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Chapitre 70

Lorsqu'Itachi se leva pour rejoindre le reste de l'équipe au rez-de-chaussée, il était fatigué d'avoir tant veillé. Le programme du jour avait prévu le tournage des dernières scènes d'action encore manquantes, pour les terminer au plus tôt. La location des terrains en extérieur avait été ardue, les villes peinant à accepter de devenir le décor d'une œuvre pornographique, mais ils avaient réussi, pour la fin du séjour, à obtenir un accès à une forêt.

Il descendit les marches qui conduisaient au hall et le traversa pour rejoindre la salle à manger, saluant au passage les techniciens qui étaient déjà en train de s'activer pour charger les camions qui les mèneraient sur les lieux du tournage.

Avisant la table où étaient installées Sakura et Hinata, il s'approcha, fronçant les sourcils quand il constata qu'ils avaient l'air horrifié, les yeux rivés sur l'immense télévision qui occupait un pan du mur. Ajustant ses lunettes sur son nez, il tira une chaise pour lire les bandeaux défilants qui passaient en bas de l'écran et sa bouche s'ouvrit sous le choc.

« Fusillades à Konoha : 25 morts et 36 blessés. La piste de l'émeute privilégiée par les enquêteurs »

Le souffle coupé, il observa les images avec effroi et un brin d'incrédulité, sa déglutition ne parvenant pas à dégager sa trachée qui resta compressée encore un long moment.

— C-c-ce se-se-serait pas Ya-Yahiko ? demanda Hinata quand la caméra du journaliste fit un zoom sur les lieux.

Examinant l'homme qui apparaissait sur l'écran, Itachi hocha prudemment la tête. Yahiko avait l'air fatigué, il était en tenue d'assaut et distribuait des ordres à d'autres agents qui portaient des vêtements semblables aux siens.

— Plusieurs policiers sont morts sur les lieux, expliqua Sakura d'une voix d'outre-tombe.

La panique envahit Itachi. Il savait, pourtant, il le savait pertinemment : Nagato ne pouvait pas avoir été blessé. L'émeute s'était déroulée dans un quartier loin de chez eux et il n'avait pas été sur les lieux, puisqu'ils avaient discuté jusqu'à tard dans la nuit. Nagato ne répondait jamais aux textos quand il était en train de travailler, il attendait ses pauses pour le faire. Il n'y avait donc aucune raison de s'inquiéter autant.

Pourtant, il ne resta pas assis à table, sortant difficilement son téléphone du fond de sa poche. Il le déverrouilla et s'empressa d'essayer d'appeler son colocataire, quittant les lieux pour s'isoler.

Un soulagement intense le prit quand Nagato décrocha le téléphone au bout de la troisième sonnerie.

— Je viens de voir les informations, commença Itachi. Est-ce que tu vas bien ?

Un soupir lui répondit.

Je vais bien, ne t'inquiète pas. Toute cette histoire n'a rien à voir avec mon service, tu n'as aucune raison de t'en faire pour moi.

— Je sais… Mais Yahiko est passé à la télévision… Je… Est-ce qu'ils vont bien ?

Oui, rassura Nagato. Toute l'équipe a pu rentrer intacte, physiquement. Écoute, je n'ai pas vraiment le droit de parler de ce genre de choses, tu sais…

— Il y a quelque chose dans ta voix, refusa Itachi. Il y a quelque chose d'anormal. Que se passe-t-il ?

Il y eut un silence puis Nagato consentit à répondre, baissant encore davantage le volume de sa voix.

Tu te souviens de l'agent Lee, qui a pris ta plainte au commissariat ?

— Oui, approuva Itachi avec un sourire, il était subjugué par Sakura.

Elle s'en était sentie extrêmement flattée, surtout que le jeune brigadier n'avait pas changé de comportement avec elle, bien qu'il ait appris qu'elle était travailleuse du sexe. Il était resté profondément émerveillé face à elle.

Il compte parmi les victimes, énonça Nagato. Il était en patrouille dans le secteur quand c'est arrivé.

L'annonce coupa le souffle à Itachi qui ne trouva rien à dire.

Je l'aimais beaucoup, précisa Nagato, il avait la même interprétation du métier que moi et beaucoup d'enthousiasme.

— Je suis désolé, souffla Itachi. Est-ce que tu souhaites que je rentre ?

Non, ne t'inquiète pas pour moi, ça va aller. Ça fait partie du métier, je… Hm, je dois te laisser, on a une réunion d'urgence. Oublie cette histoire et concentre-toi sur tes scènes, enjoignit Nagato avec un sourire dans la voix. La police va faire son travail.

Ils finirent par raccrocher, et Itachi resta encore quelques instants isolé de ses amies, le temps de reprendre ses esprits et de réfléchir. Devait-il dire à Sakura que le jeune brigadier était mort ? Jetant un regard en direction de la table depuis laquelle elles guettaient ses gestes, prêtes à le rejoindre s'il montrait un signe de mal-être, il choisit finalement de taire cette information. Prenant une profonde inspiration, il se ressaisit, dissimula le choc qu'il avait ressenti en apprenant le décès du brigadier, puis il retourna à sa table.

— Alors ? s'enquit immédiatement Sakura. Il va bien ?

— Oui, son unité n'est pas touchée par ce qu'il s'est passé. Il était un peu pressé, il avait une réunion et il n'a pas pu me dire grand-chose, mais il va bien.

— T-tant mieux, soupira Hinata, soulagée.

Un silence régna entre eux alors qu'ils étaient de nouveau happés vers l'écran qui dressait un bref récapitulatif de ce qui s'était passé.

— C'est fou, baragouina Sakura, je n'aurais jamais cru qu'il y avait autant de tensions dans ces quartiers… Personne n'a jamais rien dit à ce propos… C'est vraiment un monde à part.

— J'év-vitais d'y a-al-ler, dit Hinata en baissant les yeux, penaude. Le qu-quart-t-tier me f-f-f-fait p-peur. Enc-core p-p-plus, maint-tenant.

Sakura dodelina de la tête. Quand les informations changèrent de sujet, ils finirent par mettre de côté l'épais malaise qu'ils ressentaient à l'idée d'un tel massacre ayant eu lieu si près de chez eux.


Le coeur battant à tout rompre, les mains qui tremblaient sur son jeu de clés, Killer Bee avait des difficultés à trouver la serrure et ouvrir son appartement pour s'enfermer dedans à double tour, nerveux. Quand il y parvint, la porte claqua et le cliquetis des divers verrous ne réussit pas réellement à le rassurer.

Il se laissa glisser le long du battant, jouant nerveusement avec une petite boîte qu'il gardait dans ses poches en temps normal, son regard balayant son appartement.

La peur qui l'envahissait avait absolument tout avoir avec la fusillade qui avait eu lieu dans la nuit. Bien qu'il ne soit pas connu pour être paranoïaque, contrairement à feu son maître, Killer Bee savait quand quelque chose clochait et, clairement Roshi avait eu raison : l'affaire dans laquelle il plongeait les mains était sale, et beaucoup trop grosse pour lui seul.

C'était particulièrement étrange que, coup sur coup, les personnes avec qui il aurait pu discuter fussent mortes. Bien sûr, le lien entre Danzô Shimura, prêtre décédé en prison, et Chôseki Tanzaku, trafiquant d'armes mort dans une émeute de banlieue, pouvait être difficile à percevoir, mais le journaliste ne pouvait pas ignorer qu'il avait été au cœur de négociations pour parler à ces deux personnes à propos de Tsuki.

Il ne voyait pas encore bien ce que l'acteur de X venait faire au milieu de tout ça, mais ça n'était pas son inquiétude immédiate.

Killer Bee avait peur. Terriblement peur. D'ordinaire capable de garder son sang-froid, il s'en était départi dès qu'il avait appris que son rendez-vous du lendemain avec le trafic d'armes n'aurait pas lieu parce qu'ils étaient tous morts. Il craignait d'être le prochain. D'être la cible principale.

Et si quelqu'un cherchait à le faire taire ? Et si c'était lui qui, en voulant trouver un scoop intéressant pour Porn-Mag, avait titillé quelqu'un qu'il ne faisait pas bon énerver ? Et s'il touchait du doigt quelque chose de bien plus vaste ?

La terreur que lui inspirait cette idée mordait son cœur, l'empêchant de se relever pour retourner au travail, bien qu'il ait eu de longues discussions avec Gyuki à ce propos. Son maître le lui avait dit si souvent : le journalisme d'investigation était un domaine où les détracteurs étaient bien plus nombreux que les alliés. S'orienter dans une telle voie, c'était être considéré comme un cloporte par les forces de police qui dissimulaient des choses au grand public, c'était se déclarer officiellement l'ennemi de tous les criminels qui vivaient cachés.

Il fallait composer avec la peur, disait Hachibi. C'était un des aspects du métier et la sensation de perpétuel malaise qu'elle charriait devenait commune. Elle était, d'ailleurs, un indicateur correct. La peur permettait de savoir quand la direction à suivre était la bonne. Ce qui distinguait les hommes faits pour le journalisme d'investigation des autres était la capacité à aller au-devant de cette peur, de la dépasser pour continuer l'enquête.

« Ces gens sont terrifiants, ils le savent et ils s'en servent », disait Gyuki. « Bee, tu dois être prudent, mais pas lâche. »

Parce que le peuple avait besoin de savoir, qu'il n'était pas question pour lui de laisser les populations dans un état léthargique dû à un manque d'informations, Bee releva la tête, ferma les paupières et tenta de faire refluer la sensation d'être traqué.

Il écarta la possibilité d'être une cible, dans l'immédiat. Il n'était pas assez connu dans le monde du journalisme d'investigation, il n'avait détruit aucune réputation et mis au jour aucun scandale. Sa célébrité relative et son carnet d'adresses n'étaient que le vague écho de ceux de son maître, qui, lui, était une pointure dans le milieu.

Quand il se redressa sur ses pieds, ce fut pour se diriger vers son ordinateur portable, qu'il ouvrit, l'allumant avec hargne. Le temps que l'engin démarre, il se rendit dans sa chambre pour explorer les dossiers légués par son maître, saisissant celui qui s'intitulait « Gros Poissons dans une Grosse Mare » et le suivant « Gros Poissons dans une Petite Mare ». Il les emporta avec lui et les laissa tomber sur la table basse, puis récupéra son ordinateur, le débranchant de la prise secteur sur lequel il rechargeait.

De deux choses l'une : peu de gens, dans ce monde, étaient capables de faire assassiner un homme en prison, encore moins pouvaient sans frémir perpétrer le massacre qui avait eu lieu. Et tous ces gens étaient regroupés dans les deux dossiers qu'il avait posés sur la table. Donc la réponse à toutes ses questions se trouvait quelque part dans les données accumulées par son maître tout au long de sa carrière.

Il ne lui restait plus qu'à rechercher lequel de ceux-là était le coupable.

Il ouvrit le premier dossier, tira le contenu du premier intercalaire qui renfermait mille informations sur Kamui. Ça pouvait être un bon point de départ.

Avant de s'enfoncer totalement dans le travail, Killer Bee tendit la main vers son téléphone portable qu'il passa en mode avion. Il n'était pas question pour lui d'être dérangé pendant son investigation.


Nagato cligna rapidement des paupières quand il se trouva face à Yahiko. Son ancien ami avait le teint blafard, de profonds cernes sous les yeux et l'air de quelqu'un qui en avait beaucoup trop vu.

— J'ai personne à qui parler, expliqua-t-il.

La seule raison pour laquelle Nagato s'écarta du battant était qu'il connaissait très bien l'air arboré par Yahiko, pour l'avoir si souvent aperçu dans le miroir quand il se contemplait en retour de mission.

Les échos que l'inspecteur avait eus de l'opération du jour montraient combien elle avait été délicate et il savait ce que c'était, lui-même ayant dû en mener quelques-unes.

Yahiko s'avança d'un pas chancelant dans l'appartement, ne remarquant même pas que Nagato était seul – vu l'heure à laquelle il se présentait au domicile de son ancien ami, cela aurait dû l'alerter – et Nagato mit ça au compte de l'épuisement. Il s'installa à la table de la salle à manger, le cœur lourd, l'esprit ailleurs, regardant le locataire des lieux d'un œil distrait.

À présent qu'il permettait à la pression de redescendre, il avait besoin de parler, vraiment. Il aurait pu se tourner vers son second, ou n'importe lequel de ses hommes, mais ils n'auraient probablement pas compris : aucun d'eux n'avait d'enfant, ou de famille.

« Mikan n'est pas ta fille », pensa-t-il alors que ses yeux observaient un de ses dessins fixé sur le frigo duquel Nagato tira deux bouteilles de bière qu'il déposa sur la table avant de se mettre en quête du décapsuleur.

Il avait choisi de ne pas faire peser ce poids sur les épaules de son équipe : ils auraient tellement à faire dans les prochaines semaines et chacune de leurs actions allait être passée au crible. Les bavures commises par les autres groupes d'intervention commençaient à avoir un écho dans les médias et ils allaient devoir jouer serré, pour pouvoir mener leur enquête.

La capsule de la bouteille que Nagato lui destinait sauta, le faisant sursauter. Ils échangèrent un regard, puis Yahiko adressa un vague sourire d'excuses à Nagato, avant de balayer la pièce, s'étonnant finalement du calme.

— Itachi n'est pas là, constata-t-il.

— Tournage à l'extérieur, confirma Nagato.

Le silence revint s'installer entre eux. Nagato fixa ses yeux sur Yahiko, accrochant la coupure sur sa joue. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il se montrait si compatissant. Probablement parce qu'il savait ce que c'était, parce qu'il avait traversé son propre lot d'horreurs et qu'il ne souhaitait à personne de se retrouver seul. Pas même celui qui l'avait abandonné.

— C'était si moche ? demanda-t-il alors qu'il connaissait pertinemment la réponse.

Yahiko hocha la tête, mais n'en rajouta pas plus. Il ne voulait pas communiquer de détails à Nagato. Certainement pas dire « Il a tué Obito, maintenant, il a tué des gamins, ce type n'a ni morale ni limite ». Les deux le savaient déjà. Il n'était même pas nécessaire de s'arrêter sur le croissant de lune rouge qui avait été retrouvé sur les lieux, confirmant à Yahiko ce qu'il soupçonnait depuis le début.

Nagato devait être maintenu en dehors de cette histoire, il avait quitté les forces spéciales pour ne plus être mêlé à ce genre d'affaires, pour ne plus avoir à éprouver son esprit cabossé par de nouvelles scènes de meurtre sordides – parfois perpétrés par eux, il ne pouvait pas le nier. Même si son unité cherchait la capture, il avait aussi du sang sur les mains.

Yahiko n'aurait pas dû venir, il le savait. Quand il s'était apprêté à quitter le commissariat, après cette intervention épuisante, il ne s'était pas senti le courage de rentrer chez lui immédiatement. Il n'avait pas eu la force d'écouter Mikan lui parler de ses leçons de mathématiques, de ses copains, de ses projets, il n'avait pas pu trouver en lui l'énergie nécessaire pour mettre de côté la journée qu'il avait vécue pour répondre avec entrain à l'enfant, pas après avoir découvert les corps de gamins de son âge qui avaient seulement eu le malheur d'être nés dans la mauvaise famille.

D'autres morts leur avaient été signalées, dans d'autres villes. Quelques apparents suicides. Des vols à l'arrachée qui tournent mal. Des accidents de voiture. Des membres du réseau n'étaient pas sur place au moment du massacre.

Bien malgré lui, d'une façon assez gerbante, il trouvait le travail incroyablement bien mené. C'étaient des professionnels d'une rare compétence qui s'étaient sali les mains sur ces exécutions. Il était trop tôt pour pouvoir fournir une explication de ce règlement de comptes. Quelque chose leur avait échappé et il leur faudrait se pencher là-dessus.

— Je n'aurais pas dû venir, prononça-t-il dans un murmure embarrassé.

Nagato se contenta d'avaler une gorgée de sa bière, le fixant sans ciller.

Il ne pouvait pas nier qu'il était surpris de le trouver là, mais il savait qu'après une action d'une telle ampleur, il était important d'avoir un sas durant lequel décompresser. Lui-même avait eu l'habitude de se rendre à l'Hagi, la maison de passe où il avait rencontré Ino. C'était auprès d'elle qu'il évacuait le stress de ces opérations. Elle était à cette époque à l'aube de sa vingtaine quand il affichait bien plus d'années à son compteur.

La présence suave et délicate de la jeune femme lui permettait de revenir à la vie civile avec douceur.

— Y a pas de mal, consentit-il. Tu veux en parler ?

Yahiko secoua la tête.

— Nan, ça va aller. Je me sentais pas de rentrer chez moi de suite, c'est tout.

La cassure entre eux se rappela douloureusement à leurs esprits et les deux détournèrent le regard, incapables d'être naturels l'un avec l'autre. Bien sûr, Nagato savait que l'impulsion qui l'avait poussé à aller s'enquérir de Yahiko persisterait pour le reste de son existence, mais ça ne pourrait jamais revenir à la normale.

Un autre silence s'éternisa entre eux. Yahiko reposa la bouteille sur la table dans un claquement involontaire.

— La coupure sur ta joue ? demanda Nagato.

— Une civile en colère. Son fils a été blessé, elle a réagi sans réfléchir.

Il changea de conversation, déglutissant avec difficulté, un étrange goût de sang, âpre et métallique, envahissant sa bouche.

— Vous allez partir en vacances, cet été, c'est ça ?

Nagato battit les paupières, se déplaça sur sa chaise en croisant les bras. Il ne doutait pas une seule seconde que Yahiko était déjà au courant de ce projet, Mikan en était tellement ravie qu'elle l'avait dit à tout le monde, y compris la caissière du supermarché. Il était peu probable que son parrain ait pu laisser échapper l'information.

— Oui, à Uzushio. Itachi a insisté.

Mal à l'aise, Nagato baissa les yeux sur la table.

— Mikan pourra faire de la plongée, Itachi adore ça, il m'a dit qu'il comptait l'amener avec lui.

Le lieutenant épuisé ne sut pas vraiment comment rebondir sur cette phrase. Il voulait dire qu'il avait hâte de voir les photos, qu'il se réjouissait d'avance des récits de vacances de sa filleule, mais sur le moment, ça aurait été un mensonge. Ses yeux accrochèrent une goutte d'eau qui roulait le long de la bouteille et il se perdit dans cette contemplation, la regardant glisser sur la table, s'étaler et se mélanger au reste de la condensation qui avait formé un cercle sur le bois verni.

— Je crois que je vais démissionner, finit-il par prononcer.

Et le poids qu'il portait sur son cœur parut s'envoler quand il entendit sa voix trembler sur cette phrase et malgré les émotions contradictoires que ça éveillait chez lui. Lorsque Nagato hocha la tête, affirmant qu'il comprenait, Yahiko laissa couler les larmes qu'il retenait difficilement.


À bientôt !