Bonjour tout le monde, bon je vous poste le chapitre en vitesse parce que je bosse et après, aucune chance que je vous poste le chapitre.
Guest: Merci ! La suite est là ! Bisous !
Hmp: Elle est là ! Oui je sais ils font un joli couple et Emmett est juste un amour. Bisous !
Allez bonne lecture !
Deux mois plus tard
- Nous n'allons pas encore revenir sur cette discussion, soupira Bella en rangeant son pc.
- Quelle discussion ? Puisque tu refuses même d'en parler, s'énerva Jasper en jetant son téléphone portable sur le comptoir de la cuisine.
- Tout va bien entre nous, alors pourquoi tout compliquer...
- Tout ne va pas bien entre nous parce que nous vivons caché ! cria le blond furieux. Tu m'as convaincu que l'on pouvait avoir une relation sérieuse ensemble. Tu m'as prouvé que ce n'était pas aussi contraignant que je le pensais d'être en couple. Et aujourd'hui c'est toi qui refuse de vivre cette histoire au grand jour ! Pourquoi ? Pour Edward ? Parce que tu as honte de nous ?
- Non, bien sûr que non ! répondit-elle blessée. Tu ne comprends pas...
- Non, tu as raison, je ne comprend pas !
Il récupéra ses affaires et s'élança en dehors de l'appartement. Bella était au bord des larmes. C'était leur première vraie dispute. Contrairement à ce que tout le monde pensé, Jasper était plutôt du genre à parler d'un problème plutôt qu'à chercher le conflit. Ce qui déstabilisait beaucoup Bella, qui avait toujours dû faire face aux colères d'Edward.
Deux mois s'étaient écoulés depuis le mariage d'Emmett et Rosalie. Comment les décrire ? Bella retrouva le sourire rien qu'en y pensant. Jasper était quelqu'un d'adorable derrière son air froid. Il avait encore quelques difficultés avec la galanterie, le tact et les petites attentions, mais ça Bella n'en avait pas grand chose à faire. Bien au contraire. Au moins, il restait lui en toute circonstance et c'était bien le plus important aux yeux de la brune. Elle était heureuse et elle lui devait de l'être. Seulement, comme elle l'avait redouté, Jasper n'était pas un homme patient. Il était heureux avec elle et il s'en réjouissait. Lui demander de garder ce bonheur pour lui n'était pas vraiment pensable. Si Charlotte et Peter avaient été ravi d'apprendre la nouvelle, Jasper ne s'en contentait pas. Il avait l'impression de mentir à sa famille et c'était au dessus de ses forces. Bella se faisait l'effet d'être une emmerdeuse. Elle devrait être heureuse qu'il se sente si bien avec elle qu'il veuille le crier sur tous les toits. Seulement elle savait très bien comment les frères Cullen allaient réagir et en aucune façon, elle n'avait envie que Jasper se mette sa famille à dos pour elle. Bella avait besoin d'en parler et Charlotte ne répondait pas au téléphone. Alors qu'elle allait abandonner l'idée, elle remonta ses contacts et appela quelqu'un d'autre en se disant qu'elle était folle à lier.
- Allô, répondit Alice visiblement surprise.
- Salut, excuse moi de te déranger, je... non, laisse tomber, c'était stupide de ma part, désolé de t'avoir embêtée...
- Que se passe-t-il Bella ?
- Oublie cet appel...
- Rendez vous au café au bout de ta rue dans quinze minutes, en face à face, tu auras peut-être plus de facilité à me dire ce qui se passe.
Alors qu'Alice avait raccroché, Bella se demanda encore pourquoi elle l'avait appelé et puis pourquoi elle avait prit son numéro au mariage. Malgré tout elle se prépara pour la rejoindre. Après tout, pourquoi pas ? Les deux jeunes femmes se retrouvèrent donc devant un café et Bella finit par rire devant le ridicule de la situation. Alice elle même se mit à sourire.
- Oui, je suppose que ce n'est pas tous les jours qu'on voit ça, s'amusa l'avocate en haussant les épaules.
- Est-ce que je suis vraiment dans ce café avec la femme qui m'a piqué mon fiancé pour lui parler du frère de celui-ci ? demanda Bella en arrivant pas à retenir son rire.
- Faut croire. Le point positif avec moi, c'est que tu ne prends aucun risque à me parler. Si je ne l'ai pas fait depuis le départ, je ne compte pas le faire à présent. Que se passe-t-il entre vous ? Comme Jasper n'est pas venu à tous les dîners dominicaux, je m'étais dis qu'il les passait avec toi.
- Et c'est le cas, avoua la brune en se calmant enfin.
- Vous vous êtes disputés ?
- Nous sommes ensemble depuis le mariage et c'est juste... génial. Pas de prise de tête, pas de problème, de bon moment. Seulement, il veut tout dire à sa famille et je pense sincèrement que c'est une mauvaise idée.
Alice la regarda avec un sourire en coin. Elle lui attrapa la main en soutien et préféra lui parler franchement.
- Bella, tu as réussi l'exploit de faire se calmer Jasper. Ça veut vraiment dire qu'il tient à toi. S'il veut que sa famille soit au courant, je pense que tu devrais en être flattée. Parce que je doute qu'il soit le genre d'homme à présenter n'importe quelle femme à sa mère. Maintenant je comprend aussi pourquoi tu insistes pour attendre. Tu n'as pas envie de mettre la famille Cullen à feu et à sang. Alors je vais te poser une question, simple, qui nécessite un oui ou un non. Est-ce que tu aimes Jasper ?
Bella releva aussitôt le regard surprise par la question. Mais l'avocate ne se démonta pas et insista du regard pour qu'elle réponde.
- Oui, avoua-t-elle de mauvaise grâce. Et depuis un moment je pense.
- Alors il faudra bien que ça se sache un jour. Et le plus tôt sera le mieux. Il faut arracher le pansement une bonne fois pour toute. Il y aura peut-être des tensions au début. Mais après, quand ils verront que votre couple est sérieux, ils seront bien obligé d'y faire face.
- Malgré ce que tout le monde croit je suis loin d'être courageuse, grimaça Bella en se rongeant les ongles. Je hais les conflits ! J'ai tendance à fuir les disputes. Quand Edward levait le ton, j'avais toujours tendance à le laisser faire, à attendre qu'il se calme tout seul et à en parler avec lui. Seulement depuis que je suis avec Jasper... je ne sais pas s'il a une mauvaise influence sur moi, mais je n'arrive pas à me taire. La vérité, c'est que je n'ai pas envie de me fâcher avec les Cullen. J'ai peur de leur réaction.
- C'est compréhensible, admit Alice en y réfléchissant. Il serait peut-être temps de devenir stratégique, qu'en pense tu ?
- Comment ça ?
- Si j'ai bien observé, Carlisle est déjà au courant non ?
- Oui, avoua Bella en retrouvant le sourire. Il ne trouve rien à y redire, bien au contraire.
- Esmée sera forcément du même avis que lui, elle t'adore. Elle prend tout le temps ta défense. Donc le vrai problème, c'est Emmett et Edward.
- Sacré problème en effet. Je connais assez les deux pour savoir très exactement ce qui va sortir de leur bouche.
- Et bien il serait peut-être temps d'en parler à Rosalie, de lui faire comprendre, pour qu'ensuite elle maîtrise Emmett le jour où vous voudrez le mettre au courant et ainsi quand il s'y sera fait, c'est lui qui calmera Edward. Petit à petit Bella, sinon tes autres solutions sont de prévenir tout le monde en même temps, ou de ne prévenir personne et d'en subir les conséquences avec Jasper. A toi de voir ce qui compte le plus. Ta relation ou l'opinion des gens.
La brune soupira en voyant ses options, mais en soit Alice avait raison. Elle avait mit trop en jeu avec Jasper pour reculer maintenant. Elle n'était pas prête à s'éloigner de lui, même par peur.
- Si jamais j'ai besoin d'un avocat un jour, je t'engage tout de suite, lança Bella en prenant son portable.
Alice lui fit un grand sourire, fière d'elle. Avec du temps et de la patience, elle y était arrivée. Bella et elle allaient devenir de grandes amies, elle n'avait aucun doute là dessus.
- Est-ce que ça te dérange de rester le temps que je prévienne Rosalie ?
- Pas le moins du monde, par contre dis lui de nous rejoindre au centre commercial, prévint Alice en terminant son café.
- Pourquoi faire ?
- Les boutiques de lingerie ma grande, il n'y a rien de mieux que le sexe de réconciliation.
Bella fut choquée de sa réponse. Elle comprenait mieux maintenant pourquoi Alice s'entendait si bien avec Rosalie. Levant les yeux au ciel, elle céda. Après tout pourquoi pas. Un Jasper obnubilé par ses dessous oublierait peut-être leur dispute. Composant le numéro de Rosalie, Bella pria pour que ce soit une bonne idée. Elle avait besoin que ça en soit une.
- Coucou ma belle, répondit son amie avec enthousiasme. Que me vaut l'honneur ?
- Est-ce que ça te tente une petite sortie entre filles ? Je suis avec Alice actuellement et on s'est dit que se serait bien que tu nous rejoignes.
- Tu es... comment ça tu es avec Alice ? s'étrangla Rosalie n'en croyant pas ses oreilles.
- On t'expliquera tout ça, tu viens ? On va au centre commercial.
- J'y court ! s'écria la blonde choquée. Déjà tu es avec Alice, ensuite elle réussit à te convaincre d'aller dans les boutiques. Qu'as tu fumé aujourd'hui Bella ?
- Et tu n'es pas au bout de tes surprises, lança la brune sans pouvoir se retenir.
- J'arrive ! hurla la blonde en raccrochant.
Alice se leva pour partir et fit signe à Bella de la suivre.
- Elle va me tuer, grogna la brune en stress.
- Pourquoi ? Pour ne lui avoir rien dit depuis des mois ou parce que c'est Jasper ?
- Les deux !
La prenant par les épaules, Alice l'encouragea. Après tout ce n'était pas la fin du monde, il fallait qu'elle relativise. Jasper devait vraiment être en colère, parce qu'il ne lui envoya même pas un message de l'après midi. Les deux femmes étaient dans une boutique de lingerie quand Rosalie débarqua. Son regard pétillant en disait long sur sa curiosité. Il ne fut pas bien difficile d'expliquer comment Bella et Alice s'étaient retrouvées à discuter l'une avec l'autre, il fut plus difficile d'aborder le sujet de Jasper. Mais l'avocate fit des signes pour pousser Bella à se lancer.
- Ça fait plaisir de voir que vous pouvez vous entendre toutes les deux, s'écria Rosalie heureuse comme tout. Et du coup Bella, la lingerie, c'est pour ton nouveau chéri ?
- Oui, répondit la brune en se mordillant les lèvres.
- Ah enfin tu te décides à m'en parler, s'enthousiasma la blonde en passant un bras sous le coude de son amie et en se rapprochant. Allez, dis moi tout. Ça se passe bien ?
- Ça se passe vraiment très bien, avoua Bella en priant pour trouver le courage. Il est adorable avec moi, on a beaucoup plus en commun qu'on le pensait. Il a un caractère bien trempé, mais ça fait du bien d'avoir quelqu'un d'aussi honnête en face de soit.
Rosalie tapa dans ses mains comme une gamine, heureuse pour son amie.
- Et au lit ?
- Y'a que ça qui t'intéresse, c'est incroyable ! se scandalisa faussement Bella en posant une main sur son cœur.
- Oh allez ! Fais pas ta mijaurée ! C'est un dieu du sexe ou pas ?
Alice était morte de rire derrière, parce que la suite de la conversation allait certainement être de toute beauté.
- Oui, bon, d'accord, répondit Bella rouge écarlate. Il est très doué...
- Oh la vache ! T'es entrain de me dire que tu as trouvé un dieu du sexe, avec qui tu t'entends bien, qui vient de tenir deux mois en ta compagnie et que tu décides enfin à parler de lui. Bella, tu es amoureuse, n'est-ce pas ?
- Oui, avoua-t-elle avec un grand sourire. Il est bien plus cool que je ne le pensais.
- Yes ! hurla Rosalie en sautant de joie.
La blonde l'avait bien remarqué depuis deux mois, son amie était heureuse. Même si Bella essayait d'être discrète, ses yeux étaient toujours pétillant, son humeur était excellente et elle passait de moins en moins de temps avec son amie. Ce qui n'avait pas vexé le moins du monde la blonde, tant que c'était pour la bonne cause.
- Quand est-ce que tu nous le présentes ? se réjouit Rosalie avant de voir le sourire de son amie disparaître.
- Rose, ce que je vais te dire risque de te causer un choc, mais j'ai besoin que tu comprennes. Gardes à l'esprit que je suis heureuse et que c'est grâce à lui.
- C'est quelqu'un que je connais ! comprit-elle aussitôt.
- C'est Jasper, avoua enfin Bella en grimaçant sans tourner autour du pot.
Rosalie attendit, comme ci un autre prénom allez sortir après celui là, ou comme s'il y avait une suite à la phrase. Au fur et à mesure, les sourcils de la blonde se froncèrent.
- C'est...que...quoi ? bafouilla Rosalie perdue en devenant blanche.
- Je couche avec Jasper depuis des mois et nous sommes ensemble, je ne te l'ai pas dit avant pour les raisons que tu t'imagines très bien. Je sais que c'est surprenant, je sais que c'est choquant même. J'ai conscience de toutes les conséquences que ça risque t'entraîner. Mais vraiment, je suis bien avec lui.
- Je comprends pas très bien, admit la blonde en regardant autour d'elle. C'est une blague ?
- Non, répondirent en même temps Alice et Bella.
Rosalie se mit à tanguer dangereusement et ses amies la stabilisèrent. La blonde trouva un rebord sur lequel elle s'écroula. Elle se frotta le visage en espérant avoir mal compris.
- Mais comment ? Je veux dire, il te détestait et toi tu ne lui adressais jamais la parole. Alors peux tu me dire comment c'est arrivé ?
- Les fiançailles, répondit Bella en grimaçant.
Rose releva aussitôt un regard choqué sur sa meilleure amie qui se dandinait de gêne.
- On a peut-être fait des folies ce soir là, dû à notre état d'ébriété très avancé. Nous avions décidé de ne plus jamais en reparler, seulement Emmett a insisté pour que son frère vienne chez moi quelques mois plus tard. De là, on a juste appris à se connaître et puis de fil en aiguille...
- Je ne sais pas ce qui est le plus choquant, grogna la blonde en fixant Bella. Que tu aies couchée avec Jasper en premier lieu, que tu aies réussi à passer au dessus de dix ans de remarque désobligeante ou que Jasper se tienne tranquille depuis deux mois avec la même fille. Je ne sais vraiment pas.
Bella lui laissa le temps de digérer la nouvelle. Rosalie se mit à marmonner en fronçant les sourcils puis fini par relever le regard vers son amie.
- Il n'a pas eu de conquête depuis que vous êtes ensemble ? demanda-t-elle incertaine.
- Aucune, répondit Bella avec le sourire.
- Il n'a pas fuit à la première difficulté ?
- Il est revenu aussitôt.
- C'est lui qui veut garder ça secret ?
- Non c'est moi, lui, il est entrain de faire un sketch parce que justement il veut prévenir tout le monde. Même au risque de s'en manger une ou deux par ses frères. Carlisle est déjà au courant et c'est le seul de la famille à l'être.
- Bella putain ! s'écria Rosalie en se relevant. T'as réussi le miracle de ranger Jasper Cullen, sérieusement ?
- Je ne vais pas mentir, j'avais peur au départ, mais il se tient à carreau. C'est même agréable d'être avec lui. Je suis moi en toute circonstance.
- Mais pourquoi tu as attendu aussi longtemps pour m'en parler ? se scandalisa Rosalie à moitié vexée.
- J'avais peur que tu ne saches pas tenir ta langue devant Emmett.
- D'accord on se dit tout avec Em, mais ça n'empêche que je suis ta meilleure amie, j'aurai pu comprendre. De toute façon, il va bien falloir lui en parler à un moment ou à un autre.
- Et c'est peut-être pour ça que j'ai fini par t'en parler, admit Bella penaude. Nous savons tous comment Emmett va réagir. Je ne parle même pas d'Edward, mais son avis m'intéresse moins. Mon problème, c'est que je ne veux pas qu'ils s'en prennent à leur frère, il n'a vraiment rien fait de mal.
- C'est un problème, certes, mais ce n'est pas la priorité, se reprit Rosalie en secouant la tête.
- Ah non, c'est quoi ? demanda Bella perdue.
- Quel ensemble de lingerie sera le plus sexy pour faire en sorte que Jasper oublie votre dispute. Ma grande, si tu as réellement réussi l'exploit de lui faire voir des avantages dans une relation, compte sur moi pour faire en sorte qu'il en oublie les inconvénients. Alice, on part en mission !
Bella se mit à sourire, les larmes aux yeux. Elle ne s'était pas attendu à tant de compréhension de sa part. Bien au contraire. Mais une fois le choc passé, Rosalie était juste redevenu Rosalie.
- Une idée du style, de la couleur ? demanda la blonde sérieusement.
- Tu te souviens de cette robe aux fiançailles que je ne t'ai jamais rendu ? lança Bella avec un sourire en coin. C'est parce qu'il l'a détruite...
- Wow, rouge et noire entendu ! Et maintenant vas-tu être plus bavarde avec ta vie sexuelle ? s'amusa Rosalie comme une petite folle.
- Pour que tu l'étales sur la table le dimanche chez les Cullen, certainement pas ! explosa de rire Bella en s'imaginant bien la scène.
- Pour qu'il arrache ta robe, déjà j'ai une petite idée de la fougue de Jasper et je ne pense pas qu'autant de ses conquêtes seraient revenu s'il ne savait pas assurer...
- Tu ne peux pas t'en empêcher ! se désola Alice derrière elle. Plutôt que de lui demander comment ça s'est vraiment passer romantiquement entre eux, il faut tout de suite que tu passes à l'étape cul.
Elles continuèrent à se chamailler ainsi, comme si Alice faisait parti de leur groupe d'ami depuis une éternité. En oubliant tout l'histoire avec Edward, Bella devait reconnaître qu'Alice était un ange avec lequel elle s'entendait merveilleusement bien. Et le fait était qu'elle l'avait oublié toute l'après midi, trop concentrée sur Jasper pour penser à autre chose. Elles rentrèrent chez Bella pour essayer les habits qu'elles venaient de lui acheter. Rosalie insista pour qu'elles aillent toutes au bureau du plus âgé des Cullen. Selon elle, il fallait régler cette affaire avant que ce petit con fasse demi-tour.
Quelle ne fut pas la surprise de Peter quand il les vit toutes les trois débarquer à l'accueil. Il fit un signe vers Rosalie, cherchant à savoir s'il pouvait parler, mais la brune le rassura du regard.
- Bella, Bella, s'exclama-t-il avec un sourire de psychopathe. Qu'as tu fais ou que n'as tu pas fait ce matin pour qu'il soit aussi exécrable aujourd'hui ?
- Bonjour à toi aussi Peter. A quel point vous a-t-il fait souffrir ? demanda-t-elle en grimaçant.
- Comme le jour où Mike avait perdu l'intégralité de son disque dur et que ce connard ne l'avait pas sauvegardé sur celui de secourt, répondit-il en venant la prendre par l'épaule. Donc je ne sais pas ce qu'il se passe, mais ais pitié de nous et fait quelque chose.
- Je vais m'y atteler. Où est-il ?
- Il en a encore pour une petite demi-heure de réunion dans son bureau avec l'équipe de programmation, qui d'ailleurs est probablement entrain de chercher une corde. Tu peux attendre dans le coin si tu veux.
- Ça ne pose vraiment pas de soucis ? s'inquiéta la brune en voyant certain collègue les regarder derrière leur écran.
- Pouf, t'inquiètes, ils savent que s'ils n'ont pas fini leur travail avant la fin de journée, Jasper ne leur laissera pas leur fin de journée.
- Bon, s'il y en a pour une demi-heure, moi je vais aller en face faire les boutiques, lança Rosalie en faisant demi tour.
- Mais tu en viens ! se scandalisa Bella atterrée.
- J'ai pas encore assez vidé le compte en banque d'Emmett. Vous venez ?
- Je te suis, accepta Alice en faisant demi-tour.
- Moi je reste, j'ai eu assez de magasin pour aujourd'hui, soupira la brune résolue.
Les deux jeunes femmes disparurent donc en prévenant qu'elles revenaient sous peu, quant à Peter, il l'emmena avec lui pour lui expliquer un peu ce qu'il faisait. Au final, Jasper avait fini par gagner, elle était enfin venu voir ce qu'il faisait ici. Et les yeux de Bella s'émerveillèrent lorsqu'elle remarqua comment ils travaillaient. C'était juste passionnant.
- Je te présente Garrett, notre designer principal. Il dessine la plupart de nos personnages, des décors, vous allez bien vous entendre. Voici Bella, elle est illustratrice. Je te laisse, faut que je recadre Mike, encore !
Bella fit un sourire aimable à Garrett avec un léger bonjour, mais n'osait pas trop ouvrir la bouche. D'une, elle ne le connaissait pas, mais en plus c'était un lieu de travail.
- Tu es une amie de Peter ? demanda le jeune homme brun avec un grand sourire enthousiaste.
- Oui entre autre, c'est ça, répondit la brune en faisant un pas en arrière. Je vais te laisser travailler...
- Tu ne me dérange pas. Je suppose que si Peter t'a laissé ici, c'est que tu ne risques pas de faire de bêtise. Assied toi, si tu es illustratrice, tu vas pouvoir me dire ce que tu penses de ce que je suis entrain de faire.
En haussant les épaules, la brune ne se fit pas prier et jeta un coup d'œil au travail en court. Ses yeux s'illuminèrent aussitôt qu'elle vit le travail de Garrett, il était doué. Très doué. Alors, comme il n'était plus question de copinage mais de travail, la langue de la brune se délia aussitôt. Ils commencèrent à parler de couleur, de ligne et trait. Bella sut aussitôt qu'elle ne pourrait pas travailler dans un endroit comme celui ci, elle était beaucoup trop solitaire pour ça. Mais donner quelques conseils à Garrett pour qu'il trouve ce qu'il cherchait et l'éclairer sur certain point était gratifiant. Et en même temps, elle en apprenait beaucoup en peu de temps.
- Tu habites dans le coin, demanda-t-il gentiment en se grattant la nuque.
- Oui à dix minutes d'ici, répondit Bella automatiquement.
- Est-ce que ça te dirait qu'on se revoit en dehors, pour faire connaissance, je te trouve très sympa, un café par exemple.
- Euh, c'est gentil, lança la brune en souriant doucement. Tu es adorable, mais ça ne va pas être possible.
- Ça je confirme ! grinça une voix derrière eux.
Bella se retourna aussitôt en vitesse prise en flagrant délit par Jasper. Son regard lançait des éclairs sur son employé. Elle se leva donc pour expliquer la situation, mais le blond ne lui en laissa pas le temps, il la prit par la taille et déposa un baiser sur ses lèvres, ce qui jeta un froid dans l'open-space. Le pauvre Garrett semblait ne plus savoir où se mettre. Apparemment, personne n'avait jamais vu le patron ramener une femme au bureau, ce qui devait être plutôt flatteur pour Bella.
- Désolé Jasper, je ne savais pas, tenta Garrett pour sauver sa vie en se triturant les mains.
- Ni toi, ni personne ne t'en fais pas, rétorqua le patron froidement.
- On peut en parler ? demanda Bella en levant les yeux au ciel.
Jasper la prit par la main et la fit entrer dans son bureau. Voyant tous ses employés les regarder à travers les vitres, il finit par fermer les stores en grognant. Avant de claquer la porte, il entendit distinctement Peter dire « Ah ça vous en bouche un coin, mais c'est pas une raison pour lambiner, au travail ». Jasper s'adossa sur la porte et releva un regard peu amène vers la brune. Bella, au lieu de s'en gêner ou de s'excuser, se mit à sourire.
- As-tu fini de bouder ? demanda-t-elle en se retenant de rire.
- Je ne trouve rien de drôle là dedans ! s'énerva-t-il en la fusillant du regard.
- Je sais que tu attends de moi que je te tienne tête, que je hausse le ton. Mais tu sais depuis le départ que ce n'est pas mon genre. Si je peux régler cette histoire diplomatiquement, je vais le faire. Je n'ai pas honte de toi ou même de nous. Tu es une belle personne. Oui, tu as un sacré passif avec les femmes et certaines personnes pourraient penser que c'est pour ça que je ne veux pas que notre relation se sache. Mais si tu écoutais mieux ce que je te dis, tu comprendrais que c'est uniquement ta famille qui me fait peur.
Elle le vit serrait la mâchoire et détourner le regard en soupirant.
- Je sais que ça t'emmerde, admit Bella honnêtement. Mais je vais te demander encore un peu de patience.
- De la patience ! Mais ça fait déjà deux mois que nous sommes ensemble et que je mens à ma famille...
- Je comprend tout ça, l'interrompit-elle en fermant les yeux. Tu aimes ta famille et je l'aime également. Mais avant toute chose Jasper, c'est toi que j'aime.
Il releva la tête aussitôt en écarquillant les yeux. Il en perdit même ses mots, trop choqué par l'annonce. Bella lui fit un petit sourire en haussant une épaule.
- Je suis juste comme ça. Je ne m'engage jamais à la légère, sache le. Nous allons le dire à ta famille, quand, je ne sais pas encore exactement, mais nous allons le faire. Il va juste falloir se décider sur le moment et se préparer à l'orage, parce que nous savons tous les deux que ça ne va pas être une partie de plaisir. Je cherche juste à nous protéger des qu'en dira-t-on. Je sais c'est égoïste de ma part, mais j'aime ce que nous partageons et j'ai peur. Peur que tout ça parte en fumée parce que tu ne voudras pas te mettre tes frères à dos.
Jasper s'avança vers elle et prit son visage en coupe. Ses yeux étaient brillant d'émotion.
- Je t'aime aussi Bella et je ne te l'avoue pas uniquement parce que tu me l'as dit. Je te l'annonce parce que je veux que tu comprennes que je n'ai pas peur de mes frères moi. Je sais très bien ce que je vais faire face à eux. J'ai le droit d'être heureux, même avec toi. S'ils n'arrivent pas à se faire à cette idée, ce sera leur problème, pas le notre. J'aime ma famille, ça ne veut pas dire que je dois te sacrifier pour eux. Dès le départ, je n'ai pas voulu me cacher, tu as décidé pour nous. N'ai pas peur Bella, je serai là. Qu'un seul des deux s'avisent de dire une saloperie et je trouverai de quoi le recadrer.
Elle déposa sa tête sur son torse et passa ses bras autour de sa taille. Jasper lui caressa les cheveux doucement en se sentant soudainement apaisé.
- D'accord, j'abdique, annonça Bella en se redressant. On va le dire à ta famille.
- Bien, sourit en coin Jasper. Mais pour être sûr que tu ne vas pas reculer, on le dira dimanche. Je t'emmène avec moi pour le dîner chez mes parents...
- Pas dimanche là, contra la brune en secouant la tête.
- Bella..., grogna le blond en serrant la mâchoire.
- Celui d'après, si tu veux. Mais ce dimanche là, nous avons autre chose de prévu.
- Ah oui ? Quoi donc ? demanda Jasper en se reculant croyant qu'elle cherchait à fuir à nouveau la situation.
- Tu tiens tellement à le dire à tout le monde, donc j'attends avec grande impatience que tu le dises à mon père, s'amusa la jeune femme le regard brillant.
Les mâchoires de Jasper se décrispèrent et une grimace apparut à la place. Il se souvenait très bien du shérif Swan. Il ne l'avait croisé qu'une fois et s'en serait bien passé. La cellule de dégrisement de Forks n'était pas des plus sympathiques. De plus, Bella l'avait déjà averti qu'il détestait Edward. Ce qui n'allait pas jouer en sa faveur. Mais si elle croyait vraiment que c'était ce qui allé le faire reculer, elle se trompait.
- Ok, dimanche ton père, le dimanche d'après mes frères et ma mère.
- Voilà une bonne discussion était préférable. Je l'avais bien dit aux filles que tout cet attirail ne serait pas nécessaire..., lança Bella en haussant les épaules.
- Quel attirail ? demanda Jasper en fronçant les sourcils.
La brune ouvrit doucement sa chemise et donna un aperçu de ses achats de l'après midi. Elle vit la tête de son compagnon changer tout à coup.
- Faut-il encore que tu traumatises tes employés ou est-ce que mes arguments peuvent te convaincre de rentrer pour que nous approfondissions le sujet ? s'amusa-t-elle en ouvrant un peu plus sa chemise.
- Je ne sais pas si je vais avoir la patience de rentrer, répondit-il en posant ses mains sur la poitrine de Bella.
- Il faudra bien, dit-elle en refermant sa chemise avec un sourire en coin.
- On ne peut vraiment pas commencer les hors d'œuvre ici ?
- Avec Peter dans la pièce d'à côté, certainement pas. Ce serait comme faire une sex-tape, crois moi !
- Pas faux ! Bon allez bouge tes adorables fesses, je ne vais pas tenir longtemps comme ça.
- Avant qu'on sorte, ne tue pas Garrett, il n'a rien fait de mal, il ne pouvait pas savoir et en plus, il est doué dans ce qu'il fait, tu perdrais un bon élément.
- Je peux pas vraiment lui en vouloir d'avoir de bon goût. De plus, c'est un timide généralement. Je le laisserai tranquille, c'est promis. J'aurais été moins gentil si tu avais répondu oui à son invitation.
Bella explosa de rire en secouant la tête. Elle le prit par la main et l'entraîna vers la sortie. Il regardait avec grande attention son nouveau jean qui lui allait à merveille quand il eut un mouvement de recul en voyant Rosalie et Alice.
- Merde..., grogna-t-il en cherchant déjà les mots pour se défendre prêt à entrer en guerre s'il le fallait.
Sa réaction fit rire les deux jeunes femmes. Rosalie s'approcha de son beau frère et posa sa main sur son épaule. Il sentit ses ongles s'enfonçaient dans sa peau et fronça les sourcils.
- Tu sais ce que tu risques si tu lui fais une Edward ? prévint la blonde sérieusement.
- Tu lui as dit ? demanda Jasper heureux en se tournant vers Bella.
- Il fallait bien des boucliers humains pour raisonner tes frères, répondit la brune en serrant sa main.
- Je te parle trou de balle ! s'énerva Rosalie mécontente qu'il l'ignore.
- Non tu me menaces, rien à voir, rétorqua son beau frère en levant les yeux au ciel. Je ne suis pas Edward, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué.
- C'est pas vraiment pour me rassurer de savoir que c'est toi, avoua la blonde honnêtement.
Jasper haussa les épaules avec son air hautain habituel.
- Va falloir t'y faire, parce que j'y suis, j'y reste ! prévint-il en bombant le torse.
Rosalie enleva sa main de son épaule et lui mit un revers de la main dans le bide.
- C'est bon, je te crois. Tu es trop... toi pour jouer avec les sentiments de quelqu'un. Va falloir que je prépare Emmett.
- Demande à Carlisle des anxiolytiques pour mettre dans son verre avant le repas décisif, proposa Bella mutine.
- Ça suffira pas, t'as vu le gabarit. Non, je vais juste faire entrer doucement et subtilement des informations dans sa tête. Avec un peu de chance il commencera à s'y faire avant même de le voir.
Les employés furent heureux du départ de leur patron. Peter leva les yeux au ciel en voyant leurs épaules s'affaisser et la tension redescendre. Jasper avait bien envie de demander des explications à Bella au sujet de la présence d'Alice et Rosalie, mais il n'eut pas la patience d'attendre pour découvrir le nouvel ensemble de la brune, qui lui retourna les sens. Leur première dispute n'avait pas fini en pugilat, ce qui avait tendance à les rassurer autant l'un que l'autre. Jasper était même satisfait de la façon dont Bella avait géré la chose et il découvrait à quel point crier ne résolvait pas toujours tout. Elle avait réussi à résoudre les choses en se remettant en cause et en arrangeant la situation. C'était une façon de faire qui convenait parfaitement au plus âgé des Cullen.
Une petite avancée de plus ! Bisous !
