Salut, je poste ce chapitre aujourd'hui parce que je suis pas sûre d'avoir le temps et la connexion ce week-end.

Sur ce, je vous laisse sur une note de l'auteur, bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des reviews !

NdA : En l'absence d'une histoire cohérente sur l'origine de Malia, Je vais inventer quelques trucs. _


Saison 3B – Épisode 2

Quand Stiles avait demandé à Derek s'il voulait aller jusqu'au Nemeton avec lui, ça n'avait pas semblé être une mauvaise idée. Ce n'était pas comme s'il n'y avait jamais été depuis l'incident avec Jennifer Blake. Derek savait que Tom et Peter l'y avaient emmené au moins deux fois, parce que Stiles était inflexible sur le fait que l'arbre essayait de communiquer avec lui.

Stiles faisait des cauchemars, mais ce n'était pas nouveau pour lui. Peter n'avait pas semblé alarmé par le fait que le Nemeton pourrait avoir développé un intérêt pour Stiles, ou vice versa. Donc Derek n'était pas trop inquiet à ce propos non plus. Dans le monde dans lequel il avait grandi, 'un jeune de dix-sept ans a une connexion avec un arbre magique' n'était pas plus inhabituel que 'un jeune de dix-sept ans décide qu'il veut prendre des leçons de piano'.

Rien ne sortait de l'ordinaire dans son attitude ce jour-là en particulier. Il était lucide, et un peu anxieux mais pas effrayé. Donc quand il avait approché Derek et dit, "Hey, j'ai fait mes devoirs mais il est trop tôt pour commencer le dîner. Je pensais aller au Nemeton. J'ai pensé que tu voudrais venir," Derek avait confirmé que oui, il voulait absolument y aller. Même si Peter était détendu à propos de tout ça, il avait donné à Stiles l'ordre strict de ne pas aller au Nemeton seul, juste au cas où.

Donc ils étaient parti jusqu'à la Réserve puis marché dans la forêt. Stiles babillait sur sa dernière série de rêves, essayant de démêler les images et les métaphores que le Nemeton avait l'air de déposer dans son cerveau pendant son sommeil. Une des choses que Derek n'aime définitivement pas à ce propos est que ça a l'air d'affecter la qualité du sommeil de Stiles. Il a toujours l'air fatigué maintenant, et parfois pique du nez en classe ou en faisant ses devoirs. Il est perpétuellement distrait, souvent plongé dans son propre petit monde.

"Qu'est-ce que tu penses que les mouches symbolisent en rêve ?" avait-il demandé à Derek, qui lui jette un coup d'œil puis hausse les épaules. "Rien de bon, probablement. Ça me donne la chair de poule. J'ai rêvé que j'en avais avalé une, et que je m'étouffais avec."

"Berk," avait dit Derek.

Quand ils étaient arrivés au Nemeton, Stiles s'était tu. Il avait fixé le large tronc pendant un long moment avant de laisser sortir un soupir bruyant. "Bon sang, que diable suis-je en train de faire ici ? Je ne comprends rien de ce qui se passe. Je ne sais même pas si quelque chose se passe ou si je suis juste en train de tout imaginer."

"Je ne pense pas que tu l'imagines," lui avait dit Derek.

"Merci," avait dit Stiles. "Allez, l'arbre bizarre ! Fais quelque chose d'utile. Dis-moi ce que tu peux bien vouloir !"

Il tend la main et pose sa paume à plat sur le tronc.

Des lianes avaient immédiatement jailli du Nemeton, épaisses et dures, de la même couleur gris-brun terne que le tronc. Stiles avait laissé échapper un petit glapissement malgré lui quand elles s'étaient enroulées autour de sa main, et il avait perdu l'équilibre, tombant presque dessus. Derek avait réussi à l'attraper, effrayé que le Nemeton l'avale entièrement. "Stiles ! Est-ce que tu m'entends ?"

"Oui ! Quoi ? Je suis bizarre, pas sourd !" avait protesté Stiles. "Ne crie pas dans mon oreille."

Derek s'était relaxé un peu, puisque Stiles n'avait pas l'air d'avoir son âme aspirée dans l'arbre. Il avait saisi le poignet de Stiles et l'avait tiré délicatement. Stiles avait sifflé de douleur alors que la prise de l'arbre s'était resserrée. "Penses-tu que je devrais les couper ?"

"Non," avait immédiatement dit Stiles. "Non, juste . . . appelle juste mon père et Peter, vois s'ils ont une idée."

"Okay."

Le temps qu'il raccroche le téléphone, les yeux de Stiles sont légèrement troubles. "Hey, hey, regarde moi," dit Derek, claquant des doigts devant le visage de Stiles. "Regarde-moi, parle-moi. Qu'est-ce qui se passe ?"

"Je ne sais pas," dit Stiles. Il tremble légèrement. "Il essaie de me dire quelque chose mais je ne sais pas quoi. C'est si putain de frustrant – "

"Concentre-toi," dit Derek. "Je veux dire, concentre toi sur autre chose. Tu ne vas pas magiquement apprendre à parler arbre. C'est pourquoi Peter doit trouver quelqu'un pour t'enseigner. Maintenant, essaie de penser à autre chose. Comme, euh, nomme vingt personnage du Seigneur des Anneaux ?"

"Seulement vingt ? Allez, au moins rends ça difficile," dit Stiles, et il commence à les lister. Puis il liste vingt personnages de Star Wars, et trente de Star Trek, et quarante d'Harry Potter, avant de dire abruptement, "Je pense que le Nemeton veut se débarrasser des mouches."

"Okay," dit Derek, fronçant les sourcils. "Quoi ?"

"Je ne sais pas, mec. Je n'arrête juste pas de penser à Sa majesté des mouches, tu vois, ce livre qui dit que les garçons riches sont en gros des sauvages à la première opportunité. Et ça me fait penser au fait que c'était à l'origine un titre pour le diable, n'est-ce pas ? Belzébuth, seigneur des mouches. Donc je pense que les mouches sont le mal, et le Nemeton est, est infesté par des mouches psychiques, parce que ce n'est évidemment pas des mouches physiques, et il, genre, essaie de m'engager pour la lutte anti-parasites."

La bouche de Derek bouge quelques secondes avant qu'il ne dise, "Okay, c'est aussi logique qu'autre chose, je suppose."

"Et il dit . . . il est désolé." Les yeux de Stiles se sont à nouveau troublés. "Il est vraiment désolé. Je ne peux pas comprendre pour quoi il s'excuse."

"Je ne – " Derek lève les yeux et soupire de soulagement en entendant les pas et les battements de cœur de Peter et Tom arriver à portée d'oreille. Ils ne sont pas encore visibles, mais ils sont proches. "Dis-lui qu'il n'a pas à s'excuser d'avoir un problème de mouche. Peut-être qu'il se sentira mieux ?"

Stiles pouffe faiblement, mais il est plus pâle maintenant qu'il ne l'était auparavant. "Il est vraiment mal, malgré tout. Genre. Il se sent. Quel est le mot ? À l'agonie. Il – c'est comme s'il criait de douleur. Je ne peux pas – "

"Hey, doucement,"dit Derek, voyant Stiles trembler. Il passe une main sur le dos de Stiles et voit Tom courir, avec Peter derrière lui. "Ton père est là, lui et Peter vont trouver une solution."

Stiles acquiesce, et un court moment après, Tom est au côté de Stiles, regardant les lianes enroulées autour de sa main et de son poignet avec un froncement de sourcils. "Hey, gamin, comment ça va ?" dit-il, puis sans attendre de réponse, "Ça l'a juste attrapé ?"

"Ouais. À la seconde où il a posé la main dessus. J'ai empêché le reste de son corps de toucher ça."

"Bien." Peter, malgré tout, ne montre aucun scrupule à toucher le Nemeton, s'asseyant dessus et essayant de tirer légèrement sur les lianes. Elle s'accroche un peu plus fermement à Stiles. "Tu es toujours avec nous, Stiles ?"

"C'est douloureux – " dit Stiles, ses yeux fermés en se plissant.

"Elles ont une prise plutôt serrée," confirme Peter.

"Non, pas moi," dit Stiles. "Ce n'est pas moi qui souffre. C'est le Nemeton. Quelque chose ne va pas avec lui. Il a besoin d'aide."

Peter et Tom échange un regard rapide, un que Derek ne comprend pas. Puis Peter dit, "Okay, voilà ce qu'on va faire. Je vais tirer sur les lianes, et Tom, tu vas l'en arracher. Pas maintenant," ajoute-t-il, voyant Tom agripper le bras de Stiles. "À mon signal. Stiles, regarde-moi. Regarde-moi," répète-t-il, et les yeux de Stiles papillonnent et son regard se pose sur Peter. "Je veux que tu te représente une porte dans ton esprit. Une porte épaisse, lourde, le genre que tu verrais dans un vieux château, qu'ils ferment en mettant une de ces barres en bois pour empêcher les troupes d'envahisseurs d'entrer. Imagine cette porte. À trois, tu vas la fermer et mettre la barre. Est-ce que tu comprends ?"

Stiles acquiesce, haletant faiblement, et il referme les yeux.

"Okay. Garde cette porte dans ton esprit. À trois," dit-il, et il jette un coup d'œil à Tom pour s'assurer que Tom comprend que le signal de Stiles est aussi le sien. "Un . . . deux . . . trois !"

Peter met ses griffes sous les lianes et tire dessus de toute sa force. Tom tire sur le poignet de Stiles, et il se libère sans la moitié de la résistance à laquelle ils s'attendaient, et Tom et Stiles chancellent tous les deux vers l'arrière. Derek les redresse avant qu'ils ne finissent par terre.

Les lianes se rétractent dans le Nemeton, et quelques secondes plus tard, elles ont disparu.

Peter soupire de soulagement, et Derek voit à ce moment que Peter était vraiment inquiet que ça ne fonctionne pas. "Okay," dit-il. "On te ramène à la maison. Nous avons besoin de discuter de certaines choses."

Tom passe tout le trajet de retour en voiture à essayer de décider comment il amènerait ce sujet avec Stiles. Il sait que Stiles va haïr absolument tout de ça, ce qui est juste à 100%, puisque lui-même hait absolument tout à ce propos. Il sait qu'être direct et aller tout de suite au cœur du sujet est la meilleure chose à faire. Il a dû annoncer à des gens la mort de leur famille avant. Merde, il a dû expliquer la 'maladie' de Claudia à Stiles quand il avait sept ans – à quel point cela pourrait-il être plus dur ?

Tellement plus dur, pense-t-il, parce que Claudia leur avait menti à tous les deux. Pendant toute leur relation, toute la vie de Stiles, Claudia leur avait menti, et elle était morte à cause de ces mensonges.

Peter le laisse avoir du calme, et en fait il ne parle pas avant qu'ils se soient garés dans l'allée. À ce moment, il dit, "Je peux lui parler, si tu veux."

Tom secoue la tête. "J'apprécie l'offre, mais non. C'est quelque chose qu'il devrait entendre venant de moi."

Peter accepte avec un hochement de tête, et il vont tous les deux vers la maison. Derek est clairement plus inquiet que Stiles, parce qu'il a saisi les messes basses subtiles entre Peter et Tom, le changement dans leurs odeurs et dans leurs voix qui trahit le fait que quelque chose ne va vraiment pas. Quelque chose de gros. Il commence immédiatement à s'occuper à faire du thé pour pouvoir continuer de bouger alors que les trois autres s'assoient à la table de la cuisine.

"Donc, Peter et moi avons parlé à une Druidesse appelée Hannah aujourd'hui," dit Tom. Il décide de commencer avec le Nemeton, puis de passer à Claudia. Ça sera plus logique pour Stiles. "Elle est déjà venue ici, et elle a dit certaines choses similaires à ce que tu as dit. Que le Nemeton est en quelque sorte malade. Et qu'il contacte tous ceux avec qui il peut créer une connexion, pour essayer d'avoir de l'aide."

"Okay," dit Stiles, acquiesçant. "Donc comment est-ce qu'on l'aide ?"

"Nous ne sommes pas encore sûrs," dit Tom. "Nous n'avons pas trouvé ce qui ne va pas avec lui exactement. Mais le problème est que ce genre de connexion est dangereux. Sans doute à cause de ce qui ne va pas. Quoi qu'est en train d'infecter de le Nemeton va passer à travers pour t'infecter." Il prend une grande inspiration et dit, "C'est ce qui est arrivé à ta mère."

Stiles ne réagit pas. La tête de Derek se tourne si rapidement que Tom peut entendre les muscles de son cou bouger.

"Je ne le savais pas à l'époque," dit Tom, luttant pour garder la voix égale. "Claudia ne m'a jamais dit qu'elle était une Druidesse, sans parler du fait qu'elle essayait de purger le Nemeton de quoi que ce soit qui le contaminait. Je ne sais pas si elle a réalisé que c'était ce qui la rendait malade. Je ne sais pas si elle a volontairement continué à essayer de l'aider, il elle voulait risquer sa vie pour ça, ou si elle n'avait pas le chois, je ne – " Sa voix craque malgré ses efforts, et Peter tend la main, agrippant son poignet en signe de solidarité silencieuse. "Il y a beaucoup de choses que je ne sais pas en ce moment, Stiles."

Derek a abandonné son entreprise de faire du thé et s'assied à côté de Stiles, passant sa main sur son dos. Puisque Stiles a l'air sans voix, Derek dit, "Comment Hannah sait-elle tout ça ?"

"C'est la tante de Claudia," dit Tom. "Stiles, tu l'as seulement rencontrée quand tu étais bébé, donc tu ne te rappellerais pas d'elle. Elle dit que les autres Druides dans la famille de Claudia ont essayé de la convaincre qu'elle devait s'éloigner du Nemeton, mais Claudia a refusé." Tom prend une profonde inspiration et continue, "Elle veut enseigner à Stiles comment contrôler et utiliser ses capacités, mais seulement s'il quitte Beacon Hills et va rester avec elle, pour qu'il soit protégé du Nemeton. Ou protégé de quoi que ce soit qui est en dessous, je suppose."

"Ouais, super," ironise immédiatement Stiles. "Je ne vais nulle part."

Tom doit prendre une grande inspiration, et Peter lui serre à nouveau le poignet. "Si, tu y vas." Il voit Stiles ouvrir la bouche pour protester, et continue plus fort, parlant par dessus. "Tu vas emballer des affaires et partir à la première heure demain. Je dirai au lycée que tu es malade. Tu peux reste dans l'Oregon avec ta grand-tante jusqu'à ce que nous aurons trouvé ce qui ne va pas avec le Nemeton et aurons fait quoi qu'il y ait besoin de faire. Derek, j'aimerais que tu ailles avec lui, si tu le veux bien."

Derek acquiesce. Stiles dit, "Mais Papa – "

"Pas de 'mais Papa'," dit Tom. "Ce n'est pas une négociation."

La mâchoire de Stiles se serre avec obstination et il répète, plus délibérément, "Mais Papa – "

Tom sent ses griffes creuser dans le bois de la table de la cuisine, et Stiles arrête de parler abruptement. Ça na jamais vraiment été un problème pour Tom de contrôler sa transformation, pas depuis que Peter a arrêté de l'appeler à lui, mais les émotions perturbées qu'il ressent sont si intenses qu'il ne peut pas se contrôler. Un silence tendu s'installe un moment avant que Tom réussisse à dire, "Peter. Derek. Puis-je avoir une minute avec mon fils ?"

"Bien sûr," murmure Peter, et lui et Derek se lèvent et partent sans autre mot.

Tom prend le temps de regagner apparence humaine. "Stiles. Je sais que la maladie de ta mère était dure pour toi. Je sais que ça te dévastait. La voir se détériorer, le voir perdre pied dans la réalité, la laisser te blesser parce qu'elle pensait que tu étais un ennemi. Je sais que je ne pourrai jamais complètement comprendre à quel point c'était horrible pour toi. Mais tu dois comprendre que je t'ai protégé de mon mieux des effets de sa maladie. Ce n'était pas assez. Mais c'était déjà beaucoup. Les nuits où elle criait et sanglotait à cause de cauchemars, tu étais chez Scott. Les jours ou elle disait n'importe quoi pendant des heures, tu étais à l'école. Tu n'étais pas celui qui l'a trouvée dans les bois avec la bouche ensanglantée parce qu'elle essayait de manger des cailloux. Tu n'étais pas là le jour où elle voyait des choses sous sa peau et essayer de les sortir." Il doit s'arrêter et prendre une grande inspiration. "Je ne te dis pas ça maintenant pour te blesser ou te faire culpabiliser. Je te le dis parce que j'ai besoin que tu comprennes, comprennes vraiment, que je ne peux pas voir la même chose t'arriver. Il n'y a pas une seul part de moi qui peut voir la même chose t'arriver. Je brûlerai cet arbre jusqu'aux racines, brûlerai cette ville entière jusqu'à sa disparition, et au diable les conséquences, avant de regarder cela t'arriver. Tu comprends ?"

Stiles acquiesce et dit doucement, "Oui, chef."

"Je t'aime plus que je ne peux possiblement l'exprimer," dit Tom. "Donc s'il te plaît, va rester avec ta grand-tante. Apprends un peu de magie. Visite Portland et va à cette librairie dont t parles tout le temps. Sois en sécurité et laisse-nous, Peter et moi, poursuivre la chose qui a tué ta mère."

Stiles hoche à nouveau la tête. "Oui, chef."

Tom le tire dans un câlin, le serre si fort que ses os craquent. Stiles enterre son visage dans l'épaule de son père et le serre en retour presque aussi fort.

Dans le couloir, Tom entend Peter dire à Derek, "Pourquoi tu n'appellerais pas la meute pendant que je commande quelques pizzas ? Nous pouvons expliquer les choses et avoir une petite fête de départ pour vous deux puis vous pourrez emballer vos affaires."

"Okay," dit Derek, et Tom décide qu'il va juste s'accrocher à son fils jusqu'à ce que les autres arrivent.

Tom fixe le dossier devant lui et sent le mal de tête qui lui prenait les tempes se transformer en migraine. Il se tient sur un champ de mine métaphorique dont il n'avait aucune idée de l'existence.

Cela fait une semaine que Stiles et Derek sont partis en Oregon, et Tom avait rencontré une difficulté croissante à contrôler ses émotions depuis. Peter avait essayé de lui répéter que ce n'était pas surprenant. Il faut du temps pour s'habituer au pouvoir d'alpha, et les hauts et bas émotionnels qui viennent avec. Tom a toujours utilisé Stiles comme ancre, donc son départ affecte le contrôle de Tom.

Il pense que Peter a discuté secrètement de ça avec Derek, parce que durant ces trois derniers jours, il a reçu beaucoup plus de messages de Stiles sur ce qu'il fait, surtout ceux avec des photos. Des images de Stiles explorant la côte de l'Oregon et passant des heures à Powell's City of Books l'avaient en effet aidé à rester stable.

Mais il est en colère, et il ne peux pas arrêter d'être en colère. Sa femme lui a menti et un genre de mal sombre l'a tué, et la même chose pourrait être en train d'arriver à Stiles et il combat cette rage à chaque instant de chaque jour.

Pendant que Peter faisait des recherches sur ledit mal sombre, Tom s'est jeté dans son travail sur les affaires classées de Beacon Hills. Il s'intéressait spécialement à la disparition de Malia Tate. À ce qu'il semblerait, un loup-garou avait attaqué la voiture dans laquelle elle était avec sa mère et sa sœur. Elles étaient mortes, mais elle avait disparu. Cela faisait huit ans.

Essayant de comprendre pourquoi un loup-garou aurait pu attaquer la famille l'avait mené à tout rechercher à son propos, et il avait découvert que Malia avait été adoptée. Cela avait immédiatement mené à la possibilité que l'un de ses parents soit un loup-garou et ait attaqué la voiture pour récupérer sa fille, surtout si elle leur avait été prise de force. La théorie était assez solide pour pousser un juge à ouvrir le dossier d'adoption de Malia, et maintenant il est assis avec une bombe dans ses mains et il ne sait pas quoi faire avec.

Est-ce que Peter sait qu'il a une fille ? Une qui a été élevé par quelqu'un d'autre, qui était à des kilomètres quand le feu a tué sa femme et son fils ? Qui est cette Corinne Valencia qui figurait dans le dossier ? Comment Peter l'avait-il connue ? Tom avait fait quelques calculs rapides et vérifié que Peter était plutôt jeune quand Malia est née, seulement dix-neuf ans. Mais c'était assez vieux pour être un père, pour élever un enfant. Il avait déjà fini le lycée, et il n'était pas allé à l'université, préférant 'se dédier à une vie de vilenie tranquille' selon les propres mots de Peter.

Peter n'a jamais rien dit à ce propos, et Tom sent qu'il l'aurait fait s'il l'avait su. C'était entièrement possible que la mère de Malia ne lui avait même jamais dit qu'elle était enceinte, et même si le nom de Peter est sur le certificat de naissance et les papiers d'adoption, sa signature est impossible à trouver. Oh, il y a une signature, mais ce n'est pas celle de Peter. Tom l'a déjà vue ; c'est un griffonnement illisible qui ne ressemble pas du tout aux mots 'Peter Hale'. La signature sur ces papiers est écriture cursive lisible. Qui que ce soit qui a signé à la place de Peter faisait juste ça.

Donc maintenant il a la tâche non enviable de rentrer voir Peter et de lui donner des nouvelles qui vont probablement l'énerver juste autant que les nouvelles sur Claudia énervent Tom. Il a de plus en plus dépendu de Peter pendant la dernière semaine en ce qui concerne la stabilité, donc il déteste faire ça, mais il sait qu'il doit lui dire.

Sur le chemin de la maison, il se retrouve à prier que Peter le sait déjà. Que Peter acquiescera simplement et dira qu'il savait à propos de sa fille qui a été adoptée quelques jours après sa naissance, mais n'avait pas voulu perturber la vie qu'elle devait avoir avec sa nouvelle famille. Peu importe si Peter connaissait l'existence de Malia ou non, Tom est sûr qu'il n'était pas au courant de sa disparition. Il l'aurait cherchée si c'était le cas.

Donc il va à l'appartement de Peter et le trouve sur le canapé, regardant la télévision. Il a passé beaucoup de nuit chez Peter récemment ; la maison lui rappelle Stiles, et le portrait que Derek a afit de la famille Stilinski heureuse lui donne envie de crier de rage. Peter ne l'a pas commenté.

"Des nouvelles ?" demande Peter, parce qu'il peut décrypter instantanément l'expression de Tom.

"Pas en rapport avec ce qui se passe en ce moment," dit Tom. "Je travaille sur l'affaire classée de Malia Tate." Il attend pour voir si le nom cause des changements dans l'odeur ou le battement de cœur de Peter, et ce n'est pas le cas. Les probabilités que Peter ait su à propos de sa fille diminuent à chaque seconde. "Elle a disparu après qu'un loup-garou ait attaqué la voiture dans laquelle elle était avec sa mère et sa jeune sœur, il y a huit ans."

"Intéressant," dit Peter. "Des pistes ?"

"Une." Tom s'assied sur la table basse. "Je dois te montrer quelque chose, et je vais être honnête, je n'ai aucune idée de comment du te sentiras à ce propos." Il tend le dossier avec le certificat de naissance et les papiers d'adoption.

Peter le prend. Ses yeux parcourent le certificat de naissance. Tom peut dire l'instant où il voit son propre nom, parce que son cœur commence soudainement à tambouriner dans les oreilles de Tom. Il y a un long moment de silence, avant de dire, "Ce n'est pas ma signature."

"Je sais," dit Tom.

"Cette écriture . . . c'est celle de mon père, en vérité." Peter ne lève pas les yeux du dossier, ses doigts passant sur la ligne où est écrit son nom. "Mon père a signé ça pour moi." Il reste silencieux pendant un autre moment avant de dire, "Je ne savais pas."

Tom laisse échapper un soupir. Peter a l'air de prendre ça aussi bien qu'on puisse le lui demander. "Qui est Corinne ? Est-elle un loup-garou ?"

"Un coyote-garou. Elle et moi avons eu une relation brève, sujette à controverse, juste après la fin de mon lycée. Elle était une des premières personnes que j'ai rencontrées dans le monde criminel. C'était une voleuse, et une bonne, aussi. Probablement aussi un assassin, mais elle n'en parlait pas avec moi."

Choisissant de se concentrer sur l'affaire, Tom dit, "Penses-tu qu'elle aurait pu attaquer la voiture pour reprendre sa fille ?"

"Je ne vois pas pourquoi elle l'aurait fait. Au contraire de moi, elle avait le choix de la garder. Je ne sais pas pourquoi elle l'aurait abandonnée puis voulu la récupérer huit ans après."

"Elle aurait pu y avoir été obligée," dit Tom.

Peter secoue la tête. "Je ne peux pas m'imaginer Corinne avoir un instinct maternel quelque part, honnêtement. Non, on dirait plutôt qu'autre chose est arrivé. L'accident a eu lieu pendant une pleine lune ?" demande-t-il, et Tom acquiesce. "Malia était la fille de deux métamorphes-nés, donc elle aura aussi été un métamorphe – soit loup soit coyote, c'est difficile à prédire. La première transformation se fait habituellement vers quatre ou cinq ans, mais sans guide, aucune idée qu'elle était même une métamorphe, ça pourrait très bien avoir été plus tard. Je parie que Malia s'est transformé pour la première fois et qu'elle a perdu le contrôle."

"Doux Jésus." Tom se sent malade. "Tu penses qu'elle a tué sa mère et sa sœur ?"

"Probablement. La première transformation peut être très violente, et venir sans avertissement. Elle aura été complètement sauvage. Puis elle aura probablement fui dans les bois. Elle pourrait être n'importe où."

Le silence s'installe entre eux pendant un long moment.

"Excuse-moi," dit abruptement Peter, "J'ai besoin de crier."

Ça semble complètement raisonnable à Tom, donc il attend quelques secondes avant de suivre Peter dans sa chambre, où il est face contre le lit, criant dans son oreiller. Il arrête pour reprendre son souffle quelques fois, et a finalement l'air d'avoir sorti le pire. Il roule sur le dos, fixant le plafond.

"J'ai une fille," dit-il, et Tom hoche la tête. "Une fille qui a disparu depuis huit ans. Bon sang, ça aurait été sympa d'avoir été au courant de son existence pour que j'aie pu m'assurer que quelque chose comme ça ne soit pas arrivé."

Tom s'assied sur le bord de son lit. "Nous la trouverons, Peter."

"Ça ne changera pas ce qu'elle a fait."

"Je sais. Mais nous la trouverons."

Peter presse ses doigts contre ses yeux pendant un long moment. "Après cela, nous pouvons déterrer mon père et le tuer à nouveau ?"

Tom ne répond pas exactement à ça, disant plutôt, "Pourquoi penses-tu qu'il l'ait fait ?"

"Tu veux dire, à part l'évidence, qu'il était un sac à merde et un père terrible ? Je devine que Corinne est venu à lui pour l'argent d'un avortement. Je sais qu'elle n'aura pas voulu un bébé, et elle aura su que j'aurais voulu qu'elle garde l'enfant. Je lui aurais donné l'argent, mais je suppose qu'elle voulait éviter la scène."

Tom acquiesce. "Et ?"

"Et mon père, qui pensait que chaque vie était sacrée excepté la mienne, lui aurait dit qu'il paierait la somme qu'elle veut si elle mettait le bébé au monde et le donnait à adopter à la place. Je suis sûr qu'il a tout arrangé."

"Okay, mais . . ." Tom lutte pour trouver une façon de poser la question évidente sans énerver Peter.

"Il n'aurait pas voulu que tu connaisses ton propre enfant ?"

Peter le regarde juste pendant un long moment. Tom repense à certaines choses que Peter a dites à propos de ses parents pendant ces six derniers mois, depuis qu'ils ont commencé à former la meute ensemble. Il sait que les problèmes d'estime de soi de Peter ne viennent pas de nulle part. Il sait qu'il en est venu à une vie criminelle pour contrarier ses parents. Il ait que son père l'a forcé à épouser quelqu'un qu'il était sûr que Peter n'aimerait pas. Mais c'est aller tellement plus loin, il ne peut pas trouver les mots pour ça. "Mon père," dit-il finalement, "ne m'aurait pas pensé fait pour élever un enfant. Du moins, pas à ce points de ma vie. Les choses étaient différentes après mon mariage avec Olivia, honnêtement, mais même là, il pensait qu'il s'en occuperait plus que moi."

"Puis-je poser une question ?" demande Tom, et Peter hausse les épaules. "Talia était l'alpha au moment de l'incendie, n'est-ce pas ?"

"Oui. Mon père n'a jamais été l'alpha de la meute, c'était ma mère. Mais elle est morte et a passé le pouvoir à Talia quand j'avais seulement onze ans. Talia était beaucoup plus vieille que moi, tu sais."

"Ouais, je sais," dit Tom, se rappelant que Peter avait dit qu'il était plus proche en âge de Laura que de ses vrais frères et sœurs. "Comment ta mère est-elle morte ?"

"Je préférerais ne pas parler de cela, si ça ne te dérange pas."

Tom accepte, parce que Peter parle avec lui de presque tout, donc ça doit être mauvais s'il dit ça. "Donc Talia était l'alpha. N'aurait-elle pas pu . . . t'aider ? Avec ton père ?"

Peter prend une grande inspiration. "Talia était la préférée de mon père. Il me comparait constamment à elle, l'utilisant comme un exemple de tout ce que je faisais mal. Elle était la petite fille à papa et elle adorait l'attention. Pour sa défense, il était toujours le pire quand elle n'était pas à proximité, et je ne voulais pas lui en parler, parce que je ne voulais pas qu'elle ait à choisir entre nous. J'étais sûr qu'elle le choisirait."

"Pourquoi Corinne serait allé voir ton père plutôt que Talia ?"

"Parce que je me plaignais constamment de lui. Elle aura su qu'il pensait que je ne devrais pas avoir d'enfants." Peter hausse les épaules et passe une main sur son visage. "Pouvons-nous arrêter de parler de ça ? Ce n'est plus important maintenant."

"J'imagine que tu as raison." Tom se penche et dépose un baiser sur la tempe de Peter. "Mais je veux savoir ces choses, Peter. Je veux connaître toutes les parties de toi. Je ne t'obligerai pas à en parler si tu ne le veux pas, mais n'aie jamais peur de me dire les choses."

Peter acquiesce, accepte ça, et dit, "Comment trouvons-nous Malia ?"

"Le lieu de l'accident est toujours intacte, de ce que je sais," dit Tom, "Donc commençons là-bas."