Bonjour tout le monde ! Je suis ravie de vous retrouver, une fois de plus !
Cette fois, je débarque avec un cross-over Boruto/Naruto, semi parodique.
Bon, les tags sont vraiment pas ouf, c'est compliqué sur ffnet de tout mettre de façon cool alors qu'en vrai, y a mille choses dedans.
Voici ce que vous trouverez dans cette fanfic :
• Les pairings : Hashirama/Madara, Itachi/Nagato, Hinata/Naruto (établi), Sasuke/Sakura (établi) et Boruto/Sarada.
• En vrac : Des résurrections, des envies de remourir, un Sasuke à bout de nerfs, des spoilers de Boruto jusqu'au chapitre 57, une Sarada vraiment nulle à chifoumi, un vrai scénario malgré le côté parodique, beaucoup de mentions de l'amour sous toutes ses formes, des références bibliques aux Quatre Cavaliers de l'Apocalypse et un Madara qui distribue des tacles verbaux gratuitement.
Chapitres courts, publication tous les samedis.
Chapitre 1 : La guerre, la peur, le sang, la mort + un bonus
— Pince-moi, je rêve, sortit Naruto avec difficulté en direction de Sasuke qui se trouvait à ses côtés.
Tout aussi ébahi que son ami, Sasuke sentit sa mâchoire pendre mollement. Il mit du temps à refaire le fil des événements, à réaliser ce qui venait de se passer. Tout ceci paraissait être une mauvaise parodie, quelque chose qui ne pouvait avoir lieu que dans un rêve. Bien sûr, ce serait un songe étrange, mais après tout, pourquoi pas ?
Il secoua la tête, aussi halluciné que Naruto qui finit par pincer lui-même et étouffer un gémissement de douleur, attirant sur lui les regards des cinq personnes qui venaient d'apparaître dans son bureau tous aussi nus les uns que les autres.
Sasuke refit une tentative de mettre en ordre ce qui venait d'arriver.
Tout d'abord, il était dans le bureau de Naruto en train d'adresser son rapport sur ce qu'il se passait à l'extérieur. Eida se constituait une armée et Konoha était presque en état de siège, claquemurée dans ses barrières infranchissables, remaniées et repensées. Les missions étaient annulées, les contacts avec l'extérieur réduits.
Le dernier porteur du rinnegan avait appris que Kara mettrait du temps à marcher sur leurs défenses, parce que les dirigeants survivants voulaient recruter des troupes aguerries avant l'assaut. Il avait découvert la racine du pouvoir d'Eida, expliquant pourquoi elle retournait contre eux tous les ninjas qu'ils avaient pu envoyer : elle les rendait incapables de lever la main contre elle, dans un simulacre d'amour qui lui donnait inexplicablement la gerbe.
Naruto avait alors soupiré et affirmé avec fougue qu'il n'avait malheureusement pas d'idées génialement tordues qui pourraient les sortir de là. Shikamaru était un peu démuni, sans informations sur ce pouvoir. Ils ne pouvaient rien faire qu'attendre la mort ou aller la chercher.
Sur ces mots de désespoir, le bureau avait été comme plongé dans un noir épais, les ramenant des années en arrière.
Naruto écarta son siège et se leva, les mains plaquées sur le bois de son bureau, comme s'il s'y raccrochait par peur de sombrer dans un univers encore plus étrange que le leur. Il examina tour à tour les cinq shinobis nus.
Le premier croisait les bras, nullement gêné par sa nudité et portait sur les alentours un regard passablement ennuyé, comme si tout ceci ne le concernait pas.
Le second, plus pudique, couvrait son sexe de ses mains, mais ne paraissait avoir aucune explication à fournir sur sa présence à cet endroit.
Le troisième se tenait dans une position similaire, les yeux rivés sur Sasuke qu'il dévorait du regard – en tout bien tout honneur, évidemment – et le quatrième, quant à lui, s'était tourné vers le mur, dissimulant tout à la fois son visage et sa nudité à l'ensemble des gens en présence.
Le cinquième, quant à lui, déambulait dans le bureau sans gêne, s'approchant de la fenêtre avec excitation pour observer la ville.
— Konoha a tellement changé, s'émerveilla-t-il. C'est extraordinaire, qu'elle est devenue belle ! Regarde, Madara, comme Konoha est devenue grande !
Le premier ninja qui venait d'être nommé laissa une exhalation contrariée s'échapper de ses lèvres et il grogna avec dépit, ignorant finalement l'appel qui tentait de l'impliquer dans ce qu'il se passait.
Une nouvelle fois, Sasuke et Naruto échangèrent un regard.
Dans le laps de temps où le bureau était devenu opaque et noir, l'apparition familière d'Hagoromo leur avait parlé.
— J'ai regardé votre avenir, avait-il dit, et je n'aime pas ce que ma paix devient.
Naruto et Sasuke n'avaient pas vraiment l'impression d'avoir totalement perdu le contrôle, mais l'affirmation de l'ermite les avait fait se tendre et il était apparu, tout en rinnegan et en fanfreluches d'un autre temps.
— Vraiment, mes fils, la situation vous échappe, avait-il continué. Alors j'ai décidé de vous envoyer du renfort. Quatre shinobis. Ils sont la mort, ils sont la guerre, ils sont la peur et ils empestent le sang–
— Non merci, avait tenté Naruto en pâlissant un peu. Je vous assure, on s'en sort.
Interrompu dans sa diatribe, l'ermite avait dardé des rinnegans juges sur le Septième.
— Je disais, avait-il repris comme s'il n'avait pas été interrompu, ils sont la mort, ils sont la guerre, ils sont la peur et ils empestent le sang. Leurs quatre destinées étaient entremêlées à un chemin de destruction et je vous les rends pour le meilleur. Avec un bonus.
Quand il avait disparu, il avait rallumé la lumière puis Naruto et Sasuke étaient tombés des nues. Quatre shinobis et un bonus. Hashirama Senju finit par se détourner de la fenêtre pour contempler Naruto et Sasuke.
— Vous avez bien grandi depuis la dernière fois ! Je suis heureux de vous retrouver côte à côte comme des frères ! Tu vois, Madara, c'était possible de faire la paix.
— Oh la ferme, grognèrent Madara et Sasuke d'une même voix.
Mais Hashirama les ignora tous deux pour contempler Naruto.
— Tu es le combientième Hokage ?
— Sept… Septième, répondit Naruto. Sans vouloir vous offenser, aux dernières nouvelles, vous étiez tous très morts. Qu'est-ce que vous faites dans mon bureau ?
« Et pourquoi nus, bon sang ? » voulut-il rajouter, mais les mots ne purent franchir la ligne.
— C'est l'ermite Rikudô, grinça Madara sur un ton d'évidence. Il a décidé de nous offrir une nouvelle chance. Tu parles d'un cadeau empoisonné.
Ce fut la première phrase qui fit l'unanimité dans la promiscuité du bureau de l'Hokage. Ou presque.
— Tu exagères, sourit Hashirama, c'est super de pouvoir voir comment les petits ont réussi. Quel âge avez-vous ?
— Trente-cinq ans, répondit Naruto, mais là n'est pas la question, Visage de Pierre numéro 1.
— Tu peux m'appeler Hashirama, gazouilla-t-il. Entre confrères Hokage, nous pouvons être plus familiers.
— Ça va être long, conclut Sasuke. Ça va être très long.
Il finit par trouver la force de se déplacer jusqu'à l'armoire qui se situait à la gauche de Naruto. Dans celle-ci, il y avait des vêtements de rechange que l'Hokage gardait pour les jours où il ne rentrait pas chez lui, beaucoup plus rares depuis qu'il hébergeait son nouveau fils. Il s'empara d'une des robes de cérémonie de Naruto pour l'offrir à Hashirama, jeta un kimono hideux à Madara, fournit un pantalon noir et un tee-shirt orange à Obito, puis Itachi et le dernier ensemble à Nagato.
— Donc, récapitula Naruto quand ils furent tous habillés et alignés en rang d'oignon face à lui. L'ermite Rikudô a jeté un œil sur notre avenir. Ce qu'il a vu ne lui a pas plu. Donc il nous a envoyé des renforts. Lesdits renforts sont Madara Uchiha, Obito Uchiha, Itachi Uchiha et Nagato Uzumaki. Je sens comme une tendance qui se dessine. Sasuke, une idée, peut-être ?
— Hagoromo a un sens de l'humour douteux.
— Merci pour ton intervention, Sasuke, reprit Naruto comme si son ami avait dit quelque chose de réellement pertinent.
Voilà, j'espère que ça vous a plu, on se retrouve samedi prochain !
