Salut à tous, voici le dernier chapitre de cet arc. Oui je sais, c'est assez rapide, mais le but était de terminer pour continuer. Le prochain chapitre sera beaucoup plus long, attendu qu'il s'agira des années entre la rébellion et le soulèvement des Greyjoy.

Enjoy x)


4 994 du Renouveau (282 AC soit 16 ans avant les Evènements de Game of Thrones)

Abords de Port-Réal, Terres de la Couronne,

Harry sourit intérieurement en voyant les volutes de fumée qui s'élevaient de la capitale de Westeros, au loin tandis qu'une aube rouge se levait. Beaucoup de sang avait coulé cette nuit, et ce n'était pas celui des Lannister.

A ses côtés, on pouvait voir Fenrir dont un sourire sinistre prenait place sur son visage. Il aimait toujours autant l'odeur du sang, son passé de loup-garou ne pouvant disparaitre. Il était l'un des quelques elfes à être restés avec les rebelles, l'armée étant retournée en Albion avec Jason. Il n'y avait plus de guerre, et seule l'armée des Tyrell subsistait encore, mais ils n'allaient pas continuer cette bataille alors que les Targaryens étaient vaincus.

En tout et pour tout, Harry avait avec lui trois-cents gardes royaux, amplement suffisant pour assurer sa sécurité, sans compter les nombreux magistères qui avaient décidé de rester pour assister au spectacle, et certains pour profiter de cette réunion de grands seigneurs de Westeros pour négocier divers contrats et proposer des « prêts » afin de restaurer leurs terres et domaines. Après tout, c'était une occasion de tirer profit, et un grand nombre de représentant de la Banque Dorée se trouvaient parmi les magistères.

« La Capitale brûle ! s'écria Jon Arryn, le visage horrifié et la voix aigüe. Pressons le pas, pressons !

—Pas très étonnant de la part du vieux lion, sourit Robert en savourant le spectacle des Targaryens en détresse. Les pluies de Castamere n'ont pas été écrites pour rien. »

Jon envoya un regard plein de reproche à son « fils adoptif » avant de faire claquer les rênes de son cheval, enjoignant l'intrépide destrier à rejoindre la ville en plein pillage. Sans grand étonnement, Eddard Stark fut le premier à le suivre, lui et son honneur. Rapidement, le Seigneur du Nord dépassa Jon Arryn avec une troupe du Nord, s'engouffrant à toute vitesse vers le château.

Harry décida de les suivre, sachant pertinemment qu'il trouverait Tywin au Donjon Rouge, savourant sa victoire et préparant surement une petite démonstration de sa loyauté. Il se demanda intérieurement si son…proche ami… avait accédé à sa requête. Il allait bientôt le savoir.

Il fallut une vingtaine de minutes pour rejoindre la capitale, le gros des troupes étant resté à l'arrière. Seuls les cavaliers purent atteindre la ville en flamme, et Harry retint une mine de dégoût en voyant quelques soldats Lannister en profiter pour violer les pauvres femmes, et même certains hommes et enfants. Il pouvait comprendre bien-entendu, les soldats étant en guerre et en manque de sexe, de plaisirs charnels etc. Pour autant, il n'approuvait pas, mais peu l'importait car ce n'était pas son peuple. Jamais un elfe ne serait pris à pratiquer pareil crime.


Les Seigneurs Westerosiens et Harry approchèrent rapidement du Donjon Rouge, dont les bannières à l'effigie de dragons avaient été remplacées par celles de la Maison Baratheon. Tywin avait tout prévu semble-t-il.

C'est en entrant dans le Donjon Rouge qu'Harry s'arrêta, observant la scène s'offrant à lui avec un certain intérêt. Jaime Lannister était tranquillement assis sur le Trône de Fer, le Roi Aerys à ses pieds, couchés sur le ventre et évidemment mort d'une lame dans le dos. Lame qui reposait tranquillement sur les genou de Jaime.

Et aux pieds du trône, Eddard Stark dévisageait Jaime avec un dégoût profond, tandis que Jon regardait la scène médusée. Seul Robert montra un sourire en voyant le corps froid du Targaryen.

« Régicide ! s'écria Eddard en crachant par terre. Tu es indigne de porter cette cape. »

Personne n'osa parler, tandis que Jaime se contenta de regarder dans le vide, comme troublé. Harry pouvait voir dans le regard du jeune homme qu'il était perturbé, n'ayant pas encore assimilé les conséquences de son action. Harry fronça légèrement des sourcils, quelque chose n'allait pas ici.

« Bah ! s'écria Robert en crachant sur le corps d'Aerys. Il n'a eu que ce qu'il méritait, et je dis bravo ! Un dragon de moins, y a pas mieux !

—Il a trahi le roi qu'il avait juré de protéger, Robert, s'indigna Eddard en pointant le corps du roi. Il a trahi ses promesses, bafoué son honneur et il ose rester assis sur le trône de fer, comme s'il lui appartenait.

—Je peux vous le rendre, intervint Jaime en se levant pour descendre les marches. De toute façon, il est bien trop inconfortable pour moi. »

Eddard s'apprêta à rétorquer lorsque Jon posa sa main sur son épaule, lui faisant signe de se taire.

« Ce qui est fait, est fait, dit Jon Arryn d'un air solennel. Mais la guerre n'est pas terminé, et… »

Jon se tut en remarquant, seulement maintenant, trois corps couverts de draps blancs non loin du corps d'Aerys. Il cligna plusieurs fois des yeux, les autres Seigneurs de Westeros suivant son regard avant, pour Eddard et Hoster, de blanchir comme s'ils venaient de rencontrer l'Etranger en personne.

« Un présent pour sa majesté. »

Ils levèrent tous de la tête. Tywin Lannister se tenait debout, arborant fièrement son armure elfique, le regard droit et le visage impassible. Comment avaient-ils pu le rater ? Était-il resté présent dans la salle tout ce temps ? Tant de questions et si peu de réponses.

Harry regarda les corps avec une certaine appréhension. L'heure de vérité avait sonné, et il s'approcha des corps avec Robert Baratheon. Soulevant les draps, Harry sourit intérieurement en voyant les cadavres des Targaryens et de la fille Martell. Mais, les cadavres des deux enfants arboraient des petits colliers, à peine visible.

Et Harry connaissait ces colliers, car il les avait personnellement envoyés à Tywin dans l'espoir qu'il les utilise. Les bijoux pouvaient copier l'apparence d'une personne en plaçant une goutte de sang sur la petite rune présente à l'arrière. Ensuite, il suffisait de l'enfiler à quelqu'un d'autre, et voilà, une copie conforme. Seule Elia Martell avait péri, et Harry lança un regard plein de gratitude à Tywin, qui se contenta de sourire de façon imperceptible.

De son côté, Robert Baratheon sourit de toutes ses dents en voyant les cadavres s'étendant devant lui.

« Robert ! s'indigna Eddard Stark. Ils étaient innocents et…

—C'étaient des engeances de dragon ! l'interrompit Robert avec un cri à faire trembler le donjon. Ils ne méritaient rien d'autre que de crever, et je jure de tuer tous les Targaryens ! »

Eddard recula d'un pas en voyant le regard fou de Robert Baratheon. Harry remarqua tout de même deux choses.

Tout d'abord, les regards satisfaits de Jon Arryn et Hoster Tully. Les deux hommes étaient surement ravis de savoir les Targaryens morts, et donc la possible menace d'un retour au pouvoir. Les deux seigneurs n'étaient pas idiots, et savaient pertinemment que si les Targaryens venaient à revenir au pouvoir, alors leurs maisons seraient détruites et leurs familles supprimées.

La deuxième chose qu'Harry remarqua, ce fut la lueur de folie dans les yeux de Robert. Une lueur qu'il connaissait, ayant fait en sorte qu'elle soit là il y a bien des siècles. Il sourit intérieurement, après tout, Robert Baratheon était le petit-fils de Rhaelle Targaryen.

« Il suffit ! intervint Jon. La guerre n'est pas encore terminé, et le Bief continu d'assiéger Accalmie tandis que tes frères meurent de faim ! Et n'oublions pas Dorne, qui est toujours en guerre et donc leurs enfants gisent à nos pieds.

—Tu as raison, excuse-nous Jon, sourit Robert en reprenant sa contenance. Jon, je n'ai pas besoin de te le dire normalement, mais je fais de toi ma Main du Roi. Ta première mission sera de négocier la paix avec les Dorniens, tu n'as qu'à leur apporter les cadavres avec celui de Lewyn Martell qu'on a récupéré.

—Je peux vous dire où se trouve Dame Lyanna. »

Tout le monde se retourna en entendant cette voix à la fois mielleuse et douce. Harry devina qu'il s'agissait surement du fameux « Volantais », Varys. L'eunuque était chauve, avec de l'embonpoint et portait une simple robe.

« Parle ! s'écria Robert en se dirigeant rapidement vers Varys, le regard enfievré.

—Mes petits oiseaux ont récemment appris qu'elle était retenu à la Tour de la Joie, le long de la passe du prince dans les Montagne Rouges de Dorne, sourit Varys non perturbé pour un sou.

—J'y vais de ce pas ! hurla Robert en faisant mine de quitter la salle du trône.

—Robert ! l'interrompit Jon. Tu ne peux pas quitter la capitale alors que tu viens d'arriver. Tu dois remettre le royaume en état.

—Je vais y aller à ta place ! s'exclama Eddard. Il s'agit de ma sœur, c'est mon devoir que de la sauver. J'en profiterai pour m'arrêter rapidement à Accalmie et mettre un terme au siège, je te le promets. »

Robert regarda Eddard d'un air interdit, ne sachant quoi penser. Jon avait raison, tout comme Eddard, mais il voulait tellement aller secourir la femme qu'il aimait.

« Nous pourrions aussi discuter de ma récompense, intervint Harry avec un léger sourire. Après tout, vous m'avez fait une promesse. »

Robert écarquilla des yeux en se rappelant la promesse qu'il avait fait à l'Empereur elfique. Oh, il se souvint parfaitement de la bêtise qu'il avait fait, Jon n'ayant pas oublié de lui rappeler, quid à l'engueuler comme du poisson pourri.

« Nous pourrions aussi discuter de la place de mon fils dans la Garde Royale, rajouta Tywin en se plaçant à côté d'Harry. »

Eddard lança un regard de dégout vers les deux hommes avant de quitter la pièce, il avait un siège à lever et une sœur à sauver. De son côté, Harry regarda rapidement un des magistères l'ayant suivi avant d'hocher imperceptiblement de la tête. Ce magistère n'était nul autre que Blaise Zabini, l'un des assassins personnels d'Harry, et surement le meilleur de ses espions après Sanguini.

Blaise allait suivre Eddard Stark jusqu'à la Tour de la Joie afin de s'assurer que Lyanna Stark ne revienne pas vivante. Quant à son enfant…Harry avait finalement décidé de le laisser vivre, mais Blaise devait s'assurer qu'Eddard n'annonce pas son origine. Oui, Harry avait envie de voir ce que pouvait bien donner un enfant issu des lignées Stark et Targaryen.

Il aurait pu demander que l'enfant soit ramené en Albion, mais Harry avait le pressentiment que cet enfant allait lui apporter un grand divertissement s'il venait à rester en Westeros. Et Harry adorait les divertissements sur le long terme.

De son côté, Jon regarda Jaime avant de froncer des sourcils.

« Jamais encore un Garde Royale n'a été renvoyé, dit Jon en secouant de la tête. Cette position est à vie, malgré ses exactions.

—Mon fils a été ainsi nommé par le Roi Fou dans le simple but de se moquer de moi, répondit Tywin d'une voix grondante. Ce n'était qu'un prisonnier politique, et je demande qu'il soit libéré de ses vœux pour qu'il reprenne sa place à mes côtés.

—Mais je ne le désire pas ! s'exclama Jaime. Je veux rester un Garde Royale !

—Bah ! s'écria Robert en faisant un signe de la main. S'il veut rester alors il reste. De toute façon, je n'en ai rien à foutre qu'il soit un garde ou non, ce qui m'intéresse c'est Lyanna. »

Tywin grinça des dents en entendant le refus de Robert. Mais sa colère était avant tout dirigée vers Jaime. Si son imbécile de fils s'était tut, alors il serait libéré de ses vœux à l'heure qu'il est. De son côté, Harry sourit en lisant doucement les pensées de Jaime. Le vilain lionceau avait caché la véritable raison pour laquelle il avait tué Aerys, mais Harry ne comptait pas dévoiler la vérité à sa place. Après tout, ces caches de feu grégeois pourraient être utiles un de ces jours…

« Jon, ne perds pas de temps et occupe-toi des Dorniens ! dit alors Robert en regardant son mentor.

—J'y vais de ce pas, répondit Jon. En espérant que je revienne avec un royaume encore debout. »

Robert roula des yeux face au manque flagrant de confiance que lui accordait son mentor et père d'adoption. Se retournant, il déglutit en voyant le regard amusé d'Harry.

« Et si nous commencions les négociations ? »

Peut-être que Jon avait raison de s'inquiéter, tout compte fait.


4 995 du Renouveau (283 AC soit 15 ans avant les Evènements de Game of Thrones et 1 ans après la rébellion)

Palais de Camelot, Lune-d'Argent,

« Alors ? »

Cette simple question avait été posé par Harry à Severus Prince.


Après avoir aider les Baratheons à gagner la guerre, ce dernier n'avait pas attendu pour demander sa récompense. Usant de sa magie et profitant de l'absence de Jon et Eddard, Harry n'hésita pas à demander un point stratégique de Westeros : Harrenhal.

Il avait fait en sorte que le dernier des Whent soit assassiné, laissant ainsi le domaine sans héritier direct. Bien-entendu, les Tully pouvaient techniquement le réclamer attendu que la femme décédée d'Hoster Tully était une Whent, mais ses filles étaient mariées et son fils son seul héritier. Impossible donc de gérer ce domaine qui était surement le plus grand domaine des Conflans.

Robert Baratheon n'était pas d'accord au début, car Harrenhal était surement le deuxième plus grand fief de tout Westeros, mais c'était aussi une ruine sans nom qui coûtait une fortune à entretenir. Harry n'hésita pas à lui rappeler que c'est à ce lieu que Rhaegar couronna Lyanna, et qu'il serait plus facile pour Robert si le domaine venait à ne plus lui appartenir. Pour rajouter à l'insulte, Harry expliqua qu'il comptait raser le château, et donc effacer ce que beaucoup considéraient comme une relique du temps des Targaryens.

Robert fut finalement conquis, mais il demanda en échange que les impôts soient payés à la Couronne, et Harry accepta.

Une fois l'affaire terminée, Harry rejoignit la chambre que Tywin s'était octroyé dans le château. Il fut content d'y retrouver Tywin, et surtout, les deux enfants Targaryens complètement apeurés. Il remercia vivement le lion, et ce dernier assura Harry qu'il le rejoindrait plus tard à Camelot afin qu'ils puissent « discuter ». Mais d'abord, le lion voulait s'assurer que sa fille devienne la prochaine reine, et pour cela il devait rester à Port-Réal le temps qu'Eddard Stark revienne.

Quand Harry fut rentré à Albion, Blaise l'informa immédiatement de la naissance de Jon Snow (aucun nom Targaryen, Lyanna et Rhaegar étant persuadé que ce serait une fille et non un garçon) et de la mort de sa mère. Elle n'était pas morte des complications, mais d'un sortilège lancé par Blaise ayant entrainé une importante hémorragie. Heureusement, l'espion n'eut pas besoin d'ensorceler Eddard Stark, ce dernier décidant tout seul de protéger son neveu en le faisant passer pour son bâtard. Harry éclata de rire en apprenant la nouvelle. Comme quoi, il avait eu raison à propos de l'honneur.

Après cela, les mois s'écoulèrent tranquillement. Les enfants Targaryens avaient été ramené en Albion et il fut décidé qu'ils seraient élevés dans un domaine isolé afin que leurs corps puissent suffisamment se développer et leur magie se réveiller. Ensuite viendrait les expériences…

Comme prévu, Cersei Lannister devint la nouvelle femme de Robert, ce dernier hurlant de rage et de douleur en apprenant la mort de sa fiancée. Jamais avant Tywin n'avait exprimé une telle joie, allant même jusqu'à sourire devant les seigneurs de Westeros.

De son côté, Robert ordonna la mise à mort des Targaryens réfugiés à Peyredragon. Malheureusement, ils réussirent à échapper à la flotte de Stannis, et le pauvre homme fut insulté et puni par son frère, qui le priva de son titre de Seigneur des Terres de l'Orage pour lui refiler Peyredragon.

L'Obsidienne étant une matière fortement conductrice pour la magie, Albion négocia un traité commercial avec Stannis, s'attirant ainsi les faveurs du Baratheon.

Enfin, et surement le plus intéressant dans cette affaire, Tywin vint à Camelot où il avoua la vérité par rapport à Tyrion. Harry ne su comment réagir, ne s'attendant pas à un tel retournement de situation. Il finit par proposer à Tywin de participer à un rituel d'adoption, permettant de remplacer le sang d'Aerys par le sien. Heureusement pour Tywin, se rituel se terminait pas une potion, qui pouvait être consommée en même temps que celle pour guérir le nanisme de Tyrion.

Il accepta. Et maintenant, Harry attendait le résultat avec impatience.


« Tout s'est déroulé comme prévu, votre majesté, répondit Severus d'un ton hautain.

—Mon fils est enfin normal ? demanda Tywin en regardant la porte fermée avec trépidation.

—Voyez par vous-mêmes. »

Aux mots de Severus, la porte s'ouvrit pour laisser apparaître un homme.

Tyrion Lannister était devenu méconnaissable. Le nain aux cheveux bicolores et aux yeux vairons avait laissé place à un bel homme blond et aux yeux verts, le visage angulaire et la mâchoire carrée. Il ressemblait beaucoup à Tywin plus jeune, mais avec des traits plus fins et plus doux, comme sa mère.

« Qu'en pensez-vous, père ? » demanda Tyrion d'un air inquiet.

Oui, Tyrion était très inquiet, ne sachant pas à quelle réaction s'attendre de la part de son père. Allait-il enfin le reconnaitre comme son fils ? Ou bien le rejeter une fois de plus. Il eut sa réponse en voyant le sourire satisfait, et même rassuré, de son père.

« J'en dis que tu es enfin digne de venir mon héritier, répondit Tywin. Mais il va falloir mettre un terme définitif à tes beuveries et tes visites aux bordels ! »

Tyrion hocha de la tête, encore sous le choc de ce sourire inattendu.

Son père venait enfin de l'accepter, et si pour cela il devait refuser les putes et le vin, alors il le ferait.

Les deux hommes ne remarquèrent pas le regard satisfait d'Harry.