Bonjour tout le monde ! J'espère que vous allez bien, moi ça mieux, d'ailleurs je reprend le boulot demain. Croisons les doigts pour que ça dure. Bien un nouveau chapitre qui j'espère vous enchantera. Le rapprochement Bella/Jasper à l'air de vous plaire.

Guest: il y aura encore de l'évolution dans ce chapitre, tu verras. Bisous !

Alexise-me: la maladie aura eu du bon pour eux, ça leur a permit de passer plus de temps ensemble. Carlisle est un ange ! Bisous !

A dimanche prochain, bonne lecture !


Le lendemain matin, elle se réveilla avant lui et constata qu'il était encore fiévreux. Se levant, elle prépara le petit déjeuner et se demanda ce qu'elle devait faire. Jasper n'était clairement pas en état d'aller travailler, mais elle savait qu'il aurait dû y être une heure plus tard. Après tout, le patron aussi avait le droit d'être malade. Prenant son téléphone, la brune appela son associé en sachant déjà qu'il allait la charrier.

- Bella, toi, le matin, de si bonne heure, que se passe-t-il ? s'amusa Peter en répondant.

- Il se passe que ton meilleur pote est grippé et qu'il ne tient pas debout, j'ai été obligé d'appeler son père à la rescousse hier, sinon il serait encore entrain de mourir dans son lit.

La brune l'entendit pouffer et se prépara au pire. Elle se massait déjà les tempes en prévision.

- Oh comme c'est mignon, vous vous êtes réconciliés ? se moqua-t-il avec espièglerie.

- Je ne savais pas que nous étions fâchés, merci de me l'apprendre, attaqua-t-elle pour seul moyen de défense.

- Juste un petit accrochage n'est-ce pas ? Rien de bien dramatique. Il est donc malade, pauvre garçon. Voilà pourquoi tu étais chez lui hier et que tu es encore chez lui aujourd'hui...

- Peter, stop ! Il est vraiment malade, contra Bella voyant qu'il ne le croyait absolument pas. Je suis arrivée hier matin parce qu'on devait jouer ensemble toute la journée et je l'ai trouvé avec de la fièvre et sa couette sur le dos. Viens constater par toi même si tu ne me crois pas.

Un silence lui répondit, le brun commençait à comprendre qu'elle ne mentait pas. Ce qui ne le réjouissait pas des masses, il aurait préféré que Jasper se fasse porter pâle parce qu'il batifolait avec Bella.

- Il en a pour combien de jours ? demanda son ami après coup.

- Plusieurs selon son père, fin de semaine il devrait être remis.

- Et donc tu t'es portée volontaire pour prendre soin de sa petite personne, ajouta Peter en retrouvant son ton moqueur.

- Bon écoute moi attentivement. Je sais que Jasper n'a pas su tenir sa langue et que tu es au courant pour les fiançailles, mais s'il-te-plaît j'aimerai bien que tu gardes ça pour toi. Et que tu arrêtes de tourner autour du pot. Tu veux dire quelque chose, vas-y mais arrête de sous entendre.

- Je me tairais. Ne t'en fais pas pour le travail, je vais m'arranger avec Charlotte. Ah et Bella ?

- Oui ?

- Vous iriez bien ensemble, lança-t-il avant de lui souhaiter une bonne journée et de raccrocher.

S'étaient-ils tous donné le mot pour lui raccrocher au nez ? Et puis c'était quoi ce « vous iriez bien ensemble ». Même si elle aimerait bien, avec Jasper il n'y avait pas d'ensemble. Il n'y avait que lui et une partenaire journalière, or Bella ne voulait pas être celle là. Il fallait qu'elle fasse taire cet espoir avant qu'il devienne impossible de le retenir. Elle avait déjà bien eu assez à faire avec Edward. D'un sens rien n'était comparable entre les deux. Edward avait tout fait dans les règles sauf sa rupture. Jasper était beaucoup trop imprévisible pour ça. Bien souvent, Bella avait tendance à oublier qu'ils étaient frères. Se frottant la nuque, elle soupira. Le fait de dormir ici dans ses bras, n'allait certainement pas l'aider à mettre de l'ordre dans ses idées. Il était peut-être temps pour elle de prendre de la distance...

- On t'a déjà dit que tu étais adorable quand tu dormais, lança Jasper avec son sourire en coin en la rejoignant.

Elle sourit à son compliment et sut aussitôt que ce n'était pas maintenant qu'elle prendrait le large. Ils déjeunèrent ensemble et malgré son mal de tête, Jasper agrémenta la conversation de commentaire sarcastique. Bella lui avoua qu'elle avait prévenu Peter qu'il ne viendrait pas travailler. Jasper leva les yeux au ciel en priant que son meilleur ami ait été subtil, mais voyant le regard fuyant de la brune, c'était peine perdue. Ils passèrent la journée ensemble, Bella en oublia totalement de travailler sur son contrat, après tout, elle pourrait bien le finir plus tard. Elle faillit hurler quand le soir venu, alors qu'ils parlaient de leur film préféré son téléphone sonna et que « Edward » s'afficha sur l'écran. Jasper se renferma aussitôt, ce qui ne fut pas le cas de la brune. Trop, c'était trop !

- C'est quoi que tu n'as pas compris quand je t'ai dit de me foutre la paix, s'énerva-t-elle en répondant.

- Je croyais que tu serais peut-être mieux lunée que la dernière fois, tenta-t-il gentiment.

- Et bien tu croyais mal ! cria-t-elle enfin n'en pouvant plus.

- Pardonne moi, je voulais juste te ramener ton e-book que j'ai retrouvé et m'excuser pour mon attitude envahissante en ce moment. Mais j'ai vu que tu n'étais pas chez toi, alors...

- Tu sais où tu peux te le carrer le e-book ? siffla-t-elle méchamment sous le regard admiratif de Jasper. Déjà c'est un cadeau de ta part, donc je n'ai pas forcément envie de le récupérer, de plus je n'en ai jamais voulu parce que je préfère les livres mais que tu voulais gagner de la place. Donc non Edward je ne veux pas du e-book, je ne veux pas de tes excuses et je veux encore moins te voir chez moi le soir. Lâche moi !

- Tu me manques, avoua-t-il enfin comme un gamin.

- Bon ça suffit maintenant passe le moi, s'enflamma Jasper ayant entendu la conversation et en tentant de prendre le téléphone pour mettre fin à cette mascarade.

Bella se recula aussitôt en lui faisant non de la tête. C'était à elle de gérer. De plus, c'était déjà bien assez compliqué comme ça.

- Tu...tu n'es pas seule, comprit Edward aussitôt. Tu es avec un homme ?

- Mais tu espérais quoi au juste ? lança Bella furieuse. A ce que je t'attende ! Non mais on aura tout vu ! Dis moi, comment Alice prend ton obsession pour moi ? J'aimerai bien le savoir. Sinon je peux toujours demander à Rosalie qu'elle lui pose la question...

- Je voulais juste qu'on parle...

- Et moi je n'ai pas envie de te parler ! Mais c'est vrai que j'ai tendance à oublier que mon avis ne compte pas dans tes choix ! Je suis en excellente compagnie actuellement, je profite de ma vie et je prend soin de moi. Alors va au Diable !

Bella lui raccrocha une fois de plus au nez, éteignit son portable en continuant de l'insulter et finit par se rappeler qu'elle n'était pas toute seule. Devant elle se tenait un Jasper hilare et agréablement surpris.

- Désolé, je t'ai pris comme alibi, se justifia-t-elle en rougissant comme une tomate.

- Prend moi comme tu veux, s'amusa-t-il n'en croyant pas ses yeux. Puis ce n'est pas vraiment un mensonge, tu es vraiment en excellente compagnie.

- Arrête de te foutre de moi, se dérida-t-elle en explosant de rire. Je suis censée être furieuse là.

- Au risque que ce que je dise m'attire tes foudres, tu es vraiment excitante quand tu es en colère.

En effet, la brune lui retourna un regard peu avenant. Jasper se leva et colla son corps au sien. Il lui releva le menton et tenta de la charmer.

- Tu aurais dû me laisser m'occuper de lui, Edward aurait vite lâché l'affaire s'il avait su que tu étais avec moi...

- Oh, c'est ton avis, ricana la brune en grimaçant. Le mien est qu'il aurait débarqué ici en trombe, qu'il m'aurait vu avec ton tee-shirt de basket sur le dos et qu'il aurait sauté aussitôt aux conclusions.

- Pas faux, admit Jasper. Mais je fais ce que je veux et toi aussi.

- Tu n'y crois pas toi même, tu sais très bien que ça ne peut pas être aussi simple. Quoiqu'on fasse, tes frères viendront un jour ou l'autre donner leur avis et pour l'instant je ne veux pas l'avoir. Seul le tien m'intéresse.

Jasper fut touché par ses paroles. Bella n'avait juste pas envie d'en parler à tort et à travers, probablement que la peur d'être jugée était là.

- C'est notre petit secret alors ? s'amusa-t-il en posant son front sur le sien.

- Je ne sais pas ce que c'est, mais je préfère effectivement garder ça à l'abri des critiques. Tu m'as dit d'être libre et téméraire, je le suis uniquement quand je suis avec toi. Je n'ai pas tellement envie de revenir sur terre et de subir la curiosité des gens ou même leur jugement.

- Bella ? J'ai envie de t'embrasser, avoua-t-il avec une moue adorable.

- Je t'ai dit de garder tes envies. Je rajouterai, jusqu'à ce que tu n'es plus le nez bouché, 40 de fièvre et que tu n'aies plus envie de jouer avec mes sentiments.

- Qui te dit que je joue ?

- Rien, mais je n'ai pas de preuve du contraire, alors je me protège du mieux que je peux.

Il comprit son point de vue et se recula. Jasper devait faire en sorte qu'elle ait confiance en lui et ce n'était certainement pas en lui forçant la main qu'il y parviendrait.

- Tu restes avec moi ce soir ? demanda-t-il doucement en lui faisant son regard hypnotisant.

- Si je reste une nuit de plus dans cet appartement, nous allons faire jaser...

- J'en ai rien à foutre moi, avoua-t-il en haussant les épaules. C'est toi qui a honte de moi.

Elle le supplia du regard de comprendre. Jasper soupira mais préféra laisser tomber. Il attendit malgré tout une réponse de sa part.

- D'accord je reste mais demain je t'abandonnerai en début d'après midi, j'ai l'essayage de la robe de mariée de Rose. En plus je suis bonne pour un interrogatoire.

- Pourquoi ?

- Parce que je suis une piètre menteuse et que Rosalie a compris que je n'étais pas chez moi. Enfin bref, de toute façon avec ce que je viens de sortir à Edward, Emmett est bon pour m'appeler dans la semaine pour avoir le fin mot de toute cette histoire.

Jasper se mit à rire en se rendant compte que ses propres frères appelaient plus Bella que lui. Même s'il voulut rester avec elle durant la soirée, sa fièvre et la fatigue l'emportèrent bien vite. Il ne se réveilla que bien des heures plus tard pour trouver la brune sur son travail.

- Vu ton talent tu devrais venir à la boite un de ces jours pour nous montrer ce que tu sais faire, proposa Jasper en la saluant.

- Bonjour, répondit-elle en relevant la tête. Et merci pour la proposition, mais non merci. On mélange déjà bien assez de chose sans rajouter en plus le travail.

- On ne mélange encore pas assez de chose pour moi, répliqua-t-il espièglement en s'installant devant elle.

- Comment vas-tu ? s'inquiéta la jeune femme aussitôt.

- Bof, répondit le blond en grimaçant. Je me sens vaseux et je n'ai qu'une envie c'est retourner dormir.

- Et bien pourquoi n'y es-tu pas resté ?

- Parce que je voulais te voir avant que tu t'en ailles.

- C'est mignon, se moqua-t-elle en lui pinçant la joue. Si tu as faim, tu as une assiette au frais.

- C'est mignon, répéta Jasper avec la même expression. Tu prends soin de moi.

- N'y prend pas goût. Allez il faut que je me prépare, si je suis en retard Rosalie va m'assassiner. Il faut que je repasse chez moi me changer, si j'arrive avec tes affaires sur le dos ça se remarquera tout de suite.

Alors qu'elle était entrain de ranger son ordinateur, son téléphone et de chercher ses clefs, Jasper lui attrapa le poignet.

- On passe la soirée ensemble ? demanda-t-il plein d'espoir.

Pourquoi insistait-il autant ? Jasper n'en savait rien, mais sa présence l'apaisait. Il n'avait pas envie qu'elle s'en aille. Ces moments qu'ils passaient ensemble il ne les avait jamais vécu avec personne d'autre. Il aimait parler avec elle, passer du temps avec elle, dormir avec elle... Bella ne pouvait pas tout simplement rentrer chez elle ainsi. Jasper avait besoin d'y croire. Il avait besoin de voir qu'elle avait autant envie que lui de tenter l'expérience.

- Tu ne crois pas que ça suffit ? demanda Bella sérieusement.

- Je sais ce que tu penses de mes envies, mais je dois avouer que je suis un peu dans le flou concernant les tiennes.

- Laisse moi y réfléchir, j'ai besoin de prendre l'air. Je te redis ça plus tard, promis.

Elle l'embrassa sur la joue avec tendresse et prit ses affaires. Jasper la vit partir en se disant que c'était vraiment dommage. Il n'avait même pas tenté de l'embrasser, pourtant il en mourrait d'envie. De ça et de plein d'autre chose aussi. Il resta un bon moment assis sur sa chaise en se demandant bien ce qu'il allait faire. Toute cette histoire prenait une ampleur qu'il n'avait pas prévu. Lui qui n'était pas du genre sentimental avait l'impression de l'être avec Bella. Jamais il n'avait ramé avec une fille, jamais il n'avait été éconduit lorsqu'il draguait. Comment Edward s'y était prit au juste ? Au moment même où il se posait cette question il se dit que ce n'était vraiment pas le moment de penser à l'ex de la personne qu'il cherchait à séduire.

De son côté, Bella se pressa pour arriver à l'heure au rendez vous. Déjà que Rosalie avait attendue la dernière minute pour choisir sa robe en prétextant qu'elle ne voulait pas grossir entre temps. Ce qui était un risque sachant à quel point elle était difficile en mode. C'est donc essoufflée que la brune débarqua dans la boutique.

- Bonjour madame, puis-je vous aider ? demanda la vendeuse de l'accueil.

- Bonjour, oui je suis là pour l'essayage de Mlle Hale.

- Bien sûr, la future mariée se trouve dans la salle du fond avec les deux autres dames, je vous y accompagne de suite.

Bella lui emboîta le pas en fronçant les sourcils. Comment ça les deux autres dames ? Il ne devait y avoir qu'Esmée avec elles. Qu'est-ce que... ?

- Je vous laisse ensemble le temps de faire le tour et ensuite je vous envoie notre habilleuse, expliqua la vendeuse en partant.

- C'est une blague ! s'énerva aussitôt Bella en devenant blanche comme une morte.

Juste devant elle se tenait Alice, penaude, se mordillant la lèvre. Rosalie s'approcha en vitesse de sa meilleure amie en tentant de la calmer, sous le regard gêné d'Esmée qui semblait ne pas être trop d'accord avec cette idée. Quand sa meilleure amie tenta de poser les mains sur ses épaules, Bella se recula furieuse, les dents serrées en sentant la trahison l'envahir.

- S'il-te-plaît Bella je sais ce que tu en penses..., tenta Rosalie mal à l'aise.

- Apparemment non ou alors tu n'en as juste rien à foutre, cracha la brune avec méchanceté.

- Alice s'est occupée de pratiquement toute l'organisation du mariage, je ne pouvais pas ne pas l'inviter aujourd'hui et je sais à quel point tu détestes ce genre de chose, alors je me suis dit qu'avec un peu d'aide...

Bella tourna les talons en ayant bien l'intention de claquer la porte de ce magasin de malheur. Contre toute attente, ce fut Esmée qui la rattrapa.

- Reste ma chérie, ta place est ici, fais le pour moi, je t'en supplie. Je sais que c'est dur, mais tu n'es pas le genre de personne à abandonner tes amis.

- Non juste à me faire abandonner par eux, répliqua Bella sans voir le regard blessé de Rosalie. Puisqu'il faut que je supporte la présence de la femme qui m'a piqué l'homme avec lequel j'étais depuis dix ans et bien je vais le faire. Mais la prochaine fois que tu auras des idées aussi lumineuses Rose, pose toi la question de savoir comment tu le vivrais si tu étais à ma place et surtout si tu ne préférerais pas le savoir avant de te déplacer.

Rageant comme une furie, Bella balança son sac à main avec violence sur le fauteuil et se jeta dedans avec force. Elle croisa les bras, marmonna et retint du mieux qu'elle pouvait les insultes qu'elle avait envie de proférer. La brune remarqua bien que Rosalie pleurait sur le côté, mais elle n'eut même pas envie de la consoler. Pas après une vacherie pareille.

- Je m'attendais à ce qu'elle pleure ou qu'elle me supplie de changer d'avis, mais pas à une colère de ce style. Qu'est-ce qui lui prend ? demanda Rosalie à Esmée qui cherchait à l'aider.

Bella avait entendu sa question et n'en fut que plus furieuse. Elle avait le droit d'être en colère, c'était légitime. Et peut-être qu'avant elle aurait pleuré ou supplié, mais là...Bella n'avait juste pas envie. Non ! Elle préférait s'exprimer et dire très clairement que cette situation ne lui plaisait pas ! Ok... « Jasper sort de ce corps » se dit-elle enfin en se massant les tempes. Rosalie avait raison, jamais elle n'aurait réagit comme ça avant. A croire qu'elle traînait un peu trop avec l'aîné des Cullen en ce moment. Là dessus, Alice n'osait plus bouger. Elle semblait hésiter entre fuir et s'excuser d'être là.

- Très bien, très bien, je vais faire un effort, mais ne m'en demande pas plus, lança Bella en tentant de se calmer.

Esmée lui fit un sourire éblouissant et vint l'embrasser sur la joue. Alice prit le fauteuil le plus éloigné de l'ex d'Edward et n'ouvrit pas la bouche. Rosalie sécha ses larmes et sorti les catalogues. Bella en profita pour prendre son téléphone, de toute façon elle ne savait pas pourquoi elle était venue, Rose n'avait pas besoin d'elle. Bella était nulle en mode et ça c'était une vérité qu'elle ne pouvait pas réfuter. La brune avait besoin d'en parler à quelqu'un, une personne qui la comprenne. Voilà pourquoi elle envoya un message à Jasper en priant pour qu'il ne dorme pas.

« -Tu devineras jamais ce que Rosalie m'a fait...

- Elle a prit une robe noire ?

- Non elle a invité Alice à se joindre à nous. Je suis au bord du suicide.

- As-tu besoin que je vienne te sauver ?

- Avec ta fièvre je préférerai que tu restes tranquillement sous ta couette, ça évitera que j'ai à te soigner pour une semaine de plus.

- Moi je prie pour que tu me soignes encore la semaine prochaine. Enfin, trêve de plaisanterie, tu tiens le coup ?

- Entourée d'une voleuse de fiancé, de fringue et de folie de mariage ? Je ne suis vraiment pas certaine mais je crois qu'avec la colère que j'ai poussé, personne n'osera me faire une remarque sur mon manque d'attention.

- Tu commences vraiment à me plaire Swan. »

Bella retrouva enfin le sourire. Ce qui n'était pas une mince affaire autant le dire. Relevant la tête pour voir ce qui se passait, elle tomba directement sur le regard curieux d'Alice. Mieux valait qu'elle ne fasse pas de commentaire.

- Tu préfères laquelle Bella ? demanda Rosalie en lui en montrant trois différentes.

- La question n'est pas laquelle JE préfère Rose mais laquelle toi tu préfères, c'est ton mariage, pas le mien. Il semble évident que moi je ne me marierai jamais.

OK ! Coup bas, mais celle là aussi elle était méritée. Alice se rapprocha et montra les avantages et les inconvénients de chacune. C'était difficile pour Bella, très difficile. Elle préféra retourner à Jasper plutôt que d'affronter la dure réalité. Avec humour et sarcasme, il réussit à la dérider en lui proposant plus d'une fois de fuir.

- Bien dans ce cas je vous écoute et je vais essayer ces deux là, s'enthousiasma Rosalie en partant avec Esmée prévenir l'habilleuse.

Quelle idée fabuleuse de les laisser ensemble. Décidément, cette journée était un enfer.

- Je sais que tu ne m'apprécies pas et pour de juste raison, mais je voudrais tout de même que tu saches que je ne savais pas qu'Edward était en couple...

- Quelle consolation pour moi, cracha Bella sarcastiquement.

- Ed s'inquiète pour toi en ce moment.

Le rire de Bella commença à envahir la pièce. Levant les yeux au ciel en priant pour qu'on l'aide, la jeune femme s'intima la patience.

- Quand tu comprendras que vivre avec Edward n'est pas de tout repos, que subir ses crises de possessivité et son orgueil permanent sont du sport, alors peut-être comprendras-tu que quelque chose cloche. Je suis l'ex qui s'est fait larguée un soir de repas de famille parce qu'elle a vu un message compromettant sur son téléphone. Il n'a pas à s'inquiéter pour moi ! Tout comme je n'ai pas à m'inquiéter pour lui !

- Je ne savais pas pour vous deux, se défendit à nouveau Alice tristement. Je n'ai pas envie que tu me détestes pour quelque chose dont je ne suis pas totalement coupable. J'ai pardonné à Edward de m'avoir menti et je ne te demande pas de le faire.

- Vaux mieux pas en effet !

- Mais ça ne nous empêche pas de nous entendre. Juste cordialement. On sera amené à se revoir, c'est une certitude, alors autant crever l'abcès maintenant.

- Tu m'as volé Edward alors que tout allait bien entre nous, tu es entrain de me voler Rosalie, probablement Emmett par la même occasion. Alors excuse moi de ne pas vouloir en apprendre plus sur toi, parce que tu m'énerves déjà bien assez sans même te connaître.

Alice avait beau être une remarquable avocate, ayant l'habitude de plaider sa cause, elle se retrouva démuni face à la colère de la brune.

- C'est dommage, parce que je pense sincèrement qu'on pourrait bien s'entendre si l'on faisait un effort.

- Je n'ai clairement pas envie de le faire et personne ne m'y forcera. Je suis restée aujourd'hui, c'est déjà pas si mal. Je pense qu'il est temps d'arrêter d'écouter ce qu'ils te disent, parce que je suis loin d'être une sainte.

- Tu es surtout blessée et furieuse, ce qui est légitime. Sache juste que je n'ai rien contre toi.

- Je ne peux pas en dire autant, lança Bella en se levant.

Elle avait besoin de prendre l'air. La brune avait besoin d'espace de toute urgence. Dans quel monde avait-elle atterrit ? Peut-être qu'Alice était une personne adorable, peut-être même qu'elle était parfaite et peut-être qu'en d'autre circonstance, effectivement, elles auraient pu bien s'entendre. Sauf qu'Edward l'avait quitté pour elle, il avait mit dix ans de sa vie derrière lui, sans regarder en arrière, la laissant sur le bord de la route. Alors arriver aujourd'hui en acceptant de faire amie amie avec Alice, c'était au dessus de ses forces. Probablement qu'avec le temps, Bella se ferait à sa présence, elle n'aurait pas le choix de toute façon. Ce n'était pas pour autant qu'elle devait s'y faire dès à présent. Soufflant un bon coup pour se donner du courage, la brune chercha son téléphone dans sa poche et commença à paniquer. Elle l'avait oublié sur la table basse de la salle privée. Rosalie devait être revenue de la cabine d'essayage et si jamais elle tombait sur un des messages de Jasper... Bella se mit à courir pour sauver le peu de vie intime qu'il lui restait. Quand elle débarqua dans la salle, elle vit bien Alice froncer les sourcils en regardant son portable. Mais au lieu de commenter et de la mettre dans le pétrin, elle retourna discrètement le téléphone et posa le sac de Bella dessus. La jeune femme en resta pantoise. Pourquoi l'aidait-elle ? Il n'y avait pas de raison. Alice croisa son regard, haussa les épaules et lui fit un petit sourire.

- Alors tu en penses quoi Bella ? demanda Rosalie en la faisant revenir sur terre.

- Tu es sublime, répondit la brune honnêtement.

Bella se rapprocha discrètement de son téléphone et son cœur rata un battement quand elle se rendit compte de ce qu'Alice avait lu.

« Vas tu enfin me répondre ? Savoir si je dois me préparer psychologiquement à dormir à nouveau seul, ou si je vais pouvoir une fois de plus pouvoir profiter de ta présence »

Le rouge lui monta aussitôt aux joues. Pour sûr, Alice allait pouvoir se faire sa propre interprétation et là Bella ne pouvait pas l'en blâmer. Elle n'avait plus qu'à prier pour qu'elle tienne sa langue.

- Un message de ton mystérieux admirateur, s'amusa Rosalie en la taquinant.

- Comment ça ? demanda Esmée en se tournant vers elle avec intérêt.

- Ce n'est rien..., tenta de dire Bella en rangeant son portable.

- Bell's a passé le week-end entier avec un homme et probablement le début de la semaine et espère sincèrement que je ne vais pas la cuisiner.

Alice regarda la brune attendant sa réponse, mais n'ouvrit pas la bouche pour autant. Esmée afficha un sourire ravi et attendit la suite avec impatience.

- Ce n'est pas ce que tu crois Rose...

- Bien sûr, bien sûr. Alors vous en êtes où ?

- C'est un ami..., commença Bella en se frottant le visage.

- Un ami chez qui tu dors...mmhh je vois, la taquina sa meilleure amie.

- Il n'y a rien de mal à ça voyons, au contraire, c'est très bien, s'enthousiasma Esmée en venant la prendre dans ses bras. Est-ce qu'il est beau garçon ?

- Est-ce que vous avez déjà couché ensemble, ajouta Rosalie avec un sourire perfide.

Le visage de Bella s'empourpra à nouveau devant la question impudique de son amie.

- Mais en quoi ça te regarde ?

- C'est un potentiel oui ça, sa marra la blonde en se réjouissant. Allez Bella, fais pas de la rétention d'information, c'est une sacrée bonne nouvelle. Je rejoins Esmée, est-ce qu'il est beau ?

Bella ne savait plus comment s'en sortir. Rosalie ne la lâcherait pas. Oh et puis après tout elle pouvait bien dire un peu de vérité.

- Oui, il est beau, charismatique et charmeur. Ça répond à ta question ?

Rosalie sautilla sur place et vint prendre Alice dans ses bras. L'avocate ne semblait pas vouloir ouvrir la bouche sur ce sujet. Si ce qu'elle croyait s'avérait être juste, une tempête prochaine s'annonçait.

- Je suis trop contente ! Amène le au mariage ! proposa la future mariée les yeux brillant.

- J'y vais déjà avec Jasper, répondit automatiquement Bella en se disant que ce n'était pas vraiment un mensonge.

- Au Diable Jasper bon sang ! s'exclama Rosalie en haussant les épaules. De toute façon à peine arrivé, il commencera à draguer toutes les célibataires de la cérémonie en te laissant seule.

Cette idée ne réjouit pas des masses la brune. Elle se l'imaginait un peu trop bien. Jasper allait-il vraiment faire ça ? C'était probable après tout... ça lui ressemblait bien.

- Je ne savais pas que tu y allais avec mon fils, comment cela est arrivé ? demanda Esmée surprise.

- Une machine à laver, une nouvelle dérangeante, une petite mine de ma part et Jasper m'a prit en pitié, avoua Bella en se remémorant la scène. Emmett était ravi.

- Je n'ai pas tout compris, mais admettons, ajouta Esmée en fronçant les sourcils. Je suis contente que vous vous entendiez mieux.

Elle ne savait pas encore à quel point, se dit Bella en essayant de cacher son malaise. Les deux brunes se regardèrent, mais aucune n'ouvrit la bouche. Alice savait, Alice avait compris et Alice se taisait. D'un sens Bella était soulagée qu'elle le fasse, d'un autre sens, elle avait peur de ce qu'elle pourrait lui demander en échange de son silence.

- Allez Bella, ramène le !

- Rose je veux que tu m'écoutes et que tu m'écoutes attentivement. Je ne suis pas en couple avec cet homme aussi charmant soit-il. Oui je suis restée avec lui ces derniers temps, mais il ne sait rien passé de plus. Je ne veux pas que tu t'en mêles, je ne veux pas que tu enquêtes et je ne veux surtout pas que tu m'interroges tous les jours là dessus, parce que pour l'instant il n'y a rien à dire. Est-ce que c'est clair ?

- Tu parlais vachement plus de ta vie sexuelle avant. Tu n'étais pas aussi rabat-joie quand tu étais avec Edward..., lança Rosalie de bon cœur avant de se rendre compte de son erreur.

Bella laissa échapper un sourire en coin, cette fois ci, c'était Alice qui n'appréciait pas. C'était le risque d'inviter la copine actuelle et l'ex.

- Je t'en reparlerai peut-être quand j'en aurais à nouveau une, répondit Bella en haussant les épaules.

Le reste de l'après midi se passa sans encombre. La robe fut choisi et les deux brunes s'évitèrent pour le reste de l'essayage. Rosalie proposa de prendre un verre avant de rentrer et Bella finit par accepter. Jasper avait dû se rendormir parce qu'il ne renvoya pas de message. Quand elles sortirent du bar, Rosalie ramena Esmée et Bella se retrouva à nouveau avec Alice.

- Merci de ne leur avoir rien dit, lança Bella soulagée mais aussi craintive.

- C'est ta vie et je comprend que vu la personne ça puisse être compliqué à expliquer, mais tu n'as rien à craindre de mon côté. Fais juste attention à toi. Jasper n'a pas l'air d'être un méchant garçon, mais je ne pense pas que ce soit le plus équilibré de la fratrie sentimentalement parlant.

- Au moins avec lui, si un jour je suis cocue, j'aurais été prévenu dès le départ et je ne pourrais m'en prendre qu'à moi même.

Alice baissa la tête à cette phrase. Que pouvait-elle répondre à ça ?

- Bon, il est temps que je rentre moi. Je suppose qu'on se reverra au mariage.

- Je sais que tu n'as pas trop envie de me voir, alors je préfère te prévenir avant que Rosalie ne te lance un autre guet-apens, nous allons faire les boutiques vendredi pour choisir ma robe. Elle a sous entendu que tu n'avais pas encore choisi la tienne.

Bella lui fit un signe de tête en remerciement. Il était temps qu'elle parte et qu'elle réfléchisse. Même si ça lui arrachait le cœur de penser ça, Alice n'y était pour rien dans la décision d'Edward. Il lui avait menti autant qu'à elle. C'était lui le problème, pas elle. Mais c'était beaucoup trop dure de juste... faire comme si elle était une inconnue. C'était l'élément déclencheur de sa rupture. Sans Alice, Bella serait encore avec Edward. La vraie question était : est-ce que ça aurait été une bonne chose ?

Elle sorti de ses idées moroses en se rendant compte qu'elle était dans la rue de Jasper. Bella pouvait juste rentrer chez elle et continuer à se poser des questions ou le rejoindre. Il aurait été judicieux que la jeune femme fasse une pause et analyse la situation loin de tout le monde. Mais elle n'en avait juste pas envie. Mettant un pied devant l'autre, elle rejoignit l'appartement de la seule personne capable de lui changer les esprits. Un sourire irrésistible apparut sur le visage de Jasper quand il lui ouvrit la porte. Il s'adossa dessus en lui faisant les yeux doux.

- Je te manquais peut être ? la taquina-t-il heureux de la revoir.

- Dis le mec qui m'a harcelé toute la journée pour savoir si j'allais revenir ou non, rétorqua-t-elle en le poussant pour entrer. Tu as l'air d'aller mieux.

- Je crois que les médicaments sont efficaces et mon infirmière est au petit soin.

- Profites-en, c'est la dernière nuit que je dors ici, demain matin je rentre, annonça-t-elle en posant son sac.

Jasper s'approcha d'elle tel un prédateur et la surplomba de sa hauteur.

- Est-ce une proposition ou un avertissement ?

- Ni l'un ni l'autre. C'est juste une annonce. Il faut que je rentre. Il faut aussi que je te raconte mon après midi.

Voilà comment ils se retrouvèrent à analyser la sortie de la brune. Jasper ne comprenait ni l'idée de merde de Rosalie, ni le comportement d'Alice. Pourtant ça avait l'air d'être une sacrée fouine. Jasper refusa qu'elle cuisine à nouveau et comme son estomac se portait mieux, il commanda de quoi manger. Il s'étonna d'être aussi à l'aise avec elle. Aucun sujet n'était interdit avec Bella, même si elle était gênée pour certain elle répondait toujours avec honnêteté. Ils finirent par se mettre dans le lit en continuant à discuter. C'était le dernier soir où ils allaient dormir ensemble et pourtant Jasper ne tenta rien. Pas parce qu'il n'en avait pas envie, mais parce qu'il appréciait vraiment cette quiétude entre eux. Alors qu'il fermait les yeux, il sentit la main de Bella sur son visage, ce qui lui fit rouvrir aussitôt.

- Pourquoi es-tu seul ? chuchota-t-elle dans l'intimité.

- Je ne suis pas seul, je suis avec toi actuellement, répondit-il sarcastiquement.

- Sérieusement. Tu as tout pour toi, tu as envie d'une relation stable, alors pourquoi te comportes tu comme un queutard sans cœur ?

- Je suis peut-être juste comme ça...

- C'est une excuse, l'attaqua-t-elle en cherchant la vérité dans son regard. Explique moi.

Jasper grinça des dents, pourquoi insistait-elle ? Ce n'était pas important. Pourtant ça avait l'air de l'être pour elle. Il haussa les épaules, il n'en avait encore jamais parlé à personne en dehors de sa famille.

- Tu sais que je faisais du basket au lycée ?

- Oui, comme en confirme le tee-shirt, sourit-elle espièglement.

- J'ai intégré la fac de mes rêves, avec une bourse sportive à la clef. J'étais en couple avec une pom-pom girl très belle, pas forcément une lumière, mais vraiment adorable. J'étais totalement amoureux d'elle. J'ai appris qu'une équipe professionnelle louchait sur moi et c'est devenu mon but, mon obsession. Puis la suite tu la connais. Je me suis blessé, assez pour que ma carrière soit foutue. Je suis devenu aigri, méchant, insupportable. Ma copine a cherché à me soutenir, à me réconforter et je me suis comporté comme un salop avec elle. Je l'ai ignoré, insulté, blessé moralement à tel point qu'elle a tenté de se suicider. Alors non Bella, je n'ai pas tout pour moi et je suis probablement un queutard sans cœur. Je ne suis pas fait pour les relations sérieuses, je ne veux plus avoir ce pouvoir sur quelqu'un.

La brune garda le silence le temps d'analyser ce qu'il venait de dire. Elle se redressa et croisa à nouveau son regard.

- Tu t'en veux encore, comprit-elle facilement. Des années après tu n'as toujours pas repris confiance de ce côté là. Jasper, tu as fait des erreurs comme tout le monde, ce n'est pas une raison pour te punir pour le reste de ta vie. Tu étais jeune et elle l'était probablement aussi. As-tu de ses nouvelles ?

- Elle est mariée maintenant et elle à deux enfants, sourit-il. Nous nous sommes reparlé plus d'une fois après ça, je me suis excusé à répétition.

- Elle a continué sa route. Elle a dû se rendre compte que votre histoire ne méritait pas une fin aussi tragique. Tu ne crois pas qu'il serait temps que tu en fasses de même ?

- Pas sans une personne qui sera capable de me dire quand je suis un connard et quand il est temps que je ferme ma gueule.

Et c'était une chose que Bella n'avait jamais fait avec Edward, du moins jusqu'à il y a peu. En serait-elle capable avec lui ? Jasper semblait se poser la question aussi.

- Et si tu ne te comportais juste pas comme un connard ? proposa la jeune femme en se recouchant.

- Tu me connais assez pour savoir que ce n'est pas mon genre.

- Tu sais aussi te montrer adorable quand tu veux et ce que j'aime chez toi c'est que tu me dis toujours ce que tu penses que ce soit en bien ou en mal. Qu'est-ce que tu dis de faire un compromis. Tu adoucis ton caractère et j'endurcis le mien ?

- En serons nous capable ? s'amusa-t-il en imaginant bien la chose.

- Vu comment Rosalie a réagit à mon coup de sang, je pense que je suis déjà sur la bonne voix, répondit Bella honnêtement.

- Il faut juste que ton côté Charlie Swan remonte un peu.

- Oui et bien moi je ne sais pas de qui tu tiens ton caractère de merde parce que tes parents sont adorables.

Il la bouscula en vengeance. Comment osait-elle ? Jasper avait envie de lui dire que c'était à elle qu'il pensait pour une relation. Avec tous les sous-entendus qu'il avait fait, il espérait sincèrement qu'elle allait le comprendre seule. Ils finirent par s'endormir paisiblement, comme ils le faisaient depuis quelques jours. Jasper se réveilla à nouveau seul dans son lit le lendemain et retrouva Bella dans la cuisine au téléphone. Elle semblait être en pleine négociation pour un contrat et il préféra la laisser tranquille pour l'instant. Prenant sa douche, il la rejoignit ensuite pour la trouver entrain de préparer ses affaires.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il surpris.

- Je dois y aller, j'ai un contrat potentiel à faire pour la semaine prochaine, il faut juste que je ramène des ébauches d'ici deux heures à l'entreprise, il faut que j'y aille, répondit-elle en se préparant à partir.

Le cœur de Jasper se mit à battre la chamade. Elle ne pouvait pas partir comme ça, sans qu'ils en parlent, sans qu'ils se disent toutes les choses qu'ils sous-entendaient depuis plusieurs jours. C'était trop tôt !

- Tu as une bonne bouille ce matin, constata-t-elle. Je pense que tu vas pouvoir dire à ton père que tu vas mieux.

- Reviens ce soir, proposa-t-il en désespoir de cause.

Bella se mit à sourire, s'avança et l'embrassa sur la joue. Elle lui prit la main et la serra brièvement.

- Non Jasper, il est temps que je rentre chez moi. J'ai apprécié chaque moment passé avec toi mais je crois que nous avons besoin de réfléchir. Prend soin de toi et je t'appelle ce soir pour savoir comment tu vas.

Puis elle s'éloigna. Jasper la regarda se diriger vers sa porte et il senti son courage revenir. Il ne pouvait pas la laisser partir comme ça. Ce serait totalement débile de sa part. Il avait besoin d'y croire, il avait besoin... d'elle. Se précipitant à sa suite il referma avec force la porte qu'elle venait d'ouvrir. Bella en sursauta. Jasper se colla à son dos et posa sa tête dans ses cheveux.

- Ne t'en vas pas, pas comme ça, chuchota-t-il sensuellement.

La cœur de la brune s'emballa aussitôt. Il était collé à elle, un bras retenait la porte et l'autre vint se poser sur sa taille pour la retenir.

- Jasper..., tenta-t-elle de dire.

- Chut ! ordonna-t-il en descendant le bout de son nez sur sa gorge. Je me souviens de tes conditions, je crois que tu viens de comprendre les miennes. Seulement je me rappelle des fiançailles et du moment où tu m'as dit que tu plaignais la fille qui me ferait me ranger. Bella ? Tu veux bien essayer d'être cette fille ? Même si c'est un sacré chantier.

La jeune femme se retourna et plongea son regard dans le sien. Il était sincère, elle le voyait bien. De plus, Jasper n'était pas le genre de personne à promettre des sentiments à quelqu'un s'il n'en avait pas un minimum. Bella posa ses mains autour de son cou et se mit sur la pointe des pieds. Puis elle l'embrassa avec une tendresse que le plus âgé des Cullen ne connaissait pas. Il passa ses bras autour d'elle, fondant son corps sur le sien et approfondit encore ce baiser fabuleux. Leurs langues se mélangèrent et rendirent la situation plus intense qu'elle ne l'était déjà. Reprenant leurs esprits, ils s'éloignèrent l'un de l'autre.

- C'est un oui ? murmura-t-il avec un sourire à tomber par terre.

- C'est un essayons, répondit-elle en posant sa tête sur son torse. Et c'est un essayons qui se veut discret pour l'instant.

- Alors ça veut dire que tu refuses mon invitation à dîner vendredi soir ?

- Tu es encore malade...

- Je vais mieux et tu le sais. Un restaurant, rien de plus.

- D'accord, accepta-t-elle avec le sourire. Mais je dormirai chez moi.

Jasper accepta les conditions en se disant qu'après tout, il pouvait bien essayer de la convaincre de changer d'avis sur ce point pendant le dîner.

- Et je ferai en sorte d'être à l'heure, parce que l'après midi je vais chercher de quoi m'habiller pour le mariage de la semaine prochaine avec Charlotte.

- Je ne sais pas si c'était une bonne idée de vous mettre en relation toutes les deux.

- Trop tard, répondit Bella en déposant un autre baiser sur ses lèvres. Il faut vraiment que j'y aille.

- Et tu vas me laisser comme ça ?

- Je te laisse avec un baiser et une invitation au resto ce n'est déjà pas si mal.

Jasper la colla contre la porte et reprit possession de ses lèvres. Si elle devait vraiment partir, autant qu'elle se souvienne de pourquoi elle devait revenir. C'est pantelante que Bella ouvrit la porte et s'éloigna de lui. Pour sûr, Jasper savait faire monter la température. Reprendre ses esprits ne fut pas chose aisée. Mais il était temps qu'elle revienne sur terre. Aussi contente qu'elle l'était, il ne fallait pas non plus qu'elle s'emballe. Après tout, Jasper restait Jasper.


J'avais prévenu que Rosalie allait faire un coup de pute. Bon et c'est bon j'ai arrêté le chapitre après un vrai rapprochement, j'ai le droit à une récompense non ? Bisous !