Ouf, j'ai tenu les délais et j'ai même pu finir tout ce que j'avais à faire pour la fac, je vais donc pouvoir reprendre un rythme d'écriture correct !

Merci d'avoir lu et commenté le chapitre précédent !


Chapitre 66

Installé dans un café, les fesses vissées sur une banquette capitonnée en cuir rouge, Killer Bee agitait la tête au rythme de la musique qui était diffusée par le haut-parleur fixé sur le mur au-dessus de lui. Sur la table qu'il s'était appropriée, il avait étalé ses papiers, son répertoire, son téléphone et sa tablette numérique.

Sur une feuille, la tasse de café à présent vide avait déposé un cercle brun.

Depuis qu'il avait appris la mort de Danzô Shimura, le journaliste avait bien réfléchi et décidé de laisser la piste de côté pour le moment. Vu la trouille qui avait blanchi le visage de Roshi, il n'était pas question de prendre un tel problème de face. Killer Bee croyait son indic quand il disait qu'il risquait sa vie en mettant ses doigts dans une telle affaire, mais au lieu d'y lire un immense panneau « STOP », le reporter avait conclu qu'il lui faudrait plutôt redoubler de prudence.

Aussi avait-il choisi, lorsque plusieurs contacts lui avaient raccroché au nez quand il avait commencé à prononcer ce nom, de ne pas enquêter frontalement sur la mort de Danzô Shimura.

Il s'était peut-être trop éloigné de son objectif – un article juteux sur Tsuki –, mais à présent qu'il s'était recentré, il était revenu directement au cœur de l'action.

Il y avait, donc, un prêtre armé qui essayait de vider son chargeur sur une star du X. La pornstar avait un colocataire flic en forme et décoré d'une médaille peut-être trop clinquante pour un simple démantèlement de réseau d'arnaque à la carte bancaire. Même si les faits d'armes de l'inspecteur Uzumaki n'étaient pas non plus insignifiants – ils étaient suffisamment brillants pour qu'il soit envisagé de lui filer une promotion –, la médaille était disproportionnée.

Mais là n'était pas la question. Bee écoutait son instinct et il savait que suivre la piste du colocataire risquait de faire l'effet d'un pétard mouillé, il n'y avait rien à dire sur ce type, rien du tout.

Dans le doute, il avait tout de même épluché les anciens dossiers de son maître pour examiner la flicaille qui l'empêchait d'enquêter, mais il n'avait rien trouvé. Les notes d'Hachibi étaient codées et Bee n'avait jamais su qui était « 1 ».

Comme cette piste était éventée, le journaliste s'était recentré sur le cœur de son objet. Tsuki serait inaccessible. Les rares fois où il l'avait aperçu depuis la conférence de presse, il était cerné par les poulets et le colocataire scannait tout ce qui passait dans les environs avec un air de chien de chasse.

C'était donc un mauvais mouve de me dévoiler, conclut Bee. Mais il n'avait pas dit son dernier mot, encore. C'était mal le connaître de penser qu'il allait renoncer pour si peu.

Si suivre la victime de la tentative de meurtre ne l'aidait pas, rien ne l'empêchait de se pencher quand même sur le présumé coupable.

Il avait épluché minutieusement toutes les informations qu'il avait pu trouver sur Danzô Shimura et avait passé un temps incalculable dans les archives.

Il se trémoussa de plus belle sur son bout de banquette, agitant les bras et la tête en rythme, poussant sur sa voix quand le refrain de la chanson résonna dans ses oreilles.

Don't try to live so wise ! Don't cry 'cause you're so right !

Malgré le regard du barman qui se braqua sur lui, Killer Bee n'interrompit pas son chant avant d'avoir terminé le refrain, puis il finit par se taire quand la musique changea, reportant ses yeux sur ses papiers et retournant à sa concentration.

Ce qui l'avait intrigué, avant tout, c'était l'arme de Shimura. Un tel calibre n'était pas une arme qu'on pouvait se procurer dans une armurerie classique, c'était un modèle de collection, une arme utilisée par l'armée quand le prêtre était encore jeune. Alors même s'il avait eu un permis de port d'armes – ce qu'il n'avait pas, Bee avait vérifié –, il n'aurait pas pu s'acheter un revolver de ce genre par les voies normales.

Pour autant, Killer Bee avait du mal à se figurer où le père Danzô avait pu se procurer une telle arme. Il était loin du milieu depuis longtemps, maintenant, mais à sa connaissance, il n'y avait pas de trafic d'armes de guerre dans le secteur – et le prêtre ne quittait jamais vraiment la ville.

Il attendait qu'un de ses contacts le rappelle avec des informations viables.

C'était tout sauf discret et prudent, bien entendu, mais il n'était pas entré dans le métier pour se contenter d'écrire pour la rubrique des chiens écrasés – ou rédiger un énième test pour un sextoy absolument pas innovant.

Si ses ambitions s'étaient assoupies pendant un temps, puisque son meilleur soutien était mort, il sentait quelque chose s'éveiller en lui, le sursaut de la passion, grâce à cette affaire prodigieuse qui lui était tombée sur le coin du museau. Un jour, après tout ça, il remercierait Tsuki.

Mû par une inspiration soudaine, il empoigna une nouvelle feuille pour commencer à rédiger la phrase qu'il prononcerait en l'honneur de la pornstar quand il recevrait le prix Lariat de journalisme, mais il s'interrompit après deux mots, son téléphone vibrant sur la table.

— Yeah, décrocha-t-il, t'es bien sur le portable de Killer Bee.

Il se redressa à l'instant même où il reconnut la voix de son indic. L'appel dura à peine quelques minutes, le temps que le journaliste pose une poignée de questions, notant avec minutie les réponses qu'il recevait.

Quand il raccrocha, il avait un nom – Choseki Tanzaku – et un moyen d'entrer en contact avec le trafic d'armes de guerre qui avait fourni Danzô Shimura.

— J'ai le vent en poulpe ! s'écria-t-il en singeant la phrase fétiche de son maître.


— Quelle arnaque !

L'exclamation de Yahiko tomba dans l'open-space et se perdit dans un ricanement étouffé qui provenait de derrière lui. Le lieutenant pivota sèchement pour fusiller Hidan d'un regard sombre alors que Tenzô et Mui échangeaient une œillade amère.

Devant, dans l'immense pièce qu'occupait la police militaire à l'extérieur de la ville, de la paperasse s'entassait partout, y compris sur les bureaux qui avaient été ajoutés pour recevoir une partie des forces spéciales.

Ce n'était absolument pas ce qu'avait prévu Yahiko. Lui avait prévu de pouvoir avancer dans son enquête et obtenir enfin une victoire contre la pègre. Parvenir à prendre une longueur d'avance sur ces malfrats aurait pu considérablement améliorer le moral de ses hommes – et le sien – et la colère qu'il ressentait à l'idée qu'Hidan les ait fait venir pour traiter des dossiers en attente le scandalisait au plus haut point.

Une main taquine s'abattit sur son épaule et, en périphérie de son champ de vision, il vit apparaître l'air bien trop satisfait d'Hidan.

— T'as rien pour moi, en fait, éclaircit Yahiko en se dégageant des doigts de son homologue de la police militaire. J'ai laissé mes hommes et ma famille derrière moi pour que dalle.

— Oh allez, ironisa Hidan en passant le seuil de la porte pour s'approcher du reste de son équipe, fais pas la gueule, Carotte. En plus, de ce que j'ai compris, c'est pas vraiment ta famille que t'as laissé derrière toi, c'est celle d'Uzumaki. Ou alors, la gonzesse est incluse dans le starter-pack de lieutenant ?

Yahiko inspira bruyamment et ferma les paupières pour se forcer à se calmer. Il connaissait bien Hidan, depuis le temps et ce dernier avait toujours adoré appuyer là où il savait les autres sensibles.

Quand il rouvrit, les paupières, ses prunelles bleues attrapèrent celles d'Hidan qui leva les mains en signe de paix.

— Ok, je suis allé trop loin, pardon. On croule sous la paperasse, ici. On a des dizaines et des dizaines de dossiers en retard et ils sont classifiés. Vous êtes les seuls qui peuvent nous aider.

Il glissa les mains dans ses poches alors que Mui et Tenzô suivaient Yahiko à l'intérieur de la pièce.

Sans fenêtre, dotée de plafonniers à la lumière aride, les murs blancs et ternes contre lesquels s'alignaient des armoires qui semblaient presque ployer sous le poids des dossiers qu'elles contenaient, ce n'était clairement pas une salle accueillante. L'état d'alerte dans lequel était la brigade de Yahiko l'avait forcé à empaqueter ses affaires et à prévoir de s'absenter pour plusieurs jours. Ça arrivait souvent, bien entendu, mais à présent, il laissait derrière lui sa compagne et sa filleule. Savoir que c'était pour rien l'agaçait.

— Sérieusement, enchaîna Hidan en s'installant à son bureau, on a vraiment besoin d'aide. Y a peut-être effectivement quelque chose qui relie mon trafic à ton parrain, mais j'ai rien de concret, pour l'instant. Je pressens qu'un truc énorme va bientôt se passer, mais je ne parviens pas à déterminer quoi, parce que…

Il écarta les mains pour désigner les bureaux.

— Juge par toi-même. Votre intervention n'est pas inutile, j'ai réellement besoin de votre soutien.

Yahiko finit par céder d'un mouvement d'épaules et il s'avança jusqu'à son bureau où il s'installa, faisant signe à ses hommes de faire de même. Obéissants, ni Tenzô ni Mui n'envisagèrent de protester.

— Fais-nous un topo sur ton trafic, exigea Yahiko.

Redevenant le plus sérieux du monde, Hidan hocha la tête alors que la lourde porte se verrouillait quand elle eut fini de se refermer.

Il expliqua que, quelques mois auparavant, dix-huit, pour être très précis, l'armée s'était aperçue que des armes de guerre étaient régulièrement envoyées au rebut sans jamais parvenir aux instances de recyclage.

Rapidement mandatée pour enquêter, la police militaire avait découvert que les armes étaient détournées et incluses dans un trafic de moyenne envergure qui commençait à enfler et à fricoter avec des personnes réellement dangereuses.

— Ce sont de petites frappes, grimaça Hidan d'un air dégoûté. Ils n'ont clairement pas le talent nécessaire pour être de grands criminels. Par contre, ils ont de la chance.

De lourdeur administrative en disparition de témoin – comme Danzô Shimura, mais il n'était pas le seul – Hidan n'avait jamais réussi à amasser suffisamment de preuves pour pouvoir intervenir et le flagrant délit n'aurait pas suffi à désamorcer l'entièreté du trafic. Malheureusement, sans être des génies du crime, ils n'étaient pas totalement stupides et savaient cloisonner.

— Comment sont-ils arrivés à survivre dans ce milieu s'ils sont si nuls ? souleva Tenzô. La chance n'explique pas tout…

Yahiko lui accorda le point et Hidan grogna sourdement en agitant sa souris avec frénésie.

— Y a pas de concurrence sur le marché, soupira-t-il.

Et le lieutenant des forces spéciales ne pouvait pas le nier. Il y avait peu d'occasions de se lancer dans le trafic d'armes et s'il en croyait le dossier qu'il avait sous les yeux, effectivement, le petit truand à la tête du trafic d'armes avait eu beaucoup de chance. Il avait rapidement grossi et l'enchaînement des galères pour l'unité d'Hidan expliquait en grande partie pourquoi Choseki Tanzaku, l'homme à la tête de ce trafic, parvenait à survivre si longtemps.

— Vrai que mon client trempe pas là-dedans, approuva Yahiko. Il pouvait pas avoir tous les défauts du monde, ce salopard, y a deux-trois trucs qu'il touche pas.

— Ouais, bah, si j'étais toi, je surveillerais quand même mes arrières, s'alarma Hidan. Y a un truc pas net, ces temps-ci, j'ai tous mes indicateurs qui passent au rouge. Je sais pas ce qui est en train de s'agiter, mais la tension a monté de plusieurs crans, du côté de mon trafic.

Yahiko échangea un regard avec ses hommes, puis il soupira.

— Ouais, chez nous aussi, ça s'agite. On a retrouvé des cadavres, ça correspond aux méthodes d'élimination classiques de la pègre, mais certains étaient de parfaits inconnus, on ne sait toujours pas pourquoi ils sont morts. J'ai demandé un coup de main à Nagato sur ce coup-là, y a quelques mois, mais ça lui disait rien non plus. On est totalement dans le noir, depuis qu'on a perdu notre indic principal. Y en avaient certains qui montraient des signes d'envie de nous parler, mais quand on a retrouvé les morceaux de cadavre de notre gars, bizarrement, plus personne n'a voulu prendre le risque.

La perte d'Obito avait été tragique, vraiment. D'un point de vue personnel, déjà. Si Yahiko avait eu des liens distants avec l'homme, ça ne l'empêchait pas de le trouver sympathique.

Cependant, ce qui avait été le plus saisissant, c'était la perte de toutes leurs sources concernant la mafia d'un même coup. La plupart étaient toujours vivants, mais ils refusaient de parler. L'exemple qui avait été fait avec Obito avait été particulièrement efficace.

— Salopard, marmonna Yahiko dans sa barbe avant de se concentrer sur le dossier qu'il devait traiter.

Plus vite ils parviendrait à classer tout ça, plus vite l'enquête d'Hidan pourrait avancer. C'était triste à dire, mais pour l'instant, c'était la seule piste qu'ils avaient.

Il fallut attendre plusieurs heures de plus avant qu'un des hommes de la police militaire attire leur attention sur un point de détail qui avait failli leur échapper dans les retranscriptions d'écoutes qu'ils faisaient.

Hidan s'empressa de retrouver la bande pour la diffuser, afin que tous puissent profiter du discours :

— Qui ça ? disait un homme vraisemblablement au téléphone. Et qu'est-ce qu'il veut ? Non, c'est hors de question. Soit il achète, soit il se passe de me parler. Je suis là pour vendre, moi, pas pour faire dans le blabla. J'en ai rien à foutre de qui c'est, il sait qui je suis, moi ?

Le reste de la discussion était noyé dans un brouhaha métallique et Yahiko hocha la tête, pensif. Il échangea un regard avec Tenzô qui avait l'air tout aussi inquiet que lui.

— Ça date de quand ?

— La semaine dernière, lança un homme après avoir fouillé dans les papiers pour trouver les références de la bande.

— Ça craint, lâcha Yahiko.

Ils avaient eu vent d'une rencontre qui devait avoir lieu, mais ils n'avaient pas eu la moindre information sur les partis en présence. Cependant les dates coïncidaient trop bien.

— Il veut faire main basse sur des armes de guerre, cet enfoiré. On est dans la merde.

La sentence tomba dans le silence et personne n'osa faire le moindre mouvement ou émettre un avis sur la question, tant Yahiko avait bien résumé le sentiment général.


Le cri qui résonna dans l'agence immobilière fit trembler les murs et Nagato considéra Naruto Uzumaki qui se tassait ostensiblement sur sa chaise à l'entente de son nom hurlé à travers son lieu de travail.

Les deux Uzumaki échangèrent un regard et l'inspecteur voulut prononcer quelque chose, n'importe quoi, une proposition d'aide, une solution de repli, mais il n'en eut pas le temps : la porte du bureau s'ouvrit avec fracas, dévoilant une femme échevelée et rousse, visiblement très en colère.

— Naruto, rugit-elle, j'espère que tu as une très bonne explication !

— Euh, Maman, tenta l'agent immobilier, je suis avec un client, on peut peut-être voir ça plus tard ?

Semblant se rendre compte qu'elle interrompait son fils en plein travail – pire encore que l'homme dans son bureau lui était familier –, Kushina se calma instantanément, hoquetant un peu.

— Nagato ?

— Bonjour Kushina, énonça-t-il d'un ton prudent. Je suis ravi de vous revoir ?

Ce n'était pas vraiment à elle qu'il posait la question, ni même à Naruto qui se départit de sa grimace quand il vit sa mère serrer la main tendue de son VIP préféré.

— Vous vous connaissez ? s'étonna-t-il.

Embarrassée d'avoir dévoilé son côté colérique, Kushina baissa les yeux, lissant ses cheveux avec un rire gêné.

— On s'est rencontré dans le train quand je suis allée rejoindre ton père… Comment allez-vous, Nagato ? Et votre conjoint ?

Naruto aspira une goulée d'air et se demanda un instant si sa mère pensait que Nagato et Itachi étaient en couple. L'espoir brilla dans son cœur quelques secondes : il rêvait d'avoir un jour le flair qui permettrait d'apparier deux colocataires qui seraient, finalement, destinés à une histoire d'amour, mais l'inspecteur secoua la tête.

— Ce n'est pas mon conjoint, mais il va bien.

— Oh, toutes mes excuses, rosit Kushina, je pensais que… Vous ne m'avez pas reprise dans le train.

Elle finit par s'asseoir sur la chaise libre et Naruto n'eut pas le cœur de lui dire qu'il travaillait, là, maman, repasse plus tard, parce que c'était le meilleur moyen pour lui rappeler qu'elle était en colère contre lui.

Nagato esquissa un sourire en décalant son fauteuil pour que Kushina ait la place nécessaire pour se mettre à l'aise, puis il repoussa la phrase d'un mouvement de mains indifférent.

— Oh, ça n'a pas d'importance si quelqu'un pense que nous sommes en couple. Ça ne me dérange pas. C'est mon colocataire, précisa-t-il.

— Oh, réalisa Kushina en dévisageant son fils. C'est ton VIP qui est acteur dans des films pour adultes ?

Un soupir exaspéré franchit les lèvres de Naruto.

— Ce sont des informations confidentielles, ça, Maman. Oui, c'est lui, mais arrête d'en parler à tout le monde !

Kushina l'ignora parfaitement, pour interroger Nagato du regard.

— Ce n'est pas étrange de vivre avec une star du X ?

Le rire contenu de Nagato vibra dans sa gorge, et fit danser un sourire amusé sur ses lèvres.

— Parfois si, admit-il.

La tendresse dans son regard étonna Naruto qui retint tous les commentaires qui lui venaient et laissa Nagato raconter à Kushina certains moments – plus gênants pour lui que pour Itachi – qui avaient eu lieu à l'appartement 1301.

Finalement, Nagato finit par quitter la pièce en promettant à Naruto de revenir plus tard, l'heure défilant et le conduisant à devoir aller récupérer sa fille à l'école. Quand il passa devant la vitre du bureau de l'agent immobilier, celui-ci émit un bruit pensif, avant d'orienter son regard vers sa mère.

— Qu'est-ce qui t'a laissé croire qu'ils étaient en couple ?

— Eh bien, ils… Avant que Nagato monte dans le train, ils étaient sur les quais, tous les trois, avec la petite et ils se sont étreints et c'était si tendre… J'en aurais mis ma main à couper qu'ils étaient ensemble, vraiment. Tu m'excuseras encore auprès de Nagato, prononça-t-elle avec inquiétude, je ne voulais pas le blesser.

Le fils de Kushina secoua la tête pour rassurer sa mère. Il avait connu Nagato Uzumaki beaucoup plus véhément et le chemin qu'il avait fait ces derniers mois – principalement dans l'acceptation de la profession de son colocataire – était tout à fait considérable.

Face à lui, la rousse chercha son regard.

— À quoi tu penses, chéri ?

— Je me dis que ce serait une bonne chose si tu avais raison et si, effectivement, ils devenaient un couple. Ce sont tous les deux des clients que j'apprécie énormément et j'aimerais qu'ils puissent trouver le bonheur, particulièrement M. Uchiha qui en a bavé avec sa famille de tordus.

Kushina déglutit.

— C'est aussi lui qui a eu un père nul ?

Doux euphémisme pour évoquer ce bâtard toxique, pensa Naruto en hochant la tête.

Finalement, sa mère parut se souvenir pourquoi elle avait débarqué pour lui hurler dessus et il prit le savon de sa vie, occultant pour un temps les deux habitants de la résidence Phénix.


À bientôt !