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PROLOGUE

A toutes personnes qui ne le connaissait pas, le jeune homme assis sur le banc blanc du parc de Beacon Hills aurait pu paraitre calme, presque serein. Les yeux dans le vague, immobile, ressemblant à une statue qui contemplait le paysage bruni des arbres à l'automne. Un casque sans fils sur les oreilles, écoutant une musique le transportant dans un mode qui n'appartenait qu'a lui. Cela faisait bien trois heures qu'il était là. Sans bouger. Statique. Aucuns expressions ne filtraient sur son visage aussi neutre et lisse que du marbre. Pour quelqu'un qui le connaissait un tant soit peu, il aurait pu paraitre bizarre que le jeune d'homme de dix-neuf ans accoutré d'un costume noir quasiment trop grand, ne bouge pas.

Pourtant si l'on s'attardait un instant, on pouvait voir ses yeux. Ses yeux couleur ambre habituellement clair, se foncer. On pourrait voir ses yeux gonflés et rougit. On s'apercevrait que sa lèvres inferieur était abimé. On pourrait approximativement dessiner les traces de larmes le long de ses jours. Le col de chemise blanche séchant légèrement sous le vent frais de cette fin de mois de Novembre. On verrait ses mains blanchir alors que le jeune homme tenait fermement les lattes de bois du banc.

Le vent se mit à souffler plus fort en cette fin de journée alors que le soleil commençait à décliner et entamer sa descente pour laisser place à une belle nuit étoilé. Le jeune souffla brutalement et inspira une grande bouffé d'air comme s'il venait de s'apercevoir qu'il avait coupé sa respiration. Il observa lentement son environnement et s'aperçut que le parc était vide et qu'il commençait à se faire tard. Alors qu'il essayait à se décider quoi faire. Bouger ou rester là. De toutes façons, qui s'intéressait à savoir ce qu'il faisait et où il était. Aujourd'hui il venait d'enterrer l'homme de sa vie. Il n'arrivait même plus à pleurer. Son cœur se tari aussi vite que ses yeux ne produisaient de larmes. Il sentit comme un vide aussi profond que le grand canyon et aussi desséché que ce même canyon en période d'été.

Les dernières paroles qu'il lui avait balancé au visage n'étaient pas vraies. Il était en colère contre lui, il lui en voulait, mais aucuns des mots n'étaient vrais. S'il avait su, il ne lui aurait jamais craché ces horreurs au visage. Il l'aimait de tout son cœur. Il le vènerait chaque jour qui passait. Le jeune homme ne pourrait jamais s'excuser et le faire devant un cercueil était un mensonge. Comment pouvait-on s'excuser alors que l'autre ne pourrait pas répondre. De toute façon maintenant il était parti, le mal était fait et le jeune homme ferma les yeux. Même s'il voulait prier ou implorer quelque divinité que ce soit pour envoyer un message a cet être parti trop tôt et trop vite, cela ne changerait en rien les mots qu'il avait eu.

Il sortit de ses pensées quand il sentit un mouvement a ses côtés. Une jeune femme de son âge s'installa sur le banc. Elle fit glissait ses mains tremblantes sur sa robe, lissant les pliures invisibles. Le jeune homme savait que derrière ses grandes lunettes noires, la jeune femme cachés des yeux aussi gonflés que les siens. Des yeux, habituellement si brillant de génie, maquillait à la perfection.

Je pensais que Scott me trouverait le premier !

Le jeune femme ne lui répondit pas et fixa le la balançoire a quelques mètres d'eux, bougeait au grés des fluctuation du vent. Les couleur orangé du ciel se reflétait sur le métal des tiges en fer maintenant la composition droite. Quelques points de rouilles faisaient leur apparition donnant à la balançoire une pointe d'ancienneté. Elle se souvint des nombreuses heures à jouer dans ce parc. Scott, Cora, Stiles et elle, avaient passé des heures entières à se balancer sur ce qu'elle considérait comme un engin de malheur. Souvent c'était le grand frère taciturne de Cora, Derek, qui les poussait. Mais la plupart du temps c'était le papa de Stiles. John Noah Stilinski.

Il l'a fait ! Répondit-elle simplement.

D'accord ! Souffla le jeune homme.

On devrait rentrer ! Affirma Lydia en se levant.

Stiles la regarda se tenir immobile a ses cotes, le visage tourner vers la balançoire. Il avait envie de courir. Prendre n'importe quel objet et la détruire. Il avait mal. Rester là à regarder cet objet qui lui rappeler tant de souvenirs heureux. Mais partout où il allait lui rappeler à son souvenir. Avoir un père Sherif d'un petite ville ne pouvait que lui rappeler que l'homme de loi était passé partout. Il avait des souvenirs de cet homme a chaque endroit, chaque parcelle de la ville.

La boutique de Comics que Stiles aimait tant. Le diner ou ses parents l'emmenaient le vendredi soir. Le cinéma ou il avait eu son premier baiser mais aussi sa première réprimande par son père. Le lycée. Le poste de police. Chaque chose lui rappelait cet être qui n'était plus là aujourd'hui. Cet être qui avait rejoint la femme qu'il aimait. Cette femme partit dix ans auparavant.

Rentrer où ? Demanda Stiles en se levant mais dont la conviction n'était pas là.

Rentrer à la maison ! Souffla Lydia en lui prenant la main.

*_*

Le fauteuil de bureau grinça quand il s'affala bruyamment dessus. La musique en fond sonore le berça quelques instants. Fermant les yeux, il soupira doucement en espérant pouvoir se reposer quelques minutes avant que Lydia ne débarque pour faire la comptabilité.

Claudia Stilinski avait ouvert il y a vingt ans de cela, un Bed and breakfast alors que Noah son époux devenait le shérif de la ville de Beacon Hills. Au fur et à mesure des années, l'établissement obtint une petite notoriété dans le compté pour l'accueil et la gentillesse du personnel et de l'hôtesse de maison. Même enceinte de Stiles, Claudia s'occuper de gérer son bijou jusqu'au terme de sa grossesse. Elle savait qu'elle pouvait compter sur Mme Hélène son intendante, en qui elle avait entièrement confiance.

Sous les ordres de Mme H, comme aimait l'appeler Stiles, se tenait Mary et Laureline, les deux femmes de chambres. Dans les cuisine, Tobias et Marjolaine, un couple aussi fantasque qu'adorable s'occupait de nourrir pensionnaires et travailleurs. Les allées fleuris et le jardins arrière de la maison étaient entretenu par Igor, un ancien Marines à la retraite qui aimait passer son temps à discuter avec ses fleurs plutôt qu'avec les mortels. Pendant les période de printemps quand le beau temps arrivé, Claudia faisait appel à une société de paysagiste pour rendre à son terrain une seconde jeunesse après les hiver rude qu'ils venaient de subir.

Stiles jeta un rapide coup d'œil à la seule photo qu'il avait laissé sur le bureau. Une pointe de nostalgie l'envahie quelque instant avant qu'il ne se reprenne rapidement. Trois sourires. Un homme tenant dans ses bras un enfant de six ans qui riait à gorge déployé tandis qu'une femme au sourire comblé et complice les regardait avec un amour infini. Le paysage d'un jardin en plein été complété le tableau. Une belle journée avant la déchéance quelques mois plus tard.

L'établissement était silencieux et cela lui faisait du bien. Tous les pensionnaires étaient partis, les derniers le matin même. Mme H, Laureline et Mary avait pris deux semaines bien mérité après des semaines de travail acharné malgré leur propre deuil. Tobias et Marjolaine était partis voir de la famille dans le nord du pays après avoir préparé quelques plats et encas pour lui. Ils étaient vraiment adorable. Igor s'était retiré dans sa cabane dans la forêt de Beacon Hills a quelques kilomètres. Stiles savait que malgré son repos, l'homme passerait voir et entrainer plantes et fleurs tous les deux jours.

Le jeune homme n'avait pas arrêté depuis l'enterrement de son père. Tout le monde avait travaillé d'arrache-pied pour mettre de côté leurs sentiments. Il leur avait donné une semaine de congés, les prochains pensionnaires ne venaient que dans deux semaines alors il pouvait largement leur donner. Et cela lui donnait un moment pour réfléchir et se reposer aussi. Il en avait bien besoin. C'était une idée de Lydia sa meilleure amie et aussi comptable. Ils devaient voir ensemble ce qu'il allait faire. Stiles étant fils unique et en possédant aucune autre famille, il hérité de tout. La maison familiale. Le Bed and Breakfast. Tout. Et Stiles ne savait définitivement pas quoi faire. Vendre à Lydia et partir loin. Mettre en gérance et s'installé dans une autre ville ou rester dans la maison de son enfance. Ou tout gardé et rester.

Alors qu'il s'étirait bruyamment, les tubes du carillon de la porte d'entrée se mirent à tintaient annonçant la présence de quelqu'un. Stiles haussa les sourcils car seule Lydia devait passer aujourd'hui et la jeune femme n'entrait que par la porte de derrière après avoir garé sa voiture. De plus, la porte d'entrée aurait dû être fermé après le départ de Mme H. Se levant prestement, le jeune homme s'avança rapidement vers l'accueil pour accueillir la personne qui n'était pas inscrit dans le registre.

Stiles se fixa, se changeant en statue de marbre. Un jeune homme de son âge se tenait dans le hall regardant avec attention les différentes photos des pensionnaires passé avec le personnel accrochaient au mur. Certaines célébrité étaient venu se ressourcer ici et avaient eu la sympathie de faire une photo avec un membre du personnel, Claudia, Noah ou même Stiles quand il était là.

Mais ce qui frappa Stiles, c'était la beauté lumineuse du jeune blond dans l'entrée. Même s'il pouvait voir une certaine tristesse dans son regard. Le blond était de la même hauteur que lui. Des cheveux blond comme les blés qui lui tombaient sur les épaules. Des yeux bleu vert intenses. Un petit nez symétrique. Des lèvres appelant à la débauche. De larges épaules encadrant un torse manifestement musclé sous un tee shirt gris anthracite à motif sportif . Un bassin musculeux avec de longues jambes athlétiques sous un petit short de sport gris.

Bonjour ! Stiles recula précipitamment et croisa le regard étonné et amusé de Lydia qui entra accueillir le jeune homme.

Depuis combien était-elle là à l'observait ? Il devait alors l'air débile a épiait le blond, à examiner la moindre parcelle de peau comme un physionomiste devant les boite de nuit, ou même un obsédé en manque devant un canon de beauté. Il devait être franc le nouveau venu était d'une beauté que Stiles n'en avait jamais vu. Il connaissait son orientation sexuelle depuis bien longtemps et ne s'en était jamais caché. Déjà tout petit il voulait se marier avec le frère de son amie Cora. Il était vrai que Derek Hale était une bombe sexuelle avec des yeux sombre, une mâchoire carré, des cheveux en bataille noir ou l'on voudrait bien glisser ses doigts. Sans parler de sa musculature à faire baver n'importe qui.

Bonjour Madame…

Appelez-moi donc Mademoiselle !

Stiles soupira. Il l'imaginait tellement bien en minaudant comme une écervelée devant un dom juan, à battre des cils éhontément et se balançait d'un pied sur l'autre.

J'ai réservé la chambre Stiles pour deux semaines !

Stiles expira. Quelle idée avait eu sa mère de nommer les chambre aux prénoms de sa famille. Heureusement pour lui, elle n'avait pas mis son véritable nom, sinon le blond serait toujours en train d'essayer de le prononcer.

Mais nous n'avons … Ah si ! Stiles pouvait entendre l'étonnement de Lydia alors qu'elle était en train de feuilleter le planning des réservations.

Vous tombez mal, nous n'avons plus de personnel, je croyais que les réservations reprenaient dans deux semaines et je vois que c'est Mr Stilinski qui a pris votre réservation. Déclara Lydia avec sa voix légèrement basse.

Pas de soucis, je peux quand même séjourner ?

Bien entendu Mr … Whittemore !

Je vais voir ou se trouve le propriétaire et je reviens… Ah te voilà !

Stiles avait décidé d'aider Lydia quand elle avait prononcé le prénom de son père. Elle aussi était en deuil, elle avait perdu un second père quand Noah avait été fauché par un chauffard en pleine nuit alors qu'il rentrait à la maison après une longue garde de nuit au poste.

Quand son regard croisa celui du blond, son cœur se mit à battre plus fort. Trop fort. Il avait le sentiment que tout le monde pouvait l'entendre. Le temps se suspendit quelques secondes, il avait l'impression que cela faisait une éternité. Il avait plongé dans un abime de bleu vert et s'y noyé alors qu'il venait de la rencontrer. Il déglutit en avançant naturellement vers le blond et Lydia. Prenant une voix qu'il souhaitait assurer, il s'installa à coté de Lydia et parla.

Bonjour Mr Whittemore ! Je vais m'occuper de vos bagages pendant que Mlle Martin va vous expliquer les petits changements dû au manque de personnel.

Un léger silence s'installa pendant que Stiles s'engagea vers les deux valises du blond. Bagages en main, il se retourna et croisa le regard hébété du blond. Il se demanda un instant ce qu'il se passait jusqu'à ce que Mr Whittemore déglutît et afficha un sourire a damné tous les saints.

Merci Mr ?

Mr Stiles Stilinski, le nouveau propriétaire de l'établissement ! Tenta Stiles d'une voix professionnelle.

Stiles compris que le blond était perdu aux expressions qu'affichaient son visage. Il était encore dur pour lui d'expliquer pourquoi l'établissement était à son nom et pourquoi il portait le nom de l'établissement en question. Malgré cela, le blond se reprit et hocha de la tête trop rapidement et fit craquer ses cervicales quand il se tourna vers Lydia qui souriait de façon étrange pour Stiles.

Alors qu'il montait les bagages, Stiles entendit Lydia expliquait au nouveau venu que Stiles et elle, seraient les seuls à lui servir d'hôtes après un accident survenu quelques semaines plutôt. Les personnes travaillant ici avaient été prié de prendre des congés et sa réservation étant prise par l'ancien propriétaire, avait été légèrement oublié. Oublié ? Stiles ne l'avait même pas vu, pourtant son père écrivait en gros sur le registre des nouveaux arrivants, mais Stiles ne l'avait pas ouvert depuis l'accident. Il pensait que Lydia l'avait fait. Mais apparemment pas.

La chambre Stiles était celle qui était la plus chère dans l'établissement. Mais surtout la plus belle, aux yeux de sa défunte mère. Elle y avait mis tout son amour et sa créativité dans celle-ci faisant d'elle un sorte de havre de paix et de bien-être.

En entrant des celle-ci, on tombait directement sur un petit couloir qui menait à la chambre avec un lit en baldaquin. Sur les côtes deux tables de chevet ou trônaient sur chacune une lampe façon lampe à huile de l'ancien temps. Devant le lit, un coffre banquette était disposé. Face à lui une baie vitré donnant sur la terrasse qui jouxtait le petit salon. Stiles déposa les deux valises à la droite du lit a côtés de la penderie

Face au lit, une autre pièce faisant office de salon avec une grande bibliothèque, une petit table basse en bois avec une vitre dessus et deux fauteuil. Dans la coin gauche une grande salle de bain avec baignoire et lavabo double vasque à la française et un grand miroir. Sur le coin droit, une grande baie vitré donnait sur la terrasse dominant tout le jardin.

Quelques décorations avaient été placé par sa mère. Trois tableaux qu'elle avait peint elle-même au paysage champêtre et fleuri. Les peintures veillaient bien mais les cadre commençaient à perdre les couleurs dorés que Claudia aimait tant. Il faudrait qu'il pense à les retoucher quand il n'y aurait personne. Dans le petit salon, un petit bouquet de fleur trônait sur la table basse. Surement Mme H avait dû lire l'agenda et préparer la chambre avait de partir.

Un amour de petite bonne femme. La chambre était propre, les fenêtre ouvertes. Il inspira à plein poumons l'odeur de la rosé du matin et des produits bio que Mme H confectionnait pendant son temps libre pour nettoyer et astiquait la maison du sol au plafond. Définitivement Mme H savait et avait préparer en conséquence. Mais pourquoi ne lui avait-elle rien dit. Il comprit de suite la multitude plats qu'elle avait confectionné en plus des siens.

Un raclement de gorge le sorti de ses pensées et il se retourna comme un enfant pris sur le fait d'une bêtise en cours.

Mes excuses ! Déclara Stiles face au regard encore plus pénétrant du blond alors qu'il s'avançait vers la porte d'entrée.

Jackson ! Répondit le blond.

Comment ?

Je m'appelle Jackson ! Répéta le blond dont le sourire ravagea définitivement le cœur de Stiles.

Enchanté Mr … Jackson ! Si vous avez besoin de moi, je suis à votre disposition pour la durée de votre séjour !

« Ou pour tout ce qu'il voulait », pensa Stiles.

Il s'étonna lui-même de ses pensées. Il était encore en deuil et il pensa qu'a une chose. Sauter sur cet inconnu, lui arracher ses vêtements et lui faire l'amour sauvagement sur ce lit, ou contre la porte de la penderie, ou même sur le transat de la terrasse.

J'en prend note ! Lui répondit Jackson qui sourit encore plus.

Le cœur battant, le souffle court et les joues rouge, c'est comme ça qu'il sortit de la chambre. Il dévala les escaliers comme pourchassé par un monstre imaginaire aux yeux profond et au sourire ravageur. Arrivé en bas, il reprit sa respiration et tomba sur le visage amusé de Lydia qui observait attentivement sa réaction.

Je …

Laisse tomber, j'ai de la comptabilité à faire et je prends quelques jours de congés aussi…

Quoi ? Maintenant ? Pourquoi ? Mais …

Ma mère arrive demain et je vais devoir l'occupé quelques jours avant que son nouveau chéri débarque à son tour, ils restent une semaine et tu sais que je ne peux pas laisser ma mère seule sinon c'est le chantier chez moi. Souffla Lydia apparemment déjà fatigué de l'arrivée inopiné de sa mère à Beacon Hills.

La dernière fois ma maison ressemblait à une fête de quinceañera au bout d'une journée, invité des inconnus à une pool party non mais je te jure, comme si c'était sa maison ! Râla la blonde vénitienne en se dirigeant vers le bureau.

Stiles resta quelques instants seul à digérer le fait qu'il allait rester seul avec un fantasme sur patte. Scott son frère de cœur était partit en conges avec sa fiancé Kira à New York. Derek travaillait d'arrache-pied dans la réserve. Melissa McCall, la maman de Scott, était parti avec son fils pour rencontrer les parents de Kira. Son équipe était parti en vacances. Seul Igor passerait de temps en temps. Il était foutu.

*_*

Stiles s'était fait surement des films à l'arrivé de Jackson Whittemore. Déjà trois jours et il ne l'avait presque pas vu. Le blond n'était sorti que très peu de sa chambre et n'avait pas souhaiter le ménage. Il descendait le matin rapidement pour prendre son petit déjeuner et préférait manger le soir dans sa chambre sur la terrasse. Le temps clair et doux de cette fin du mois d'Octobre était clément pour l'homme blond. Il devait donc profiter de cette clémence pour diner sur sa terrasse et profiter du calme ambiant de la maisonnée.

Stiles aussi en profiter pour réfléchir à ses plans d'avenir. Il ne savait toujours pas s'il allait garder l'établissement. Lui qui avait commençait des études de journalisme, il était là à faire ce que ses parents avaient commencé. Il n'avait jamais réfléchi à prendre la succession pensant que son père resterait auprès de lui encore très longtemps.

Il souffla longuement, installé dans un fauteuil du salon principal. La perte de son père le faisait encore souffrir. Elle avait été tellement soudaine. Il se souvient encore de cet appel de Jordan Parrish, l'adjoint de son père. Un long silence pesant tandis que Stiles tentait de comprendre les paroles simple de l'adjoint. Le matin même, il s'était levé avec cette angoisse sourde qui vous prend aux tripes. Cette douleur lancinante qui vous dit que la journée va être catastrophique.

Et ce fut le cas. Dès que l'adjoint avait raccroché, Stiles avait pris toutes ses affaires et avait roulé comme s'il avait la diable à sa poursuite. Miraculeusement, sur deux états, aucuns policiers n'étaient présent pour le verbalisé, même pas un petit flash qui lui aurait valu le retrait de tous ses points de permis en une seule fois. Comme si le monde entier savait. Quand enfin il arriva, le cauchemar commença !

Le jeune homme posa sur le guéridon a ses cotes, l'album photo qui feuilletait depuis quelques minutes. Il commençait à avoir soif et décida de se servir une bonne limonade préparé de la veille par ses soin avec des citrons du jardin qu'Igor avait laissé devant la porte de la cuisine. Se servant un grand verre bien frais, il sortit un autre verre et y versa une bonne dose avec quelques glaçons aux concombre qu'il avait confectionnait le matin. Il le posa sur un plateau et y rajouta quelques cookies encore un peu chaud. Il aimait bien s'occuper en cuisinant, cela lui vider la tête et permet à son cerveau de déconnecter tant il faisait machinalement.

Montant les marches, il se demanda si son geste ne paraitrait pas mal pris. Il se sentait un peu seul dans cette grande maison vide, alors voir quelqu'un lui sourire ne lui ferai pas de mal. Alors qu'il frappa à la porte, Stiles entendit des éclats de voix. La porte s'ouvrit violement et l'expression sur le visage de Jackson n'augurait rien de bon. Un sourire et un geste de la main, l'invitant à entrer, Stiles ne se fit pas prier pour déposer vite fait et déguerpir. Mais quelle idée il avait eu !

J'ai laissé ma carte bancaire a la maison après avoir retiré assez d'espèce, j'ai éteint mon téléphone portable et pris un jetable, j'ai laissé tout ce qui pouvez vous permettre de me retrouver et effacer tous mes historiques électronique. Expliqua Jackson a une personne au téléphone qui semblait l'agacé.

Foutez-moi la paix, je ne reviendrais que dans une semaine et demie quand vous vous serez mis d'accord, sinon je reste où je suis !

Stiles regarda Jackson raccrocher, ouvrit le téléphone et retirer la puce de celui-ci.

Vous n'êtes pas un fugitif rechercher par le police, non de toute façon si vous l'étiez, vous ne me le diriez pas, mais quand même…

Calmez-vous Stiles, je parlais à ma mère ! Répliqua Jackson en souriant devant son air terrifié. Mais je suis quand même un fugitif en quelque sorte !

Qu'a donc fait votre mère pour que vous la fuyez ? Demanda sans réfléchir Stiles.

Le jeune homme s'excusa rapidement de sa question indiscrète en voyant le visage de Jackson se fermer. Cela ne dura que quelques secondes et le cœur de Stiles se remit à battre furieusement quand le sourire de Jackson s'anima sur son visage quand il aperçut le plateau qu'il lui avait emmené.

C'est un petit extra, je me suis dit que peut être vous aimeriez ! Tenta Stiles alors qu'il s'approchait de la porte de la chambre.

Vous ne connaitriez pas un endroit calme avec beaucoup de verdure ou je pourrais m'allonger et respirer un bon coup ?

Stiles connaissait l'endroit parfait décrit par Jackson. Seulement c'était son endroit secret. Enfin pas si secret mais « son » endroit. Réfléchissant vite, il prit la bonne décision. Enfin il l'espérait.

Mangez un morceau, je vous y emmène cette après-midi !

La lueur de remerciement dans les yeux de Jackson valait beaucoup pour Stiles qui commençait à se demander si son petit béguin pour le blond n'était pas quelque chose plus profond quand il pensa furtivement à son départ dans une semaine et demie.

Stiles avait oublié. Il avait oublié la sensation du vent sifflant entre les tiges de blés sauvages. Le léger chant des insectes dont la mélodie pouvait le calmer quand il était petit. La rudesse mais aussi la douceur et l'odeur de la terre meuble sous ses doigts alors qu'il est allongé. La douce chaleur du soleil d'Automne sur sa peau blanche. C'est ici qu'il venait se réfugier quand les choses n'allaient pas.

C'est ici que son père venait le chercher quand la nuit commençait à tomber et qu'il ne rentré pas à l'heure. Noah venait s'allonger à ses côtés et lui parlé de Claudia. Sa Claudia. Leur Claudia. Une femme. Une mère. Un roc. Ils pouvaient passer des heures allongés au sol en discutant d'elle. Souriant de certaines de ses bêtises. Rigolant de sa tête lorsqu'elle rater un plat aussi facile que des yeux au bacon. Pleurant en silence sa disparition trop rapide. Se consolant de son absence comme il le pouvait.

Couché au sol, Stiles pouvait voir le visage presque serein de Jackson a ses cotes. Têtes cotes à côtes, les corps en opposition, si Stiles relevait le bras au-dessus de sa tête, il pourrait effleurer celui de l'homme qui somnolait à ses cotes. Le brun profitait du presque silence de la nature, car Jackson avait mis de la musique dans ses oreilles et semblait presque danser sur la musique classique qui tournait depuis un moment.

Tournant la tête, Stiles observa le visage de Jackson. Il était vrai que le blond était beau, mais il n'avait pas fait attention aux rides de fatigues qui cernaient ses yeux, preuve de sommeil agité, il en connaissait quelque chose, Noah son père avait les mêmes quand Claudia était décédé. Puis ce fut son tour quand Noah rejoignit Claudia dans leur dernière demeure. Qu'est ce qui pouvait mettre Jackson dans cet état. Il s'étonna de ses questionnements. Il ne le connaissait pas et bientôt le blond repartirait, il ne savait où ? Possiblement marié ? Hetero ? Ou même gay avec des enfants ? Probablement vivait-il avec un tableau de chasse masculin et féminin impressionnant ? Stiles ne savait même pas où il vivait. Ni même ce qu'il faisait dans la vie. Même pas son âge, il n'avait pas eu la curiosité de regarder dans le dossier de réservation.

Faut dire qu'il n'avait pas envie de souffrir après sa déception avec Ethan Steiner, le frère jumeau du petit ami de Lydia. Contrairement à son frère, Ethan préférait la conquête, même en couple. Stiles en avait fait les frais. Deux ans de relation pour s'apercevoir que le sportif accumulait les conquêtes d'un soir ou d'une semaine sous son nez depuis le début de leur relation. Chose qui n'avait pas plu à papa Stilisnki quand il l'avait pris sur le fait dans les toilettes d'un bar ou il avait dû intervenir pour une bagarre alors qu'il faisait son affaire avec un homme marié dans les toilettes.

A quoi penses-tu ?

Stiles revint au présent et tomba sur le regard triste de Jackson qui le fixait intensément.

A l'amour et aux conséquences de la tromperie et du mensonge ! Répondit Stiles en oblitérant le tutoiement.

Vaste sujet ! Sourit tristement Jackson alors que sa main se glissa dans les cheveux de Stiles presque comme une habitude.

Stiles soupira et ferma les yeux sous l'attention. Il aimait se geste intime et simple. Sa mère avait l'habitude de calmer ses angoisses en lui caressant le tête. Après ça, Lydia fut la seule à pouvoir lui caresser les cheveux lors de leur soirée Netflix. La douce caresse qu'exercé Jackson le fit frissonner. Stiles rouvrit les yeux pour s'apercevoir que Jackson s'était allongé sur le côté. Par automatisme, Stiles fit de même et les deux jeunes hommes étaient si proche que Stiles pouvait sentir la chaleur de la respiration de Jackson. Ils auraient pu presque s'embrasser comme ça.

Comme si le blond avait lu ses pensées, il se rapprocha et déposa ses lèvres sur les siennes, juste comme ça, posé l'une contre l'autre, attendant surement le consentement de ce dernier. Frissonnant encore, Stiles ouvrit les lèvres de désir dans un petit râle qui donna au blond le top départ. Ce fut la première fois pour Stiles, la première fois d'un baiser doux et impérieux. Leurs bouches apprenaient à se connaitre même si le brun avait toujours eu l'impression de la connaitre. Comme une sensation de trouver sa place.

Stiles émit un son de contestation que Jackson s'écarta mais le brun n'eut pas le temps d'ouvrir à nouveau les yeux, qu'un corps chaud se colla à lui. Oubliant complètement ou il se trouvait, Stiles accrocha ses bras autour du cou de Jackson et rapprocha le contact. Leurs lèvres se retrouvèrent à nouveau dans un baiser plus brutal, plus torride. Stiles se sentait apaisé, léger dans les bras de cet homme. Il avait la sensation qu'un poids se libérer de sa poitrine et de ne vouloir faire qu'un avec le corps face à lui.

A contre cœur, Stiles du s'éloigner pour reprendre sa respiration. Il ouvrit les yeux et découvrit le regard luxurieux de Jackson. Il avait l'impression d'y voir des feux d'artifice du 14 Juillet, fête national française lors de ses 7 ans en voyage dans la capital française avec ses parents.

Ça va trop vite ? demanda Jackson inquiet mais fiévreux.

Oh non, j'attends ça depuis ton arrivé ! Répondit Stiles quand il le planqua au sol tandis qu'il lui grimpait dessus sous les rires de Jackson.