Les dés : Une étoile filante, un bonhomme qui soulève un haltère, une tête de mort
L'étoile filante.
Ils étaient tous les deux sur le toit de l'auberge, s'échangeant une gourde de vin en regardant les étoiles. Enfin, Wen Kexing trouvait que le visage de Zhou Zishu valait bien toutes les étoiles et celui-ci se tournait souvent vers lui pour lui rappeler de regarder le ciel.
— Il paraît que si l'on fait un vœu en voyant une étoile filante, il se réalise, commenta Wen Kexing.
Zhou Zishu but une gorgée de vin avant de lui tendre la gourde.
— Ce ne sont que des superstitions.
— Et si ça fonctionne vraiment, qu'aurait-on à perdre ?
— Quel serait ton vœu ? interrogea Zhou Zishu.
Wen Kexing ne répondit pas tout de suite, il porta la gourde à ses lèvres.
— Je ne peux pas te le dire.
Zhou Zishu leva un sourcil :
— Tu ne peux pas me le dire ? Est-ce un si grand vœu ?
— Non, mais si on le dit, il ne se réalise pas.
— Ce sont des bêtises, insista Zhou Zishu.
— Et quel vœu ferais-tu toi ?
Zhou Zishu leva le nez vers les étoiles, sentant le regard de Wen Kexing sur lui. Tellement fixe qu'il avait l'impression de brûler.
— Je ne sais pas, dit-il honnêtement, je ne suis pas sûr d'avoir de vœu.
— Peut-être pourrais-tu demander de vivre plus longtemps.
La phrase s'était échappé des lèvres de Wen Kexing et il était trop tard pour la retenir.
Zhou Zishu se tourna vers lui, l'air mécontent et Wen Kexing préféra ne pas insister. Il but encore un peu et rendit la gourde à Zhou Zishu. Lui, il ferait le vœu à sa place. Il ne voulait pas que Zhou Zishu meure si vite, qu'il disparaisse de cette terre alors qu'il venait de le rencontrer. Il ferait le vœu de toutes ses forces, de tout son cœur et de toute son âme. Pourtant des vœux, il en avait plein d'autres, mais celui-ci prenait toute la place, coulait dans ses veines et envahissait sa tête. Il aurait soulevé des montagnes pour Zhou Zishu, alors un vœu à une étoile filante c'était presque insignifiant.
Zhou Zishu se tourna à nouveau vers lui, plus calme.
— Arrête d'y penser, dit-il. Profitons, c'est tout.
Wen Kexing acquiesça, faisant sourire Zhou Zishu qui approcha sa main pour remettre bien une de ses mèches de cheveux.
— Je crois bien avoir trouvé un vœu, quelque chose en rapport avec mon âme sœur, dit-il en flirtant.
Sans savoir qu'il rendait fou Wen Kexing. Enfin, plus fou que d'habitude.
Ils n'avaient pas tant de temps.
Alors quand Zhou Zishu se rapprocha de lui, Wen Kexing mit fin à leur attente à tous les deux et l'embrassa. L'étoile fila dans le ciel sans que les deux hommes ne s'en rendent compte, mais ce n'était plus si important pour le moment. Wen Kexing trouverait vraiment un moyen de sauver Zhou Zishu, même contre son gré. Pour l'instant, la brulure de leurs baisers l'enivra.
Fin.
L'autatrice : une petit fic écrit au cours d'une soirée drabble, avec des dés.
