1ère année : dragon et détention

Le printemps était arrivé de nulle part pour les élèves de Poudlard, qui voyaient maintenant le soleil pointer le bout de son nez alors que le froid refluait peu à peu. Printemps avait toujours été la saison préférée d'Hermione : ni trop chaude, ni trop froide, on y voyait les couleurs chatoyantes revenir, les fleurs éclore en senteurs entêtantes et l'amour fleurir partout dans la nature. Le Parc était donc plus magnifique que jamais et elle ne se lassait pas de le décrire admirativement dans ses lettres adressées à ses parents. Même Rusard semblait être de meilleure humeur ces temps-ci, c'était pour dire !

Toutefois pour les professeurs de Poudlard, cette saison signifiait bien autre chose : c'était la dernière ligne droite avant les examens de fin d'années, dans une dizaine de semaine. Voilà pourquoi les pauvres élèves se retrouvaient submergés de travail et passaient de plus en plus de leur temps libre à la Bibliothèque, chose inhabituelle, du moins pour les deux garçons. C'est d'ailleurs grâce à ces séances dans cette grande salle inondée d'ouvrages que le trio de première année avait découvert le secret dangereux de leur ami et garde-chasse Hagrid.

Ils l'avaient surpris tourner autour de livres en rapport avec des dragons mais c'est surtout son attitude étrange qui leur avait mis la puce à l'oreille. Ce n'est qu'en visitant Hagrid pour la énième fois au sujet de Touffu, qu'ils avaient réellement compris ce qu'il se passait : Hagrid gardait chez lui un œuf de dragon sur le point d'éclore ! Et il vivait dans une cabane en bois. Harry, Ron et elle-même avait étonnement réussi à le convaincre que ce n'était pas forcément une bonne idée de le garder auprès de lui, dans cet endroit hautement inflammable, violant une bonne dizaine de lois sorcières. Heureusement que le grand frère de Ron, Charlie, travaillait avec des dragons en Roumanie et avait accepté de récupéré Norbert pour leur plus grand bonheur. Car oui, il était né et Hagrid l'avait nommé ainsi : Norbert. Etrange nom pour un dragon, s'il l'on lui demandait son avis.

Donc normalement tout aurait dû se passer comme sur des roulettes, Hagrid aurait eu certes le cœur brisé mais ne serait plus considéré comme un criminel ou ne risquerait plus de finir SDF, le trio pourrait enfin respirer sans s'inquiéter et se concentrer sur leur autre gros problème, la Pierre, et Charlie aurait un nouveau dragon a étudié. Bref gagnant-gagnant pour tout le monde.

Excepté qu'ils s'étaient fait prendre. Par un odieux, désagréable et repoussant serpent : Drago Malfoy. Ils les avaient entendu discuter du problème Norbert en cours de Botanique et réussi à trouver le jour et l'heure exacte du rendez-vous. Et comme la haine était largement partagée, il avait voulu les prendre sur le fait accompagné de Mme McGonagall. Et finalement même si son plan ne s'était pas passé comme prévu puisqu'il avait écopé d'une retenue, Hermione et Harry avait quand même été surpris par Rusard après avoir donné Norbert, recevant eux aussi une retenue pour ne pas avoir respecté le couvre-feu. Sans oublier que Neville, leur camarade de classe, ayant voulu défendre leur honneur contre Malfoy s'était retrouvé également hors de son lit à une heure aussi tardive, accablé alors du même châtiment. Or Hermione, de toute sa vie, n'avait jamais, au grand jamais, reçu de punition scolaire. C'est pour cela qu'elle était complétement paniquée, au bord des larmes, accrochée à Harry comme si sa vie en dépendait, pendant qu'il les emmenaient vers la Maison des Gryffondors en pestant contre cette satanée vipère.

Ils arrivèrent enfin devant le portrait de la Grosse Dame tout tremblants, l'une de peur et l'autre de rage. Hermione aurait voulu se rouler en boule et ne plus jamais se relever tellement elle avait honte : ils avaient fait perdre 150 points à leur Maison en une nuit seulement. 150 POINTS ! Et pour couronner le tout, elle allait en retenue pour la première fois de sa vie. Par Merlin, comment allait-elle pouvoir annoncer ça à ses pauvres parents ? Et surtout comment leur expliquer pourquoi elle se trouver en haut de la tour la plus haute du château avec son meilleur ami en pleine nuit ? C'était la fin ! Ils arrivèrent dans la Salle Commune et Neville partit directement se coucher, sans un mot. Harry et Hermione s'assirent sur un des canapés placés près de l'âtre encore rougeoyant, sans même émettre une parole ou oser se regarder. La tête entre ses mains, Harry finit par soupirer et dit :

-Je suis terriblement désolé Hermione. C'est moi qui…

- Stop, l'interrompit son amie d'une voix blanche, les yeux toujours fixés sur les cendres brulantes, on a fait ce qu'on avait à faire. Norbert est sain et sauf et Hagrid de même. Tu n'as rien à te reprocher Harry. On a décidé ensemble et on finira ensemble. C'est à ça que sert l'amitié.

- Je sais mais…

- Harry, tu n'es coupable de rien du tout. Et puis vois le côté positif des choses : Malfoy s'est complétement ridiculisé et lui aussi va en retenue.

Harry émit un petit rire en se redressant. Malgré le discours de son amie il ne pouvait s'empêcher de se sentir fautif. C'était bien sa cape d'invisibilité, non ? Soupirant de nouveau, il n'osait même pas imaginer ce que les gens allaient dire demain matin. Mais pour être honnête, il s'inquiétait surtout pour la brunette car il savait à quel point respecter le règlement lui tenait au cœur. C'était l'une des personnes les plus honnêtes et droites qu'il connaissait, et il s'en voulait de l'avoir mise dans une situation aussi terrible. Le brun se releva du canapé, puis murmura un « bonne nuit » à Hermione en lui embrassant le front, et se dirigea vers son dortoir. Demain, il faudra à tous prix qu'il se présente ses excuses à sa Maison et surtout à ses amis, Neville, Ron et Hermione.

Cette dernière ne voulait pas encore monter se coucher, trop bouleverser pour avoir sommeil. Elle n'en voulait vraiment pas à Harry, qui se blâmait pour rien, mais plutôt à elle-même : elle était censée être la plus intelligente du groupe, par la barbe de Merlin ! Pourquoi n'avait-elle donc pas vérifier s'ils portaient la cape avant de partir ? Elle qui avait l'habitude de toujours tout prévoir à l'avance ne l'avait vraiment pas vu venir celle-ci. Hermione se recroquevilla sur elle-même, prise de soudains frissons. Elle se sentait nulle, vidée, fautive. Rien ne se passait jamais bien avec elle. Tout était de sa faute. Elle ne méritait pas l'amitié d'Harry et Ron, ni celle de personnes. Les gens avaient raison, elle n'avait aucune utilité, aucun intérêt. C'était juste une pauvre fille, pas entièrement sorcière ou bien Moldue, une anomalie qui n'aurait jamais dû exister, une…

-Hey Mione, tout va bien ?

La jeune fille ne tourna même pas la tête en direction de l'interpellation, restant crispée sur le canapé, immobile telle une statue de pierre. Elle sentit soudainement son siège s'affaisser signe que quelqu'un s'était assis à côté d'elle. Une main lui frotta délicatement les épaules, la faisant sursauter. Puis la voix repris d'une intonation rassurante :

-Hermione, regarde-moi s'il te plait.

La jeune fille releva son visage, toujours recroquevillée et Fred, puisque c'était bien lui qui l'avait approché, put constater l'ampleur des dégâts : les yeux de la brunette débordaient de larmes, dévalant sur ses joues colorées d'une pâleur inhabituelle, jusqu'à ses lèvres ensanglantées, torturées par le stress. Quelque chose de grave s'était indéniablement passé pour que sa lionne laisse autant libre cours à ses émotions. Ne disant rien, il ouvrit simplement les bras, attendant qu'elle décide toute seule de si réfugier.

Ils restèrent silencieux encore quelques minutes, le temps que les larmes s'écoulent à leurs rythmes. Hermione finit par se calmer, en grande partie grâce à la chaleur réconfortante de son ami. Elle savait bien qu'elle lui devait des explications pour cet étrange comportement, mais elle se sentait si vide, comme si ses propres émotions lui avaient volées toute son énergie. L'unique chose qui lui permettait encore d'établir un lien avec la réalité était cette chaleur. Quant à Fred, qui n'avait pas cessé les caresses méthodiques sur son dos, il sentit lentement tous les muscles se détendre et la brunette s'abandonner complétement à l'étreinte, aussi fragile et malléable qu'une poupée de cire.

Fred ne s'attendait pas forcément à tomber sur une Hermione en fin de fonctionnement en rentrant à la Salle commune des rouges et ors, un samedi vers minuit et demie. Surtout à un horaire aussi tardif. Lui et son frère s'étaient éclipsés après le diner pour rejoindre leur pièce secrète. En effet, en première année, ils étaient tombés, au cours de l'un de leurs escapades interdites, sur une salle cachée au deuxième étage, dont l'accès était dissimulé dans un mur derrière la grande statue marbrée du fondateur Godric Gryffondor. Ils essayaient en réalité d'éviter Rusard et Georges avait tiré son frère par le col derrière cette imposante statue endormie. Sauf que son frère s'était bizarrement volatilisé cependant avant qu'il ne puisse paniquer ou analyser la situation, une main sortie de nulle part l'avait saisi et lui avait fait franchir le mur de force. Après réflexion, les jumeaux Weasley en avaient conclus qu'il fonctionnait comme la barrière magique de la gare et avec un petit sort de Reconnaissance, ils furent absolument sûrs d'être parmi les élèves les seuls à utiliser cette nouvelle trouvaille.

Cette pièce était vite devenue leur atelier, l'endroit où ils mettaient au point toutes leurs farces et entreposaient la totalité de leur matériel à attrape provenant majoritairement de Zonko. Cette cachette était tombée à point nommé pour eux, qui ne se voyaient pas rentrés au Terrier les valises remplies d'objets tordus et ensorcelés sans échapper au terrible interrogatoire de leur mère. Rapidement, ils avaient commencé à modifier certaines de leurs acquisitions ou à s'en inspirer pour ensorceler d'autres objets pour créer leurs propres fournitures à blagues, et surtout éviter de se ruiner. Mais cela ne leur avait pas suffi et bientôt la salle s'était transformé en un immense chantier d'expérimentation, où les rouquins tentaient de fabriquer leurs propres produits, issus de leur imagination délirante. A mesure qu'ils apprenaient la magie à Poudlard, leurs créations réussissaient plus vite, devenaient plus performantes, duraient plus longtemps. Heureusement qu'ils étaient doués en Sortilèges et en Potions ! En y repensant, Fred se disait que cet atelier secret lui permettait de concrétiser le rêve ultime qu'il partageait avec George depuis qu'ils avaient fait leur première farce, à l'âge de 5 ans. C'est pour cela que seulement leur meilleur ami Lee Jordan était au courant de son existence, les aidant sporadiquement à piéger la population poudlarienne.

Ainsi, ils avaient passé une bonne partie de la soirée sur un de leurs derniers projets en dates, recréer une réplique diminuée d'un Epouvantard qu'ils voulaient cacher à l'intérieur d'un objet quotidien comme une boîte à mouchoir ou une montre. Seulement à chaque tentative s'ajoutait un problème ils avaient donc brûlé leur cerveau durant trois bonnes heures, avant qu'ils décident que s'en était fini pour la journée, sous peine d'exploser. A chaque fois qu'ils rentraient d'une de ces nuits de création, l'un des d'eux était chargé de faire un tour aux Cuisine avant de remonter au dortoir pour se procurer quelques petites choses réconfortantes. Encore un endroit dont ils étaient vraiment heureux d'avoir fait la découverte !

Cette nuit-là, Fred s'en était occupé, expliquant pourquoi il rentrait seul, les bras chargés de victuailles à minuit et demie dans leur Salle Commune. Et s'attendant à y rentrer incognito, qu'elle n'avait pas été sa surprise, en trouvant quelqu'un encore réveillé à cette heure-ci. Le garçon avait donc voulu se faufiler discrètement vers les escaliers menant à ses dortoirs mais des sanglotements à peine audibles l'en avaient empêché, encore plus lorsqu'il avait reconnu la chevelure caractéristique d'Hermione. A présent vraiment inquiet, il voulait juste savoir ce qui put causer un tel état.

- Je suis désolée, j'ai trempé ta robe de sorcier, murmura la jeune sorcière d'une petite voix, brisant l'atmosphère austère et silencieuse qui régnait dans la grande salle seulement éclairée à la lueur de l'âtre à peine enflammé devant elle.

- Elle a rempli sa mission, ne t'inquiètes pas, lui répondit Fred. Ils étaient toujours l'un contre l'autre sur le canapé, Hermione en boule blottie sur son torse, lui la main droite sur son dos, et leurs regards fixés sur les faibles crépitements dans la cheminée.

- Je me suis vraiment mise dans la merde.

- Langage, jeune fille ! la réprimanda-t-il d'un claquement de langue, causant l'ébauche d'un sourire sur les lèvres d'Hermione. Pourquoi tu dis ça ?

- On a fait perdre cent cinquante points à Gryffondor cette nuit, Harry, Neville et moi, laissa-t-elle échapper, ne voulant toujours pas le regarder, envahie par la honte et la peur. Hermione ne voulait pas croiser son regard plein de déception, surtout pas le sien. Mais elle ne pouvait pas lui mentir, et de toute façon, il le remarquerait bien le lendemain matin. Il valait mieux qu'il l'apprenne d'elle, la source même des dégâts, plutôt que par les bruits de couloirs.

- Hum, fit Fred pour toute réponse.

A vrai dire il ne savait pas comment réagir, car il s'attendait à tout, excepté les mots qui venaient de sortir de sa bouche. Pour être honnête, une part de fierté l'avait envahi car jamais lui et George n'avaient atteint ce record en une fois. Et vaincre les jumeaux sur un terrain comme les points perdus était extrêmement rare. Mais le grand roux se sentait surtout surpris et inquiet pour la fillette dans ses bras, car il savait comment elle fonctionnait. Hermione voulait toujours être la meilleure partout, être la plus exemplaire des élèves parce qu'elle ne se sentait tout simplement pas à la hauteur.

La brune avait un besoin irrationnel de prouver quel appartenait bien à ce monde, comme si elle ne méritait rien de ce qui lui arrivait, que ce soit la magie ou même ses amis. Il était d'ailleurs certain d'une chose : si elle avait enfreint le règlement, c'est qu'elle possédait une raison juste et fondée. Mais pour Hermione qui s'était fixé une conduite irréprochable et des objectifs presque irréalisables, c'était la fin du monde, à la fois intérieurement et extérieurement, c'est-à-dire qu'elle allait subir les reproches déjà de son propre cerveau, alourdis par ceux du reste des élèves de Gryffondor. Lesquels étaient les plus blessants, Fred ne saurait le dire.

- Je suis nulle, c'est ça ? gémit la jeune fille, réprimant les sanglots qui menaçaient de revenir lorsqu'elle sentit les frottements apaisants dans son dos s'arrêter.

- Eh ! Regarde-moi, s'écria-t-il en lui tournant doucement le visage de sa main. Je ne pense pas du tout que tu es nulle ! Je ne l'ai jamais pensé. Je pense que tu es une des personnes les plus droites et honnêtes que je connaisse. Et franchement tu crois vraiment que je pourrais te juger sur ça alors que George et moi en faisons perdre presque tous les jours ? Je commence à bien te connaitre, petite lionne, et je suis sûre que vous aviez une bonne raison de vous retrouver hors de vos lits à cette heure-ci, sinon tu n'y serais pas allée. Est-ce que tu veux me raconter le pourquoi du comment ?

- Je…On, balbutia Hermione, étonnée qu'il ait une réaction aussi mature et compréhensive. Et bien avant de te le dire, jure-moi que tu ne le répéteras à personne ! Du moins, personne d'autre que George.

- Je te le jures, répondit-il en souriant, tandis que la brunette se redressait et s'assit ensuite en face de lui, le menton relevé et le regard clair. Bizarrement ne plus l'avoir contre son torse lui laissait une sensation étrange.

- Alors autant aller droit au but : Hagrid cachait un dragon chez lui.

- Hein ?! Mais sa cabane est…

- En bois, oui c'est exactement ce que je lui ai fait remarquer, soupira Hermione. Et puis tu sais que c'est interdit par la loi d'élever un dragon en domesticité. S'il s'était fait prendre, il aurait pu aller en prison ! Alors avec Harry et Ron, on a décidé lui rendre la raison et de le convaincre de ne pas garder Norbert.

- Norbert ? demanda-t-il, un sourcil relevé et la mine incrédule.

- Le dragon, précisa-t-elle, un sourire en coin face à la réaction du roux aux yeux grands ouverts.

- Très…étonnant comme nom pour un dragon.

- Hum.

- Et vous avez contacté Charlie.

- Quoi ? Comment tu sais ?

- Bah ça parait logique : Harry et toi ne connaissez pas grand-chose au monde sorcier, donc la seule personne qui aurait pu contacter quelqu'un de confiance en toute discrétion, c'est Ron. Or l'option la plus rapide, la plus sure et la plus facile réside en notre frère Charlie qui s'occupe lui-même des dragons. En tout cas c'est ce que j'aurais fait.

- C'est effectivement ce qui s'est passé, affirma Hermione, impressionnée. Mais on n'a pas pris en compte un certain paramètre : la vipère.

- Malfoy ?

- Le seul et l'unique. Il nous a entendu et a réussi à se procurer le moment précis du rendez-vous. Alors comme cet idiot de Serpentard ne perdrait jamais une occasion de nous enfoncer, il a voulu ramener le Professeur McGonagall sur les lieux et nous prendre sur le fait.

- Pas franchement l'idée du siècle de réveiller le prof le plus sévère en plein milieu de la nuit, commenta Fred, déjà qu'elle est toujours tranchante en cours, alors je n'imagine pas sans son plein de sommeil !

- Elle ne l'a pas cru et l'a collé.

- Bien fait !

- Mais on s'est fait prendre par Rusard après avoir donné Norbert. Et Neville, qui était sorti nous prévenir du piège de Malfoy, a aussi été repéré. Je n'ai jamais eu autant eu honte devant un professeur. Je ne pouvais pas lui dire pour Norbert ! Je n'arrivais même pas à croiser son regard, c'était le moment le plus horrible de ma vie. Et surement la pire nuit de ma vie.

- Hey ! Vous avez sauvé un dragon et Hagrid durant cette nuit ! Je n'appelle pas ça un raté, mais un succès ! D'accord les conséquences ne sont pas terribles, mais vous avez agis avec un courage extraordinaire ! Je n'en connais pas beaucoup de personnes qui auraient fait ça pour un ami.

- Merci, chuchota Hermione avec un sourire tremblotant, merci d'avoir toujours les bons mots. Même si ça n'efface pas le fait que j'ai fait perdre 50 points à ma propre Maison et que j'écope pour la première fois de ma vie d'une retenue.

- Et bien, bienvenue dans le côté obscur Mionne. Je te rassure ce n'est pas si détestable que ça, juste une soirée de perdue. Et puis tu seras avec Harry. Mais si tu as Rusard, petit conseil : évite de siffler. Ça a bizarrement tendance à lui froisser les nerfs.

Hermione émit un petit rire et revint se blottir contre son ami. Il avait encore une fois réussi la tâche compliquée de l'apaiser. Même si la sorcière était complétement terrifiée à l'approche du lendemain et de tous les reproches, regards et remarques désagréables qui allaient inévitablement lui tomber dessus, elle était au moins convaincue d'un chose : Fred serait toujours présent de son côté. Sentant ses paupières s'alourdirent de plus en plus, elle remercia une dernière fois le Gryffondor pour l'avoir écouté et se dirigea vers son dortoir rapidement, pressée de retrouver son lit. Fred fit de même et lorsqu'il arriva dans près de son lit, il tomba sur George, un livre à la main et sa baguette de l'autre. Le voyant enfin, il releva un sourcil en guise d'interrogation.

- Je ne savais pas que le trajet des Cuisines à ici était aussi long. Aurais-tu été coincé par Rusard, mon cher frère ?

- Je suis flatté par la confiance dont tu témoignes en mes talents Georgie. Mais pour rassurer ton inquiétude flagrante, je te réponds que non, ni vu, ni connu.

- Alors ?

- Pose ton livre, j'ai quelque chose de complétement fou à te raconter. Tu ne vas pas me croire !