Bonjour à tous !
Tout d'abord pour ceux qui suivent ma fic sur Harry Potter, je suis désolé ce texte ne la concerne aucunement.
Je me suis lancée dans la rédaction de Sterek, notamment pour Noël en participant au calendrier de l'Avent du groupe Sterek Pack's.
Vous retrouverez donc un autre Oneshot Sterek le 15 décembre, en plus de celui-ci.
Et après, promis je reviens vers vous avec la suite de Quand les Âmes se retrouvent.
Petites indications importantes : ceci est un sterek (Stiles&Derek), tiré de Teen Wolf. Les personnages ne m'appartiennent pas, mais sont la création de Jeff Davies. C'est donc une relation homosexuelle. Si vous n'aimez pas, abstenez vous de lire. L'histoire est un UA (Univers Alternatif) où tous les personnages sont humains et ils ne se connaissent pas tous au début. Nous avions deux contraintes pour ce texte : faire au moins 1000 mots et parler de Noël.
Enfin je n'ai pas de béta. J'ai essayé de tout bien relire mais si j'ai oublié quelque chose n'hésitez pas à me l'indiquer.
Bonne lecture à tous !
A.M.E
- Allo !
- …
- Oui, c'est moi. Mais appelez moi Stiles, c'est plus simple
- …
- C'est vrai ? Mais c'est une super nouvelle ça !
- …
- Très bien, je serais là ! Je le note tout de suite sur mon agenda. A bientôt
- …
- Oui, merci encore. A la semaine prochaine !
Stiles raccrocha son téléphone, jeta un œil à Scott en face de lui qui le regardait avec de grands yeux. En effet, c'était toujours étrange de voir le jeune hyperactif sauter dans tous les sens et exprimer sa joie, tandis qu'il gardait un calme presque olympien dans sa voix. Cela faisait un décalage irréel. Mais il fut très vite rassuré, car quelques secondes plus tard Stiles se mettait à hurler dans leur appartement.
- Whaou ! Scott c'est tellement génial, j'ai un rôle ! J'ai un rôle ! J'ai un rôle !
L'hyperactif était en train de danser et sauter partout, changeant de salle comme pour faire entendre au monde entier sa joie. Enfin, même si le monde ne risquait pas de rentrer entièrement dans leur petit appartement. Il y avait une pièce de vie centrale avec cuisine, salon et salle à manger qui était toujours pleine de vie car c'est ici qu'ils mangeaient, jouaient, discutaient, travaillaient, faisaient la fête avec leurs amis... Ils avaient chacun une petite chambre avec une salle de bain au centre qu'ils se partageaient. Scott et lui vivaient dans cet appartement depuis maintenant six ans. Ils avaient choisi de se rendre à LA à leur fin de lycée. Scott avait intégré une école vétérinaire dans le coin, prêt à s'occuper d'animaux en détresse comme il avait su le faire pendant toute son année de lycée dans le cabinet de Deaton. S'ils avaient déménagé dans cette ville c'était surtout pour Stiles parce que ce dernier avait choisi d'intégrer une école de cinéma.
Oui, vous lisez bien, une école de cinéma. Il avait longtemps hésité entre ça et suivre les traces de son père. Mais ce dernier l'avait convaincu pendant leur dernière année car il avait eu un accident qui avait failli le tuer. Le shérif préférait que son fils fasse un métier dans lequel il serait un peu plus en sécurité que celui de policier.
Bon, bien sûr il ne s'attendait pas à ce que Stiles choisisse acteur. Non mais quelle idée ? Pas sécurisé du tout : peu de chance d'être pris, un salaire de misère au début, et si on a la chance de percer, le risque de se faire embrigader dans la drogue ou l'alcool. Et ne parlons pas de la médiatisation ! Noah avait essayé à nouveau de dissuader Stiles, sauf que le jeune homme avait appris entre-temps que Lydia aussi se dirigeait vers une carrière dans le cinéma. Alors impossible de le faire dévier cette fois. Il n'avait plus aucune raison de renoncer.
Il était donc devenu comédien, et serveur à mi-temps… Oui, parce que pour le moment il n'avait pas vraiment eu de rôles retentissants. Ah et en passant, Lydia est devenue son agente dès la fin de ses études en marketing et management spécialisé dans les métiers du cinéma. La jeune rousse et lui étaient sortis ensemble pendant quelque temps mais avaient fini par se dire que rester amis c'était pas mal aussi. Étonnamment Stiles comme Lydia n'éprouvaient aucune rancœur et s'entendaient toujours aussi bien. Leur attitude ensemble était presque celle d'un vieux couple sans les bénéfices en nature. Parfois Scott avait envie de vomir à les voir faire. Il aurait bien aimé que cela se passe aussi bien avec ses ex. Mais nous ne développerons pas là-dessus aujourd'hui car ce n'est pas le sujet.
Non le sujet d'aujourd'hui c'est donc Stiles, qui a eu un rôle. Mais lequel, ça Scott ne le savait pas encore. Le jeune homme commença à se calmer et revint face à son meilleur ami pour lui raconter.
- Donc voilà, j'ai fait plusieurs castings le mois dernier pour des films de Noël. Ne me demande pas pourquoi ils filment en plein Noël, ce qui fait que nous devrons attendre un an avant de voir notre tête sur les écrans. Je me suis posé la question et j'ai pas réussi à trouver la réponse. C'est vrai, en plus en Californie il n'y a même pas de neige alors comment ils font ? Ils créent de la neige artificielle je suis sûr. Mais du coup ça dépense un max d'énergie ! Et ça doit coûter un max d'argent ! Peut-être que c'est parce qu'ils veulent nous mettre dans l'esprit féerique et enfantin ?
- Stiles ! Vient en au fait ! Demanda gentiment Scott. Il devait le faire souvent.
- Ah oui, bref. J'ai passé des castings et celui avec le scénario qui me plaisait le plus m'a choisi comme rôle principal.
- Qu'est-ce que ça raconte ?
- Oh tu sais le speech basique d'un téléfilm de Noël. Mais je voulais absolument le faire quand même parce que devine un peu…
- Ta partenaire est super sexy ?
- Mais non pas du tout ! Tu sais très bien que c'est pas ce qui m'importe. Et je ne connais pas encore le nom de mon partenaire.
- OK mais… attends tu as dit "mon" partenaire ?
- Mmh ! C'est ça ! Tu te rends compte ? Ce sera un des premiers téléfilms où le couple principal est gay. Je suis bi, tu le sais. Et je trouvais ça tellement cool qu'il y ai enfin des téléfilms de Noël qui fassent place à la communauté LGBT. Ah, j'ai trop hâte !
- Mais attends, tu ne connais ni ton partenaire ni le scénario et tu te lances dans un projet comme celui-là qui sera surement mis en avant de par son originalité justement ?
- ... Oui c'est vrai. Attends j'ai le scénario quelque part, laisse-moi deux minutes…
- En disant cela, Stiles s'était levé et dirigé vers son sac fourre-tout. Je dis bien fourre-tout, car il commença à sortir tous les papiers à l'intérieur, allant des feuilles toute seules au gros dossier relié de scénario. Il marmonnait en fouillant, jusqu'à ce qu'il tombe sur le bon texte.
- Yes ! Alors… Mon amour de Noël... Colin Reynolds, journaliste à New-York, bâcle un article capital. En guise de punition, on l'envoi à Port Clinton, Ohio, faire un reportage sur Gabriel Hogan, libraire. Il est veuf, revêche et taciturne. Ils se détestent. Puis la magie de Noël entre en jeu…
Il continua de lire quelques instants le scénario et son texte.
- Oui ça me semble pas mal.
Il releva son visage souriant à Scott qui rigola de le voir si content.
- Eh bien c'est super. Quand est ton rendez-vous ?
- Ah merde, attend qu'est-ce qu'il a dit le gars au téléphone ? Il s'appelait Peter je crois. Il a dû me dire, la semaine prochaine à 10h mais je sais plus où, ni quand.
- Appelle Lydia, peut-être qu'elle l'a eu aussi au téléphone
- Ah oui, tu as raison, je vais faire ça.
Scott se replongea dans son travail. Il n'avait pas encore tout à fait fini ses études de son côté. Il bossait depuis deux ans dans un des plus gros cabinets de Los Angeles mais il avait encore des cours en alternance.
Stiles commença à se diriger dans sa chambre pour appeler Lydia quand l'interphone résonna. Il constata que c'était justement la jeune femme et lui ouvrit la porte du bas de l'immeuble. La jeune femme arriva rapidement à l'appartement car ils n'étaient qu'au premier étage. Ils allèrent sur le petit balcon pour ne pas déranger Scott. Stiles offrit un cappuccino à Lydia et se servit un chocolat chaud. Lydia lui redonna la date du rendez-vous car elle avait en effet eu Peter Hale au téléphone. C'était le nom du réalisateur de ce téléfilm. Elle avait d'ailleurs eu l'intelligence (mais qui oserait remettre en doute le fait que Lydia était intelligente ?) de demander un peu plus d'informations.
Le rendez-vous était en fait la première lecture du scénario avec le casting complet. Cela devrait durer à peu près deux jours. Puis, la semaine d'après ils partiraient par avion pour l'Arizona, parce que non ils ne fabriqueraient pas de la fausse neige et oui, ils auront très froid, et oui il fallait prévoir des affaires chaudes, donc séance shopping demain. Lydia ajouta que le partenaire de Stiles s'appelait Derek Hale, et qu'il avait pas mal de notoriété ce qui permettrait de faire encore plus de pub pour le film. Lydia semblait beaucoup l'apprécier et notamment sa plastique parfaite. Le jeune Stilinski ne voyait pas du tout qui il était mais ne resta pas focalisé sur le sujet. Pour lui, le plus important était de pouvoir faire un film qui prône l'amour pour tous et il était certain que son partenaire pensait la même chose s'il choisissait de faire un film comme celui-ci.
Ce soir-là Lydia était restée dormir. Stiles lui avait laissé son lit et il avait dormi dans le canapé. Enfin dormi… Il était tellement content pour son nouveau rôle qu'il avait passé la nuit à lire son script et à commencer à faire des recherches pour entrer dans son rôle. Il avait oublié l'histoire du shopping le lendemain et quand Lydia découvrit les cernes énormes de Stiles elle râla pendant 10 minutes, puis le força à rentrer dans la salle de bain pour qu'elle le maquille. Stiles n'aimait vraiment pas mais il la laissa faire parce qu'elle lui ferait vivre un enfer le reste de la journée sinon.
Les deux furent fin prêts et se rendirent au centre commercial le plus grand de LA. Lydia avait prévu de passer dans certains magasins précis pour ce qui leur était le plus nécessaire : des vêtements chauds. En effet en Californie la température ne descendait jamais en dessous de 18°C et ils avaient très peu de manteaux à fourrure, pull en laine et autres accessoires comme des écharpes ou des bonnets. Stiles se plia à l'exercice exténuant de suivre Lydia, essaya tout ce qu'elle lui disait de mettre, puis porta tous les sacs de leurs achats. Lydia viendrait aussi sur le tournage. Elle avait discuté avec Peter et lui avait demandé cette faveur car elle "souhaitait pouvoir défendre les intérêts de son client". Officiellement. Officieusement, elle avait eu comme un coup de cœur pour la voix du réalisateur. Elle ne l'avait encore jamais vu en vrai, même si elle l'avait tout de suite googlisé après son appel et l'avait trouvé vraiment sexy. Et donc c'était purement et simplement pour "défendre ses propres intérêts".
Mais le reste de la journée n'était pas vraiment planifié alors Stiles avait marchandé pour qu'après le shopping ils fassent autre chose. Ils allèrent donc voir un film, un des derniers DC comics sortis. En sortant du cinéma, Stiles voulut s'arrêter au Strange Coffee, son café préféré dans leur quartier. Le jeune homme prit son traditionnel chocolat viennois avec chantilly et noisette sur le dessus. La rousse prit un smoothie au kiwi. Ils s'installèrent à une table en terrasse et discutèrent de tout et de rien. Ils étaient au milieu d'une conversation dans laquelle Stiles mettait toute son énergie pour convaincre Lydia que les chauves-souris étaient absolument magnifiques et très utiles pour l'écosystème de la planète. Comme d'habitude, il était vraiment passionné. Il avait terminé sa chantilly mais il restait du chocolat chaud dans sa tasse et il la tenait dans sa main. Sauf que Stiles parle avec ses mains. Bon je crois que vous le sentez venir là… La classique rencontre pourrie du téléfilm de Noël, souvent très mal jouée ? Ben oui, elle arrive tout de suite :
Stiles, dans une énergie dévastatrice (est-ce que j'exagère un peu ?), envoya valser son chocolat chaud qui atterrit… Sur une chemise auparavant d'un blanc immaculé, qui recouvrait un corps, vraiment très très hot. Du moins c'est la première chose que Stiles remarqua lorsqu'il amorça un geste d'excuse. Les muscles de l'homme à qui appartenait cette chemise étaient maintenant visibles avec la tâche de liquide. Et les 6 abdos n'étaient pas pour déplaire à Stiles. Il resta malheureusement bloqué un peu là-dessus, et quand il finit par se réveiller, il était rouge comme une tomate. L'homme qu'il avait "dérangé" avait les sourcils froncés et un regard vert perçant, qui à vrai dire était plus proche du noir à ce moment-là. Il paraissait tellement sombre et en colère que les rougeurs de Stiles disparurent immédiatement de son visage.
- Je suis désolé Monsieur, je suis très maladroit.
L'homme ne répondit rien. Du moins rien qui ne correspondait à des mots. Il grogna de manière menaçante, alors que Stiles voulut avancer sa main dans un signe de paix vers lui.
- Je peux vous rembourser les frais de pressing en compensation si vous le souhaitez. Je suis vraiment désolé.
- Stiles… dit Lydia.
- Ce ne sera pas nécessaire.
C'est le beau et sombre inconnu qui venait de parler. Et sa voix profonde et rauque fit frissonner Stiles de manière imperceptible. Il décida de balayer cette sensation car l'attitude de cet homme n'était absolument pas sexy, mais agressive ! (Oui à d'autres;)
L'homme ne resta pas plus longtemps et les laissa là comme deux ronds de flan. Stiles était énervé parce qu'il aurait vraiment aimé pouvoir s'excuser en bonne et due forme et ne pas être repoussé ainsi. Lydia était complètement sonnée parce qu'après avoir entendue la voix de l'homme, elle avait confirmé ses doutes sur l'identité de sa personne : Stiles venait de rencontrer son partenaire de jeu, Derek Hale. Et la rencontre s'était très mal passée.
Ils s'assirent et restèrent chacun dans leurs inquiétudes personnelles de ce dernier événement. Cela s'était passé très rapidement et les avait tous les deux choqués d'une manière différente. Lydia se demandait comment rattraper le coup et Stiles ne comprenait pas comment il avait pu avoir du désir pour un tel connard. Lydia fut la première à se ressaisir. Ils pouvaient peut-être reprendre l'avantage.
- Stiles, reprends-toi.
Le jeune homme la regarda et fit une grimace désolée et en se grattant la nuque.
- Écoute deux minutes. Le gars que tu viens de tacher avec ton chocolat.
- Mmh ?
- C'est Derek Hale.
- Quoi ? Hein ? Attends … Derek Hale… Le gars qui… Non ? Non, il ne viendrait pas par ici, s'il est aussi célèbre que tu le dis, c'est... Tu es sérieuse ?
Lydia hocha de la tête.
- Elle est bien sérieuse ! Mon Dieu, je suis dans une belle merde. Comment veux-tu qu'on s'entende bien après ce que je viens de faire ? S'il me déteste, il ne voudra jamais que je joue, et s'il est plus connu que moi, il pourra tout à fait demander à refaire le casting, et…
- Stiles stop !
Il reprit sa respiration et Lydia essaya de lui expliquer son idée pour rattraper le coup.
- Il n'a pas l'air de t'avoir reconnu lui non plus. Alors voilà ce que je te propose…
Stiles se leva tôt le mardi matin. Le rendez-vous n'était qu'à 10 h mais il était assez loin de leur appart avec Scott, dans un quartier un peu plus huppé (et là où les apparts étaient tellement cher qu'un an de son salaire actuel ne serait pas suffisant pour payer un mois de loyer). Et puis le stress de la journée l'empêchait de dormir de toute manière. Il avait très peur de deux choses. Numéro une : être si mauvais que le producteur et le réalisateur décident de le virer. Numéro deux : que Derek Hale le déteste et demande à ce qu'il soit viré.
Il avait fait des recherches sur Derek le soir de "l'accident chocolat" comme l'appelait Scott. Il avait découvert que Derek était très connu et qu'il avait fait pleins de très bon films. Il en avait d'ailleurs regardé un ou deux depuis. Et il n'était vraiment pas mauvais comme acteur. Son avis devait sûrement être pris en compte par les réalisateurs. Il avait aussi découvert que le jeune homme avait une fan base exceptionnelle. De nombreuses filles, et quelques gars, le suivaient et essayaient de connaître tout de sa vie. Il y avait un certain nombre de blogs qui décrivaient ses origines, puis ses faits et gestes. Et un certain nombre d'autres blogs de fanfictions qui décrivaient comment Derek rencontrait l'amour de sa vie (en général l'écrivaine) et comment ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Stiles n'arrivait pas trop à discerner le vrai du faux dans ces blogs mais comme certaines informations se répétaient il avait réussi à créer un petit parcours de son futur partenaire.
Derek venait en fait de la même ville que lui et Scott, ils étaient allés dans les mêmes écoles. Stiles avait même la cousine de Derek dans sa classe, Malia. C'était d'ailleurs une de ses amies et une des ex de Scott. Vous vous souvenez de cette partie où je disais que Scott avait du mal à rester ami avec ses ex… Et ben je ne vais toujours pas vous la raconter. Je vais juste vous informer que Stiles voyait toujours Malia, mais plus à l'appart pour éviter que Scott et elle ne se croisent.
Bref, Stiles avait aussi connu un peu Cora, la plus jeune sœur de Derek. Mais il avait peu croisé ce dernier car Derek et eux avaient 7 ans de différence et le jeune Hale avait commencé le cinéma à l'âge de 17 ans, quand Stiles courait encore après Lydia dans la cour de l'école.
Stiles avait lu que le père de Malia, Peter, était aussi un réalisateur renommé, et que Derek avait déjà joué dans quelques-uns de ses films. Pareillement, Stiles n'avait jamais rencontré Peter car à chaque fois qu'il venait chez Malia, son père était parti pour le travail. Jusqu'à ce qu'il lise la bio de Derek, le jeune hyperactif avait toujours imaginé le père de Malia comme un trader ou un grand chef d'entreprise qui ne s'arrêtait jamais. Il devina que le réalisateur de son film n'était autre que le père de Malia.
Entre deux recherches sur Derek, Stiles se préparait aussi activement pour la lecture. Il avait fait des recherches pour bien entrer dans son rôle, le type de réactions qu'il devrait avoir, le genre de choses qu'il ferait…
Il se sentait prêt tout de même à jouer, sa peur numéro 1 n'était qu'un stress tout à fait positif pour le pousser à donner le meilleur. Par contre, il ne se sentait pas du tout prêt à faire face à Derek. Tout ce qu'il avait lu lui faisait encore plus peur. Le terrorisait même.
Le lieu où se faisait la première lecture était en fait les bureaux de la maison de production. Il y avait pas mal de journalistes et de photographes devant l'immeuble mais ils ne firent pas attention à Stiles. Lui non plus à vrai dire.
L'ascenseur emmena Stiles jusqu'au 10ème et dernier étage, il arriva dans un lieu très ouvert avec des bureaux en openspace et une vue magnifique sur la plage de Los Angeles. La secrétaire le mena vers une salle fermée, plus calme, où Lydia était déjà, ainsi que quelques autres personnes, comédiens, agents… D'ailleurs Lydia parlait activement avec… Malia Hale. Stiles fut très surpris de la voir mais aussi heureux. Un visage familier et rassurant. Depuis qu'ils avaient fini le lycée, Malia ne faisait pas grand-chose de sa vie à part travailler dans le même café que pendant tout le lycée. Son père aurait aimé qu'elle fasse autre chose alors il l'avait poussé à essayer un petit rôle dans un de ses films. Elle jouerait l'amie de Gabriel (joué par Derek), et propriétaire de l'hôtel où loge Colin (joué par Stiles). Son personnage, prénommé Julia, aidera Colin dans son travail mais aussi pour dénouer la situation entre lui et Gabriel.
Il y avait une autre jeune femme dans la salle de réunion, Erica, qui jouerait le rôle de Rosie, une jeune apprentie à la librairie de Gabriel, qui se retrouve souvent dans les situations humoristiques du film.
Après Stiles, un autre jeune homme très séduisant entra et se présenta comme étant Ethan. Il jouerait le rôle de Darren, patron démoniaque de Colin. Mais dès que Stiles et lui entamèrent une conversation sur le baseball, le jeune hyperactif le trouva tout de suite sympathique et il devina que son personnage n'était pas représentatif de sa vraie personnalité.
Derek fut le dernier arrivé, accompagné de Peter Hale et de Chris Argent, producteur de ce film. Stiles avait presque oublié le fait qu'il était terrorisé de revoir son futur partenaire de jeu. Mais lorsque les trois entrèrent dans la pièce, et que le silence se fit, Stiles pâlit en deux secondes. Ses yeux croisèrent ceux de Derek qui commença par froncer les sourcils semblant chercher qui il était, puis agrandit ses yeux de reconnaissance et de surprise, pour finir par froncer à nouveau les sourcils de colère presque cette fois. Ne me demandez pas comment Stiles avait réussi à comprendre tout ça dans les quelques secondes de changement de visage de l'homme en face de lui mais il était certain de sa traduction intérieure.
Lydia mis à exécution le plan qu'elle avait préparé. Elle fit du grand Lydia, accueillant les trois hommes comme s'ils étaient chez elle, alors que… en fait ils étaient chez eux…
Puis elle prit Derek à part et l'emmena auprès de Stiles qui tenait un paquet à la main.
- Derek Hale, voici Stiles Stilinski, votre partenaire sur ce film.
Le jeune acteur s'inclina presque devant Derek, qui avait un regard de tueur. Il lui tendit le paquet en s'excusant. Le gars fronça à nouveau les sourcils, grogna comme un remerciement puis s'éloigna des deux amis pour s'asseoir près de Peter.
Lydia et Stiles échangèrent une grimace, pas très sûr que le plan ait vraiment marché pour calmer le jeu. Chris Argent remercia tout le monde d'être présent, les acteurs principaux de ce film étant tous arrivés. Il les invita à s'asseoir et à commencer le travail.
Stiles était un des premiers à devoir lire puisqu'il apparaissait dès les premières scènes. Dès qu'il commença à parler, le silence se fit, autour de la table et à l'intérieur de lui. Il était maintenant Colin Reynolds, journaliste New-yorkais. Il s'inséra vraiment bien dans son personnage et fit du bon travail. Mais il ne put s'empêcher d'admirer Derek dès que ce dernier commença à lire sa partie. Il était lui aussi devenu Gabriel Hogan et il jouait vraiment bien alors que nous n'étions qu'à la première lecture.
La journée se passa bien mieux que ne le pensait Stiles et le lendemain matin il se sentait beaucoup plus serein en arrivant au bureau. Lydia n'était pas là aujourd'hui mais tout irait bien. Il s'entendait très bien avec tout le monde en plus, du moins… tout le monde sauf Derek. Ils partiraient tous ensemble dans deux jours pour Port Clinton et Stiles avait vraiment hâte.
Ils étaient presque à la fin de la lecture, et la scène finale se passait dans la librairie de Gabriel. Ce dernier lisait un conte de Noël aux enfants pour la dernière fois avant l'ouverture des cadeaux. Puis il apercevait Colin qui revenait après leur dernière dispute. A la fin de la lecture aux enfants, Gabriel se dirigeait vers lui :
- Je pensais que tu étais reparti à New York. Dit Derek, interprétant le rôle de Gabriel.
- Oui… me revoilà, j'espère que tu n'es pas trop déçu.
Stiles faisait très bien le mec gêné, prenant le rôle de Colin à cœur. Bon avouons qu'il se voyait très bien dans le personnage de Colin.
- Pourquoi ?
- Pourquoi serais-tu déçu ? Ben je ne sais pas, parce que tu semblais être serein de me voir partir.
- Non pourquoi es-tu revenu ?
- Je… J'ai oublié de… de te donner mon cadeau.
Quelqu'un pendant la lecture lisait les évènements de la scène :
- Ici, Colin tend un paquet à Gabriel mais ne lui laisse pas le temps de réagir et part de la librairie. Puis Gabriel ouvre le paquet et découvre la sculpture d'un loup. C'est celle que lui avait offert sa femme, et qui avait été cassé. Colin l'a fait réparer avec l'aide de Julia. Caméra sur cette dernière qui fait un grand sourire à Gabriel, qui sort de la librairie dans le froid pour rattraper le jeune homme.
- Colin, attends ! Ne pars pas. Reste... Reste ici, avec moi !
- Mais… Mais tu…
- Je… Je suis tombé amoureux de toi. Ton départ m'a secoué et je me suis rendu compte que j'ai voulu rester enfermé dans ma morosité par sécurité. Mais je veux bien prendre le risque de te laisser entrer dans ma vie. Parce que tu es magnifique, plein d'amour et de bienveillance, et un peu maladroit mais c'est ce qui me plaît le plus chez toi. Alors reste s'il te plait.
- Gabriel embrasse Colin
- Tu n'as pas froid ? Demande Colin
- Jamais, tu sais bien, rigole Gabriel.
- Tu es tellement beau quand tu souris ! J'espère te voir sourire comme ça tous les jours.
- Est-ce que ça veut dire que tu restes ?
- Évidemment.
- Ils s'embrassent à nouveau. Noir de fin.
Toute l'équipe applaudit la fin de cette deuxième journée de lecture. L'ambiance était au beau fixe. Ethan proposa d'aller boire un verre dans un bar à côté avec toute l'équipe et la plupart acceptèrent.
Ils étaient donc en train de boire et rire quand Stiles se rendit compte qu'il avait oublié sa veste avec ses clés d'appartement. Il dit à Malia qu'il serait de retour très vite, finit sa bière et se dirigea vers les bureaux dans la rue en face.
La nuit commençait à tomber, et un léger coup de vent fit frissonner Stiles. Il se dépêcha de traverser pour rejoindre l'immeuble d'en face et monter les 10 étages. Lorsqu'il arriva, les bureaux étaient vides, tout le monde ayant déjà terminé le travail depuis un moment. Il fut rassuré en voyant que la porte était ouverte, mais fut vite mal à l'aise en entendant une voix grave reconnaissable entre toutes. Et cette voix ne semblait vraiment pas calme.
- Comment veux-tu que je travaille avec Stilinski ? Il n'a aucune expérience et en plus tu lui confies le rôle le plus important. Je sais que ma carrière à besoin d'un peu d'aide en ce moment mais tu veux vraiment m'associer à ce genre de personne. Si c'est ça je préfère tout arrêter.
- Un éclat de rire presque flippant coupa Derek.
- Non, tu n'arrêteras pas.
Peter venait de parler. Il était vraiment sûr de lui et presque en colère. Il reprit.
- Je suis encore celui qui t'a mené là où tu es aujourd'hui et je sais ce qui peut ou non booster ta carrière. Faire ce film va te rendre inoubliable pour plein de générations. Et c'est très bien si tu n'aimes pas trop Stiles, tu joueras encore mieux ton rôle puisque Gabriel déteste Colin. Du moins au début et il faudra que tu joues le jeu après. Mais de toute façon tu n'as pas le choix. Alors voyons, souris ! Viens, allons rejoindre les autres au bar, essaye de bien t'entendre avec le reste de l'équipe au moins. Et puis ta cousine est avec nous aussi c'est génial non.
- Ce film va être une catastrophe.
Derek semblait vraiment en colère alors qu'il sortait de la salle. Stiles s'était caché dès le début de façon à ce que les deux ne le voient pas mais que lui puisse continuer de les observer et de les entendre.
Une fois les deux hommes partis, il expira un grand coup, semblant se rendre compte qu'il avait presque oublié de respirer. Et là une immense tristesse lui tomba sur les épaules. Alors comme ça il était incapable. Ce n'est pas ce que Derek avait dit mais c'était ainsi qu'il l'avait entendu. Il n'avait aucune expérience : il jouait mal. Il en était vraiment blessé. Derek n'avait rien vu de son jeu à part une brève lecture de deux jours. Comment pouvait-il le juger ainsi alors qu'ils ne se connaissaient pas ? Et pourquoi est-ce que ça le touchait autant ?
Il récupéra sa veste et se dirigea d'un pas rapide vers le bar. La colère avait laissé place à la tristesse. Il n'allait pas se laisser faire comme ça. Dès qu'il arriva dans l'espace assez restreint du bar, il repéra assez vite Derek. Il l'attrapa par la manche et l'emmena à l'écart des autres. Ce n'est pas comme ci il avait peur que les autres entendent, la musique était suffisamment forte pour couvrir leur voix mais il voulait éviter de se battre au milieu du groupe. Il avait assez de sang froid pour se contrôler mais il ne savait pas ce qu'il en était de Derek.
- Hale...
- Qu'est-ce que tu veux ? Le coupa Derek.
- Ouah ! TU es capable de me parler finalement. Impressionnant ! Je pensais que tu ne me dirais rien tant que tu ne serais pas dans ton personnage.
Derek grogna fortement.
- Ah non d'accord. Tu vas continuer comme ça longtemps ? M'éviter ? Me critiquer derrière mon dos sans même me connaître ? Me grogner dessus ? Tout ça pour une petite tache de café ! Tu n'as pas le droit de traiter comme ça. Ni de me juger comme ça d'inexpérimenté et d'incapable alors que tu ne m'as jamais vu jouer.
Derek leva un sourcil et croisa les bras en comprenant que Stiles l'avait entendu parler à Peter.
- Ouais, je vous ai entendu, et tu sais quoi ? Ça me met vraiment en colère que tu sois un tel connard. Est-ce que moi aussi j'ai le droit de dire que je ne veux pas de toi comme partenaire pour l'un de mes premiers films ? Tu ne devrais pas plutôt m'encourager à faire mieux et me donner des conseils pour que la qualité du film atteigne tes espérances ? A moins que tu ne sois pas aussi bon comédien que ça et que tu comptes juste sur ton oncle pour te sauver la mise à chaque fois que ta popularité baisse ?
Stiles devait avoir touché un point sensible, et il se rendit compte qu'il était allé trop loin lorsque Derek l'attrapa au col et le poussa contre le mur derrière lui avec un regard noir plein de haine. Il pensait que Derek réagirait par la parole en s'énervant aussi mais apparemment il préférait les gestes. Quoi qu'il en soit, le mur derrière avait des décorations, et Derek ne devait pas les avoir vu car Stiles se prit un truc dans le dos et il gémit de douleur. Le plus vieux qui était collé à lui le relâcha de surprise. Derek avait presque ressenti l'envie de le faire gémir à nouveau, mais pas pour la même chose. Il ne pouvait pas ressentir ce genre de chose. Il se reprit rapidement, la colère reprenant place dans ses yeux pendant que Stiles se détachait du mur et contrôlait son dos.
- Stilinski, ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas et joue juste ton rôle. Si tu n'es pas parfait on trouvera un moyen d'arranger ça.
- AH mais arrête avec ça ! Tu ne m'as jamais vu jouer. Ne te permet pas de…
Les mots de Stiles se perdirent dans le vide face à lui. Derek ne l'avait pas écouté et était simplement parti. Le jeune hyperactif secoua la tête de dépit. Ce mec si hot était vraiment un connard. Il avait rêvé qu'un gars aussi sexy le colle à un mur mais pas pour lui faire mal. Il allait avoir un gros bleu dans son dos, c'était sûr. Il espérait que cela serait parti d'ici le tournage. Même s'il n'aurait pas besoin de tourner torse nu, un comédien devait toujours prendre soin de son apparence.
Peter avait observé la scène de loin et son sourire machiavélique était de sortie. Si quelqu'un l'avait aperçu ce soir-là, il aurait sans doute dit à tout le monde de fuir.
La ville de Port Clinton est une petite ville américaine comme on en voit des milliers dans les téléfilms. Des petits immeubles, avec des devantures de petits magasins de proximité. Des petits hôtels très mignons, et des cafés à la place des diners. Stiles adora tout de suite cette atmosphère de Noël qui régnait dans la ville grâce à la neige et à toutes ces décorations qui étaient multiples dans les rues mais aussi aux fenêtres des habitations. L'équipe arriva à Port Clinton la première semaine du mois de Décembre et Stiles ne pensait pas que toutes les décorations seraient déjà installées. C'était une ville absolument ravissante et plus encore sous la neige. Mais Stiles avait froid. Dès qu'il sortit de son van, il sentit le froid s'insinuer à travers ses vêtement pourtant chaud et fait pour ces températures. Il se réchauffa un peu en sautant et courant dans tous les sens, heureux d'être arrivé et pressé de commencer le tournage. Malia le rejoignit dehors et tous les autres membres du tournage arrivèrent au compte-goutte.
Le tournage commença le lendemain de leur arrivée. Stiles découvrit les différents camions de costumes, ceux de préparation au maquillage, ceux des décors… Il était comme un enfant au milieu de son terrain de jeu favori. Les scènes qu'il devait faire avec Derek n'étaient pas tout de suite donc il profita juste. Et appris un maximum de choses. Comme il a toujours été travailleur et avait à peu près compris son personnage, l'équipe de tournage et le réalisateur n'avaient pas besoin de faire tant de prises que ça à chaque scène. Le premier jour, ils tournèrent plusieurs scènes à l'hôtel.
La première se passait entre Stiles et Malia, lorsque Colin a du mal à comprendre Gabriel et qu'il demande de l'aide à Julia. Puis celles entre Stiles et Ethan, au moment où Darren débarque dans la petite ville de Port Clinton et au moment où ils se disputent à propos de Darren draguant Gabriel. Stiles se sentait à l'aise. Colin lui ressemblait un peu même s'il était beaucoup plus posé et organisé que lui. Il avait fait beaucoup d'effort tout de même pour rester calme dans les scènes et entre elles aussi. Il ne voulait pas se faire remarquer. Ils firent aussi les scènes de Malia et Derek. Des scènes tendres et amusantes. Stiles prit plaisir à les regarder jouer. Mais lorsqu'ils tournèrent la scène entre Darren et Gabriel, et que Ethan se rapprocha de Derek, prêt à l'embrasser, il ne put s'empêcher de ressentir une gêne au niveau de l'estomac. Il trouvait que ça ressemblait drôlement à la jalousie qu'il avait pu ressentir lorsque Jackson était avec Lydia, mais il mit de côté ce constat.
Le lendemain ils tournèrent encore à l'hôtel. Cette fois-ci pour les scènes entre Stiles et Derek. Stiles souffla un grand coup, stressant à l'idée que la présence de Derek lui fasse perdre ses moyens. Les premières scènes se passèrent bien. Ils firent d'abord la scène de l'interview de Derek par Stiles. A ce moment dans le film, Colin (joué par Stiles) avait réussi à convaincre Gabriel du bien fondé d'un article sur lui et sa librairie. Puis ils jouèrent une scène de discussion virulente entre eux sur le sujet de l'article. Ensuite ils attendirent un peu que la nuit tombe pour tourner la scène de l'arrivée à l'hôtel de Colin, arrivée fracassante puisque Colin pense que Gabriel est le réceptionniste de l'hôtel et qu'il agit un peu comme si tout lui était dû. Gabriel se fait donc une première mauvaise impression du jeune homme.
L'attitude hautaine et froide de Colin au début du film n'étant pas dans les habitudes de Stiles, ce dernier eu un peu de mal, butant sur les mots et ne mettant pas le ton correct. Ils durent reprendre la scène une dizaine de fois avant que Peter ne propose une pause.
- Tu n'es pas capable de simplement dire une phrase ! Je savais que c'était une erreur. S'exclama Derek.
Stiles pâlit. Ça y est, la situation qu'il avait redoutée arrivait. Il devint rouge, hésitant entre l'embarras de ses erreurs et l'énervement que provoquait cette accusation.
- Eh bien jusque-là je pense avoir fait du bon travail puisque tu n'as pas eu à te plaindre depuis le début de la journée.
- Peut-être parce que c'est un peu trop éloigné de qui tu es. Tu peux jouer des personnages qui te ressemblent, mais dès qu'il s'agit de jouer quelqu'un de différent, tu échoues. Un acteur est censé pouvoir tout faire pourtant.
- Tu y vas un peu fort. Tu ne sais pas si cela me ressemble ou pas, tu n'as pas fait d'efforts pour me connaître. Tu te contentes d'être là pour tourner et c'est tout. Tu ne fais pas l'effort de connaître les personnes du tournage. C'est à se demander si tu as un cœur.
Derek le colla à nouveau contre un mur, il était menaçant mais moins violent cette fois, ayant fait attention à ce qu'il n'y ait rien derrière.
- Contente-toi de jouer correctement toi aussi, compris. Je ne te demande rien sur toi, et tu ne me demandes rien sur moi. Nous jouons ensemble et ça s'arrête là. C'est comme ça que je vois le travail. Si je veux me faire des amis, je vais ailleurs.
- Ah parce que tu as des amis… Ca ne doit pas être facile de les garder avec ton attitude. Ah moins qu'ils restent pour ton argent ? répondit Stiles pour le provoquer à nouveau, n'ayant pas peur de la démonstration de force de Derek.
Derek le repoussa à nouveau contre le mur, plus violemment cette fois, puis l'abandonna là-dessus.
Quelques minutes plus tard, ils reprirent le tournage. Remonté, Stiles fit des merveilles à la onzième prise, froid comme la neige face à Derek. Ils terminèrent là leur deuxième journée.
Le jeune hyperactif eut tout de même du mal à retrouver la paix après cette première journée de tournage. Il marcha longtemps sur les quais sous la neige pour apaiser sa colère et essayer de réfléchir à comment aborder ce mec super canon mais tellement con. Son avis était mitigé par rapport à son partenaire de jeu. Stiles trouvait Derek vraiment beau, et après les recherches qu'il avait faites et ce qu'il avait découvert, il comprenait sa façon de voir les choses. Mais il espérait que cela serait différent avec lui, que cela aiderait peut-être Derek à passer à autre chose, à surpasser la douleur qu'il devait avoir ressenti. Au lieu de ça il agissait comme quelqu'un d'arrogant et sans empathie. Il ne trouva pas de solution ce soir-là, mais il finit par rentrer et se coucher dans son van.
Pour la troisième journée de tournage, Stiles était content : il tournait une scène avec Erica et Derek à la librairie puis il aurait le reste de sa journée pour se promener dans Port Clinton. Il avait aussi prévu une sortie shopping dans l'après-midi avec Lydia et Malia. Le tournage du matin se passa relativement bien, si on ignorait les moments où Stiles et Derek se lançaient des piques entre chaque prise faisant des commentaires sur le jeu de l'un ou sur l'attitude de l'autre.
Les équipes sur le tournage préféraient ne pas s'en mêler. Après tout, pour ceux qui connaissaient Derek, son attitude était vraiment étrange pour eux. D'ordinaire il faisait son travail sans commentaire puis partait. Il était même quasiment inexistant en dehors de son rôle. Pour Stiles c'était moins surprenant, l'équipe de tournage avait compris rapidement que le jeune homme n'avait peur de rien, et surtout pas de donner son avis, quitte à se ridiculiser.
Lorsque Lydia, Malia et Stiles allèrent à leur séance shopping, les jeunes femmes essayèrent tout de même d'aborder la situation avec lui. Stiles refusait de reconnaître qu'il était peut-être un peu virulent avec Derek, pour lui l'acteur était un con fini qui devait changer s'il voulait qu'on le respecte. Il ne changerait pas son attitude tant que Derek ne changerait pas la sienne. Le jeune hyperactif voulu couper court rapidement à cette conversation. Ils étaient sur le chemin du retour vers les vans, passant par un parc où la neige recouvrait presque tout. Il laissa de côté ses emplettes et attrapa une grosse masse de neige pour en créer une boule. Il l'envoya en plein dans le dos de Lydia qui venait de faire un commentaire comme quoi toute cette tension entre eux deux était purement sexuelle et qu'ils feraient mieux de baiser pour que le reste de l'équipe puisse respirer. La jeune femme exprima sa surprise par un "Oh" très digne. Puis elle laissa à son tour ses affaires sur le côté pour se jeter dans la bataille de neige, Malia se joignant à eux. Leurs cris de joie et leurs rires attirèrent quelques passants et quelques comédiens qui se joignirent à eux. La fin de l'après-midi se termina donc dans la bonne humeur générale. A l'exception de notre grognon national qui préféra rester à l'écart mais les regarda tout de même jouer. Il se surprit lui-même après avoir esquissé un sourire fin.
Ils finirent par rentrer trempés dans les vans et se séparèrent là-dessus. La question de la relation plus qu'explosive entre Derek et Stiles ne fut pas abordée à nouveau et ce dernier en était bien content car il n'aurait pas été capable de tenir la conversation. En effet, dès qu'il rentra dans son van, la fatigue le submergea. Il se dépêcha de poser ses affaires dans coin et de se doucher. La douche chaude mis un certain temps à le réchauffer, et lorsqu'il se glissa sous la couette il avait de nouveau froid. Il espérait que la nuit l'aiderait à calmer ses tremblements.
...
Des coups frappés à sa porte réveillèrent Stiles qui se demanda un instant où il était. Puis Derek rentra dans le van. Mais Stiles ne le vit pas car il était dos à la porte et surtout parce qu'il n'arrivait pas à ouvrir les yeux, envahit par une sorte de torpeur.
Qu'est-ce que tu fais Stilinski ! Tout le monde t'attend ! Alors ça y est, deux jours de travail et c'est fini, tu n'es plus capable de rien ? Allez, debout espèce de fainéant, ou je te jure que je demande à l'autre comédien prévu à ta place de venir. Oh ! Stilinski ! Tu me réponds quand je te parle ? Et regarde-moi !
Derek attrapa l'épaule de Stiles pour le retourner et vit que le jeune homme grimaçait de douleur. Il se recula surpris, ne pensant pas avoir été si violent. Puis il vit les yeux troubles de Stiles et le léger filet de transpiration sur sa peau. Le plus vieux posa le dos de sa main sur le front du plus jeune pour établir son état de fièvre et le retira presque aussitôt, ayant senti la brûlure caractéristique d'une température très haute.
Le comédien sortit du van avec précipitation pour prévenir les équipes et surtout Peter, le réalisateur, pour que le tournage soit réorganisé. Il demanda à son assistant de revenir avec des tisanes de thym, de la soupe et du paracétamol. Il retourna ensuite voir Stiles. Il commença par aérer la chambre, puis il attrapa une serviette qu'il trempa dans de l'eau froide. Il enleva la couverture de Stiles qui grogna, réclamant la couverture car il avait froid. Derek se contenta d'enlever également son t-shirt. Stiles feula cette fois, presque comme un chat. Il râla, traitant Derek d'idiot. Ce dernier l'ignora et passa la serviette d'eau froide sur tout le haut du corps du plus jeune. Il lui remit son t-shirt puis déposa une serviette froide derrière la nuque de Stiles et une autre sur son front. Stiles ressentait le froid mais c'était presque comme un soulagement cette fois. Derek fit couler de l'eau le long de sa bouche pour l'hydrater, Stiles n'ayant pas la force de se relever pour boire. Ce dernier fut apaisé après cela et se rendormit rapidement.
Il se réveilla quelques heures plus tard, un peu plus frais. Il se tourna sur le côté et vit Derek qui lisait un livre dans un des fauteuils du van. Le mouvement avait signalé à Derek le réveil de Stiles et il referma son livre, faisant un signe de tête au jeune homme.
- Tu te sens comment ? Demanda-t-il
- J'ai la bouche pâteuse et j'ai l'impression de voir à travers un brouillard, mais ça va mieux.
Derek ne dit rien et se leva pour aller chercher deux bols, un de soupe et l'autre de tisane. Il aida Stiles à manger le premier et le força à boire le deuxième avec des arguments proches de la menace de violence physique. Stiles fit l'enfant au début mais finit par lui obéir.
Lorsqu'il eut fini les deux bols, Derek lui demanda s'il était capable de prendre une douche tiède seul. Stiles affirma que oui, se leva, chancela et retomba sur son lit.
- Peut-être pas finalement. Dit-il avec un demi-sourire.
- Assieds-toi, je reviens. Répondit Derek.
Il revint avec les serviettes de tout à l'heure qu'il avait rincé et une nouvelle bassine d'eau froide. Il essuya à nouveau le haut du corps de Stiles. Ce dernier, s'il n'arrivait pas à tenir debout, était tout de même plus alerte que la première fois. Il ne put s'empêcher de rougir, au visage, mais sur son cou et le haut de sa poitrine aussi. Derek en fut gêné à son tour, en voyant la réaction physiologique de Stiles. Aucun des deux n'osa dire quelque chose et Derek finit simplement de le soigner et de poser les serviettes sur sa nuque et son front.
Stiles regarda Derek ranger le matériel et se rasseoir face à lui.
- Pourquoi est-ce que tu es si grognon Derek ? Demanda Stiles. En réalité, il avait un milliard de questions en tête mais il ne savait pas par laquelle commencer.
Derek se contenta de lever un sourcil en regardant Stiles, l'air de dire "Vraiment ?"
- Est-ce que c'est à cause de ta séparation avec Kate ? Tu as l'air d'avoir souffert de toutes les répercussions médiatiques.
Derek se referma légèrement cette fois mais ne dit rien.
- J'ai lu des choses sur toi, sur ce qui s'est passé il y a deux ans, lorsque Kate a décidé que tu n'avais pas le droit de la quitter comme ça et qu'elle a révélé pleins de choses sur ta vie privée. Je comprends que cela te fasse repousser tout le monde autour de toi mais tu dois aussi parfois laisser tomber ta garde pour voir la bonté des autres.
- Et toi tu devrais créer une barrière parfois, tu es trop sensible. Et pour ton information ça n'a aucun rapport.
- Je suis sûre que ça à un petit peu un rapport.
- Demande aux autres si tu ne me crois pas, je suis simplement droit et travailleur. Je suis perfectionniste aussi. Mais je ne suis pas grognon.
- On voit très bien la différence pourtant sur les photos de toi avant et après votre séparation. La petite barbe de trois jours par exemple. Elle est très sexy, je ne dis pas. Mais ça n'était pas là avant Kate. Les sourcils froncés et la barre de rides au- dessus de ton front, pareil. Et…
- Tais-toi et dors maintenant, tu divagues.
- Pourquoi c'est toi qui s'occupe de moi ? Demanda encore Stiles qui commençait tout de même à se laisser aller aux volutes du sommeil.
- Parce que j'étais là.
- Oui mais tu aurais pu… Stiles bailla. Tu aurais pu demander à quelqu'un de le faire à ta place.
Le jeune hyperactif bailla une deuxième fois et s'endormit presque aussitôt après, n'entendant pas la réponse de Derek.
- Parce que je ne tiens pas à ce que quelqu'un d'autre le fasse.
...
Quand Stiles se réveilla le lendemain, il était seul dans le van. Un plateau avec les deux mêmes bols que la veille était sur sa table, avec un mot de Derek : "Réchauffe ça et bois les. Puis rejoins-nous." Stiles se demanda comment il faisait pour que même un mot écrit ressemble tellement à un ordre dit avec une autorité certaine. Il fit ce que Derek avait dit et prit même une douche tiède, sentant que la fièvre était presque entièrement partie.
Lorsqu'il rejoignit les autres, tout allait bien. Il alla dans le camion costume pour mettre sa tenue et ils commencèrent le tournage du jour. Lorsque Stiles jeta un œil sur le script, il pâlit et Lydia lui demanda si la fièvre était revenue. Il la rassura et se concentra. Ils étaient sur une scène où Colin confronte Derek dans l'arrière-boutique à propos de son rapprochement avec Darren.
La scène commença. Derek était de dos, en train de scanner des livres pour les mettre dans un carton avec délicatesse. Il entendit les pas de Stiles et se retourna.
- Colin, qu'est-ce que tu fais encore là ? Il me semble que j'ai répondu à toutes tes questions ainsi qu'à celles de ton patron.
- Oui, je venais te parler de ça justement.
Derek, incarnant Gabriel, se tourna à nouveau vers son travail.
- Ah oui, tu attends sans doute que je te remercie. Eh bien c'est vrai, merci beaucoup. Grâce à toi, la librairie a reçu plus de monde pour ce Noël. Elle est sauvée.
- Ouais, de rien. Mais…
- Et remercie ton patron également. Il est très sympathique.
Colin grimaça, mais Gabriel ne le vit pas car il était de dos.
- Il attrapa le coude de Gabriel et le força à se retourner même si ce geste était encore très timide.
- Tu… Vous êtes…
Prenant son courage à deux mains, Colin se rapprocha et embrassa Gabriel. Un simple baiser, très rapide. Puis il recommença et Gabriel lui rendit ce baiser avec passion. Ou plutôt Derek rendit le baiser de Stiles avec passion. Tous les deux se perdant dans ce dernier, oubliant les caméras et le script. Car Derek n'aurait pas dû rendre ce baiser, il aurait dû repousser Stiles. L'équipe de tournage n'osa rien dire d'abord, car ils étaient tous surpris de la tournure que prenait cette scène. Peter souriait encore de ce sourire carnassier qui vous donne envie de fuir. Puis quelqu'un finit par tousser, et un autre dit "Coupez", les réveillant tous de ce moment hors du temps. Les deux protagonistes principaux se regardèrent surpris. Puis décidèrent de le laisser de côté d'un regard et reprirent la scène en l'effectuant parfaitement cette fois.
Le tournage se poursuivit pendant une semaine, et se déroula sans autre encombre. Stiles et Derek ne se disputèrent plus et commencèrent même à avoir des échanges. Enfin si on peut appeler échanges Stiles qui parle et Derek qui bouge ses sourcils et parfois laisse passer quelques mots. Mais apparemment, ils n'avaient plus aucun problème de compréhension l'un de l'autre.
Le tournage à Port Clinton achevé, Stiles avait encore une journée de tournage à New York avec Ethan. Lydia les suivait toujours car elle avait presque réussi à atteindre son objectif : charmer Peter Hale. Le reste de l'équipe, par contre, les laissa là-dessus. Ce fut difficile pour Stiles. Il savait qu'il reverrait Malia, mais pour revoir les autres il n'avait aucune idée s'ils en auraient envie ou si cela pourrait se faire. Surtout Derek. C'est vrai, ils avaient fini par s'entendre. Même très bien s'entendre. Stiles l'avait vu rire pendant le dernier jour. Et ces baisers qu'ils avaient partagés et qui l'avaient fait vibrer ! Mais qu'est ce qui prouvait que ce n'était pas passager.
Scott rejoignit Stiles et Lydia à New York pour profiter de la grande pomme et faire quelques achats de Noël. Ils rentrèrent la veille de ce grand jour à Los Angeles. Ils avaient prévu d'aller rejoindre leurs familles respectives le lendemain pour partager ces moments de fêtes et de bonheurs avec les gens qui sont importants.
A 19h ce soir-là, Stiles venait de terminer de faire sa valise pour Beacon Hills quand la sonnerie de l'interphone résonna dans l'appartement. Scott grogna à Stiles d'y aller, il était dans la salle de bain. Il décrocha donc le téléphone et demanda qui était là. Une voix grave et envoûtante lui répondit. Il ne prit pas la peine d'ouvrir la porte de l'immeuble. Il raccrocha, pris son manteau et descendit.
- Derek ?
Un homme se tenait devant son immeuble, avec une veste en cuir, une chemise blanche et un jean noir moulant. Il était vraiment sexy de profil et lorsqu'il se tourna face à Stiles, ce dernier tomba encore plus sous le charme.
- Stiles… Salut...
Derek se gratta la nuque, imitant sans s'en rendre compte la mimique habituelle de Stiles. Il l'avait vu le faire tellement de fois, avait trouvé cela tellement charmant, qu'il s'était imprégné de la gestuelle sans le vouloir.
- Je… Voudrais-tu dîner avec moi ce soir ? Demanda-t-il.
- Euh… Ouai. Oui pourquoi pas.
- Tu ne sembles pas certain…
- Tu rigoles ? Bien sûr que si. Attends ce n'est pas tous les jours que Derek Hale t'invite à dîner !
Derek esquissa un sourire sur le bord de ses lèvres et partit vers sa voiture. Une belle Camaro noire qu'on aurait dit neuve. Stiles devina qu'il devait le suivre même si l'autre homme n'avait absolument rien dit dans ce sens.
Derek lui ouvrit la porte du passager de la voiture et Stiles ne put s'empêcher de faire une remarque.
- Serais-tu devenu galant pendant ces quelques jours loin de moi Hale ?
Le plus âgé ne répondit rien, se contentant de monter et de les conduire vers le restaurant. Restaurant où Derek avait apparemment réservé. L'atmosphère de ce dernier était très cocooning et les bougies apportaient une touche… comment dire...
- Serais-tu devenu romantique aussi ? Se demanda le jeune hyperactif.
Derek rigola cette fois et Stiles fut perdu face à ce spectacle merveilleux.
Le reste du dîner se passa sans aucune perturbation. L'acteur sombre et silencieux avait laissé place à un homme avenant et charmeur, qui parlait et plaisantait. Stiles était toujours lui-même et profitait de ce moment.
Derek arrête Stiles alors qu'ils sortent de leur dîner :
- Je dois t'avouer quelque chose Stiles. Je ne suis pas vraiment romantique, parce que j'ai fait tout ça par intérêt. J'ai envie de quelque chose depuis le moment où tu as ouvert la porte de ton immeuble et c'est est plus fort encore maintenant.
- Mmh ? Stiles regarda Derek dans les yeux, attendant qu'il continue.
Au lieu de ça, le plus âgé se pencha vers le jeune hyperactif. Il déposa d'abord délicatement ses lèvres sur celles de son vis-à-vis. Ce dernier attrapa la nuque du plus grand pour approfondir le baiser. Derek en profita pour quémander l'accès à la bouche de Stiles, venant passer sa langue contre les lèvres du jeune homme. La passion de ce baiser alluma une flamme dans le corps de Stiles qui se colla au corps de Derek. Ce dernier l'attrapa aux hanches, hésitant entre le coller plus encore contre lui ou le repousser pour ne pas avoir envie de le prendre au milieu de la rue.
Il trouva un compromis :
- Tu veux venir boire un dernier verre chez moi ce soir ?
Stiles avait le souffle coupé par le baiser qu'ils venaient d'échanger. Il accepta d'un signe de tête.
Un an plus tard, le film Un amour de Noël obtenait le succès escompté. On ne savait pas trop si c'était grâce à l'originalité du scénario ou grâce à la présence de ce couple qui commençait à devenir mythique dans les tabloïds. Loin de s'en inquiéter, Stiles sortait du lit de son amant pour se précipiter sur le sapin où les cadeaux de cette année l'attendaient. Derek le rejoignit avec beaucoup de mauvaise volonté. Mais il fut tout de même le premier à découvrir un cadeau qui le fit sourire à la référence : une sculpture de loup en bois, quasiment identique à celle du film. Stiles fut plus surpris encore en trouvant lui aussi une sculpture de bois, en forme de renard. Ils terminèrent de déballer leurs cadeaux puis échangèrent un câlin dans le canapé, voulant rester encore un peu dans cette atmosphère douce et calme d'un matin de bonheur à deux.
Stiles osa demander quand même :
- Pourquoi un renard ?
- Je ne sais pas. Une sorte d'intuition.
PS : les petites histoires de Scott et ses exs ça me ferrait marrer de développer là dessus, ou encore Lydia et Peter, mais j'aimerais d'abord savoir si ça en intéresserait certains. Alors n'hésitez pas à me dire en reviews.
Et dites moi ce que vous avez pensez de cette petite fic ;)
A.M.E
