1ère année : rendez-vous avec la Pierre
- Harry, tu es vraiment un sorcier admirable.
- Pas aussi bon que toi.
- Moi ! J'ai seulement mes livres ! Et mon intelligence ! Il existe des choses bien plus importantes comme l'amitié et le courage. Juste, Harry, sois prudent !
- Promis. Tiens, bois en première. Tu es sûre d'avoir identifié correctement les potions, n'est-ce pas ?
- Certaine.
- Ce n'est pas du poison ?
- Non, mais ça a un goût plutôt étrange, comme de la…glace.
- Vite, vas-y avant que les effets disparaissent.
- Bonne chance et n'oublie pas ta promesse.
- Vas-y !
Et Hermione se retourna et traversa le feu violet sans un regard en arrière.
Comment par la barbe de Merlin en était-elle arriver là ? Longue histoire et pas vraiment celle qu'elle avait prévu ce matin en se réveillant. Après avoir enfin passé ces examens redoutés pas tous et attendus impatiemment par la brunette, elle pensait qu'ils en auraient enfin fini de cette étrange atmosphère, comme si le mauvais mot risquait de briser l'harmonie silencieuse des élèves terrassés par leurs révisions, et qu'ils pourraient finalement profiter de ce temps d'été agréable qui rayonnait à l'extérieur des couloirs presque vides du château. Mais c'était sans compter sur Harry et Ron, ses deux meilleurs amis turbulents, sa responsabilité en vers eux, sa curiosité naturelle et le potentiel danger que représentait la Pierre Philosophale, subsistée par de mauvaises mains.
Bref trop de paramètres contraires à un doux et paisible après-midi de fin d'année à Poudlard. Lorsque le trio avait appris comment Hagrid s'était procuré son œuf de dragon et surtout que Dumbledore était absent, l'urgence de la situation leur avait sauté aux yeux : cette nuit représentait l'occasion parfaite pour voler le trésor que gardait farouchement Touffu ! Il fallait donc qu'ils interviennent. Les trois amis avaient donc déjoué la vigilance du chien à trois têtes ainsi que les épreuves instaurées par l'ensemble du corps professoral pour protéger la Pierre. Malheureusement, Ron s'était sacrifié sur l'échiquier géant du Professeur McGonagall afin qu'ils puissent franchir les dernières salles. Lorsqu'Harry et elle-même était enfin arrivé à la dernière salle, celle du professeur Rogue, Hermione avait tout de suite compris qu'elle seule pourrait les sortir de là. Ce n'était point une épreuve de magie mais de logique, comme si elle lui était directement adressée. Et sans grande surprise, un seul des deux premières années pourrait franchir la dernière porte de flammes.
C'est pourquoi, après avoir résolu l'énigme et fais ses adieux à Harry, la brunette était retournée aussi vite que possible dans la salle d'échecs pour retrouver Ron et les sortir de là. Son seul objectif était d'avertir Dumbledore car même si Hermione avait confiance en les capacités d'Harry, son courage et son étrange lien contre la magie noire, elle sentait que quelque chose de bien plus dangereux qu'un professeur de Poudlard l'attendait. En réalité, après l'épreuve de son maitre de Potions, elle n'était même pas sûre que Rogue était le voleur. Quelque chose clochait et la fillette trouvait que la situation s'agençait trop bien : Rogue représentait le parfait coupable, trop parfait. Et il n'aurait certainement créé une énigme aussi élaborée et surtout non-magique, s'il ne voulait pas protéger la Pierre au maximum. Même pour lui, il lui fallait du temps pour réfléchir et faire les bons choix. Or le temps était extrêmement précieux pour n'importe quel type de voleur. C'était donc cela qu'elle ressassait dans son cerveau quand se précipita vers un Ron à moitié conscient et plus pâle qu'un fantôme.
- Ron ? Ron, est-ce que tu m'entends ?
- …
- S'il te plait Ron ! Réveille-toi ! Oh pitié, faite qu'il n'est pas eu de commotion cérébrale en tombant ! Supplia-t-elle en constatant qu'elle n'obtenait aucune réaction de la part de son ami. De plus, son bras semblait s'être positionner dans un angle assez étrange pour une articulation humaine. Résignée, elle marmonna un « Pardon » vite fait et d'un coup sec, claqua la joue de son ami avec peut-être plus de force que nécessaire.
- Echec et mat ! s'exclama Ron en se réveillant dans un sursaut, le regard nageant dans la confusion. Il se redressa avec difficulté en position assise en jetant un regard aux alentours. Où est Harry ? Il a trouvé la Pierre ?
- Je t'expliquerai tout en route. Tu te sens capable de te déplacer ? lui demanda Hermione avec inquiétude.
- Ouais, si tu me soutiens ça devrais le faire, lui répondit-il en se relevant complétement et grimaçant en constatant l'état de son bras.
- Super ! Il faut absolument qu'on prévienne Dumbledore et ensuite je t'emmène directement à l'infirmerie ! lança la brunette, épaulant le roux et se dirigeant à pas lents vers la porte.
Ils réussirent à retracer leur chemin sans grande difficulté, excepté la douleur de Ron. Même si ce dernier ne voulait pas le laisser paraitre, il était vraiment mal en point et Hermione le sentit s'appuyer de tout son poids sur son épaule à plusieurs reprises. Ils firent donc aussi vite qu'ils purent et la jeune fille fut vraiment surprise et admirative de l'endurance de son ami : à sa place, elle n'aurait certainement pas pu bouger du tout. Lorsqu'ils sortirent enfin de ce troisième étage d'enfer, elle voulut le laisser se reposer mais il insista pour continuer ensemble jusqu'à la volière, serrant se dents et les yeux brillant d'une détermination d'acier. Ils étaient en train de monter les marches de la tour aussi rapidement que possible, manquant de trébucher à plusieurs reprises, lorsque soudainement une silhouette dorée familière apparut devant eux, les stoppant net dans leur course contre la montre impossible.
- Monsieur le Directeur !
- Mlle Granger, M. Weasley.
- Harry, il…
- Il est parti le retrouver, n'est-ce pas ?
- Oui, souffla Hermione dans un frisson de terreur. Mais le professeur n'attendit même pas sa réponse et partit dans le claquement sec de sa cape aux étoiles argentés, le pas pressé. A ses côtés, Ron semblait être passé du teint blanc au verdâtre. Il gémissait en se tenant le bras qui, maintenant qu'elle n'était plus déconcentrée par son objectif, semblait prendre un angle anormal. Il fallait qu'ils aillent à l'infirmerie et vite !
Lorsqu'ils arrivèrent à bon port, la large pièce était vide de vie humaine. La jeune fille lança un cri d'aide dans les airs, retenant de justesse ses larmes. L'adrénaline enfin retombée, elle commençait à peine à réaliser ce qui venait de se passer. Elle ne sentait même plus ses jambes, qui d'après ce qu'elle constatait, ne pouvaient s'arrêter de trembler. Alertée par le bruit, Mme Pomfresh sortit de son office et aperçut les deux premières années, accrochés l'un à l'autre comme à une bouée de sauvetage. Le roux semblait au bord de l'évanouissement, le visage complètement vert et ensanglanté. Son bras droit, qu'il tenait presque sans force, pendait à moitié dans le vide, comme s'il n'était fait que de caoutchouc.
La jeune fille, quant à elle, avait le visage noirci et ses bras semblaient être marqués par de nombreuses brûlures. Elle tremblait de la tête aux pieds, tandis qu'un long filet de sang écarlate coulait le long de sa tempe. Les deux enfants étaient vraiment dans un sale état avec leurs vêtements complétement déchirés, mais le plus choquant restait leur regard : il était empli d'un vide terrifiant, comme s'ils avaient vu la mort de près et n'en étaient plus revenus depuis. Un regard que personne ne devrait connaître, surtout pas de jeunes enfants. Elle le connaissait bien, pour avoir soignés secrètement de nombreux combattants qui avaient échappé de justesse à la fatalité. Pourtant cela faisait bien maintenant 11 années que l'infirmière pensait ne plus jamais en revoir.
Sans perdre une minute, Mme Pomfresh agit rapidement, évitant de poser de questions pour l'instant. Elle ne voulait pas les traumatiser plus que nécessaire, ils parleraient lorsqu'ils le pourraient. La vieille femme les installa chacun dans des lits blancs côtes à côtes, agitant sa baguette de sa main gauche pour faire venir à elle les potions dont elle avait besoin.
- Tenez buvez ça, et entièrement. La potion n'a pas bon goût mais elle empêchera toute infection, douleur ou n'importe quel problème lorsque j'agirais, lança la sorcière à Ron qui malgré la douleur ne put que grimacer encore plus face à la sensation désagréable du breuvage orangé.
- Agirais ? demanda-t-il les yeux interrogateurs, mais les traits toujours crispés par la souffrance.
Mme Pomfresh ne lui répondit pas mais, à la place, fit signe à Hermione, toujours immobile et silencieuse sur son lit, de venir près d'eux pour tenir l'autre bras encore valide du rouquin. La brunette, en voyant à quel point son ami était mal, oublia instantanément sa propre douleur et ses tremblements cessèrent immédiatement. Elle s'empressa de serrer au creux de ses petites mains encrassées le bras gauche de Ron. Puis, d'un coup sec, sans prévenir, l'infirmière tordit fermement le bras droit afin de lui redonner un aspect relativement normal. Le jeune garçon laissa échapper un hurlement de douleur, des larmes, qui ne s'étaient pas encore libérées jusqu'à là, coulant sans retenue sur ses joues reprenant une teinte acceptable. Le cœur d'Hermione se tordit au même instant. Juste après, Mme Pomfresh enduisit le visage et le corps du garçon d'une pâte jaunâtre pour nettoyer et refermer ses différentes coupures. Sans lui laisser le temps de faire autre chose, elle lui lança silencieusement un sort de sommeil et il tomba doucement allongé dans le lit aux draps blancs. Hermione, toujours debout à ses côtés, s'empressa de remonter légèrement sa couverture, rassurée par l'air paisible qui flottait sur le visage à présent reposé de son ami.
-Bien. Maintenant à votre tour jeune fille.
Sans protester, la brunette se rassit sur son propre lit et se laissa manipuler par l'infirmière. Celle-ci pouvait certes guérir les blessures du corps, mais elle ne pourrait jamais enlever de l'esprit de la jeune fille ce qu'elle avait pu vivre. L'esprit d'Hermione semblait avoir quitté son propre corps. Elle ne ressentait absolument rien : plus de douleur, plus d'inquiétude, plus de peur. Devant elle se rejouait simplement ce qu'elle venait de traverser.
Bizarrement complétement rationnelle, elle n'arrivait même pas à concevoir que trois premières années avaient réussi, à eux-seuls, à traverser l'entièreté des épreuves mises en place pour protéger la Pierre. Et maintenant Harry était seul face à quelqu'un de bien plus puissant que lui. Malgré l'urgence de la situation, un sentiment de calme l'envahit à cette pensée. Hermione sentait, non savait qu'il n'y avait aucune inquiétude à avoir pour le Gryffondor. Pourquoi ? Elle n'en n'avait aucune idée, elle en était simplement sûre. Puis lentement, sans qu'elle s'en rende compte, ses yeux se fermèrent et le noir l'envahit, la plongeant dans un sommeil bien nécessaire.
A son brusque réveil, Hermione ne cria qu'un seul mot : Harry ! Puis tout lui revient et l'angoisse fut tellement vive, que la jeune fille voulait sortir d'un coup de son lit. Mais à peine posa-t-elle les pieds sur le sol de l'infirmerie que les murs autours d'elle de mirent à tanguer, si fort que la brunette se sentit tomber. Alors qu'elle pensait rencontrer la froideur de la pierre, des bras la rattrapèrent doucement et la ramenèrent avec lenteur à la verticale, sur son lit.
- Tu ne devrais pas encore sortir Mionne, Mme Pomfresh a dit qu'il te faudrait sûrement une petite heure pour récupérer après t'être réveillée, lui fit remarquer une voix basse et réconfortante.
- Fred ! Où sont Harry et Ron ? Comment sont-ils ? Il faut que j'aille voir comment ils vont !
- Non, tu ne vas rien faire du tout, à part laisser tes fesses là où elles sont déjà c'est-à-dire ce lit. C'est clair ?
- Mais…
- Ils vont bien Hermione. Ils dorment. D'après ce que j'ai pu entendre, vous êtes tous arrivés dans un sale état et maintenant ils ont besoin de récupérer. Leurs vies sont sauves, ok ?
- Ok, laissa échapper la jeune fille dans un soupir tremblotant, soulagée.
- Je sais que tu viens juste de sortir d'une dizaine d'heures mais ne crois pas que tu vas échapper à mon interrogatoire et ma colère ! Par Merlin, mais qu'est-ce qui vous a passé par la tête ? Vous vouliez mourir ou quoi ? Affronter un chien à trois têtes et passer des épreuves placées par des professeurs !
- Je…je suis désolée, lui répondit-elle, ne sachant pas comment réagir par ce brusque accès de colère.
Elle n'avait jamais vu Fred dans un tel état. De grosses cernes s'étalaient sous ses beaux yeux bleus, signe qu'il n'avait pas dû dormir beaucoup récemment, et ses vêtements étaient tout froissés. Il était en train de passer sa main frénétiquement dans ses cheveux roux étincelants, assis sur une chaise placée à la droite de son lit. Son regard, posée sur elle, n'était pas vraiment empli de reproche ou de courroux, seulement d'une pointe d'inquiétude et surtout d'une immense peur. Une peur pour elle, chose qu'elle n'avait jamais vu chez quelqu'un d'autre que ses parents. A ce constat, Hermione sentit son cœur se serrer et elle ne put s'empêcher de s'approcher de Fred puis de se saisir d'une de ses grandes mains, stoppant ses allées-et-venues. Ils n'échangèrent aucune parole et le garçon la prit enfin dans ses bras, relâchant enfin son souffle et ses muscles complétement crispés par l'angoisse.
- Plus jamais.
- Plus jamais.
Ils restèrent ainsi jusqu'au retour de George, parti chercher quelques victuailles aux cuisines, se doutant qu'Hermione et Ron seraient affamés à leur réveil, mais également pour son frère et lui-même qui n'avait pas quitté leur chevet depuis qu'on les avait prévenus de la situation.
C'était en fin d'après-midi, alors qu'ils se dirigeaient vers la Grande Salle, que Mme McGonagall les avait interceptés discrètement. Voyant le regard grave et plein de compassion de leur directrice de Maison, les jumeaux n'avaient pas discuté ou même blagué lorsqu'elle leur avait demandé de les suivre sans poser de questions. Lorsqu'ils avaient vu allongés dans ces grands lits blancs comme la mort les trois premières années dont leur petit frère, Fred n'avait jamais eu aussi peur de sa courte vie. Le sentiment d'avoir perdu l'un d'entre eux avait été si fort qu'il n'avait pu rouvrir les yeux pour affronter la réalité. Sans George, il aurait été incapable de s'approcher. Lorsque Mme Pomfresh et Dumbledore leur avaient rapidement expliqué ce qui s'était passé et comment ils allaient, le soulagement fut tel que les deux rouquins durent s'assoir pour éviter de tomber à la renverse à cause de leurs genoux tremblants. Ne voulant prévenir leurs parents et les familles des deux autres premières années, ils étaient restés à leur chevet pour veiller sur eux. Heureusement maintenant Ron et Hermione s'étaient enfin réveillaient, donc ils pouvaient enfin respirer.
Ces deux-là furent les premiers à sortir de l'infirmerie, Harry toujours plongé dans un sommeil qui semblait être éternel. Mme Pomfresh les avait rassurés à ce sujet : les blessures dont il avait écopé, autant physiques qu'émotionnelles, prendraient plus de temps qu'eux pour se guérir. Alors ils étaient retournés à la Maison Gryffondor, un peu hésitants à laisser leur meilleur ami tout seul. Toutefois l'infirmière avait été intraitable : aucune personne ne pouvait rester car Harry avait seulement besoin de calme et repos pour recouvrir de son état pour le moins misérable. Et d'expérience, il valait mieux ne pas discuter ses décisions, leur avait précisé les jumeaux, sourires en coin.
Ce par contre à quoi ils ne s'étaient pas attendus furent le silence interrogateur qui les attendit en entrant à nouveau dans leur salle Commune. Même si les jumeaux n'étaient pas directement concernés, Ron et Hermione leur avait raconté tout ce qu'ils savaient. Mais seulement Harry connaissait l'histoire dans sa totalité et pour l'instant il était dans l'incapacité de leur raconté, ce qui ne fit que renforcer les rumeurs à leur sujet. Leurs camarades n'osaient pas leur demander des explications, cependant les chuchotements et spéculations ne faisaient qu'éclore sur leur chemin. Ils avaient simplement décider de ne rien dire jusqu'au réveil d'Harry et puis, ils ne savaient pas vraiment ce que Dumbledore vouait réellement révéler aux élèves de Poudlard.
Deux jours passèrent avant que leur meilleur ami brun ne se réveille complétement désorienté à l'infirmerie. Deux nuits où Hermione ne put s'endormir, rongée par l'angoisse des cauchemars et l'inquiétude pour Harry. Deux soirées qu'elle passait devant l'âtre de la cheminée rougeoyante, pelotonnée sous une couverture et les yeux dans les vagues. Elle n'était pas seule : Ron tenait à rester à ses côtés, lui serrant la main pour lui transmettre le courage qu'il lui restait. Certes, il n'était peut-être pas le garçon le plus fort pour exprimer ce qu'il ressentait, mais voir sa meilleure amie dans cet état lui brisait le cœur. Contrairement à Hermione, le rouquin n'était pas inquiet car il avait entièrement confiance en Harry. Ils s'étaient fait la promesse de ne jamais abandonner l'autre et de tout faire pour la remplir. Harry était un battant, toute sa vie il s'était battu à sa façon et ce n'était pas aujourd'hui qu'il s'arrêterait. Alors Ron voulait transmettre un peu de cette confiance inébranlable à sa meilleure amie, dépassée par les émotions. Au bout d'un moment il s'endormait sur son épaule et Hermione pouvait sentir les tressautements qui le parcourait, signe que les récents événements qu'il avait vécus le torturaient néanmoins dans son inconscient. Et là, c'était à elle de serrer sa main de toute ses forces pour lui transmettre toute son amitié et le rassurer de là où elle se trouvait.
Heureusement au bout de ses deux jours et deux nuits, qui lui parurent horriblement éternels, Harry ouvrit ses paupières à la lumière et ses deux amis furent enfin autorisés à le revoir, après avoir légèrement marchandé avec l'impassible infirmière. Hermione ne put s'empêcher de fondre dans ses bras, rassurée de le voir souriant et en pleine forme. Ses cheveux noirs toujours ébouriffés et ses yeux verts emplis d'émotions, Harry semblait heureux de retrouver les deux Gryffondors. Malgré les quelques flèches de douleur qu'il pouvait ressentir et la fragile bulle de coton qui englobait ses sens, le sorcier n'avait qu'une hâte : sortir. Ron s'assit au pied du lit tandis qu'Hermione prit place à côté du brun, tenant toujours sa main au creux des siennes. Puis, plein d'impatience, le roux posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu'ils étaient entrés dans la pièce :
-Toute l'école en parle ! Qu'est-ce qui s'est réellement passé après que l'on soit parti ?
