D'abord, je suis désolée d'avoir loupé l'update de dimanche dernier, mais j'ai eu quelques soucis de santé qui m'ont empêchés d'écrire... ça va beaucoup mieux, et pour me faire pardonner, je poste un chapitre beaucoup plus long que d'habitude !
BluBy me suggère de faire un bref résumé avant de poster, afin de faciliter la reprise de l'histoire... Mais on arrive vraiment à la fin, pour le coup. Je m'en souviendrai pour la prochaine fic ! Je vais quand même rappeler quelques faits, pour rendre plus facile la lecture de ce chapitre :
Regulus et Sirius se sont sauvés d'Azkaban en passant sur un autre plan d'existence. En faisant cela, Regulus a ramené malgré lui une "entité" dont il a cru réussir à se débarrasser. Malheureusement, cette chose s'est introduite dans Harry. C'est le fameux "évadé" dont fait mention James Potter. Cette entité se manifeste à quelques reprises au cours de l'histoire, essentiellement pour défendre les intérêts de Harry, mais elle n'est pas pour autant bénéfique... Elle est même carrément agressive à l'occasion. Lucius compte sur Regulus pour "exorciser" Harry, sans comprendre précisément à quoi il a affaire, pour permettre à Voldemort (ou plutôt au pseudo Voldemort, mélange de l'horcruxe et des souvenirs de Tom Jedusor) de s'emparer de l'énergie vitale de Harry pour renaître.
Bonne lecture !
Chapitre 35
Clements avait hésité un court moment. Que devait-il faire ? Courir prévenir Malefoy que Rogue s'était enfui ou se mettre aussitôt à la recherche du fugitif ? Il avait opté pour le second choix. Le temps qu'il rejoigne Malefoy, Rogue aurait peut-être déjà quitté le manoir. Le plus urgent était de sécuriser les issues pour l'empêcher de sortir.
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Severus haussa les épaules, alors que Rita tournait les talons avec raideur. Non, il ne se laisserait pas manipuler par cette femme ! Et puis, il ne s'agissait pas de tourner le dos à ses nouvelles convictions. Il détruirait chacun des horcruxes de ses mains, quitte à y laisser encore quelques doigts, si l'occasion se présentait. Mais il le ferait parce qu'il le déciderait, et pas parce qu'une journaliste bien pensante aurait décrété que c'était ce qu'il avait à faire, pour le bien commun.
Malefoy va sacrifier Harry…
Il s'en moquait, non ? Après tout, c'était lui, qui avait envoyé le Lord Noir sur la piste de l'enfant, sans se soucier de ce qui allait lui arriver. Ou plutôt, tout en étant parfaitement conscient qu'en faisant cela, il condamnait un bébé à mort.
Si seulement Lily n'entrait pas dans l'équation…
Severus jeta un nouveau coup d'œil vers le hall. Juste à temps pour entrapercevoir une silhouette argentée passer à tout allure et bondir vers les escaliers. Un patronus…
Il était grand temps de partir.
Partir, en laissant le fils de Lily connaître le sort qui aurait dû être le sien moins d'un an auparavant… ?
Lily te pardonne, Severus. Le souvenir le frappa de plein fouet. La voix de James, sortie d'outre-tombe pour lui offrir l'absolution. Comme si cela pouvait suffire à effacer sa culpabilité. Il ne pouvait pas y avoir de rédemption, pourtant. La mort de Lily hanterait Severus pour le restant de ses jours…
Elle est morte pour son fils… Le même enfant qui se trouvait maintenant aux mains de Lucius, celui qui allait être sacrifié à la cause. Harry n'était pas uniquement le fils de James Potter, le rival honni… Et puis… N'avait-il pas promis de le protéger ?
Au moment où Dumbledore lui avait fait promettre de protéger Harry, cela lui avait paru vide de sens. Il avait juré, certes. Pouvait-il faire autrement ? Lily était morte… Il aurait pu dire n'importe quoi pour soulager sa conscience, n'importe quoi pour tenter de panser la blessure qui lui déchirait le cœur.
J'ai fait une promesse…
C'était le moment de vérité, n'est-ce pas ? Lui restait-il suffisamment d'honneur pour respecter sa parole ?
Ce n'était pas une question d'honneur… Il le devait à Lily, tout simplement.
Après un dernier regard en direction de la porte du manoir, il tourna les talons.
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Isabelle ne pouvait absolument plus bouger. Impuissante, elle laissa le Mangemort la débarrasser de la cape, alors qu'elle gisait sur le sol, sous l'emprise du maléfice.
« Tiens tiens… dit celui-ci. Une demoiselle… Et que comptiez-vous faire, au juste, avec le gosse ? »
Isabelle se mordit les lèvres, plus furieuse contre elle qu'elle ne l'avait jamais été. Comment avait-elle pu se faire avoir ?! Elle était censée être invisible, non ?! Pourquoi ne s'était-elle pas assurée qu'elle était parfaitement dissimulée sous la cape ?
Les deux hommes qu'elle avait neutralisés quelques minutes plus tôt entrèrent dans la pièce à leur tour. « Ah, tu l'as eu ! remarqua l'un d'eux.
- Qui est cette femme ? D'où sort-elle ? »
Les deux gardiens haussèrent les épaules en signe d'ignorance.
« Conduisez-là à Malefoy, décida le Mangemort qui l'avait capturée, la cape toujours à la main. Moi, je me charge du môme. »
Elle se sentit soulevée de terre, sans qu'elle puisse rien y faire. Il ne lui restait plus qu'à espérer que Sirius parviendrait à se libérer…
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« Oh, finalement, vous n'êtes pas aussi affreux que ça ! » ironisa Rita, jubilant intérieurement de voir Rogue sursauter brusquement, alors qu'elle apparaissait derrière lui.
« Ne refaites jamais un coup comme ça ! grogna Rogue, abaissant lentement sa baguette. J'aurais pu vous tuer !
- Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ?
- Peu importe ! Je suis là, maintenant. Il faut libérer le gamin.
- Isabelle Fudge doit être dans les étages, à la recherche de Sirius…
- Et ? »
Un instant, Rita fut prise au dépourvu. Elle s'était entendue avec Isabelle pour libérer les deux prisonniers. Mais quant à ce qu'elles feraient ensuite… Elle avait pensé que Sirius prendrait le relais de leur petite expédition de sauvetage.
« Nous allons les rejoindre et…
- Hors de question, coupa Rogue.
- Mais…
- Si vous voulez vous faire attraper par Malefoy, alors oui, rejoignez Black ! Outre que cet idiot est incapable de maîtriser ses nerfs, je vous défie de passer inaperçus, tous les trois !
- Isabelle a la cape…
- Ah, c'est vrai ! Et vous, vous êtes capable de jaillir derrière n'importe qui par surprise. Oui, vous êtes très forte. Moi, je ne peux compter que sur ma discrétion. Il est donc hors de question que j'approche de Black ! »
Rita fronça les sourcils, embarrassée. Qu'était-elle censée faire, ou dire, maintenant ?
« Qu'est-ce que vous proposez, alors ?
- Je suppose que Sirius va se précipiter pour libérer son filleul, dit Rogue, songeur.
- A condition qu'Isabelle parvienne à le libérer…
- Certes… Est-ce que vous savez où ils ont enfermé Harry ?
- Non.
- Mais nous savons ce que Malefoy compte faire de lui…
- Le rituel ?
- Le rituel. Nous allons empêcher le rituel. »
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« Ce rituel… dit Regulus, désignant le cercle magique de la main. Vous comptez vous emparer de l'énergie vitale de Harry, c'est cela ? Vous voulez la faire passer dans le journal. Mais cela ne donnera pas plus de matérialité à ton maître, Lucius… »
Au regard que lui lança Malefoy, Regulus comprit que celui-ci était particulièrement nerveux. La présence de son maître aurait dû lui donner de la force, non ? Il était évident, maintenant, que Lucius n'aimait pas particulièrement ce qu'il était en train de faire.
« Ce ne sera qu'une formalité, une fois que le Maître sera assez fort… dit Malefoy. La suite du rituel…
- Pourquoi Harry ?
- Parce qu'apparemment, cet enfant est spécial, coupa le Lord Noir. Comment expliquer autrement qu'il soit parvenu à me défaire, moi, Voldemort ?!
- Et vous pensez vous attribuer sa force en drainant son énergie vitale, c'est cela ? Vous ne savez même pas ce qui est entré en jeu, lorsque vous êtes mort à sa place ! »
Regulus s'efforçait d'afficher une parfaite maîtrise de lui-même et une certaine sérénité, mais son esprit bouillonnait. Comment Malefoy espérait-il le contraindre à lui obéir ? Parviendrait-il à protéger Harry ? Qu'allait-il réellement se jouer, dans cette pièce ?
Regulus n'était même pas sûr que l'enfant soit vraiment en danger. Il ignorait la nature réelle de l'entité qui le possédait. Peut-être la chose qui se faisait passer pour Voldemort n'était même pas assez puissante pour causer du tort à l'enfant…
Regulus laissa glisser un regard vers le pseudo Lord Noir. Il avait l'apparence d'un jeune homme – celui qu'il était vraisemblablement à l'époque où il avait consigné ses souvenirs dans le journal. Mais c'était illusoire. Ce n'était pas un jeune homme, ni même un homme du tout. Juste une aberration : mélange improbable de souvenirs et d'énergie vitale, pris dans un flux magique particulièrement dense. Mais Regulus voyait nettement le cœur de cette chose, un nœud de noirceur qui était l'essence de la créature… l'âme de Voldemort. Son morceau d'âme. Quelque chose qui n'aurait pas dû être.
Libère cette âme… Elle n'appartient plus au monde…
Regulus esquissa un sourire. Cette voix le guidait depuis tellement longtemps, maintenant, qu'il avait l'impression qu'elle faisait partie de lui. Mais ce n'était pas le cas. Sirius ne l'avait jamais cru, lorsqu'il lui disait qu'il voyait la vieille tante Belvina, il avait tort. Elle avait toujours été là, aux moments cruciaux de sa vie. Et elle était présente dans la pièce en ce moment même. Et Regulus se sentit rasséréné. Il n'était pas seul, à devoir affronter Lucius et l'horreur qui lui servait de maître.
« Tu te penses tellement fort… dit Malefoy, surprenant son sourire. Tu crois qu'il suffit de nous dire non pour nous tenir en échec… Mais tu te trompes. Tu feras ce qu'il faudra, tu n'auras pas le choix ! Quand la chose qui possède l'enfant se réveillera, tu la combattras. Parce qu'elle n'est pas ton amie, parce qu'elle est dangereuse. »
Lucius avait raison. Quelle qu'elle soit, l'entité qui se servait de Harry n'était pas bénéfique. Il l'avait senti, alors qu'elle s'était réfugiée au fond de lui-même. C'était une créature avide et violente, potentiellement puissante, et bien plus dangereuse que ne pouvait l'être Voldemort.
Comment allait-elle réagir, lorsqu'elle comprendrait qu'on tentait de lui retirer Harry ? Elle avait besoin d'énergie vitale pour exister sur ce plan. Si on tranchait le lien qui la liait à l'enfant…
« Tu ne sais pas à quoi tu as affaire, Lucius… murmura-t-il, effrayé par la perspective qui se présenta alors à lui. Ce n'est pas un simple esprit, ce n'est pas un fantôme… Ça n'a même jamais été humain ! Ça ne se laissera pas faire si facilement !
- C'est toi qui l'a ramené, Regulus ! Rogue m'a dit que c'était toi qui était responsable de cela !
- Cette chose vivait dans un autre plan, elle a profité d'une ouverture que j'avais créée pour s'échapper… Et elle ne veut pas y retourner, crois-moi !
- Mais il doit être en ton pouvoir de la renvoyer là-bas ! décréta Lucius, comme un enfant borné.
- Je pensais l'avoir fait ! répliqua Regulus. Très sincèrement, je pensais m'en être débarrassé ! Il semble qu'elle ait trouvé refuge en Harry… »
Il ne s'expliquait pas vraiment comment cela avait pu se produire. Il avait fait ce qu'il fallait, pourtant, non ? Il s'était mis sur un autre plan de conscience pour rouvrir la porte, et il avait mobilisé toute son énergie magique pour expulser l'entité tapie au fond de son âme. Il avait senti la rupture, une douleur sourde accompagnée d'un profond sentiment de perte… L'entité ne l'avait jamais dominé, mais elle s'était mêlée intimement à son essence même, ils s'étaient en quelque sorte connectés l'un à l'autre.
Dans quelle mesure s'était-elle liée à Harry, maintenant ? Harry n'était pas armé comme il pouvait l'être pour conserver son intégrité face à cette chose qui le parasitait. Jusqu'à quel point s'étaient-ils mêlés l'un à l'autre ?
« Rien ni personne ne se mettra entre Harry Potter et moi ! décréta « Voldemort ». Il est à moi ! »
Regulus serra les poings. Il avait senti quelque chose changer dans la pièce. Le pseudo Voldemort semblait se ramasser sur lui-même, comme s'il comprimait sa propre énergie pour la concentrer… Et de fait, son apparence physique vacillait, maintenant. Il avait la transparence d'un fantôme. Mais Regulus percevait toujours son cœur vibrant de noirceur, pompant avidement le flux vital volé à Drago.
Très bien… La bataille qui s'annonçait n'aurait rien de commun avec ce qu'il avait pu connaître jusqu'à présent. Lorsque l'entité qui possédait Harry se trouverait en contact avec cette formidable aberration magique qui résultait de l'horcruxe…
Il ferait son possible. Mais ce ne serait peut-être pas suffisant.
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« Et maintenant, Barty ? demanda Bellatrix Lestrange d'une voix cassante.
- Maintenant, nous quittons Azkaban ! » déclara Croupton, la toisant avec hauteur.
Il ne tenait pas particulièrement à sortir Bellatrix de sa cellule, mais il avait cédé à l'insistance de Rodolphus. Barty était conscient que le Maître avait besoin de ses fidèles Mangemorts pour retrouver toute sa puissance, mais il aurait préféré faire l'impasse sur elle. Parce qu'elle pouvait fort bien lui ravir la place de bras droit qu'il convoitait tant.
Les dix mois qu'elle avait passés dans sa cellule n'avaient pas eu d'effets aussi dévastateurs, sur elle, que sur les autres. Elle avait perdu beaucoup de poids, elle était d'une pâleur cadavérique, mais elle n'était pas désorientée comme les autres. Cela seul la rendrait certainement intéressante, aux yeux du Maître : elle avait enduré les Détraqueurs avec une force incroyable. Elle était si dure, si… puissante… ! Lui, Barty, n'avait pas aussi bien résisté, il était plus faible. Il avait failli mourir, entre ces murs.
Cela aurait-il de l'importance, aux yeux du Maître ? Barty espérait que seuls les actes compteraient. Et c'était lui, qui avait réussi le tour de force de s'enfuir d'Azkaban, et de libérer les Mangemorts, pas Bellatrix, n'est-ce pas ?!
« Quitter Azkaban, répéta Bellatrix, lâchant le bras de son époux. Voilà une bonne idée. Par quel chemin ?
- Le bureau du directeur. Suivez-moi ! »
La petite troupe qu'il conduisait se mit péniblement en marche derrière lui, quittant le quartier de Haute Détention. Il y eut un moment de flottement, alors que les prisonniers émergeaient à l'air libre, pour la première fois depuis des mois. Il faisait nuit, et la brume générée par les Détraqueurs oblitérait le ciel, mais une légère brise venait de la mer, soufflant sur les visages émaciés et blêmes. Il y eut quelques rires, quelques larmes… Croupton les comprenait, il avait ressenti avant eux ce soulagement immense.
« Le bureau du Directeur, reprit Bellatrix, trop posément au goût de Barty. Ne mène-t-il pas directement dans le bureau du chef des Aurors ?
- Le chef des Aurors, c'est moi, Bellatrix, répartit-il avec une moue suffisante. De plus, le Ministère est fermé, à cette heure, nous serons seuls. »
Bellatrix garda le silence. D'un pas lent, les Mangemorts se dirigèrent vers le bâtiment des gardiens.
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Les gardiens de Sirius s'étaient regroupés près de la porte, en plein conciliabule. Apparemment, quelque chose n'allait pas. Ils semblaient troublés par quelque chose. Quelque chose que leur avait appris le patronus que Sirius avait entraperçu lorsque l'un des hommes avait ouvert la porte de la pièce où il était enfermé.
Sirius s'efforça de penser que c'était bon signe. Tout ce qui mettait les Mangemorts en émoi ne pouvait qu'être bénéfique pour lui, n'est-ce pas ? Peut-être Isabelle Fudge était-elle parvenue à libérer Harry ? Cela expliquerait l'agitation des Mangemorts… Mais si c'était le cas, cela voulait également dire que la jeune femme et l'enfant étaient en danger.
Il était temps qu'il se libère. Harry avait besoin de lui.
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Regulus jeta à peine un coup d'œil vers la porte, lorsque celle-ci s'ouvrit. Mais ce qu'il entraperçut lui porta un véritable coup au cœur.
Isabelle…
« Tiens, tiens ! fit Lucius, se plantant devant la jeune femme. En voilà, une bonne surprise ! Vous arrivez à point nommé, ma chère ! »
La jeune femme croisa le regard de Regulus, stupéfaite et visiblement mortifiée de le voir là. Regulus se força à respirer doucement, pour endiguer la colère mêlée de panique qui montait en lui.
Lucius prit sa baguette et leva le sort qui entravait la jeune femme. Celle-ci se redressa, cherchant à reprendre une certaine contenance.
« Qui est-ce ? demanda le Lord noir.
- Un atout de taille qui vient d'entrer dans notre jeu ! répondit Lucius, forçant Isabelle à relever le menton de la pointe de sa baguette. Cette jeune femme va obliger Regulus à faire très exactement tout ce qu'on attend de lui ! »
Un troisième Mangemort arriva alors, portant Harry inconscient dans les bras. Regulus sentit un frémissement en provenance du « Maître », alors qu'il se tournait vers les nouveaux venus avec intérêt.
« Ainsi c'est lui, Harry Potter… » dit-il.
Le Mangemort déposa l'enfant sur le sol de la pièce et recula prudemment, après avoir jeté un coup d'œil à la forme incertaine du Lord Noir. Lucius sortit le journal d'une poche de sa robe. Un bref, très bref instant, il sembla à Regulus qu'il hésitait.
« Commençons ! s'exclama le Maître. Ton fils est pratiquement à bout de force, Lucius. Si tu veux qu'il survive, il est plus que temps ! »
Lucius hocha la tête, très pâle. Il posa le journal ouvert à côté de Harry et se dirigea vers la table pour prendre un couteau à la lame effilée. Il s'agenouilla sur le sol et leva la tête vers Regulus.
« Nous allons commencer le rituel, dit-il. N'oublie pas, Regulus, tu es là pour faire en sorte que la chose qui partage le corps de Harry ne l'empêche pas de s'effectuer ! Si tu échoues… Mes hommes tueront ton amie. »
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Bellatrix n'avait absolument aucune confiance en Barty. Sans doute celui-ci avait été assez malin pour réussir à s'extraire de sa cellule. Mais elle avait beaucoup de mal à le voir en chef des Aurors. D'abord, il avait été reconnu coupable, non ?
« Millicent Bagnold a fait de toi son chef des Aurors, dit-elle. Surprenant.
- Elle n'est plus Ministre de la Magie. Lucius a manœuvré pour la destituer. C'est Cornelius Fudge, le nouveau Ministre.
- Ce qui explique ton poste ?
- Pas tout à fait. Officiellement, c'est mon père. »
Bellatrix était parfaitement consciente que Barty ne répondait à ses questions qu'à contrecoeur. Elle l'avait toujours trouvé d'une intelligence très moyenne, compensant son manque de subtilité par un dévouement aveugle au Maître. Bellatrix, elle, se targuait de posséder des facultés bien supérieures…
« Dans quelques minutes, nous aurons quitté Azkaban pour de bon », lui glissa Rodolphus avec un soulagement perceptible.
Elle aurait aimé partager sa conviction. Mais elle avait un très désagréable pressentiment.
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Severus se plaqua au mur et fit signe à Rita de l'imiter. Il y avait un homme posté devant une porte, à l'autre bout du couloir. Heureusement pour eux, il semblait absorbé par ce qui se passait dans la pièce. C'était tout juste s'il ne collait pas son œil à la serrure !
Severus inspira profondément et pointa sa baguette sur lui. Il ne devait pas manquer son coup…
Rita laissa échapper un soupir de soulagement, derrière lui, lorsque l'homme s'affaissa comme une masse.
« Et maintenant ? demanda-t-elle.
- Lucius est derrière cette porte, dit Severus.
- Avec Harry ?
- Je ne sais pas.
- Je pensais que vous cherchiez à éviter les ennuis ! remarqua Rita. Au lieu de ça, vous vous précipitez droit dans les bras de Malefoy !
- Il nous faut le journal. Si nous détruisons le journal, Lucius ne fera rien à Harry.
- Et ce n'était pas plus sûr de trouver simplement Harry ?
- Je suppose que Sirius s'en occupe déjà…
- Non. Ce que vous voulez, ce n'est pas sauver l'enfant, c'est détruire l'horcruxe. »
Elle était particulièrement exaspérante, lorsqu'elle faisait cela… Elle posait sur lui un regard aigu qui en disait long sur ce qu'elle pensait de lui. Et cela énervait d'autant plus Severus qu'elle n'avait pas totalement tort. Il voulait le journal. Il voulait l'avoir entre les mains, le comparer avec le médaillon. Il y avait tant à apprendre, sur les horcruxes ! Et évidemment, cela permettrait de sauver le fils de Lily…
« Qu'est-ce que cela peut faire ?! répliqua-t-il vertement. L'important, c'est de détruire cette chose qui prétend être le Lord Noir avant qu'elle fasse du mal à Harry, non ? »
Rita ne releva pas. Elle se contenta de le regarder d'un air entendu. Severus pouvait presque entendre le grattement d'une plume sur un parchemin, alors qu'il l'imaginait en train de rédiger mentalement l'un de ses fameux articles…
« Allons-y », dit-il.
Il longea le couloir jusqu'à la porte et s'agenouilla près de l'homme pour s'assurer qu'il était bien hors d'état de nuire. Rita lançait déjà des sorts pour voir ce qui se passait dans la pièce. Elle étouffa un cri de sa main. « Il est là… dit-elle. Vous-savez-qui… Et… Et Harry aussi… Et Regulus ! Oh, mon Dieu, ils ont aussi Isabelle ! »
Severus se leva précipitamment et jeta un coup d'œil à la pièce, au travers de l'espace rendu aussi transparent que du cristal que le sort de Rita avait ouvert dans la porte.
Oui, Regulus était là, à deux pas de Lucius. Severus se mordit les lèvres. Comment cet imbécile avait-il pu se laisser capturer ?! Oh, il le devinait sans peine… A cause de Sirius ! Toujours à cause de Sirius !
« Je ne vois pas Sirius, dit Rita.
- Il est peut-être mort », lâcha Severus. Une pensée réconfortante… Au moins, cet idiot ne viendrait pas encore tout faire foirer, si tel était le cas !
« Ils ont commencé le rituel, non ? » murmura Rita d'une voix où vibrait une indéniable excitation.
Severus ne répondit pas, les yeux rivés sur le journal.
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Barty fit passer les Mangemorts les uns après les autres dans la cheminée. Rodolphus s'était porté volontaire pour faire le chemin le premier et s'assurer que le bureau du chef des Aurors était bien vide. Barty lui avait confié l'une des baguettes qu'il avait emportées avec lui, piochées dans le stock des baguettes confisquées qui étaient soigneusement entreposées dans l'une des pièces du Ministère. Le simple fait de tenir une baguette avait ragaillardi Rodolphus et il était entré dans la cheminée d'un air déterminé qui avait un peu soulagé Barty.
Le Maître aurait rapidement besoin de ses Mangemorts. Plus la convalescence de Rodolphus et des autres serait rapide, mieux cela serait.
« Et puis ? demanda Bellatrix, plantée devant la cheminée. Une fois dans le Ministère ?
- De quoi as-tu peur, Bellatrix ?! » lui demanda-t-il, exaspéré.
Elle le dévisagea de ses yeux gris. Barty ne pouvait pas s'empêcher de la trouver fascinante. C'était une femme redoutable, bien plus puissante et dangereuse que son mari. La compagne idéale pour le Lord Noir, songea-t-il malgré lui. Il eut un frisson désagréable.
« Entre dans la cheminée ! » dit-il.
Elle obéit, non sans l'avoir toisé d'un air hautain. Elle était la dernière. Il la suivit.
Rodolphus l'accueillit avec un sourire. « Tout est calme, lui dit-il. Mais je suppose qu'il y a des Aurors dans le coin ?
- Ils ont un bureau de permanence, mais pas ici. Nous ne restons pas, de toute façon. La cheminée est sécurisée, lorsqu'elle est reliée à Azkaban, il me faut quelques minutes pour la modifier. Et ensuite, nous partons.
- Absolument pas, Barty ! » coupa une voix sonore.
La porte du bureau s'ouvrit à toute volée, il y eut des cris, des sorts qui grésillèrent dans la pièce…
Barty tomba à la renverse, stupéfixé.
C'est trop injuste… pensa-t-il avec amertume.
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Du sang commençait à perler sur le bras de Harry, à l'endroit où Lucius avait fait courir la lame du couteau. Regulus serra les dents, sur le qui-vive. Il ne savait absolument pas à quoi s'attendre, que pouvait-il faire ?!
Les deux Mangemorts restaient collés à Isabelle, leurs baguettes prêtes. Regulus était sûr qu'ils la tueraient sans hésiter, si Lucius percevait le moindre danger venant de lui.
Mais il se trompe, songea Regulus. Le vrai danger viendra de Harry…
Ce danger qu'il était censé prévenir…
Lucius fit couler quelques gouttes de sang sur le journal.
Il y eut comme un grésillement et Regulus fut certain de voir Voldemort vibrer, comme si une pulsation sourde le parcourait soudain.
« Qu'est-ce que vous faites ?! s'exclama Isabelle d'une voix pleine d'angoisse.
- La connexion s'établit… murmura Lucius en se redressant. Le Maître va s'alimenter à la source vitale de Harry… »
Regulus avait la bouche sèche, les mains tremblantes… Il était persuadé que cela n'allait pas tarder à se produire…
« Lucius… tenta-t-il. Lucius, tu devrais arrêter ça, tu ne sais pas…
- Libérez mon fils ! fit Lucius d'un ton suppliant, tourné vers le Lord Noir. Vous avez la vie de Harry, libérez Drago ! »
Voldemort se tourna vers lui et lui adressa un sourire cruel, qui fit courir un frisson le long du dos de Regulus.
« Je ne peux pas rompre le contact, dit le Maître. Ton fils est lié à moi !
- Vous aviez promis ! protesta Lucius, les mains crispées sur le couteau.
- Il ne tient pas ses promesses ! s'exclama Regulus. Jamais ! Tu ne comprends pas, Lucius ?! Il se moque de toi !
- Alors… Alors je tuerai Harry ! s'exclama Lucius, brandissant le couteau au-dessus de l'enfant.
- Non ! » hurla Isabelle.
Regulus se précipita en avant pour contrer le coup. Mais Lucius fut soudainement projeté en arrière. Lentement, Harry se redressa.
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Mais pourquoi j'ai accepté ?! se morigénait Rita, alors qu'elle traversait la pièce de toute la vitesse de ses six pattes.
Voilà ce qui arrivait, quand on asticotait un homme tel que Rogue, il en venait à exiger le meilleur de vous, et vous cédiez, uniquement pour vous lui démontrer que vous valiez mieux que lui !
Prendre le journal, il en a de bonnes, lui !
Evidemment, elle seule avait la possibilité d'approcher suffisamment sans se faire voir pour s'en emparer. Mais ensuite ? Quand elle serait arrivée à son but, elle devrait bien reprendre forme humaine, là, juste devant Malefoy, et cette chose qui allait devenir Celui-dont-on-doit-taire-le-nom ! Allait-elle y arriver ? Reprendre forme humaine, s'emparer du journal, se retransformer et se sauver en repassant sous la porte ?!
« Si ça tourne mal, j'interviendrai », avait promis Rogue.
Oui, bah il a intérêt à tenir sa promesse ! se dit Rita.
Elle fit un écart assez grand pour ne pas passer trop près du Lord Noir. Elle n'y tenait vraiment pas.
Mais les choses dégénéraient. Lucius se rebellait-il contre son Maître ? Rita frémit, en le voyant prêt à poignarder Harry.
Elle était à quelques pas de scarabée du journal, lorsqu'elle sentit l'air vibrer de cette décharge magique qu'elle avait déjà perçue plus tôt, alors que Lucius s'en était pris à Harry.
Oh oh ! Ça va chauffer !
Lucius fut violemment projeté en arrière, tandis que l'enfant se redressait.
Alors, Rita se précipita de toute la force de ses pattes vers le journal.
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Regulus écarquilla les yeux, tandis que la chose se déployait de Harry. Il la voyait, sombre et puissante, grande et malsaine, alors qu'elle se tendait vers Lucius.
« Imbécile… murmura-t-il, la gorge nouée par l'angoisse. Tu ne sais pas ce que tu as fait ! »
Il y eut comme un sifflement suraigu. Regulus fit volte-face, juste à temps pour voir le pseudo Voldemort se déformer affreusement. Il n'y avait absolument plus rien de plaisant à regarder, dans l'image du jeune homme, il était maintenant l'image même de la fureur.
L'entité qui possédait Harry se détourna brusquement de Lucius. Regulus la vit converger vers le Lord Noir, tendant une incroyable énergie magique vers lui.
« Regulus ! » appela Isabelle d'une voix tremblante.
Mais Regulus ne pouvait pas détourner son regard des deux choses qui se faisaient face. Elles se jaugeaient, avides, terribles. Et Regulus frémit, à l'idée de ce qui pouvait se produire, si ces choses se combinaient ensemble, si l'âme de Voldemort s'emparait de la puissance de l'Evadé… Ou si l'Evadé se fondait dans les désirs de toute puissance du Lord Noir…
Il devait empêcher cela, coûte que coûte. Il ne s'agissait plus simplement de sauver Harry, il ne songeait même plus à Isabelle. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il devait agir.
Il se força à se détourner du spectacle qu'il avait sous les yeux. Il se ferma au monde, concentrant toute sa magie à l'intérieur de lui-même. Il tomba sur le sol. Mais il ne le perçut même pas, déjà coupé de son propre corps.
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Lucius avait rampé pour s'écarter de Harry. Il tenait toujours entre les mains le couteau qui avait servi au rituel, et il le lâcha précipitamment, comme si le simple fait de le tenir pouvait attirer la colère de la chose sur lui.
Qu'avait-il fait ?! Il avait joué avec le feu, malgré les avertissements de Regulus, et maintenant…
Ses hommes s'étaient réfugiés contre les murs, laissant Isabelle Fudge seule et désemparée au milieu de la pièce. Mais la jeune femme n'avait d'yeux que pour le corps inerte de Regulus, affalé sur le sol. Que s'était-il passé ?! Regulus avait-il été victime de la chose dans Harry ?! Et lui qui comptait justement sur le jeune Black pour la dominer !
Il devait sortir de là au plus vite ! Le Maître lui-même lui apparaissait maintenant comme effroyablement menaçant. Regulus avait raison, cette chose-là n'était pas vivante, ce n'était pas le Lord Noir, juste une affreuse perversion… qui tuait son fils…
Il aurait dû écouter Severus et détruire le journal !
Le journal…
Il fallait détruire le journal…
Mais comment ?! Il ne connaissait absolument rien aux horcruxes !
Il se mit à genoux et jeta un regard prudent à Harry. L'enfant était assis bien droit, absolument immobile. Lucius ne voyait rien d'anormal, mais il sentait que la menace était bien réelle ! Il sentait ses cheveux se dresser sur sa nuque, comme si Harry était au centre d'un maelström de magie pure.
Le journal était juste à côté. Inaccessible.
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Regulus se sentait léger, et presque grisé, comme à chaque fois qu'il quittait son enveloppe corporelle. Il s'éleva vers le plafond, sensible au déchaînement d'énergie de la pièce. Pour le moment, les deux adversaires se jaugeaient encore. Regulus voyait la pulsation du pseudo cœur de Voldemort s'accélérer, tandis qu'il continuait de puiser directement dans la force vitale de Harry, que Regulus voyait sous la forme d'une corde d'un blanc lumineux qui passait de l'enfant au journal, et du journal à Voldemort. Un mince fil, beaucoup plus ténu, sortait également du journal et se perdait hors de la pièce. Vraisemblablement le lien qui unissait le Lord Noir à Drago.
Autour de Harry, une ombre se mouvait, comme un nuage électrique prêt à se décharger brusquement.
A côté de ces deux entités, les autres occupants de la pièce semblaient bien dérisoires, même si Regulus se sentit étrangement ému en contemplant la forme d'Isabelle, si vibrante d'énergie positive, alors que de Lucius il ne percevait que terreur et désespoir.
Regulus reporta toute son attention sur Harry, s'efforçant de voir à travers l'Entité. Pourquoi cette chose tenait-elle tant à Harry ? Elle était menacée par le lien que Lucius avait créé entre l'enfant et Voldemort, alors pourquoi ne pas simplement changer d'hôte ? Regulus sentait qu'elle en avait le pouvoir… Elle n'était plus aussi fragile que lorsqu'il l'avait refoulée de lui-même, elle avait pris de la force, en puisant dans l'énergie vitale de l'enfant.
Il plongea son regard en Harry, tendant toutes ses perceptions magiques vers lui. Et il comprit.
Harry n'était pas que Harry. Il était aussi quelque chose d'autre. Quelque chose que Voldemort percevait très clairement, lui aussi.
D'un seul coup, les deux entités se précipitèrent l'une vers l'autre.
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Rita était finalement arrivée jusqu'au journal. Comment, elle n'aurait su le dire. Elle était absolument paniquée, littéralement oppressée par la magie qui l'environnait. Mais elle devait le faire. Il fallait que tout s'arrête !
Elle reprit forme humaine.
Quelqu'un poussa un cri – Lucius ? Isabelle ? Peut-être les deux. Mais elle s'emparait déjà du journal, le refermant d'un claquement sec.
Aussitôt, les yeux de Harry et du Lord Noir convergèrent vers elle. Elle sentit ses cheveux se dresser sur sa tête, ses bras se couvrir de chair de poule.
« Rita ! »
La voix la fit sursauter. C'était celle de Severus Rogue. Celui-ci s'était finalement décidé à intervenir. Il se tenait près de la porte, baguette brandie.
« Le journal ! »
Rita retint son souffle et le lança vers lui. Le journal traversa la pièce pour atterrir droit dans ses bras. Voldemort poussa un cri de rage effroyable, mais Severus lançait déjà un sort d'attraction sur le sac de Regulus que Lucius avait laissé de côté.
Rita avait fait ce qu'elle avait à faire. Elle se métamorphosa aussitôt et s'éloigna aussi vite qu'elle le put.
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Ce ne sera pas suffisant… réalisa Regulus, alors que Severus sortait la corne du sac. Il peut rompre le lien, mais ce qu'il faudrait, c'est détruire Harry !
C'était l'atroce vérité que Regulus avait perçue, en regardant au cœur de l'enfant. Ce qui le rendait si spécial aux yeux de l'évadé, ce n'était ni sa force magique, ni sa vulnérabilité, mais la chose qui était tapie au fond de lui… Un autre morceau de l'âme de Voldemort.
Severus avait posé le journal sur le sol. Regulus le vit l'ouvrir d'un geste vif et planter aussi profondément qu'il put la corne au milieu des pages.
Aussitôt, Voldemort poussa un hurlement. Regulus vit la corde d'énergie se rompre brutalement, privant non seulement Voldemort de l'énergie vitale de Harry, mais aussi de celle de Drago. Le morceau d'âme était maintenant libéré de l'horcruxe, mais également condamné à disparaître… à moins qu'il ne soit assimilé par quelque chose d'autre.
Alors que la forme de Voldemort diminuait ostensiblement, l'entité qui possédait Harry, elle, se déployait, dangereusement prédatrice. Dans quelques instants, elle assimilerait la puissance issue de l'horcruxe, se combinant avec elle, et délivrant du même coup le morceau d'âme prisonnier de Harry…
Et Regulus ne savait absolument pas comment réagir…
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Severus se redressa, la corne à la main. Le journal, devant lui, se couvrait d'une encre noire et épaisse. Il était sûr de l'avoir détruit, et pourtant… Pourtant, rien n'était réglé.
Severus sentait, sans la voir, la menace qui émanait de Harry. La chose qui prétendait être le Lord Noir commençait à se ratatiner curieusement… Mais elle aurait dû disparaître, maintenant que l'horcruxe était détruit. A moins que quelque chose la retienne encore ?
Severus s'efforçait de réfléchir le plus posément possible.
Voldemort voulait Harry… Harry qui était en plus doté d'une puissance particulière, à cause de cet « Evadé » dont parlait James Potter… Voldemort avait besoin de Harry pour renaître… C'était ce qu'il voulait… L'évadé voulait aussi Harry, il lui servait d'ancrage dans le monde…
Harry. Tout tournait autour de Harry…
Mon dieu, pardonne-moi, Lily !
Il leva sa baguette et la braqua droit vers l'enfant.
« Avada Kedavra ! »
