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C'est un combat acharné,
Que de lutter contre l'indifférence et l'invisibilité,
Pour tous les écrivains de l'ombre, qui ne font que pleurer,
Sur les pages remplies de leurs pensées,
Nous devons continuer.

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Timeline :

Après : « Captain America : The Winter Soldier » & « Avengers : Age of Ultron »

Avant/Pendant : « Captain America : Civil War »

Vous connaissez la chanson : pas de lecteurs, pas de Bêta, donc pardonnez-moi pour les nombreuses fautes restantes.

Et l'histoire.

Et le personnage. (Surtout ça...)

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MADRIPOOR :

Il se réveilla en sursaut. Comme souvent.

Transpirant à grosses gouttes et haletant. Comme souvent également.

Tout en reprenant son souffle, il jeta un coup d'œil au radio-réveil sur sa gauche. Les lettres vertes indiquaient :

1 : 40

Il inspira profondément et décida de se lever. Même torse-nu, et avec son simple short en guise de pantalon, il sentait sa peau coller contre le seul drap léger recouvrant son corps musclé.

Il se dirigea à pas lents et monotones vers la douche pour enlever sa douleur sous l'eau chaude, et ne garder que les vagues réminiscences de ses souvenirs les plus enfuis.

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2 : 09

Il buvait un café peu ragoûtant, au comptoir de la minuscule cuisine de sa chambre. Sa main droite encore Humaine essayait tant bien que mal d'écrire dans son carnet les dernières images que ses cauchemars avaient fait resurgir. Et maintenant que l'HYDRA n'était plus présent pour lui effacer l'esprit avec ses appareils de tortures électriques, Bucky pouvait enfin recoller les puzzles de sa vie passée.

Ses doigts tremblèrent sur les feuilles du petit carnet sombre, gribouillé de phrases diffuses et incomplètes. Plus il essayait de se rappeler de quoi que ce soit, plus le programme de l'HYDRA lui vrillait le crâne avec violence, lui provoquant d'horribles migraines.

Éventuellement, la douleur eut raison de lui et sa tête s'endormit sur le bar de la cuisine, devant son café froid.

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Le radio-réveil affichait :

8 : 15

Lorsque Bucky se réveilla, encore en sursaut, à cause du bruit assourdissant qui résonnait contre sa porte. Visiblement, une personne tambourinait sur le battant en bois, de l'autre côté. Tel un automate, l'homme se leva et marcha vers la porte pour tourner la poignée et ouvrir à l'inconnue.

Une belle et grande jeune femme se tenait debout devant lui. Elle portait un costume entièrement noir, en cuir, moulant parfaitement ses formes voluptueuses. Une épaisse ceinture sombre rassemblait tout un tas de gadgets et d'armes. Ses magnifiques cheveux roux, coupés au carré, lui tombaient sur ses épaules. Et ses lèvres sourirent avec un léger rose brillant en guise de maquillage. Avant que Bucky ne puisse dire quoi que ce soit, la femme répliqua :

- Sergent Barnes... Puis-je ?

Encore un peu déboussolé, Bucky lui ouvrit simplement la porte.

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- Je vous connais... ? s'enquit Bucky avec douleur, cherchant dans ses souvenirs perdus.

L'étrangère sourit simplement. Après quelques longues secondes de silence, l'homme quitta la pièce pour se diriger vers sa chambre personnelle. Natasha resta dans le salon, le temps que Bucky enfile promptement des vêtements. Il passa seulement un jean sombre, des chaussures de marche, une chemise rouge à manches longues pour cacher son bras gauche métallique, et une vieille casquette usée, sur la tête, pour faire tenir ses cheveux un peu trop longs. Ses cernes accentuaient son regard bleu acier, perçant et triste, et sa barbe de trois jours lui rongeait le visage.

Il revint à la salle à manger, en demandant :

- Qui êtes-vous ? Je n'arrive pas à me souvenir...

La femme sourit derechef en se présentant :

- Natasha Romanoff. Nous nous sommes déjà rencontrés...

Bien sûr.

Il ne s'en souvenait définitivement pas.

Inquiet, Bucky se posta en face d'elle, tout en questionnant à nouveau :

- Comment m'avez-vous trouvé ?

- Madripoor est la ville Pirate par excellence pour tous les fugitifs du Monde. Et je travaille pour le S.H.I.E.L.D.

Le cœur de Bucky rata un battement.

- Le S.H.I.E.L.D ? Je pensais que cette organisation avait été détruite en même temps que l'HYDRA.

- En effet... Mais, les membres sont toujours actifs.

Elle quitta le tabouret du comptoir en attrapant le petit carnet rouge qui contenait les souvenirs confus du Soldat. Un voile de tristesse traversa le regard du Soldat en question, qui murmura :

- Qu'est-ce que... ?

Natasha lui tendit son carnet en révélant, avec sincérité :

- Je peux vous aider à recouvrer la mémoire. Je connais bien Steve, je sais comment faire.

Bucky tiqua en attrapant le calepin de sa main métallique.

- Steve ? C'est l'homme que j'ai rencontré sur le pont ? Celui avec le bouclier ? Celui qui m'a appelé « Bucky » ?

Natasha sourit avec amusement.

- Lui-même. Venez, nous devons nous rendre quelque part.

Elle commença à quitter le petit studio, Bucky la suivit en demandant néanmoins :

- Où ça ?

Elle garda son sourire sans répondre.

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NEW-YORK :

Ce n'était pas le genre de Bucky de suivre une parfaite inconnue, puisqu'il ne se souvenait pas d'elle, sans avoir de réponses à toutes ses questions. Son conditionnement de Soldat Assassin avait laissé trop de traces indélébiles en lui, dont certains réflexes quelque peu douteux. Cependant, il savait parfaitement qu'il devait faire confiance à cette étrange femme.

S'il voulait recouvrer la mémoire...

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Lorsqu'ils atterrirent sur le tarmac de l'aéroport des U.S.A, Bucky se sentit mal. Même en possession du faux passeport que Natasha lui avait donné, il avait peur qu'une personne le reconnaisse. Alors, il garda sa vieille casquette bien vissée sur sa tête pour éviter d'être repéré par les Américains aux aguets. Le Soldat de l'Hiver faisait encore la une, et tous les services des forces de l'ordre cherchaient à le retrouver pour l'enfermer sur le Raft.

Au moment de passer la frontière pour entrer sur le territoire, Bucky essaya de paraître le plus naturel possible en donnant son passeport qui indiquait son identité de substitution :

« Sebastian Stan »

Cela fonctionna sans encombre, et il quitta l'aéroport avec Natasha, qui souriait en contemplant le Soldat.

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Une voiture noire aux vitres teintées accueillirent les deux personnes. Toujours aussi perturbé, Bucky demanda, une fois assis sur la banquette arrière :

- Où allons-nous ?

Toujours en souriant, Natasha répondit le plus simplement possible :

- Au musée.

Le reste de la longue route se passa dans le silence. Durant lequel Bucky essayait encore de réveiller sa mémoire endormie.

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WASHINGTON D.C :

Quatre heures de voiture plus tard, ils arrivèrent enfin à Washington. La voiture de fonction se gara devant un immense Building aux couleurs anthracite. Futuriste, certes, mais pas très accueillant.

Bucky ne fut pas mécontent de pouvoir se dégourdir les jambes. Il suivit simplement Natasha, qui grimpait quatre à quatre les marches du « Smithsonian Air and Space Museum ».

Lorsque la jeune femme arriva à l'étage voulu, elle ralentit le pas, et se tourna vers Bucky pour lui dire, avec douceur :

- Cette aile est dédiée à Captain America. Steve Rogers. Et son combat contre l'HYDRA ainsi que les Nazis en 1945.

Bucky semblait tellement perdu dans ses souvenirs trop bien enfouis, que Natasha rajouta, pour le rassurer :

- C'est votre histoire à vous aussi, ici...

Elle sourit et lui fit signe de la suivre. Bucky marcha comme un automate le long d'un long et moderne couloir.

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La première salle était une grande pièce vivement éclairée par des néons géants au plafond. Et sur les murs, des affiches électroniques immenses recouvraient tout l'espace, ne laissant presque aucun vide entre les posters. Bucky analysa sérieusement les images devant lui. Il n'était pas sûr de savoir réellement ce qu'il regardait :

La plupart des panneaux étaient de simples affiches de propagandes pour inciter les gens à rejoindre l'armée. Au milieu d'un maelström de couleurs bleu, rouge et blanc, deux mots revenaient très souvent :

« Captain America ».

Il y avait aussi des photos de Steve Rogers. Et ce fut devant ces photos que Bucky s'arrêta pour fouiller mentalement dans son cerveau embrumé. Mais les informations restaient encore bien trop floues pour lui, et chercher à raviver sa mémoire lui provoqua une horrible migraine. Il ferma les yeux et inspira un bon coup pour reprendre le contrôle de son esprit.

Natasha se posta à côté de lui, et murmura :

- Steve Rogers a été le premier Super Soldat. Il a pris le sérum pour joindre l'armée et partir au front.

- Pourquoi ?

La jeune femme sourit simplement et lui fit signe de passer le second couloir pour continuer la visite. Malgré le cœur au bord de l'infarctus et le cerveau en ébullition, Bucky suivit Natasha dans le corridor aux allures tout aussi futuristes que le reste du bâtiment.

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En entrant dans la salle suivante, la première chose que Bucky aperçut, fut une vieille moto des années 40, posée là, sur un piédestal, au milieu de plusieurs étagères de verres. Une magnifique Harley Davidson aux couleurs militaires, avec d'autres affiches aux murs, ainsi qu'une veste en cuir marron qui posait fièrement sur un mannequin devant la moto.

Bucky se mit à lire avec un grand intérêt toutes les informations affichées autour des nombreux artefacts et des étagères vitrées qui contenaient d'autres célèbres objets.

Natasha se posta près de Bucky, ses mains jointes en avant, en attendant patiemment que le jeune homme redécouvre l'histoire de son meilleur ami.

Et, accessoirement, la sienne.

Bucky prit lui-même l'initiative de passer une arcade argentée, pour entrer dans la pièce suivante. Une affiche immense recouvrait tout le mur du fond. Sur cette affiche, se trouvaient sept hommes. Sept militaires. Avec, en son centre : Captain America.

Devant le poster taille réelle, des mannequins étaient posé avec les vêtements de chacun des soldats de la photo. Bucky s'approcha lentement du mannequin de Steve Rogers, qui tenait son premier bouclier triangulaire en main, aux couleurs du drapeau Américain.

Puis, le regard de Bucky se posa sur l'étrange personnage à la gauche de Steve.

C'était lui.

Bucky lui-même.

Seulement, il n'arrivait pas à se reconnaître.

Il paraissait si jeune.

Si jeune.

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Son cœur rata un battement, et il sentit une angoisse soudaine envahir tout son corps. Bucky sursauta au moment où Natasha posa une main délicate sur son bras métallique, en lui chuchotant à nouveau :

- Viens avec moi.

Elle était passée au tutoiement par réflexe. Elle connaissait mieux l'homme qu'elle ne voulait encore bien le lui avouer. Il devait s'en souvenir seul.

Natasha l'emmena de l'autre côté de la pièce, où une plaque commémorative géante racontait une autre histoire.

Son histoire à lui.

Au milieu de cet insigne de verre, Bucky découvrit une photo.

La sienne.

C'était lui, bien qu'il ne se reconnaissait pas.

En titre imposant gravé sur la plaque, il pouvait aisément lire :

«À Notre Camarade Tombé »

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Puis, Bucky se mit à redécouvrir son passé. Son histoire :

« James Buchanan 'Bucky' Barnes,

Né le 10 Mars 1917, il est l'aîné de quatre frères et sœurs. Excellent athlète et très intelligent étudiant de sa classe. Barnes s'inscrit à l'armée quelque temps après l'attaque de Pearl Harbor. Après un hiver au camp d'entraînement McCoy (Wisconsin), Barnes et le reste du 107e Régiment d'Infanterie partent au front en Italie. Capturé par les troupes ennemies de l'HYDRA l'hiver suivant, Barnes endure de longs mois de privation, d'isolement et de torture. Mais sa volonté reste forte et, ironiquement, sa prison fut libérée en la personne de son meilleur ami d'enfance, Steve Rogers, aussi connu sous le nom de Captain America.

Enfin réunis, Barnes et Rogers forment une nouvelle unité nommée 'Le Commando Hurlant', pour lutter contre l'HYDRA et les Nazis.

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Bucky Barnes

1917 - 1944 »

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Le souffle coupé, Bucky écouta attentivement la voix off des vidéos qui défilaient à côté de la plaque géante :

« … Captain America et son Commando Hurlant ont combattu contre les Nazis et leur mission principale était de détruire l'HYDRA. Son meilleur ami d'enfance, Bucky Barnes, et Steven Rogers restèrent inséparables même dans la guerre... Barnes fut le seul soldat du Commando Hurlant à donner sa vie au service de son pays... »

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Sur de vieilles vidéos en noir et blanc, parfois entrecoupées de grésillements, Bucky revoyait son 'lui' passé. Souriant et parlant à Steve, comme les amis qu'ils étaient.

Si jeunes et innocents.

Malgré la guerre.

Mais Bucky ne se souvenait de rien.

Il resta ainsi, les yeux fixés sur l'écran.

Sans bouger.

Sans parler.

Sans même respirer.

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Natasha et Bucky se retrouvèrent dehors, à l'extérieur du musée. Le pauvre soldat avait besoin de prendre l'air et d'écrire dans son carnet tous les souvenirs qui assaillaient son esprit en cet instant précis. Assis tous les deux sur un banc en face de l'immense building, Natasha attendit patiemment que Bucky termine de griffonner ses flashs dans ses pages noircies de mots incompréhensibles, avant d'entamer, doucement :

- James...

Il tiqua.

Jamais réellement habitué à entendre les gens l'appeler par son véritable prénom. Mais, il tourna sa tête vers Natasha et demanda, en passant au tutoiement à son tour :

- Tu me connais personnellement, n'est-ce pas ?

Elle sourit.

- Oui.

- Mais, tu n'es pas dans le musée. Pourquoi ?

Elle sourit derechef, en expliquant :

- Je ne suis pas aussi vieille que toi, ou Steve. Je n'étais pas née en 1945.

- Mais, on se connaît ? Comment ?

Elle souffla un coup en réfléchissant intensément, essayant de trouver les bons mots pour ne pas détruire son esprit déjà friable et faible :

- En 2009, je remplissais une mission pour le S.H.I.E.L.D : escorter un ingénieur en dehors de l'Iran. Cependant, à quelques kilomètres d'Odessa, en Ukraine, nous avons été attaqués... L'assassin a tué l'ingénieur et il m'a tiré dessus.

Elle souleva lentement son haut moulant de couleur noire, et Bucky put découvrir une profonde cicatrice sur son abdomen pâle et musclé.

Natasha sourit néanmoins en rabaissant le tissu sur son corps.

Bucky semblait peiné. Il demanda, tout en ayant une affreuse idée de la réponse :

- Cet assassin... ? C'était... ?

- Le Soldat de l'Hiver.

Le cœur de Bucky rata un battement. Il ferma les yeux et laissa tomber sa tête entre ses mains.

- Désolé... marmonna-t-il.

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Étrangement, Natasha continuait encore de sourire. Puis, elle posa une main amicale sur le bras métallique de Bucky, et avoua :

- James... Ce n'est pas le meilleur souvenir que j'ai de toi, certes, mais ce n'est pas pour ça que tu dois te souvenir de moi.

Bucky releva la tête et plissa les yeux, cherchant à comprendre les propos de la jeune femme, tout en fouillant dans les tréfonds de sa mémoire obscure.

- Tu veux dire... Toi et moi ?

Natasha sourit derechef :

- Eh bien, je ne suis peut-être pas centenaire, mais j'ai un passé similaire au tien. J'ai été moi aussi conditionné pour tuer. Pour assassiner. « Black Widow » était mon nom de code, comme toi « The Winter Soldier ». Avec des lavages de cerveau et tortures sur ma personne. J'ai mis des années à me libérer du joug de mes oppresseurs. Grâce au S.H.I.E.L.D, j'ai pu devenir une meilleure espionne en rejoignant les Avengers. Si moi je le peux, tu le peux aussi. J'y veillerais. Et Steve aussi.

Elle lui serra la main.

Sa main métallique qu'il haïssait tant.

Elle continuait de sourire, mais Bucky répliqua :

- Je suis désolé. Je ne me souviens de rien.

- Je sais. J'attendrais. Lorsque tu seras prêt, nous pourrons reprendre là où nous en sommes restés.

Bucky ne comprit toujours pas.

Pourtant, Natasha se pencha vers Bucky pour lui déposer un simple et chaste baiser sur ses lèvres.

Elle chuchota ensuite :

- Souviens-toi de moi...

Avant de se lever pour disparaître dans l'effervescence de la ville.

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2 ANS PLUS TARD

BUCHAREST :

Voilà plusieurs mois que Bucky se cachait dans la capitale Roumaine. Il parlait très bien la langue, comme il parlait couramment Anglais, Allemand et Russe.

Il se promenait, comme tous les jours précédents, sur le marché de la grande place, en portant sa vieille casquette sur la tête et une veste sombre ainsi que des gants de cuirs, pour camoufler son bras métallique. Seulement, il sentit au plus profond de lui que quelque chose n'allait pas.

Le vendeur de journaux le dévisageait étrangement.

Sur le qui-vive, Bucky marcha lentement vers le magasiner, et son regard se porta sur le quotidien local. Le titre était direct et net :

« WINTER SOLDIER CĂUTAT PENTRU BOMBARDMENTUL DIN VIENA »

Avec une photo de Bucky, regardant vers le haut, se faisait attraper par une caméra de surveillance.

Il ne comprenait pas.

Il n'avait pas bougé du pays depuis plusieurs mois.

Ce n'était pas lui le terroriste sur la photo.

Et pourtant, c'était lui.

Comment ?

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Il courut jusqu'à sa planque. Un simple studio dans un vieil immeuble décrépi. Il savait que c'était une mauvaise idée, que ses ennemis devaient sûrement déjà s'y trouver. Mais il devait absolument récupérer son sac à dos, dans lequel il gardait précieusement tous ses carnets, dans lesquels il avait gribouillé les flashs de sa mémoire effacée. Depuis des années, il essayait de reconstituer le puzzle de sa vie. Il ne pouvait plus faire confiance à son esprit. Alors, il avait pris l'habitude de tout écrire.

Tout.

Et il devait absolument récupérer ses souvenirs écrits.

Bien sûr, lorsqu'il arriva dans son étroit appartement, une personne s'y trouvait déjà. Vêtu d'un costume étrange et tricolore, il portait un imposant bouclier parfaitement rond aux couleurs des U.S.A.

Steve se retourna vers son ami. Il le dévisagea longuement, essayant de savoir à quel Bucky il avait à faire en cet instant précis.

- Tu me reconnais ? demanda-t-il avec grand espoir.

Bucky acquiesça :

- Tu es Steve. J'ai lu ton histoire dans un musée.

Steve sourit.

Il voulait emmener Bucky en lieu sûr, avant que ses opposants ne le retrouvent. Malheureusement, un escadron de la GSG 9 débarqua en trombe dans le studio de Bucky.

Le Soldat dut lutter pour sa vie.

Et pour ses souvenirs perdus.

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BERLIN :

Capturé par Everett Ross et emmené de force au « Joint Counter Terrorist Centre Building » de Berlin, Bucky se retrouva enfermé dans une cage de verre spéciale, de laquelle il ne pouvait absolument pas s'échapper, et ce, malgré ses capacités physiques et son bras métallique.

Même Steve Rogers et Sam Wilson se retrouvèrent malheureusement privés de leurs armes et costumes, suite à la violation des Accords de Sokovie.

Pour l'heure, Bucky devait passer un test d'aptitude mentale avant d'être enfermé sur le Raft, pour le restant de sa vie.

Bien entendu, aucune personne de l'Institut ne sut en cet instant précis que le psychanalyste Theo Broussard était en réalité mort, remplacé par le vengeur Baron Helmut Zemo.

Bucky ne put rien faire à part observer l'homme depuis sa prison de verre : Zemo, qui tenait un carnet bien spécifique en main. Entièrement rouge, avec, en son centre, une étoile sombre.

Bucky comprit.

Trop tard.

L'électricité des Buildings se coupa, et le Baron en profita pour ouvrir le carnet et réciter les mots.

Les terribles mots, en Russe, qui permettaient d'activer le Soldat de l'Hiver.

« Желание, Ржавый, Семнадцать, Рассвет, Печь, Девять, Добросердечный, Возвращение на родину, Один, Товарный вагон »

Bucky réussit à démolir sa prison de verre.

Et, une fois libéré du cube, Zemo demanda :

- Солдат ?

- Я жду приказаний. répondit Bucky comme un automate.

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Combattant tour à tour toutes personnes lui bloquant le passage, y compris Steve et Sam, Bucky termina sa course au milieu de la cafétéria de l'établissement. Tony Stark, avec la technologie d'Iron Man ainsi que le Roi T'Challa du Wakanda essayèrent tant bien que mal d'arrêter le Soldat.

Mais, une fois activé, rien ne pouvait stopper le Soldat de l'Hiver, tant qu'il n'avait pas terminé sa mission. Et Zemo n'en avait pas terminé avec lui.

Bucky assomma à la fois T'Challa, Tony, et même Sharon Carter.

Cependant, il y avait bien une autre personne à vouloir arrêter le Soldat.

Une belle jeune femme, entièrement vêtue de noir, avec de magnifiques cheveux roux. Elle se jeta sur le Soldat, et réussit à tenir son emprise sur lui. Emprise que Bucky essaya de briser en étranglant Natasha. Mais cette dernière ne se laissa pas faire. Malgré son souffle coupé, elle avoua, un peu amère :

- Tu pourrais au moins te souvenir de moi...

Mais le Soldat de l'Hiver ne se souvenait pas d'elle.

Et Bucky encore moins.

Jamais.

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THE END

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J'écris depuis que je suis petite. J'écrivais des histoires à ma sœur, lorsque j'avais 8 ans, alors que j'ai souffert de dyslexie pendant presque 15 ans.

Sans en être totalement guérie encore aujourd'hui.

Je rêvais de pouvoir faire voyager les gens dans mes Mondes, dans mon trop-plein d'imagination, pour échapper à la réalité parfois difficile et triste.

Certes, je n'ai pas la patte de Rowling ou l'esprit de Tolkien, parce que je suis moi.

C'est moi qui écris et je m'inspire de ce qui m'entoure, de ce que j'aime, de ce que je regarde, de l'endroit où je suis, etc.

Je n'ai pas non plus de lecteurs, de correcteurs, de retours, c'est vrai...

Mes histoires ne partiront pas.

Mes Mondes seront toujours là, comme un doudou pour moi.

Mes livres traîneront toujours sur Internet, et mes nouvelles resteront encore et toujours sur mes sites de publications, tout comme mes poèmes sur mon Site Web et mes mots/maux dans mes nombreux carnets.

C'est la vie d'un auteur, et on ne l'a choisi pas...

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Un jour, peut-être, des lecteurs me rejoindront et nous pourrons chevaucher des Dragons au-dessus des Mers, pour voyager dans les contrées lointaines des Mondes, et sauver l'Univers de lui-même en utilisant notre Magie.

Et qui sait, déguster un simple Shawarma dans une ruelle de New-York ?