Penny Jackson et le Voleur de Foudre

Disclaimer : La saga Percy Jackson et ses spin-offs ne m'appartiennent pas, ce sont les créations de Rick Riordan. De même, Sailor V et Sailor Moon sont la propriété de Naoko Takeuchi.

Résumé : La guerrière Sailor Venus ne se réincarne pas au Japon avec le reste de ses camarades Sailors. Son sens du devoir l'a conduit à renaître dans le corps de Pénélope « Penny » Jackson, demi-déesse et aimant à problème extraordinaire.


Avertissement : Femelle Percy Jackson remplace Minako Aino en tant que réincarnation de Sailor Venus. Ainsi, ma protagoniste partagera des traits de personnalité des deux personnages. Tous les personnages de PJO seront de deux ans plus âgés, donc Penny et Annabeth auront quatorze ans et seront en quatrième durant le Voleur de Foudre. La prophétie aura dix-huit ans comme âge spécifique plutôt que seize. Penny sera d'un an plus âgé que Sailor Mars, Mercury, Jupiter et Moon (Penny garde l'anniversaire de Percy en août plutôt que celui en octobre de Minako), si elle avait vécu au Japon Penny aurait été dans la même année scolaire que Sailor Uranus et Neptune.

Enfin, la plupart des Sailors seront des Demi-Déesses ou des Legs de différentes mythologies.


Ce premier chapitre a comme couverture une illustration de la tenue de Penny durant sa sortie. Merci au jeu Love Nikki : Dress Up Queen, grâce à qui je vais pouvoir illustrer dans plusieurs chapitres l'apparence de Penny !

Chapitre 1 : Comment démembrer et embrocher accidentellement son prof démoniaque.

C'était de la légitime défense ! Quoi qu'en disent certains critiques, c'était de la pure légitime défense. Penny n'avait pas d'autre choix que de pulvériser sa prof, lorsque cette dernière avait cherché à l'écorcher vive pour une raison inexplicable.

Il fallait l'avouer, ce n'était pas la première créature étrange que Penny avait tué. Le premier monstre qu'elle avait abattu, était une sorte de géant qui avait l'intention de la manger et qui proclamait s'appeler Mangeur d'Entrailles. Penny avait réussi à le convaincre de se suicider en s'embrochant avec sa propre arme, une sorte de tuyau en bronze.

L'année d'après, peu avant son huitième anniversaire, Penny avait été poursuivi par une étrange créature qui quelques secondes plus tôt ressemblait à un chihuahua, puis s'était rapidement élargi pour se transformer en un lion avec une queue et une langue de serpent, ainsi qu'une tête de chèvre sur le dos. Penny ne savait toujours pas comment elle l'avait tuée exactement. De l'eau avait jailli d'une fontaine et avait entouré la tête de la créature dans une bulle, puis rapidement la bulle d'eau avait gelé coinçant ainsi la tête de la bête à l'intérieur. Le monstre s'était ainsi noyé, car il ne pouvait plus respirer et cracher ses flammes. Penny avait toutefois découvert qu'elle était résistante aux flammes après cet incident. Les jets de flammes de la bête l'avaient à peine égratignée.

Tout ça pour dire que Penny avait d'excellentes raisons pour pulvériser sa prof et qu'il s'agissait vraiment de légitime défense. Elle le jurait !

Humm, mais peut-être valait-il mieux raconter entièrement ce qui s'était passé pour prouver son « innocence », ou tout du moins pourquoi ce n'était pas de sa faute.


Alors racontons le tout début. Penny, de son vrai nom Pénélope Jackson, mais la jeune fille préférait le diminutif Penny ou Nelly que seule sa mère utilisait, était pensionnaire à l'Institut Yancy, une boîte privée pour enfants à problèmes localisée dans le nord de l'Etat de New York.

Penny était-elle une enfant à problème ? En quelque sorte, mais ce n'était vraiment pas de sa faute !

Ce n'est pas comme si elle était assez stupide pour brandir une pancarte déclarant « Venez me manger ou me vider de mon énergie les monstres ». Elle attirait simplement d'étranges créatures à la pelle, comme un aimant. Si elle avait eu le choix, elle aurait préféré attirer de beaux garçons plutôt que des bêtes, mais hélas, ce n'était pas comme si la personne en charge de son destin était prête à lui faire une fleur à ce sujet.

En tout cas, la journée qui avait vraiment consolidé le fait qu'elle était malchanceuse dans son esprit, c'était le jour de la sortie éducative de sa classe. Vous devez vous dire, comment une sortie scolaire pourrait si mal se passer, pour que Penny considère ce jour comme pire que ses précédentes confrontations avec des monstres ?

Et Penny répondrait : facile, affronter un monstre et croire qu'elle perdait la tête après coup !

Mais revenons en à la dite sortie. La classe de Penny avec ses vingt-huit gamins perturbés et deux professeurs accompagnateurs s'étaient rendus en car au Musée des Beaux-arts, pour explorer le département des antiquités grecques et romaines. L'excursion était encadrée par M. Brunner, le professeur de latin, et l'un des rares profs capables d'intéresser Penny à son sujet. M. Brunner était un quinquagénaire en fauteuil roulant électrique, aux cheveux clairsemés, la barbe hirsute et une veste en tweed élimée qui sentait toujours le café. De prime abord, il n'avait pas l'apparence du type supercool, pourtant il racontait des histoires, plaisantait et nous faisait faire des jeux en cours. Il avait même une fascinante collection d'armes et d'armures romaines, que Penny admirait à chaque fois qu'elle entrait en classe.

Yep, Penny à quatorze ans était fascinée par les armes, surtout les armes anciennes, mais pour sa défense, elle était constamment attaquée par d'étranges créatures, qu'elle ne parvenait à vaincre que d'un cheveu, justement parce qu'elle n'avait pas d'armes pour les combattre en face à face. Ce n'était donc pas étrange que la jeune fille désire en posséder au moins une pour se défendre. Même si Penny était extrêmement athlétique (la seule matière scolaire dans laquelle elle excellait, était l'éducation physique d'ailleurs), combattre d'énormes monstres rien qu'avec ses poings et ses coups de pieds n'était absolument pas facile. Les seuls monstres sensibles à ce type d'attaque étaient les créatures qui cherchaient à absorber son énergie et déclaraient servir quelqu'un nommé « Nephrite ».

Enfin bon, Penny avait croisé les doigts pour qu'avec M. Brunner, la sortie se déroule sans accroc, malgré la présence de Mme Dodds la prof de maths tout droit sortie des enfers…. Une description que Penny ne saura que plus tard complètement littérale.

Mme Dodds était une prof de maths pas très grande, originaire du sud des Etats-Unis et qui portait toujours un blouson de cuir noir malgré ses cinquante ans. Elle avait l'air assez méchante pour jouer le rôle de Maléfique ou d'une autre vilaine sorcière de Disney. Elle était arrivée à Yancy au milieu de l'année, quand la professeur précédente avait fait une dépression nerveuse. Bizarrement, dès son premier jour, Mme Dodds avait pris sous son aile Nancy Bobofit, l'une des filles les plus casse-pieds que Penny ait jamais rencontré et qui était aussi une kleptomane aux mains baladeuses. Mais à l'inverse, Mme Dodds semblait avoir une aversion toute particulière pour Penny, la traitant presque comme si elle était un suppôt de Satan ou un démon du même genre. Le pire, c'était que Mme Dodds utilisait des tas de prétextes stupides pour essayer d'envoyer Penny en retenue. Un peu à la professeur Rogue dans Harry Potter.

Comme la fois où Penny avait été accusée d'avoir volé le portefeuille d'un des professeurs, alors que dix minutes plus tôt, Nancy Bobofit s'était vantée d'avoir commis ce crime pas très loin de Mme Dodds. Ou la fois où des canettes avaient mystérieusement disparu de la cafétéria durant l'après-midi. Penny se trouvait au gymnase, impressionnant même leur coach avec ses talents de gymnastes, lorsque les canettes avaient disparu. Mais Mme Dodds avait complètement ignoré son alibi et avait forcé Penny en retenue pendant plusieurs semaines.

Penny pouvait jurer que Mme Dodds avait une idée précise derrière la tête à chaque fois qu'elle punissait Penny par des détentions, comme si elle espérait que Penny fasse quelque chose de spécial.

Après plusieurs mois, Penny avait la quasi-certitude que Mme Dodds n'était pas humaine, une pensée que la fillette avait partagée avec son seul ami à Yancy, Grover Underwood. Ce dernier avait regardé Penny très sérieusement et répondu :

_ Tu as entièrement raison.

À ce moment-là, Penny n'avait pas pris conscience de l'ampleur de cette réponse et surtout de sa véracité. Si elle avait su les embrouilles dans lesquelles elle allait se retrouver, elle serait immédiatement rentrée à l'appartement de sa mère pour lui demander de déménager sur un autre continent.


Tout le long du trajet en bus, Penny avait gardé les poings serrés et avait répété à voix basse « Ne la tues pas, ne la tues pas » pour se retenir d'étrangler Nancy Bobofit. La kleptomane rousse aux taches de rousseur n'avait rien trouvé de mieux à faire que de bombarder Grover dans la nuque avec des boulettes de son sandwich beurre de cacahouètes-ketchup.

Grover était malheureusement une cible facile pour cette casse-pied à cause de son handicap. Grover disposait d'une dispense d'EPS parce qu'il souffrait d'une maladie musculaire aux jambes, qui le forçait à marcher d'une drôle de façon comme si chaque pas lui faisait mal. Mais il ne fallait pas se fier aux apparences, Grover pouvait être extrêmement rapide, lorsque la cafétéria servait des enchiladas par exemple !

En temps normal, Penny aurait trouvé le moyen de riposter contre Nancy et ses attaques de boulettes, ce n'était pas la première fois qu'elle défendait Grover contre la voleuse à la tir et ses idiotes de copines. Mais à cause de Mme Dodds et sa manie de punir Penny pour tout et n'importe quoi, le Directeur de Yancy avait l'œil sur Penny et avait menacé cette dernière d'expulsion si quelque chose arrivait durant la sortie.

_ Je vais la tuer, avais finalement grommelé Penny après vingt minutes de tirs de boulettes constants sur Grover.

Grover avait immédiatement pris le bras de son amie pour la maintenir dans son siège et lui chuchoter :

_ Ce n'est pas grave. J'aime bien le beurre de cacahouètes, dit Grover tout en esquivant une autre bouchée du déjeuner de Nancy.

_ Si les profs ne font rien, il faut bien que quelqu'un d'autre l'arrête, grommela Penny tout en donnant de petits coups contre la paume de sa main gauche avec son poing droit.

_ Tu es déjà en période d'essai, lui rappela Grover sur un ton implorant. Tu ne peux pas tabasser Nancy, tu vas être expulsée sinon.

Avec le recul, passer à tabac Nancy aurait été préférable à ce qui allait se passer à la fin de la sortie.


Comme il fallait s'y attendre, M. Brunner dirigeait la visite de l'exposition antique. Il avançait en tête du groupe dans son fauteuil roulant, faisant traverser au groupe les grandes galeries sonores du musée en longeant des statues de marbre et des vitrines pleines de poteries orange et noir vraiment très anciennes.

Penny contemplait les objets exposés avec nostalgie, comme si elle avait déjà détenu des objets similaires il y a très longtemps. Un sentiment qui la prenait constamment lorsqu'elle étudiait l'antiquité, grecque ou romaine.

M. Brunner avait rassemblé les élèves devant une colonne de pierre haute de quatre mètres surmontée d'un grand sphinx, puis il avait commencé à expliquer que c'était une pierre tombale, une stèle, construite pour une fille de leur âge. Il leur parla des reliefs sculptés sur les côtés et Penny essaya d'écouter ses commentaires malgré le brouhaha de ses camarades autour d'elle. Elle mourrait d'envie de leur ordonner de se taire, mais avec le regard de Mme Dodds braqué sur elle, Penny préféra se taire.

Même si le commentaire salace de Nancy sur l'homme nu sculpté sur la stèle faillit lui faire ouvrir la bouche pour lancer une pique contre la rousse.

Après un moment, M. Brunner se tut et rétablit le silence en posant des questions aux élèves les plus indisciplinés, des questions restées sans réponse bien sûr, car aucun n'avait pris la peine de l'écouter. Au final, le professeur de latin appela Penny, et montra du doigt une des scènes gravées sur la stèle.

_ Mademoiselle Jackson, pouvez-vous nous dire ce que représente cette gravure ?

Penny s'approcha un peu plus pour mieux apercevoir la gravure et après un instant hocha de la tête, car elle reconnaissait la scène sculptée.

_ C'est Cronos dévorant ses enfants, M. Brunner, répondit-elle avec un léger sourire.

_ Oui, agréa M. Brunner sur son ton encourageant. Et pourquoi a-t-il mangé ses enfants ?

_ Hum… Cronos était le roi des Titans, qui a détrôné Ouranos, le Ciel, avec l'aide de ses frères à la demande de leur mère Gaia. Mais Ouranos avant de périr lui a déclaré qu'il serait à son tour détrôné par l'un de ses fils, alors Cronos a choisi de dévorer ses enfants, les dieux et futurs Olympiens, pour empêcher la prophétie de se réaliser. Mais sa femme, la Titanesse Rhéa, a caché le bébé Zeus et a donné à Cronos une pierre à manger à la place. Et plus tard, quand Zeus eut grandi, il a recouru à la ruse pour pousser son père à vomir ses frères et sœurs, raconta Penny avant d'être interrompue.

_ Beurk !, fit stupidement une des filles derrière elle.

_ Et ensuite, la Titanomachie commença. Les Dieux et les Titans s'affrontèrent durant des années pour obtenir la suprématie. Les Dieux remportèrent la victoire et jetèrent les Titans perdants dans le Tartare, conclut Penny.

Quelques ricanements fusèrent dans le groupe d'élèves de quatrième. Derrière Penny, Nancy murmura à l'oreille d'une de ses idiotes de copines :

_ Le truc qui va nous être vraiment utile dans la vraie vie. Genre tu te présentes à un boulot et sur le formulaire de candidature on va te demander : « Prière d'expliquer pourquoi Cronos a mangé ses enfants. »

_ Et en quoi, mademoiselle Jackson, demanda M. Brunner, cela a-t-il de l'importance dans la vraie vie, pour paraphraser l'excellente question de Mlle Bobofit ?

_ Et toc, prends-toi ça ! marmonna Grover.

_ Tais- toi !, persifla Nancy, le visage encore plus flamboyant que ses cheveux roux.

Depuis le temps, Nancy devrait savoir que rien n'échappait aux oreilles radar de M. Brunner. Mais c'était toujours divertissant de la voir humiliée ainsi.

Penny réfléchit quelques instants à la question, puis répondit lentement :

_ L'histoire de Cronos peut-être vue comme un avertissement. Un peu comme le mythe d'Œdipe. Cronos a avalé ses enfants parce qu'il pensait que l'un deux usurperait sa position. Au lieu d'élever ses enfants avec amour, afin qu'ils n'aient pas envie de le détrôner, il a choisi de s'en débarrasser en les mangeant. Bien sûr, après ça, ce n'est pas étonnant que Zeus et ses frères et sœurs choisissent de s'opposer à lui. On récolte ce que l'on sème après tout. En tout cas, on peut y voir une leçon de vie comme dans la plupart des mythes. On peut voir dans Cronos la figure du père abusif ou du souverain ivre de son pouvoir refusant d'accepter l'idée de devoir un jour laisser sa place. Le mythe de Cronos en lui-même peut être interprété de plusieurs façons avec différentes leçons philosophiques sur l'existence, le temps et l'éternelle répétition de certains évènements, comme l'apogée et la chute des grandes puissances. Rien n'est éternel quoi qu'on fasse pour prévenir la fin, dit Penny avec une pointe de tristesse dans sa voix que seuls Grover et M. Brunner notèrent.

Encore une fois, l'une des scènes de son rêve le plus fréquent, celui qu'elle faisait au moins une fois par semaine, était revenue à la surface de son esprit. Elle revoyait le cadavre d'une jeune fille, probablement de quinze ou seize ans, avec de longs cheveux blancs argentés coiffés en chignon desquels de longues couettes sortaient, une épée enfoncée dans sa poitrine avait percé son cœur. Près de la jeune fille, le corps d'un jeune homme de dix-huit ou vingt ans était affalé par terre sur le ventre, une large blessure visible sur son dos à travers sa veste déchirée. Dans ses rêves, d'autres cadavres jonchaient le sol, mais les yeux de Penny s'attardaient toujours sur ces deux corps spécifiques, même si elle ignorait pourquoi.

_ Une intéressante et juste réponse, Mademoiselle Jackson. Les mythes doivent être considérés comme une importante leçon du passé, comme l'Histoire que vous étudiez. En examinant ces légendes, on peut découvrir la folie humaine et ses différentes facettes. Mais aussi la faiblesse et la force de l'humanité. Pour compléter votre réponse sur le mythe de Cronos et la Titanomachie, Zeus a donné à son père un mélange de vin et de moutarde qui lui a fait régurgiter ses cinq autres enfants, lesquels, bien sûr, étant des dieux immortels, avaient vécu et grandi dans le ventre du Titan sans être digérés du tout. Les dieux ont vaincu leur père, l'ont découpé en morceaux avec sa propre faux et ont jeté ses restes dans le Tartare, qui est le lieu le plus sombre des Enfers. Et sur cette note joyeuse, allons déjeuner. Madame Dodds, voulez-vous bien prendre la tête du groupe ?, conclut M. Brunner.


Les élèves se dirigèrent en désordre vers la sortie, les filles se tenaient le ventre, tandis que les garçons se bousculaient et faisaient les imbéciles.

Penny retint un soulagement à cette déclaration, car elle avait bien besoin de sortir du musée. Tous les objets exposés semblaient faire empirer son trouble du déficit de l'attention et son hyperactivité, Penny se perdait presque dans ses songes alors qu'elle était complètement éveillée. Elle avait besoin de marcher ou de simplement bouger quelque part loin de tous ces objets qui lui martelaient la tête par leur familiarité.

Tous les élèves s'étaient rassemblés sur les marches du musée, d'où on pouvait regarder les gens qui passaient sur la Cinquième Avenue. Au-dessus du groupe couvait une énorme tempête avec des nuages plus noirs que Penny n'en avait jamais vu sur la ville. L'adolescente avait entendu à la télévision des journalistes attribuer les troubles climatiques récents à l'effet du réchauffement planétaire. Mais bizarrement, la majorité de ces troubles semblaient se concentrer sur les États-Unis et plus précisément l'état de New York, et cela depuis Noël. Il y avait eu de violentes tempêtes de neige, des inondations et des incendies provoqués par la foudre à répétition ces dernières semaines. Vu le temps, cela n'aurait pas étonné Penny outre mesure qu'un ouragan se prépare. Elle regrettait maintenant de n'avoir pas choisi une tenue imperméable, plutôt que son manteau marron de tous les jours.

Bizarrement, personne d'autre ne semblait s'inquiéter du temps. Certains garçons bombardaient les pigeons avec des morceaux de biscuit, Nancy Bobofit essayait de voler quelque chose dans le sac à main d'une dame et Mme Dodds, comme de bien entendu, ne voyait rien.

Grover et Penny s'étaient assis à l'écart, sur le rebord de la fontaine, afin de ne pas être associés à leurs camarades de classe. Avec un peu de chance, les gens ne les verraient pas comme des losers ou des tarés par association.

Penny avait même pris soin de se vêtir de manière plus classique ou vintage afin de ne pas recevoir l'étiquette « rebelle » et « fauteuse de trouble ». Elle avait pris soin de mettre une chemise blanche simple avec un pull marron banal par-dessus, une jupe rétro lui arrivant juste en-dessous des genoux, des collants opaque et même des mocassins. Sans oublier son manteau marron uni qui n'avait absolument rien de remarquable. Penny était assez fière de son look simple et rétro du jour. Elle se différenciait parfaitement de ses camarades de classe en joggings, jeans et tee-shirts, qui cherchaient tous à avoir l'air cool et stylé. Honnêtement, Penny était certaine que son apparence actuelle était un excellent déguisement, le type d'apparence à laquelle les gens accordait un bref regard en passant, avant de détourner le regard pour surveiller un groupe de punks comme ses camarades de classe.

Le seul bémol était les traits physiques naturels de Penny. La jeune fille ne se considérait pas comme vaine, mais personne ne pouvait nier qu'elle avait un beau visage. Ses yeux couleur vert océan attiraient très souvent l'attention et Penny avait reçu plus d'une remarque sur son regard. On lui disait souvent que contempler ses yeux était comme faire face à la mer elle-même depuis le ciel. Selon son humeur, ses yeux devenaient plus clairs ou foncés. Un peu comme les yeux de sa mère, qui semblaient changer de couleurs en fonction de l'environnement.

Penny sortit son déjeuner d'une main, tandis que de l'autre elle jouait avec son collier, entortillant la corde entre ses doigts et caressant le pendentif pour se calmer. Encore une fois, un sentiment de colère inexplicable l'envahit subitement. Penny n'en comprenait pas la raison, elle n'avait aucune raison d'être furieuse et pourtant, elle pouvait sentir la rage croître dans son esprit. Mais le plus étrange, c'était qu'elle avait l'impression que ce n'était pas sa colère qu'elle ressentait, mais celle de quelqu'un d'autre. Encore une fois, tout comme pour les problèmes climatiques, ses troubles émotionnels avaient débuté après Noël.

_ Je crois que je deviens folle, marmonna-t-elle en regardant son sandwich sans véritable appétit.

La colère qui bouillait en elle, était une distraction indésirable, qu'elle parvenait avec difficulté à contenir et lui coupait l'envie de manger quoi que ce soit.

_ Tu te sens mal ? Tu as besoin d'aller aux toilettes ?, lui demanda Grover en la regardant avec un mélange de confusion et d'anxiété.

_ Je n'sais pas…. Je suis furieuse, mais je n'ai aucune idée pourquoi, marmonna-t-elle en posant son sandwich sur ses genoux pour se masser les tempes.

À tous les coups, elle se taperait une nouvelle migraine pendant tout le reste de la journée et son stock d'aspirine était presque vide.

_ Tu as emmené ton ocarina ? Peut-être que jouer un morceau te calmera ?, proposa Grover.

Penny hocha de la tête, elle emmenait toujours son ocarina avec elle. Elle ouvrit son sac et en sortit le petit instrument de musique en forme de coquillage qu'elle avait trouvé à la plage des années plus tôt. Une vague l'avait déposé à ses pieds, alors qu'elle discutait seule face à l'océan. Penny se souvenait d'avoir mentionné son désir de devenir chanteuse ou musicienne une fois adulte, mais qu'elle n'osait pas demander à sa mère de lui acheter un instrument de musique alors que leur budget était déjà si serré. (L'arrivée de Gabe quelques mois plus tard n'avait pas arrangé du tout leurs finances.) L'ocarina était ensuite mystérieusement apparu à la grande confusion et excitation de la fillette. Penny avait cru à l'époque qu'elle avait un ange gardien quelque part dans l'océan, car c'était le seul endroit où elle se sentait complètement en sécurité.

Penny porta son ocarina à ses lèvres et avant de commencer à jouer, adressa une prière silencieuse.

'Si quelqu'un me transmet effectivement sa fureur, j'espère qu'elle se calmera pour m'épargner une migraine. Que cet air de musique l'apaise', pensa Penny avant de joua les premières notes du thème « Evenstar » du Seigneur des Anneaux.

Penny joua à un faible volume, mais le son de son ocarina attira tout de même brièvement l'attention des passants et de ses camarades de classe. Mais personne n'essaya de l'interrompre, ou même de se moquer de son choix d'instrument après que sa mélodie parvienne à leurs oreilles. Penny avait des années d'entraînement à l'ocarina à sa ceinture et intégrait constamment les clubs de musique des écoles qu'elle fréquentait pour s'améliorer. Ses professeurs de musique s'accordaient à dire qu'elle avait du talent en tant que musicienne et chanteuse, la musique était même sa seconde meilleure matière après l'EPS. La voix de Penny avait quelque chose d'hypnotique selon ceux qui avaient pu l'écouter. Pour plaisanter, ses professeurs la comparaient fréquemment à une sirène.

Il ne fallut que quelques minutes après que Penny eut terminé de jouer (et que la rage qui l'avait envahi, s'évapore comme une flaque d'eau sous le soleil d'été) pour que Nancy et ses stupides copines débarquent devant Penny et Grover. Avant que Penny puisse lui commander de déguerpir avec une réplique cinglante, Nancy avait déjà jeté son déjeuner à moitié mangé sur les genoux de Grover.

_ Oh, pardon !

Nancy sourit de toutes ses dents de travers à Penny. Son visage était couvert de taches de rousseur orange comme si quelqu'un l'avait aspergé de mimolette liquéfiée. Penny se retint de détourner les yeux avec dégoûts et fixa froidement Nancy du regard avant d'ouvrir la bouche.

_ Tu es une véritable tête à claques, n'est-ce pas Nancy ? Tu sais quelle punition tu mérites. Des gifles, de bonnes gifles. Alors gifles-toi dix fois, Nancy, ordonna Penny avec conviction.

Le regard de Nancy sembla perdre de sa vivacité et comme si elle était en transe, Nancy se gifla une dizaine de fois les joues, avant de retrouver ses esprits et de poser ses mains sur ses joues des larmes aux yeux. Nancy gémit de douleur et se précipita vers la fontaine pour mouiller ses joues en espérant que l'eau froide apaise la douleur. Lorsque Nancy plongea stupidement la tête dans l'eau, tout son corps la suivit dans la fontaine, tandis qu'au même moment, le bruit d'une vague résonna dans les oreilles de Penny.

Les copines de Nancy furent les premières à rigoler du plongeon imprévu de leur « amie », puis le reste de leurs camarades de classe les rejoignirent en se moquant ouvertement de la maladresse de Nancy. Quand Nancy se releva et cracha l'eau qu'elle avait avalée, elle se tourna furieusement vers Penny qui n'avait absolument pas bougé de sa place sur le rebord de la fontaine, puis hurla :

_ Penny m'a poussé !

Bien sûr, c'était complètement faux et même ses copines pouvaient en témoigner, puisque Penny se tenait à plusieurs mètres de Nancy lorsque celle-ci était tombée dans la fontaine. Mais pour Mme Dodds, la vérité importait peu. La prof de maths se matérialisa devant leur groupe avec une lueur de triomphe dans les yeux quand elle se tourna vers Penny. Comme si la jeune fille avait fait quelque chose que Mme Dodds attendait depuis le début du semestre.

_ Venez avec moi, mon chou, ordonna Mme Dodds à Penny.

Immédiatement, Grover trembla, mais se leva courageusement pour s'interposer.

_ Attendez ! Penny n'a rien fait, professeur ! Nancy est tombée toute seule dans l'eau en y plongeant stupidement la tête. C'était un accident maladroit de sa part, glapit Grover en frissonnant.

Penny regarda avec surprise son ami. Elle parvenait à peine à y croire, Grover était terrorisé par Mme Dodds, mais il essayait tout de même de lui faire face pour aider Penny.

Mme Dodds toisa Grover avec une telle dureté que son menton duveteux se mit à trembler.

_ Je ne vous crois pas, monsieur Underwood. Mlle Bobofit a déclaré que Mlle Jackson l'avait poussée, et je la crois, déclara froidement Mme Dodds.

_ Mais…, tenta une nouvelle fois Grover avant d'être interrompu.

_ VOUS NE BOUGEZ PAS D'ICI, ordonna Mme Dodds en tirant Penny par le bras pour l'entraîner vers l'entrée du musée.

Grover lança un regard désespéré en direction de Penny et celle-ci lui sourit gentiment pour le rassurer. Penny fusilla ensuite Nancy du regard pour bonne figure.


Mme Dodds traîna Penny tout le long des marches, puis elles entrèrent ensemble à l'intérieur du musée. La professeur força Penny à marcher en direction du département gréco-romain, qu'elles avaient quitté un peu plus tôt. Lorsqu'elles y retournèrent, elles étaient complètement seules, la galerie était déserte. Mme Dodds se planta les bras croisés devant une grande frise de marbre représentant les dieux grecs. Elle émettait un drôle de bruit de gorge, une sorte de grondement.

Immédiatement, Penny se raidit. Après les multiples attaques de monstres qu'elle avait subies ces dernières années, ce type de bruit était quasiment devenu synonyme de l'apparition d'un monstre dans son esprit. Penny chercha du coin de l'œil quelque chose qu'elle pourrait utiliser pour se défendre si Mme Dodds venait à l'attaquer, tandis que la professeur prit la parole après avoir jeté un dernier regard noir à la frise, comme si elle ne souhaitait rien d'autre que la détruire.

_ Vous nous causez bien du souci, mon chou, déclara Mme Dodds.

Penny déglutit avant de répondre.

_ Je ne comprends pas de quoi vous parlez, Mme Dodds, dit elle calmement en tentant de relaxer ses nerfs à vif.

Mme Dodds tira sur les poignets de son blouson de cuir.

_ Vous ne pensiez tout de même pas vous en tirer comme ça ?

L'expression dans le regard de la professeur allait au-delà de la folie : c'était de la méchanceté à l'état pur.

_ Mme Dodds, je ne sais vraiment pas de quoi vous parlez. Ai-je fait quelque chose ?, demanda Penny avec une boule d'angoisse grandissant dans son estomac.

Un roulement de tonnerre secoua le bâtiment.

_ Nous ne sommes pas des imbéciles, Penny Jackson, répondit Mme Dodds. Nous t'aurions repéré tôt ou tard. Avoue et tu souffriras moins.

Penny n'avait aucune idée de ce que son professeur voulait dire.

La seule chose à laquelle elle pouvait penser, c'était que les professeurs avaient dû découvrir le stock de bonbons qu'elle cachait dans sa chambre malgré le règlement du pensionnat. Mais si c'était ça, Penny n'était pas la seule élève à avoir ce type de cache à sucreries et autres délices interdits. Serait-ce le fait qu'elle dépassait tous les week-ends le couvre-feu pour aller jouer aux jeux vidéo dans le dortoir des garçons ? Mais les gars étaient les seuls à avoir de bons jeux et les battre était l'un des rares hobbies de Penny durant les jours sans classe !

_ Alors ?, demanda Mme Dodds froidement.

_ Madame, je ne sais….

_ Ton heure est venue, cracha Mme Dodds entre ses dents en interrompant Penny avant qu'elle puisse nier en bloc.

Les yeux de Mme Dodds se mirent à luire comme des braises rougeoyantes et ses doigts s'allongèrent pour se transformer en serres. Son blouson fondit, puis s'étira en deux grandes ailes parcheminées. Comme Penny l'avait craint, sa prof n'était pas humaine et se révélait maintenant devant elle sous forme de monstre. Une sorte de vieille sorcière flétrie avec des ailes de chauves-souris, des griffes et une bouche pleine de crocs jaunes. Penny pouvait déjà prédire les intentions meurtrières de la créature démoniaque envers elle.

Là-dessus, les choses devinrent encore plus bizarres. Penny avait l'habitude d'être attaquée par des monstres, mais elle n'avait jamais reçu la moindre aide, car personne d'autre ne semblait voir l'apparence monstrueuse de ses assaillants. Pourtant, ce jour-là, quelqu'un était apparu pour lui offrir une forme d'aide.

M. Brunner, qui se trouvait devant le musée à peine une minute plus tôt, franchit le seuil de la galerie dans son fauteuil roulant, un stylo-bille à la main.

_ À l'assaut, Penny !, cria-t-il comme s'ils se trouvaient dans l'une de ses classes de latin, tout en lançant le stylo-bille vers Penny.

Mme Dodds se jeta sur Penny, mais cette dernière esquiva l'assaut, puis donna un violent coup de pied dans le torse de son professeur. Penny attrapa le stylo en plein vol avec aisance, mais fut surprise de toucher un tout autre objet dans sa main. Le stylo avait laissé place à une épée, plus précisément l'épée de bronze de M. Brunner, dont il se servait toujours en classe.

La poignée tenait parfaitement dans la main de Penny et le poids de l'arme ainsi que sa longueur semblaient naturellement équilibrés pour son usage. L'arme résonnait même avec une partie légèrement enfouie de Penny.

Mme Dodds se releva avec une lueur meurtrière dans le regard, mais Penny n'avait absolument pas peur. Arme en main, elle se sentait pour la toute première fois confiante en ses chances de vaincre ce monstre. Aujourd'hui, elle n'était pas sans défense, elle était armée et prête à combattre. L'âme de guerrière au plus profond d'elle poussa un cri de guerre silencieux et Penny se précipita vers son adversaire.

_ Meurs mon chou !, aboya Mme Dodds ses griffes filant droit sur Penny.

Mais cette dernière ne se laissa pas dominer, Penny fendit et trancha les mains de Mme Dodds l'une après l'autre. Elle donna un second coup de pied contre le monstre, mais la frappa à la tête cette fois-ci. Mme Dodds tomba à la renverse sous la force du coup et Penny se jeta sur son torse le genou en avant pour l'immobiliser. Mue par ses instincts de guerrière, Penny abaissa la lame de son épée contre le cou de sa professeur et la décapita sans hésitation, la lame tranchant le cou et la gorge comme s'ils étaient simplement faits d'eau. Penny ne chercha même pas à comprendre pourquoi couper la tête de son adversaire était une décision toute naturelle aux yeux de ses instincts.

Mme Dodds disparut comme un château de sable devant un ventilateur. Elle explosa en gerbe de poudre jaune et se volatilisa en laissant derrière elle une odeur de soufre, un râle d'agonie et un frisson maléfique comme une partie des monstres que Penny avait vaincus auparavant. Mais contrairement à ses précédentes expériences, Mme Dodds avait laissé une preuve de son existence de monstre pour Penny. Les deux mains aux serres acérées reposaient innocemment au sol. Penny hésita un bref instant, puis décida de les ramasser. Elle posa l'épée de bronze par terre, puis enveloppa les mains dans un torchon qu'elle avait pensé à trimballer dans son sac à dos pour la sortie. Elle rangea ensuite les deux mains dans son sac et reprit l'épée de bronze. Immédiatement, l'arme se changea et prit cette fois-ci la forme d'une jolie barrette blanche. Penny ne réfléchit même pas, elle plaça la barrette dans sa chevelure noire, puis la caressa délicatement quelques secondes.

Penny avait encore du mal à croire à ce qu'il s'était passé. Même si elle avait de l'expérience à combattre des monstres, c'était bien la première fois qu'elle avait tué l'une de ces créatures aussi vite. Les fois précédentes, il lui avait fallu plusieurs longues minutes pour se débarrasser de ses assaillants et souvent elle ne s'en était sortie que d'un cheveu. Mais pas cette fois-ci. Vaincre sa prof avait été ridiculement facile, et cela elle le devait grâce à la parfaite épée que M. Brunner lui avait lancée.

Oh, en parlant de M. Brunner, où était-il passé ? Penny se trouvait maintenant seule dans la galerie, M. Brunner avait disparu à son tour.

Penny ressortit du musée et sentit la pluie couler lentement sur ses cheveux et son visage. Elle ne détestait pas la pluie, bien au contraire elle s'était toujours sentie plus à son aise lors des jours de pluie, que ceux trop ensoleillés. Mais cette fois-ci, la pluie paraissait plus déprimante que d'ordinaire pour elle et Penny repensa un bref instant au tonnerre qu'elle avait entendu lorsqu'elle avait face à Mme Dodds.

Grover était toujours assis près de la fontaine, mais il s'abritait la tête sous un plan du musée. Nancy Bobofit était toujours trempée et bavardait à mi-voix avec ses horribles copines, lorsqu'elle vit Penny, elle chercha immédiatement à la moquer.

_ J'espère que Mme Kerr t'a passé un bon savon, dit Nancy sur un ton hautain.

_ Qui ça ?, demanda Penny confuse, le nom Kerr lui étant complètement inconnu.

_ Notre professeur, patate !, répondit Nancy en roulant des yeux.

Penny regarda sans comprendre Nancy, puis reprit son ancienne place sur le rebord de la fontaine et se tourna vers Grover.

_ Tu sais qui c'est Mme Kerr ?, lui demanda-t-elle en chuchotant.

Grover hésita un bref instant et sans regarder Penny dans les yeux, il répondit qu'il s'agissait de leur professeur de maths bien sûr. Penny sut tout de suite qu'il lui mentait sciemment. Grover était un piètre menteur.

Un coup de tonnerre retentit à nouveau et Penny sentit un frisson de danger la menacer dans le ciel. Automatiquement, elle se tut et caressa sa nouvelle barrette pour se rassurer. Tout irait bien, elle était armée maintenant, elle ne se laisserait pas dévorer ou déchiqueter par des monstres.


NOTES :

Comme vous pouvez le voir dans ce premier chapitre, ma Pénélope est une artiste et une sportive comme Minako, avec la malchance de Percy. Par rapport aux matières plus académiques, à part le latin et les langues, Penny est une piètre élève comme Percy et Minako, même si elle a l'excuse d'être hyperactive. Toutefois, je tiens à le préciser, Penny n'est pas dyslexique. Pour la simple et bonne raison, qu'il faudra tôt ou tard qu'elle se rende au Japon pour rencontrer les autres Sailors et qu'être dyslexique ne ferait que rendre plus difficile son intégration dans le groupe. Penny a déjà le désavantage d'être d'une toute autre nationalité et culture, être dyslexique serait un vrai cauchemar pour qu'elle apprenne le japonais.

Contrairement à Percy, Penny est très sociable en temps normal, elle s'entend généralement bien avec ses camarades de classe, filles ou garçons, comme Minako. Malheureusement, sa sociabilité ne s'étend pas aux personnalités problématiques comme celles de la majorité des élèves de l'institut Yancy. Penny est donc assez solitaire quand elle ne se trouve pas avec Grover, ou qu'elle ne joue pas aux jeux vidéo dans le dortoir des garçons. Mais au Camp, elle sera un véritable papillon de sociabilité, je vous l'assure.

Pour l'ocarina, il ne s'agit pas d'un présent de Poséidon, mais d'un autre membre de la famille de Penny. Dans cet AU, disons simplement que le chant de Penny lors de ses visites à Montauk à attirer l'attention d'autres divinités marines. L'existence d'une Princesse des Mers aux Etats-Unis est un secret connu de la majorité des divinités aquatiques, mais Poséidon ignore cela. Sa famille (Amphitrite et Triton) trouve cela hilarant de le garder dans l'ignorance sur ce point.