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La Nuit des Sortilèges – 12 juin : partie 2
— Tu aurais dû voir ta tête, s'écroula Naruto, c'était impayable.
Son rire fit monter des larmes à ses yeux et il appuya son dos contre la porte pour ne pas totalement s'effondrer, ses genoux cédant sous le poids de son hilarité.
Après avoir fui la piscine, Itachi avait commencé à paniquer à l'idée d'avoir été vu. Quand il avait eu fini de renfiler ses vêtements tant bien que mal sur sa peau humide et salée, il avait énuméré absolument toutes les pires options, totalement statique, dans une ruelle.
Naruto avait donc grimacé pour admettre qu'il n'avait pas de raison de s'en faire autant. Que la piscine était celle de son patron et qu'il avait le droit d'y aller. Que Yamato savait qu'il venait la nuit pour nager. Que même s'il y avait bien eu un bruit, que s'ils avaient été surpris, il n'y aurait pas eu la moindre conséquence.
Scandalisé, Itachi avait senti ses mâchoires tomber sous le choc. Il avait été si indigné qu'il n'avait pas pu prononcer un seul mot avant d'être arrivé aux abords de l'appartement de Naruto, quelques minutes plus tôt.
— Ne m'en veux pas, demanda le blond avec une grimace d'excuses. S'il te plaît ?
Itachi roula des yeux, souffla doucement par le nez et accepta de se départir de son attitude crispée, sans pour autant paraître totalement relâché.
— Il n'y avait aucun risque, garantit Naruto. Je te l'avais promis, non ?
— C'est vrai, admit Itachi, et tu tiens toujours tes promesses. J'aurais dû me douter de quelque chose comme ça.
— Tu m'as suivi quand même, se réjouit Naruto. Je pensais que tu le savais, mais tu m'as suivi quand même, malgré les risques.
Il y avait quelque chose de fier au fond de sa voix et Naruto accentua davantage encore son sourire qui finit par retomber quand il se rendit compte qu'ils étaient chez lui, que la boucle était bouclée et qu'Itachi allait probablement tourner les talons pour repartir.
Il ne voulait pas que ça arrive. Il passait une bonne soirée. Le début avait été chaotique, mais à présent qu'il avait su dépasser sa gêne à l'idée de se retrouver seul avec Itachi, il ne voulait pas que ça se termine si vite. Il n'était pas loin de deux heures du matin.
Ils s'observèrent, chacun d'entre eux parvenant à la même conclusion et les yeux d'Itachi s'arrachèrent à sa contemplation, vagabondant un peu partout : le chambranle de la porte, les escaliers qui conduisaient au rez-de-chaussée, les traces d'humidité sur les murs, le paillasson… Il était à la recherche de n'importe quel élément qui pourrait prolonger le moment, ne pas simplement tourner les talons et rebrousser chemin jusqu'à chez ses parents.
Il ne trouva rien. Ses efforts se soldèrent par le même constat : cette soirée magique en compagnie de l'homme qui le faisait vibrer était finie.
Son pied pivota pour le remettre sur le chemin du retour, Naruto avala une goulée d'air, tendant la main pour le retenir :
— Est-ce que tu veux prendre une douche pour te débarrasser du sel ? J'ai une douche, chez moi. Et du savon. Et des serviettes propres.
« Bien joué, Uzumaki, ma-gni-fique, « j'ai du savon et des serviettes propres », meilleure phrase d'accroche au monde », pensa-t-il en se retenant de se taper le front tellement il se sentait crétin.
Pourtant, le pied d'Itachi revint dans sa position initiale et il accepta avec un sourire.
— Je veux bien, si ça ne te dérange pas.
Naruto ouvrit la porte de l'appartement et laissa son invité pénétrer les lieux, un peu mal à l'aise. Bien que ça fasse longtemps qu'il avait emménagé, la décoration n'était pas vraiment au point et son frigo était toujours tristement vide – ce qui était étonnant, compte tenu de la quantité de nourriture qu'il engloutissait.
La pièce de vie se découpait en trois zones distinctes : le coin cuisine avec la petite table où il mangeait, le coin nuit avec son lit recouvert de draps que Mikoto lui avait offerts quand il s'était installé, et son bureau sur lequel traînaient des prospectus pour une compétition où il n'avait pas l'intention de s'inscrire malgré l'insistance de Sai et Yamato.
En fait de lit, remarqua Itachi, Naruto dormait sur un matelas posé à même le sol et il s'en étonna :
— Je pensais que tu voudrais te construire ton propre lit dès que tu pourrais.
— Ouais, c'est le cas. Mais j'ai pas l'intention de rester dans cet appartement et si je me fais un lit, il sera si lourd qu'il bougera plus, alors je me suis dit que j'allais attendre.
Il haussa les épaules, désigna la porte qui dissimulait la salle d'eau.
— Pour la douche, c'est par là. Tu as des serviettes dans le placard.
— Donc reprenons, prononça Naruto en se laissant tomber sur le lit après être lui aussi passé à la douche.
C'était encore plus enivrant de le voir uniquement vêtu de ce pantalon de survêtement, un morceau de la ceinture élastique de son boxer dépassant, que de le voir à moitié nu ou en costume. Itachi rajouta « ses abdos » à la liste des choses qu'il aimait chez Naruto, qui n'avait pas besoin de ça pour être très longue.
— T'as déjà eu un petit ami, alors ?
La question ramena Itachi dans cette réalité un peu plus fade que son imagination où il pouvait caresser de ses lèvres le ventre de Naruto. Il hocha la tête avec réticence.
— Oui. Ça n'a pas duré longtemps. Il s'appelait Shisui.
— Donc Deidara se trompe en pensant que tu es puceau.
— Oui. Je n'ai rien fait pour le détourner de cette idée, cependant. Je n'ai pas envie d'en parler.
— Pardon, s'excusa Naruto. Je ne voulais pas t'embarrasser.
Comprenant la méprise, Itachi se renfonça sur le lit, posant une main sur le genou de Naruto.
— Non, je voulais dire avec Deidara. Je n'ai pas envie d'en parler avec Deidara. Avec toi, ça va.
C'était incroyablement faux, bien entendu. Ça le mettait mal à l'aise de discuter de son ex à Naruto, mais c'était une excuse pour rester plus tard et ce n'était pas comme s'il pouvait espérer quoi que ce soit avec l'homme qu'il mangeait presque des yeux.
— Et des histoires sans lendemain, tu en as eu ?
— Quelques-unes. Je ne suis pas aussi sage que tu le penses. Je suis seulement prudent.
Il humecta ses lèvres puis papillonna des cils.
— Et toi ? Nous ne parlons que de moi, mais toi ?
— Que souhaites-tu savoir ?
Rien de tout ça, à vrai dire. Il fit semblant de chercher de son esprit.
— Comment s'appelait ton premier baiser ?
— C'était Sasuke, mon premier baiser, maugréa Naruto, on avait genre dix ans, un jeu a mal tourné… ça compte pas.
— D'accord, accorda Itachi qui se trouva bien perturbé par cette information. De quand date ta première fois ?
Naruto esquissa un sourire et se redressa sur ses coudes avant d'aller s'installer à côté d'Itachi.
— Ma première fois… J'avais dix-sept ans, on se tournait autour depuis un moment quand c'est arrivé. Je pensais réussir à oublier mon premier amour dans ses bras…
— Ton premier amour ? demanda Itachi, intrigué. Qui était-ce ?
— Nan, je répondrai pas à cette question, rougit Naruto.
L'air poli et curieux que lui retourna Itachi le rendit nerveux au-delà de toute imagination. Il rama tant qu'il put :
— En fait, c'est pas encore fini, et je veux pas te dire parce que je l'ai dit à personne, je veux pas qu'il sache, alors, si ça t'embête pas, je donnerai pas son nom.
— « Il », releva Itachi en sentant son cœur s'emballer de jalousie.
C'était soit Sasuke, soit Kiba. Entre les deux, il préférerait Kiba : être jaloux de son cadet serait bien la dernière chose qu'il souhaitait, leur relation était bien assez compliquée comme ça.
— Je peux essayer de deviner ? proposa-t-il et Naruto soupira exagérément pour masquer son cœur brisé.
Parce que, si Itachi s'intéressait à lui, le sachant du même bord, il aurait tenté quelque chose. Lui n'avait rien fait parce que son invité ignorait qu'il était gay.
— Est-ce que c'est quelqu'un que tu connais depuis longtemps ?
— Un peu plus de dix ans, répondit Naruto.
Itachi hocha la tête. Ça valait aussi bien pour Kiba que pour Sasuke.
— Quelle est la couleur de ses cheveux ?
— Il est brun.
— Si tu devais le qualifier en un mot, tu le définirais comment ?
— Il est brillant.
Ça éliminait Kiba, mais Shikamaru et Neji entraient en lice.
— Comment sont ses yeux ?
— Noirs.
Exit Neji et ses yeux bleus.
— Il fait encore des études ?
— Oui, pour quelques années. Il n'arrête pas.
Itachi grogna. Exit Shikamaru.
— Est-ce qu'il fait des études en rapport avec la nature, les plantes ou les animaux ?
— Non, réfuta Naruto en déglutissant.
Il savait parfaitement qu'Itachi rayait des noms sur une liste mentale. Il le voyait à sa façon de tourner les questions.
Et Itachi venait de supprimer son cadet de sa liste. Il était à la fois soulagé et perplexe : il connaissait tout l'entourage de Naruto. La liste ne devrait pas être vide. Les questions étaient posées correctement il en était sûr.
— Mais, commenta-t-il, ce n'est pas possible, j'ai…
— Et si on changeait de sujet ? proposa Naruto avec un soupçon de panique.
Itachi hocha vaguement la tête en observant Naruto. Vu sa nervosité, il y avait quelqu'un qui avait échappé à son examen minutieux et c'était de cette personne que Naruto était amoureux.
Brun. Des yeux noirs. Que Naruto trouvait brillant. Toujours en études. Le fréquentant depuis plus de dix ans.
Enfin, tout de même, il connaissait Naruto depuis autant de temps que son frère et il avait une excellente mémoire, qui pouvait bien lui échap– Oh.
Quand il comprit, il prit une respiration fébrile et refit le tour de son raisonnement, pour être sûr. La conclusion ne changea pas, mais Naruto devint encore plus nerveux lorsque leurs regards s'accrochèrent.
Le blond finit par baisser les yeux sur ses mains qu'il entortillait pour absorber son malaise, comprenant finalement pourquoi Hinata avait ce geste.
Là, le râteau ne devrait plus tarder.
— Je, je, commença Itachi. Une dernière question. Pour être sûr.
Peut-être qu'elle permettrait à Naruto de s'esquiver ? En tout cas, il l'espérait de tout son cœur. La soirée était bien, il ne fallait pas tout gâcher avec un râteau maintenant.
Il hocha la tête par réflexe et Itachi prit tout son temps pour réfléchir à comment tourner sa prochaine phrase.
— Est-ce que c'est moi ?
La question, excessivement frontale, prit Naruto de court. Il s'attendait à quelque chose de plus vicieux, de plus réfléchi. C'était celle-ci, pourtant qu'il fallait choisir : difficile de s'esquiver, elle demandait une affirmation ou pas. Et elle était si directe que Naruto approuva sans réfléchir, la gorge et le cœur serrés.
— Mais tu sais…
Il ne savait pas où il trouvait la force de parler. Il baissa la tête, davantage encore.
— T'étais déjà inaccessible quand je te pensais hétéro, ça change pas grand-chose, hahaha. Je veux dire, ça fait des années que c'est comme ça, ça peut durer encore, je suis pas chiant, je demande rien, je–
La suite de sa phrase fut avalée par les battements sourds de son cœur quand Itachi l'embrassa.
La nuit fut courte, rythmée par leurs rires et le froissement des draps.
Il n'était pas loin de onze heures du matin quand ils émergèrent et il leur fallut un peu de temps pour réaliser que ce n'était pas un rêve. Les yeux brumeux, le corps fourbu, chacun s'éveilla à son rythme, un drôle de sourire sur les lèvres.
— Bonjour, prononça finalement Naruto en contemplant Itachi qui avait les cheveux dans tous les sens.
Il s'en dépatouilla comme il put, grommela qu'un jour, il les couperait pour ne plus les manger tous les matins, puis il se colla contre son petit ami.
— Bonjour. Tu as bien dormi ?
Naruto hocha la tête, replaçant ses bras tout autour d'Itachi.
— Oui, très bien. Mais j'ai besoin de prendre une nouvelle douche.
— Je n'ai pas l'intention de m'excuser, sourit Itachi. Tu veux qu'on fasse quelque chose, aujourd'hui ?
Le rictus libidineux de Naruto trouva son double sur le visage de son amant, avant de retomber un peu alors qu'il humectait ses lèvres.
— Je te garderais bien au lit toute la journée, mais il va falloir que tu rentres chez toi, tes parents vont s'inquiéter, sinon.
— J'ai vingt-cinq ans, tu sais. Mes parents seront ravis de me voir enfin découcher.
Le nom de Sasuke flotta entre eux, mais aucun ne voulut le prononcer tout de suite.
Ils restèrent au lit encore un long moment, à discuter fermement enlacés, tellement souriants qu'ils en avaient mal aux joues.
Aux alentours de midi, ils finirent par sortir du lit, ouvrant les fenêtres pour aérer, déterminés à déjeuner ensemble. Le livreur arriva, appela Naruto par son prénom, s'étonna de la taille de sa commande, Naruto frétilla en expliquant qu'il n'était pas tout seul, Itachi se réjouit de le voir si heureux de prononcer une telle phrase.
Ça se gâta près d'une heure après.
Ils étaient toujours installés à table, Itachi essayait de convaincre Naruto de se présenter à ce concours auquel il ne voulait pas aller parce qu'il n'avait pas le niveau théorique, lui promettant de l'aider à apprendre, de le préparer correctement – à ces mots, Naruto avait fait une plaisanterie graveleuse : « C'est exactement ce que tu m'as dit cette nuit », et Itachi avait saisi la perche « et je ne mentais pas, c'est entré comme dans du beurre ».
Au moment où Sasuke pénétra dans l'appartement de son meilleur ami sans frapper, Naruto était en train de se dire qu'il serait bien partant pour vérifier une seconde fois si son cul était bien du beurre.
— Je veux savoir comment s'est passé ton rencard, annonça le nouvel arrivant.
Les deux amoureux sursautèrent et Sasuke se figea en découvrant son frère attablé près de son meilleur ami. Ses yeux tombèrent sur leurs doigts entremêlés. Il examina la tenue de son aîné. L'odeur détestable qui flottait dans l'air le fit tourner la tête vers le lit défait, les emballages de préservatifs qui étaient sur le sol.
— Sérieusement ? s'énerva Sasuke.
Ce fut le seul mot qu'il prononça. Il resta quelques secondes à les regarder se tortiller de malaise, puis il pivota les talons, claquant la porte derrière lui.
Il rentra à la maison en fulminant.
L'après-midi passa et plus les heures défilaient, plus la colère de Sasuke prenait des proportions énormes.
De tous les hommes qui existaient sur cette planète, son frère avait choisi de s'intéresser au seul qu'il aurait dû fuir, son meilleur ami à lui. L'unique personne au monde qui préférait Sasuke à tous les autres, qui avait fait de lui un être spécial.
Entre eux, jamais le qualificatif « meilleur » n'avait visé à établir un classement. Il n'y avait pas d'ami meilleur que l'autre, et si jamais c'était possible, Sasuke savait parfaitement qu'il ne pourrait jamais tirer son épingle du jeu. Il n'était pas le meilleur des amis pour Naruto. Il connaissait ses défauts et savait tout ce qu'il n'avait pas fait pour lui alors qu'il aurait pu.
Cependant, voilà, ils avaient l'un pour l'autre une place spéciale. Une relation exclusive. Toute autre personne qui avait voulu s'immiscer entre eux s'était retrouvée sur le bas-côté, parce que Naruto ne donnait à personne une place égale à celle que Sasuke avait. Et surtout pas à son frère.
Pourtant, cette fois, c'était Itachi qui avait une place spéciale dans l'existence de Naruto. Oh parce que, bien sûr, il avait eu le temps d'y réfléchir. Et ça collait. Et il se sentait con de ne pas avoir envisagé son aîné comme étant le rencard de Naruto.
Mais comment l'aurait-il pu ? Naruto savait, après tout, combien Sasuke se sentait nul face à son frère. Jamais il ne lui aurait fait un coup pareil. Enfin, c'était ce qu'il pensait.
Il se sentait trahi.
Et il en voulait à son frère bien plus qu'à Naruto. Tout du moins, c'était ce qu'il pensait jusqu'à ce que ce dernier pénètre dans le salon où il écumait sa rage.
— Sasuke, murmura Naruto, peut-on en parler ?
— Non, dégage.
Bien entendu, Naruto n'écouta pas. Il s'avança un peu plus dans le salon, un air contrit sur le visage, mais les yeux flamboyants de détermination.
— Je n'ai pas l'intention de m'excuser d'être amoureux, annonça Naruto.
Sasuke ricana.
— Non, mais je comprends. Itachi est tellement parfait, c'est évident qu'un mec comme toi veuille le serrer.
C'était méchant, il le savait. Il savait aussi que Naruto allait réagir au quart de tour.
— C'est censé vouloir dire quoi, ça ? siffla Naruto en plissant les paupières.
Sasuke se leva du canapé pour toiser son meilleur ami. Il avait parfaitement conscience que, derrière, se tenaient les silhouettes des autres membres de sa famille, mais il n'avait pas envie de se calmer.
— C'est pourtant évident, les médiocres dans ton genre veulent toujours mieux que ce qu'ils peuvent atteindre.
Secoué, Naruto fit un pas en arrière alors que Mikoto prenait une respiration bruyante.
— T'es pas assez bien pour lui, acheva Sasuke.
Il ne savait pas vraiment quel but il visait, mais c'était certain qu'il l'avait atteint, vu le regard blessé que lui retourna Naruto, l'exclamation indignée d'Itachi « Sasuke ! », et le mouvement de recul qui entraîna le blond jusqu'à la porte qu'il franchit avec précipitation.
La porte s'ouvrit une deuxième fois, Sasuke n'en tint pas compte, ignorant sa mère qui lui passait un savon.
— Naruto !
La supplique d'Itachi le saisit alors qu'il allait tourner au coin de la rue, bien déterminé à rentrer chez lui pour ruminer ce qu'avait dit Sasuke. Il arrêta ses pas et se retourna pour détailler l'air inquiet d'Itachi qui prononça précipitamment :
— C'est pas à lui de décider !
— Je sais.
— Je ne veux pas qu'il remette en cause ce qu'on a vécu cette nuit. C'était pas uniquement pour un soir pour moi.
Naruto sourit. Malgré tout, ces mots le réconfortaient. Il avança jusqu'à effleurer son petit ami, lui volant un baiser léger.
— Ne t'inquiète pas, j'ai juste besoin d'être un peu seul. Je n'ai pas l'intention de mettre fin à notre histoire parce que Sasuke a ses nerfs. C'est pas à lui de décider avec qui tu sors et si tu m'as choisi, c'est que tu me trouves assez bien.
Ils s'embrassèrent en plein milieu de la rue, sous les regards des voisins et de Fugaku qui avait laissé Sasuke entre les mains de sa mère et venait voir si tout se passait bien pour son autre fils.
À demain !
