es effondrée. Ca va ? Où as-tu mal ?
- Nu.. nulle part, reprit Lily un peu surprise.
Effectivement, elle ne souffrait pas.
- Pourtant hésita James. On aurait dit que tu recevais un Doloris.
- Non, c'était beaucoup plus localisé, rpondit Lily. Enfin quoi qu'il en soit, je ne sens plus rien, tu m'aides me relever s'il te plait ?
James lui prêta son bras, et elle se releva en douceur.
- Tu es sûre que tout va bien ? demanda James, toujours inquiet.
- Oui, je t'assure, fit Lily en souriant. Mais il ne faut pas laisser Harry sans surveillance.
- Ne t'inquiète pas pour ça, assura James d'une voix chaleureuse. Je l'ai mis dans son parc en lui demandant de rester sage jusqu'à ce que maman aille mieux.
Lily sourit nouveau, mais à cet instant, la douleur revint. Cette fois, elle resta consciente, mais elle s'écroula à nouveau sur le lit.
- Chérie ! Qu'est-ce qui se passe ? s'inquièta James qui avait pâli d'un coup.
Lily était incapable de parler, tant la douleur était forte. C'était une terrible douleur abdominale, une douleur comme elle n'en avait ressenti qu'une fois auparavant. Mais ça ne pouvait pas être ça, c'était impossible !
La douleur dura un peu plus d'une minute, puis elle s'en alla comme elle était venue, et Lily, après avoir reprit son souffle, chercha en avoir le coeur net.
- Chéri, combien de temps je suis restée évanouie ? demanda-t-elle.
- Une dizaine de minutes à peine, répondit James. Pourquoi ?
- Je sais pas... Cette douleur, on dirait...
- Quoi ? demanda James visiblement de plus en plus inquiet. Une appendicite, une crise de foie, pas une hémorragie interne j'espère ?
- Non, rien, c'est moi qui doit me faire des idées. C'est passé... je vais rester allongée un moment. Si plus rien ne se passe, c'est que la douleur survient quand je suis debout, et là, il faudra aller trouver un membre de l'Ordre, parce que j'ai aucune idée de ce qui pourrait causer ça.
Mais à peine avait-elle dit ça que la douleur revint, plus longue, et elle senti un liquide couler entre ses cuisses. C'était impossible ! Elle ne pouvait pas.
Au début du mois de février, Harry, James et elle se trouvaient dans une autre cache. A cette poque, ils n'étaient pas consignés à l'intérieur, et faisaient encore des missions pour l'Ordre. Mais un soir, des mangemorts avaient transplané devant chez eux, et les avaient attaqués. Heureusement, une alarme magique avait aussitôt prévenu les autres membres de l'Ordre qui étaient arrivés rapidement pour les aider. La bataille n'en avait pas été moins ardue, et dans le feu de l'action, alors qu'ils n'étaient encore que tous les deux, Lily avait reu un sortilège perforant à l'abdomen.
Les mangemorts avaient battu en retraite, et Lily avait été immdiatement conduite Sainte Mangouste, où les médicomages avaient facilement soigné la blessure, et trois jours plus tard, elle était à nouveau sur pieds. Evidemment, ils ne pouvaient plus retourner à l'endroit où ils s'étaient cachés jusque là, aussi Dumbledore leur proposa-t-il d'aller occuper la maison où il avait grandi, et dont il était toujours le propriétaire bien qu'ils n'y vivait plus depuis des années. Le lieu avait été protégé par de nombreux sortilèges, et James et Lily s'étaient vus interdits toute sortie en public. Ils ne pouvaient désormais qu'aller de la maison de Dumbledore au quartier général de l'Ordre.
Dans les jours qui suivirent leur installation, Lily tut le fait qu'elle avait toujours la vague sensation d'une douleur à l'endroit où le sortilège l'avait atteint, mais elle n'avait voulu inquiter personne, pensant que c'était psychosomatique. Mais l'absence de règles la fit douter. Et si cette douleur était bien réelle. D'aprs l'endroit de la blessure, cela avait pu endommager son ovaire gauche, et si pour une raison ou une autre, l'autre ovaire ne produisait pas d'ovules... Elle avait passé un mois entier à se demander si sa blessure n'avait pas altéré irrémédiablement sa capacité à avoir des enfants. Inquiétude, culpabilité, déception, espoir, désespoir. Tous ces sentiments, qu'elle gardait pour elle, l'épuisaient physiquement et psychologiquement. Quand au bout d'un mois et demi, elle n'avait toujours pas eu de règles, elle avait craqué nerveusement et fini par expliquer à James qu'elle ne pourrait plus jamais avoir d'enfant.
James avait été formidable. Son amour, sa douceur, sa gentillesse lui avaient permis de se remettre, et de reprendre une vie normale, même si elle continuait de façon périodique à déprimer. La menace pesant sur Harry n'y était pas non plus tout à fait étrangère, et tout ceci, couplé à son inactivité, l'avait conduite à prendre un peu d'embonpoint lors des mois qui suivirent. James lui assurait qu'elle était toujours aussi belle. Mais elle voyait bien qu'elle avait pris plus d'une taille et demie au niveau de la ceinture et des hanches.
Il était donc totalement impossible qu'elle se retrouve là, au 31 octobre, en train d'accoucher. A moins que... et si la douleur qu'elle ressentait après sa blessure était effectivement psychologique ? Et si son appareil génital fonctionnait tout à fait bien ? Dans ce cas si elle n'avait pas eu de règles après l'attaque... Et cela faisait neuf mois, ça collait parfaitement. Mais pourtant, si elle avait été enceinte, son ventre aurait dû s'arrondir bien d'avantage ! Elle n'y comprenait plus rien, et surtout, elle n'osait y croire. Et pendant ce temps, James paniquait totalement, lui disant qu'un liquide qu'il ne parvenait pas à identifier avait coulé de son entrejambe. Une nouvelle fois, la douleur la prit. Cette fois, elle s'y attendait, et cela confirmait ce qu'elle pensait. Quand la contraction fut passée, elle releva sa robe.
- Chéri, il va falloir que tu m'aides ! déclara-t-elle devant un James au comble de l'inquiètude, mais prêt à suivre la moindre de ses instructions. D'abord, il va falloir que tu me retires ma culotte. Je suis pas certaine de pouvoir y parvenir toute seule.
Le visage de James changea radicalement d'expression.
- Euh mon amour, lui demanda-t-il, tu crois pas que le moment n'est pas très bien choisi là ?
Lily hésita entre être consternée par la réponse de James ou bien lui envoyer le plus cuisant des chauves-furies jamais produits à travers le monde et dans tous les âges.
- James, reprit-elle en parvenant restaurer son calme. Je crois bien que je me suis trompée lourdement il y a huit mois. Alors retire-moi cette culotte et regarde à l'intrieur de mon... tu-sais-quoi, si mon utérus est ouvert, parce que je crois que je suis en train d'avoir un bébé !
James resta coi et Lily aurait pu jurer avoir vu un léger filet de fumée lui sortir des oreilles, comme dans les bandes dessinées, quand un personnage disjoncte. Elle dû crier son nom pour le faire revenir à lui et qu'il finisse enfin par vérifier, et confirmer que oui, son col de l'utérus était bien en train de se dilater.
Il paniqua à nouveau quand elle lui confirma qu'elle était bien en train d'accoucher et voulu se précipiter au quartier général de l'Ordre pour chercher de l'aide.
- James ! l'arrêta-t-elle alors qu'il partait dans les aigus et qu'elle venait d'avoir une autre contraction. On a pas le temps ! Les contractions sont déjà trop rapprochées ! C'est toi qui va devoir m'accoucher, alors file chercher des linges propres et une bassine que tu rempliras d'eau chaude !
Devant le ton impératif de Lily, James s'exécuta. Par la suite, elle pouvait toujours sentir son époux à la limite de la panique, mais il suivait néanmoins scrupuleusement les instructions qu'elle lui donnait. Le travail dura deux heures et demie, ce qui était effectivement relativement court. Tout se passa relativement bien et ce fut un James ruisselant de larmes qui vint embrasser sa femme après que le bébé eut poussé ses premiers cris.
- Chérie, c'est magnifique ! On a une petite fille !
- Merci James tu as été très bien, souffla Lily épuisée, le petit être encore recouvert de liquide amniotique et de bouts de placenta qui hurlait à plein poumons en se blottissant contre le ventre de sa mère. Mais il faut encore que tu coupes le cordon, que tu la laves, et que tu l'habilles.
James s'empressa de faire ce que Lily lui avait dit, bien qu'il fut terrorisé à l'idée de leur faire mal en coupant le cordon. Quand elle fut propre et enroulée dans une couverture, James remit leur fille à Lily qui la coucha contre son sein où elle s'endormit, épuisée par le tout premier effort de sa vie.
- Elle est si belle ! s'extasia Lily au comble du bonheur dans un murmure.
- Tout le portrait de sa mère, sourit tendrement James. Elle a déjà une belle chevelure de feu.
- Mais elle a tes yeux, souffla Lily.
- Comment tu peux savoir ça, elle dort depuis qu'elle a cessé de pleurer ?
- Je le sais, c'est tout, répondit Lily.
- Il va falloir lui trouver un nom, lança James tout à trac.
- Tu n'y penses que maintenant, sourit Lily. Depuis qu'elle est sortie, et depuis que tu m'as dit que c'était une fille, j'y ai réfélchi. Dans ma famille, on donne souvent un nom de fleur aux filles. J'aimerai conserver cette tradition.
- Alors qu'est-ce que tu penses de Rose ? proposa James.
- Oui, c'est très joli, admit Lily, mais j'aimerais un prénom plus doux.
- Plus doux que Rose ? s'exclama James. Ca existe ?
- Qu'est-ce que tu penses de Heather ? C'est une fleur forte, symbole de persévérance, et au nom très doux à prononcer.
- Effectivement, c'est un prénom magnifique, admit James. Et tu y as pensé en seulement un quart d'heure ? J'avoue que j'ai du mal y croire.
- Bon, c'est vrai, quand on attendait Harry, j'avais pensé à plusieurs noms de fleurs, si ça devait être une fille, et Heather est un des trois que j'avais retenus, avec Jasmine et Daisy. Si j'ai choisi Heather à l'instant, c'est pour que ça commence par un H, comme Harry.
- C'est une excellent idée, dit James en déposant un baiser sur le front de Lily.
Ils entendirent alors les pleurs de Harry et réalisèrent qu'il était près de treize heures. James alla lui préparer une assiette de petits pois et de boeuf haché. Quand Harry fut rassasié, il se rappela des évènements de la matinée et demanda.
- Maman bobo ?
- Non, Harry, sourit James. Maman va très bien. Viens, on va la voir, elle a une surprise pour toi.
Au mot de surprise, Harry se précipita, et James dû courir derrière lui pour le rattraper avant qu'il ne rentre en fanfare dans la chambre.
- Attends, doucement ! le tempra James en le prenant dans ses bras. Il faut pas faire de bruit, tu me le promets ?
- P'omis ! fit Harry.
Il poussa la porte et entra. Lily était en train de donner le sein Heather qui s'était réveillée.
- 'est qui ? demanda Harry en voyant la petite chose rose dans les bras de sa mère.
- Harry, je te présente Heather, c'est ta petite soeur. Il faudra que tu sois bien gentil avec elle, et que tu la protèges de ceux qui veulent l'embêter !
