Je profite tellement de mes derniers jours de vacances, ça fait trop du bien \O/ Attention, TRES LONG chapitre xD Bonne lecture ! :D


- Forever and Everything – Chapitre 8 -

NDA : De nouveau, n'oubliez pas que ce n'est qu'une fiction. L'incident avec l'infirmière est inventée. Si ce genre de chose arrive dans la réalité, je n'en sais rien !

Lorsque Stiles se réveilla, il avait l'impression que son visage était en train de tomber. Il continua de le toucher malgré l'irritation des infirmières présentent dans la salle de réveil. Ce ne fut que quand ils vérifièrent son dossier où était listé sa médication quotidienne qu'ils comprirent qu'il souffrait sans aucun doute des effets secondaires de l'anesthésie, qui l'affectait donc plus que d'ordinaire.

Quand il finit par redescendre doucement de son petit nuage, son regard hagard se posa sur Derek installé sur le siège à ses côtés, là où aurait du siéger son père. Son amant tenait doucement sa main, mais il ne le sentait pas.

- Papa ? Demanda-t-il, seule chose qu'il pouvait - très mal - articulé après plusieurs tentatives.

- Il a été appelé pour une urgence, un accident grave.

Stiles hocha la tête, faiblement, à peine une esquisse, avant de s'endormir – voire même s'évanouir - de nouveau.

- C'était ch'ensé être une 'tite anesthésie, marmonna-t-il quelques temps plus tard.

- Ouais, tes autres médocs habituels ont augmenté les effets, lui répondit Derek.

Il était en train de lire le livre que Stiles avait emporté à l'hôpital.

- Tu aimes Matthew Reilly ? Lui demanda-t-il.

- Ouais, comme mater un film, toi ?

Stiles réussit à gérer cette phrase sans avaler ses mots et il était très fier de lui, même si ce n'était que lui parler lui-même.

Derek renifla dédaigneusement et Stiles réalisa qu'il avait parlé à voix haute.

- Quand je peux rentrer ? Grogna-t-il en roulant sur son flanc pour regarder son amant.

Cambrant ses hanches pour sortir son téléphone, Derek fit quasiment miauler Stiles qui le regardait. Et il sursauta alors qu'une douleur lancinante piqua son aine.

- Oh putain. Pas d'érection. Interdiction d'être sexy pour les deux putains de prochaines semaines !

Il grimaça sous sa voix qui ressemblait plus à un cri, ce qui fit doucement rire Derek.

- Je ferais de mon mieux, bébé, répondit-il.

Stiles lui jeta un regard irrité.

- Putain, je sais que je suis complètement stupide maintenant, et je sais que tu te moques pas de moi. J'peux même pas dire combien j'apprécie le geste, baragouina-t-il d'une voix un peu moins criarde, mais encore un peu haut perchée.

- Putain, je parle comme shooté à l'hélium.

Cette fois-ci, Derek rit un peu plus fort.

- Tout doux. Tu seras rapidement chez toi, dans ton lit. Si tu veux, tu pourrais rester avec moi pendant la journée, il y a un canapé-lit à la boutique. Et une télé.

Il regarda son téléphone.

- Le doc devrait venir d'ici une demi-heure. Il va nous dire si tu peux y aller, tu peux te lever maintenant si tu as besoin d'aller aux toilettes.

Derek bougea de nouveau ses hanches pour enfoncer son téléphone dans sa poche. Stiles sourit.

- Ça m'a l'air bien.

Il bougea un peu, somnolant jusqu'à ce que le médecin entre dans la chambre. Il inspecta l'incision du jeune homme puis déclara qu'il était libre de partir. Il lui demanda également s'il voulait garder son prépuce. Stiles frémit.

- Non mais ça va pas ? Putain, non !

Il secoua la tête avec véhémence, s'étourdissant avec le mouvement.

Le médecin rit et lui dit de s'habiller, mais ne quitta pas la pièce avant que l'infirmière ne revienne pour faire signer à Derek la décharge pour le laisser sortir, lui donnant en même temps ses médicaments et son rendez-vous pour le suivit médical.

Stiles grogna en se levant et tituba jusqu'à la salle de bain.

- Vivement que j'rentre pour pouvoir me doucher et me débarrasser de cette putain d'odeur, dit-il en se soulageant, Derek le surveillait de la porte.

Il avait le jogging du jeune homme balancé sur son épaule.

- Je m'en doute, j'ai jamais dû aller à l'hôpital moi-même, mise à part pour les opérations de Peter, dit-il tranquillement, et Stiles se sentit soudainement comme une grosse merde égoïste à se plaindre autant pour des conneries pareilles alors que Peter avait sans doutes passé d'innombrables heures dans les hôpitaux depuis l'incendie.

- Désolé, dit-il simplement.

Fronçant les sourcils, Derek fit un pas en avant et s'accroupit en secouant un peu le jogging de Stiles.

- Pourquoi ? Demanda-t-il en l'aidant à enfiler son pantalon, une jambe à la fois.

- Pour être un tel bébé. Alors que Peter...

Stiles se tut, ne sachant que dire de plus.

- T'inquiète, ça va. Il ne déteste même pas les hôpitaux, ce n'est pas un problème pour lui. Il est même venu ici pour attendre avec ton père jusqu'à ce qu'on l'appelle pour l'urgence. Et c'est lui qui vient nous chercher.

Le ton de Derek était posé, et terre à terre et permit à Stiles de savoir qu'il disait la vérité.

- Oh, et, continua Derek, la mère de Scott t'envoie ses vœux et elle ne dira rien à Scott.

- Merde, elle a vu papa ? S'inquiéta le jeune homme avec une grimace.

Derek haussa les épaules.

- Je sais pas, c'est Peter qui m'a dit de te le dire.

- Bon sang, elle a dû le voir. Merde.

Stiles mit ses mains sur les épaules de Derek pour se stabiliser alors que le tatoueur se redressait, tirant sur le pantalon de survêtement pour le lui enfiler. Il le glissa soigneusement autour des hanches du jeune homme et l'installa doucement. Puis il lui ôta la robe d'hôpital et la jeta dans la cabine de douche.

Il se dirigea vers le lit où son amant avait déposé son t-shirt et l'attrapa avec un sourire. En fait, c'était un des hauts de Derek que Stiles portait ce matin. L'étudiant rougit en haussant un sourcil. Le tatoueur ne fit aucun commentaire, ne le trouvant absolument pas pathétique contrairement à ce que pensait Stiles.

Au lieu de cela, Derek se rapprocha de lui et l'aida à s'habiller, l'aidant ensuite avec son sweat-shirt dont il remonta même la fermeture éclair. Il aidait Stiles à s'asseoir maladroitement sur le lit quand l'infirmière arriva avec un clipboard et une large enveloppe en papier.

Elle remit le clipboard à Derek.

- D'accord, signez ici, Monsieur Partenaire, et vous pourrez partir avec votre petit-ami. Voici les informations dont vous avez besoin, les numéros d'urgences et les détails pour le suivit médicale, la semaine prochaine. C'était marrant, mon chou, mais tu as vraiment une grande gueule(1) et tu jures comme un charretier, dit-elle avec du sarcasme plein la voix.

Derek se redressa de toute sa hauteur.

- Et c'est votre opinion professionnelle, bien sûr ? Demanda-t-il d'une voix douce.

Stiles le regarda, son cœur battant sourdement. L'infirmière ouvrit la bouche pour répliquer, mais il lui coupa l'herbe sous le pied.

- Je veux dire, vous êtes une infirmière après tout, c'était un simple commentaire professionnel que mon petit-ami ici présent soit... "marrant", sans aucun doute. Mais qu'il ait une grande gueule et jure comme un charretier après une putain d'anesthésie ? C'est aussi votre professionnalisme qui parle, n'est-ce pas ?

L'infirmière le fixait alors qu'il lui parlait.

Il ne haussait pas la voix, ne faisait aucun mouvement brusque, ni aucune menace physique. Rien de plus que sa seule voix. Stiles déglutit. Cette voix qui portait plus de menaces que jamais le jeune homme n'avait entendu jusqu'alors. La manière dont il lui recrachait ses propres propos à la figure, chaque mot était une menace et rabaissait son métier.

Non, Stiles secoua la tête, ce n'était pas ça. Il ne la rabaissait pas, il lui faisait comprendre qu'en étant si peu professionnelle, elle s'était dégradée toute seule. Putain ce que c'était sournois, si foutrement sournois. Stiles regarda avec étonnement l'infirmière reprendre le clipboard et baisser le regard dessus. Elle hocha juste la tête et quitta la chambre sans un seul mot.

- Putain de merde, tu dois m'apprendre comment faire ça, putain ! Bordel, c'était foutrement génial !

Stiles regarda Derek qui appelait Peter pour lui dire qu'ils allaient l'attendre à l'entrée principale.

Il récupéra ensuite les affaires de Stiles, vérifiant qu'ils n'oubliaient rien dans la chambre d'hôpital et dans la salle de bain, avant d'aider le jeune homme à quitter la chambre, véritable périple jusqu'à l'entrée pour attendre Peter.

Au poste des infirmières se trouvait celle qui était venu dans la chambre, faisant de la paperasse. Derek stoppa Stiles devant le comptoir, et celui-ci le regarda avec perplexité.

- Une copie des décharges, ceux avec votre signature dessus bien entendu, fut tout ce que dit Derek. Pour l'assurance, termina-t-il alors que l'infirmière ouvrait la bouche.

Refermant la mâchoire dans un claquement sec des dents, elle alla dans une autre pièce. Elle fut de retour en quelques minutes avec plusieurs feuilles. Derek les regarda un instant, vérifiant les signatures. Puis il regarda le nom de l'infirmière.

- Signez moi quelque chose, lui ordonna-t-il.

Stiles fronça de nouveau les sourcils et ouvrit la bouche, mais Derek le dissuada en secouant la tête.

Il observa donc en silence l'infirmière signer un petit morceau de papier blanc et Derek vérifia ensuite sa signature sur tous les papiers de sortie.

- Merci. Ce fut un réel plaisir de vous voir être si professionnelle, dit-il en prenant les papiers pour les glisser dans le sac à dos de Stiles avec les autres.

Puis il prit la main du jeune homme et marcha lentement avec lui jusqu'aux ascenseurs.

- Ok, qu'est-ce que j'ai raté ?

Se penchant pour s'adosser contre le mur, Derek soupira.

- Certains et certaines infirmières compensent leur manque de pouvoir sur la vie des patients en jouant un jeu de puissance, et souvent, ils ne signent pas correctement les décharges quand un patient est renvoyé chez lui, et ça retarde le remboursement des assurances. On a plusieurs fois eu ce genre de merde avec Peter, on l'a appris à la dure. Elle s'est comportée comme une merde, j'ai pas eu confiance en elle. Je pense que si ton père avait été là, il ne se serait rien passé ; mais madame a commencé à se plaindre pour de la merde, ou c'est ce qu'elle fait toujours, alors j'ai décidé de lui rabattre son caquet.

Stiles s'appuya contre le corps fort de Derek.

- Je t'aime, Derek Hale, dit-il enfin à voix haute ce qu'il avait seulement dit par SMS plus tôt le matin même.

- Je t'aime aussi, point-d'interrogation Stilinski, répondit Derek en embrassant les cheveux puant l'hôpital de Stiles. Hm, moi aussi je vais être bien content quand tu te seras douché, marmonna-t-il alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient.

Ils attendirent Peter, Derek aidant Stiles à s'asseoir confortablement jusqu'à ce que l'oncle Hale ne se montre, quelques temps après. Le tatoueur l'aida à s'installer sur le siège passager puis ils rentrèrent à la maison.

Stiles sourit quand Derek lui enfila ses lunettes de soleil. Tout était trop lumineux à l'extérieur. Il grimaça tout du long du trajet, même si le SUV de Peter était beaucoup plus confortable que sa voiture ou celle de son père.

Quand ils arrivèrent enfin chez lui, il poussa un soupir de soulagement, puis parvint enfin à monter les escaliers. Derek l'aida à se doucher, s'assurant que ses habits restent secs. Alors qu'il enfilait un pantalon de pyjama et un autre t-shirt de Derek, Peter ramena un truc à grignoter.

- Tu es un dieu, merci, soupira le jeune homme en regardant la soupe. Han, champignon ? S'étonna-t-il.

- Ton père m'a dit que c'était ce que tu préférais quand tu n'étais pas bien, j'ai pensé que c'était une bonne idée, répondit Peter avec un sourire.

Il laissa Derek et Stiles dans la chambre et ils l'entendirent redescendre.

- Tu préfères rester ici, ou tu veux aller en bas ? Lui demanda Derek en tirant la chaise de bureau à côté du lit.

- A l'étage pour le moment, j'me sens perdu mec, j'veux juste dormir.

Stiles se sentit plus marmonner les mots que les dire clairement. Il parvint tout de même à avaler sa soupe et son jus de fruit, et Derek mit de l'eau sur la table de chevet.

- Tu veux que je reste avec toi ? Lui demanda Derek en débarrassant le plateau des genoux de Stiles.

- Putain, ouais s'te plaît, gémit celui-ci en essayant de s'enfoncer dans son lit, jusqu'à ce qu'il soit bien à plat sur le dos.

- Ok, je reviens dans un instant.

Stiles s'assoupit. Il entendit quelques voix sourdes comme des murmures, puis la porte d'entrée s'ouvrit et se referma. Il entendit des bruits de pas dans les escaliers alors même que le bourdonnement calme du SUV de Peter résonnait dans l'allée. Puis un corps chaud se coucha à ses côtés sur le lit et le tira contre lui.

Stiles s'endormit définitivement dans les bras de Derek, un sourire sur le visage.

.*.

- Merde, jura Stiles en essayant de s'installer confortablement dans la salle d'attente une semaine plus tard.

Lui et son père étaient là pour retirer les points de suture.

- Ne t'inquiète pas, ça devrait plus être long, lui murmura son père.

- Je sais, c'est juste que ça gratte, lui répondit-il tout aussi doucement.

Quand ils entrèrent dans le bureau du médecin, Stiles se retrouva sur la table d'examen tandis que le médecin se penchait sur son incision.

- Ça se présente bien, c'est même très très bien. Retirons ses points de sutures et tu pourras y aller, dit-il en prenant une paire de ciseaux et des pinces.

Il coupa et tira délicatement, retirant enfin les points de sutures de Stiles.

Quand il eut terminé, il manipula le pénis de Stiles quelques fois, vérifiant la cicatrice maintenant que les points de sutures étaient retirés.

- Bien, je te reverrai dans deux semaines alors. Juste pour être sûr, et tu devrais enfin en avoir terminé avec moi. Maintenant - Il fit une pause en enlevant ses gants et se lava les mains alors que Stiles baissait les yeux pour regarder son membre - tu as un partenaire, celui que j'ai rencontré à l'hôpital ?

Stiles hocha la tête tandis que le docteur lui affirmait qu'il pouvait se lever et se rhabiller, ce qu'il fit.

- Bien alors, es-tu sexuellement actif ?

Stiles hocha la tête et il était très fier de ne pas rougir. Ce n'était pas comme si son père n'était pas au courant.

- Bien alors, vous pourrez reprendre vos rapports d'ici une semaine, mais il faudra utiliser des préservatif jusqu'à ce que tu reviennes me voir dans deux semaines si tu es l'actif, même pour le sexe oral. Le préservatif empêchera la cicatrice de s'enflammer. Entendu ?

Stiles hocha la tête.

- Mouais, ok. On va attendre jusqu'à qu'on en ait plus besoin. Nous sommes exclusifs, répondit-il et ce ne fut que quand son père haletant qu'il réalisa qu'il ne lui avait pas dit que Derek et lui n'utilisaient pas de préservatifs.

Merde.

- Bien alors, pour toi-même et la masturbation, vas-y doucement, et arrêtes aussitôt que tu sens que ça tire. Et ça risque de prendre un certain temps, la cicatrice va mettre plusieurs mois à véritablement guérir. Mais ne t'en fais pas, un jour tu auras des rapports et tu réaliseras que tu n'auras plus à t'en préoccuper, et on m'a dit que c'était assez sympathique à ressentir.

Le docteur sourit et Stiles ne put s'empêcher de sourire en réponse.

- Deux semaines, Doc ? Demanda-t-il pour être sûr, et le médecin hocha la tête. Et Orgasme dans une semaine ?

Le médecin hocha de nouveau la tête avec un sourire.

- Merci putain, je pense que j'vais relâcher l'équivalent du Mississippi quand je pourrais enfin le faire !

Le médecin rit cette fois et Stiles fut très heureux d'entendre son père se joindre à lui. Il ne pouvait pas être trop énervé, alors.

Quand ils furent sur le chemin du retour, Stiles soupira.

- Si tu veux parler, c'est maintenant, Derek attend à la maison.

- Alors, engagé dans une relation sérieuse ? Quand est-ce que tu comptais me le dire ?

Fronçant les sourcils, ce n'était pas du tout ce à quoi s'attendait Stiles.

- Euh, je pensais que tu avais compris quand je t'avais dit que j'avais dit à Derek que je l'aimais, c'était pas assez évident ? Interrogea-t-il d'un ton perplexe.

- Stiles, putain. Est-ce que Derek est ton Unique ? Lui demanda son père calmement.

Stiles réfléchit à la question. Il connaissait la réponse mais honnêtement, il n'était pas prêt à le partager. Il voulait garder ça pour lui un peu plus longtemps, Derek devait être le premier à le savoir de toute façon. Mais bon, c'était son père.

- Ouais 'pa, il l'est.

Le shérif hocha la tête.

- Tu n'aurais pas pu trouver mieux, répondit-il calmement.

Stiles sourit.

- Merci. Mais je lui ai pas encore dit.

- Derek serait prêt à s'engager autant ?

Le Shérif pensait qu'il l'était, mais sait-on jamais.

- Eh bien, considérant le fait que la première fois qu'on a été ensemble - et avant même qu'on sorte ensemble en fait - il a dit qu'il voulait " Forever ", alors oui, je pense oui, dit Stiles.

- Bon alors, il l'est. Je suis très heureux pour vous deux.

John soupira. Il pensa un instant que la mère de Stiles aurait elle aussi été très heureuse, mais triste puisqu'elle n'avait pas compris la manière inhérente dont les Stilinski trouvaient leur compagnon, aussi jeune et aussi facilement. Elle avait dix-huit ans et John vingt, et il était lourdement tombé amoureux pour elle, même s'il voyait quelqu'un d'autre à l'époque.

- Nous autre, Stilinski, nous sommes des créatures étranges et monogames pour la plupart et on a l'habitude de gérer quand on trouve l'âme-sœur jeune. Mon grand-père a été chanceux de retrouver quelqu'un après que sa femme soit morte, ma grand-mère. Mais je pense que ce n'était pas la même chose. On est presque comme des loups, à s'accrocher à quelqu'un pour la vie.

- Alors... Peter et toi, vous n'allez pas essayer le long-terme ? Demanda Stiles curieusement. Je sais que t'es accroc et je sais que tu l'apprécie, beaucoup.

- Honnêtement, je ne sais pas. Ta mère avait émis l'idée que je pouvais trouver deux compagnons et que je trouverais mon Mâle un jour.

John grimaça en se demandant si c'était pas trop pour Stiles.

Mais son fils hocha pensivement la tête.

- Je comprends, c'est pas con. Donc Peter et toi, vous pouvez être sérieux ? Ou le devenir ? Retourna-t-il à sa question de départ.

- Je ne sais pas. On en a pas vraiment parler. Pas du tout en fait. Juste, ce qu'on voulait... Dans l'instant. Mais... Je l'ai présenté comme mon partenaire, à l'hôpital, grimaça John en y repensant.

- Ouais, qu'est-ce qu'il a dit ? Demanda Stiles en se tournant vers lui.

- Euh... On en a pas reparlé depuis.

- Papa ! Tu peux pas le laisser dans le flou comme ça, il mérite mieux ! Si tu veux une relation légère et simple, c'est bien, et si tu veux plus, c'est bien aussi, merde. C'est juste... Mauvais. Tu m'as élevé en m'apprenant de ne pas faire ça, tu peux pas devenir soudainement un père " Fais ce que je dis, pas ce que je fais " !

Stiles agitait frénétiquement les bras autour d'eux, donnant presque un coup dans le rétroviseur intérieur.

- Calmes-toi, je vais le faire. J'ai juste pas encore eu ? l'occasion.

Sitles le coupa en grognant.

- C'est des putains de conneries et tu le sais. Tu parles à Peter, ce soir. Tu ne rentres pas à la maison tant que tu ne l'as pas fait !

Il descendit de la voiture de fonction de son père en parlant, claquant la porte derrière lui pour remonter jusqu'au perron de leur maison sans un mot de plus.

John réalisa qu'il avait raison. Alors il fit demi-tour pour aller mettre au point la situation et trouver ce qu'il désirait de Peter Hale. Il avait terriblement peur de vouloir le même "Forever" avec Peter que celui qu'avait désormais Stiles et Derek.

.*.

Stiles soupira en faisant son chemin dans les vestiaires pour rejoindre son casier. C'était le troisième mardi depuis son retour au lycée. Il avait réussi à échapper au deux premiers cours de sport grâce à son père et son doc qui lui avaient fait un mot le déclarant inapte à la pratique sportive, et donc le dispensant des vestiaires. Mais maintenant ? Eh bien, maintenant il pouvait y aller. Il s'était rapidement débarrassé de ses vêtements de sport et avait accroché une serviette autour de ses hanches en allant sous la douche. S'il avait eu sport en dernière heure, il serait parti sans trop s'attarder, mais là...

Il n'avait toujours pas dit à Scott pour sa circoncision. Il n'avait pas vraiment prévu de le mettre au courant avant les autres, mais il n'avait pas non plus prévu de le lui cacher. Il avait pensé le lui dire après la chirurgie, quand il l'appellerait ou lui enverrait un message pour lui proposer de faire quelque chose tous les deux.

Mais Scott avait été aussi silencieux que Stiles l'avait été durant ces vacances de printemps, se limitant à une communication... sage et impersonnelle.

Et il était là aujourd'hui, de retour à l'école, sous les douches et nu face au mur, dans l'espoir que personne ne le remarquerait. Il savait bien que c'était un espoir vain, et que c'était de sa faute. Ou de celle de Derek.

Ouais, il devait carrément blâmer son homme pour tous les regards fixé sur lui, les autres gars du vestiaire cherchant à savoir combien de suçon il avait cette fois-ci, et surtout où. Stiles grogna intérieurement, il aurait très bien pu lui en vouloir en cet instant, mais il n'en avait pas vraiment le cœur. Parce qu'il avait aimé chaque seconde où Derek avait mordu ou aspiré sa peau. Alors ouais, il avait du mal.

Se savonnant rapidement, il s'assura que son incision était propre, puis éteignit la douche et drapa rapidement ses hanches de sa serviette. Il avait presque réussi à passer inaperçu, jusqu'à ce que ce putain de Jackson remarque un suçon à l'arrière de sa hanche gauche. Et il devint rapidement le centre de l'attention de tout le monde.

Et bien sûr, il portait toujours sa serviette. Merde.

- Ouais, j'ai un suçon Jackson, ne soit pas jaloux bébé, je suis sûr que ta Maîtresse te marquera pour avoir été bien gentil, si tu lui demande, minauda-t-il vers Jackson, papillonnant des yeux alors que les autres gars riaient.

Profitant de ce détournement d'attention, il laissa tomber sa serviette et enfila son sous-vêtement.

- Mec, t'es coupé ?

Sa voix fut impressionnée pendant quelques secondes avant qu'il ne reprenne son habituel sourire narquois.

- Tu rejoins le club un tout petit peu en retard, tu ne trouves pas Stilinski ?

Et voilà, pensa Stiles.

Il enfilait son jean alors que le vestiaire entier se taisait, puis son t-shirt et sa chemise habituelle par-dessus. Il ignora tout le monde en s'asseyant pour enfiler ses chaussettes et ses baskets. Bougeant délibérément, méthodiquement et surtout lentement, Stiles enfonça ses mains dans ses cheveux au lieu de les peigner.

Puis il attrapa son sac à dos, rejoignit la porte et s'arrêta, la main sur la poignée.

- Oui, en effet. Et alors ? Demanda-t-il tranquillement en ouvrant la porte et sortant.

Il avait pris son temps pour répondre, tellement de temps, captivant l'attention de tant de monde que les personnes du cours de gym se retrouvèrent en retard pour leur cours suivant. Sauf lui.

La rumeur de sa circoncision se propagea au reste de l'école via les SMS et les messageries instantanées, devina-t-il par les réactions que l'on avait face à lui quand il termina son dernier cours de la journée. Après être passé à son casier, il n'en pouvait plus.

Il n'avait pas encore vu Scott et se demanda s'il devait lui envoyer un message ou directement aller chez lui en sortant du lycée. Puis il se souvint qu'il serait à son travail. Alors il lui envoya un sms.

« Bip moi quand tu seras près, vieux. »

Et ne dit rien de plus.

Scott le fera. Ou pas. Stiles fut un peu triste de réaliser qu'il ne s'en souciait plus vraiment. Quand est-ce que Scott et lui avaient commencé à s'éloigner ?

Son monologue intérieur fut coupé court par la grande, bronzée et magnifique bombe sexuelle adossée à la portière passager de sa jeep.

- Hey Danny, quoi de neuf ? Demanda-t-il en s'approchant, ses clés dans ses mains.

Danny s'éloigna et se gratta la tête.

- Je, hum...

Il s'arrêta et regarda le sol. Puis il prit une profonde inspiration, la laissa ressortir et leva les yeux vers lui.

- Tu t'es pas circoncis pour ton mec, n'est-ce pas ? Demanda-t-il doucement.

- Quoi ? S'exclama Stiles, consterné. Non, putain, non !

Libérant un soupir de soulagement, Danny hocha la tête.

- Je me disais bien que ce n'était pas quelque chose que tu ferais, mais... Je voulais juste vérifier, c'est qu'il est un peu âgé, termina-t-il avant de tourner les talons et de commencer à s'éloigner, remontant son sac sur son épaule.

- Danny, c'est bon, Derek a seulement six ans de plus que moi ! Soupira Stiles.

Danny se retourna avec un air étonné sur le visage.

- Tu te fous de moi ? On dirait plutôt qu'il a trente ans, ou quelque chose dans le genre. Il a seulement vingt-trois ? S'étonna-t-il.

- Vingt-quatre, j'ai dix-huit ans tu te souviens ? Répondit Stiles.

- Oh oui, j'oublie à chaque fois. Alors...

Il s'arrêta quelques secondes.

- Tu veux prendre un café, ou quelque chose ?

Stiles fronça les sourcils.

- Maintenant ?

Danny hocha la tête.

- Ouais, ça te tente ?

Avec un haussement d'épaule, Stiles acquiesça.

- Ouais, ça me va, on a qu'à aller à... Dit-il en entrant dans sa jeep.

- Ok, on s'y retrouve ? Demanda Danny.

- Je t'attendrais devant.

Stiles démarra sa jeep et quitta le parking du lycée.

En arrivant près du café qu'il avait proposé, il fut chanceux de trouver une place juste en face. Il s'y gara et sauta sur le trottoir, enfouissant assez de monnaie dans le parcmètre pour tenir le reste de la journée. Puis sortit son téléphone.

« J'vais prendre un café avec Danny » Envoya-t-il à Derek.

« Amuses-toi bien » Lui répondit-il avant qu'un nouveau message n'arrive. « Et ce qu'on fait ensemble, reste entre nous. »

Stiles grogna.

« Je ne vois pas pourquoi il en a envie. » Envoya-t-il en retour.

« Sûrement parce que tu es gay, une personne raisonnablement magnifique, il peut se sentir seul » Répondit Derek, puis « J'ai un client, je t'appelle ce soir, amuses-toi »

Stiles gloussa et renvoya.

« J'te nème Hale ! » (2)

Il n'eut aucune réponse, mais il n'en attendait pas vraiment. Il aura durement un message plus tard dans la soirée, à moins qu'il l'appelle comme mardi soir où ils avaient discuté un long moment avant d'aller dormir. Bon, ça avait peut-être dégénéré en sexe par téléphone, chaud, sexy, vicieux et vraiment, vraiment excitant comme séance de masturbation.

Se secouant pour calmer ses frissons d'excitation, Stiles s'appuya sur sa jeep et attendit Danny. Ce dernier arriva quelques minutes plus tard.

- Hey vieux, le héla Stiles.

- Hey, on prend une table ici ? Demanda-t-il.

Stiles hocha la tête.

- Ouais, à l'extérieur ce serait cool, un peu d'air frais et tout le tintouin.

- Tu veux boire quoi ? Je t'invite, c'est moi qui t'ai fait venir.

- Euh, quelque chose de froid, et au caramel de préférence.

Stiles fit un geste vers la table qu'il avait repéré, allant s'y asseoir alors que Danny rentrait dans le café.

Il joua avec son téléphone, vérifiant si Scott avait répondu à son message et se demanda s'il devait passer par la boutique avant de rentrer chez lui. Probablement, Scott serait bien capable de le faire mijoter, et Stiles n'était pas d'humeur à attendre après lui. Il n'allait pas lui faire des excuses non plus.

C'était comme s'il était jaloux ou dans ce genre-là. Fronçant les sourcils, Stiles réfléchit une seconde. Était-ce cela ? Est-ce qu'il était jaloux ? Pas de Derek, mais du temps que Stiles et lui passaient ensemble ? Les pensées de Stiles furent écourtées par Danny posant devant lui une concoction mousseuse recouverte de crème fouettée. Stiles sourit en pensant aux penchants de Derek quant aux jeux avec la nourriture, le revoyant manger la panna cotta sur sa queue quelques semaines plus tôt. Ça avait été chaud. Foutrement chaud.

- C'est un sourire intéressant, dit Danny en souriant lui-même.

Stiles le regarda en glissant un doigt dans la crème fouettée pour le porter à sa bouche.

- Food play, fut tout ce qu'il dit cependant.

Avec un sourire, Danny acquiesça.

- J'ai entendu de grandes choses à propos de ça pas d'expérience par contre.

Il prit une gorgée de son infâme boisson rose.

- Mec, ça ressemble à du Pepto-Bismol(3) ou quelque chose, un truc contre les vers, dit-il avec un gloussement alors que Danny le regardait avec ironie par-dessus sa cuillère avec laquelle il venait de ramasser un peu de sa crème fouettée.

- Stiles, tu sais que tu t'aides pas vraiment ? T'es juste...

Danny fit un geste de la main.

- Tu dis tout ce qui te passe par l'esprit.

Avec un signe de tête, Stiles creusa un peu plus la crème de son doigt.

- Ouais, je sais. Ils disent que c'est en partit à cause du TDAH et toute la merde, mais surtout, c'est que je m'en fous. J'ai pas besoin d'un foutu filtre, c'pas comme si je pouvais communiquer des putains de secrets d'états, ou quelque chose, lâcha-t-il, un peu sur la défensive.

- Je sais, désolé. C'est juste... Je suis envieux je pense, peut-être, expliqua Danny d'un air contemplatif. Quoi qu'il en soit, je voulais savoir si vous vouliez sortir danser de temps en temps les samedi soir, Derek et toi. Pas se saouler ou quoi que ce soit, juste... danser. Jackson m'a dit que vous vous étiez bien amusé au bal.

Fronçant les sourcils, Stiles cessa de siroter son verre et regarda Danny.

- Pourquoi maintenant ? Demanda-t-il brusquement.

Rougissant, Danny observa son verre et le vida.

- Eh bien, j'aime danser et d'habitude, je m'en fous d'y aller seul, mais ça commence à devenir ennuyeux. Et j'ai jamais eu aucune vibration pour toi, jamais. Je veux dire, ta phase " Est-ce que je suis attirant pour les mecs gays " était carrément stupide, voire merdique, et ça m'a jamais donné aucun indice et j'ai pourtant un bon gaydar.

Il but un peu de son horrible Pepto-Bismol, puis continua.

- C'est pour ça que je t'ai jamais demandé avant, même si t'es réellement un bon danseur et tout ça. J'avais l'habitude d'y aller avec Roy, mais il a été transféré.

Stiles hocha la tête. Roy avait terminé le lycée et lui et ses parents avaient déménagés. Il avait été le seul autre mec "hors du placard" du lycée.

- Et moi qui pensais que tu m'aimais pas juste à cause du fait que Jackson est ton meilleur ami - d'ailleurs si c'est un si bon ami, pourquoi il ne va pas danser avec toi ? Ne put s'empêcher de questionner Stiles.

Il ne comprenait vraiment pas pourquoi Danny traînait avec Jackson, Danny était agréable, excepté quand il s'accrochait à quelqu'un, et Jackson n'était définitivement pas une conquête.

- Pourquoi t'es aussi agressif quand tu trouves un mec ? Demanda Stiles à l'improviste.

- Si je réponds, vous viendrez danser avec moi ? Rebondit Danny après une pause.

Hochant la tête, Stiles attendit sa réponse.

- Tu sais que j'ai été malade quand j'étais petit, non ? Demanda-t-il.

Stiles hocha la tête de nouveau.

- Je me souviens que tu étais à l'hôpital quand ma mère y était, dit-il tranquillement.

Son humeur s'assombrit, ne voulant pas vraiment se rappeler.

- Je suis désolé, pour ta mère. Je crois que je te l'ai jamais dit, dit Danny soudainement.

- Peut-être que ça avait un rapport avec le fait que t'étais malade toi-même à ce moment, vieux, répondit Stiles sarcastiquement.

Puis il changea de sujet.

- Danser, ouais. Devrait être bien. Je verrais avec Der' et j'te recontacterais, d'accord ? Demanda-t-il.

Hochant la tête, Danny un peu plus de sa putain de boisson-vomi.

- Ça me parait bien. Pour un Samedi soir. On prendra un taxi.

Secouant la tête, Stiles répondit.

- Nah, Derek et moi, on ne boit pas, ou pas beaucoup. Un de nous deux sera le Sam des soirées si tu veux. Mais on se faufilera pas sans savoir où on ira. Mon père me tuerait, dit-il.

Danny rit.

- Deal.

Ils burent ensemble en silence.

- Quoi qu'il en soit, pour répondre à ta question, je suis possessif avec les mecs et je m'accroche facilement parce que j'étais malade, que je sais à quel point nos vies sont fragiles et je veux en faire le plus possible durant la mienne.

Stiles hocha seulement la tête en réponse. C'était la vérité, leur existence n'était rien d'autre que fragile.

- Est-ce que ça fait mal ? Lui demanda Danny soudainement.

- Qu'est-ce qui fait mal ?

- Duh, se faire circoncire.

Danny gifla sa main en demandant et riant doucement.

- Oh, non. Enfin si, la cicatrisation fait un peu mal, c'est sûr. Mais je le voulais. D'aussi loin que je me souvienne, fais des recherches et tout, je savais dans quoi je m'embarquais. Derek et Peter ont été carrément cool. Et papa, quand il bossait pas.

- Qui est Peter ? Lui demanda Danny.

- Oh, euh l'oncle de Derek.

Stiles sortit son téléphone et farfouilla pour trouver l'album photo. Puis il l'ouvrit et chercha à travers les photos pour en trouver une d'un Peter franc, souriant à l'extérieur de la maison Hale.

La mâchoire de Danny tomba.

- C'est l'oncle de Derek ? S'étonna-t-il. Ce mec à l'air d'avoir le même âge !

Stiles pouvait dire qu'il salivait. Il sourit.

- Calme-toi mon garçon, lui et mon père se voient. Et il a trente-cinq ou presque.

Il n'était pas tout à fait sûr de l'âge de Peter, mais trente-cinq lui paraissait être une bonne moyenne.

- Merde, t'as de la chance. Lui et ton père, t'es d'accord avec ça ? Demanda Danny.

- Ouais, c'est bien. Ça fait plaisir de le voir s'intéresser à quelqu'un d'autre de nouveau.

- Donc, ton père est bi ? Demanda Danny.

Stiles hocha la tête.

- Et Peter est ?

- Bi aussi. Répondit Stiles.

- Et tu es ? Demanda-t-il maintenant.

- Tout gay.

- Et Derek ?

- Tout aussi gay.

Secouant la tête en y réfléchissant, Danny termina son verre, Stiles n'en était qu'à la moitié du sien.

- Tu en veux un autre ? Demanda-t-il en se levant.

- Non c'est bon, toi vas-y.

Stiles le regarda disparaître à l'intérieur. Il était sûr que Danny voulait plus que ce qu'il avait demandé jusque-là, mais qu'il aborde le sujet aujourd'hui, c'était une autre histoire.

C'était agréable de parler à un mec en fait, un mec du lycée comme il le qualifiait dans sa tête, un qui n'allait pas prendre la fuite s'il mentionnait quelque chose de sexuel comme tout ceux avec qui il pouvait traîner le feraient.

Danny revint avec une version plus petite de cette chose rose qu'il venait de boire et Stiles grimaça.

- Mon taux de sucre sanguin augmente rien qu'en regardant cette merde.

Souriant, Danny le sirota bruyamment.

- C'est sympa.

Stiles frémit.

- Donc, qu'elle est la vraie raison pour laquelle tu voulais me parler aujourd'hui ? On a confirmé que j'étais gay, j'ai accepté que Derek et moi venions danser samedi soir, tu t'es excusé auprès de moi pour ma mère, alors à moins qu'on se mette à se tresser les poils de torse de l'autre - ce qu'aucun de nous n'a d'ailleurs - on a à peu près terminé. Sauf que - Il fit une pause en regardant ses ongles, puis Danny par-dessus sa main - tu as quelque chose de plus à me dire, ou à me demander.

Regardant Danny boire et manger sa mousse, Stiles sut qu'il y avait plus à dire.

Après plusieurs minutes, il le regarda.

- Je voulais m'excuser pour la manière dont je me suis comporté avec toi ces dernières années.

Reniflant, Stiles lui répondit.

- Pourquoi ? Parce que tu as soudainement réalisé que nous sommes "de la même famille" ? Ricana-t-il en mimant des guillemets avec ses doigts.

- Plus... Par rapport à la circoncision. Ça m'a fait réaliser combien on a pu te taquiner avec ça et, même si j'ai pas spécialement participé à ça, c'est pas le cas des autres, et j'ai rien dit à personne, même pas à Jackson de se calmer un peu, rien. Et j'aurais dû.

Cognant sa tête sur la table, Stiles grogna bruyamment.

- Mec, sérieusement ?!

Il leva les yeux. Danny était tout à fait sérieux.

- Tu te fous de ma gueule, souffla-t-il en se rasseyant.

Il fit un doigt à la femme qui avait froncer les sourcils à son langage à deux tables d'eux alors qu'il regardait Danny.

- Ça n'a rien à voir avec toi, foutrement rien à voir. Et oublie pas que tu étais malade comme un chien jusqu'à la première année de lycée, c'est pas comme si t'aurais pu me défendre alors que ça aurait fait qu'empirer les choses.

Prenant une profonde inspiration, Stiles continua.

- J'ai finalement prit sur moi parce que j'en pouvais plus. Mon père est du genre à tendre l'autre joue et toute la connerie. Eh bien, j'vais te dire putain, tendre l'autre putain de joue, ça revient à s'en prendre une bonne grosse, putain. Quoi ?! Cria-t-il soudainement à la femme alors qu'elle haletait. Vous êtes une putain d'adulte, je suis sûr que vous avez déjà entendu le mot merde, putain, fuck ! C'est un acronyme vous savez. Ça veut dire fornicating under carnal knowledge, forniquer pour la connaissance charnelle. Faut se renseigner putain !

Il se leva et partit, laissant Danny assit seul pendant plusieurs secondes.

L'attendant à côté de jeep, Stiles fulminait. Il prit son téléphone et appela Derek, priant qu'il lui réponde. Il le fit.

« Quoi de neuf ? »

Stiles entendait les conversations dans le fond.

- Dis-moi de me calmer putain, avant que je commette un meurtre.

« Calmes-toi bébé, pourquoi je passerais pas ce soir après le dîner, que tu puisses m'expliquer ce qui va pas, hm ? » Dit-il avant de lui proposer.

- S'te plait ouais... Soupira-t-il.

Stiles raccrocha et se retourna alors que Danny s'approchait.

Pris une profonde inspiration et la laissa sortir.

- Bien, table rase, ok ? C'est pas ta croix à porter. J'ai fait avec et je veux pas que quelqu'un… qu'une putain de tierce personne ne m'en débarrasse, pas toi, pas mon vieux, pas ma putain de mère morte, pas Scott ou sa mère, pas une seule putain de personne. Compris ?

Danny hocha la tête.

- Ouais, j'ai saisis. C'est pourquoi je refuse que mes parents m'envoient en chirurgie plastique pour me débarrasser de mes cicatrices. Elles font partie de moi, elles sont ce que je suis, alors ouais, j'ai compris, plus que quiconque peut-être.

Danny fit une pause et commença à tourner le dos avant de se retourner vers lui.

- Toi et Derek devriez venir à ma fête ce week-end. Samedi soir.

Stiles hocha la tête.

- Ça me va, je verrais avec Der'.

Frottant les mains sur son visage, Stiles regarda Danny.

- On devrait se faire un café plus souvent. Genre, tous les mardis après les cours, pour parler de l'école, les devoirs, de votre vie sexuelle.

Il roula des yeux quand la femme de plus tôt quitta elle aussi le café. Elle fronça les sourcils en le voyant, les dépassa, avant de s'arrêter et de se tourner vers eux.

- C'est vraiment un acronyme ?

Stiles hocha la tête.

- Je le jure devant le putain d'Dieu.

Elle les surprit en souriant.

- Je vais me renseigner.

Secouant la tête, Stiles la regarda partir. Puis il se retourna vers Danny.

- Les femmes.

Danny grogna un peu, puis se mit à rire, fort, si fort qu'il dut s'appuyer contre la jeep de Stiles.

- Oui, et dieu merci, je suis gay, répondit-il enfin en essuyant quelques larmes.

Ils se séparèrent après une dernière pique complice et Stiles fut heureux d'avoir éclaircit les choses.


(1) Sailor-mouth en VO, littéralement, « bouche de marin » ( sérieusement ? Ahahah ! ) mais en fait, c'est de l'argo pour désigner une personne qui jure comme un charretier, avec une grande gueule quoi xD

(2) En VO, c'est « Lubs ya, Hales ». Lub ( c'est d'ailleurs un savant mélange de like, luv et love ), on le dit quand love (ou luv) est un peu trop effrayant, et que le simple like ne suffit pas. Je trouvais qu'une vieille vanne toute pourrie pourrait être une bonne alternative.

(3) C'est un médoc en vente libre aux états-unis pour les problèmes gastriques, et franchement, la couleur... Allez regarder.


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Unanyme : Meuh ne t'en fais pas, voyons ^^ Ah c'est sur, à eux quatre, ils vont tout démonter xD

Héhéhé, j'espère que ce chapitre te conviendra ;) Merci à toi \O/ Je suis tellement ocntente que la traduction te convienne :D

BISOU !

Flo : Héhéhé ;)

JAMAIS! Enfin si, là tout de suite en fait, ils ne peuvent plus pendant un moment xD Mais ouais, la particularité de cette fanfiction, c'est PLEIN de sex x)

MOuahahahaha, je suis du genre à convertir les gens~ *envoie un autre seau d'eau*

Love Wolf : Eh oui, l'opération TANT ATTENDUE ! Mouahaha, j'espère que le post-opératoire te convient xD Moi ça me fait rire :D Moi aussi j'adore le Shérif/Peter :P

Melissa, dommage qu'on ne la voit pas plus que ça :/ Bisou bisou !


Je n'ai plus aucune logique dans le nombre de jour entre chaque chapitres xD Je suis tellement désolé ! Mais je pense avoir terminé de la poster d'ici fin septembre ^^

Je vous aime !

xoxo, 'Win