Titre : for a good time, call...
Auteur : EvanesDust
Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction!
Lien version originale : AO3 /works/27579332/chapters/67464137
Notes de la traductrice: Et voilà, cinquième chapitre, on est déjà à la moitié de cette histoire ! Merci pour tous vos retours sur le dernier chapitre. Je vous préviens maintenant, il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine, je reviens dans deux semaines (le 29) avec la suite, et on aura chaud ce jour-là (vous allez comprendre) ! Bonne lecture !
Stiles s'appuya contre le mur de l'ascenseur alors que celui-ci le menait au loft de Derek. La journée avait été longue, trop longue et il était épuisé. Dans l'ensemble, Stiles aimait son travail. Cependant, à cause de jours comme aujourd'hui, il souhaitait être l'un de ces omégas au foyer, qui étaient juste gâtés par leur alpha. Sa tête et ses pieds lui faisaient mal à cause des heures supplémentaires qu'il avait faites à la boulangerie, mais le plus dur avait été l'épuisement mental alors que sa journée passait d'ennuyeuse à pourri, puis de pourri à complètement désastreuse.
Tout d'abord, il y avait eu une panne de courant inattendue dans le bâtiment, ce qui en elle-même n'était pas problématique, mais à cause de ça, la boulangerie avait fini par ouvrir en retard. La plupart des gens avaient été compréhensifs, mais une femme lui avait reproché de ne pas avoir mieux planifié la panne et n'avait pas apprécié quand Stiles avait essayé d'expliquer que ça ne dépendait pas de lui. Apparemment, sa journée avait été gâchée parce qu'elle n'avait pas pu avoir son muffin du matin.
Les choses s'étaient détériorées pendant le déjeuner quand quelqu'un était venu et avait demandé un gâteau d'anniversaire personnalisé pour une fête qu'ils organisaient l'après-midi même. Stiles avait gardé un sourire sur son visage même quand la personne n'avait pas arrêté de lui dire que leur préavis de 48 heures était une pratique stupide, suggérant même de façon grossière qu'ils devraient peut-être avoir des gâteaux sous la main. Stiles ne prit pas la peine de mentionner que c'était ce qu'ils faisaient normalement, mais que l'ouverture tardive les en avait empêché ce jour-là.
Son mal de tête avait commencé vers 15 heures quand une jeune femme l'avait insulté parce qu'il ne voulait pas la rembourser; elle affirmait que le muffin aux myrtilles qu'elle avait acheté n'avait pas été satisfaisant. Il l'aurait peut-être remboursé si elle ne l'avait pas mangé entièrement.
Mais tout ça n'était rien comparé à l'alpha qui s'était plaint de lui à son patron; il avait insisté sur le fait que le glaçage des cupcakes qu'il avait commandé n'était pas de la bonne nuance de bleu. Stiles avait tremblé quand l'alpha avait crié qu'ils auraient mieux fait de ne pas embaucher 'un oméga incompétent qui ne pouvait pas faire la différence entre un bleu layette et un bleu ciel !'
Ouais, Stiles avait dû prendre une pause après ça.
Au moment où il avait glissé sur de la farine renversée et fait tombé du glaçage vert sur une de ses toutes nouvelles converses, Stiles était prêt à se rouler en boule et à disparaître pendant les 12 prochaines années.
Heureusement, les jours comme aujourd'hui étaient rares. Alors que normalement Stiles aurait été chez Scott pour se détendre devant des jeux vidéo, la dernière chose qu'il voulait en ce moment était la positivité de Scott. Il aurait pu aller chez Lydia, mais il n'était pas non plus d'humeur pour son amour vache. Pas ce soir.
Ce soir, il voulait Derek.
Stiles voulait les bras de Derek autour de lui, le réconfortant comme un alpha réconfortait son oméga. Peu importe que leur relation soit fausse. Depuis qu'ils se connaissaient, Derek avait toujours pris soin de lui et avait été une source de force quand Stiles en avait besoin.
Et en ce moment, Stiles en avait besoin.
L'ascenseur s'arrêta, arrachant Stiles à ses pensées. Il soupira lourdement alors que les portes s'ouvraient et qu'il remontait pratiquement le couloir en courant. Derek était si proche.
Si proche.
Avant même de voir la porte de Derek, il entendit le grincement familier des roues de la porte, alors que la porte s'ouvrait.
"Stiles ?" Derek était déjà là, le regardant avec inquiétude—sentant probablement l'aigreur de son humeur. Stiles se jeta dans les bras de Derek, enroula ses bras autour de la taille de Derek. "Hé, qu'est ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui se passe ?"
"Besoin de toi," marmonna Stiles contre la poitrine de Derek. Sachant qu'il n'avait aucun besoin de sourire ou même de penser, Stiles expira. Pour la première fois de la journée, il put respirer.
"Je te tiens. Je suis là." Derek embrassa le haut de la tête de Stiles et le tint contre lui tout en lui frottant le dos. "Allons à l'intérieur."
Stiles hocha la tête et enroula ses bras autour du cou de Derek parce que maintenant qu'il était dans les bras de Derek, il ne voulait plus s'écarter.
Derek rit contre la tempe de Stiles. "Très bien, petit oméga. Monte."
Ce n'était pas du tout surprenant que Derek le soulève sans difficulté, tenant fermement les fesses de Stiles d'une main tout en berçant tendrement l'arrière de sa tête de l'autre. Stiles s'accrocha à lui comme à une bouée de sauvetage, enroulant ses jambes autour de la taille de Derek et le serrant comme un koala.
"Tu pourrais au moins essayer de donner l'impression que c'est dur, Derek. Je ne suis plus soixante-six kilos de peau pâle et d'os fragiles. J'ai du muscle maintenant, tu sais," la voix de Stiles craqua alors qu'il marmonnait contre l'épaule de Derek.
Pour le décontracté et la légèreté, on repassera.
Les bras de Derek se crispèrent, se resserrant autour de lui. Il était clair qu'il voulait en dire plus mais il connaissait aussi assez bien Stiles pour ne pas le pousser—que quand Stiles faisait des blagues, cela signifiait qu'il n'était pas encore prêt à parler.
"Oui, Stiles. Quoi que tu dises, Stiles," dit Derek d'un ton affectueux mais taquin que Stiles apprécia. Il était reconnaissant à Derek de se retenir de poser des questions.
Alors que Stiles se blottissait encore davantage contre lui, faisant courir son nez le long du cou de Derek, il se concentra sur les lignes acérées de la mâchoire de Derek jusqu'à ce qu'il soit doucement déposé sur le canapé. Avant qu'il ne puisse enlever ses chaussures, Derek se mit à genoux et les dénoua, les laissant tomber sur le sol en un léger bruit sourd.
C'était tellement domestique et incroyablement gentil, mais putain si le cœur de Stiles ne faisait pas un petit saut à ce geste. L'oméga en lui était ravi qu'on s'occupe ainsi de lui.
"Merci," chuchota Stiles. Alors qu'il regardait dans les yeux de Derek, Stiles fut soudainement frappé par l'envie irrésistible de se pencher en avant et de l'embrasser. La seule chose qui l'arrêta fut un bip bruyant et insistant venant de la cuisine.
Dieu soit loué pour ses petites grâces. Cela aurait été embarrassant.
"De rien," dit Derek avec un doux sourire avant de demander, "Tu as faim ?"
Stiles hocha la tête et reçut un autre baiser sur le sommet de sa tête quand Derek se leva. Derek plaça la télécommande sur ses genoux avant de se diriger vers la cuisine.
"Bien. Parce que le dîner est presque prêt," déclara Derek par-dessus son épaule.
Pendant que Stiles attendait, il fit défiler Netflix pour trouver quelque chose à regarder. Prenant une profonde inspiration, le seul parfum que Stiles pouvait discerner était celui d'une sorte de pâtes—peut-être, il n'était pas un loup-garou avec un super nez.
"Alors, qu'est-ce que tu as préparé ?" Cria Stiles par-dessus son épaule.
Derek avait toujours la meilleure nourriture. Peu importe quand Stiles passait, Derek préparait généralement quelque chose que Stiles aimait. Le garde-manger de Derek regorgeait des snacks préférés de Stiles et même du soda préféré de Stiles, qui était normalement une commande spéciale chez l'épicerie locale car ils ne vendaient pas la saveur qu'il aimait.
"Tu verras," fut la réponse de Derek. Quelques minutes plus tard, une assiette de lasagnes fut posée sur ses genoux. Stiles porta l'assiette et se mit dans une position assise plus appropriée—plus appropriée pour s'empiffrer de formage, de glucides et de chaleur.
"Tu es le meilleur," dit Stiles à Derek qui repartait dans la cuisine. La première bouchée de lasagne toucha sa langue et Stiles ne put s'empêcher de gémir. Il y a un fracas dans la cuisine et Stiles regarda par-dessus son épaule pour s'assurer que tout allait bien. "Derek ? Ça va ?"
Derek s'éclaircit la gorge et hocha la tête. "Ouais. Rien dont tu dois t'inquiéter. Comment est la nourriture?"
Stiles prit une autre bouchée et sourit joyeusement, parlant autour de sa bouchée de lasagne. "Tellement bon. Je ne te mérite vraiment pas."
"Tais-toi, Stiles," dit Derek assez affectueusement en s'installant sur le canapé. Avec sa propre assiette perchée précairement sur l'accoudoir, Derek jeta un bras autour des épaules de Stiles et l'attira plus près de lui.
Bien que Stiles appréciait la sensation du pouce de Derek traçant des cercles sur son bras, une partie de Stiles ressentait le besoin de protester parce que Derek se retrouvait maintenant avec une seule main pour manger. Ce qui l'arrêta fut le fait que Derek semblait préférer avoir Stiles collé contre lui et, si Stiles était tout à fait honnête avec lui-même, c'était aussi son cas.
Pendant qu'ils mangeaient, Stiles se concentra sur le toucher de Derek, qui l'aidait à se relaxer. Il était assez calme au moment où ils eurent fini de manger qu'il proposa de faire la vaisselle, insista vraiment et repoussa Derek contre le canapé quand il essaya de se lever. De plus, c'était presque de la triche, car tout ce que Stiles avait à faire était de tout mettre dans le lave-vaisselle, donc il prit le temps de ranger les restes, et de nettoyer les comptoirs et la cuisinière. C'était le moins qu'il puisse faire pour avoir fait irruption chez Derek et gâcher ses plans, quels qu'ils aient été.
Quand il eut fini, Stiles retourna dans le salon et se jeta par-dessus le dossier du canapé, agitant ses orteils sur les genoux de Derek. C'était un message clair pour dire 'masse-moi s'il te plaît', ce que Derek comprit directement, et c'était tellement bon que Stiles saisit les coussins. Il se mordit la lèvre inférieure pour réprimer ses gémissements alors que les pouces de Derek s'enfonçaient dans ses voûtes plantaires.
Après un laps de temps absurde, Derek tapota la cheville de Stiles pour lui indiquer qu'il avait terminé, et Stiles releva ses jambes pour se retourner sur le canapé. Ses chaussures étaient posées sur le sol, à côté de la table basse, et la tache verte attira son attention.
Le rappel non désiré de sa journée le rendait collant et avec un besoin d'affection, mais Stiles combattit l'impulsion de ramper sur les genoux de Derek; il voulait se blottir contre sa poitrine en s'allongeant et en utilisant les genoux de Derek comme oreiller.
"Tu veux m'en parler ?" Demanda doucement Derek, passant ses doigts dans les cheveux de Stiles.
Stiles gémit quand les événements de la journée le frappèrent de plein fouet et, comme plus tôt, il voulait juste le confort de Derek. Stiles ne savait pas exactement quels chimiosignaux il émettait, mais poussa un cri alors que Derek le relevait et le manœuvrait sans ménagement jusqu'à ce qu'il soit à califourchon sur les genoux de Derek.
Derek frotta leurs joues ensemble, et Stiles laissa échapper un souffle tremblant alors qu'il agrippait la chemise de Derek. Sa voix craqua alors qu'il parlait, s'étouffant sur la boule dans sa gorge. Dans l'ensemble, il réussit à garder ses émotions sous contrôle—mais alors qu'il racontait à Derek sa terrible, horrible, et très mauvaise journée, le barrage céda.
Derek murmura des éloges alors que Stiles lui relayait chaque événement, et quand Stiles mentionna l'alpha qui l'avait traité d'incompétent, Derek grogna et ses bras se resserrèrent autour de la taille de Stiles.
"Tu es tellement bon, Stiles. Si intelligent, gentil et courageux," marmonna Derek quand il embrassa la tempe de Stiles. "Tu dis toujours que je suis trop bon pour toi mais c'est totalement faux. Je ne te mérite pas, Stiles."
Les mots de Derek envoyèrent un frisson à travers son corps. En tant qu'oméga, Stiles en avait beaucoup besoin et ferait tout pour plaire à son alpha. Sauf que Derek n'était pas son alpha, ce qui le fit gémir à nouveau et s'agripper à Derek en désespoir de cause.
"Alpha," supplia Stiles et les bras de Derek se resserrèrent autour de lui. Tout son corps vibrait de cet étrange genre de ronronnement que Derek faisait pour le calmer.
"C'est bon. Je te tiens, Stiles," promit Derek et Stiles hocha la tête. C'était une promesse facile à croire quand Derek semblait si sérieux.
Après quelques minutes pendant lesquelles Derek lui frotta le dos, Stiles se calma enfin et laissa échapper un profond soupir, s'affaissant contre la poitrine de Derek. Il était tard et il était épuisé physiquement et émotionnellement.
"Je devrais probablement rentrer à la maison," murmura-t-il. "Je suis fatigué et je veux juste aller me coucher."
Les mains de Derek agrippèrent les hanches de Stiles. "Reste."
Stiles se pencha en arrière et fouilla le regard de Derek. Avec toutes les heures supplémentaires qu'il faisait au travail, il n'était pas resté dormir depuis la pleine lune il y a deux semaines. Il n'avait aucune raison légitime pour rester ce soir, pas de meute à impressionner mais Stiles ne voulait pas partir, alors il demanda, "tu es sûr?"
Au lieu de lui donner une réponse verbale, l'un des bras de Derek resta enroulé autour du dos de Stiles tandis que l'autre se glissa sous ses fesses. Stiles verrouilla ses jambes autour de la taille de Derek quand Derek se leva et le porta jusqu'au lit. Certainement pas ce à quoi Stiles s'attendait mais il supposa que la meute pourrait venir à tout moment et qu'ils se demanderaient probablement pourquoi Stiles dormait dans l'une des chambres d'amis.
Le soin avec lequel Derek le déposa sur le matelas et le déshabilla pour ne le laisser qu'en boxer serra le cœur de Stiles. Le compagnon de Derek sera la personne la plus chanceuse du monde, et Stiles les détestait déjà.
"A quoi penses-tu ?" Demanda Derek alors qu'il se glissait derrière Stiles, le tenant fermement.
Stiles haussa les épaules, ne voulant pas parler de l'inévitable. Il voulait vivre dans cette fantaisie aussi longtemps qu'il le pouvait. "Toi. Toujours toi."
Derek fit un bruit d'approbation avant de poser un baiser dans la nuque de Stiles. "J'ai une meilleure idée."
"Ouais ? Qu'est-ce que c'est, big guy ?"
"Si tu dors, tu peux rêver de moi."
Stiles renifla et se cacha le visage dans ses mains devant le son peu attrayant qu'il venait d'émettre. "C'était plutôt facile."
"Endors-toi, Stiles."
Entourer par la chaleur de Derek, Stiles se retrouva incapable de faire autre chose que de s'exécuter.
Les rayons du soleil traversèrent les fenêtres du loft. Les yeux de Stiles s'ouvrirent alors qu'il flottait dans cet espace où il n'était pas encore complètement réveillé. La soirée lui revint alors que son cerveau démarrait et qu'il reconnaissait le haut plafond et les murs de briques.
Sa tête ne lui faisait plus mal et il se sentait complètement détendu et confortable, surtout avec les bras de Derek toujours autour de lui.
Était-ce que Derek l'avait gardé dans ses bras toute la nuit ?
Cette pensée le fit soupirer avec nostalgie. C'était tellement différent du premier matin où Stiles s'était réveillé dans le lit de Derek, après la pleine lune. Stiles avait légèrement paniqué quand il avait réalisé qu'il arborait une grosse érection matinale, mais heureusement Derek était déjà dans la cuisine en train de préparer le petit-déjeuner.
Les muscles du dos de Derek ondulaient et Stiles avait peut-être un peu bavé. Isaac avait plissé assurément le visage de dégoût, tandis que Erica avait eu l'air extatique et avait fait quelques commentaires à propos de leur laisser du temps seul, ce qui avait fait rougir le visage de Stiles d'embarras.
Stiles avait peut-être ou peut-être pas sauté le petit-déjeuner ce matin-là dans sa hâte de quitter le loft.
Mais pas aujourd'hui. Stiles se sentait toujours en manque d'affection, et il ne pouvait même pas se résoudre à quitter le lit de Derek—encore moins le loft. Bien qu'il ait besoin d'aller dans la salle de bain. Il essaya de s'éloigner mais les bras de Derek se resserrèrent autour de lui. Cela fit à nouveau tressauter son cœur. Il ne s'était jamais senti aussi aimé et entretenu.
Tant bien que mal, Stiles parvint à se libérer, et sa vessie le remercia alors qu'il se soulageait.
Pendant qu'il était dans la salle de bain, Stiles se passa de l'eau sur son visage et se brossa les dents. Il pourrait aussi aller prendre une douche, mais son besoin d'être dans les bras de Derek l'emporta largement sur son désir de se rafraîchir complètement, alors il retourna dans le lit de Derek.
Stiles retint un grognement alors qu'il regardait Derek. Dans le court laps de temps pendant lequel il était parti, Stiles avait été remplacé. Derek serrait actuellement l'oreiller utilisé par Stiles contre sa poitrine comme si Derek chassait la chaleur et l'odeur de Stiles.
Se glisser dans le lit était définitivement plus facile que de s'en extirper. C'était comme si Derek savait que l'oreiller était un imposteur et il le mit de côté pour attraper Stiles.
Stiles atterrit contre la poitrine de Derek avec un oof! Il lutta contre le frisson qui parcourut sa colonne vertébrale quand Derek se blottit contre sa nuque et plaça un baiser sur son épaule.
Comme c'était, Stiles haleta quand l'érection de Derek se pressa contre son cul. C'était trop bon et ça faisait trop longtemps. Il laissa échapper un gémissement aigu alors que son boxer s'humidifiait avec tout le slick qu'il produisait—en préparation pour le sexe qu'il n'allait assurément pas avoir. C'était à la fois décevant et triste. Derek, cependant, laissa échapper un grognement de plaisir et se frotta contre le cul de Stiles.
Oh putain.
Il devrait arrêter ça parce que Derek ne savait pas ce qu'il faisait. C'était juste un cas d'alpha répondant à l'excitation d'un oméga, surtout vu la façon dont Stiles mouillait.
Stiles se mordit la lèvre inférieure pour réprimer un gémissement, mais heureusement, son téléphone bipa pour signaler une notification. Cela le sauva d'une situation vraiment embarrassante étant donné qu'il était sur le point de se mettre sur le ventre, de relever son cul et de présenter. Mais une partie de lui mourut aussi un peu parce que ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu de relations sexuelles et tout ce à quoi il pouvait penser était Derek. Alpha. Nœud.
Le téléphone de Stiles bipa à nouveau et quand Stiles s'éloigna pour l'attraper, le bras de Derek se resserra à nouveau autour de lui.
"N'écrases pas l'humain fragile," dit Stiles en regardant par-dessus son épaule. Derek cligna des yeux en le regardant, arborant un cas grave de cheveux en bataille. Cela rendait Derek si doux et mignon que Stiles ne put s'empêcher de sourire affectueusement. "Je dois juste vérifier mon téléphone, sourwolf."
Derek grogna de manière taquin mais desserra sa prise, permettant à Stiles d'attraper son téléphone. Il était branché et Stiles roula des yeux parce que Derek avait dû le brancher après avoir déposé Stiles sur le lit et l'avoir déshabillé.
Cet homme allait causer sa mort. Dès que Derek trouverait son compagnon, le cœur de Stiles allait se briser en un million de morceaux. Derek l'avait ruiné pour tous les autres. Stiles allait comparer tous ses futurs rencards à Derek et personne ne sera jamais assez bien.
Et ce n'était même pas une vraie relation !
Stiles attrapa le téléphone et ouvrit ses notifications. Ses yeux s'écarquillèrent au rappel de ses chaleurs qui le fixait.
Merde !
Comment Stiles avait-il pu oublier ses chaleurs ? A sa décharge, cela faisait des années qu'il n'avait pas eu à s'inquiéter de la façon de passer ses chaleurs puisqu'il avait un petit ami consentant à l'époque. Ce n'était plus le cas et ça n'était qu'un rappel douloureux de sa vie sexuelle inexistante. Au moins, il avait une explication sur la raison pour laquelle il avait été si collant la nuit dernière.
"Stiles ?"
Le son de la voix de Derek le fit sursauter et Stiles tomba du lit. Son visage se remplit d'embarras au bruit qu'il fit quand son cul toucha le sol.
Stupide slick. Il détestait vraiment être un oméga parfois.
Sa mortification augmenta quand Derek jeta un coup d'œil par-dessus le lit, les narines dilatées et les yeux rouges.
"Stiles." Cette fois, son nom avait pratiquement été ronronné et Stiles couina alors qu'il se releva, se dépêchant de trouver ses vêtements.
"Je dois—je dois y aller. Je dois partir maintenant," balbutia-t-il en s'habillant, incapable de regarder Derek en face.
Il y eut un bruissement et Stiles vit Derek bouger du coin de l'œil, sortant du lit. "Stiles ? Qu'est-ce qui ne va pas ?"
"Désolé. Rien. Tout va bien," dit Stiles alors qu'il filait vers le salon et mettait précipitamment ses pieds dans ses chaussures. Avec son téléphone toujours serré dans ses mains, il tapota ses poches pour s'assurer que son portefeuille et ses clés étaient là. Satisfait de ne rien laisser derrière lui, il s'enfuit du loft.
Le téléphone de Stiles sonna et bipa avec des notifications alors qu'il rentrait à la maison, c'était probablement Derek qui vérifiait comment il allait. Et sans surprise, au moment où il se garait sur sa place de parking, il avait trois appels manqués et une flopée de messages montrant différents degrés d'inquiétude. Avec un profond soupir, Stiles monta péniblement les escaliers jusqu'à son appartement et passa sa porte d'entrée. Il referma la porte derrière lui et la verrouilla avant de gémir et de tomber tête la première sur le canapé.
Ça craignait tellement. Non seulement Stiles devait appeler Derek pour s'excuser et s'expliquer, mais il avait également la tâche amusante de déterminer comment il allait faire pour ses chaleurs. Peut-être qu'il devrait continuer à prendre des suppresseurs—c'était nul mais comme ça il n'aurait pas à s'inquiéter de la façon dont il allait les passer.
Passer ses chaleurs tout seul était possible—ce n'était tout simplement pas fun. Et Stiles devrait s'assurer que quelqu'un puisse prendre de ses nouvelles pour s'assurer qu'il mange. Il supposait que son père ou Scott pourrait le faire comme ils le faisaient avant que Stiles ne rencontre Connor. C'était très embarrassant parce que la dernière chose qu'il voulait était que l'un ou l'autre le voit comme ça, mais la seule autre personne en qui il avait confiance était Derek—et ça, ça n'arriverait certainement pas.
Pas parce que Derek dirait non. Stiles était à peu près certain que Derek dirait oui parce que c'était sérieusement le meilleur, l'une des raisons pour lesquelles Stiles l'aimait tant. Mais Stiles était aussi assez certain qu'à la minute où Derek mettrait les pieds dans l'appartement, il pousserait Derek contre un mur et ferait de son mieux pour chevaucher le nœud de Derek.
Stiles se mordit la lèvre inférieure alors qu'il imaginait Derek les faire tourner jusqu'à ce que Stiles soit celui qui était coincé contre le mur. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale et il gémit alors qu'il se frottait contre les coussins. Davantage de slick humidifia son boxer et coula sur ses couilles mais il s'en fichait, il se retourna juste et se dandina pour enlever son jean, baissant son boxer jusqu'à ce qu'il puisse mettre une main autour de sa bite.
Le premier contact fit siffler Stiles d'anticipation parce que ça faisait trop longtemps qu'il ne s'était pas touché. Stiles resserra sa prise, laissant échapper un long et grave gémissement qui résonna alors qu'il accélérait son mouvement. Ses yeux se fermèrent alors qu'il se souvenait de la sensation de la bite de Derek contre son cul. Il voulait tellement jouir et il était déjà si proche. Malheureusement, son téléphone sonna, et évidemment c'était Derek, ce qui le fit débander juste à cause de la culpabilité qu'il ressentait.
Putain !
Derek était son ami et il ne devrait absolument pas fantasmer sur lui comme ça.
Stiles se pencha par-dessus le bord du canapé et tapota le sol jusqu'à ce qu'il reconnaisse la surface lisse de son téléphone. Il l'attrapa du bout des doigts et retomba sur le canapé en répondant à l'appel.
"D-Derek ?" Il semblait essoufflé, la voix aiguë et tremblante après avoir été au bord de son premier orgasme en bien trop longtemps.
"Stiles ? Est-ce que ça va ?" La voix de Derek était remplie d'inquiétude et Stiles laissa échapper un souffle rauque alors qu'il passait une main dans ses cheveux. Il était légèrement dégoûté parce qu'elle était collante de slick et de liquide pré-éjaculatoire, mais bon.
"Je vais bien."
"Tu n'as pas l'air d'aller bien. Veux-tu me dire ce qu'il se passe ? Est-ce que j'ai fait quelque chose ?"
"Non, Derek. C'était moi. Je—" Stiles prit une inspiration alors qu'il remontait son boxer—l'élastique s'accrochant à la tête sensible de sa bite. Aïe ! "Mon téléphone, je—j'ai reçu un rappel à propos de… quelque chose."
"Quelque chose ?"
Est-ce qu'il le disait à Derek ? S'il ne le faisait pas, Derek allait se demander pourquoi il avait soudainement disparu. Et avec la chance de Stiles, Derek passerait le voir chez lui, mais au lieu de vouloir des moments sexys comme dans son fantasme, Derek serait horrifié. D'accord, probablement pas, mais il n'y avait pas moyen que Stiles le regarde à nouveau dans les yeux. Stiles devrait quitter Beacon Hills et ne plus jamais revenir.
"Stiles ? J'aime penser que je suis assez bon pour te lire mais ce n'est pas aussi facile au téléphone. Tu vas devoir utiliser tes mots pour que je sache ce qui ne va pas."
Venant de Derek, c'était hilarant. "Vraiment ? Tu me dis d'utiliser mes mots ?"
"Tu ne te tais quasiment jamais."
"Hé !" Protesta Stiles mais Derek le coupa.
"Alors quand tu le fais, ça signifie que tu es perdu dans ta tête. Normalement, je ne m'inquièterais pas, mais tu avais l'air d'être en train de paniquer quand tu t'es enfui d'ici tout à l'heure."
Stiles gémit et s'assit contre l'accoudoir. Son regard se porta, sur l'autre côté du canapé, sur la console de sa mère qui se trouvait à sa place définitive maintenant que Derek l'avait réparée. Elle était robuste et capable de supporter un certain poids, et une lampe d'apparence antique dont Stiles était certain que sa mère aurait aimée, était maintenant posée dessus.
Se concentrant sur la lampe et la table, Stiles décida de s'en foutre et de prétendre que parler de ses chaleurs était un sujet de conversation normal.
"J'ai reçu un rappel que mes chaleurs vont arriver. La semaine prochaine."
"Et ça t'a fait paniqué ?"
"Un petit peu. Je veux dire, j'étais dans un lit avec toi, Derek, et ta bite était pressée contre mon cul."
"Je vais essayer de ne pas être offensé."
Stiles rit parce qu'il pouvait imaginer Derek en train de rouler des yeux. "Ne le prends pas mal. Je suis sûr que tu as une très belle bite."
Et c'était exactement pourquoi Stiles aimait tant Derek, pourquoi il appréciait tellement leur amitié, parce que Derek le mettait à l'aise. Derek le mettait dans un état de confiance où il pouvait plaisanter sur sa bite et parler de chaleurs comme si ce n'était vraiment rien.
"Eh bien, tu vas définitivement bientôt le découvrir."
Stiles s'arrêta. Derek ne voulait certainement pas dire…
"Pour mes chaleurs," dit-il, ne croyant vraiment pas que c'était ce à quoi Derek pouvait faire allusion.
"Ouais. Tu as dit la semaine prochaine, non ? J'ai quelques projets sur lesquels je travaille, mais je devrais avoir terminé d'ici là, et je m'assurerai de ne pas accepter de nouveaux projets."
"Derek, tu ne—Tu sais que tu n'es pas obligé de faire ça, pas vrai ? Je ne m'attendrais jamais à ce que tu m'aides à traverser mes chaleurs."
"Je sais."
"Tu vas… je veux dire, je deviens un peu…" Stiles n'avait aucune idée de comment décrire à quel point il devenait réellement insatiable pendant ses chaleurs, ou à quel point il voulait chevaucher le nœud de Derek. Nique, pensa-t-il à nouveau et il lâcha juste, "jeveuxquetumenoues. Pouvons-nous, pouvons-nous faire ça ? Je veux dire, le veux-tu ?"
C'était maintenant Derek qui semblait un peu à bout de souffle et il y eut ce putain de grognement qui alla directement à la bite de Stiles, la faisant sauter dans son boxer. "Je pense que je peux gérer ça."
"Tu es sûr ?" Stiles fut choqué de voir à quel point sa voix est grave et sensuelle, alors que son trou se serrait déjà en prévision d'être rempli.
Par le nœud de Derek.
Derek émit un grognement douloureux avant de marmonner, "oui," comme s'il parlait autour de ses crocs.
Il y eut un silence pendant un moment, rien qu'eux deux en train de respirer dans leurs téléphones. Stiles avait peur de bouger un muscle parce qu'il était sur une corde sensible, et à la moindre friction sur sa bite, c'était fini. Il jouirait sans être touché, rien qu'à la pensée de Derek en train de le nouer.
"Je devrais y aller maintenant," dit Stiles, rompant finalement le silence maintenant qu'il s'était calmé. Il y avait beaucoup de planification à faire pour ses chaleurs—y compris s'assurer qu'il aurait des jours de congés. Ce qui était un territoire vraiment plus sûr que de continuer à parler à Derek de noeuds.
"Appelle-moi quand tu peux. Pour que nous puissions discuter des détails. D'accord ?"
"Ouais. Ouais, je le ferai. Bye."
Stiles déglutit fortement et expira alors qu'il raccrochait. Il alla bien pendant cinq secondes avant de commencer à paniquer.
