Non mais vraiment les loupiots, envoyez-moi des mails, des reviews, des MPs, des tweets, des hiboux postaux, des elfes de maisons, pour me rappeler qu'il faut que je poste. Je suis tellement crevée que je ne suis active et que mon cerveau ne fonctionne que durant mes heures de boulot. Aaaaarg, je suis désolé éOè


- Forever and Everything – Chapitre 6 -

Le réveil de Stiles le sortit du sommeil alors qu'il faisait encore nuit dehors. Avec un gémissement, le jeune homme se frotta le visage pour se réveiller et s'étira. Se lever fut un crève-cœur. Il jeta un coup d'œil larmoyant au lit derrière lui, mais traversa sa chambre pour récupérer ses habits pliés sur sa chaise.

Il se glissa dans ses vêtements de compression, un pantalon et un t-shirt à manches longues puisque la matinée allait être fraîche, voire froide. Puis il enfila par-dessus son t-shirt de compétition et son pantalon de survêt. Son short de course était déjà dans son sac pour qu'il puisse se changer plus tard. Un sweat-shirt, une écharpe et un bonnet complétèrent sa tenue.

Il mit ses chaussures de ville après avoir enfilé ses chaussettes, ses chaussures de courses accompagnées d'une autre paire de chaussettes dans son sac à dos.

Croisant son père sur le chemin de la salle de bain, il marmonna un bonjour encore endormi avant de s'éclabousser le visage d'eau froide, il se lava les dents et se rinça avec du bain de bouche. Puis Stiles se regarda dans le miroir. Ses piercings scintillaient dans la lumière du petit matin. Il les toucha légèrement avec un sourire.

Il avait des piercings. Piercings. Secouant la tête, il ignora l'éveil de sa queue.

Et dans seulement quelques semaines, il serait enfin circoncis. Il était impatient de l'être enfin. Et y penser le fit définitivement penser à Derek. Il sourit de nouveau. Il retourna dans sa chambre en sautillant.

Derek, Peter et Cora allaient bientôt passer les chercher. Il n'en pouvait plus d'attendre. Saisissant son sac à dos et une paire de mitaines, Stiles descendit les escaliers. Son père était déjà dans la cuisine. Il mettait l'eau et la salade de pommes de terre dans une glacière avec quelques boissons énergétiques et du jambon qu'il avait acheté à la charcuterie.

- Si tu n'avais pas eu la brillante idée d'inviter les Hale à manger, on aurait simplement mangé des trucs tout près. Bien joué, papa, dit Stiles avec un sourire alors qu'il prenait le verre de jus de fruit que son père lui tendait.

Il le vida avec une grimace - le jus de fruit était vraiment infect après s'être lavé les dents.

- C'est vrai, Peter ne voulait même pas me dire ce qu'il faisait aujourd'hui, j'ai eu de la chance qu'il me laisse faire la salade de pommes de terre.

John est presque en train de bouder, ce qui fait grimacer son fils.

- Ugh, tu pouvais pas être plus mignon. Je vais devenir diabétique avec vos bêtises. J'ai déjà suffisamment de problèmes de santé comme ça, merci bien ! Dit-il en prenant ses médicaments du matin.

Rinçant son verre, le jeune homme sourit en entendant le rire de son père.

- Sérieusement, je suis content que ça t'arrive, même si c'est pas sérieux ou quoi, tu sais ? Dit-il en essuyant le verre et le rangeant.

- Sérieux, comme toi et Derek tu veux dire ? Demanda John à son fils alors qu'il fermait la glacière après y avoir glisser ses œufs spéciaux farcis que Stiles adulait et qu'il ne faisait que rarement.

Il avait toujours refusé de partager la recette avec lui mais peut-être le ferait-il très bientôt.

- Ouais. Est-ce que ça te dérange ? Demanda tranquillement Stiles alors qu'il attrapait son sac à dos et que son père saisissait la glacière.

- Non, tu sais, être sérieux aussi jeune est un trait de famille. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent avec toi. A vrai dire, je suis contente que ce soit Derek. Vous allez bien ensemble. Vous vous complétez. C'est ce que j'ai pensé la première fois que je vous ai vu ensemble.

John haussa un sourcil alors qu'ils verrouillaient la maison et descendaient les marches du perron.

- D'ailleurs, même si j'adore Lydia, je pense que si vous vous étiez mis ensemble, tu l'aurais assassiné au bout d'un an et je t'aurais sûrement aidé à cacher le cadavre. - Il se tut une seconde - Ou, plus probablement, elle t'aurait tué toi, dit-il après avoir réfléchi.

Stiles renifla avec amusement.

- L'un de nous aurait sans aucun doute tué l'autre. Mais je suis content que tu reconnaisses son intelligence. Elle est effrayante quand elle se lâche. Je suis contente qu'elle ait pris Scott sous son aile, peu importe ce que j'ai essayé, je n'ai jamais réussi à ce que son cerveau enregistre quoi que ce soit, déclara Stiles en repensant à la manière dont ils avaient été surpris quand Lydia a commencé à traîner un peu avec eux quand Allison sortait avec Scott.

- Comment vis-tu le fais de voir Whittemore un peu plus souvent ? Je sais qu'il avait l'habitude de te malmener, demanda John tranquille dans l'aube levant.

- Honnêtement, il a essayé. Je l'ai laissé faire quelques semaines avant de le remettre dans le droit chemin. Maintenant, on s'échange quelques piques, et tu sais à quel point j'aime les bons débats.

Stiles rit.

- Sérieusement, ce n'est pas si mal, je ne le vois pas si souvent, d'autant plus que je ne fais plus de Lacrosse.

- Et Scott, comment il gère ça ? Demanda John alors qu'un SUV Land Rover tournait au coin et s'engageait dans la rue.

- Il fait avec, il a encore Isaac, ils passent de plus en plus de temps ensemble maintenant.

Stiles sauta un instant sur place en attendant que les Hales s'arrêtent devant eux.

- Et comment gère-t-il le fait que tu auras ton diplôme plus tôt ? Demanda John ensuite.

C'est quelque chose qu'il voulait aborder depuis un moment déjà. Stiles avait pris cette décision il y avait un peu plus d'un an, qu'il voulait avoir son diplôme le plus tôt possible. Toutes ses classes avancées l'emmenaient déjà loin.

- Comment toi, tu te sens à propos de ça ?

Le véhicule se stoppa et ils entendirent le son sourd des vitesses être changées. Puis les portes s'ouvrirent.

- Je vais bien, mais on pourra en parler plus tard, ok ? Demanda calmement le jeune homme.

John hocha la tête.

Ça répondait au moins à la question de savoir si Stiles en avait parler avec Derek. Bien que pour être honnête, c'était une décision qu'il avait prise bien avant que le tatoueur n'entre dans sa vie. John se souvenait qu'ils en avaient parlé quelques semaines seulement avant que les Hales ne reviennent en ville.

Mais sa décision était déjà prise et Stiles et lui avaient même parlé avec le directeur et tout avait déjà été organisé. Le fait était que Stiles ignorait ce qu'il voulait faire, juste qu'il ne voulait pas avoir 19 ans quand il aurait enfin son diplôme de lycée.

Et John était d'accord avec ça. Il savait que Stiles ne lui mentirait pas et n'éviterait pas le travail, il serait sérieux. Il trouvera un job, contribuera au loyer, aux courses. Mais quoi exactement, il n'en avait aucune idée. Mais c'était quand même ok.

Il avait un but maintenant, un objectif et John était certain qu'avant même de l'avoir atteint, il était plus que probable qu'il en trouverait un autre comme point d'ancrage. Et si ce n'était pas le cas, eh bien il avait Derek maintenant, tout irait bien.

Peter était sorti de la voiture, ouvrant la porte arrière en souriant à John. Et Dieu, ça le faisait sourire en retour et même accélérer un peu plus son cœur.

- Désolé, on est un peu en retard, on devait d'abord ramasser un passager en plus. J'espère que ça vous dérange pas trop.

John jeta un coup d'œil à l'arrière du SUV en y glissant la glacière pour voir la tête bouclée d'Isaac appuyé contre la fenêtre, endormi en utilisant sa veste comme un oreiller. Cora était affalée, ses jambes posées sur ses genoux et sa tête elle aussi appuyée contre la fenêtre d'en face. Ils avaient laissé la première banquette arrière pour Stiles et Derek.

- Non, c'est très bien. Il semble aller mieux, dit John.

Peter fit glisser la porte aussi discrètement que possible. Puis ils se tinrent là pendant quelques secondes. John pouvait entendre Derek et Stiles parler tranquillement, eux aussi à l'extérieur du véhicule.

Peter s'avança un peu timidement, alors que John en faisait de même, et leurs lèvres se trouvèrent un cours instant avant qu'ils ne se séparent. Le Shérif respira une bouffée d'air, gouttant délibérément l'odeur de Peter. C'était quelque chose de séduisant, un curieux mélange de lotion après-rasage, de déodorant et de nourriture. Il y avait toujours une odeur de nourriture qui flottait autour de Peter et c'était foutrement addictif.

John se pencha et embrassa à nouveau Peter, sa langue glissant sur sa lèvre inférieure avant qu'il ne plonge rapidement en lui. Il sursauta de surprise en touchant quelque chose d'étrange. S'écartant, il fronça les sourcils alors que Peter lui souriait.

- Non, ce n'est pas le seul que j'ai, dit-il en se reculant lui aussi.

John secoua la tête et se frotta la nuque en soupirant et ordonna silencieusement à sa queue de se calmer rapidement. Aujourd'hui n'était vraiment pas le jour pour arracher chaque vêtement à Peter Hale afin de trouver tous les piercings qu'il pouvait avoir avant de le baiser. La semaine prochaine. Et d'ailleurs, est-ce qu'il était du genre à se faire prendre, ou plutôt le contraire ?

Roulant des épaules, John se glissa sur le siège passager du SUV.

- Mesdemoiselles, grimpez, on a une rencontre d'atlhé qui nous attend !

Il se sourit intérieurement alors que Peter se moquait de lui et que Derek et Stiles se séparaient enfin pour monter dans le SUV.

John observa leurs reflets dans le rétroviseur et sentit son cœur se retourner dans sa poitrine alors que Derek laissait Stiles se recroqueviller contre lui et se rendormir alors qu'il regardait par la fenêtre le paysage encore sombre.

.*.

Stiles remporta la rencontre. C'était couru d'avance ( ahaha ! ) en y pensant, vu ce qui l'attendait à l'arrivée. Après qu'il ait enfilé un jogging propre, qu'il se soit refroidit et que la compétition fut officiellement terminée, ils repartirent.

Stiles avait permis à ses jambes de se reposer sur les genoux de Derek et les frotta un instant avant de les poser de nouveau sur lui. Ils souriaient tranquillement en écoutant le badinage de Peter et de son père. A l'arrière, Isaac écoutait de la musique et Cora jouait à un jeu vidéo.

Ces deux derniers n'avaient pas semblé s'ennuyer durant la matinée, ce qui était fantastique. John avait la plupart du temps lu tandis que Peter s'était promené pour calmer son agitation. Il avait un peu de mal avec les foules dernièrement. Derek avait mis à jour le site web de sa boutique et avait planifier sa visite à San Francisco. Son ancien patron lui avait dit que les gens réclamaient encore ses dessins, tant et si bien qu'il était sûr que quand ils sauraient où il s'était désormais établi, ils feraient le voyage jusqu'à Beacon Hills pour obtenir un de ses tatouages.

Ils s'arrêtèrent sur le chemin du retour pour avoir une sorte de mélange entre déjeuner tardif et dîner précoce. L'endroit était pittoresque, Peter l'avait remarqué à l'allée. Cora et lui mirent la table tandis que Stiles étirait de nouveau ses jambes, et Derek et John répondirent à l'appel de la nature. Isaac sortit le Punch que Cora lui avait ordonné de faire.

Peter avait bien remarqué que les contusions du jeune homme commençaient à disparaître, ses ongles n'étaient plus rayés et les caillots de sang en dessous étaient en train de s'effacer. Le Shérif était passé chez lui durant la semaine et ils avaient décidés qu'il était mieux pour lui d'essayer de l'émanciper. Avec la recommandation de l'homme de loi, cette histoire devrait être rapidement réglée.

Isaac aurait maintenant besoin d'un emploi, quelque chose de compatible avec ses cours, et un endroit où vivre. La mère de Scott McCall avait alors sauté sur l'occasion. Apparemment, elle avait été très bonne amie avec la mère d'Isaac. Le shérif et elle avaient parlementer toute la semaine et Isaac avait cédé, acceptant son offre de vivre avec elle et Scott, qui avaient une chambre d'ami.

De plus, ce n'était pas bien grave qu'il n'ait pas de voiture s'il continuait de vivre en ville. S'il avait déménagé chez les Hale, il n'aurait probablement pas pu rester avec eux bien longtemps puisque que dès les travaux terminés, ils quitteraient le centre-ville.

Cependant, Peter était sûr qu'Isaac serait bien mieux avec eux. Ils devaient attendre et voir. Improviser le moment venu.

- Merde, j'suis impatient de retourner à la maison... médita Peter en distribuant les assiettes à tout le monde, se parlant à lui-même.

- Moi aussi, lui répondit Derek en apparaissant. Trop de gens en ville.

- Trop surpeuplé, acquiesça Cora. Je m'ennuierais juste d'Isaac, Stiles et de vous Shérif, dit-elle avec un sourire espiègle en voyant John arriver avec sa glacière.

- Toi aussi tu vas me manquer Cora, comment pourrais-je ne pas regretter quelqu'un me hurlant un " SALUT SHERIFF " à trois pâtés de maison de distance ? Demanda-t-il avec un sourire ironique.

- Ma chérie, tu ne fais tout de même pas ça, si ?

- Elle le fait, à chaque fois qu'elle voit le Shérif, cafta Isaac avec un sourire maladroit et Cora se tourna vers lui avec un grognement.

Le jeune homme sauta presque en arrière et son sourire se fana, mais seulement durant quelques secondes. Son corps et son cerveau le rattrapant, il réalisa que Cora ne lui ferait jamais de mal, ou plutôt ne le punirait pas.

Cora secoua la tête tristement.

- Je te faisais confiance Isaac, je le faisais vraiment. Tu peux te brosser pour avoir quelques ragots maintenant, renifla-t-elle.

Isaac sourit.

- Oh, tu le feras, parce que tu raffoles des ragots.

Il rit tout comme Peter avant de rougir quand il posa une main légère sur son épaule.

- Bien joué, petit. Bien joué. Il t'a eu là, Ma chérie, rit Peter alors que Cora les traitait de noms d'oiseaux.

En s'asseyant pour manger, Peter remarqua que John et lui s'étaient installés l'un à côté de l'autre sans se concerter. Derek et Stiles en firent de même tandis qu'Isaac s'installait à côté du Shérif et Cora à côté de Derek.

Levant son verre, l'oncle réfléchit quelques instants.

- Ok, dit-il en se redressant. À Stiles, qui a gagné la course à nous trois Hale pour avoir eu le bon sens de rentrer à la maison. Au Shérif John Stilinski pour être passé outre les dires des gens de la ville en nous accueillant pour le déjeuner un dimanche, et à Cora pour s'immiscer dans la vie d'Isaac, y foutre le bordel et le libérer.

Il leva son verre et tout le monde en fit de même, dans le soleil déclinant de cette belle fin d'après-midi.

Ils burent chacun au toast de Peter. Aucun d'eux n'avait loupé le petit merci d'Isaac murmuré alors qu'ils trinquaient, faisant cliqueter leurs verres en plastique.

Se rasseyant, Peter sentit la touche légère d'une large paume bouillante sur le haut de cuisse qui serra doucement une fois avant de disparaître. Il poussa sa jambe contre celle de John et l'y laissa tandis qu'ils mangeaient.

Il le voulait et John voulait Peter. Pour l'instant, c'était bien assez.

Clignant des yeux en voyant Derek et Stiles interagir, apercevant les suçons décolorés dans le cou du jeune homme et les plus récents, et vifs, à moitié cachés par une chemise de flanelle dans celui de Derek, Peter se demanda si un jour prochain, il aurait les mêmes marques. Il l'espérait vraiment, mais il n'allait pas pousser non plus. Il avait attendu longtemps, un peu plus ne le tuerai pas.

.*.

Stiles se regarda dans le miroir. Il portait son costume pour le bal, un pantalon gris foncé avec une chemise rouge bordeaux ainsi qu'une cravate noire et une veste. Il regarda ses chaussures de ville. Elles étaient foutrement bizarres sur ses pieds.

Avec un soupir, il tira sur le gilet, se sentant comme Jean Luc Picard de l'Enterprise, puis glissant une main dans ses cheveux, il tenta de les rendre convenables. D'habitude, il gardait les cheveux très courts mais pour cette dernière année de lycée, il voulait voir ce que donnerait un peu de longueur.

Jusque-là, ce n'était pas si mal, ce qu'il détestait vraiment c'était d'aller chez le coiffeur, alors il était plus du genre à passer un coup de tondeuse tous les deux mois. Pour le moment, il n'était pas mécontent du résultat, mais se demandait tout de même s'il ne devait pas de nouveau tout raser.

Entendant un grondement assourdit se rapprocher, il sourit en se dirigeant vers sa chaise de bureau. Il chercha pendant quelques secondes son dernier achat. Une veste en cuir noir ainsi qu'un casque de moto que Derek lui avait offert.

Stiles enfila la veste avec un frisson. Il avait toujours un putain de fantasme à la veste en cuir à concrétiser. Le fait que son père soit de service cette nuit lui donnait accès libre à la maison et, qui sait, peut-être même la possibilité de le réaliser.

Tapotant ses poches pour s'assurer qu'il avait tout ce dont il avait besoin, Stiles ramassa son tout nouveau casque et descendit les escaliers alors que son père ouvrait à Derek. Il portait un sac à dos sur son épaule gauche.

Stiles resta un instant dans les escaliers, les regardant se saluer. Son amant leva les yeux, et vit Stiles, et un sourire éclaira ses traits alors qu'il le déshabillait des yeux. Celui-ci sentit une chaleur diffuse s'installer dans son aine.

- T'es bien, dit-il en le saluant.

Et bordel qu'il était bien, voire même plus que bien. Pantalon noir, col roulé de la même couleur qui cachait le suçon le plus récent de Stiles - Ouais, il ne pouvait pas s'empêcher de marquer la peau de Derek - et son propre blouson de cuir.

- Toi de même, répondit l'aîné avec un sourire.

Il fit un pas à l'intérieur et s'avança, accrochant son sac au poteau de l'escalier, le laissant là pour le récupérer plus tard. Stiles descendit quelques marches et se pencha vers lui, effleurant ses lèvres en un doux baiser. Le jeune homme gémit sourdement. Avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit, un flash se déclencha et il cligna des yeux.

- Papa ?

Il le regarda sourire par-dessus l'épaule de Derek.

- Je devais immortaliser ce moment pour la postérité, gamin, dit son père, et avant que Stiles ne puisse argumenter, il les prit de nouveau en photo, le flash les aveuglant tous deux.

- Putain, papa ! Pesta Stiles alors que des taches noires dansaient devant ses yeux.

Il grimaça au son amusé de Derek et gifla son flanc. Une main la saisit rapidement et il le tira vers la porte. S'arrêtant dans l'encadrement, il l'attira dos contre sa poitrine.

Ils se retournèrent et Derek posa son menton sur son épaule.

- Maintenant, sourit pour ton papa, bébé.

Stiles obéit et offrit un sourire à son père. Cette fois-ci, le flash était prévu.

En descendant l'allée pour arriver jusqu'à la Triumph de Derek, Stiles sourit.

- Tu as VRAIMENT bonne mine, je pense que je ne devrais pas tarder à avoir besoin d'un col roulé moi aussi.

Derek rit.

- Tu pourras prendre le mien si tu veux. Je vais te le laisser demain.

Le jeune homme fredonna de plaisir en approuvant. Il porterait l'odeur de Derek !

- Cool, répondit-il en grimpant sur la moto du tatoueur. Tu sais, je suis plus que content que tu sois un mec. On a à peu près la même taille, au moins pour les épaules. Parce que mec, tes jambes sont massives, comme de putain de troncs d'arbres ! Divagua-t-il un instant en enfilant son casque.

Il entendit son amant rire dans l'interphone du dit-casque.

- Tu dis ça comme si c'était une mauvaise chose, je pensais que tu étais bien content que je puisse soulever ton cul.

Il démarra le moteur et Stiles enlaça lâchement ses hanches

- Oh, je le suis, mais je dois admettre que j'ai désormais un sacré problème avec les jeans. La façon dont tu les portes devrait être illégale, tu sais.

Il enfonça légèrement ses doigts dans la hanche droite de Derek, juste au-dessus de l'os, partie qu'il savait désormais être extrêmement délicate.

Et en effet, Derek sursauta et piégea le bras de Stiles entre son flanc et son coude alors qu'il s'appuyait en réflexe. Le jeune homme sourit alors qu'un grognement résonnait dans l'interphone.

- Un grognement ? Sérieusement, qu'est-ce que tu fais semblant d'être, un loup-garou ou quoi ?

Il rit de sa propre blague et il était sûr d'avoir entendu Derek en écho.

- Pas quand que je conduis, abruti, lui répondit Derek et Stiles hocha la tête avant qu'il ne se rappelle qu'il ne pouvait pas le voir.

- Désolé, ouais, pardon.

Il enroula fermement ses bras autour de son petit-ami et profita de la route jusqu'à l'école.

Quand ils arrivèrent en vue du lycée, Derek ralentit pour chercher un endroit où se garer. Il y avait un petit emplacement tout près de la porte, où il y avait déjà une autre moto et un scooter à côté duquel il se gara. Sa moto était de loin la plus belle.

Mettant la béquille à la place de Derek, Stiles balança sa jambe de l'autre côté et se mit sur ses pieds pour retirer son casque. Il entendit un halètement alors que son visage était désormais visible et ça n'aidait pas vraiment à effacer le petit sourire satisfait qui glissa sur ses traits. Il était soudainement bien content que Derek n'ait pas encore eu l'occasion de le déposer ou de venir le prendre au lycée avec sa moto. Cette entrée était carrément meilleure.

De plus, ce n'était pas comme s'il était toujours dans le placard au lycée, mais sa longue obsession pour Lydia avait quelque peu fait oublié cet état de fait à plus de gens qu'il ne l'aurait cru. Quand Derek se tint à ses côtés pour retirer son propre casque, son sourire vainqueur se transforma en un sourire béat.

- La supériorité n'est vraiment attirante sur personne, peu importe combien c'est mérité, dit Derek légèrement en cadenassant leurs casques à la moto.

Ne faisant même pas semblant de mal comprendre ce que voulait dire Derek, Stiles rit un peu.

- C'est vrai, mais que dis-tu de me le permettre pour ce soir, et je serais tout gentil à l'avenir, okay ? Demanda-t-il, sachant qu'il le laisserait faire pour le maîtriser plus tard.

- Deal.

Il se redressa et s'étira, et Stiles entendit certaines filles gémir devant sa belle gueule.

- Maintenant, je suppose que tu espères une Démonstration Publique d'Affection, hm ? Demanda Derek tranquillement en roulant des épaules, comme pour se préparer à une bataille douloureuse.

Et d'une certaine manière, c'était bien un combat : ils ne savaient même pas s'ils allaient pouvoir rester.

- Putain, ouais. Donne-moi un baiser, puis rentrons rapidement à l'intérieur avant qu'ils ne se jettent sur nous.

Roulant des yeux, Derek posa son bras sur ses épaules et le glissa autour de son cou pour l'attirer dans une étreinte et déposer un baiser doux et humide sur ses lèvres. Il s'éloigna et Stiles lui sourit avant que son visage ne se rapproche de nouveau pour l'embrasser une fois, deux fois, pleins de fois.

Puis ils se séparèrent pour aller ensemble vers le gymnase. La foule se sépara sur leur passage comme la mer rouge devant Moïse. Stiles secoua mentalement la tête. Putain de lycée.

- Putain, j'attends avec impatience de pouvoir quitter cet endroit.

Il entendit le murmure d'approbation de Derek alors qu'ils entraient. Et franchement, les paillettes qui leur tombèrent dessus, c'était vraiment chiant.

Se secouant, ils partirent à la recherche d'Isaac, Scott et Cora. La sœur de Derek était venu au bal avec Isaac. Et ça lui avait fait se poser des question.

- Hey, tu crois que Cora sort avec Isaac ? Demanda-t-il tranquillement alors qu'ils les cherchaient du regard.

- Euh, aucune idée. Elle sait que tant qu'elle est heureuse et en sécurité, on la jugera pas. Je veux dire, en dehors de la psycho'bitch, je préfère exclusivement les hommes ; et Peter nage dans les deux courants donc ce serait un peu l'hôpital qui se foutrait de la charité, tu vois ?

Stiles hocha la tête.

- En plus, elle a seize ans. Elle est peut-être pas en âge, mais elle est pragmatique et équilibrée. Presque trop pour être honnête. Ce qui nous est arrivé... eh bien, ça nous a tous affecté. On ne rit plus autant, tu vois. Ou au moins, c'était le cas jusqu'à ce que toi et ton père ne vous incrustiez.

Derek fronça les sourcils en râlant et Stiles ne put s'empêcher de rire.

Il était mortifié, parce que ça ressemblait plus à un gloussement aiguë qu'autre chose, mais Derek ne fit que remuer ses sourcils d'un air entendu et amusé avant de se stopper et de regarder par-dessus l'épaule de Stiles. Celui-ci se retourna.

- Stiles, je me demandais quand tu allais enfin renoncer à moi, dit Lydia avec un sourire alors qu'elle tentait de le regarder de haut.

C'était assez difficile maintenant qu'il avait eu une certaine poussée de croissance, et même avec ses talons, il était toujours plus grand qu'elle.

- Oh, mais je t'ai abandonné il y a longtemps Lydia, je ne te l'avais pas dit au cas où ton ego ne le supporterait pas, sourit Stiles de toutes ses dents et il entendit le doux rire de Derek derrière lui alors qu'il passait sa large paume sous sa veste pour la glisser dans le bas de son dos.

- Stilinski, ne croit pas pouvoir insulter ma petite-amie imputement !

Jackson eu un mouvement vers l'avant seulement pour être arrêté par le sifflement ennuyé de la jeune femme.

- Comme d'habitude, tu as trop bu, trop tôt. Je pense que tu voulais dire impunément et pas imputement ! (1)

Elle secoua la tête et s'éloigna vers un groupe de filles, le laissant avec Stiles et Derek même s'il ne le voulait pas. Stiles s'éloigna, Derek le suivant et ils trouvèrent une table inoccupée où ils s'assirent, laissant Jackson se démerder tout seul.

- Alors, je ne t'avais jamais demandé si tu jouais sur les deux fronts, je suppose que c'est le cas, songea Derek à son oreille alors qu'ils s'installaient.

Derek traîna une troisième chaise vers eux pour y faire reposer ses pieds, jetant un bras à l'arrière de la chaise de Stiles, son bras entourant légèrement ses épaules.

- Nan, j'pense pas que ce soit le cas. Je veux dire, j'ai eu le béguin pour Lydia quand j'avais quoi, douze ans, mais dès le moment où je t'ai vu, elle a complètement disparu. Elle s'était habituée à ce que je lui tourne autour, le truc facile quoi.

Derek hocha la tête et Stiles se rapprocha un peu de lui.

- Je suppose qu'à un moment donné, on va devoir danser, s'enquit-il en se penchant un peu plus vers Derek.

- Si tu veux, tu danses, babe, lui répondit-il, ses doigts tapant frénétiquement le rythme de la musique sur le bras de Stiles, et celui-ci nota que son pied faisait la même chose sur la seconde chaise.

Derek voulait définitivement danser, mais il ne voulait pas le pousser, parce que comme il le disait, c'était le bal de Stiles, non le sien.

- Ouais, eh bien - Stiles s'éclaircit la gorge - Pour le genre de danse que je veux t'offrir, il faudrait probablement partir d'ici pour trouver un lieu avec moins de public. Probablement un endroit privé, si tu vois ce que je veux dire.

Derek glissa son nez contre sa tempe, la langue glissant doucement et discrètement le long du cartilage de son oreille.

- J'ai une petite idée, ouais, mais si tu veux danser ici, c'est cool aussi.

Stiles gémit légèrement et se recula rapidement quand un bruit sourd lui parvint de sa gauche.

- Pas de sexage et d'échange de trop de fluide en public, s'exclama fermement Cora en s'asseyant avec dynamisme. J'emmerde les talons hauts.

Stiles rit.

- Mais tu es magnifique comme ça, sexy aussi. Tu envoûtes quiconque pose les yeux sur toi, dit-il avec un sourire en ayant un mouvement de recul pour se blottir contre Derek alors qu'elle menaçait de le frapper.

Scott et Isaac arrivèrent avec des verres de punch pour tout le monde.

- Je ne pense pas qu'il soit aromatisé, dit Scott en posant un verre devant Stiles et en passant un à Derek.

Stiles attendit que Derek le goûte pour voir s'il avait été "épicé" et le repoussa quand son homme secoua la tête. Il ne buvait jamais avec ses médicaments, ou tout du moins, pas sur le terrain de l'école. Il admettait avoir bu quelques bières à la maison bien sûr, et en buvait de temps en temps quand il n'avait pas à conduire et quand son père n'était pas dans le coin, bien sûr.

- Il l'est, avec de la vodka, déclara Derek.

Cora repoussa elle aussi son verre, et Isaac en renversa même un peu en rejetant le sien un peu trop vite. Scott mena cependant son verre à ses lèvres.

- Je sens rien, mais c'est le but, non ? Demanda-t-il aux autres.

- Yep vieux. Mais si tu veux en boire, c'est bon, je te ramènerais, dit Isaac.

Cora hocha la tête. Et Scott leur sourit. Stiles le regarda un instant, avant de se tourner vers Derek, pour voir qu'ils étaient sur la même longueur d'onde, et ils l'étaient. Souriant, ils détournèrent le regard.

Stiles décida d'en profiter.

- Hey, et si vous restiez ici pendant quelques chansons, on peut vous laisser nos vestes et aller danser ?

Il se rappelait que Derek n'avait jamais eu l'occasion d'aller à son propre bal. Alors, qu'il le veuille ou non, il viendrait danser avec lui. Pour lui. Qu'il ait quelques souvenirs.

Ils haussèrent les épaules en accord pour se redresser et se tinrent par la main pour bouger sur la piste de danse. Stiles se pencha à l'oreille de Derek pour crier.

- Je suis décrit comme un danseur enthousiaste, mais bizarrement, peu de personne semble apprécier.

Et après cela, il se mit à danser. Derek se tint en retrait et le regarda pendant plusieurs secondes avant de hausser les épaules et de se mettre à danser comme lui. Et Stiles avala presque sa langue. Ce connard savait se dandiner. C'était comme regarder du sexe sur deux pattes.

Deux pattes qui avaient été emmêlées avec les siennes, au-dessus de lui, sous lui, sur le canapé durant une soirée, à l'étage alors qu'ils luttaient pour le contrôle. Des jambes, qu'il avait embrassé, léché, sucé sur chaque centimètres carrés la semaine passée.

Décidant de se damner lui-même, il leva la main et crocheta ses doigts au pantalon de Derek pour l'attirer étroitement contre lui. Puis il prit sa bouche pour un baiser lent et humide, arrachant un gémissement à son petit-ami.

Alors que les mains commençaient à glisser sur son corps, ils furent interrompus.

- C'est un bal de promo, Monsieur Stilinski, si vous ne pouvez pas la garder dans votre pantalon, alors partez maintenant.

Stiles se détacha en fronçant des sourcils hébété à l'enseignant.

- Désolé, Monsieur Harris. On va se tenir, promis, déclara-t-il avec un sourire mauvais, qui fit rire Derek.

Ils dansèrent en s'éloignant de l'enseignant.

- Je me souviens de lui, il est toujours un vrai trou du cul à ce que je vois, glissa Derek à son oreille alors qu'ils dansaient toujours.

Tandis qu'une chanson plus lente commençait à se jouer, ils s'éloignèrent de la piste de danse.

- Je suis content que nous soyons sur la même longueur d'onde quant aux slows, dit Stiles à l'oreille de Derek alors qu'ils s'asseyaient.

Il hocha la tête.

- Ouais, ton père pourrait être appelé afin de nous arrêter pour attentat à la pudeur.

Stiles eu un grand éclat de rire qui le prit au ventre et les autres à la table le regardèrent. Mais il secoua la tête, refusant de leur expliquer.

Après quelques heures, Stiles en avait assez.

- Mec, hurla-t-il en se penchant vers Derek plus près que nécessaire. Cassons nous d'ici !

Derek hocha la tête et se leva, enfilant sa veste autour de ses épaules, ses bras coulissant dans le tissu dans un mouvement souple que Stiles envia.

Il épaula sa propre veste et dirent bonne nuit à tout le monde, embrassant la joue de Cora. Stiles sentait que tout le monde les regardait encore alors qu'ils quittaient le gymnase, slalomant entre les élèves restant dans le couloir.

Dehors, ils tombèrent sur Danny. Il avait fait du cross-country et de la crosse jusqu'à cette année, avant qu'il ne décide de laisser tomber le premier pour se concentrer sur ses études.

- Stiles, salua-t-il avec un regard surpris alors qu'il voyait le jeune homme tenir la main de Derek.

- Hey Danny ! Dit-il en se tournant vers Derek. Derek, voilà Danny. Il faisait du cross-country avant, mais maintenant, il fait juste de la Crosse. Danny, je te présente Derek, mon petit-ami.

Danny tendit la main et Derek la serra avec un hochement de tête. Stiles pouvait voir le regard appréciateur de l'autre jeune homme.

- Belle prise, Stilinski, dit-il avant de disparaître à l'intérieur.

- Il est gay ? Demanda Derek alors qu'il le regardait entrer dans le gymnase, seul.

- Ouais, coming out en règle et tout le tintouin. Depuis la toute première année. La seule raison pour laquelle je tolère Jackson est parce qu'il est le meilleur ami de Danny et qu'il s'occupait des connards qui l'intimidait avant que Danny puisse le faire lui-même. Il était malade quand il était gosse, il va mieux maintenant, depuis trois ans. Il travaille beaucoup là-dessus.

- Ça se voit, et il a l'air sympa, dit Derek alors qu'ils se retournent et marchent jusqu'à sa moto.

- Il l'est, c'est pour ça que je comprends pas pourquoi il traîne avec Jackson.

Stiles secoua la tête alors qu'il s'installait à l'arrière de la moto de Derek. Il n'y avait aucune foule cette fois-ci, seulement eux. Il céda à son envie et enroula fermement ses bras autour de la taille fine de Derek alors qu'il mettait le moteur en marche.

- Der', prend la route la plus longue pour la maison, veux-tu ? Dit Stiles en glissant ses mains à l'intérieur des cuisses de son homme.

Il l'entendit gémir au travers l'interphone du casque et glissa ses mains contre sa queue.

- J'ai voulu te toucher toute la soirée, mais surtout depuis que je t'ai vu sur cette putain de piste de danse.

Derek gémit de nouveau. Il posa sa tête contre son dos et s'abandonna dans ses caresses. Il savait que c'était dangereux, alors il n'alla pas trop loin. Juste, des caresses, rien de plus. Derek ne prit pas la route la plus longue et, au final, Stiles en fut bien content. Cela signifiait qu'ils allaient être nu bien plus tôt que prévu.

Derek remonta l'allée et manœuvra sa moto pour la garer entre la jeep de Stiles et la maison, à l'abri des passants. Ce fut le jeune homme qui posa de nouveau la béquille et retira son casque en descendant du véhicule.

Faisant un pas vers la maison, il regarda Derek poser sur lui des yeux de prédateurs. Ses yeux verts scintillaient vers lui sous le clair de lune et Stiles lui sourit en lui faisant signe du doigt d'avancer vers lui.

- Allez, mon p'tit rencard, je te veux nu et que tu me baises comme hier, ronronna-t-il en se retournant et sautant les marches pour atteindre la porte d'entrée.

Derek l'écrasa contre le bois de la porte, alors que les doigts de Stiles cherchaient ses clés.

Il gémit alors que Derek posa sa paume contre sa queue, juste là, sous la lumière du porche, là où n'importe qui pouvait les voir.

- Dépêches-toi bébé, ou je vais te baiser ici, murmura-t-il dans les cheveux de Stiles alors qu'il se penchait contre lui pour mordiller le lobe de son oreille.

- Putain, putain. Merde.

Il réussit enfin à ouvrir la porte et Derek la claqua derrière eux. Puis Stiles sprinta jusqu'aux escaliers alors que Derek verrouillait pour la nuit. Dans son placard, Stiles retira ses stupides chaussures trop habillées et les y jeta en retirant ses chaussettes. Il débouclait sa ceinture quand il entendit Derek rentrer dans la pièce derrière lui.

Ne le regardant pas, le jeune homme l'entendit mettre son sac à dos sur sa chaise de bureau et il défit la ceinture des anneaux de tissus de son pantalon pour l'accrocher dans son placard. Alors qu'il était sur le point de commencer à retirer son gilet, Derek glissa ses bras autour de sa taille. Il embrassa doucement son épaule. S'écartant, il fit pivoter Stiles vers lui.

- Permets-moi. Je veux déboutonner cette veste depuis que je t'ai vu tout à l'heure.

Il commença à défaire les boutons un à un en lui parlant, et Stiles resta pour une fois immobile, calme, son cœur battant trop vite, mais c'était tout à fait normal.

Pour Derek, il pouvait toujours être comme il ne pouvait être avec personne d'autre. Il lui avait fallu un peu de temps pour réaliser qu'il le calmait, comme s'il était l'œil de son ouragan. Pour Derek, avec lui, Stiles pouvait et était calme.

Stiles tourna son regard vers le lit où il avait jeté sa veste en cuir. Celle de Derek avait été jeté par-dessus. Il sourit.

- Quoi ? Lui demanda doucement Derek en lui faisant glisser la veste de ses épaules, la laissant tomber sur le sol.

- Mec, je me demandais...

Il s'arrêta alors que Derek déposait ses lèvres sur les siennes en un baiser presque fantomatique, avant d'embrasser sa joue, respirant à même sa peau.

- Que te demandais-tu, Stiles ? Lui demanda-t-il doucement en déboutonnant la chemise habillée de Stiles.

Il desserra sa cravate mais la laissa nouée et pendre autour du cou du jeune homme alors qu'il faisait glisser le tissu de sa chemise le long de ses épaules. Stiles fut reconnaissant de n'avoir pas choisi une chemise qui exigeait des boutons de manchette. Les simples boutons résistèrent un instant, mais il avait les poignets minces, de telle sorte qu'une petite traction suffit avant que la chemise ne glisse sur ses mains et ne tombe au sol.

Puis les doigts agiles de Derek furent sur sa ceinture. Ils déboutonnèrent et dézipèrent le pantalon qui tomba sur le sol. Ses mains glissèrent sur son boxer qu'il tira un instant et le tissu tomba le long de ses jambes. Stiles sortit de la pile de vêtement désormais au sol et ses doigts saisirent le col roulé de Derek et le tira, exposant son abdomen et sa poitrine glabre, se torturant en le découvrant centimètre par centimètre. Le jeune homme posa sa bouche sur le plus ancien des suçons et ne put s'empêcher de le raviver tout en passant le pull de Derek par-dessus sa tête.

Il y avait trois suçons dans son cou. Deux étaient en train de faner et le troisième datait de mercredi soir. Et oui, il le marquait régulièrement. Dimanche. Lundi. Mercredi, le reste de la semaine était à rattraper.

Stiles se secoua pour retourner au présent avant de glisser ses doigts sur l'aine de Derek, glissant rapidement sur sa queue pour ensuite défaire son pantalon qui était beaucoup trop habillé. Contrairement à ce qu'avait fait Derek, Stiles fit glisser le pantalon et son sous-vêtement le long de ses jambes en même temps.

Et ils furent tous deux enfin nus, sauf sa cravate. Stiles recula et atteignit la veste en cuir de Derek.

- Je me demandais si tu pouvais la porter en me prenant, demanda-t-il dans un murmure.

Un sourire glissa sur le visage de Derek, rapide et sauvage alors qu'il se tournait simplement pour présenter ses bras afin que Stiles puisse la lui enfiler. Il ne l'interrogea en aucune façon, et le jeune homme lui en fut reconnaissant.

- Alors, je te baise ce soir, c'est ça ? Lui demanda-t-il à la place.

Avec un clin d'œil, Stiles répondit.

- Au moins en premier, clarifia-t-il.

- Bien, parce que j'espérais bien que tu t'occupes un peu de moi, lui répondit-il alors que ses bras s'enroulaient autour de la taille de Stiles pour l'attirer à lui.

Et Stiles sut pourquoi Derek ne l'interrogeait pas, ne se moquait pas ou ne le regardait pas comme s'il était fou. Parce qu'il avait ses propres petites perversions. Parce qu'il aimait le lécher jusqu'à ce que Stiles jouisse, sans avoir toucher ne serait-ce qu'une seule fois sa queue. Ou la manière dont il aimait les odeurs, spécialement leur odeur avant, pendant et après le sexe, la manière dont ils sentaient après qu'ils se soient mutuellement baisés pendant des siècles. Derek était du genre à glisser son nez sur sa peau, puis de faire la même chose avec sa langue.

Mais tout le temps, à chaque fois, il inhalait, profondément. Comme s'il marquait Stiles, ou quelque chose s'en approchant.

Il s'en fichait. Même son fantasme de "food play" n'était pas de trop. Alors ouais. Derek n'allait pas le questionner sur ses propres préférences. Probablement jamais.

- Ce n'est pas le seul que j'ai, tu sais, chuchota-t-il alors que Derek pinçait ses tétons de ses lèvres puis les léchait.

Ils étaient debout face l'un à l'autre maintenant, lui avec sa cravate et Derek dans sa veste en cuir.

- Ton seul quoi ? Lui demanda-t-il en se redressant et ses doigts agrippèrent sa cravate avant qu'il le tire légèrement pour les déplacer jusqu'au lit.

Stiles s'y laissa tomber sur le dos, Derek le suivant.

- Mon seul fantasme, lui répondit-il en inclinant la tête, le tatoueur lécha et suça son cou lentement. Doucement, en prenant son temps.

- Eh bien, répondit-il distraitement, c'est bon à savoir. Les "kinks", c'est sexy.

Stiles le sentait concentré sur sa personne, le touchant, le caressant.

- J'ai bien aimé danser avec toi ce soir, même si c'était une danse pour tous les âges, lui dit Derek avec un sourire en se penchant, commençant à embrasser sa poitrine, léchant ses tétons.

Le torse de Stiles aurait arraché une grimace à un docteur, avec toutes ces contusions décolorées. Il était le premier à admettre que ce n'était pas forcément beau à voir... Mais il était aussi le premier à dire qu'il les adorait tous, parce que chacun d'entre eux lui avait été apposé avec amour.

Et cette pensée le ramena à la maison. Amour. Il aimait Derek. Derek, qui voulait " Tout et à jamais ". Stiles n'était pas sûr pour le "à jamais"... Mais il l'était maintenant. Là le « à jamais » était dans l'équation.

Avec son cœur se retournant dans sa poitrine, il attrapa Derek aux oreilles, les serrant et souriant à sa plainte douce. Il l'attira pour prendre sa bouche dans un baiser paresseux. Sa langue enlaça celle de Derek, et ce dernier le respirait comme le jeune homme le respirait. Avec l'odeur du cuir de sa veste, Stiles commençait à devenir un peu fou.

- Seigneur, tu es tellement magnifique, foutrement sexy, murmura-t-il.

Derek sourit contre ses lèvres et étendit la main pour atteindre le lubrifiant que Stiles avait laissé sur la table de chevet. Le jeune homme entendit le petit clic du tube et il écarta les jambes, sentant les doigts frais de Derek glissant contre son périnée.

- Je veux que tu me pierces là aussi, mais peut-être pas trois fois, dit-il doucement alors que Derek le caressait là, sachant combien ça pouvait l'allumer.

- En plus de ta queue, alors ? Interrogea-t-il, ses doigts glissant en rond autour de son entrée.

Stiles sursauta en sentant son entrée tressauter pour lui. Il était tellement en accord avec son touché maintenant, il ne connaissait que trop bien le plaisir que les doigts de Derek, suivit de sa queue, pouvait lui apporter. Il le voulait, il en avait besoin.

- Je pense que oui, ouais, mais définitivement mon périnée. Après mon opération, juste avant de retourner en cours, non ? Lui dit-il, s'arrêtant en attendant sa réponse.

Avec un sourire, Derek glissa deux doigts en lui. Il était habitué à être ouvert maintenant. Il l'était tellement que la moitié du temps, Derek n'avait pas vraiment besoin de le préparer, mais ils n'avaient pas encore tenté le diable. Bien que Stiles le voulait. Il voulait savoir s'il aimait cette douleur brûlante qui amenait aussi le plaisir, cette douleur que Derek aimait tant.

- D'accord, quand tu seras près, avant ton retour en cours après les vacances de printemps. Si tu es à la hauteur.

Derek plia les doigts vers le haut et Stiles rejeta sa tête en arrière, gémissant longuement.

- Et, épilation à la cire, je veux être épilé comme tu l'es.

Ses paroles étaient soufflées, un peu embarrassées. Ou elles le seraient, si Derek ne l'aimait pas comme ça. Il n'était pas stupide, il savait ce que sa voix excitée pouvait faire à Derek, parce que ça avait le même effet sur lui.

Pour dire, des fois, c'était suffisant pour le faire venir. Et c'était un autre 'kink' de Derek qu'ils ne faisaient pas assez souvent, il aimait donner un orgasme à Stiles rien qu'avec des mots. Et il aimait qu'il le fasse.

Avec ses doigts travaillant plus que paresseusement à l'intérieur de lui, Derek se coucha sur son flanc, posant sa tête dans le creux de sa main et continua de jouer doucement de ses doigts.

- Donc, chirurgie mardi, hein ? Demanda-t-il en poussant la prostate de Stiles avec son putain de connard de long doigt du milieu.

- Ouais... Dieu, là, ouais...

Un soupir étouffé et Stiles se cambra, ses hanches tressautant, essayant de retenir son orgasme.

- Plus... Fais-moi venir Der', baise-moi, gémit-il, les mots s'entrechoquaient, inconscient des suppliques pleine de stupres qui prenait vie entre ses lèvres.

Il y avait un certain pallier au-delà duquel il ne se souciait plus de comment il pouvait se comporter face à Derek.

Sa bouche fut soudainement prise dans un baiser humide et désordonné, un angle maladroit, mais il s'en foutait. Le cuir de la veste de Derek brossait sa peau de la manière la plus excitante qui soit. Stiles gémit directement dans sa bouche.

- Derek. Baise-moi, maintenant, dit-il presque avec irritation en brisant le baiser, poussant son épaule alors que celui-ci le tournait sur le côté.

Il entendit le rire haleté de Derek alors qu'il se glissait étroitement derrière lui. Sa main se retira et se déplaça sur sa queue pour la glisser contre Stiles. Puis il poussa, alors que le jeune homme poussait ses hanches en arrière. Ils soupirèrent presque tous deux alors qu'il s'enfonçait en entier.

Stiles sentit ses yeux rouler de plaisir alors qu'il repoussait ses hanches, serrant aussi fort qu'il le pouvait la queue de Derek en lui. Le tatoueur était celui qui gémissait maintenant et le jeune homme sourit.

- Putain, ouais. Bon dieu, marmonna-t-il, continuant de se repousser sans relâche. Fort, Derek. Besoin de te sentir, supplia-t-il de nouveau.

La main libre de Derek se déplaça jusqu'à sa hanche et s'y installa. Son autre main se glissa sous son cou pour agripper son pectoral. Puis les doigts de Derek commencèrent à jouer avec son téton dur, rendant Stiles complètement fou.

- Bonté divine ! S'exclama Stiles alors que Derek commençait à bouger.

Lent et régulier, comme leur première fois ensemble. C'était comme s'il revivait sa première fois de nouveau. Derek se déplaçait lentement et Stiles en faisait de même, repoussant ses hanches alors qu'il s'enfonçait en lui. La sueur lissait leur corps, la brise entrant par la fenêtre ouverte ne les rafraîchissait pas vraiment, et Stiles pouvait sentir leur parfum luxurieux embaumer la pièce.

Il rejeta la tête en arrière, les dents de Derek éraflant sa jugulaire avant de mordre son oreille. Stiles était heureux de sentir son cœur battre de façon erratique contre son dos, alors que Derek continuait d'aller et venir tandis que Stiles essayait presque de se fondre sous sa peau. Il en avait tellement besoin. Les dents de Derek se refermèrent tout à coup sur l'épaule de Stiles et il le sentit se durcir encore plus si possible à l'intérieur de lui.

Resserrant son étau autour de lui, Stiles balança sa main en arrière, sous le bras de Derek pour attraper sa fesse et commencer à le tirer plus fort en lui. Mais il attrapa sa main et la déplaça vers le haut, enserrant son poignet avant de saisir son autre main pour la tenir elle aussi. Et Stiles fut ainsi incapable de bouger, empalé sur la queue de Derek, à sa merci.

Et cela ne devrait pas être sexy, ou aussi excitant, mais ça l'était. Stiles aimait quand Derek le malmenait. Il savait que c'était un peu bizarre et pervers qu'il adore être restreint de la sorte, mais Derek aimait le faire, et Stiles avait découvert qu'il aimait être sa victime.

- Espèce d'enculé... Parvint-il à grogner en essayant de se libérer, quoique sans vraiment le vouloir.

Juste assez pour forcer Derek à le retenir. Il plia sa jambe en avant pour essayer de faire ... Putain, quoique ce soit, quelque chose. Mais ça se retourna contre lui, car ça permit à Derek de glisser encore plus profondément en lui. Tous deux gémirent sous l'angle plus profond. Stiles se contractait autour de la queue de Derek, dansant presque dessus alors que l'angle ne lui permettait pas d'atteindre sa prostate.

C'était comme s'il le perforait, putain, et sa tête se rejeta en arrière, accrochant cet endroit qu'il aimait renifler sur Derek, entre son cou et son épaule. Derek appuya sa tête contre celle du jeune homme, la crochetant pour ne plus la lâcher, l'ancrant contre lui, alors qu'il poussait foutrement fort à l'intérieur de lui. De plus en plus fort.

Juste de la manière qu'il aimait, cognant encore et encore la pauvre prostate malmenée de Stiles jusqu'à ce qu'il tremble, se meuve par saccades dans un plaisir douloureux.

- Viens pour moi, bébé. Donne-moi tout...

Le murmure glissa sur la peau de Stiles comme des ongles sur un tableau noir. Griffant chaque terminaison nerveuse comme si elles avaient leur vie propre. Et au dernier mot, ce même dernier mot que Stiles voulait avoir tatoué sur son corps pour Derek, il vint. Sans une touche toucher sur sa queue. Simplement, il... Explosa, à cause de lui. Et alors qu'il tremblait sur la queue de Derek, et éclaboussant le lit, il le sentit augmenter la cadence et se relâcher en lui.

Secouant doucement les mains, il tressaillît alors que Derek relâchait ses poignets. Les ramenant contre lui, Stiles se blottit tout simplement plus profondément contre son torse alors qu'il se courbait contre lui, protecteur. Derek enleva sa veste en cuir sans se lever et Stiles glissa doucement dans le sommeil, son homme le suivant, couvert de rien si ce n'était son tout.


(1) Le jeux de mots est intraduisible, alors j'ai improvisé. En anglais, il dit « you don't get to inslut my girlfriend », au lieu d' « insult », sachant que slut en anglais, pour ceux qui ne le savent pas, veut dire salope. Donc, au lieu d' « impunément », j'ai mit « im-pute -ment ». Ça passe ? [ Ndb : Je t'en prie, ça passe !]


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Flo : Héhéhé, N'EST-CE PAS ?! xD Moui, j'ai un soucis apparement avec les "il". Je ne veux pas me répété en fait, et au final... Hm. Bref. OUI ! Une moto... Avec des piercings... Des tatouages... *couine*

Love Wolf : *balance un seau d'eau* Ça va mieux ? J'epsère que la suite te plait ;D Je suis contente que cette traduction te convienne en tout cas ! :D


Je suis vraiment désolé pour le retard... Je vous love !

xoxo, 'Win