Titre : for a good time, call...

Auteur : EvanesDust

Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction!

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Notes de la traductrice: Hello, j'espère que vous allez bien, Le chapitre de cette semaine devrait mieux finir que celui de la semaine dernière… Hâte de savoir ce que vous en pensez ! Bonne lecture !

Notes de l'auteur : who's ready for stupid boys to not be so stupid? 🙋

(qui est prêt pour que des garçons stupides ne soient pas si stupides ? 🙋)


Enroulé autour de son oreiller, Stiles regarda son téléphone. Cela faisait des heures qu'il était rentré à la maison, et il n'avait toujours pas appelé Derek comme il le lui avait promis. En fait, il n'avait rien pu faire d'autre que se morfondre depuis qu'il était tombé face la première sur son lit.

Mais comment était-il censé entendre la voix de Derek et ne pas vouloir être enveloppé dans ses bras ? Était-il juste censé oublier à quel point ils s'emboîtaient parfaitement quand ils dormaient ensemble ? Ou comment ils gravitaient l'un vers l'autre sans réfléchir ? Comment était-il censé continuer leur amitié sans tout gâcher ? Cela semblait impossible.

Surtout en sachant qu'un jour, Derek allait trouver son compagnon, et Stiles allait devoir le regarder tomber amoureux de quelqu'un d'autre.

Tout ce que Stiles voulait faire était ignorer tous ses problèmes jusqu'à ce qu'ils disparaissent, mais il n'y avait aucune chance que Derek laisse cela arriver—pas quand il savait que quelque chose n'allait pas. Honnêtement, Stiles était surpris de ne pas avoir eu d'appels ou de messages, mais tout ce que cela signifiait était que si Stiles ne répondait pas bientôt, Derek allait venir chez lui—et c'était absolument la dernière chose dont il avait besoin en ce moment.

Ce dont il avait besoin, c'était du temps. Est-ce que Stiles allait en profiter pour éviter Derek ? Oui. Était-ce une chose complètement merdique à faire ? Absolument, mais il n'y avait aucun moyen qu'il puisse être près de Derek en ce moment. Avec un gros soupir, Stiles ouvrit sa conversation avec Derek et lui envoya un texto rapide.

Hé. Désolé pour tout à l'heure. Je sais que tu es probablement inquiet mais je te promets que ça va. Je suis vraiment submergé et j'ai besoin de temps pour me vider la tête. Nous parlerons bientôt.

À peine une seconde plus tard, il reçut une réponse. Cela lui brisa un peu le cœur de savoir que Derek avait probablement attendu son appel pendant tout ce temps.

Derek : D'accord. Je serai là quand tu seras prêt.

Cela arriva deux jours plus tard, juste au moment où Stiles mettait une nouvelle fournée de biscuits à l'avoine et aux raisins secs dans le four de la boulangerie avant l'heure du déjeuner. La cloche au-dessus de la porte sonna, signalant l'arrivée d'un client.

"Je suis à vous dans une seconde !" Appela Stiles alors qu'il réglait la minuterie.

"Prenez votre temps," entendit-il.

Essuyant ses mains sur son tablier, Stiles sortit de la cuisine et afficha un sourire sur son visage. "Très bien. Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?"

"En fait, pourriez-vous me dire si vous avez quelque chose sans gluten ?"

"Bien sûr. Ils sont juste…" Stiles leva finalement les yeux et son cœur s'arrêta. À première vue, le gars ressemblait à Derek—même taille, même couleur de cheveux, même mâchoire forte et même pommettes ciselées—mais ce n'était pas lui. Oui, ce type avait des yeux noisette, mais ils ne brillaient pas comme ceux de Derek—et ses sourcils étaient épais et touffus mais pas aussi faciles à lire. Par exemple, Stiles n'avait aucune idée s'ils étaient froncés de curiosité, de confusion ou même de colère parce que Stiles s'était littéralement arrêté pour le fixer. Déglutissant fortement, il se dirigea vers la vitrine et montra du doigt un gâteau. "Euh, ici. Ils sont là. C'est un gâteau au chocolat sans farine. Vous ne pourriez même pas sentir la différence."

Stiles attrapa une petite tranche pour qu'il la goûte et fut ravi quand le gars sourit.

"Merci, Stiles. C'est vraiment bon."

"Comment avez-vous…?" Stiles pencha la tête avec confusion quant à la façon dont ce gars connaissait son nom, mais ensuite le gars se pencha en avant et tapota le badge attaché à son tablier. Son visage rougit de gêne. "Oh."

Le gars tendit la main en souriant doucement. "Je suis Jake."

"De State Farm ?" Plaisanta Stiles. Le rire de Jake était contagieux, et son sourire était magnifique. Ce n'était pas Derek et ses jolies dents de lapin, mais cela attira quand même Stiles.

Puisqu'il n'y avait personne d'autre dans la boutique, Stiles désigna d'autres friandises que Jake pourrait aimer. Il prépara des échantillons et les emmena jusqu'à une table libre de l'autre côté du comptoir. Pendant qu'ils parlaient, Stiles se sentit à l'aise pour la première fois depuis qu'il avait quitté Derek. Il se retrouva même à sourire aux blagues de Jake et à rougir quand Jake se pencha vers lui.

Lorsque la minuterie du four se déclencha, indiquant que ses biscuits à l'avoine et aux raisins étaient cuits, Stiles fut vraiment attristé à l'idée de devoir se lever.

"Je dois m'occuper de ça", dit-il en même temps que Jake demandait, "Aimerais-tu sortir un de ces jours ?"

Ce fut à ce moment-là que Stiles se rendit compte qu'ils étaient en quelque sorte en train de flirter. Sa bouche s'ouvrit et il bredouilla : "Euh, euh…"

"Tu es mignon, Stiles. Et drôle. Que dirais-tu de ça," sourit Jake et secoua la tête en sortant quelque chose de sa poche. "Voici ma carte. Pourquoi ne m'appelles-tu pas un de ces jours ?"

Stiles hocha la tête et fit une sorte de signe de la main alors que Jake s'en allait avant de regarder la carte. Son esprit était déjà en guerre—devrait-il ou ne devrait-il pas ? Il n'avait pas le temps pour un débat interne parce que la minuterie du four se déclencha à nouveau.

Ce ne fut que lorsque Stiles rentra à la maison cet après-midi-là qu'il prit le temps d'y réfléchir. Il s'assit sur le bord de son lit et regarda la carte de Jake. Peut-être qu'il devrait appeler Scott ou Lydia et leur demander conseil, mais il pouvait déjà entendre la déception de Scott et le 'Je te l'avais bien dit' de Lydia. De plus, la seule personne à qui il voulait vraiment parler était la personne qu'il essayait d'oublier.

Peu importe, pensa-t-il. Ce n'était que la première étape. Il n'y avait rien qui disait que Jake est 'le bon' ou quoi que ce soit. C'était juste un rendez-vous—juste un rendez-vous pour se remettre sur le marché.

Alors il envoya un message à Jake pour lui faire savoir qu'il adorerait dîner avec lui et obtint rapidement une réponse sous la forme d'un smiley souriant, et d'une question pour savoir si ce soir était trop tôt pour se voir . Ce qui n'était absolument pas le cas.

Le plan pour le dîner étant fait, Stiles prit une profonde inspiration. Maintenant qu'il tournait la page, c'était probablement le bon moment pour lui d'enfin appeler Derek et de lui faire savoir que tout allait bien.

La téléphone ne sonna même pas complètement avant que la voix de Derek ne retentisse à travers la ligne. "Stiles?"

"Hé. Ça fait un bail, hein ?"

"Trois jours."

La culpabilité le rongeait parce que Derek semblait épuisé. "Je suis désolé. J'ai juste—j'avais des choses à régler.

"Des choses à régler ? Stiles, tu es parti d'ici en courant et tu as coupé tout contact. Je me suis rendu fou en essayant de comprendre ce que j'avais fait."

"Derek, ce n'était pas—" Stiles soupira lourdement et retomba sur le matelas. "Ce n'est rien que tu ais fait. C'était tout moi. D'accord ?"

"Oui. Ouais, d'accord. Mais es-tu—Tout va bien maintenant ?"

"Je pense que oui. Je suis en fait assez excité par quelque chose et je pourrais utiliser tes conseils. Je vais dîner avec quelqu'un. Dois-je changer de vêtements ? Je demande seulement parce qu'il était à la boulangerie, donc il sait déjà ce que je porte, donc est-ce que ça donnerait pas l'impression que je fais trop d'efforts si je me change ?"

"Tu vas dîner avec quelqu'un ?" Demanda Derek avec hésitation comme s'il était confus.

"Ouais. Il s'appelle Jake et—" Stiles parla avec enthousiasme de Jake, même si ça lui faisait bizarre de parler d'un autre gars avec Derek, presque comme s'il faisait quelque chose de mal.

Ce sentiment s'amplifia lorsque Derek l'arrêta. "Attends. C'est un rendez-vous ?"

"Euh ouais ? Il avait l'air vraiment sympa, et il est mignon donc—" Il y eut un bruit comme quelque chose qui se brisait de l'autre côté de la ligne. "Derek ? As-tu fait tomber quelque chose ?"

"Tu vas. À un rendez-vous ?" Demanda à nouveau Derek. Les mots étaient marmonnés comme s'il parlait autour de ses crocs.

"Pourquoi as-tu l'air énervé ? Je pensais que tu serais heureux pour moi."

« Heureux pour toi—Pourquoi serais-je heureux que mon petit ami ait un rendez-vous avec un autre gars ce soir ?"

"Je ne suis pas ton petit ami, tu te souviens ? Nous ne sortons pas ensemble, Derek." C'était un rappel douloureux, et Stiles ne pouvait pas le supporter ou quoi qu'il se passait avec Derek. Peut-être que la meute était là, mais Stiles ne s'en souciait plus—il ne pouvait pas continuer à faire ça, alors il ignora la respiration haletante qui sortait du téléphone et raccrocha.


Inconnu : Tu as merdé.

Stiles regarda le message avec confusion quand deux autres se succédèrent rapidement après.

Inconnu: C'est Erica au fait

Inconnu : Ai-je mentionné que tu as merdé ?

Ah. Maintenant, il comprenait.

"Tout va bien ?" Demanda Jake de l'autre côté de la table. Ils étaient dans un restaurant stupidement chic et oui, Jake était génial, mais Stiles ne pouvait s'empêcher d'avoir le sentiment qu'il se contentait de peu encore une fois. Il savait que cela allait arriver, que tous les gars seraient comparés à Derek ; il était vrai que ce n'était probablement pas le plus intelligent de sortir avec quelqu'un qui lui ressemblait autant.

Il souffrait déjà, mais maintenant ces messages le rendaient encore plus malheureux, confus et bouleversé. Est-ce qu'il venait de perdre l'amitié de Derek ?

"J'ai juste besoin d'un verre," dit Stiles, offrant à Jake un sourire pincé. Ce n'était probablement pas l'idée la plus intelligente, mais Stiles avait besoin d'oublier Derek. Bien sûr, c'était difficile à faire quand leurs plats étaient posés devant eux et que les lasagnes lui rappelaient Derek—sauf que celles de Derek étaient meilleures et maintenant il ne pouvait s'empêcher de penser à Derek.

Au moment où le serveur apporta son verre de whisky, il n'avait mangé qu'une bouchée de son plat. Elles n'étaient pas aussi bonnes que celles de Derek, et il était bien trop contrarié, alors il but son verre, soufflant alors que l'alcool lui brûlait la gorge.

Jake avait mangé la moitié de son steak, et Stiles en était à son troisième—non, quatrième—verre sans avoir mangé quand il perdit tout semblant de filtre.

"Est-ce que je t'ai dit qu'il fabrique des meubles ?" Stiles se pencha sur la table et sourit bêtement. "Il est vraiment doué de ses mains," dit-il avec un clin d'œil, appelant déjà le serveur pour avoir un autre verre.

Stiles s'éloigna de la table. Les pieds de la chaise raclèrent le sol alors qu'il la traînait autour de la table jusqu'à ce qu'elle soit à côté de celle de Jake. Il se laissa tomber dessus et se pencha vers Jake alors qu'il sortait son téléphone, montrant rapidement des photos de lui et Derek. "Alors, ne laisse pas sa sexitude et son regard noir te tromper. Il aime penser qu'il est tout grognon mais vraiment c'est un putain d'ours en peluche."

Il atterrit sur l'une des rares photos de Derek souriant et il poussa le téléphone vers le visage de Jake. "D'rek a les plus coo—" Non, ce n'était pas correct. Stiles rit parce que les mots avaient un goût bizarre, mais il hocha la tête alors qu'il essayait de penser à ce qu'il voulait dire. "Les plus mignonnes dents de lapin et des fossettes. Et quand il rit, ses yeux se plissent."

Alors que leur serveur passait à côté d'eux, Stiles leva son verre vide et sourit d'un air triste. "Hé, salut, est-ce que je peux en avoir un—hoquet—autre ? Extra wh'skey ?"

Le regard du serveur passa de lui à Jake, puis de Jake à lui. "Bien sûr."

"Ça voulait dire quoi ?" Demanda Stiles avant que la pensée ne s'envole. Son esprit flottait et il se sentait détendu, jusqu'à ce qu'il regarde Jake, qui était toujours en train de boire son premier verre. Le voilà en rendez-vous avec un mec mignon, et il n'arrêtait pas de parler de Derek. Lorsque le serveur posa son verre sur la table, Stiles le vida immédiatement. "Pourquoi est-ce que je fous toujours en l'air ?"

"Pourquoi est-ce qu'on ne passerait pas à l'eau ?" Suggéra Jake, mais Stiles se moque de lui—il pouvait totalement tenir son alcool.

"J'vais bien. Mais sérieusement, pourquoi Derek est-il un tel con ?" Jake grogna et attrapa le téléphone de Stiles sur la table. "Hé !"

Jack l'ignora et porta le téléphone à son oreille une fois qu'il eut trouvé ce qu'il cherchait. Ugh, et s'il appelait le père de Stiles ? Après un moment, Jake s'éclaircit la gorge et dit : "Non, en fait, c'est Jake. Es-tu Derek ?"

Oh, mon Dieu, non. Non non non. Cela ne pouvait pas arriver.

Stiles se cogna la tête sur la table et grogna. C'était encore pire ! Si la pièce n'était pas en train de tourner, il protesterait; Cependant, pour le moment, il lui fallait toute sa concentration pour ne pas vomir, il ne pouvait donc pas se concentrer sur ce que Jake disait à Derek.

Stiles ne savait pas combien de temps s'écoula avant qu'il ne sente un contact familier sur sa joue. Quand il leva les yeux, Derek était là. "D'rek ?"

"Ouais, Stiles. Je suis là," dit doucement Derek. Il avait l'air inquiet alors qu'il passait un bras autour de Stiles pour l'aider à se lever. "Rentrons à la maison, d'accord ?"

Stiles était trop ivre pour se soucier du compagnon de Derek en ce moment. Nique les, pensa-t-il et il repoussa toutes les pensées de cette personne sans visage qui oserait lui prendre Derek.

Alors que Stiles se levait, il ignora les regards de tout le monde dans le restaurant. Quel spectacle il devait donner en ce moment. Sa tête tomba sur le côté alors qu'il essayait de hocher la tête alors même que Derek le conduisait déjà dehors. Juste au moment où l'air frais frappa son visage, Stiles aperçut Jake marchant sur le trottoir. "Jake ! Désolé pour notre rendez-vous."

Jake se moqua de lui et roula des yeux. "Ouais, un rendez-vous. Bonne chance avec ça," dit-il froidement à Derek. Oof ! Ouais, on dirait que Stiles avait encore choisi un vrai gagnant, mais Stiles s'en foutait—pas quand Derek plissait les yeux et grognait. Cela le fit frissonner de voir Derek le protéger.

"T'avais dit qu'il était sexy et—hoquet—le regard noir," dit Stiles, regardant Derek à travers ses cils. Mon Dieu, il voulait juste se frotter contre Derek, enlever leurs vêtements et grimper Derek comme un putain d'arbre. Il gémit joyeusement en sentant une grande quantité de slick s'échapper de son trou.

"Stiles…" La façon dont son nom fut grogné alla directement à sa bite. Le bras de Derek se resserra autour de lui, le faisant gémir à la démonstration de force et de possessivité. Stiles sourit, stupide et fier, sachant que Derek sentait à quel point il était prêt. Son corps s'affaissa dans les bras de Derek alors qu'il était facilement soulevé.

"Oui," siffla-t-il. C'était encore mieux parce qu'il pouvait maintenant enrouler ses jambes autour de la taille de Derek et rouler ses hanches pour créer une friction.

"Stiles. Stop." Derek semblait peiné, et les sourcils de Stiles se plissèrent de confusion. Quoi ? Non. Pourquoi ?

"Besoin de toi," supplia Stiles alors que Derek le déposait dans la voiture. Lorsque Derek se pencha sur lui, essayant de l'attacher, Stiles fut frappé par le besoin irrésistible de le toucher—de sentir le poids écrasant de Derek sur lui. Il voulait la douce pression des cuisses musclées et des avant-bras de Derek l'enlaçant—comme c'était le cas quand Derek lui faisait l'amour. Il voulait se perdre dans l'odeur et le goût de Derek. Il voulait—non, il avait besoin—de son alpha. Son protecteur.

Pendant des jours, Stiles avait été brisé, vulnérable et perdu sans lui ; maintenant que Derek était à portée de main, chaque seconde agonisante qui passait sans son contact était la forme de torture la plus cruelle. "Derek, s'il te plaît."

Derek attrapa les mains de Stiles, les serrant doucement pendant qu'il parlait. "Stiles. Tu es ivre. Tu ne penses pas clairement."

"Tu ne—hoquet—veux pas de moi ?" Stiles fondit en larmes et gémit, de façon aiguë et nasillarde—un appel désespéré pour son alpha. Mais alors qu'est-ce que Derek faisait ici ? Pourquoi venir ?

"Je te veux toujours," marmonna Derek, attirant Stiles à lui.

Stiles se calma instantanément tandis que Derek faisait ce ronronnement qui envoyait des vibrations dans tout son corps. Bien sûr, puisque Stiles était ivre, cela signifiait aussi que sa bite entrait dans l'action. "Veux ton nœud. Tu pourrais me baiser ici, tu sais. Le voulais depuis le jour où nous nous sommes rencontrés. Allez, Der. Montre à tous à qui—hoquet—j'appartiens. Comme je peux bien prendre ton nœud."

Derek gémit, laissant tomber sa tête sur la poitrine de Stiles, et il était clair par la tension dans son cou et ses épaules qu'il se retenait. "Je ne vais pas te baiser au milieu d'un parking, Stiles."

Ce n'était pas un non. Mais avant que Stiles ne puisse expliquer à Derek comment il pourrait facilement les conduire ailleurs, Derek sortit de la voiture. La porte fut fermée avant même que sa bouche ne s'ouvre. Cela ne l'empêcha pas de tendre la main dès que Derek fut sur le siège du conducteur pour essayer de lui frotter l'entrejambe.

"Que dirais-tu d'une fellation alors ?" Derek repoussa les mains de Stiles sur ses genoux et il démarra la Camaro, mais Stiles tira de toutes ses forces contre la ceinture de sécurité pour atteindre le pantalon de Derek. "Je suis bon à ça. Je te le promets. Je parie que je pourrais prendre ton nœ—"

"Stiles !" Derek couvrit ses mains, les serrant pour que Stiles ne puisse pas les bouger.

"Va te faire foutre !" Cria Stiles, essayant de reprendre ses mains. Il était énervé et excité, et sérieusement, nique Derek ! Et son putain de visage stupide. Les mots étaient durs et il était clairement concentré sur une chose. "Toi, espèce de… espèce de… putain !"

Une fois qu'il arrêta de se débattre, Derek lâcha ses mains et Stiles les serra contre sa poitrine.

"Stiles, je suis désolé," dit Derek avec un soupir lourd et réticent, "mais tu es ivre et nous avons des choses à nous dire."

Stiles soupira, regardant par la fenêtre. Derek passa devant la route menant au loft, et Stiles se redressa, regardant en arrière. "Où vas-tu ?"

"Je te ramène à la maison," dit Derek comme si cela devait être évident.

"Non, tu m'emmènes à mon appartement !" Hurla Stiles de panique. La dernière chose qu'il voulait en ce moment était que Derek le dépose et parte. "Ce n'est pas chez moi. Ma maison est avec toi, Derek. S'il te plaît. Je serais bon, je le jure ! Je ne vais pas—je ne vais pas—"

"Hé, hé. Stiles, ça va. Nous allons au loft," dit Derek d'un ton rassurant. "Est-ce que c'est ce que tu veux ?"

Hochant la tête, Stiles prit de grandes inspirations en s'agrippant à sa ceinture de sécurité. "À la maison," murmura-t-il, se calmant instantanément lorsque Derek tendit la main et serra son genou.

"D'accord."

Stiles ferma les yeux et s'appuya contre la fenêtre, la laissant refroidir la chaleur de son visage. Même avec tout ce qui s'était passé, c'était le moment le plus détendu qu'il ait ressenti de toute la journée, et il savait que c'était à cause de Derek.

Ce ne fut que quelques minutes plus tard que Derek ouvrit sa porte et lui tendit la main. Stiles essaya de bouger, de lever ses jambes pour sortir, mais son corps refusa de coopérer. "Der ? Suis cassé. Mes jambes ne fonctionnent pas."

Un des bras de Derek glissa sous les cuisses de Stiles tandis que l'autre s'enroula autour de son dos. Stiles posa sa tête sur l'épaule de Derek tandis que Derek disait, "Chut… Dors, Stiles."

Cela devrait être facile à faire puisqu'il était épuisé; cependant, les mains de Derek étaient sur lui, et tout ce à quoi il pouvait penser était sexesexesexe. Le loft sentait-il toujours comme eux ? Derek avait-il déjà réparé la porte du four ou les griffures sur la colonne du salon ? La tête de lit était-elle toujours fendue là où Derek l'avait serré trop fort ?

Stiles était tellement perdu dans ses pensées qu'avant qu'il ne s'en rende compte, ils étaient dans le loft, et Derek le portait jusqu'au lit.

"Tu as changé les draps," dit Stiles sans réfléchir. Fini la literie ridiculement chère, remplacée par quelque chose qui—connaissant Derek—était probablement aussi cher.

Derek le posa sur le bord du matelas et grogna. "Ils étaient déchirés," affirma-t-il avant de s'agenouiller et de dénouer les chaussures de Stiles.

"J't'avais qu'ils seraient ruinés," dit Stiles, posant une main sur l'épaule de Derek pour s'aider. Son visage se réchauffa alors qu'il se souvenait de la dernière fois qu'il avait été sur ce lit et la façon dont le nœud de Derek le remplissait si parfaitement.

Une fois les chaussures de Stiles enlevées, Derek l'aida à se lever pour déboutonner son pantalon avec dextérité. Ils étaient lâches, tombant facilement car Stiles n'avait pas vraiment essayé d'impressionner son rendez-vous. En fait, il portait son boxer Batman parce qu'il n'avait pas eu l'intention d'avoir des relations sexuelles.

C'était définitivement gênant maintenant compte tenu de la présence de Derek devant lui.

"Ne me juge pas," dit Stiles en attrapant l'ourlet de son t-shirt, espérant faire un petit strip-tease. Il canalisa son Channing Tatum intérieur et roula des hanches en fredonnant Pony. Malheureusement, la chance n'était pas de son côté. Stiles avait déjà une coordination épouvantable de base, donc le fait d'être ivre et d'avoir son pantalon au niveau des chevilles n'aida pas; il tomba presque à plat ventre quand son t-shirt se coinça au niveau de sa tête.

Cependant, peut-être que la chance était de son côté parce que Derek le rattrapa. Stiles soupira rêveusement quand Derek le libéra de l'article incriminé, le jetant en direction de la salle de bain. Il voulait faire une boutade sur le fait qu'il aurait peut-être dû porter des boxers Superman à la place, mais la pièce se mit à tourner. Ce fut une nausée instantanée alors que des vertiges l'envahissaient.

Stiles couvrit sa bouche d'une main et s'éloigna de Derek de l'autre.

"Stiles ?"

Oh non non non. La dernière chose que Stiles voulait était que Derek le regarde vomir. Il courut vers la salle de bain et claqua la porte derrière lui avant de vomir dans les toilettes.

Quand la porte s'ouvrit derrière lui en grinçant, Stiles agita une main frénétiquement alors qu'il avait des hauts-le-cœur. "Va-t-en."

Le robinet fut ouvert, et un gant de toilette frais et humide fut pressé contre son front. Tout combat le quitta alors qu'il s'effondrait contre la baignoire.

"Tout va bien," dit Derek en lui essuyant la bouche. "Là. Bois ça."

Stiles grimaça au verre d'eau pressé contre ses lèvres, mais il le but quand même. C'était le moins qu'il puisse faire puisque Derek avait dû le regarder vomir et qu'il s'occupait maintenant de lui. Derek pensait probablement qu'il était répugnant et dégoûtant, et il ne voudrait plus jamais coucher avec lui !

Derek le fit doucement taire et repoussa les cheveux moites du front de Stiles. "Je te voudrai toujours, Stiles."

Oh merde. Il avait dit tout ça à voix haute ?

"Oui, tu l'as fait," dit Derek en lui frottant le dos. Stiles gémit dramatiquement. Stupide absence de filtre cerveau-bouche. Derek embrassa sa tempe avant de soulever soigneusement Stiles du sol. "Et si on te mettait au lit, hein ?"

Stiles ferma les yeux et posa sa tête sur l'épaule de Derek pendant un instant seulement avant qu'il ne soit allongé sur le lit. Alors qu'il se recroquevillait sous les couvertures, il sourit d'un air endormi à Derek alors que les événements de la nuit repassaient dans son esprit. Même avec tout ce qui s'était passé, Derek était venu à son secours.

Il n'y avait pas de mots pour dire à quel point Derek comptait pour lui—cet homme était tout son monde. "Merci."

"Toujours, Stiles. Maintenant, dors, d'accord ?"

"M'kay," dit-il en se blottissant contre son oreiller. "Je t'aime, Der."

"Stiles." La voix de Derek semblait peinée et quand Stiles leva les yeux, Derek était agenouillé à côté du lit et il passa ses doigts sur sa joue.

Stiles se pencha contre son toucher et lui lança un sourire idiot. "C'est mon nom. Ne l'uses pas," dit-il avec un petit rire.

L'expression douloureuse de Derek s'adoucit en quelque chose d'affectueux et plein d'adoration, et Stiles ronronna quand Derek embrassa son front. "D'accord. Il est définitivement temps d'aller au lit maintenant. Repose-toi."

"D'accord," dit Stiles, fermant à nouveau les yeux.

"Et Stiles ?" Dit Derek de quelque part au-dessus de lui.

"Mmm ?"

"Je t'aime aussi."


Stiles se réveilla avec un martèlement à l'intérieur de sa tête et avec la sensation que tout tournait autour de lui. La pièce était beaucoup trop lumineuse pour que ce soit chez lui. S'était-il encore évanoui sur le canapé de Scott ? Cependant, cela n'aurait aucun sens vu comment il était resté cloîtré, se languissant seul à la maison pendant des jours depuis qu'il avait quitté Derek.

Attends.

La veille lui revint comme un mauvais rêve; sa dispute avec Derek, avoir bêtement trop bu pendant le dîner, s'être jeté sur Derek, et avoir été malade. Stiles ferma les yeux et les garda fermés.

Non non non non non. S'il vous plaît, faites que ce soit un rêve, s'il vous plaît faites que ce soit un rêve, s'il vous plaît faites que ce soit un rêve.

Après avoir envoyé ses supplications à chaque divinité, Stiles ouvrit un œil et gémit intérieurement parce que, bien sûr, ce n'était pas un rêve. Pourquoi la vie serait-elle sympa avec lui ? Cependant, un rapide coup d'œil par-dessus son épaule lui apprit que Derek n'était pas au lit avec lui. Peut-être que, s'il avait de la chance, Derek était dans la salle de bain, et il pourrait alors sortir en douce.

Sauf, bien sûr, que Derek n'était pas dans la salle de bain—un fracas provenant de la cuisine prouva le contraire. Peut-être que s'il était vraiment silencieux, Derek ne le remarquerait pas ?

Pourquoi diable était-ce une question ? Derek savait probablement déjà qu'il était réveillé. Et si Stiles était complètement honnête avec lui-même, une partie de lui était contente. Derek lui avait manqué comme un fou, et cela devait signifier quelque chose que Derek soit venu à sa rescousse et ait pris soin de lui la nuit dernière. Compagnon ou pas, il était clair que Derek tenait à lui. Cependant, Derek avait d'abord essayé de ramener Stiles à son appartement.

Mon Dieu, sa tête lui faisait trop mal pour cette merde. Il avait au moins besoin de se rendre à la salle de bain et de se passer de l'eau sur le visage avant de s'occuper de… quoi qu'il allait arriver.

Sortir du lit fut une corvée, et sa tête et son estomac protestèrent au mouvement. Saisissant le matelas pour se soutenir, Stiles souffla longuement et lentement dans l'espoir de calmer son estomac qui se soulevait.

"Tu vas bien ?" Demanda Derek. Stiles le regarda soigneusement, et c'était la première fois qu'il n'arrivait pas à le lire. L'expression de Derek ne relayait rien, et c'était terrifiant.

Bien que Stiles sache qu'ils avaient besoin de parler, peut-être qu'il devrait partir. Il déglutit difficilement et réussit à hocher la tête en tremblant. "Oui. Je vais bien. Donne-moi juste une seconde, et je te laisserai tranquille."

"Stiles?"

Stiles secoua la tête, refusant de lever les yeux et de voir l'inquiétude sur le visage de Derek. "Non, non, ça va, Derek. Tu ne devrais pas avoir à t'occuper de moi. En plus, Scott va me tuer. Je ne l'ai pas appelé hier soir, et bien qu'il puisse ressembler à un chiot-garou, il peut être assez féroce."

"Mieczysław."

Oh merde. Derek avait prononcé son prénom.

De doux bruits de pas remplirent le loft alors que Derek traversait rapidement la pièce. Quand Stiles leva les yeux, Derek fronçait les sourcils—pas du tout surprenant compte tenu de ce qui s'était passé hier. Pourquoi Derek voudrait-il encore avoir affaire à lui ? Entre le supplier pour du sexe et se coller à lui, Stiles s'était complètement ridiculisé.

Alors naturellement, Stiles commence à détourner la conversation. "Aww, allez. Ce n'est pas juste. Rappelle-moi de construire une machine à remonter le temps pour que je puisse revenir en arrière et ne jamais te dire mon vrai nom."

Derek lui tendit une tasse de café. "Bois ça."

Stiles fronça les sourcils de confusion. Pourquoi Derek ne le mettait-il pas dehors ?

"Ne t'inquiète pas pour Scott. Je l'ai appelé hier soir quand je suis allé te chercher. Il sait où tu es." Derek posa les tasses sur la table de chevet et lui demanda de s'asseoir. "Maintenant s'il-te-plaît."

La seule chose que Stiles pouvait faire fut de s'exécuter lorsque Derek mit une main sur le bas de son dos. Alors qu'il s'installait contre les oreillers, il regarda n'importe où sauf vers Derek jusqu'à ce qu'une des tasses fumantes soit pressée dans ses mains.

"Et prends ça aussi," dit Derek, attrapant une bouteille de Tylenol sur la table de chevet.

Stiles mit deux pilules sur sa langue et prit une gorgée de café. Cela ne devrait vraiment pas le surprendre que le café soit exactement comme il l'aimait. Ses gémissements d'appréciation remplirent le loft alors que les saveurs douces et crémeuses de la noisette et du caramel frappaient sa langue.

Derek s'éclaircit la gorge et s'assit sur le bord du lit. Son expression était un peu plus facile à lire maintenant; il semblerait que Derek soit celui qui était confus en ce moment, comme s'il n'arrivait pas à comprendre Stiles. "Stiles. De quoi te souviens-tu d'hier soir ?"

Stiles gémit et se frappa l'arrière de sa tête contre la tête de lit. "S'il te plaît, ne me force pas à le dire."

Avant que Stiles ne puisse se plaindre d'avoir trop mal à la tête pour éviter plus d'embarras, la main de Derek fut sur sa cheville. Des lignes noires serpentèrent le long du bras de Derek alors qu'il absorbait la douleur de Stiles. "Eh bien, tu vas devoir le faire car après tout ce qu'il s'est passé, il est clair que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde, et j'aimerais vraiment que nous le soyons."

Avec un gros soupir, Stiles regarda sa tasse et en tapota les côtés. "Je ne me souviens pas des détails. C'est un peu comme faire avance rapide pour un film ?" dit-il avec un haussement d'épaules. Il passa en revue les petits morceaux de la soirée dont il se souvenait, le dernier étant son vomi dans les toilettes.

"Alors tu ne te souviens pas que je t'ai bordé ?" Quand Stiles secoua la tête, Derek acquiesça. Il y avait un doux sourire sur le visage de Derek, comme s'il connaissait un secret dont Stiles n'était pas au courant. "Veux-tu que je te raconte ma version des événements ?"

Stiles souffla parce que—c'est parti—Derek était sur le point de lui dire à quel point il était déçu, à quel point il était contrarié que Stiles soit encore une autre personne qui l'avait utilisé pour ses propres intérêts. Même si ce n'était pas le cas, alors c'était Derek qui disait qu'il ne pouvait pas s'engager dans une relation alors qu'il avait un compagnon quelque part.

Sauf que Derek ne fit aucune de ces choses.

"La meute était là. Quand tu as appelé. J'étais déjà en train de… broyer du noir, faute de meilleure expression. Erica m'appelait Bourriquet."

"Pourquoi—" Stiles se redressa, s'éclaircit la gorge pour faire partir la boule qui s'était formée quand il supposait le pire, et posa sa tasse à côté de celle de Derek sur la table de chevet. "Pourquoi est-ce que tu broyais du noir ?"

"Parce que tu es parti après tes chaleurs et que tu as coupé tout contact. Je n'avais pas eu de tes nouvelles depuis deux jours, Stiles. As-tu une idée de ce que cela m'a fait ? Et ce n'est que lorsque tu m'as parlé de ton…rendez-vous," Derek cracha pratiquement le mot, "qu'Erica a réalisé ce qui se passait—que tu n'en avais aucune idée."

Stiles était confus. Aucune idée de quoi ?

"Elle m'a reproché de ne pas t'avoir parlé des compagnons."

Stiles gémit. Les compagnons. Il en savait déjà plus qu'il ne se souciait du concept. La dernière chose qu'il voulait était d'entendre qu'ils ne pouvaient pas être ensemble à cause de quelqu'un qui pourrait se pointer à tout moment.

"Isaac est le seul à m'avoir défendu. Je veux dire, est-ce vraiment une surprise que je sois nul en communication ? Tu es le seul à me comprendre. Mais je suppose que ça n'a pas été le cas. Et, bien sûr, comment étais-tu censé le savoir ? Mais tu as accepté mon loup, Stiles. Je ne m'expose pas comme ça. Je ne me soumets pas, Stiles. Jamais. Mais je l'ai fait pour toi. Je te fais confiance. Je me suis rendu vulnérable. Pour toi."

"Quoi ?" demanda Stiles, ayant besoin d'éclaircissements, mais Derek continua de parler.

"Ensuite, tu as pris le lapin et m'as même mis au défi de faire mieux, pour montrer que je pouvais subvenir à tes besoins."

Encore une fois, Stiles ouvrit la bouche pour demander de quoi Derek parlait, mais Derek ne s'arrêta pas.

"Et tu n'as jamais menti. Pas une seule fois ton cœur n'a raté un battement quand nous parlions d'être en couple."

D'accord, cela semble être une faille que Stiles aurait dû réaliser lorsqu'il avait imaginé pour la première fois ce plan fou d'être le faux petit-ami de Derek.

"Mais même si je ne l'avais pas su avant… Dès que tes chaleurs ont déclenché mon rut, il n'y avait plus de question. Et pourquoi n'as-tu rien dit quand j'ai commencé à planifier tes chaleurs ?"

Stiles rit nerveusement, se grattant la joue. Devrait-il dire à Derek qu'il n'y avait aucune chance qu'il refuse une opportunité de passer ses chaleurs avec lui ? Cela lui donnait l'impression que la seule chose qu'il voulait était le nœud de Derek—alors même que ce n'était pas du tout le cas. Stiles savait implicitement que personne ne s'occuperait de lui comme Derek le ferait. Derek ne lui donna pas la chance de répondre cependant.

"Je pensais que tu le savais quand tu m'as demandé de te nouer. Nous nouons seulement nos compagnons, Stiles. Et puis tu as dit que tu étais à moi. 'Mon alpha,' c'est ce que tu as dit. Tu m'as demandé et tu m'as revendiqué. C'est pourquoi je peux lécher tes blessures et les faire guérir plus vite. Je ne peux le faire que pour mon compagnon."

Les mots résonnaient dans la tête de Stiles, comme les pièces d'un puzzle qui se mettaient enfin en place—Derek subvenant à ses besoins, le déclenchement du rut de Derek, la revendication, la guérison… "Attends. Nous sommes compagnons ? Tu n'as jamais dit !"

Le visage de Derek retrouva son regard noir caractéristique. "Je pensais que tu savais," dit-il doucement, clairement honteux d'avoir supposé que c'était le cas.

"Je ne suis pas un loup-garou. Je n'ai pas le même instinct. Je ne peux pas ressentir les choses comme toi. Tu sais ça !" Il enfonça un doigt dans la poitrine de Derek. "Et tu sais que je ne sais que ce que tu me dis, et nous n'en avons jamais parlé ! Je me souviendrais certainement de cette conversation."

Bien qu'il y ait eu des moments où le mot a été prononcé, en parlant de leur relation, mais Stiles avait supposé que c'était parce qu'ils 'sortaient ensemble'.

"Je ne peux pas croire que nous sommes compagnons. Tu n'as même jamais essayé de m'embrasser !" s'exclama-t-il. Du moins rien de plus que sur la joue, la tempe ou le front. Cela semblait être une chose assez importante que les couples faisaient.

"Je pensais que tu voulais y aller doucement ?" dit Derek avec un rire nerveux. Stiles leva les yeux au ciel et se moqua. "Ouais, crois-moi, je sais à quel point cela peut paraître stupide. Erica m'a déjà crié dessus. Mais vraiment, tu venais de sortir d'une relation à long terme, et je ne voulais pas te pousser plus loin que tu n'aurais été prêt à aller."

"J'étais prêt !" Stiles pensa à toutes les fois où il avait failli embrasser Derek. Il se prit la tête dans les mains en pensant au fait qu'ils s'étaient tournés autour pendant des mois. Ses chaleurs auraient été très différentes s'il avait su qu'ils étaient compagnons. "J'étais tellement prêt."

"Ouais je sais. Je pouvais le sentir sur toi." Derek était assez gentil pour essayer de cacher son sourire narquois, mais Stiles grimaça quand même. Stupides loups-garous et leurs stupides sens surdéveloppés. "La meute était très confuse quant à la raison pour laquelle ils ne sentaient que moi et du lubrifiant mais jamais toi."

"Attends une minute. Tu veux dire que tu te branlais ? Pendant tout ce temps ?" La bouche de Stiles s'ouvrit. Alors que lui s'était retenu de se toucher parce que tout ce à quoi il pouvait penser chaque fois qu'il fermait les yeux était Derek, et qu'il se sentait toujours coupable à ce sujet.

"Je pensais que nous étions ensemble ?" Derek grimaça, détournant le regard comme s'il ne pouvait pas rencontrer celui de Stiles. "Bien qu'Erica m'ait maintenant clairement fait comprendre que j'étais un idiot qui avait besoin d'utiliser ses mots."

Stiles renifla. Ouais, ça ressemblait bien à Erica.

"Oh, nous allons tellement travailler sur tes compétences en communication, mon pote," dit-il en frappant Derek dans la poitrine.

"Je sais. Je le ferai, Stiles. On le fera." Les lèvres de Derek s'étirèrent en un sourire, et il effleura le visage de Stiles de ses doigts.

Ce geste, ce simple toucher, déclencha quelque chose—un souvenir de la nuit précédente dans lequel Derek était agenouillé à côté de lui. Stiles avait dit 'je t'aime' et Derek—

Les yeux de Stiles s'écarquillèrent, les larmes lui montant aux yeux à ce souvenir. Sa voix était pleine d'émotion alors qu'il murmurait, "Tu l'as dit en retour. Tu m'as bordé et quand je t'ai dit je t'aime, tu me l'as en retour.".

Derek arborait le même doux sourire, celui de tout à l'heure—seulement maintenant, Stiles est dans la confidence. "Parce que c'est le cas. Et maintenant que nous sommes sur la même longueur d'onde… Stiles, je veux être avec toi. Une vraie rela—"

Stiles ne le laissa pas finir. Au lieu de cela, il se poussa en avant et jeta ses bras autour du cou de Derek. "Oui ! Oui, Derek. Je suis à toi. Tu es tellement coincé avec moi. Et nous parlons de pour toujours."

"Nous sommes compagnons, Stiles. Je suis plus que d'accord avec ça," dit Derek avant de prendre son visage en coupe et de l'embrasser.

Le cœur de Stiles se gonfla alors qu'il ressentait chaque once d'amour dans leur doux baiser qui contenait la promesse d'un nouveau départ.