Bonjour, merci pour les retours sur la première partie, voici la seconde !

À noter : je me torche avec la timeline, concernant Izanagi et Izanami.


Cendres d'Azur – Partie 2

— Mon frère t'a-t-il fait part de sa proposition ?

L'été eut le temps de mourir avant que Madara ne commence à envisager la possibilité d'un tête à tête avec Tobirama. L'un comme l'autre avait eu fort à faire durant les deux mois qui s'étaient écoulés et Madara n'y avait plus vraiment repensé, pas même pour se moquer – à vrai dire, il avait trouvé l'attitude du Senju qu'il détestait le plus particulièrement décente.

Il n'avait pas senti sur lui de regard pressant et insistant, Tobirama n'avait pas réagi avec drame quand il avait été rejeté et cette façon d'être avait attiré l'attention de Madara qui s'était surpris plus d'une fois à glisser une œillade dans la direction de l'homme aux cheveux d'argent.

Alors il l'avait observé, avec ou sans sharingan. Il avait contemplé le corps sous la personnalité froide et calculatrice, oubliant pour un temps que c'était lui qui avait tué Izuna.

Quoiqu'il comprenne que la guerre, c'est la guerre, que n'importe quel Uchiha aurait connu le même sort et que ce n'avait pas été particulièrement dirigé contre Izuna, Madara lui en gardait une rancune vivace, inextinguible, mais c'était aussi ça, être un Uchiha : les deuils étaient délicats à mener.

Mais si on ôtait ça, Tobirama Senju était loin d'être la pire personne avec qui passer la nuit. Il était agréable à regarder. Une fois, Madara l'avait vu sourire et il avait trouvé ça étrange, un peu dérangeant. Il avait décidé d'oublier cette image qui restait traîtreusement imprimée sur sa rétine.

Madara ne s'était toutefois pas risqué à reconsidérer l'option. Tout du moins, pas au point d'aller quérir Tobirama.

Il battit longuement des cils, portant sur Hashirama un regard confus, persuadé que Tobirama n'était certainement pas allé raconter à tout-va qu'il lui avait offert de partager des rencontres sexuelles sans suite et sans conséquence.

— De quoi parles-tu ?

Noyé dans la paperasse en retard, due à un problème de clan assez massif à régler avec les anciens, il n'avait pas vraiment porté attention à tout ce qui s'était ajouté récemment.

— De sa proposition de création d'un service secret composé d'une élite ninja venue de tous les clans.

Madara renifla dédaigneusement. Pas parce qu'il considérait que l'idée était mauvaise, elle était, à vrai dire, suffisamment bien argumentée pour qu'il la trouve intéressante. Il regrettait seulement de ne pas être celui qu'il l'avait eue.

— Oui, j'ai consulté le rapport.

— Et qu'en penses-tu ?

Soupirant et délaissant ce sur quoi il travaillait, Madara fouilla dans la pile de documents en attente pour en retirer la proposition de Tobirama. Hashirama haussa un sourcil en constatant que, malgré l'organisation stricte à laquelle se restreignait, le texte de son frère avait été lu en priorité.

Quand il perçut le regard sur lui et le demi-sourire taquin de son ami, Madara roula des yeux.

— Je lis tout ce que je reçois une première fois avant de les traiter dans l'ordre chronologique. On ne sait jamais, il pourrait y avoir des urgences.

Il parcourut rapidement les mots, fronçant les sourcils au fur et à mesure de sa lecture, puis il releva les yeux sur son ami.

— Est-il réellement nécessaire d'apposer un sceau de silence sur les agents de ces unités ? demanda-t-il.

Il en voyait l'utilité, bien entendu. Stratégiquement, c'était même particulièrement brillant, mais compte tenu des compétences de Tobirama en la matière, cela n'était guère étonnant. Silencier les agents capturés permettait sans le moindre doute de protéger leurs secrets.

Cependant, Madara craignait que cela permette aussi de poser un voile sur les secrets les moins reluisants du cadet Senju, dangereusement connu pour son goût pour les expérimentations plus que discutables.

Il en fit part à Hashirama qui ne dédouana pas son frère. Ce n'était pas quelque chose qui pouvait être nié, malheureusement. Sa technique macabre de résurrection des morts en était la preuve. L'éthique aux contours flous de son frère était un problème qu'il faudrait résoudre à un moment ou un autre, cela allait sans dire.

— Pour en revenir sur des choses plus sympathiques, détourna Hashirama. Viendras-tu seul à mon mariage ou seras-tu accompagné ?

Les noces d'Hashirama serait bien entendu public. Une cérémonie de cette ampleur se devait d'être ouverte à tout le monde, au moins pour attirer la sympathie des civils pour leur chef et approfondir les liens entre eux et le village encore récent.

Elle aurait lieu au début de l'hiver, Mito ayant fait part de son inconfort face aux saisons les plus chaudes de l'année. Le romantisme exacerbé d'Hashirama l'avait empêché d'oser penser déplaire à sa promise, ils avaient donc fixé une cérémonie le 25 décembre.

— Désolé que ça tombe le jour de ton anniversaire, grimaça Hashirama.

— Ça n'a pas d'importance, écarta Madara. Je serai seul.

L'Hokage finit par prendre congés peu de temps après, laissant son ami retourner à son travail pour aller retrouver le sien.


Le mois suivant, Tobirama convoqua expressément Madara dans son cabinet d'études. Quoique le messager dise qu'il lui fallait venir toutes affaires cessantes, le chef du clan Uchiha prit son temps pour effectuer le déplacement.

Il n'aimait pas vraiment se rendre dans l'endroit sordide où Tobirama passait la majorité du temps qu'il ne consacrait pas à son frère. C'était une sorte de laboratoire puant dans lequel il développait des techniques vraiment morbides.

C'était fascinant de constater que la plupart des jutsus que Konoha avait frappé du sceau de l'interdit étaient des inventions qu'ils devaient à Tobirama Senju. Son esprit devait être sacrément malade, pour parvenir à concevoir de telles inventions sans trembler. Pire encore était d'imaginer les expérimentations qu'il fallait pour réussir à construire une technique efficace : Madara en savait quelque chose, il avait bien essayé de développer ses propres jutsus.

Il grimaça au souvenir de Naka et Naori Uchiha. Madara avait dû vraiment se battre pour parvenir à faire oublier Izanami et Izanagi. Devoir marquer les récemment borgnes du sceau de silence créé par Tobirama l'avait profondément horrifié, mais le secret de ces techniques ne devait surtout pas se répandre au sein du clan, au risque de les conduire près de l'annihilation.

En plus, il y avait beaucoup trop de chances que ces nouveaux pouvoirs effraient les autres clans, et il se refusait à voir une guerre intestine éclater de nouveau. Konoha était son rêve aussi bien que celui d'Hashirama et il ne laisserait pas deux jeunes inconscients le piétiner de cette façon.

Ça l'avait répugné de devoir faire ça, vraiment, lui qui était contre la plupart des recherches menées par Tobirama. Il n'avait pas frémi, pourtant, quand il avait fallu s'exécuter et sceller ce savoir. Il n'avait même pas demandé à connaître les détails avant de verrouiller à jamais les secrets qu'ils portaient, ça ne l'intéressait pas.

Avant, pendant et après, il avait sermonné Naka, lui disant que s'il ne voulait pas mourir, il n'avait qu'à s'exercer plus fort plutôt que sacrifier ses pupilles, que ça n'avait pas de sens de mettre en jeu ce que les Uchiha possédaient de plus précieux uniquement par paresse de consacrer plus de temps à l'entraînement.

Le gosse avait redressé son nez pour lui balancer au visage que c'était facile de dire ça après avoir volé les yeux de son frère pour jouir de la lumière éternelle. Il s'en était fallu de peu pour que Madara ne silencie Naka à l'ancienne : d'un coup de kunai dans la trachée. C'était uniquement parce que trop de sang Uchiha avait déjà coulé à cause de ce crétin qu'il avait choisi de ne pas relever, Naori s'excusant platement pour les propos de son ami, promettant de faire pénitence pour ça.

Il avait donc sermonné la jeune femme sur cette tendance trop marquée à prendre sur elle la responsabilité des autres, lui expliquant qu'elle n'avait pas à s'imposer de telles contraintes.

Le temps qu'il réfléchisse aux récents événements qui avaient secrètement secoué le clan Uchiha, il était parvenu aux alentours du cabinet d'études de Tobirama, dans lequel il pénétra après avoir été annoncé par un des suiveurs du clan Senju.

— Tu avais besoin de mon concours ?

Le yeux rouges se tournèrent à peine vers lui, alors que Tobirama désignait un ensemble de papiers posés sur une table dans un coin. Habitué aux manières rustres de l'expérimentateur, Madara ne fit aucune réflexion et s'avança plus en avant dans le laboratoire, essayant comme il le pouvait d'ignorer les alambics fumants, les rats disséqués, les rouleaux couverts de cette écriture étroite et cryptée.

Constatant que l'espace était si exigu qu'ils se frôlaient presque, il s'empara des parchemins désignés pour les parcourir. Il s'agissait là d'un ordre de mission qui enjoignait Tobirama et le clan Nara à développer de nouveaux médicaments et des aides pour les ninjas de Konoha.

— Il nous faut un Uchiha pour les tests, annonça Tobirama quand Madara eut terminé la lecture. Comme je sais que tu refuseras de m'envoyer quelqu'un si tu n'as pas supervisé mes actions, je t'ai fait venir.

Évidemment, aucun des deux n'avait la mauvaise idée de penser que ça partait d'une intention d'éviter les tensions avec les Uchiha. Tobirama voulait seulement ne pas perdre de précieuses heures durant lesquelles il devrait négocier âprement pour récupérer son cobaye, débat qui finirait forcément par les conduire sur une dispute qu'Hashirama devrait arbitrer. Aucun des trois hommes n'avait le temps pour ce genre de fadaises.

Si se coltiner la personnalité désagréable de Madara lui permettait d'obtenir ce qu'il désirait, il pouvait prendre sur lui : il suffisait de ne pas lui accorder d'attention.

C'était la première fois qu'ils se retrouvaient seuls et isolés depuis la fameuse conversation, mais elle ne flotta pas lourdement entre eux, Tobirama était bien trop absorbé dans son travail pour envisager de relancer cette conversation et Madara n'avait de toute façon pas l'intention d'en reparler.

Il avait donné une réponse claire et n'avait pas envie de changer d'avis. Peu importait que plus il y regardait à deux fois, plus il se disait que pourquoi pas, après tout.


Le temps que Madara passa à observer Tobirama dans ses travaux fut suffisamment long pour éveiller son intérêt pour ce genre de pratiques, mais pas assez pour qu'ils en viennent aux mains, ce qui pouvait pourtant arriver à tout instant.

Le chef du clan Uchiha finit par lui donner son aval et un volontaire – qu'il choisit spécifiquement sans sharingan, pour ne pas laisser à Tobirama la tentation de disséquer un des siens pour percer le secret de leur pouvoir.

Après ça, il se plongea dans ses propres études, passant un temps considérable à la bibliothèque du village où ils avaient regroupé les ouvrages que l'ensemble des clans avait pu réunir au fil des ans : c'était l'un des tributs requis pour rejoindre la protection de Konoha.

Entre ses devoirs de chef de clan, le mariage de son meilleur ami et ses nouvelles recherches, il ne vit absolument pas les semaines s'écouler. Si bien que les noces arrivèrent à vive allure et qu'il eut tout juste le temps de proposer à Hashirama de confier la surveillance de la cérémonie aux Uchiha, afin qu'ils puissent jouir en toute quiétude de cette journée.

— Madara, héla une voix douce mais ferme, vous nous quittez déjà ?

Il avait bien entamé sa marche sur le sentier qui le conduirait de nouveau chez lui, quand Mito avait surgi dans son dos. Son kimono l'empêchait d'avancer correctement et il distinguait difficilement son visage, mais qu'elle l'ait senti partir relevait d'une grande finesse de perception qu'il trouva intéressante.

— Je crains de ne pas être coutumier des traditions d'épousailles des Senju, essaya-t-il de sourire. En plus, je suis suffisamment ivre pour être désagréable.

Un rictus mutin fleurit sur les lèvres de la jeune femme alors qu'elle tendait la main vers lui.

— À Uzushio, la coutume veut que l'homme se tenant à la droite du marié offre sa première danse à l'épouse. Vous ne voudriez pas fâcher le clan Uchiha avec le clan Uzumaki, n'est-ce pas ?

Il la considéra un instant et il y avait assez de sérieux dans son attitude pour que la menace soit réelle. De mauvaises relations entre les Uzumaki et les Uchiha pouvaient mettre en péril l'union entre Mito et Hashirama, et jamais Madara ne prendrait le risque de rendre son ami malheureux. Il céda donc, empoignant la main qui était tendue vers lui.

— Femme fourbe, grommela-t-il en lui jetant une œillade de biais alors qu'elle se pendait à son bras.

— Femme qui sait ce qu'elle veut, corrigea-t-elle avec une moue. Sans rancune, Madara, je suis plus forte que vous pour cette fois.

Ils rebroussèrent le chemin en silence et quand ils arrivèrent à proximité du chahut, Madara tourna la tête pour examiner le profil de la jeune femme. Il ne la trouvait pas particulièrement belle, d'ordinaire, mais sa tenue de mariée la rendait magnétique. Quand elle se rendit compte qu'elle subissait l'examen minutieux du meilleur ami de son époux, elle lui tendit une œillade interrogatrice.

— Que voulez-vous, femme fourbe ? demanda-t-il en plissant les paupières.

Elle se para d'un sourire mystérieux et pressa l'allure.


— Pas mal, ronronna Madara en récupérant Mito dans ses bras pour l'entraîner dans la suite de leur quatrième danse. Qui veux-tu impressionner, femme ?

Elle tournoya sur elle-même, se plaqua de nouveau contre lui sous les exclamations de la foule qui les encerclait – majoritairement issue du clan Uzumaki, malgré quelques chaperons Senju qui les épiaient pour s'assurer qu'il ne cherchait pas à séduire la dame de l'Hokage, sans doute.

Étonnamment, elle disait vrai. La coutume Uzumaki voulait que le meilleur homme du marié danse avec la promise avant tout le monde, comme preuve qu'il lui cédait sa place en tant que soutien. Il avait murmuré dans son oreille qu'elle devrait compter avec lui dans les parages, qu'il ne céderait jamais sa place, qu'il faudrait l'arracher de ses doigts morts et elle avait éclaté d'un rire tonitruant et enjoué.

— Hashirama avait raison, avait-elle prononcé dans un souffle, vous êtes un homme charmant.

Quand la musique s'était tue, il s'était apprêté à la lâcher, mais, après avoir regardé la foule, elle lui avait proposé de continuer jusqu'à ce que l'un d'eux s'épuise. C'était bien après avoir accepté qu'il avait réalisé son erreur : la femme fourbe comme une renarde était une Uzumaki, increvable, infatigable, et il s'était retrouvé à enchaîner trois autres danses, percevant dans la foule l'œillade ravie de son meilleur ami qui hochait la tête, visiblement soulagé : il s'était montré un peu inquiet quant au respect des traditions. Madara justifierait probablement son acte en expliquant que personne n'aurait voulu voir Tobirama virevolter. Et que c'était un sacrifice humble auquel il avait consenti pour épargner ses rétines.

À vrai dire, le voir sourire et l'entendre rire avait été suffisamment perturbant pour Madara et il n'était pas question d'empirer les choses en le voyant s'amuser.

Bien entendu, le Senju le plus énervant au monde après l'Hokage avait le droit de prendre du plaisir au mariage de son frère, mais le chef du clan Uchiha ne tenait pas à en être témoin, au risque de réellement reconsidérer cette proposition.

Jusqu'à présent, il n'avait jamais réussi à se figurer Tobirama Senju présentant une mine différente que celle, toujours trop sombre, dont il était coutumier. Sauf qu'à cause de ces noces, Madara venait de se rendre compte qu'il avait d'autres expressions que son air constipé habituel. Il ne souhaitait pas avoir envie de découvrir combien il en possédait ni celle qu'il arborait en jouissant.

— Et toi ? rit Mito. Tu es extraordinaire, qui cherches-tu à impressionner ?

Il se pencha vers elle, ourlant ses lèvres d'un sourire prédateur.

— Tout le monde, avoua-t-il. Je veux que tout le monde m'admire.

Elle s'esclaffa encore et tournoya de plus belle, saisissant dans la foule le regard de son beau-frère.

Bien entendu, à l'instant où il avait perçu le chakra de Madara qui faisait demi-tour, accompagné de celui de Mito, Tobirama les avait suivis de loin, pour savoir ce qui se tramait. Malgré la liesse avoisinante, il gardait un œil sur les membres du clan Uchiha qui protégeaient le mariage.

Il s'était approché quand la foule s'était groupée autour des deux danseurs, principalement parce qu'elle lui cachait le duo formé par Madara et Mito. Le voir là n'avait pas vraiment surpris Hashirama qui l'avait enjoint avec calme à relâcher cette surveillance pesante et Tobirama avait fait la moue, dissimulant rapidement tout l'émerveillement qu'il ressentait devant le couple de danseurs.

Ce n'était bien entendu pas la première fois qu'il s'attardait quelque part pour regarder Madara se mouvoir. Il avait déjà marqué des temps d'arrêt sur un champ de bataille, se déconcentrant une seconde pour observer l'agilité du meilleur opposant de son frère. Il avait parfois ralenti l'allure à proximité du terrain des Uchiha pour le regarder initier des jeunes de son clan au katon. Il avait souvent espionné ses entraînements solitaires pour guetter les techniques qu'il mettait au point et surveiller sa progression, confiant à un de ses clones le soin d'emmagasiner tous ses mouvements.

Ces longues heures où il avait usé les contours de Madara Uchiha n'avaient cependant rien à voir avec la fascination avec laquelle il s'abreuvait des gestes souples et puissants.

Le temps d'une danse, de deux danses, Tobirama oublia combien il haïssait cet homme pour ce qu'il était. Il oublia son arrogance, cette puissance effrayante, la démence tapie dans ses pupilles mortes, la cruauté et l'impulsivité. Il ne put se concentrer que sur l'odeur de pin, de cendres et de pivoine qui avait envahi son cabinet d'études tout le temps que cet Uchiha de malheur avait scruté par-dessus son épaule, sur le corps tellement désirable qui se mouvait avec grâce sous ses yeux.

Il put presque immédiatement se figurer comment Madara bougerait à son contact, entraîné dans une danse d'un tout autre type. Il se surprit à le désirer avec force, bien loin de cette simple commodité qu'il avait présentée lorsqu'ils en avaient discuté.

Il voulut glisser ses doigts dans les plis des vêtements pour effleurer la peau, suivre le mouvement des muscles et des tendons, en apprécier la fermeté, percevoir le roulement des articulations et fourrager dans la chevelure hirsute pour l'empoigner à pleines mains.

Il voulut savoir s'il goûtait comme il sentait, quelle était la note de tête, si sa jouissance sonnait comme son rire, quel serait le poids de son corps quand il s'effondrerait, épuisé, contre le sien.

Il le désira, entièrement, totalement, comme il n'avait jamais désiré personne.

Pourtant, quand leurs regards se croisèrent, la magie se brisa et Tobirama se détourna sans attendre.


À bientôt pour la troisième partie !