B.S.T.P.H.T. (P.S.P.P.T.H.)
Badass Spell To Protect Hale Territory (Putain de Sort Pour Protéger le Territoire Hale)
Auteur : dornfelder
Traduction : phoenix8351
Correction : Bruniblondi
Désolé pour le retard, j'étais tellement dans ma nouvelle trad que je n'ai pas vu le temps passé… Merci à kytykat de me l'avoir rappelé ^^
Rars : Merci pour vos reviews ^^
Lady B (X2) : Oui Derek adore taquiner Stiles ^^c'est une de ses occupations favorites ^^ Merci du compliment ^^ mais je ne fais que traduire ^^ Tout le mérite revient à l'auteur ^^
Incubei : Voici le chapitre ^^
Drayy : Merci ^^
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Chapitre 5
« C'est une situation intéressante, » dit Deucalion en replaçant ses lunettes noires. « Je dois dire que je ne m'attendais vraiment pas à ce que tu relèves le défi. Une meute de loups adolescents, un Alpha inexpérimenté qui n'a jamais été éduqué pour ce rôle de leader… »
Kali était debout à côté de lui et Ennis se tenait à sa droite. Les jumeaux restaient dans l'ombre, silencieux et menaçants, deux pas derrière les autres. La rencontre avait lieu devant la maison de Derek, les ruines de la maison de sa famille, et sa douleur était encore si fraîche, qu'il avait l'impression que de la fumée s'échappait encore de ses murs.
Derek serra les dents. C'était une chose de savoir qu'il n'était pas taillé pour ce rôle, c'en était une autre d'entendre Deucalion le dire comme ça. « Comme vous l'avez vu, notre meute est peut-être petite, mais elle est assez puissante pour protéger ce qui à nous. »
Deucalion réfléchit un instant en se tapotant la lèvre avec le bout de son doigt. « Vous avez réussi à protéger vos repaires, c'est vrai. Mais ce n'est pas la seule condition que nous avions posée, comme tu le sais. Le Kanima est parti, mais qu'en est-il du jeune Oméga présent sur ton territoire ? »
« Il n'y a pas d'Oméga, » dit Derek, en montrant ses dents à Kali et Deucalion, dans un sourire féroce.
Scott qui était entre Isaac et Stiles, fit un pas en avant. « Je suis avec Derek, » dit-il.
« Est-ce le cas ? » Interrogea Deucalion.
Derek ne fut pas dupe. Deucalion était le plus dangereux de tous, plus dangereux qu'Ennis et sa force brute, plus dangereux que Kali et son sourire aussi aiguisé que ses griffes.
« La dernière fois que nous avons parlé, petit loup, tu avais l'air plutôt déterminé en affirmant que ce n'était pas le cas. Aurais-tu finalement compris où était ta place ? »
« En effet, » dit Scott, et Derek ne manqua pas de voir qu'il serrait les poings pour éviter que ses griffes sortent. Deucalion le remarqua aussi. Sa condescendance était volontaire, et Derek espérait que Scott l'avait aussi compris.
« Ma place est avec la meute, » dit Scott.
« Soyons clair, » dit Deucalion. « De quelle meute parles-tu et qui est ton Alpha ? »
Scott regarda Derek et il hocha la tête quand leurs yeux se croisèrent. « La meute Hale. Derek est mon Alpha. » Il n'y eut ni hésitation, ni mensonge. Derek soupira de soulagement.
Deucalion pencha la tête sur le côté. « Comment de temps va durer ton petit revirement ? Je me rappelle que tu affirmais n'avoir aucun besoin de loups dans ta meute, et encore moins d'un Alpha. »
Scott faisait des efforts visibles pour ne pas répondre à la provocation. Ses épaules étaient tendues et ses mâchoires étaient obstinément serrées. « Je ne changerais pas d'avis, » dit-il.
« Alors espérons que tu garderas en mémoire la leçon que je t'ai donné, » dit Deucalion, dans une dernière tentative calculée pour le provoquer. Il attendit pour que ses mots fassent leur effet. « Très bien. Ce qui nous laisse la question des chasseurs en ville. »
Un petit son retentit alors qu'une flèche venait se planter dans l'arbre, juste au-dessus de la tête de Deucalion. À quelques centimètres près, elle aurait atteint sa gorge. « C'est à moi, » dit Allison. Elle sortit de la maison en tenant son arc bandé, avec une deuxième flèche déjà prête.
Kali siffla entre ses dents. Elle changea de posture, prête à attaquer, alors que Deucalion resta impassible et sourit à Allison. « Mlle Argent. Comme c'est aimable de votre part de vous joindre à nous. »
« Je suis aussi avec Derek, » dit-elle, avec les jambes écartées, elle avait l'air d'avoir confiance en elle et de n'éprouver aucune peur.
« Corrigez-moi si je me trompe, mais je ne crois pas qu'une fille aussi jeune que vous puisse vraiment représenter sa famille au complet, » dit Deucalion. « La lignée Argent est peut-être matriarcale, mais l'âge entre aussi en jeu. J'ai bien peur qu'il faille un peu plus qu'un tour d'adresse au tir par une chasseresse adolescente pour me prouver que l'ancien traité est toujours d'actualité. »
« L'ancien traité a été brisé quand ma tante a brûlé cette maison, » dit Allison. « Mais il a été renouvelé. Mon père et l'Alpha sont parvenus à un accord, et ma présence ici est la preuve que les Argent comptent respecter leur parole. Je fais aussi partie de la meute par association. Ma flèche aurait pu vous tuer, il est rare que je manque ma cible. »
Kali eut un petit reniflement de dégoût. Ennis étira ses muscles, avec un sourire horriblement méprisant. Deucalion retira ses lunettes, une lueur rouge d'Alpha apparut juste un instant, mais de façon très intense, et d'un rouge plus vif que celui de n'importe quel Alpha que Derek avait pu voir. « Quelle déclaration audacieuse. Ne vous méprenez pas, Mlle Argent, vous êtes peut-être une chasseresse, mais je ne suis pas n'importe quel loup. »
Tous les loups purent sentir le pouvoir qui couvait derrière ses mots désinvoltes, presque amicaux. Quelqu'un, Isaac, gémit. Scott fit un pas en avant pour se positionner entre Allison et les Alphas. Même Allison vacilla pendant une seconde, relâchant légèrement sa prise sur son arc. Aussitôt, son visage prit un air déterminé et elle brandit à nouveau son arme, mais les loups pouvaient sentir une trace d'insécurité persistante sous sa détermination en acier. Les loups, en tant que prédateurs, détectaient toujours la moindre faiblesse.
Peter s'éclaircit la gorge, tous ceux qui étaient de son côté grimacèrent un peu. « Je pense que ça suffit, » dit-il en s'adressant à Deucalion. « Nous avons rempli vos conditions, il n'y aucune raison de continuer les hostilités, à moins que vous vouliez commencer une guerre. »
« Toi, » cracha Kali.
« Moi, » dit aimablement Peter. « Non mais vraiment, y a-t-il une raison pour que cette situation se prolonge ? »
L'attention de Deucalion se déporta de Derek, qui utilisa ce court instant pour se tourner vers Allison. « Baisse ton arc, » dit-il doucement. « Ils ne vont rien te faire. »
« Ils ont essayé de me tuer, » protesta-t-elle, avec une lueur de colère au fond des yeux, alors que sa flèche visait toujours Deucalion. « Ça me donne tous les droits… »
« Nous étions en plein test, » dit Derek. « Maintenant que nous avons réussi le défi, ils ne te toucheront pas. »
« A moins, bien sûr, que vous souhaitiez suivre les pas de votre grand-père, » dit Deucalion. « Ou ceux de votre tante. »
Allison tressaillit, de même que Derek. Après un instant, Allison baissa son arc.
« Gentille fille, » murmura Peter, s'attirant ainsi un regard glacial de la part d'Allison et de Kali. « J'en conclu donc que nous en avons fini ici ? »
Cette fois, ce fut plus qu'une lueur de rouge qui éclaira les yeux de Deucalion, et ils étaient dirigés vers Peter, et uniquement lui.
Peter fit un pas en arrière. « Je vais prendre congé, dans ce cas. »
« Reste, » dit Deucalion en montrant un peu ses crocs, même si sa voix restait désinvolte. « Il reste encore une question, qui nécessite une réponse. »
« Laquelle ? » Demanda Derek comme s'il l'ignorait.
« Tu connais la loi. La meute est forte et unie, le territoire est protégé, mais qu'en est-il de l'Alpha de la meute ? Il s'est avéré que tu as réussi à former ta meute, mais es-tu capable de les protéger ? »
« Oui, » dit Stiles, qui se tenait juste derrière Derek. Il était si proche, que Derek pouvait l'entendre respirer, ce qui constituait une distraction et un réconfort, en même temps. « Il est notre Alpha. »
« Vous devez être M. Stilinski. Le futur émissaire, et le responsable de ce magnifique sort de protection, je suppose ? » Il y avait une lueur amusée dans les yeux de Deucalion. « Je connais un peu la magie, et un de ces jours, j'adorerais connaitre les détails sur la façon dont vous avez réalisé ce petit miracle. La magie vient avec un prix. Quel a été le vôtre ? »
« Ça ne vous regarde pas, » dit Derek avant que Stiles ne puisse ouvrir la bouche. « Pourquoi est-ce que nous vous le dirions ? Acceptez la situation telle qu'elle est. »
Le rythme cardiaque de Stiles s'accéléra, alors qu'il changeait de pied d'appui, il mourrait visiblement d'envie de répondre avec son sarcasme habituel. Derek essaya de projeter un sentiment de calme grâce au lien de la meute, mais il était presque sûr d'échouer.
« Tu as dû faire un sacrifice, » dit Kali. « C'est comme ça que ça marche. Qu'as-tu fait ? »
« Secret professionnel, » dit Stiles avant que Derek puisse l'en empêcher. « Ce n'est pas parce que tu veux savoir que tu réussiras à savoir. »
Kali plissa les yeux. Derek n'aima pas le pli cruel que prit sa bouche. Cependant, elle garda le silence alors que Deucalion s'éclaircissait la gorge pour attirer à nouveau l'attention sur lui. « Comme je l'ai dit. L'Alpha doit faire ses preuves. Es-tu prêt à prouver ta force lors d'un combat, Derek ? »
« Quoi ? Non ! » Protesta Stiles.
« Oui, » dit Derek. « Du moment, que tu promets de laisse ma meute tranquille. »
Deucalion hocha la tête. « Comme prévu par nos traditions. »
« Qui va être mon adversaire ? » Demanda Derek.
Kali fit un pas en avant. « Moi. »
« Non ! » Dit encore une fois Stiles. « Nous avons fait tout ce que vous vouliez ! Qu'êtes-vous en train d'essayer de prouver ? »
« Stiles, » dit tranquillement Derek. Il n'allait pas y arriver s'il devait entendre la peur dans la voix de Stiles.
Deucalion haussa les sourcils, et jaugea Stiles du regard. « Comme vous le défendez férocement. Quelle loyauté. Je sais reconnaitre le courage quand je le vois. Vous, Mlle Argent, et même Mlle Martin, là-bas, êtes de vrais atouts pour cette meute. Je respecte beaucoup cela. Mais vous n'êtes pas des loups. Ceci concerne les nôtres, ce n'est pas votre combat. »
Il enleva ses lunettes, révélant ainsi ses yeux humains alors qu'il s'adressait à la meute. « Aucun de vous n'est né et n'a été élevé en tant que loups, alors je ne vais pas vous en tenir rigueur, » continua-t-il, presque gentiment. « Votre loyauté est admirable, mais vous devez vous tenir en retrait. Selon la tradition des Alphas, Derek doit prouver sa loyauté, sa force et son endurance. C'est une façon traditionnelle pour déterminer si nous pouvons laisser Beacon Hills entre ses mains et celles de sa meute en toute sécurité. »
« Non, » dit Scott, à la grande surprise de Derek. « C'est notre meute, et nous faisons nos propres règles. Nous nous protégeons les uns les autres. »
« Vous êtes jeunes, » dit Deucalion. « Vous n'êtes pas au courant des lois qui nous ont permis de maintenir l'équilibre et la paix pendant des siècles. C'est ainsi que font les loups. »
« Dans ce cas, la façon de faire des loups, ne sera pas la nôtre, » dit Scott. « Qu'est-ce que cela va prouver ? Que Kali est une meilleure combattante ? »
Kali montra ses crocs. « S'il ne peut pas protéger sa meute, il ne mérite pas d'en être le chef. »
« Nous nous protégeons les uns les autres, » répéta Scott. « N'est-ce pas là l'intérêt d'être une meute ? »
Stiles avança d'un pas, pour se tenir à côté de Derek, alors que Scott était de l'autre. Il roula des yeux en regardant Kali. « Oh, c'est bon. Admettez-le. Il n'a jamais été question de la protection de la meute, pas pour vous. Vous voulez juste l'abattre parce que vous le détestez, et parce que vous voulez qu'il… » Il désigna Ennis, « obtienne son propre territoire. Mais si vous croyez, ne serait-ce qu'une seconde, que la meute va accepter cette situation et un tyran tel que vous pour Alpha, vous vous trompez lourdement. Voyons comment vous vous en sortez avec la totalité de la meute de Beacon Hills contre vous… »
Boyd se plaça à la droite de Derek, et posa la main sur son épaule. Il ne dit rien, mais il n'avait pas besoin de le faire, le geste voulait tout dire.
« Nous avons fait un traité avec Derek, » dit Allison, en maintenant sa position, légèrement derrière Scott. « Pas avec vous. Nous lui faisons confiance, ce que nous ne ferons avec aucun d'entre vous. »
« Vous n'avez aucune idée de ce dont vous parlez, » dit Kali. « Vous n'êtes que des enfants. »
« Avec tout le respect que je vous dois, » dit Stiles. « Et en fait, je ne vous en dois pas vraiment, pas après toutes les merdes que vous nous avez infligées. Nous sommes au vingt-et-unième siècle. Cette mentalité de 'bête sauvage' est vraiment obsolète. De nos jours, nous ne plions plus devant nos chefs parce qu'ils se baignent dans le sang de leurs ennemis. Nous choisissons de les suivre. »
Erica avança, les rejoignant sur la ligne de front, en rejetant sa crinière blonde dans son dos. « Quand vous nous gardiez dans la chambre forte, vous avez dit que vous ne nous vouliez pas nous faire de mal. Mais si vous tuez Derek, vous devrez tous nous tuer. Chacun d'entre nous. Et ça vous fera vraiment une mauvaise réputation. Les Argent en auront après vous. La police humaine aussi. Le père de Stiles est le Shérif. »
« Nous avons géré le Kanima, » rappela Scott. « Nous avons géré Peter quand il est un Alpha sauvage. Le Dr Deaton nous a aidés, il ne l'aurait pas fait s'il ne pensait pas que nous pourrions protéger la ville. »
Deucalion eut un petit sourire. « Ces arguments sont légitimes. Qu'en penses-tu Derek ? Est-ce que ta meute a raison ? Es-tu un bon Alpha ? »
« J'essaie de l'être, » dit Derek. Il aurait aimé avoir l'air un peu plus sûr de lui en disant cela. Mais c'était la pure vérité. « Beacon Hills est mon chez-moi. Ma mère était l'Alpha. Sa mère, sa grand-mère et son arrière-grand-mère l'étaient avant elle. Je n'abandonnerais ni mon foyer, ni ma meute. Jamais. Je mourrais pour les protéger. Et si je ne suis pas assez fort, ce n'est pas grave, parce que je sais qu'ils seront là pour protéger mes arrières. »
Il le comprenait, maintenant, d'une façon dont il n'avait pas conscience auparavant. Avant de voir Scott, Stiles et Allison mettre leurs vies en jeu pour lui. « Ils ont raison, nous sommes un genre de meute différente. Non-traditionnelle. Nous devons l'être pour pouvoir fonctionner. Mais nous avons réussi votre test. Ma mère disait que vous étiez un homme juste, elle vous respectait. »
Le sourire de Deucalion disparut, laissait un visage sans expression. « Talia Hale a été un des plus brillants Alphas de notre espèce pendant de nombreuses années. Et je lui dois de m'assurer que la meute de son fils ne déshonore pas le nom des Hale. D'un autre côté, la pire chose que je puisse faire à l'encontre de sa mémoire, serait de tuer son fils, le dernier de sa lignée. Et vous avez fait vos preuves, c'est vrai. »
Ses mots furent suivis d'une longue période de silence.
« Kali ? » Demanda finalement Deucalion, en la regardant. L'échange silencieux entre eux deux, -dans lequel ne fut inclus ni Ennis, ni les jumeaux- ne dura que quelques secondes, et à la fin, Kali laissa échapper un soupir impatient avant de hocher un peu la tête. « Très bien, » dit-elle. « Mais tu sais que cela va créer un précédent. Les conséquences de meutes rebelles comme celle-ci, autorisées à faire ce qu'elles veulent, seront de ta responsabilité. »
« Nous franchirons ses obstacles quand ils surviendront, » dit Deucalion. « Mais les loups-garous, comme les humains, se doivent de changer quand le monde autour d'eux change. Nous devons laisser de la place pour que ses changements puissent se produire. »
Kali échangea un regard avec Ennis, qui grimaça puis acquiesça. Elle leva la tête dans un geste qui lui donnait une allure puissante, presque royale. « Je retire le défi, pour l'instant, » dit-elle à Derek. « Pour quelque bien que cela puisse provoquer. »
Ce n'était pas comme s'ils avaient gagné la victoire, mais c'était la seule concession qu'ils arriveraient à obtenir de la meute d'Alphas. « J'accepte, » dit Derek, et il souffla quand Kali hocha la tête une fois avant de tourner les talons, pour partir, avec Deucalion et les autres.
D'un coup, Derek avait la tête toute légère. Ses genoux auraient pu lâcher sans le soutien physique et mental de sa meute. La main de Boyd était sur son épaule, et les doigts de Stiles effleuraient son bras de façon subtile. La sensation de fierté, de réussite et de soulagement lui parvenait à travers le lien de la meute, similaire à ce qu'il ressentait lui-même. Ils restèrent en état d'alerte, et continuèrent d'être sur leurs gardes, même après que les Alphas aient disparu de leurs vues. Le silence dura jusqu'à ce qu'ils soient sûrs que les Alphas ne pouvaient plus les entendre.
« Aussi agréable que ce fut, » dit finalement Peter, « prions pour que l'expérience ne se répète jamais, et ne leur donnons aucune raison de revenir. » Après cela, il se retourna et partit, sans faire attention au reste du monde.
« Quelqu'un d'autre pense que nous devrions l'enfermer dans une boite de sorbier, l'entourer d'un joli ruban et l'envoyer à Kali en guise de cadeau d'adieu ? » Dit Stiles.
« Pas tant qu'il ne nous donne pas une raison de le faire, » dit Derek, sans réfléchir à ce qu'il ferait quand –oui, quand et pas si- Peter lui donnerait raison.
Il prit une profonde inspiration, il était trop épuisé pour ressentir la profonde joie qui aurait dû l'envahir en sachant que sa meute était saine et sauve, que les Alphas étaient enfin partis, et qu'il n'y aurait plus de morts, ni de pertes.
Il regarda autour de lui et croisa le regard de chacun, l'un après l'autre. Allison, qui lui avait adressé un petit hochement de tête, semblait soucieuse. « Joli tir, » offrit Derek, « merci. » Il fit une pause et ajouta doucement, « ça vaut pour vous tous. Merci. » Ça ne convenait pas, parce qu'il n'y avait aucun moyen d'exprimer ce qu'il ressentait à cet instant, cette sensation envahissante de gratitude et de soulagement, mais en voyant les sourires qu'ils lui adressaient, il se dit qu'ils comprenaient peut-être.
« On est là pour ça, » dit Boyd. Erica hocha la tête, et posa sa tête sur l'épaule de Boyd en souriant. La meute se réunit autour de Derek en cercle. Stiles, qui était à côté de lui, évitait de croiser son regard, mais lui jetait des coups d'œil discret quand il pensait que Derek était trop distrait pour le remarquer. Pourtant, c'était terriblement évident, vu la façon dont Stiles l'évitait tout en se penchant vers lui, Derek se demanda comment les autres pouvaient ne pas le remarquer. Il ne pouvait pas vraiment en vouloir à Stiles, parce qu'il était lui-même assez peu doué pour le cacher. C'était comme regarder un accident de train sur le point de se produire.
« Ils sont partis, enfin, » dit Stiles. « Je sais que Beacon Hills est comme une herbe à chat surnaturelle –ou peut-être plutôt un os à chien, peu importe- mais est-ce qu'ils n'ont pas un travail, ou quelque chose du genre ? Des endroits où ils doivent être ? »
« Je pense que c'est ça, leur travail, » indiqua Scott, et Stiles marmonna quelques mots peu polis entre ses dents. Les autres en sourirent et l'ambiance se détendit doucement.
« Je n'arrive pas à croire qu'après tout ça, ils voulaient encore te défier, » dit Scott à Derek.
Derek haussa les épaules. Il n'arriverait jamais à leur expliquer pour qu'ils puissent comprendre. Il avait été mordu, ils n'étaient pas nés, se rappela-t-il, et il se mit à penser que ce n'était pas si mal finalement.
« Stilinski, » dit Boyd. « Que voulaient-ils dire en parlant de sacrifice ? »
Le silence s'installa. Scott fronça les sourcils, et regarda Stiles d'un air confus. Les autres avaient l'air plus curieux que suspicieux et Stiles se mordilla la lèvre. « Je préfère ne pas en parler. »
C'était étrange de sa part d'être aussi renfermé, et si Derek n'avait pas été dans le secret, il aurait certainement essayé de le faire parler. Mais les choses étant ce qu'elles étaient, il secoua la tête et essaya de ne pas prendre un ton trop brusque. « Laissez-le tranquille. »
Il y eut un échange silencieux entre Scott et Stiles –un sourcil levé, un haussement d'épaule, un hochement de tête, puis la promesse d'une explication plus tard, en voyant le rictus de la bouche de Scott- avant que Stiles pousse un soupir en passant la main dans ses cheveux. « Est-ce que vous pourriez juste tous me faire confiance quand je dis que ce n'était rien de grave ? Mais c'est un peu personnel, et je préférerais que vous évitiez de me harceler, moi ou Derek, oui, Derek est au courant parce qu'il m'a aidé pour le sort. Mais ne pourrions-nous pas juste nous réjouir que ça ait fonctionné ? »
Derek se mordit la langue. Il aurait aimé dire quelque chose, n'importe quoi pour aider Stiles, mais il avait peur d'éveiller les soupçons s'il insistait trop. Il pourrait essayer de mettre fin à la conversation en utilisant son autorité d'Alpha, mais après ce qui s'était passé aujourd'hui, il aurait l'air ridicule. Et de toute façon, il y aurait eu peu de chance que ça fonctionne, maintenant qu'un mystère non résolu avait éveillé la curiosité collective d'une bande d'ados fouineurs.
Isaac haussa les épaules. « Ton sort m'a sauvé la vie, et a fait dégager les Alphas, le moins que je puisse faire est de te laisser tranquille. »
D'habitude, Isaac n'était pas son préféré, mais cette fois, Derek lui fut profondément reconnaissant en voyant les autres hocher la tête pour montrer leur accord, même Scott et Erica. Le sujet fut abandonné, et ils préférèrent discuter de l'endroit où ils allaient célébrer leur victoire.
**XX**
Une semaine plus tard, il reçut un message. Est-ce que nous pourrions discuter ?
Il y avait une bonne douzaine de réponses possibles, chacune à différents stades de l'odieux ou de l'ignorance simulée. Derek observa le message pendant quelques minutes, les pouces au-dessus de l'écran tactile. Ce n'était pas une bonne idée. Il savait que ce n'en n'était pas une. Mais il n'avait cessé de penser à Stiles au cours de la semaine écoulée, n'avait cessé de se rappeler à quoi il ressemblait, en se réveillant dans le lit de Derek le matin suivant le rituel, avec ses longs cils abritant ses yeux illuminés par le soleil, alors qu'il fronçait les sourcils pendant une seconde, en regardant Derek, avant de lui sourire doucement. Il n'avait cessé de penser à la façon qu'il avait eu de s'étirer sur le dos comme un chat, ce qui lui avait donné envie de le plaquer contre le matelas pour le garder là indéfiniment.
Cette idée était extrêmement mauvaise, pour tout un tas de raisons, qui se résumaient en une seule dans l'esprit de Derek, il a seize ans.
Il renvoya, Bien sûr, si tu veux.
Ce n'était pas ce qu'il voulait vraiment dire, mais c'était tout ce qu'il pouvait dire sans avoir l'impression d'être un irresponsable fini.
Il passa l'après-midi à essayer d'enlever toutes les paillettes situées entre les lames du plancher et tous les confettis présents sous le comptoir de la cuisine à l'aide de l'aspirateur. Il se jura en silence de ne plus jamais laisser Erica amener des décorations pour fête dans son loft. Stiles toqua à sa porte à 18h15 et Derek était encore loin d'avoir fini.
« Wow, » dit Stiles, en entrant dans le loft. « Est-ce que tu… Est-ce que tu es en train de nettoyer pour moi, encore ? Sérieusement ? »
« La ferme, Stiles, » dit Derek, par pur réflexe, et Stiles eut un petit sourire.
« Donc Scott m'a dit que vous, les loups, aviez été courir dans la réserve, la nuit dernière. Pour re-revendiquer le territoire, m'a-t-il dit. Est-ce que ça signifie que vous avez marqué des arbres, poursuivi des cerfs, et effrayé des coyotes ? »
Derek leva les yeux au ciel. « C'était juste histoire de courir. »
« Je n'ai pas été invité, » dit Stiles avec un air boudeur exagéré, mais Derek sentait que ce n'était pas ça qui le dérangeait vraiment.
« Tu fais partie de la meute, mais tu n'es pas un loup. Tu n'aurais pas réussi à tenir le rythme. En plus… Tu aurais passé ton temps à te moquer de nous, » dit Derek. Il fit une petite pause pour ménager son effet, et haussa un sourcil, « comme tu viens de le faire à l'instant. »
« C'est assez juste, » dit Stiles en fronçant les sourcils. « Mais j'ai pensé que la prochaine fois, on pourrait… Je ne sais pas, se regarder un film après ? Ou se faire un barbecue ? »
« Peut-être, » Derek y réfléchit un instant. « Oui, ça pourrait le faire. Mais pas s'il y a école le lendemain. »
« Rabat-joie, » marmonna Stiles, mais il souriait à nouveau, et Derek secoua la tête en signe d'exaspération affectueuse. Ils se tenaient à quelques pas l'un de l'autre. Derek vit le sourire disparaitre du visage de Stiles à peine une seconde plus tard. « J'avais peur que… Peut-être, tu ne veuilles pas de moi dans le coin. »
« Tu pensais mal, » répliqua aussitôt Derek. « Mais je ne voulais pas donner aux autres une occasion de t'embêter. À cause du rituel. »
« Oh, » souffla Stiles.
« L'ont-ils fait ? Je veux dire, t'ont-ils embêté ? »
« Non, » dit Stiles en secouant la tête. « Scott a essayé de m'en parler l'autre jour, mais c'est différent, je n'ai jamais eu de secret pour lui auparavant. Je m'attendais à ce qu'il me demande, j'aurais été surpris s'il ne l'avait pas fait. Mais c'est ok. Je lui ai dit que je lui en parlerai, mais pas tout de suite, et il a dit qu'il était d'accord. »
« Tu n'as pas à garder le secret, si tu ne le veux pas. Tu peux lui dire, à lui et aux autres, c'est toi qui décides. »
« Je préférerais éviter, du moins, pas tout de suite. Mais tu n'as pas besoin de les garder éloigné de moi. »
Derek hocha la tête. « Je suis désolé, il n'était pas dans mon intention de… Faire en sorte que tu te sentes isolé. »
« Ok, » dit Stiles. « C'est bon. » Il jeta un regard sur le côté et prit une profonde inspiration. « Écoute. Je me demandais. Je voulais te demander… »
Derek essaya d'avaler sa salive, mais sa bouche était sèche avant même que Stiles ne prononce les mots.
« Est-ce que tu voudrais avoir un rendez-vous avec moi ? »
« Un rendez-vous ? » Dit Derek, parce que même s'il s'attendait à quelque chose de ce genre, il n'était absolument pas prêt à l'entendre, et à la façon dont la question résonnerait en sortant de la bouche de Stiles. On lui avait déjà demandé de sortir avec lui, mas pas comme ça, en sachant que c'était sérieux, pas par quelqu'un qui le connaissait vraiment, par quelqu'un d'important aux yeux de Derek.
« Oui, un rendez-vous, comme aller manger quelque chose, puis se faire un film… Ce genre de truc. »
« Trucs, » répéta Derek pour gagner du temps.
Stiles se mordit la lèvre. « Tu sais quoi, oublie ça. C'était une mauvaise idée. Je ne sais pas à quoi je pensais, pour dire la vérité… Je suppose que tu as dû comprendre que je… Je suis amoureux de toi. Je ne suis pas très doué pour le cacher, alors s'il te plaît, ne me dis pas que tu ne t'en étais pas encore rendu compte. »
« Je le savais, » dit doucement Derek, et il observa la rougeur envahir le visage de Stiles alors qu'il tripotait ses clés de voiture.
« Ouais. Écoute, je suis désolé, vraiment, parce que tu n'as jamais signé pour ça et après tout, ce n'est pas de ta faute si j'ai développé ce stupide sentiment pour toi. »
Derek ne bougea pas, il s'obligeait à rester immobile parce qu'il ignorait ce qu'il ferait s'il bougeait, et ce serait probablement un truc incroyablement stupide.
Stiles mit ses mains dans ses poches. « Bien. Donc c'est arrivé, et je comprends que tu ne… Que ce n'est pas réciproque, de toute évidence, et ça va. Ça va. C'est pour ça que j'ai absolument tenu à te poser la question, parce que je ne suis pas vraiment doué pour faire semblant, et j'ai pensé que tu me repousserais gentiment et qu'ensuite, je pourrais passer à autre chose, avancer, donc si tu pouvais… Si tu pouvais dire quelque chose, n'importe quoi, avant que tout ça ne devienne encore plus humiliant. Maintenant, ce serait bien. »
Les mots paniqués, la diarrhée verbale, tout ça cachait assez mal la souffrance inscrite sur le visage de Stiles et le fait qu'il était en train de se blinder en attendant la réaction de Derek.
« Je pensais que tu étais amoureux de Lydia, » dit Derek. Il essayait de gagner du temps, et il ne devrait vraiment pas.
« Ouais, c'est marrant, moi aussi, » dit Stiles. « Mais il s'est avéré que ce n'est plus le cas, plus depuis un bon moment. C'est juste que, je ne voulais pas m'avouer que j'étais plus intéressé par les gars que ce que je pensais. Et maintenant, ce n'est plus vraiment les gars au pluriel, mais un gars en particulier. »
« Moi, » dit Derek.
Stiles le regarda droit dans les yeux. « Le truc, c'est que je devrais vraiment le savoir. Tu n'as eu des relations sexuelles avec moi que pour protéger la meute, et je t'ai dit que tu n'aurais pas à t'inquiéter des conséquences… Et tu n'as pas à le faire, je veux dire, c'est de ma faute. Je ne vais pas t'en vouloir si tu m'envoies chier. » Sa voix se brisa sur les derniers mots. Il respira profondément, évita les yeux de l'Alpha et continua. « Je ne voulais pas. Je n'aurais pas dû. Mais ensuite, tu es arrivé avec tes yeux incroyablement beaux et ton stupide sourire, et je n'arrive pas à arrêter de penser à toi et à ce qu'on a fait, mais il n'y a pas que ça. C'est… Tu es amusant, quand tu veux, et intelligent, et je hais vraiment ce que les Argent t'ont fait, à ta famille et toi. J'ai aimé la façon dont tu m'as regardé, quand nous, quand nous avons eu des relations sexuelles, et la façon dont tu m'as embrassé, et… Ça donne l'impression que je suis superficiel, genre, je t'apprécie uniquement parce que tu es séduisant et sexy -ce que tu es- mais ce n'est vraiment pas que pour ça. »
« Stiles, » dit Derek, et le ton de sa voix était assez drôle. « Stiles… » Qu'était-il supposé faire, comment pouvait-il éloigner Stiles, lui dire non ?
« Tu n'as rien à dire, » dit Stiles, et c'était encore pire, de se tenir là, et de le voir se résigner à se faire rejeter, de voir la façon dont il fixait le sol et dont ses poings se serraient dans ses poches. « J'ai juste pensé que tu devais le savoir. Je sais que tu ne m'aimes pas en retour, du moins, pas de cette façon, mais… »
« C'est faux. »
Stiles ouvrit la bouche, prêt à se détourner, à renier, à lâcher une autre pluie de mots, puis il vérifia par deux fois Derek, mais rien ne sortit. Il déglutit. « Quoi ? »
« Je t'aime bien, » dit Derek. « Même si je ne devrais vraiment pas. Je ne devrais pas… Mais c'est le cas. »
« C'est le cas, » répéta Stiles, comme s'il ne voulait pas y croire, et peut-être qu'il ne le pouvait pas, pour se protéger. « Comme… Comme un ami. Comme un membre de la meute. »
« Non, » dit Derek. « Pas seulement comme ça. » Il se mordilla la lèvre. Des images lui vinrent à l'esprit, spontanément, mais il ne pouvait rien y faire pour l'instant, il devait prendre la parole. « Est-ce que… Est-ce que tu as la moindre idée, à quel point il a été dur de te laisser partir ce matin-là ? Je voulais te garder ici, dans mon lit. Je voulais te faire un petit-déjeuner, un vrai, avec des pancakes, du bacon, des œufs et du café… Pour éviter que tu partes comme si de rien n'était. Pour que tu veuilles rester, pour que tu reviennes. Ce n'était pas, ce n'était pas rien, Stiles. Je ne… Je ne fais pas dans l'occasionnel, pas du tout. Je ne l'ai jamais fait. Ça va quand ce n'est que du sexe, quand je ne ramène pas la personne chez moi, parce que quand je le fais… Ça signifie bien plus. »
Stiles avait les yeux écarquillés en regardant Derek comme s'il venait de se transformer en licorne sous ses yeux. « Tu… Tu le penses vraiment ? »
« Je ne t'aurais rien dit, » expliqua Derek. « Tu as seize ans, tu ne devrais pas traîner avec quelqu'un comme moi. »
« Mais c'est… »
« Ce n'est pas une bonne idée, » dit Derek.
Stiles le regarda et hocha la tête. « C'est noté. »
« Tu vas le regretter, » dit Derek. « Ton père… S'il le découvre… La meute… »
« Ce n'est pas un non, » affirma Stiles.
« Ce n'en est pas un. »
« Est-ce que ça signifie que nous… Que tu vas sortir avec moi ? » Demanda Stiles, avec un sourire à peine réprimé sur le visage.
« Si tu le veux, » dit Derek.
Stiles eut un sourire rayonnant en le regardant. Il sautillait sur place comme un jeune enfant qui n'arrivait pas à contenir son excitation à la veille de Noël. Puis il s'immobilisa, et fronça légèrement les sourcils.
« Attends. Qu'est-ce que toi, tu veux ? Je veux dire, tu ne fais pas ça juste pour moi, pas vrai ? »
« Stiles, » dit Derek en roulant les yeux, parce qu'il y avait tant de choses qu'il ne pouvait pas dire, tu vas le regretter, je ne le mérite pas, je ne suis pas ce que tu veux. Il ne dit rien de tout ça. Mais il succomba à son besoin de se rapprocher, toujours plus près.
Deux pas l'amenèrent dans l'espace personnel de Stiles, qui expira, se lécha les lèvres et laissa échapper un petit gloussement.
« Je pensais… Je pensais que tu allais me rejeter, je n'arrive pas à y croire, tu m'aimes bien, tu m'aimes vraiment bien… Je parle trop, tu devrais me faire taire maintenant, Derek, allé, je t'en prie… »
Derek grogna, puis posa ses mains autour de la tête de Stiles pour la pencher un peu et embrassa la bouche encore ouverte pour laisser sortir les mots. Stiles l'ouvrit davantage pour lui avec un doux gémissement en se balançant contre lui alors que ses mains sortaient de ses poches pour attirer Derek encore plus près.
Au moment où Derek cessa le baiser, Stiles était plaqué contre la porte, haletant, rouge et avec une érection dans le pantalon.
« Ne t'arrête pas, » dit Stiles, en enfonçant ses ongles dans les épaules de Derek par-dessus le tissu de son haut.
« Nous devons parler, » dit Derek d'une voix rauque.
Stiles se frotta contre lui, avec un mouvement circulaire des hanches.
« Ok, peut-être… Peut-être pas tout de suite. »
Stiles hocha la tête avec empathie.
« Le sexe maintenant. La discussion plus tard. » Ses lèvres s'incurvèrent en un sourire sous celles de Derek.
« Ou je pourrais écrire un autre plan avec des grandes lignes, si tu veux. » Stiles rigola en entendant le grognement peiné de Derek, et dans un mouvement imprévisible, il échappa à la prise de Derek.
« On fait la course jusqu'au lit ? »
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FIN
*Mise à jour du chapitre pour corriger une petite faute de frappe remarquée par Klaainer ^^
Bon d'accord, il reste encore un tout petit épilogue ^^
Publié le 02 04 2015
