B.S.T.P.H.T. (P.S.P.P.T.H.)
Badass Spell To Protect Hale Territory (Putain de Sort Pour Protéger le Territoire Hale)
Auteur : dornfelder
Traduction : phoenix8351
Correction : Bruniblondi
Suite aux déceptions et autres menaces expliquées dans les reviews, je vais faire ma gentille ^^
Sisi je suis gentille, normalement c'était mercredi parce que j'ai une surprise à poster demain…
Voici le moment tant attendu du lemon ^^
Attention Bottom !Derek ^^ et Bottom !Stiles ^^
RAR : Drayy merci pour tes reviews ^^
PS : Pour ceux ou celles qui veulent les liens vers les fics originales, les liens pour les auteurs sont sur mon profil ^^
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Chapitre 4
De toute évidence, Stiles n'avait pas beaucoup d'expérience en matière de baisers. Au début, il était un peu timide, puis il devint impatient et désordonné, avide d'en obtenir encore plus, alors Derek pencha juste un peu la tête sur le côté et le laissa faire, supportant l'abondance de salive, et la mince frontière entre trop de langue et pas assez. Mais ils firent en sorte que ça marche pour eux, enfin, assez pour qu'ils soient tous deux à bout de souffle quand ils mirent fin au baiser.
« Est-ce… Je peux ? » Demanda Stiles, avec une expression tout autant effrayée qu'excitée. Et il avait l'air tellement jeune.
Derek se souvint de la première fois qu'il avait embrassé quelqu'un –ce n'était pas Kate, heureusement, elle n'avait pas obtenu cette première fois-là- et de sa nervosité à l'époque, alors qu'il se demandait où il pouvait poser ses mains et jusqu'où il avait le droit d'aller.
« Tu peux me toucher où tu veux, » dit-il.
Les yeux de Stiles s'éclaircirent. « Bien. C'est bien. Parce que j'ai vraiment, vraiment envie de le faire. »
Ils s'embrassèrent pendant un long moment. Si long en fait, que Stiles améliora sa manière d'embrasser. Cela arrêta d'être une bataille désordonnée pour devenir un jeu de tentation entre leurs langues, avec quelques mordillements et frôlement au passage. Derek découvrit qu'il appréciait particulièrement la lèvre inférieure de Stiles, le faisant gémir et frissonner quand il la mordillait. Il aimait aussi beaucoup le cou de Stiles et la façon que le jeune garçon avait de devenir souple et docile quand il l'embrassait derrière l'oreille. Pourtant, Stiles n'était pas passif, pas du tout, il était exigeant, tout en explorant avec ses lèvres et sa main, dont les doigts se perdaient dans les cheveux de Derek, alors que l'autre main descendait sur l'épaule pour atteindre son torse, son pouce effleurant par accident volontaire le téton de Derek sous le coton de son haut.
Derek se vengea en glissant sa main sous le haut de Stiles et en caressant la peau douce du bas de son dos, ses doigts parcourant la ceinture de son pantalon. Stiles se cambra sous les caresses.
Après un moment, ils enlevèrent leurs hauts. Au début, Stiles avait un peu honte, il se colla contre Derek, peau contre peau pour qu'il ne puisse pas le regarder. Derek caressa son dos, s'émerveillant devant cette douce peau pâle, et la façon dont les muscles réagissaient à son contact. Stiles gémit quand les pouces de Derek s'attardèrent sur ses omoplates, et il mordilla le lobe de l'oreille de l'Alpha.
L'Alpha frémit et décida qu'il était temps de revenir aux baisers, avant que Stiles ne devienne plus créatif et que Derek ne se retrouve dans un état embarrassant.
Ils finirent étendus sur le matelas. Stiles se retrouva sur lui et commença déjà à bouger. Derek le fit ralentir en posant une main sur sa hanche. « Prends ton temps, » murmura-t-il.
« Je ne peux pas, » lui répondit Stiles de la même façon. Il bougea un peu, et Derek pu sentir la dureté de sa queue contre sa cuisse. « Je ne pense pas que je vais tenir longtemps. Je veux juste… » Stiles rougit, et cacha son visage dans le cou de Derek.
« Enlevons le reste de nos vêtements, » dit Derek. « Et tu pourras faire tout ce que tu veux. »
Stiles s'assit, évitant minutieusement tout contact supplémentaire entre eux. « Ok. Ok. Alors… »
Il s'enleva de sur Derek et commença à défaire les boutons de son jeans. Derek retira son pantalon de jogging en un seul geste fluide. Stiles luttait avec ses boutons, mais il stoppa tout mouvement quand Derek s'allongea sur le matelas.
« Tu… Tu es nu. »
Derek prit une profonde inspiration. Il se mit sur le côté, avec la tête relevée sur un coude. Il laissa tout le temps à Stiles pour l'observer. Son sexe, à demi érigé, frémissait et grossissait sous le regard de Stiles. Qui avait complètement oublié qu'il était en train d'enlever son pantalon, il s'agenouilla sur le matelas. « Puis-je… Je peux te toucher ? Juste un instant ? »
Derek acquiesça et écarta les jambes en guise d'autorisation et d'invitation. Stiles se mordilla la lèvre avec une expression de profonde concentration. Il fronça les sourcils, entrouvrit la bouche. Sa main se rapprocha, encore un peu, et arriva enfin jusqu'à la queue de Derek. Derek haleta. Au début, les gestes de Stiles étaient hésitants, puis sa main se raffermit, autour du sexe de Derek. L'Alpha remua, il était incapable de rester immobile, et il s'enfonça un peu dans le poing de Stiles.
« Oh, » souffla Stiles. Il faillit le lâcher, et Derek se mordit la langue pour s'empêcher de gémir. Puis la prise de Stiles redevint ferme, et il bougea sa main de façon expérimentale. Ça ne devrait pas être aussi bon, -le mouvement était trop lent, Derek préférait quand c'était plus dur- pourtant, putain, c'était assez bon pour l'amener à sa limite et le faire haleter en à peine une minute.
« Si tu continues, je vais jouir, » murmura-t-il. C'était un peu humiliant de constater que sa voix avait pris une intonation rauque, mais Stiles avait le droit d'être averti. Ce n'était que ça, juste un avertissement, s'il voulait faire jouir Derek… Derek ne s'y opposerait pas. Ils avaient toute la nuit devant eux.
Stiles le lâcha à contrecœur. « Désolé. »
« Je te l'ai dit, tu peux faire ce que tu veux, » dit Derek, sachant parfaitement qu'il venait de signer pour une torture sans fin, mais il n'avait pas encore un besoin désespéré de jouir. Il voulait offrir ceci à Stiles, qu'il puisse faire ce qu'il voulait, et explorer tout ce qu'il voulait. Il aurait juste voulu être plus doué pour tout ça, afin de pouvoir alléger l'atmosphère avec une plaisanterie, pour faire rire Stiles. Mais il n'avait jamais été ce genre de personne, et il ne se connaissait pas assez pour le genre de taquineries qui venait quand on devenait un couple, ou des petits-amis. Ou encore qu'ils le faisaient parce qu'ils en avaient envie.
Stiles avait l'air indécis pour l'instant. Derek glissa un pied le long de son mollet. « Ou tu pourrais enlever ton pantalon. »
Stiles lâcha un petit rire nerveux. « J'avais oublié. »
Derek s'assit. « Laisse-moi faire ? » Demanda-t-il.
Stiles s'immobilisa avec ses mains sur sa ceinture, et le regarda avec la tête baissée avant de hocher la tête.
Sortir Stiles de ses vêtements se révéla plus compliqué que prévu. Stiles commença par enlever ses chaussettes, et perdit aussitôt l'équilibre. Derek réussit à le rattraper, mais il se prit un coup de coude dans le feu de l'action. Il grogna, de surprise plus que de douleur.
« Merde. Désolé. Mon Dieu, je suis désolé, » marmonna Stiles, et Derek le fit taire en le ramenant à lui pour l'embrasser.
Ils étaient plus à l'aise l'un avec l'autre désormais, et cela aida Stiles à se détendre. Il se remit sur les genoux de Derek, oubliant ce qu'ils étaient en train de faire pour suivre le dessin formé par la lèvre inférieure de Derek avec sa langue. Derek sourit dans le baiser, et les fit basculer jusqu'à ce qu'il se retrouve sur Stiles. Ce dernier poussa un petit couinement et l'observa avec des yeux écarquillés.
Derek fit un petit sourire et retira le pantalon et le sous-vêtement de Stiles en un seul geste.
La queue de Stiles était dure et quelques gouttes s'en échappaient déjà. Son sexe penchait un peu d'un côté, et il était circoncis, ce qui fit tout de suite saliver Derek. En sentant son odeur et sa chaleur, il fut tenté de se jeter sur lui pour le sucer, d'une façon rapide et obscène. Mais à la place, il se laissa glisser sur Stiles, doucement, pour lui donner le temps de protester s'il le souhaitait. Stiles rejeta sa tête en arrière et gémit alors que leurs sexes glissaient l'un contre l'autre. Il s'agrippa aux épaules de Derek, qui continua de bouger.
« Putain. C'est… Oh, putain. »
« Est-ce que tu veux me prendre ? » Demanda Derek.
« Je peux ? » Stiles ouvrit les yeux, révélant ainsi ses pupilles dilatées. Derek les retourna et ils tombèrent presque du matelas. Stiles rit à s'en couper le souffle, alors qu'ils étaient au bord. Puis Derek les remit au milieu avec Stiles au-dessus de lui. Il engloba les fesses de Stiles dans ses mains, et les serra un peu. Stiles rejeta sa tête en arrière en haletant.
« Putain. C'est… Si bon. Tu ne peux pas savoir… »
« Crois-moi, » murmura Derek. « Je sais. » Il adorait cette position, car ses mains pouvaient parcourir librement la peau de Stiles, l'explorant comme une terre étrangère, passant son pouce sur un téton. Il l'attira à lui pour l'embrasser, un échange de caresses douces et humides de leurs langues. Ses orteils se recroquevillèrent tellement ce baiser était chaud.
« Est-ce que tu veux que je te fasse jouir ? »
Stiles prit une rapide inspiration. « Oui. Seigneur, je t'en prie. »
Derek referma sa main sur le sexe de Stiles. Il suffit de quelques va-et-vient langoureux pour que Stiles éjacule sur le ventre de Derek avec un gémissement désespéré. Derek l'observa, comme en transe alors que la tension le quittait. Il n'hésita pas à utiliser la soudaine inertie de Stiles à son avantage, il le repoussa, jusqu'à ce que Stiles glisse pour se retrouver sur le dos à côté de lui. Derek se pencha sur l'humain. Il n'essaya pas d'enlever la semence de Stiles mais, se contenta d'en récolter autant que possible pour en recouvrir ses doigts, et les utiliser pour se préparer.
Il embrassa Stiles, sa bouche était molle et lui répondit à peine. Derek sourit contre ses lèvres. Ça lui donnerait plus de temps pour se préparer. Il attrapa le lubrifiant, parce que le sperme ne suffirait vraiment pas pour que la première fois de Stiles se passe bien. Stiles sortit de sa stupeur.
« Euh ? Qu'est-ce que tu fais ? »
Derek se mit sur le dos, pour que Stiles puisse voir ce qu'il faisait.
« Oh. Oh, Putain. Derek. »
Derek tourna la tête pour le regarder, gardant ses yeux dans les siens alors qu'il bougeait ses doigts. « Dans combien de temps penses-tu pouvoir la lever à nouveau ? »
« Es-tu… Est-ce que tu te fous de moi ? » Demanda Stiles, avec les yeux qui reluquaient avidement l'endroit où les doigts de Derek disparaissaient dans son cul. « J'ai seize ans, mec, je… Tout de suite. Vraiment. »
Derek jeta un regard sceptique à la queue de Stiles.
« Ok, » admit Stiles. « Je pense que la magie va un peu m'aider. »
Derek reposa sa tête sur le matelas. Ça commençait à devenir vraiment bon, il ferma les yeux, appréciant les sensations. Ce serait encore meilleur avec Stiles à l'intérieur de lui. « Viens, » dit-il à Stiles. « Viens et prends-moi si tu peux. »
« Es-tu… Je peux, vraiment ? »
« Fais-le. »
Stiles se glissa sur lui. Ce qui demanda un peu d'adaptation, un ou deux 'désolé' murmuré, jusqu'à ce qu'ils trouvent la position parfaite, avec Derek plié en deux, les jambes sur les épaules de Stiles, et la queue de Stiles à l'entrée du trou de Derek.
« Tu ne me feras pas mal, » dit Derek. « Tu n'as pas besoin d'y aller en douceur. »
« Parce que tu es trop viril pour avoir mal ? » Demanda Stiles, avec un petit ricanement qui ne cachait absolument pas sa nervosité.
« Non. Parce que j'aime ça. »
Cette phrase coupa court à toute protestation qu'aurait pu émettre Stiles. L'humain laissa échapper un souffle tremblotant. « Ok, » dit-il et il entra.
Un long mouvement, trop rapide et trop dur, qui faisait mal juste ce qu'il fallait. Derek grogna, prit entre la douleur et le plaisir, dans ce moment où son corps ne savait pas s'il était puni ou récompensé.
Il fut distrait de cette sensation, quand Stiles finit d'entrer. Il y eut seconde d'attente, puis la magie se libéra de lui, le faisant crier, alors que ses yeux brillaient dans une spirale de bleu et de gris. Derek sentit la magie osciller et danser en les entourant. Une dernière caresse époustouflante et elle reflua, partant d'eux pour se propager en vagues et atteindre sa destination. Le rituel était complet.
Stiles le fixa avec des yeux écarquillés. « C'est arrivé, » murmura-t-il. « Nous l'avons fait. »
« Tu l'as fait, » dit Derek. Il ne ressentait plus la présence en lui, forte et inexorable, comme une intrusion, son corps s'adaptait plus vite qu'un corps humain. Derek l'avait pris, l'avait possédé et se sentait possédé aussi, encore sous l'effet de la puissance de la magie. Il poussa un peu pour voir. Stiles siffla, ses yeux écarquillés et clairement dépassé.
« Derek, » murmura-t-il. « Je t'en prie, dis-moi que je peux… Ne me dis pas d'arrêter. »
« Non, » se força à dire Derek. Est-ce que Stiles était cinglé ? « Mais tu dois bouger. » Il attira Stiles vers lui.
Stiles baissa la tête d'un air soulagé. « Ouais. Ouais, ok. Merci. »
Derek ricana. Le ricanement devint un halètement quand Stiles commença à le baiser.
Il n'y avait aucun moyen pour que ça ne finisse pas incroyablement rapidement, et ils le savaient tous les deux. Derek pouvait le voir dans la tension des muscles de Stiles, dans le rythme frénétique de ses coups de reins et dans son souffle laborieux et irrégulier. S'il voulait jouir, il devait se dépêcher, donc il referma sa main sur son sexe.
Ça ne suffit pas. Au moment où Stiles craqua, Derek était si proche, qu'il pouvait presque le sentir.
Stiles s'enfonça avec un gémissement brisé. « Oh putain, Derek, je ne peux… » Ses yeux roulèrent dans ses orbites, et sa bouche forma un oh alors qu'il s'immobilisait et frémit en atteignant l'orgasme. Il était magnifique. Cela suffit presque à faire jouir Derek, mais pas tout à fait. Il se branla furieusement, se resserrant autour de la queue de Stiles qui gémit et se retira. C'était trop tôt. Derek se retint de jurer en sentant le vide, la perte palpable, il voulait que Stiles revienne en lui.
Puis Stiles glissa un peu plus bas et toute protestation de la part de Derek se perdit quand il dit, « Préviens-moi si je m'y prends bien, ok ? » avant de se pencher pour le prendre dans sa bouche. D'abord le gland, puis un peu plus, il creusa ses joues et l'aspira, durement.
Il vint si rapidement que c'en était embarrassant. Derek réussit à peine à dire faiblement, « Stiles, je… » Mais Stiles ne s'arrêta pas, Derek enfonça ses griffes dans le matelas et jouit, sans pouvoir s'en empêcher, dans le doux havre qu'était la bouche de Stiles.
Stiles se recula, toussant et s'essuyant la bouche sur les draps. Avant que Derek ne retrouve sa voix pour s'excuser, Stiles s'allongea sur lui en se servant de l'épaule de Derek comme d'un oreiller pour sa tête, cachant un peu son visage dans celle-ci. « Désolé, » murmura-t-il. « J'ai essayé de résister, vraiment, mais… C'était juste trop bon. »
Derek passa doucement une main dans ses cheveux. « Pas besoin de t'excuser. Tu t'es largement rattrapé. Tu as fais ça souvent ? »
Stiles secoua la tête avec un petit rire triste. « Vierge, tu te souviens ? Mais j'ai fait quelques essais, plus secs. » Il ricana. Plus secs. « Oh mon Dieu. Désolé. C'était un jeu de mots vraiment nul. »
Derek pouffa de rire, en secouant la tête dans un mélange d'amusement et d'exaspération. « T'es vraiment unique. » Évidemment que Stiles s'était entrainé.
Stiles ricana. « Je dirais que ça a plutôt bien fonctionné, n'est-ce pas ? Mais bon, d'habitude, un concombre n'éjacule pas. »
Derek s'étrangla en déglutissant. « Tu ne viens pas de dire ça ! »
Stiles craqua à nouveau. « Je ne viens pas de dire ça, » affirma-t-il, de façon peu convaincante, en essayant d'étouffer son rire dans l'épaule de Derek. Il se laissa glisser pour se retrouver allongé à côté de Derek, même s'il avait toujours un bras et une jambe sur lui. « D'une certaine manière… D'un côté, c'était presque trop facile, tu vois ? Ça ne ressemblait pas vraiment à un sacrifice. Je veux dire, je viens de jouir avec un gars torride, deux fois, et ça donnait l'impression d'être juste trop bon pour être vrai ? »
Derek repensa à la nervosité de Stiles, à sa réticence évidente et il ne pu acquiescer. « Ça s'est bien passé. Ça ne veut pas dire que tu l'aurais fait si tu avais eu le choix. »
« Exact, mais… »
Stiles était détendu et chaud à côté de lui. Rien que cela, indiquait à Derek qu'il n'avait pas complètement foiré. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait pris quelque chose à Stiles, quelque chose de précieux. Pas sa virginité, mais plus comme s'il lui avait pris… La possibilité de le faire avec quelqu'un dont il était amoureux, avec quelqu'un qui n'était pas aussi blasé et mal dans sa peau que Derek.
« Ça ne s'est pas passé comme prévu, » dit Stiles. « Je ne pensais vraiment pas que tu me laisserais te prendre. »
« Je croyais qu'on en avait fini avec cet argument, » dit Derek. « Ce n'est pas vraiment important. »
« Tout est important pour moi dans cette situation, » dit Stiles, et Derek se mordit la langue. « Je ne sais pas, je suis peut-être un peu… Déçu ? D'une certaine façon. Parce que je n'ai vraiment pas tenu longtemps, et je suppose que tu aurais… Pu faire en sorte que ça soit meilleur. Tu vois. »
Derek lui mit une petite claque derrière la tête.
« Ouch ! »
« Petit idiot. Tu t'en es très bien sorti. » Derek roula des yeux. « Si tu te sens spolié, on peut toujours le refaire. »
« Quoi ? » Stiles leva la tête pour lui jeter un regard incrédule. « Vraiment ? »
Réalisant qu'il venait juste de s'enfoncer un peu plus, Derek se maudit. Coucher avec Stiles une fois pour un rituel magique était une chose. Le refaire juste pour satisfaire la curiosité de Stiles, était complètement d'un autre domaine. Il ne devrait pas encourager Stiles, pas s'il voulait sortir de là en tant qu'être humain décent et responsable.
Il ne devrait pas. Il ne devrait vraiment pas.
D'un autre côté… Derek l'avait laissé effectuer le rituel, faisant confiance à Stiles pour savoir ce qu'il faisait, ne serait-ce pas un peu hypocrite de prétendre maintenant que Stiles ne pouvait pas faire ses propres choix ? Il avait mérité la confiance de Derek de plus d'une façon, et si Derek lui devait quelque chose, c'était bien de respecter ses décisions.
En plus, ce n'était que du sexe. Si c'était la seule nuit qu'ils avaient ensemble, alors il devait faire en sorte qu'elle compte.
« Si tu veux, » dit Derek. « Si tu le veux, on peut le faire. »
« Tu… Tu ne plaisantes pas, pas vrai ? » Demanda Stiles. « Je veux dire, je pourrais comprendre si tu ne le pensais pas. Ce n'est pas comme si tu voulais tout ça au départ… »
« Stiles, » dit Derek. Je veux que tu obtiennes ce que tu veux. Je veux que tu fasses ce qui te fait te sentir bien. Je veux que… Je te veux toi. « Si je ne le voulais pas, je ne te l'aurais pas proposé. »
« Ouais, bien. Du moment, que tu ne le fais pas juste pour moi. Tu sais que tu ne me dois rien. »
Derek soupira. Il attira Stiles contre lui, il caressa son dos et fourra son nez contre son cou puis, il plaça ses lèvres près de l'oreille de Stiles. « Je veux te prendre. Je veux te prendre à quatre pattes et te faire jouir avec ma queue. »
Vu la façon dont Stiles se raidit et dont sa queue frémit contre la hanche de Derek, l'Alpha comprit le message. « Oui, » murmura Stiles. « Oui, s'il te plaît. »
Derek le prépara avec ses doigts, doucement, en prenant son temps. Il faillit le faire jouir parce qu'il s'était avéré incapable de s'arrêter, trop fasciné par l'expression du visage de Stiles. Il était fixé, observant Stiles qui se perdait un peu plus à chaque fois qu'il bougeait ses doigts. Jusqu'à ce que Stiles ne soit plus qu'un ensemble de sueur, tremblements, jurons et suppliques murmurés, « Ouais, » et « Oh, » et « putain, oui. ». Avoir le pouvoir de le faire réagir ainsi était comme une drogue pour lui. Derek en voulait plus, il se sentait complètement envahi par cette envie débordante.
Il posa la bouche sur le cou vulnérable de Stiles, torturant la peau entre ses dents, et laissant une autre marque. Stiles frémit sous lui. « Derek… Je suis prêt, allez… Tu peux… Je perds la tête, ne m'oblige pas à te supplier, pitié… »
Derek retira ses doigts avec un juron. Il retourna Stiles, qui se dépêcha de se mettre à quatre pattes, et Derek s'enduit rapidement de lubrifiant. Il attrapa les hanches de Stiles, poussant doucement son sexe jusqu'à ce qu'il glisse dans l'espace collant et humide entre les cuisses de Stiles. Stiles gémit.
« Es-tu sûr ? Je pourrais jouir comme ça entre tes cuisses, » murmura Derek, et ce n'était pas un compromis. Il était si dur et désespéré, depuis si longtemps, que sentir Stiles ainsi lui donnait l'envie de donner des coups de reins sans réfléchir, et ça ne lui prendrait pas longtemps pour venir.
« Tu n'es qu'un trou du cul, » siffla Stiles. « Arrête de me torturer. Je te veux à l'intérieur de moi, maintenant. »
Les mains de Derek se resserrèrent sur les hanches de Stiles. « Ok. » Il prit une profonde inspiration. « Dis-moi si ça ne va pas. »
Il utilisa une main pour s'aligner, ajuster l'angle et l'autre pour attirer Stiles vers lui. Stiles haleta quand le gland entra, et il poussa un petit gémissement aigu. « Merde. Tu es… »
« Est-ce que tu veux que je m'arrête ? » Murmura Derek. « Nous pouvons le faire, n'importe quand, je te l'ai dit… »
« Tu te fous de moi ? Non. Viens. Derek – Viens. »
La pénétration n'était pas facile du tout, malgré l'abondance de lubrifiant et le soin que Derek avait pris pour le préparer, Stiles restait très serré autour de lui. Chaque centimètre paraissait impossible à rentrer. Stiles soupira, se baissa un peu et ce fut plus facile, assez facile pour que Derek le pénètre complètement.
« Putain, » souffla Stiles. « Putain. C'est… »
« Dis-moi, » dit Derek. « Comment c'est ? »
« Plein. Je me sens tellement plein. »
Stiles avait l'air étourdi. Derek savait exactement ce qu'il ressentait, se souvenant parfaitement bien de sa première fois, comme il s'était senti envahi au début. « Tu t'en sors bien. Très bien. Continue de respirer, ok ? C'est toi qui décides ici. »
« Je ne veux pas, » dit Stiles, d'une voix brisée. « Je veux que tu me prennes. Durement. »
Derek l'enlaça, et passa un bras autour de sa taille. Il se délectait du contact de la peau de Stiles contre la sienne. « Je vais le faire. »
Il fit une poussée expérimentale, puis une autre, lentement, en faisant attention, et au fur et à mesure, Stiles se détendit, il s'habitua au rythme. Derek le sentit, qu'il devenait plus à l'aise, donc il commença à se reculer.
Derek commença à ralentir, retenant les prochaines poussées, attendant que Stiles devienne confus et énervé. « Derek… »
Derek s'enfonça durement. Stiles cria et Derek s'arrêta immédiatement.
« Oui, » lâcha Stiles entre ses dents serrées, en poussant contre lui. « Comme ça, Derek… »
Derek laissa échapper son souffle qu'il n'avait même pas conscience d'avoir retenu, et commença à vraiment prendre Stiles, lui soutirant des halètements et des gémissements dont le volume n'arrêtait pas d'augmenter, lui indiquant qu'il s'y prenait bien. Il fit un mouvement circulaire avec ses hanches, prit un angle différent, et fut récompensé par un cri choqué. Stiles se tendit et enfonça ses doigts dans le matelas. « Plus. S'il te plaît. J'ai besoin… »
Derek n'avait pas besoin qu'il le lui dise deux fois. Il s'enfonça encore et encore en Stiles. Il fit glisser sa main jusqu'au sexe de Stiles, et le trouva dur et humide de liquide séminal. Cela ne prit qu'une douzaine de mouvements de sa main, rythmé par ses coups de reins pour que Stiles jouisse avec une mélopée de gémissements aigus. Derek le maintint d'un bras autour de la taille, presque sûr que Stiles n'arriverait pas à se soutenir seul pour l'instant.
Ses tremblements diminuèrent et Stiles soupira en s'appuyant contre Derek tel un poids mort dans ses bras. Derek encercla lentement sa taille. Il voulait baiser Stiles, et jouir en lui. Il voulait rester là et ne jamais le quitter. Pourtant, il se retira doucement, et Stiles s'affala sur le matelas. Derek s'étira sur lui, lui servant de couverture. Sa queue glissa entre les cuisses de Stiles qui murmura son approbation et serra ses cuisses. Tout était très glissant à cause de l'abondance de lubrifiant, et Derek poussa, lentement, se torturant lui-même. Il utilisa sa langue pour tracer un chemin le long de son dos, embrassa sa nuque et lapa la sueur présente entre ses omoplates. Stiles soupira et arqua le dos comme un chat endormi.
« Je veux que tu te retournes, » dit Derek. Il était au-delà de la honte et avait atteint les limites de sa patience. « Pour que je puisse jouir sur toi. »
« Sur mon visage ? » Demanda Stiles, jetant un regard curieux à Derek par-dessus son épaule.
« Non. Sur ta queue. »
« Hmm. » Stiles se tourna. Son visage était rouge et ses cheveux étaient décoiffés. Il sourit à Derek avec une lueur malicieuse dans le regard. « Fais-le. » Il écarta les jambes, s'exposant sans hésitation.
Derek se prit en main. Leurs regards s'accrochèrent et les lèvres de Stiles s'entrouvrirent en regardant Derek qui se branlait.
« C'est hot. Tu es si torride. » Murmura Stiles en se léchant les lèvres, et cela suffit. Derek déchargea sa semence sur la queue, les poils pubiens et les testicules de Stiles. Il observa, comme hypnotisé, alors que le dernier jet atterrissait sur le trou de Stiles. Putain.
Stiles soupira bruyamment. « Putain de merde. Tu as de sacrés fantasmes. »
Derek ne pu s'en empêcher. Il ne pu rien y faire. Il rassembla les gouttes avec son pouce, et les rassembla sur le trou de Stiles. Puis les poussa à l'intérieur avec le bout de son doigt.
Stiles jura. « Seigneur, tu veux me tuer. »
Derek prit une profonde inspiration, pour essayer de s'éclaircir les idées. Le sexe le rendait toujours stupide. Mais là, c'était pire, c'était lui… Non.
Il s'essuya les mains sur le drap, puis grimpa sur le matelas pour s'effondra sur le ventre à côté de Stiles, et ferma les yeux.
Le rythme cardiaque de Stiles était fort et régulier même si encore un peu rapide mais, il était en train de ralentir. Derek était à l'écoute du corps de Stiles, attentif à sa respiration, et il comprit que Stiles était en train de s'endormir très rapidement. Derek se tourna sur le côté. Les yeux de Stiles étaient fermés, ses lèvres étaient gonflées par les baisers, et il avait au moins un suçon trop haut sur la nuque pour pouvoir être caché. Il sentait la sueur, le sperme et l'épuisement physique qui venait après une bonne séance de sexe. Il y avait même… Non ce n'était pas vraiment une odeur, mais plutôt un résidu infime de magie.
Il sentait comme s'il lui appartenait.
« Stiles, » dit Derek. « Stiles, allez, réveille-toi un peu. »
Stiles ouvrit un œil ensommeillé. « Tu m'empêches de profiter de mon post-orgasme. »
« Je sais. Mais je pense vraiment que tu me remercieras au matin, parce que tu ne seras pas collé au drap, et que tu ne sentiras pas le sperme. »
Stiles bailla. « Je veux pas bouger. »
« Ok. »
« Quelle heure est-il ? »
Derek regarda le réveil sur la table de chevet, il eut du mal à lire à cause de la distance. « 10h30. »
« Oh. Je devrais… »
« Prendre une douche, » supplanta Derek. « Et je vais nous faire livrer. Pizza, ça te va ? » Qui n'aimait pas la pizza ? Il s'assit et repêcha son pantalon.
« Wow. Qui es-tu et qu'as-tu fait de Derek Hale ? » Stiles avait ouvert les deux yeux maintenant.
« Très drôle. Et si tu allais trouver une meilleure réplique… Sous la douche ? » Insista Derek. Stiles grommela, mais finit par se lever. Enfin, il essaya. « Wow, » dit-il doucement, avec une grimace, et se rassit. « Mes jambes sont… Un peu en coton. Et, pour mémoire, ow. »
« Ouais, » dit Derek. « Ça… Arrive. » Il se leva et offrit sa main à Stiles afin de l'aider à se relever. Derek le soutint en position debout d'une main autour de sa taille, en attendant que Stiles puisse tenir tout seul et il boita jusqu'à la salle de bains. Il oublia ses vêtements, mais Derek ne le lui rappela pas. Il prit un vieux pantalon de jogging et un t-shirt gris délavé et les posa sur le pas de la porte, en se répétant que ce n'était pas parce qu'il voulait que Stiles sente comme lui.
Il commanda les pizzas, retourna le matelas, changea les draps (pour la deuxième fois aujourd'hui), et ramassa les vêtements de Stiles pour les plier et les mettre sur le dessus de la commode. La douche coula pendant un long moment, assez longtemps pour que Derek commence à s'inquiéter et envisage d'écouter ce qui se passait à l'intérieur. Mais finalement l'eau s'arrêta et quelques minutes après, la tête de Stiles apparut par la porte.
« Derek ? Pourrais-tu… »
Derek désigna les vêtements qu'il avait mis par terre.
« Ha, cool. » Stiles les prit et disparut à nouveau dans la salle de bains.
Le temps qu'il ressorte de la salle de bains, Derek commençait vraiment à avoir envie de se gratter et à se sentir sale. Il sortit quelques billets de son portefeuille et les posa sur le comptoir. « J'ai laissé aussi un billet pour le pourboire du livreur. »
Stiles se contenta de le regarder, et Derek n'arrivait pas du tout à le déchiffrer. Il aurait voulu pouvoir demander à Stiles ce qu'il pensait, mais il n'y avait aucune question plus gênante que celle-là entre deux gars qui venait de partager ce qui était supposé être un coup d'un soir. Il s'approcha et posa une main sur son épaule. « Tu vas bien ? »
Stiles soupira. « Ouais. Je suppose. »
Derek déposa un léger baiser sur ses lèvres avant d'avoir pu s'en empêcher. « Bois quelque chose. Je reviens tout de suite. »
Derek prit, ce qui fut probablement la douche la plus rapide de tout l'Histoire. Il sortit alors que Stiles payait le livreur. Ils partagèrent deux pizzas 'meat lover' sur la table de la cuisine en quelques minutes, il n'en resta pas une miette.
Une fois fini, Stiles repoussa le carton de la pizza sur le côté et se leva lentement. « Merci, c'était bon. Donc. Je pense que je ferais mieux de… »
Derek avait attendu ce moment avec appréhension. Il devait laisser Stiles s'en aller. Mais son loup sentant l'odeur de la meute, sentant son appartenance, et Derek n'aimait pas l'idée que Stiles parte après qu'ils aient été si proches l'un de l'autre, après l'intimité qu'ils avaient partagé. Son loup allait gémir, se languir, et être incapable de se reposer. Et il ne voulait pas que Stiles se sente mal, rentre chez lui, tout seul, et commence à douter et à regretter.
« Si c'est ce que tu veux, » dit Derek. « Tu peux rester. » Ça manquait de naturel et ça ressemblait à une phrase vide de sens, donc il ajouta, « J'aimerais que tu restes. »
Stiles n'eut pas du tout l'air rassuré, pas comme Derek l'espérait en tout cas. « Bien sûr, » dit-il, en mordillant sa lèvre inférieure. « Si tu… »
Il rougit alors que Derek haussait un sourcil en le regardant, mais la tension de ses épaules diminua un peu. Il jeta un œil à la table. « Si c'est vraiment d'accord pour toi. »
« Ça l'est, » dit Derek. « Viens au lit avec moi. »
Stiles rougit encore plus, et il ne devrait pas trouver la timidité soudaine de Stiles aussi attirante.
C'était gênant au début. Ils ne savaient pas comment s'installer, ni où se toucher, et Stiles était agité, il se tournait sans cesse d'un côté, puis de l'autre. Derek, qui s'était juré de ne faire aucun geste dans sa direction, abandonna et attira Stiles contre lui pour les mettre en cuillère.
Stiles commença à rire.
« Pas un mot, » le prévint Derek.
« Mec… »
Derek mordit le lobe de son oreille, de façon pas très tendre. « Ne m'appelle pas 'mec'. »
Stiles siffla. « Espèce de gland. »
« Tu aimes ça, » murmura Derek. Il était bien maintenant, prêt à s'endormir. Pour une fois, il ne voulait pas penser aux conséquences, aux répercussions, il allait prendre ce qu'il pourrait, et si c'était une nuit avec Stiles dans son lit, il n'allait certainement pas s'en plaindre.
« Qu'est-ce qu'il se passe avec toi ? » Murmura Stiles. « Tu es comme un nounours, ou un truc du genre. Un vrai tendre. »
« Je te montrerais à quel point je suis tendre, » dit Derek en frottant son aine contre les fesses de Stiles. C'était une demi-tentative, il n'était pas prêt d'avoir une nouvelle érection pour le moment. « Demain. »
« C'est une promesse ? »
« La ferme, Stiles. »
Stiles rigola. Après un moment, il osa poser sa main sur celle de Derek, qui était sur son ventre. « Bon' nuit. »
**XX**
Le téléphone sonna au milieu de la nuit.
Aussitôt, l'adrénaline parcourut ses veines et il attrapa le téléphone. À côté de lui, Stiles s'assit en clignant des yeux puis il se réveilla complètement quand Derek répondit à l'appel.
« Quoi ? » Grogna Derek.
« Derek ? C'est moi, Isaac. »
« Qu'y-a-t-il ? »
« Derek, un truc vraiment bizarre vient de se produire. Je viens de rentrer chez moi, et alors que j'allais fermer la porte, ils sont apparus dans mon allée. Kali et Ennis. . Ils en avaient après moi, enfin, ils ont essayé de m'atteindre, mais ils ont foncé dans, je ne sais pas quoi, un mur invisible ? Ils ne pouvaient pas entrer. Ils ont tenté de passer par le garage et la porte de derrière, je pense même que Kali à essayer de passer par le toit, mais ils se sont fait repousser, comme si quelque chose les empêchait d'approcher. »
La magie. Le sacrifice. Ça fonctionne.
« Et ensuite ? » Demanda Derek.
« Ils sont partis. Cependant, Kali, elle fait vraiment flipper celle-là, s'est rapprocher de la porte, autant qu'elle le pouvait et m'a dit, 'Dit à Derek que je suis impressionnée, il fait des progrès. Mais combien de temps va-t-il réussir à tenir ?' Puis ils ont disparu. Derek, qu'est-ce qu'il se passe ? C'était comme avec de la poudre de sorbier. Mais ça n'a aucun sens, je veux dire, moi, j'ai réussi à rentrer dans ma maison, mais eux, non. »
« Tout va bien, » dit Derek. « Écoute, Isaac, c'est difficile à expliquer. Nous allons organiser une réunion de la meute demain après l'école. La barrière, C'est un sort de protection. Je n'étais pas sûr s'il allait fonctionner… »
Stiles renifla.
Il y eut un silence de l'autre côté de la ligne.
« Où es-tu ? » Demanda Isaac.
Évidemment, il avait entendu, et il avait même dû reconnaitre la voix de Stiles.
« Je suis chez moi, Isaac, il est, » Derek jeta un œil au réveil sur la table de nuit, « une heure et demie. Que faisais-tu dehors si tard ? »
Le silence coupable suffit à alimenter la curiosité de Derek. « Quoi ? »
« Je me suis endormi chez Scott. »
Il aurait dû rester là-bas, il aurait dû savoir qu'il ne devait pas se balader seul à cette heure de la nuit. Surtout qu'il y avait comme une espèce de couvre-feu non-officiel au sein de la meute depuis le début des ennuis causés par les Alphas. Une partie de Derek voulait le réprimander, mais une autre partie de lui savait qu'il valait mieux éviter. « Le sort est une découverte récente, j'expliquerais tout demain. »
Un autre silence. Stiles ne disait rien, il occupait ses doigts avec la couverture. Sans y penser, Derek mit sa main sur celle de Stiles et la serra. Stiles l'observa et Derek soutint son regard.
Ils l'avaient fait. Ils avaient protégé la meute.
Stiles serra la main de Derek.
« Écoute, Isaac. Il est tard, et je préférerais expliquer tout ça en personne. Viens chez moi demain ? »
Isaac inspira. « Ouais, je suppose. Donc ce sort ne va pas me blesser ou un truc du genre ? Et je vais pouvoir sortir ? Je n'ai pas encore essayé. »
Stiles émit un petit son offensé, et attrapa le téléphone. Un geste que Derek n'avait absolument pas vu venir et encore moins éviter.
« Isaac ? C'est Stiles. Écoute, Derek et moi avons jeté un sort de protection ce soir. C'est supposé entourer toutes nos maisons pour que les êtres ayant de mauvaises intentions ne puissent pas entrer, du moins pas une être surnaturel. Ça ne fonctionnera pas contre un cambrioleur, ou un tueur en série, donc s'ils embauchent des ninjas, on est tous foutus. »
Isaac eut l'air de s'étouffer un peu. Derek ne savait pas si c'était à cause d'un rire ou de la peur.
« De toute façon. C'est de la magie de haut niveau. C'est bon de savoir que ça a fonctionné, je veux dire que je le savais en théorie, mais je ne pouvais pas en être sûr. Si nous faisons bien les choses, ça devrait suffire pour qu'ils s'enfuient avec la queue entre les jambes. C'est une métaphore, ou peut-être pas, je ne sais pas vraiment. »
« Tu es encore chez Derek ? » Demanda Isaac.
« Ouais. Ça m'a épuisé, » dit Stiles avec une expression totalement impassible, et Derek dut se retenir de rire. « Alors, il m'a laissé dormir au loft. »
« Je suis désolé de t'avoir réveillé. »
« Ouais, pas de problème. J'imagine que tu as dû flipper. Désolé pour ça. Nous ne voulions pas vous donner de faux-espoirs, alors nous n'avons rien dit. »
Derek raccrocha et alla chercher une bouteille d'eau. En même temps, il vérifia que les portes étaient bien verrouillées, et jeta un œil dehors pour voir si, par chance, quelqu'un, un connard d'Alpha, ne les espionnait pas d'un coin sombre. Mais tout était tranquille, alors il retourna au lit, où Stiles était assis et le regardait.
Derek lui passa la bouteille. Stiles prit une grande gorgée. « Merci. »
Stiles referma le bouchon et la posa au sol, à côté du lit. Il y eut un moment de silence.
Puis…
« Je n'arrive pas à croire que nous ayons vraiment fait ça, » dit Stiles. « Je n'arrive pas à croire que ça ait fonctionné. Imagine la tête de Kali et ce débile d'Ennis, quand ils sont venus pour foutre une raclée à Isaac et qu'ils n'ont même pas réussi à s'approcher. »
Derek haussa un sourcil, oui, c'était assez sympa à imaginer.
« Et… » La voix de Stiles frémit. « Et Isaac, debout là, sans savoir ce qui se passait. Je ne sais pas ce qui est le plus drôle. »
Ce n'était pas si drôle que ça, vraiment, mais toute tentative de Derek pour le dire à Stiles fut contrée par l'humain, qui le tapa gentiment. « Oh, allez, c'était carrément drôle ! »
Derek attrapa ses mains pour le maintenir immobile. Cela se transforma en une espèce de match de catch, avec Stiles qui essayait de se libérer juste pour le taper de nouveau. Alors Derek le plaqua sur les draps, et fut tenté de le chatouiller jusqu'à ce qu'il demande grâce, mais il préféra l'embrasser.
Cela mit fin à leur match, Stiles ouvrit les bras pour les passer autour du cou de Derek et soupira dans le baiser.
Ils s'embrassèrent jusqu'à ce que l'épuisement les rattrape. Derek s'endormit, alors qu'ils étaient enlacés dans le lit qui sentait déjà leurs deux odeurs mélangées.
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Fin du chapitre 4
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