« …bly go to heaven, please don't hang your head and cry. No wonder why my heart feels dead inside…* »
Loki se réveilla en sursaut. Thor. Thor l'appelait. Pourquoi Thor l'appelait-il ? Pourquoi s'était-il couché avec les lumières allumées ? Pourquoi... était-il encore dans le lit du professeur Stark, tenant l'homme étroitement contre lui ? Bon, ce n'était vraiment pas la question la plus importante pour le moment.
Le professeur murmura dans son sommeil et se tortilla contre Loki. Hum... Oui, Thor pouvait attendre.
Cette foutue sonnerie retentit à nouveau.
Loki s'éloigna de son professeur, qui gémit et glissa sur le lit, essayant de trouver l'endroit où son partenaire était passé. Loki lui passa une main apaisante dans le dos tout en cherchant son pantalon et le téléphone dans sa poche. Il envisagea d'ignorer l'appel, mais ce balourd le renouvellerait probablement.
« Que veux-tu, Thor ? », siffla-t-il dans le téléphone.
« Frangin ! Tu vas bien ? » La voix qui sortait du téléphone était si puissante qu'elle était probablement plus facile à entendre que celle de Loki.
« Je vais bien, Thor. Je suis occupé. Fous-moi la paix ! »
« Mais, mon frère, il est presque trois heures du matin ! J'ai appelé Natasha, et elle a dit que tu n'étais pas avec elle. »
« Parce que je n'y suis pas, crétin ! » Le professeur gémit à nouveau. Il devait se débarrasser de Thor. « Je suis... Je suis avec... quelqu'un. »
« À trois heures du ma... Oh. Alors je ne te dérange pas plus longtemps, mon frère ! Je vais appeler Natasha et lui dire que tu vas bien. » Loki paniqua. Si Thor disait à Natasha qu'il était « avec quelqu'un », elle saurait. C'était inadmissible. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne pouvait pas laisser faire.
« Non, non. Je vais appeler Natasha. Je t'en prie, Thor. »
« Tu n'es pas... avec Clint, hein ? »
« Thor », sa voix retrouva son volume habituel et il grinça des dents quand le professeur commença à se tourner vers lui. Il baissa de nouveau la voix et caressa doucement le dos du professeur. « Non, je ne suis pas avec Clint. Je ne m'infligerais jamais ça à moi-même, même s'il n'y avait pas Natasha. Promets-moi de ne rien dire à Natasha, puis raccroche et laisse-moi tranquille. »
« Je ne vais pas dire à Natasha que tu es avec quelqu'un. Tout va bien, mon frère ? » La voix de Thor commençait à être vraiment inquiète.
« Je vais bien, Thor, je ne suis tout simplement pas prêt à parler de ça avec Natasha. »
« Ça ? Frère, as-tu un... un petit ami ? »
« Raccroche, Thor. »
Ce fut Loki qui raccrocha, juste pour décourager toute reprise de conversation. Il envoya un texto à Natasha pour s'assurer qu'il n'y ait pas de problèmes. « Désolé pour Thor. Tout va bien, ne t'inquiète pas ». Ensuite, il balança son téléphone sur la chaise et revint se pelotonner contre le professeur.
« Votre frère ? »
Merde. « Oui. »
« Un problème ? »
« Non. »
« Mademoiselle Romanova ? »
« Elle sait que j'ai essayé de vous séduire. »
Un long silence suivit.
« Je ne savais pas. » C'était un murmure.
« Chaque personne dotée d'une libido vous désire, Professeur. » Loki s'arrêta un instant, sachant qu'il n'y avait aucun moyen de rendre le prochain commentaire même légèrement moins insultant. « Avant mardi, je n'avais juste pas réalisé que je voudrais rester avec vous. »
Il y eut un autre silence inquiétant avant que le professeur ne prenne la parole. « Ai-je mon mot à dire ? »
« Non. » Loki tourna le visage de son professeur vers lui afin qu'il puisse regarder dans ses yeux, et posa la question du regard. Il ne voulait pas lui donner à haute voix la permission de dire non, mais il avait besoin que son professeur sache que c'était techniquement possible.
« Bien. » Le professeur s'écarta un peu, et fronça les sourcils. « Puis-je nettoyer, Loki ? »
« Bien sûr. » Loki hocha la tête et se redressa.
Le professeur se retourna et lui lança un regard timide. « Je peux changer les draps pendant que vous prenez votre douche en premier. »
« Bonne idée, Professeur. J'ai toutefois bien l'intention de salir le lit une nouvelle fois. » Loki se demanda s'il était vraiment si facile de se glisser dans le personnage. Personnage ? Il supposa que cela ne pouvait pas vraiment être considéré comme un rôle, si Loki restait essentiellement lui-même.
Le professeur respira profondément et se lécha les lèvres. « Je l'espère, monsieur. »
Il était profondément tentant de se branler sous la douche. Seigneur, ces yeux. Ces yeux remplis de désir, cette langue qui venait lécher ses lèvres, ce regard qui disait « viens me baiser ». Ce regard allait rejoindre les fantasmes de Loki. Mais non. À ce stade, se branler allait juste l'empêcher de donner à son professeur tout ce qu'il pouvait lui donner.
Il pouvait être terriblement mal préparé pour ce genre de relation, mais il était sûr d'une chose : son contrôle n'était nullement absolu. Il donnait les ordres, bien sûr. Et que le professeur les suive était l'une des choses les plus sexy qu'il ait jamais vues. Mais le professeur était celui qui avait vraiment le pouvoir. Il pourrait tout arrêter d'un seul mot.
Bien sûr, il savait déjà que le professeur n'était pas enclin à le faire, même quand il aurait dû. Et cela, en se basant sur ce que Rhodes avait laissé entendre à propos du professeur acceptant d'être « encore » blessé, et sur le fait qu'il avait de toute évidence accepté un traitement qu'il n'avait pas apprécié de la part de Rhodes. Il semblait que son professeur cherchait l'approbation plus qu'il ne voulait le plaisir. Ou peut-être les deux étaient-ils trop étroitement corrélés pour lui.
Loki considéra ses options pendant qu'il se douchait, utilisant le shampooing du professeur. Son odeur lui rappela le moment où il enfouissait le visage dans les cheveux du professeur quand il l'avait pris sur le lit. Quand il eut fini de se laver ses cheveux, il était tout à fait prêt pour un autre round.
« Alors, vous avez fait exprès d'avoir du mal en classe. »
Il n'avait pas entendu le professeur entrer. Cela tombait bien, pourtant. Il ouvrit la porte de la douche et regarda l'homme appuyé nonchalamment contre le lavabo. « Voulez-vous en parler ? »
Les yeux du professeur glissèrent du visage de Loki à son érection, avant de revenir à son visage. « Oui. Plus tard. »
Loki lui fit signe d'avancer avant de lever une main quand il fit un pas. « Rampez. Quand nous sommes seuls tous les deux, je vous veux à genoux. »
« Oui, Loki. » Le professeur gémit tout en se laissant tomber à genoux, et glissa lentement vers lui.
« C'est mieux, mon gentil petit Professeur. Vous n'êtes pas d'accord ? »
« Si, Loki. » Il leva les yeux vers la queue de Loki et se lécha à nouveau les lèvres. « Puis-je ? »
Loki se tut, comme s'il y réfléchissait. « Avez-vous été un bon garçon, ce soir ? L'avez-vous mérité ? »
Le professeur semblait prendre tout cela trop au sérieux, les lèvres tremblantes. « Je-je ne... »
Loki prit doucement son menton dans la main et lui releva le visage. « La réponse que vous attendez, mon ange, est oui. Vous avez été un très bon garçon. En fait, si vous préférez que je l'utilise d'une autre manière, vous n'avez qu'à le demander. »
Les yeux de son professeur s'ouvrirent plus largement, et son visage rayonnait positivement sous les louanges. « Non, s'il vous plaît. S'il vous plaît, monsieur, je tiens à vous sucer. »
Loki lâcha son visage et sourit doucement. « Elle est toute à vous, mon ange. »
« Je vous remercie, monsieur. » Le professeur réagissait comme si Loki venait de lui faire un putain de cadeau. Tenez, voilà ma bite. C'est magique et vous allez adorer.
Attendez. Quelque chose n'allait pas. Loki fronça les sourcils. « Attendez. »
Le professeur le regarda, l'air inquiet.
« Un préservatif. Comment ai-je pu oublier ? » Il avait oublié, la première fois. C'était si incroyablement imprudent de sa part. Comme si le sexe oral était particulièrement sans danger et n'en nécessitait pas. Loki se pencha et caressa le visage de son professeur. « Toujours à penser à moi, et non à vous. Nous avons besoin d'un préservatif. »
Son professeur fit une grimace. « Devons-nous vraiment ? Je vous fais confiance, Loki. Vous êtes sain, non ? »
Bon, Loki n'avait jamais été négligent avant, mais il n'aimait pas particulièrement l'idée du professeur mettant en lui ce genre de confiance, sans preuve. Il fronça les sourcils.
« Je veux vous goûter, monsieur, pas de caoutchouc. » Le professeur avait pris sa voix apaisante et soumise, et caressait ses cuisses.
Une chose qu'il avait lue lors de ses recherches lui vint en tête. Il est de la responsabilité du dominant de préserver son soumis de toutes les choses potentiellement dangereuses qui pourraient surgir lors de leurs rapports. « Non. Préservatif. J'ai vu ceux que vous aviez dans le tiroir de la table de chevet. »
Maussade, le professeur hocha la tête et alla en chercher un. Loki s'abstint de demander pourquoi il en avait s'il ne voulait pas en utiliser. Il revint et, de manière efficace, en mit un à Loki, toujours boudeur.
Loki soupira. « Avez-vous récemment fait un test ? »
Le professeur secoua la tête. « Non, mais- »
« Moi non plus. Tests, contrat, et nous en rediscuterons. » Loki lui lança un regard qui n'autorisait aucune discussion. Si le professeur voulait si fort son sperme, il y avait des moyens plus sûrs de jouer à ce jeu-là.
Le professeur hocha la tête. « Oui, monsieur. »
« Très bien, alors. Voulez-vous toujours- » La bouche du professeur fut sur lui avant qu'il ne puisse même finir de poser la question. « Oh. »
Il attaqua la bite de Loki comme s'il voulait la conquérir. Peut-être était-ce sa propre vision de l'Everest. On était loin de la pipe timide de l'après-midi. Il s'agissait d'une tentative pour aspirer l'âme de Loki à travers sa queue. Il se sentit heurter l'arrière de la gorge du professeur, et l'homme n'arrêta pas avant que son menton ne soit appuyé contre les testicules de Loki. Loki avait noté plus tôt l'absence relative de réflexe nauséeux, mais ça, c'était fou. Personne ne l'avait jamais avalé entièrement avant, et tout le monde s'étouffait, même un peu. C'était normal, n'est-ce pas ?
Cela le rendait nerveux à propos de la possibilité de lui rendre la pareille. Il risquait de passer pour un amateur et pourrait même susciter l'amusement au lien de l'excitation recherchée.
Ensuite, il ne put plus penser parce que les mains du professeur lui caressaient les couilles, et il gémissait autour du sexe de Loki comme si c'était lui qui se faisait sucer. Les mains de Loki s'enroulèrent dans les cheveux du professeur, et il se vit aller plus vite à la rencontre de cette succion chaude et humide. Encore tes mauvaises manières, Loki ? Il s'arrêta immédiatement. Le professeur gémit et secoua la tête.
Les sourcils froncés, Loki se retira de la bouche du professeur. « Professeur ? »
« S'il vous plaît ? » Oh mon dieu, la supplique dans sa voix lui donnait envie de venir tout de suite.
Loki lui caressa le visage et demanda, « S'il vous plaît quoi ? »
Le professeur passa les bras autour des cuisses de Loki et demanda à nouveau. « S'il vous plaît, Loki. Baisez ma bouche. Violemment. Faites-moi étouffer. »
Oh Seigneur.
À un moment ou un autre, Loki allait mourir d'hyperstimulation érotique. L'homme n'avait aucune idée de combien il était foutrement sexy quand il demandait à être baisé. Comment l'aurait-il su ? Il ne serait sûrement pas contenté des attentions occasionnelles d'un ami s'il avait su qu'il pouvait facilement se faire baiser par n'importe qui doté d'une bite.
En ce moment, cependant, il se méprenait sur l'hésitation de Loki. Il commença à s'éloigner, le rouge aux joues.
« Où pensez-vous aller, mon cher professeur ? Je crois que vous venez de me demander quelque chose. Une requête que je serai heureux d'honorer. » Baissant la voix et lui adressant un regard acéré, il poursuivit. « Trois coups. Vous vous souvenez ? »
Le professeur hocha la tête en haletant et ouvrit grand la bouche.
Loki se glissa à l'intérieur. Il fut immédiatement récompensé par un gémissement étranglé. Il se servit de ses mains, toujours dans les cheveux du professeur, pour amener la bouche de l'homme à aller et venir sur sa queue. Lentement au début, mais jusqu'à la garde, à chaque fois. Il ressentit la tentative hésitante du professeur pour frotter sa propre queue contre son tibia.
« Est-ce que vous vous frottez sur ma jambe, Professeur ? »
Un gémissement, et le mouvement s'arrêta.
« Faites-le. Je veux vous sentir bouger contre moi comme la putain que vous êtes. »
Le mouvement reprit pour de bon, et Loki accéléra le sien. Il poussait la tête du professeur sur sa queue et l'y maintenait le temps de compter jusqu'à trois, attendant que le professeur le somme d'arrêter. Au lieu de cela, le frottage contre sa jambe devint frénétique, comme si ne pas respirer était la chose la plus sexy du monde. Il ralentit et donna quelques coups, plus paresseux, plus lents. Ils furent accueillis par un gémissement de professeur, et une tentative pour ramener sa bouche sur la queue de Loki.
Loki le tint éloigné un moment et fut récompensé par davantage de gémissements.
« Oh, mon Professeur, j'aimerais que vous puissiez vous voir en ce moment. Gémissant comme une chienne, implorant pour avoir plus de ma queue. Vous la voulez ? Complètement ? »
Le professeur hocha la tête, essayant toujours d'amener sa bouche sur la queue de Loki. Finalement sûr que l'homme avait eu l'opportunité de respirer, Loki lui donna ce qu'il voulait. Il se poussa le plus loin possible et resta ainsi un moment, avant de recommencer à baiser ces délicieuses lèvres. Son gland frappait l'arrière de la gorge du professeur à chaque poussée. Son professeur allait le sentir dans la matinée. Bon, plus tard dans la matinée...
Ses mouvements contre la jambe de Loki devinrent plus frénétiques, et Loki se sentit sourire méchamment.
« Stop. »
Tout le corps du professeur se raidit, et ses yeux s'ouvrirent pour regarder Loki d'un air implorant. Loki sortit entièrement de la bouche du professeur et l'homme gémit pitoyablement sous la perte. En fait, il sortit même la langue pour lécher le gland qui lui était retiré.
Loki se pencha et ferma l'eau.
« Monsieur ? S'il vous plaît- »
« Asseyez-vous et écartez les jambes. »
L'ordre fut instantanément respecté.
« Servez-vous de vos mains. Sur vous-même. » Le professeur eut une moue adorable, mais obéit. Il choisit de s'offrir en spectacle. Il se branla brutalement d'une main, et glissa un doigt de son autre main dans son cul.
« Est-ce ce que vous voulez, Loki ? »
Loki sourit à nouveau, et hocha la tête. Il attrapa sa bite et commença à se caresser langoureusement. « Pouvez-vous encore sentir ma queue en vous comme tout à l'heure, Professeur ? »
« Oui ! Puis-je l'avoir, s'il vous plaît ? » Le professeur arbora sa plus jolie moue pour tenter d'inciter Loki à le prendre.
Loki réalisa qu'il appréciait réellement cette scène, en dépit de son caractère complètement imprévu. « Est-ce ce que vous voulez ? Ma bite dans votre cul, encore une fois ? »
« Oui... » Le professeur accéléra le mouvement de sa main, et ses yeux menacèrent de se fermer. De toute évidence, il ne tiendrait pas longtemps à ce rythme.
« Regardez-moi. » Loki se branla plus fort, plus vite. Les beaux yeux bruns se rivèrent sur Loki se caressant.
Le professeur se lécha les lèvres. « Je peux le faire pour vous, Loki. Vous n'avez pas à- »
« Vous allez rester où vous êtes comme un bon garçon. Vous pouvez le faire, n'est-ce pas ? »Loki retira lentement le préservatif, ignorant le gémissement du professeur.
« Oui, Loki. Il y avait encore une note geignarde dans sa voix quand il poussa un autre doigt en lui. L'angle semblait gênant et inconfortable, mais il était manifestement déterminé à donner à Loki ce qu'il voulait.
« Vous voulez vraiment être bon, n'est-ce pas ? » Loki accéléra ses mouvements, et le professeur ralentit les siens, se penchant en avant, apparemment fasciné par la main de Loki bougeant sur sa propre queue.
Loki tendit la main gauche et saisit brutalement les cheveux du professeur. «N'est-ce pas ? »
« Oui ! Putain, oui, Loki... je veux être bon pour vous. »
C'était exactement la chose à dire. La pression en lui atteignit un pic et Loki se laissa aller, venant sur la poitrine de son professeur. Il se caressa jusqu'à ce qu'il soit complètement vidé. L'homme se pencha vers lui, se léchant les lèvres et gémissant. Lui-même se caressait plutôt brutalement maintenant. Loki se mit à genoux devant lui, gardant les yeux rivés dans les siens.
« Aimez-vous être marqué comme mien, Professeur ? Couvert de mon sperme comme une sale pute ? »
La réponse fut instantanée. « Oui ! Putain, oui ! »
« Allez-vous jouir, salope ? » Les injures commençait à lui venir naturellement. Était-ce une bonne chose ?
Au lieu de répondre, le professeur demanda. « S'il vous plaît, Loki ? » Il voulait quelque chose? Comment Loki pourrait-il dire non ?
Loki se pencha et lui mordilla l'oreille. « De quoi avez-vous besoin ? »
« Oh mon Dieu... s'il vous plaît... » Il hésita, de la nervosité dans la voix. « Frappez-moi ? »
Loki cligna des yeux. Il ne put l'éviter, il hésita. Il était si heureux que le professeur ne puisse voir la surprise sur son visage. Il entendit la voix du professeur dans ses oreilles de deux jours plus tôt... prêt à accepter le pauvre malade que je suis.
Oh, Professeur.
Loki ravala son hésitation et se pencha, un air mauvais sur le visage. Le professeur avait l'air terrifié autant qu'excité. Sa main avait cessé de bouger, et il attendait nerveusement.
« Pourquoi avez-vous arrêté, petite putain ? Vous ai-je dit d'arrêter ? »
« Non, monsieur ! » Il recommença à se branler furieusement. « Je suis désolé, Loki, s'il vous plaît ne soyez pas... »
Loki déglutit avant de lever la main et de frapper violemment le professeur sur la joue. Il n'avait jamais été violent avec aucun de ses amants, et il n'était pas sûr de savoir ce qu'il ressentait à ce sujet. Au moins, pas jusqu'à ce que le professeur se cabre et jouisse puissamment sur lui-même, en gémissant, « Merci, monsieur, merci. Je vous remercie. »
La main de Loki tremblait mais une élan de convoitise le traversa en contemplant la pose débauchée de son professeur. Il avait frappé cet homme. Il était déjà à moitié dur. D'avoir frappé son amant. Il y aurait un enfer spécial pour lui, se dit-il. Oh bah. Cela en valait vraiment la peine.
« Regardez-vous, couvert de sperme comme une sale petite pute. » Il lui saisit les cheveux et lui inclina la tête pour qu'il voie son entrejambe. Il baissa la voix jusqu'à chuchoter. « Regardez ce que vous me faites, Professeur. Regardez combien je vous désire. »
Les yeux du professeur se dilatèrent, et malgré son épuisement évident, il saisit l'érection de Loki. « Puis-je encore vous sucer ? » Il y avait une note dans sa voix qui fit positivement fondre le cœur de Loki. Soulagement ? Gratitude ?
« Plus tard, mon ange. Et aussi longtemps que vous le souhaiterez. » L'espoir dans les yeux du professeur le rendit tout chose. Cela lui renvoyait assez ses propres sentiments sur la question. Il n'avait jamais vraiment voulu être dans une relation durable avant, mais voilà.
Son professeur.
Plus tard, quand ils furent séchés et que tout ce qui aurait pu le distraire fut dissimulé par des vêtements - enfin, tout sauf ces sexy yeux bruns - Loki se rappela une chose importante. C'était Thanksgiving. Merde. C'était une journée à passer en famille, et il était censé être à la maison.
Une partie de lui voulait ramener le professeur avec lui, mais il savait que c'était une mauvaise idée. Tout d'abord, il passerait toute la journée dur comme la pierre s'il regardait son professeur... exister. Ensuite, bien sûr, il y avait le fait que Frigg saurait. L'intuition maternelle n'était pas une légende chez elle. Enfin, si Loki ramenait un professeur, il y aurait des questions. Quand il s'avérerait plus tard qu'il sortait avec ledit professeur, il y aurait encore plus de questions, et ils seraient encore plus mal à l'aise. Odin penserait probablement qu'il avait obtenu une bonne note à son cours parce qu'il avait couché avec le professeur. Thor penserait que le professeur avait profité de son petit frère.
Non, il devait rentrer à la maison et passer cette foutue journée à jouer au bon fils.
Tout ce qu'il voulait faire, c'était de se glisser à nouveau dans le lit avec son professeur et... avoir plus de cul. Pas faire un câlin. C'était idiot.
Il soupira. « Je crains d'être attendu chez moi. »
« Bien sûr. » Le professeur hocha la tête. « Vous devez penser à votre famille. » Loki était pratiquement sûr que la tristesse qu'il avait lue dans ses yeux n'était pas le fruit de son imagination. Le professeur devait souffrir de ne pas avoir de famille où aller. Même si Loki se plaignait de sa famille, il les aimait vraiment. Il appréciait vraiment les moments comme Thanksgiving. C'était juste qu'il ne voulait pas particulièrement rentrer chez lui à cet instant précis.
« Demain, Professeur », dit fermement Loki. « Je... bon, j'ai pratiquement rattrapé mon retard, il n'y a donc aucune raison d'aller à votre bureau, sauf si vous avez à y faire. »
Le professeur secoua la tête. « Non, Loki. J'ai fini. » Le regard qu'il lui adressa alors serra le cœur de Loki. « Voulez-vous venir ici, monsieur ? Je... je peux vous faire le petit-déjeuner, si vous le voulez. »
Yep. Il allait mourir d'une overdose de sexe.
Il sourit à son professeur et passa une main dans ses cheveux. « Cela me semble bien, Professeur. »
« À quelle heure voulez-vous que je sois prêt pour vous, monsieur ? » Anthony était timide tout à coup, regardant le sol plutôt que les yeux de Loki.
« Pourquoi pas neuf heures, encore une fois ? », demanda Loki, sachant pertinemment que le professeur aurait été d'accord s'il avait dit seize heures.
« Oui, Loki. » Le professeur hocha la tête. « Je vous attendrai avec le petit-déjeuner pour neuf heures, vendredi matin. Oh, le code de la porte est 1642. Je peux peut-être vous écrire mon numéro de téléphone, au cas où quelque chose arriverait ? »
Loki sourit. « Bien sûr. »
Le professeur écrivit un numéro sur un bloc de papier posé sur une table voisine, arracha la feuille et la remit à Loki. Loki la plia et la mit dans son portefeuille. Puis il écrivit son propre numéro de téléphone sur le bloc. Il leva les yeux vers le professeur. « Juste au cas où quelque chose arriverait. »
Loki passa la main sur le visage de son professeur, lui relevant le menton pour le regarder. Il se pencha doucement et posa ses lèvres sur celles d'Anthony, restant ainsi pendant un long moment silencieux. Juste un baiser. Pas de pression, pas de demande, pas de sexe. Juste une douce déclaration faite par les lèvres de Loki à celles d'Anthony.
Tu signifies plus que le sexe.
« À demain, alors, Anthony. »
XxX
Quand il arriva devant la maison familiale, Loki pensait toujours à l'expression sur le visage du professeur quand il était parti. La confusion et l'espoir. La façon dont il avait pris une profonde respiration avant d'expirer lentement. La façon dont il avait regardé Loki partir, du premier pas jusqu'à ce qu'il ait franchi la porte, quand Loki s'était retourné pour lui adresser un dernier regard.
Il resta assis là dans sa voiture pendant quelques minutes, y pensant encore et encore. La scène lui donnait envie de rebrousser chemin pour le retrouver.
Puis il réalisa que la maison était éclairée.
Il était seulement 4h15 du matin, qui pouvait être... ? Thanksgiving. C'était Thanksgiving. Frigg était debout, en train de cuisiner. Merde.
Il passa rapidement en revue ses options. Rentrer en douce ? Elle lui tomberait dessus. Lui dire qu'il était avec Natasha ? Thor savait déjà qu'il n'y était pas allé, et c'était le pire menteur au monde. Lui dire qu'il était avec quelqu'un ? Oh Seigneur, elle lui sortirait son couplet sur le sexe. Il s'était effectivement montré irresponsable, alors elle remettrait sur la table la question des préservatifs... Bon, il disait que Thor était un piètre menteur, mais même lui avait du mal à mentir à Frigg.
Pas la peine de rester assis dans la voiture en faisant semblant qu'il allait s'en aller. Au moins là, il devrait uniquement l'affronter, elle, sans Thor ni Odin. Du moins, il espérait que ces deux là étaient toujours au lit.
Il choisit de serrer les dents et de passer par la porte de derrière - la porte de la cuisine.
Frigg leva les yeux de son saladier et lui adressa un sourire éclatant. « Ne me dis pas que tu essaies de te glisser derrière moi en douce. »
« Cela ne m'a même pas traversé l'esprit, Mère. Vous l'auriez su. » Il sauta sur le comptoir à côté d'elle.
Elle lui tapa la jambe avec bienveillance. « Tu ne devrais pas t'asseoir sur le comptoir. Ton père n'aime pas ça. »
« Et nous savons tous les deux qu'Odin va dormir jusqu'à dix heures du matin », répliqua-t-il. S'il y avait une chose que son père adoptif aimait, c'était bien les grasses matinées.
« Tu n'as pas honte ? », dit-elle en souriant tout en se tournant pour attraper un autre ingrédient. Des copeaux de chocolat. Donc le saladier... Loki y jeta un œil. Pâte à biscuits. Bingo. Il passa le doigt dans le bol et était en train de le lécher au moment où elle se retourna. Elle soupira. « Je suppose que nous avons des choses plus importantes à discuter que de savoir si tu dois manger de la pâte à biscuits crue. Ce n'est pas bon pour toi, tu sais. »
« Ahh, mais nous avons des choses plus importantes à discuter. Comme le fait que je viens juste de rentrer. C'est positivement scandaleux. » Il lui sourit, sachant que même si elle ne serait probablement pas ravie, elle n'allait pas le juger.
Elle lui lança un regard étonnamment sévère, et il arrêta de penser « Frigga est si gentille ». Avait-il réellement des problèmes ? « Depuis combien de temps le connais-tu ? »
« Hummm... comme ça, ou personnellement ? » Pourquoi diable ne lui avait-il pas juste donné la première réponse lui venant à l'esprit au lieu de demander si elle voulait des éclaircissements ? Oh oui, il était nul pour mentir à sa mère.
Elle haussa un sourcil. « Il y a deux options ? Les deux, alors. »
Il soupira. « Environ un an, et... trois jours. » Oh, que ça sonnait mal.
Elle haussa de nouveau le sourcil. On se demandait de qui il tenait ce regard. « Trois jours ? »
« Est-ce mieux si je dis que j'essaie de l'avoir... de faire en sorte qu'il sorte avec moi depuis des mois ? » Merde. C'était comme s'il y avait une liste d'erreurs à ne pas commettre dans ce genre de conversation, et qu'il les cochait toutes.
« Vraiment ?» Elle commença à mélanger les pépites de chocolat dans la pâte à biscuits.
Bien. Il pouvait l'aider ! Ce serait la distraire de sa colère, non ? Il sauta du comptoir et sortit des plats à biscuit du placard. « Je sais que ça semble dingue, Mère, mais je l'aime vraiment. »
« Et l'as-tu invité pour Thanksgiving ? » Son ton disait qu'elle savait qu'il ne l'avait pas fait.
Il soupira. « Thor et Odin n'approuveraient pas. »
« Thor n'a pas de problème avec l'idée que tu amènes un garçon à la maison, idiot. Et ton père va juste devoir s'y faire. » Elle se tut, pensive. « Y a-t-il une autre raison pour laquelle tu penses que ton frère n'approuverait pas ? »
Merde ! « Il ne cherche pas à profiter de moi », lâcha-t-il sans réfléchir. Merde, merde, merde. Il dut se retenir de se cogner la tête contre la porte du placard.
Elle se figea. « Que âge a-t-il, Loki ? »
Merde. « Je ne sais pas... ?» Elle se tourna vers lui et attendit. Il se tortilla sous ce regard. « La trentaine ? »
Elle sembla un peu soulagée, ce qui était bizarre. Pensait-elle qu'il écumait les maisons de retraite ? Elle commença à se retourner avant de s'arrêter. « Alors pourquoi pourrais-je penser qu'il profite de toi, Loki ? »
Il soupira. Honnêtement. Aurait-il pu merder davantage ? Il posa les plats et se pencha sur le comptoir. « Est-il trop tard pour essayer de partir en douce ? »
« Loki... » La nuance d'avertissement dans sa voix était inhabituelle, et cela ne pouvait signifier qu'une seule chose. Elle n'accepterait aucune esquive jusqu'à ce qu'elle soit sûre que les choses allaient bien.
Il vérifia les portes pour s'assurer que personne n'écoutait, puis s'assit sur l'un des tabourets et s'affala sur le comptoir. « C'est l'un de mes professeurs. »
Elle suffoqua. « Loki ! T'a-t-il offert de remonter ta note en échange- »
« Non, Mère ! Rien de tout ça. Je suis celui qui l'a harcelé. Il a été offensé par l'idée de changer ma note à cause de cela. Je vous le promets, Mère. Cela n'a rien à voir avec sa position. Il n'en profite pas. » Les mots se précipitaient dans sa bouche, comme c'était trop souvent le cas quand il parlait avec sa mère.
Son air renfrogné ne la quitta pas. « Il est dans une position où il a l'autorité sur toi, Loki. Il ne peut pas ne pas en profiter. »
Il rougit. « Il ne le fait pas, Mère. Je vous l'assure. Je... » Oh Seigneur, il ne pouvait vraiment pas le lui dire. Comment pouvait-il lui faire comprendre sans parler de ça ? Attendez, il pouvait au moins lui dire une partie de la vérité. « Son cours est celui où j'échouais. Je le faisais exprès. Je pensais que je pourrais l'amener à profiter de moi en le suppliant de relever ma note. »
Elle resta bouche bée. « Loki ! Comment as-tu pu mettre ce pauvre homme dans une position pareille ! »
« Je ne l'ai pas fait ! », assura-t-il désespérément. « Il s'est rendu compte que j'avais des difficultés et a essayé de m'aider à rattraper mon retard avant que j'aie seulement eu l'occasion d'essayer. Et je l'ai fait. J'ai rattrapé mon retard. »
« Et ta note ? » Ses mains étaient sur ses hanches. Au moins, elle était en colère contre lui et non contre le professeur.
« Quand il aura noté mon travail en retard ? Probablement un A-. Peut-être un B +. Sans aucune autre aide que d'avoir accepté que je rende mon travail en retard. » Il se mordit la lèvre et attendit le verdict.
« Tu le jures, Loki ? Tu ne vas pas le mettre dans une position compromettante ? » Elle reprit sa spatule et la brandit dans sa direction. « Si tu ruines sa carrière, Loki, tu ruineras toute chance d'avoir une vraie relation. »
« Je sais, Mère. Pourquoi pensez-vous que je ne l'ai pas invité pour Thanksgiving ? » Il tendit les mains devant lui, comme pour montrer qu'il ne cachait rien. « Personne ne doit savoir qu'on sort ensemble avant que j'ai quitté son cours. »
Elle baissa la spatule. « Tu as vraiment réfléchi à tout ça ? »
« Oui. » Il ne put s'empêcher de rougir et il ne pouvait pas la regarder dans les yeux. Oh Seigneur, les choses qu'il pensait à propos de son professeur. Pourquoi la plus embarrassante était-elle le fait qu'il voulait rester avec lui ?
Elle sourit subitement, les larmes aux yeux. « Oh ! Mon bébé est amoureux ! »
« Quoi ? Mère, non, je- », avant même qu'il ne puisse finir sa phrase, Thor fit irruption dans la pièce.
« Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce pour cela que tu ne voulais pas que Natasha sache ce que tu faisais hier soir ? » Il parlait assez fort pour réveiller les morts, mais heureusement, probablement pas assez fort pour réveiller Odin.
Loki grinça des dents. « Eh bien, ce n'est certainement pas parce que j'étais avec Clint, mon frère. Merci pour cette image que je ne serai jamais capable de déloger de mon cerveau. »
Thor colla la main dans la pâte à biscuits et haussa les épaules avec désinvolture. « Que pouvais-je penser, alors que tu ne voulais même pas que ta meilleure amie sache ce que tu faisais ? »
Loki soupira. « Je ne suis juste- »
« Pas encore prêt à parler à Natasha de ça. Oui, tu me l'as dit cette nuit. Dois-je aller lui parler ? » Thor semblait tout à fait sérieux, et Loki se recroquevilla encore plus.
« Non. Pas question. Non, jamais. » Sa relation avec le professeur n'était pas assez stable pour survivre à Thor. Et vraiment, si quelqu'un avait besoin d'être menacé et interrogé sur ses intentions, c'était Loki.
Frigg les laissa tous les deux abasourdis en posant la question qu'il avait redouté un peu plus tôt. « T'es-tu protégé, Loki ? »
« Mère ! » Heureusement, Thor fut suffisamment horrifié et dégoûté pour deux. Loki tenta, sans y parvenir, de cacher un ricanement.
Frigg haussa le sourcil.
Il soupira. « Vous avez passé des années à nous harceler avec ça, Mère. Vous nous avez donné à tous les deux une boîte de préservatifs pour notre seizième anniversaire. Pensez-vous vraiment que j'allais oublier ? »
« Ça », elle agita de nouveau sa spatule vers lui, « ce n'est pas une réponse, jeune homme. »
Merde. « Oui, Mère. » Elle plissa les yeux et Thor soupira de soulagement avant de replonger la main dans le bol. Elle savait qu'il mentait et Thor pensait que la conversation était terminée.
Elle tapa la main de Thor avec le dos de la spatule. « Pas touche. Et j'ai besoin de beurre. Va à l'épicerie du coin et achète m'en. »
Thor eut l'air stupéfait. « Vous avez oublié quelque chose pour Thanksgiving, Mère ? Je pense que nous devrions noter cette date, cela ne vous est jamais arrivé avant ! » Elle lui lança un regard noir, et il leva les mains en signe de reddition. « Oui, Mère. Je reviens tout de suite avec le beurre. »
Au moment où la porte se refermait derrière lui, elle se retourna vers Loki. « Deux adultes, et vous n'avez même pas pensé- »
Comment pouvait-il arrêter ceci sans la mettre encore plus en colère ? « Nous y avons pensé, Mère ! Je vous le jure, nous- »
Elle le coupa avec colère. « Avons juste oublié ? Vous n'avez pas daigné attendre comme des adultes responsables jusqu'à ce que vous ayez le temps et le matériel approprié ? »
« Non ! Rien de tel. » Il se pencha vers elle, « Je vais bien, Maman, je vous le promets. Et je passerai demain au planning familial juste pour m'en assurer. »
« Et lui ? » Elle releva le menton avec obstination.
Il sourit gentiment. « Lui aussi. »
Elle haussa de nouveau le sourcil.
« Je vous le jure, Mère. Nous en avons déjà parlé. » Il posa une main sur son épaule, et la regarda dans les yeux. « Nous ne sommes pas des enfants, et nous n'avons pas l'intention d'agir comme des enfants. »
Elle prit une profonde inspiration et hocha la tête. Puis elle posa sa spatule et l'embrassa. « Je suis heureuse pour toi, mon chéri. »
« Merci, Mère. » Il la serra dans ses bras. « Je suis... Je suis heureux, moi aussi. Merci pour... pour tout. »
Elle lui sourit sereinement. « Maintenant, au travail. Viendra-t-il pour Noël ? »
Oh Seigneur.
Ce fut une bonne journée, d'une certaine manière. Il y avait un esprit de légèreté que Loki pensait perdu à jamais dans le courant de son adolescence. Frigg, Thor et lui passèrent la matinée à cuisiner (ou dans son cas, à faire semblant d'aider à cuisiner), à bavarder, et à apprécier d'être ensemble.
Thor et Loki se conduisirent comme des enfants, Frigg rit de bon cœur. Loki ne l'avait pas vue aussi heureuse depuis des années.
Lorsqu'Odin se réveilla, Frigg glissa à Thor un rapide « Ne t'avise pas de parler à ton père de la vie privée de ton frère », et le sujet ne fut plus abordé.
Frigg obligea tout le monde à manger jusqu'à ce qu'ils ne puissent absolument plus rien avaler. Pour Thor et son corps de joueur de football, cela prit pratiquement toute l'après-midi. Loki saisit l'occasion de terminer ses ultimes devoirs de physique. Puis Odin et Thor regardèrent le football pendant que Frigg emmenait Loki dehors pour lui soutirer plus d'informations sur le professeur.
Loki prit soin de ne pas se référer à lui comme « le professeur » quand il parlait de lui d'un point de vue romantique (Romantique ? Vraiment ?) Alors, ils parlèrent d'Anthony.
Frigg voulait tout savoir sur lui.
Qu'est-ce qu'il enseigne ? La physique.
Depuis quand enseignait-il ? Ha, dix ans, ça Loki le savait !
Qu'en était-il de sa famille ? Il n'en avait pas vraiment.
Que faisait-il pour Thanksgiving s'il n'avait pas de famille ? Était-il avec des amis ? Oh Seigneur. Dire à sa mère qu'il avait laissé son nouveau... petit ami... seul chez lui un jour férié était difficile. Il savait qu'elle le jugeait. Elle l'obligea à promettre qu'il allait inviter Anthony à la maison pour Noël.
Il souligna les problèmes posés par le fait de sortir ouvertement avec lui quand il suivait encore le cours du prof- d'Anthony. Elle lui adressa un regard de mère disant, « tu aurais dû penser à ça avant de foncer la tête la première, non ? »
Alors oui, il promit de demander à Anthony de venir à la maison pour Noël. Il ne lui dit pas qu'il n'envisageait même pas de le lui demander avant mi-décembre. Il ne voulait pas effrayer son professeur avec sa famille. Il en était déjà à essayer de trouver un moyen pour laisser Anthony à genoux partout dans la maison sans qu'il ait mal aux genoux. Il avait des images de coussins jonchant le sol de chaque pièce de la maison de son professeur. En fait, ce n'était pas une mauvaise idée. Il conclut que c'était assez domestique pour le moment. Oui, à genoux. Totalement domestique.
Penser au professeur à genoux le poussa à se retirer pour la soirée et à monter à l'étage « pour prendre une douche et dormir. » Bref, pour se masturber. Curieusement, il se sentait un peu mal à ce sujet. Il se demanda si le professeur faisait la même chose.
Sexe au téléphone.
Il prit une douche rapide, et vérifia le réveil à côté de son lit. Huit heures. Encore tôt. Il sortit son téléphone et envoya un texto. « Professeur ? »
En attendant la réponse, il verrouilla la porte de sa chambre et ferma les persiennes. Puis il mit un peu de musique, juste pour être sûr.
« Loki ? », s'afficha sur son téléphone avant même qu'il ait fini.
Pour commencer, demander avant d'exiger. « Êtes-vous occupé ? »
Immédiatement, la réponse arriva, « Non. »
Bon, maintenant, exiger. « Appelez-moi. Maintenant. »
Son téléphone sonna quelques secondes plus tard. « Bonjour. »
« Loki. » Le professeur semblait à bout de souffle. La bite de Loki se contracta en réponse.
Loki réussit à tenir le téléphone tout en retirant son peignoir. « Qu'avez-vous fait aujourd'hui, mon cher professeur ? »
« Pas grand-chose, monsieur. J'ai corrigé le devoir qu'un étudiant m'a rendu en retard. »Le professeur semblait nerveux.
Loki sourit à la feinte, mais joua le jeu. « Oh ? Comment ce vaurien s'en est-il sorti ? »
« Il a ramené sa note à un B. Il doit encore me rendre un devoir pour décrocher le A qu'il souhaite obtenir. » Il y avait une note de fermeté dans la voix de l'homme qui fit sourire Loki davantage. Si fidèle à ses limites éthiques, son professeur.
« Tant mieux pour lui. Maintenant, pourquoi ne pas oublier vos élèves ? Je préfèrerais parler de ce que vous portez en ce moment. » Loki posa son peignoir sur le dos de sa chaise de bureau, et se coucha sur le lit.
Il y eut un silence, puis il dit d'une voix un peu honteuse, « Rien, monsieur. »
« Oh ? Et qu'est-ce que mon vilain professeur manigançait, à errer nu ? » La queue de Loki se contracta juste en pensant aux directions que la conversation pourrait prendre.
Il y eut un petit sifflement sur la ligne, suivi par un chuchotement. « Je ne me suis pas habillé depuis ce matin, monsieur. J'ai été nu toute la journée. »
Oh... la main de Loki commença immédiatement à bouger. « Et avez-vous mangé ? »
« O-oui, Loki. » La respiration du professeur s'accélérait.
« Professeur », il glissa une note d'avertissement dans sa voix. « Est-ce que vous vous touchez en ce moment ? »
« Mmmh... oui, Loki. » Le gémissement qui suivit était absolument parfait. Il devait savoir ce qui allait arriver.
« Stop. » Seigneur, Loki se sentait méchant. Il se caressa à nouveau, juste pour se rappeler qui menait le bal.
Anthony gémit à nouveau. « Oui, monsieur. »
« Avez-vous arrêté ? » Loki employa son ton le plus patient et le plus compatissant.
« Je... Oui, Loki. Puis-je ? » La voix de son professeur semblait déjà éperdue. Seigneur, ce qu'il ne donnerait pas pour voir ces yeux maintenant. Implorants et désespérés, cherchant à obtenir sa permission.
« Qu'avez-vous mangé, Professeur ? », le taquina Loki.
Il y eut un moment d'hésitation. « Du poulet, monsieur. Une salade César. S'il vous plaît, Loki ? »
Loki décida de ne pas être miséricordieux tout de suite. «S'il vous plaît, quoi, Professeur ? »
« Oh mon dieu... s'il vous plaît, puis-je me toucher, Loki ? » Cette voix implorante causerait la perte de Loki un jour ou l'autre. La façon dont il utilisait son ton soumis pour le manipuler était impeccable.
« Là, mon ange, qu'est-ce qui vous met dans cet état ? Je vous ai juste demandé comment s'était déroulé votre journée. » Loki affecta encore une fois la compréhension.
« Votre voix, Loki. Oh mon dieu, votre voix. Elle me rend fou. Elle me donne envie de... s'il vous plaît ? » L'homme savait-il qu'il causerait sa mort ? La voix de Loki. Il était excité en entendant la voix de Loki lui poser des questions sur sa journée. Bon, et si la voix de Loki lui donnait une vraie raison d'être excité ?
« Pourquoi devrais-je vous donner ce que vous voulez, quand vous avez été si vilain, Professeur ? » Le gémissement à l'autre bout de la ligne fit se durcir la queue de Loki. « Vous vous touchiez sans autorisation. Était-ce la première fois aujourd'hui ? »
Il y eut une longue hésitation. « Non, monsieur. »
Jackpot. « Professeur ! » Loki prit un ton choqué. « Qu'avez-vous fait ? »
« Je... je me suis masturbé, Loki. Il y a q-quelques heures sous la douche. » La respiration de l'homme s'accélérait à nouveau, mais Loki ne doutait pas que son professeur suivait ses ordres. Ce qui, en soi, était foutrement sexy. Le fait qu'il semblait avoir donné à Loki le contrôle sur ses orgasmes, même quand ils étaient séparés ? Loki allait lui montrer comment cela le faisait se sentir demain matin.
« Et à quoi pensiez-vous ? » Il savait ce que serait la réponse, vraie ou pas, il voulait juste l'entendre.
Il y eut un silence. Attendez, ce n'était pas bon. « Je... Je pensais que vous seriez peut-être en colère contre moi pour m'être masturbé, Loki. »
Quoi ? « Et cela vous a-t-il fait kiffer, Professeur ? » Loki ne put se retenir, il était vraiment curieux.
Il y eut un petit gémissement avant que le professeur réponde. « Je pensais... J'ai pensé que vous me donneriez une fessée pour avoir fait ça, Loki. Je sais que je ne devrais pas faire de vilaines choses pour que vous me punissiez. C'est mal. Je ne veux pas me conduire si mal, monsieur . »
« Oh, vraiment ? » Loki prit un ton sceptique. « N'espérez-vous pas encore que je vais vous donner la fessée pour vous être masturbé sans permission ? »
« Non ! Je- » Le professeur cessa de nier et se tut un instant. « Oui, monsieur. Je suis désolé, Loki. Je me suis mal comporté juste pour que vous me donniez la fessée. »
Loki revint à un ton apaisant. « Oh, mon Anthony, si vous voulez que je vous donne la fessée, tout ce que vous avez à faire est de demander. Vous n'avez pas à mal agir. »
« Vous n'êtes pas en colère contre moi, Loki ? » Le professeur semblait à la fois soulagé et déçu.
« Non, Professeur » dit-il avec véhémence. « Je ne suis pas en colère contre vous. J'ai pourtant l'intention de vous donner une correction pour votre mauvais comportement. Et à partir de maintenant, vous serez gentil et vous demanderez à être corrigé au lieu de faire n'importe quoi pour attirer mon attention. D'accord ? »
Le souffle à l'autre bout de la ligne l'obligea à arrêter de se caresser, s'il ne voulait pas exploser trop tôt. « Oui, Loki. La prochaine fois que je voudrai une correction, je le demanderai. Et je ne me masturberai plus sans votre permission. »
« Caressez-vous maintenant, mon Anthony. Doucement. Lentement. » Loki prit enfin sa voix la plus caressante, et entreprit de donner à son professeur ce qu'il voulait vraiment.
« Oui, Loki. » Le murmure était presque trop faible pour être entendu.
Maintenant, comment faire de ceci quelque chose dont son professeur se souviendrait. Bon, il avait pris son pied juste en pensant à Loki lui donnant une fessée. Pourquoi pas ceci ? « J'espère que vous comprendrez que je doive corriger votre comportement dès demain, professeur. Avant le petit déjeuner. Je ne veux pas que vous oubliez ce pour quoi vous êtes puni. »
« Oui, Loki. Y a-t-il... quelque chose que vous voulez... que je ... fasse ? » Sa phrase était ponctuée par de sévères halètements.
Loki rit sombrement. « Ralentissez, mon ange. Pas de précipitation. »
Un gémissement. « Oui, Loki. »
« Vous m'attendrez nu à la porte », ordonna Loki, continuant à moduler sa voix aussi bas que possible. Il remercia mentalement Frigg pour l'avoir fait travailler sa voix dès l'enfance. « Et je vous donnerai la fessée dans la cuisine. Je vous pencherai sur le comptoir, et vous me remercierez pour chaque claque. »
Ce n'étaient que doux gémissements à l'autre bout de la ligne.
« Là, Professeur, vous n'allez pas encore jouir sans autorisation, n'est-ce pas ? » Loki sourit, et accéléra son propre mouvement. Ce n'était pas important, ils n'étaient même pas dans la même pièce, mais il voulait venir en même temps que son professeur.
Un sanglot. « Non, Loki. S'il vous plaît, Loki ? »
« S'il vous plaît, mon ange ? S'il vous plaît quoi ? Vous allez devoir faire mieux que ça. » Les images défilèrent dans sa tête, son professeur couché sur le lit, se caressant, se mordant fortement la lèvre, se retenant difficilement de venir jusqu'à ce qu'il en ait la permission.
« S'il vous plaît, Loki, puis-je venir ? » Cette supplique essoufflée allait faire jouir Loki. « Je suis désolé d'être si horrible. Je ne le referai plus. S'il vous plaît ? »
« Redites mon nom. » Il ne savait pas pourquoi, mais entendre son nom des lèvres du professeur était la chose la plus sexy dans tout ce putain de monde.
« Loki », le professeur prit une profonde inspiration, et expira aussi lentement que possible, donnant à Loki exactement ce qu'il voulait. «Loki... Loki... Oh Seigneur, Loki... Loki... »
« Venez pour moi, mon ange. » Il écouta un moment, ralentissant ses caresses.
« Loki ! Oh... L-L-Lo », Oh, on y était. Loki commença à se caresser avec abandon. « Loki ! Putain, Loki ! Loki ! »
Loki vint silencieusement, ne voulant pas manquer un seul instant de son professeur gémissant son nom. Le sourire qui suivit était positivement prédateur. Son doux professeur, gémissant toujours son nom en récupérant de son orgasme. Que pourrait-il y avoir de plus sexy ?
Les gémissements devinrent halètements, et les halètement se muèrent en grandes inspirations. « Loki ? »
« Oui, Professeur ? » Son professeur semblait si perdu, si nerveux. Loki aurait aimé être là pour le rassurer. Pour le serrer contre lui. Seigneur, il devenait bêtement sentimental.
« Avez-vous...? Avez-vous besoin... ? »Anthony lui demandait s'il avait joui. Si c'était pas mignon.
Loki rit.
« Monsieur ? Je suis désolé, je- » La crainte revenait dans sa voix, et Loki n'aimait pas ça du tout.
« Stop. » Loki attendit que son professeur soit calmé avant de poursuivre. « Mon Anthony, pensez-vous honnêtement que je pourrais vous écouter venir si joliment avec mon nom sur vos lèvres, et ne pas vous suivre? Je vous l'assure, mon ange. Vous m'avez complètement satisfait. »
« Merci, Loki. » Il y avait un sourire radieux dans sa voix, et ce n'était pas seulement dû aux suites de l'orgasme. Loki décida alors que son professeur avait besoin d'être davantage félicité.
* Extrait de I Can't Decide des Scissor Sisters
