Salut à tous, voici le prochain chapitre, j'espère que vous apprécierez.
4 994 du Renouveau (282 AC soit 16 ans avant les Evènements de Game of Thrones)
Vivesaigues, Conflans,
Dans sa chambre, à bord du Vingilot, Harry était assis derrière son bureau, lisant avec grande attention la dernière lettre de Tywin Lannister. Pour faciliter les échanges entre les deux hommes, il lui avait donner une Boite à disparaître, qui comme sa grande sœur l'Armoire à Disparaitre, permet de transférer instantanément le contenu. La première boite se situait dans la chambre d'Harry, bien que pour cette fois il ait choisi de l'apporter avec lui. Quant à la deuxième, elle se situait dans le bureau de Tywin Lannister à Castral Roc.
Les deux hommes échangeaient souvent, à hauteur d'une missive par semaine, voire deux. Leurs échanges se voulaient au début amicaux, mais leur relation avait rapidement évolué, les deux hommes ayant une attirance mutuelle.
Chose intéressante, et à la fois perturbante pour ceux qui connaissaient Harry. Depuis plusieurs millénaires, il s'était renfermé sur lui-même, se détachant de la société pour se dédier à son peuple. Même Tormas, Seigneur des Ténèbres repentit, avait émis une forte inquiétude quant au manque de socialisation de son petit-fils. Et bien qu'il ne voie pas la relation entre Tywin et Harry d'un bon œil, force est d'admettre qu'elle est bénéfique pour Harry.
La lettre de Tywin était très intéressante, en tout cas pour Harry. Ce dernier avait exprimé des doutes quant à la marche à suivre pour cette guerre, l'homme ne souhaitant pas se tromper de camp. Ainsi, et pour protéger ses terres, Tywin avait mobilisé les bannerets des Terres de l'Ouest, toutes mobilisées à la Dent d'Or en cas de débordement des conflits en provenance des Conflans.
Tout comme Harry, il avait reçu une lettre d'Aerys le sommant de l'aider sous peine de mort, et une autre de Jon Arryn promettant mille et une récompenses pour son soutien. Et bien que Tywin souhaitait rejoindre les rebelles, pour se venger des insultes continues d'Aerys, il n'oubliait pas le soutien du Bief pour le dragon, avec la plus grande armée de Westeros, capable à elle seule de rivaliser avec le Val d'Arryn, le Nord, les Terres de l'Orage et les Conflans.
De ce fait, Tywin était resté neutre, attendant une occasion. Et tous ses doutes, ses craintes et projets étaient communiqués directement à celui qu'il considérait comme son plus proche confident, et intérêt romantique, Hadrian Haut-Soleil.
Harry ayant prévenu Tywin de son choix de rejoindre Robert, l'homme avait décidé d'agir en retour, sachant pertinemment qu'Harry gagnerait face au dragon.
Tywin Lannister comptait emmener son armée à Port-Réal, à toute vitesse, pour prendre la ville et la livrer à Robert en échange d'un mariage royal. Harry ne voyait pas d'inconvénients, si ce n'est le projet d'éliminer définitivement la famille royale. Oh, Harry n'avait surement pas envie de sauver les dragons, mais il voyait là une occasion en or pour en capturer quelques-uns et mener des expérimentations afin de découvrir leur lien avec les dragons, et même l'imiter. Après tout, il ne faut jamais gâcher une opportunité.
De ce fait, et prenant une plume autoencreur, il exprima sa demande.
Mon cher Tywin,
Je ne saurai qu'approuver ton projet, car offrir Port-Réal à Robert Baratheon ne pourra que lui plaire. Le peu de temps passer en sa compagnie me permet d'affirmer sa haine viscérale pour les Targaryens, ce qui est ironique lorsque l'on sait que les Baratheons sont les descendants d'Aegon le Conquérant, et que la grand-mère paternelle de Robert n'est nul autre que Rhaelle Targaryen, tante d'Aerys.
Cependant, je souhaite te demander un service, aussi particulier soit-il. J'ai besoin que tu captures Aegon et Rhaenys Targaryen, et si l'occasion se présente, la Reine Rhaella et son fils Viserys. Même Elia Martell me serait utile, bien que moins importante.
Te connaissant, tu souhaites surement connaitre les raisons de ma demande, et étant mon plus proche confident, je suis disposé à te les révéler.
De tout temps, les Valyriens ont été capable de contrôler les dragons, et mon peuple n'a jamais pensé à vérifier l'origine de ce lien. Or, la chute de la Maison Targaryen m'offre une occasion en or, étant les derniers descendants vivant d'une des Quarante Familles des Seigneurs-Dragons de l'Ancienne Valyria.
J'espère sincèrement que tu accéderas à ma requête, et j'ai grande hâte de te revoir à Port-Réal. Par ailleurs, j'ai réussi à faire une percée dans le projet « Goliath », et tu seras ravi d'apprendre qu'il est désormais possible d'inverser le nanisme lié à un défaut génétique, dont ton fils souffre.
Avec amour et amitié,
Harry
Relisant rapidement la lettre, Harry la plaça délicatement dans la Boite à disparaitre avant de la refermer. Il entendit un bruit de courant d'air, signe que la lettre avait disparu. Se levant, un sourire aux lèvres, il décida de rejoindre Vivesaigues pour un festin donné en son honneur.
4 994 du Renouveau (282 AC soit 16 ans avant les Evènements de Game of Thrones)
Dent d'Or, les Terres de l'Ouest,
Tywin Lannister était un homme craint et révéré par les Seigneurs de Westeros, particulièrement ceux des Terres de l'Ouest, le domaine de la famille Lannister depuis l'ascension au pouvoir de Lann le Futé, premier seigneur de la Maison Lannister.
Mais personne, à part Tywin, ne savait que Lann le Futé était le fils bâtard de Florys la Renarde, fille de Garth Mainverte, faisant de ce fait des Lannister une famille descendante du Grand Roi du Bief, et l'une des familles pouvant réclamer le Bief à tout moment, bien que leur droit soit inférieur, et de loin, à ceux d'autres familles du Bief.
Pour l'occasion, Tywin était assis derrière le bureau de Leo Lefford, Seigneur de la Maison Lefford et Sire de la Dent d'Or. Sans même lui demander son avis, Tywin avait prit possession de son bureau, et de sa chambre à son arrivée. Bien-entendu, Leo Lefford n'avait pas osé le contredire, tant il était effrayé par Tywin, ce que le lion appréciait au plus haut point.
Et comme d'habitude, il avait apporté avec lui la boite à disparaitre que lui avait donné celui qu'il considérait comme son futur consort, Hadrian Haut-Soleil.
Son intérêt pour Harry avait commencé lors du Tournoi d'Harrenhal, quand ce dernier moqua ouvertement Aerys tout en offrant un cadeau somptueux à Tywin sous la forme d'une armure, accompagné de Rugissante de surcroit. Peu après, Tywin avait entamé une correspondance avec le Roi elfe pour le remercier, et de fil en aiguille, ils continuèrent d'échanger au point qu'Harry lui envoya une boite pour faciliter leurs échanges.
Tywin était même allé jusqu'à rejoindre le Palais de Camelot à Lune-d'Argent, et ce grâce à un étrange objet appelé « Portoloin » qu'Harry lui avait donné à travers la boite. Et ce portoloin était réutilisable, et Tywin devait admettre qu'en seulement un an, il avait déjà visité le palais une trentaine de fois, à chaque fois pour rejoindre Harry. Mais aussi, il en profita pour visiter la Capitale de cet empire millénaire, étant le seul humain autorisé dans ce que considéraient les elfes comme le sacrosaint des lieux.
Et il devait admettre que Lune-d'Argent dépassait, et de loin, Port-Lannis et même Port-Réal. La ville était parfaite, avec des effluves de parfums et des flagrances de fruits exotiques, des rues tellement propres que chaque pavé brillait, et surtout, des gens heureux sans le moindre mendiant, sans la moindre prostituée. Une ville parfaite, qu'il considérait comme son sanctuaire.
Et le plus amusant était l'accueil des elfes à son égard. Il était évident que sa relation avec Harry n'était un secret pour personne, les elfes le considérant avec une certaine amitié et révérence, chose qu'il appréciait. Même le grand-père d'Harry, Tormas Haut-Soleil, semblait apprécier l'esprit critique et analytique de Tywin. Et de son côté, Tywin aimait jouer aux échecs avec celui qui insistait à ce qu'on l'appelle « Voldemort » en privé, chose que Tywin ne comprenait pas mais acceptait tout de même.
Revenant à ses pensées, Tywin détailla du regard la lettre qu'il venait tout juste de recevoir. Harry était d'accord avec son idée, mais il demandait à ce qu'il épargne la famille royale, à part Aerys. Et il était évident qu'Harry ne comptait pas les laisser en Westeros, mais surement les emmener dans son royaume pour mener un tas d'expériences, destin que certains considéreraient surement pire que la mort.
Mais Tywin n'avait que faire des considérations des moutons, car un lion n'à que faire de l'opinion d'un troupeau de moutons. De ce fait, il décida d'accepter la demande d'Harry, lui-même intéresser par ce qu'il allait découvrir. Mais ce qui bouleversa vraiment Tywin, c'était l'avancée du projet Goliath. Harry lui avait expliqué le nom du projet, Goliath étant un géant. Mais Tywin ne savait pas s'il devait être heureux, ou bien en colère.
Malgré les années, et les conseils d'Harry, Tywin continuaient de nourrir une rancœur tenance envers Tyrion, son nain de fils. Le garçon ne cessait de boire et se taper des putes, trainant le nom des Lannister dans la boue. Pourtant, Tyrion était d'une intelligence remarquable, mais il ne cessait de gacher les opportunités présentées à lui. Oh, Tywin savait très bien qu'il était grandement responsable de tout ça, ayant traité Tyrion avec dédain et mépris. Mais il s'attendait à ce que sa propre cher ne se laisse pas faire, et prouve à tout le monde, comme il le fit, qu'il était un vrai lion. Mais ce n'était pas le cas, et chacun des enfants de Tywin se révéla être une déception.
Cersei, vaine et écervelée, se croyant être la reine de la manipulation, et pourtant incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Jaime, un chevalier né avec un poix chiche à la place du cerveau, n'ayant que pour ambition de servir un Roi Fou, de servir de potiche et garde du corps au lieu de gouverner ce que de droit.
Et Tyrion, qui tua en venant au monde sa femme, atteint de nanisme, et ne cessait de picoler et culbuter tout en entachant la réputation des Lannister, durement acquise par Tywin.
Et pourtant, le projet Goliath offrait l'occasion de palier à ce nanisme, et pourrait probablement mettre un terme à la déchéance de Tyrion. Car il le savait bien, le handicap de Tyrion ne faisait que lui attirer des moqueries et des regards de dégout, ce qui propulsait le jeune homme deux fois plus vite dans l'alcoolisme et la prostitution.
Ce projet, cette guérison miraculeuse pourrait tout changer, et pourtant il hésitait à l'accepter. Pourrait-il pardonner Tyrion s'il devenait normal ? Tywin n'en avait aucune idée, et surtout, il ne le voulait pas.
Car Tywin cachait un secret, et avait peur que le rétablissement de santé de Tyrion ne le dévoile : Tyrion n'était pas son fils.
Eh oui, Tyrion Lannister était en fait Tyrion Hill, fils bâtard né du viol de Joanna Lannister par Aerys Targaryen. Il ne l'avait appris que très tard, d'une servante de Joanna qui avait entendu les hurlements de Joanna Lannister lorsqu'Aerys procéda à l'acte. Et tout prouvait que Tyrion était le fils d'Aerys.
Jamais encore un Lannister était né avec un handicap, ou des yeux vairons, un corps Aphrodite etc. Jamais ! Mais chez les Targaryens, cela était très courant. Deux Targaryens, Alyssa Targaryen et Shaïra Astre des Mers, étaient nés dans le passé avec des yeux vairons, l'un Vert et l'autre d'une autre couleur. A part elles, aucun autre enfant de n'importe quelle maison était né avec cette particularité. D'ailleurs, les Targaryens étaient les seuls nés avec des handicaps divers, comme des jumeaux avec six doigts, des enfants ailés, tous mort-nés. Sans compter que bien-souvent, les accouchements d'enfants Targaryens se finissaient dans la mort…Et enfin, les cheveux filasse argentés de Tyrion, semblables à ceux d'Aerys.
Oui, Tyrion Lannister n'était pas le fils de Tywin, et ce dernier ne savait pas comment réagir. Ceci était la véritable raison pour laquelle il refusait de faire de Tyrion son héritier, et il avait peur que tout le monde le découvre en soignant Tyrion de son nanisme. Mais pouvait-il refuser un traitement au handicap de cet homme ?
Laissant échapper un soupir, il brula la lettre, pour éviter que quelqu'un découvre ses correspondances, et se leva. Il devait ordonner à son armée de prendre la direction de Port-Réal, et une fois la chose faite, il pourra se pencher plus en profondeur sur la question.
4 994 du Renouveau (282 AC soit 16 ans avant les Evènements de Game of Thrones)
Vivesaigues, Conflans,
Accompagné de Jason, Harry pénétra le Hall du Château de Vivesaigues. Les seigneurs souriaient et babillaient gaiement, l'atmosphère pesant ayant laissé place à l'allégresse. Ils savaient qu'avec l'armée d'Albion, la guerre était déjà terminée et son issue tranchée. Oui, ils fêtaient déjà leur victoire, et lorsqu'Harry entra, tous levèrent leurs gobelets remplis de vin ou de bière en sa direction.
A l'autre bout de la pièce, assis derrière une longue table drapée de lin, Hoster Tully souriait et discutait vivement avec Jon Arryn. Et à côté de Jon Arryn, Lisa Arryn née Tully dégustait tranquillement un verre de vin, mais on pouvait voir une tristesse infinie dans ses yeux, la femme malheureuse d'être mariée à un vieil homme.
D'autres personnes se trouvaient à la table. Robert Baratheon, buvant sans soif et criant ses paroles tant il était alcoolisé, Eddard Stark, consommant une pinte de bière avec modération, sa femme Catelyn Stark née Tully à ses côtés, rayonnant de bonheur. Et dans tout ça, Edmure Tully restait tranquillement à sa place, consommant lui-aussi autant de bière que Robert.
Et bien-entendu, deux places se trouvaient à la gauche d'Hoster Tully, surement pour Jason et Harry. A peine eurent-ils approcher qu'Hoster se leva, avec une certaine difficulté qui trahissait son âge.
—Votre Majesté, permettez-moi de vous souhaiter une nouvelle fois la Bienvenue dans mon domaine ! Venez, partageons le pain et le sel !
—Je vous remercie pour ce charmant accueil, Seigneur Tully, le remercia Harry en s'asseyant directement à côté de la truite. Faisons donc, et permettez moi d'accepter le don de l'hospitalité accordé en acceptant ce morceau de pain salé.
D'un claquement de doigt, Hoster fit venir un serviteur tenant entre ses mains un plateau contenant des morceaux de pain et une assiette de sel. Bien qu'il n'apprécie pas cette coutume, Harry décida de s'y soumettre et, prenant une miche de pain, il la trempa dans le sel avant de l'avaler, grimaçant face au goût salé. De son côté, Jason l'imita, ce dernier se retenant à peine de recracher l'immonde nourriture.
—Mon hospitalité vous est officiellement accordée, Roi Hadrian ! Je saurai pourvoir à vos besoins tant que vous serez mon invité ! dit Hoster avec un grand sourire.
—Cela est très aimable, sourit Harry. Mais permettez-moi de vous présenter l'un de mes proches conseillers, et ami, le Prince Jason Hurleau, Connétable de l'Empire, et Seigneur-Consort de la Maison Princière Hurleau d'Olympus.
—Enchanté de faire votre connaissance, mes seigneurs ! inclina de la tête Jason.
—Connétable ? Qu'est-ce donc ? demanda Jon Arryn, intrigué par le titre.
Jason regarda Harry, ce dernier hochant de la tête. Redirigeant son regard vers Jon Arryn, et les autres invités tout aussi intéressés, Jason décida de répondre à la question.
—Le Connétable est le titre accordé au dirigeant des armées terrestres de l'Empire Albionnais, chargé de dirigés toutes les opérations armées se déroulant sur terre. En tant que Connétable, je siège au Conseil Royal, ce qui doit être l'équivalent de votre Conseil Restreint.
—Et qui s'occupe de votre flotte ? demanda Robert dans un éclair de lucidité.
Pas étonnant, Robert Baratheon étant avant tout un guerrier et stratège, chaque sujet concernant la guerre pouvait lui faire oublier la buverie.
—Il s'agit de mon mari et consort, le Prince Perseus Hurleau, Grand Amiral de la Marine Impériale et membre du Conseil Royal, répondit Jason avec un léger sourire.
Hochant de la tête, Robert sembla satisfait de la réponse. Seul Catelyn Stark réagit aux propos de Jason.
—Excusez mon impolitesse, votre grâce, mais avez-vous dit votre « mari » ? Êtes-vous un sodomite ? demanda Catelyn en fronçant des yeux.
Elle ne remarqua pas les regards choqués des autres seigneurs. Tout le monde savait que les elfes acceptaient parfaitement les couples de même genre, et qu'ils pouvaient enfanter ensemble grâce à leur magie. Le plus furieux fut évidemment Hoster, très en colère des propos de sa fille, traitant Jason Hurleau de sodomite, un terme péjoratif. Quant à Lysa, elle souriait légèrement en remarquant la bourde commise par « miss parfaite ».
—Catelyn, je ne tolérerai pas pareil langage envers mes invités ! s'écria Hoster en tapant du poing sur la table, faisant sursauter tout le monde. Il n'est pas de ton ressort de questionner les relations amoureuses des Albionnais, et encore moins d'un invité aussi estimé que le Prince Jason !
Ecarquillant les yeux de stupeur, Catelyn prit le temps de regarder autour d'elle, comprenant l'erreur qu'elle venait de commettre. Tous les seigneurs, et mêmes soldats, la regardaient avec un mélange de pitié et de colère.
—Sachez, madame, que nous ne saurions tolérer l'intolérance parmi les notres. A vrai dire, j'ai moi-même officié le mariage de Jason et Perseus, et toute insulte leur étant portée sera considérée comme mienne, dit Harry d'un ton glacial.
Avalant sa salive, Catelyn s'empressa de proposer ses excuses.
—Acceptez mes excuses, votre majesté, votre grâce, dit-elle d'un ton pâle. Je ne pensais pas à mal, et vous prie d'accepter ma maladresse.
—J'accepte, pour le moment, dit Jason en la dévisageant.
Un silence pesant commença alors. Plusieurs minutes s'écoulèrent, sans que personne n'ose dire le moindre mot. Enfin, Robert décida de briser la glace.
—J'ai faim ! s'écria-t-il.
A ces mots, les invités ricanèrent et la pesanteur laissa place à une atmosphère chaleureuse, les conversations reprenant. De son côté, Harry regrettait déjà d'être venu, mais Hoster lui avait fait comprendre qu'après le repas, un Conseil de Guerre aurait lieu.
Il décida de prendre son mal en patience.
\Deux heures plus tard/
Les derniers invités quittèrent le hall, laissant seuls les dirigeants rebelles avec Harry et Jason. Rapidement un garde entra en tenant une grande carte qu'il étala sur la grande table. Il s'agissait d'une carte détaillée des Conflans.
—Selon nos informations, l'armée royaliste se dirige vers le Trident, et l'atteindra dans moins de deux semaines, les informa Jon en montrant la croisée du fleuve se divisant en trois. L'armée serait dirigée conjointement par Rhaegar Targaryen et Lewyn Martell.
—Dans ce cas, qu'on y aille ! s'écria Robert en tapant du poing. Je vais enfin tuer ce foutu dragon et récupérer ma Lyanna !
—Gardez votre fougue pour la bataille, Seigneur Robert, dit Jason en regardant la carte. Combien d'hommes avez-vous ?
—En prenant en compte nos quatre Maisons, nous disposons d'un total de 35 000 hommes à peu près, répondit Jon. Nous avons perdu une grande partie de nos forces lors de la défaite de Cendregué, et perdus beaucoup d'hommes à Pierremoûtier.
—Sans compter que certains de mes bannerets préfèrent rester neutre, principalement Walder Frey ! cracha Hoster en regardant avec haine l'emplacement des Jumeaux. Ce pleutre préfère se terrer dans son château et attendre la fin de la tempête. A lui seul il peut mobiliser au moins 2 000 hommes !
Hochant de la tête, Jason continua de détailler la carte du regard. Pour l'occasion, Harry avait décidé de laisser faire son connétable, ce dernier ayant l'habitude de mener la guerre.
—Quelle est la stratégie employée par vos hommes ? De quelle façon se battent-ils ? demanda Jason en regardant chacun des seigneurs.
—Bah, les miens sont coriaces ! répondit Robert avec un grand sourire. Il n'y a pas plus coriace qu'un Baratheon, et tous mes hommes savent se battre en groupe ! On n'a pas beaucoup de chevaliers, pas de cavaliers ni archers, mais mes fantassins sont imbattables.
—Quant aux hommes du Nord, nous savons parfaitement nous battre en cohésion, le Nord inhospitalier nous forçant à collaborer jour et nuit, dit Ned Stark. Nous avons beaucoup d'archers, habitués à chasser pour pouvoir manger, mais pas le moindre cavalier.
—Concernant le Val, mon armée est composée en grande majorité de chevaliers, sourit Jon. Ceci est notre spécialité, et le Val d'Arryn se targue d'avoir les meilleurs cavaliers des Sept Couronnes.
—Bah, mon armée est polyvalente. On a autant de cavaliers, d'archers et de fantassins, dit simplement Hoster.
Prenant en compte les informations données, Jason nota le manque de stratégie proposée. Ils devaient surement se contenter de se jeter dans la mêlée et de quelques stratégies basiques, comme un encerclement par cavalerie. Rien de bien spécial.
—Et la votre ? demanda Robert avec une certaine excitation.
—Nous avons fait venir 15 000 légionnaires, 15 000 forestiers, 10 000 Pérégrins, mais aussi 5 000 Golems Arcaniques, 2 000 Balistes, 2 000 Chevaucheurs de griffons et hippogriffes, 1 000 Brigadiers volants et un millier de magistères, sourit Jason.
—Par les Sept, qu'est-ce donc qu'un faucon dragon ? Ou un brigadier ? demanda Hoster.
Harry choisit de répondre à la question.
—Les griffons et les hippogriffes sont des créatures ailées, l'une mi-aigle mi-lion, et l'autre mi-aigle mi-cheval, dit Harry. Quant aux Brigadiers volants, ils chevauchent des Balais Volants et sont parmi l'élite aérienne de l'Empire.
Les Westerosiens restèrent bouche bée en entendant l'explication d'Harry. Ils savaient qu'ils avaient un gros vaisseau volant, mais jamais ils ne s'étaient doutés que les elfes avaient une armée volante au complet.
—Je propose de faire hâte vers le Trident afin de confronter l'armée Targaryenne. Mes légionnaires formeront la première rangée, utilisant nos protections magiques pour former un mur impénétrable. Leurs lances seront utilisées pour repousser la cavalerie ennemie, expliqua Jason. Nous placerons les forestiers derrière afin qu'ils bombardent de flèches l'ennemi, tandis que nos cavaleries contourneront le fleuve à l'aide des magistères qui érigeront un pont, afin de prendre l'ennemi à revers. Enfin, nous enverrons les unités aériennes sur l'arrière de l'armée ennemie, ils se cacheront dans les nuages.
—Pourquoi ne pas simplement détruire l'ennemi avec votre magie ? demanda Ned en fronçant des sourcils.
—Bien que nos magistères pourraient décimer leur armée, je souhaite profiter de ce combat pour démontrer l'étendue de nos capacités, sourit Harry. Sachez que les elfes ne sont pas juste des sorciers, mais des guerriers aguerris et experts du combat.
—Bien dit ! Rien de mieux qu'un crane broyer sous une massue ! sourit Robert en levant sa chope de bière.
—C'est cela, oui, répondit Harry en lançant un regard peu impressionné à Robert.
De son côté, Jon regarda la partie Ouest des Conflans.
—Une idée du camp choisi par les Lannister ? demanda-t-il. Ils pourraient profiter de ce combat pour envahir mes terres et assiéger Vivesaigues.
—Nul crainte, Tywin ne vous attaquera pas, sourit Harry.
—Ah ? Alors le vieux lion a choisi de nous rejoindre ? demanda Robert. Bizarre, je ne me rappelle pas avoir reçu une réponse de sa part. Et toi, Jon ?
—Je n'ai reçu aucune réponse de la part de Tywin Lannister, dit Jon en fronçant des sourcils.
—Disons simplement que Tywin et moi sommes en bonne relation, les informa Harry. Et sachez que je le tiens en très haute estime, ce qui signifie que chaque insulte portée à son nom sera considérée comme une insulte personnelle. Qui plus est, Tywin a décidé de prendre d'assaut Port-Réal tandis que l'armée Royaliste est occupée avec nous, ce qui permettra de mettre rapidement un terme à cette guerre.
—Je ne savais pas que Tywin était capable d'avoir des amis, maugréa Hoster.
—Bon, bah dans ce cas, qu'attendons-nous ? J'ai des cranes à fracasser ! s'écria Robert en se levant.
Les hommes attablés regardèrent le futur roi se lever, tituber jusqu'à la porte en sifflotant gaiement. Robert Baratheon était complètement saoul.
—Dans ce cas, je suggère de nous reposer afin de partir demain à l'aube, proposa Jon.
—Tout à fait d'accord, répondit Harry. Sur ce, je vais me reposer dans mes quartiers personnels, ne souhaitant imposer ma personne dans votre demeure, Seigneur Tully.
Sans attendre sa réponse, Harry quitta le Hall avec Jason, laissant derrière-lui un Hoster Tully vexé. Demain, ils marchaient sur le Trident pour confronter l'armée Royaliste.
