Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)

Disclaimer : Word of Honor ne m'appartient pas.

Pairing : WenZhou

Note : fic basée sur le drama


La coiffure.

— Laisse-moi te coiffer !

Zhou Zishu ne l'avait pas entendu entrer. Peut-être parce que ses sens s'émoussaient, ou parce qu'il ne faisait pas attention. Il tourna à peine les yeux vers Wen Kexing, mais ne lui fit pas de remarque pour être entré sans frapper. Wen Kexing ne le faisait jamais.

Zhou Zishu était devant son miroir, les cheveux dans un drôle d'état après les avoir lavés et laissés sécher n'importe comment. Il se battait avec ses nœuds depuis un petit moment. Quelle plaie d'être doué en art martial, de pouvoir changer d'apparence facilement, et d'être incapable d'enlever ses fichus nœuds en deux temps, trois mouvements.

Wen Kexing tendit la main devant lui pour qu'il lui passe la brosse et Zhou Zishu soupira :

— Il y a une raison à cette envie ?

— Dis-toi que c'est une de mes lubies, que j'aime coiffer les beaux hommes ou au moins l'un d'entre eux

Zhou Zishu leva les yeux au ciel, si haut, devant l'air amusé de Wen Kexing qui continuait de tendre sa main. À quoi bon se battre contre lui ? Il pouvait se montrer plus têtu qu'un troupeau d'ânes.

Wen Kexing s'assit derrière lui et doucement posa la brosse dans sa chevelure. Ses gestes n'étaient pas sauvages, il ne tirait pas comme un fou sur les nœuds comme l'avait fait Zhou Zishu lui-même, au contraire. C'était comme s'il séduisait les nœuds avec la brosse pour les détacher délicatement.

Ils étaient tous les deux silencieux, Zhou Zhishu se laissait faire sans bouger, observant l'image de Wen Kexing qui se reflétait dans le miroir. Il était concentré, délicat, et Zhou Zhishu se sentit sourire malgré lui. Pas beaucoup, juste un peu. Tandis que quelque chose se réchauffait dans son cœur.

À part peut-être sa famille quand il était petit, il ne se rappelait pas que quelqu'un eut fait preuve d'autant de délicatesse en touchant ses cheveux. Et qui aurait touché ses cheveux à part parfois les serviteurs dont c'était le travail ?

Il poussa un soupir de bienêtre et Wen Kexing releva les yeux, croisant les siens dans le miroir. L'homme sourit d'un air un peu espiègle :

— J'ai l'impression que ça te plaît.

Zhou Zhishu posa un doigt sur ses propres lèvres, l'air de lui dire « ne gâche pas tout en racontant tes inepties ». Wen Kexing accepta de rester silencieux et se concentra à nouveau à sa tâche.

Au bout d'un moment, Zhou Zishu ferma les yeux, pour profiter de l'instant. Quand Wen Kexing eut fini de brosser sa chevelure, il entreprit de la coiffer. Ses doigts frôlèrent ses oreilles alors qu'il prenait entre ses doigts des mèches de ses cheveux, et Zhou Zishu ne put réprimer un frisson.

Il entendit derrière lui un petit rire, et rouvrit les yeux. Wen Kexing ne put s'empêcher de murmurer :

— Tu es sensible des oreilles, je ne sais pas à quel point c'est mignon.

Il eut le droit à un regard blasé dans le miroir, mais il continua de ricaner. Sans doute fait exprès, ses doigts frôlèrent plusieurs fois les oreilles de Zhou Zhishu, et celui-ci fit de son mieux pour rester de marbre, ce qui n'était pas une mince affaire. Wen Kexing était attentif à tout son être, au moindre souffle, au moindre geste, au moindre frisson, et aimait trop le taquiner pour passer à côté du moindre détail. Zhou Zhishu ressentait bien trop fort la présence de Wen Kexing et commençait à regretter de l'avoir laissé toucher à ses cheveux.

Ses doigts délicats paraissaient caresser sa chevelure et c'était si agréable que Zhou Zishu avait presque envie de se laisser aller, de s'abandonner, de se laisser tomber en arrière pour que Wen Kexing n'arrête jamais, mais il tint bon. Maugréant à l'intérieur de lui-même quelque chose comme « il ne fait que te coiffer, pourquoi réagis-tu comme un idiot ? ».

Quand il vit Wen Kexing enlever son épingle, se lâchant complètement les cheveux, il leva un sourcil. Wen Kexing ne donna pas d'explication, il accrocha simplement la chevelure de Zhou Zishu avec cette même épingle.

L'homme sentit le sang lui monter au visage, sans tout à fait comprendre pourquoi. Il essaya de garder une contenance en se raclant la gorge et en disant :

— Tu sais tu aurais pu m'attacher les cheveux avec mes accessoires, inutile de me prêter ton épingle.

Wen Kexing sourit prenant l'air mystérieux et Zhou Zhishu fronça les sourcils.

— Je ne pensais pas que te donner mon épingle pourrait te faire réagir à ce point.

Zhou Zhishu se mordit l'intérieur des joues pour ne pas réagir plus. Inutile de donner des armes à Wen Kexing, il savait trop bien les utiliser. L'homme avait l'air bien trop heureux de son petit jeu et montrait toutes ses dents en riant, amusé. Zhou Zhishu n'était pas du genre à se laisser faire, il leva la main pour retirer l'épingle de ses cheveux, mais Wen Kexing attrapa sa main pour l'en empêcher.

— Non. C'est un cadeau. Et ça te va bien. Je ne pensais pas qu'un simple accessoire pouvait te rendre encore plus parfait que tu ne l'es déjà.

Zhou Zhishu secoua la tête :

— Tu as fini ? Où tu as encore une idée de ce qui pourrait me rendre encore plus parfait que je ne le suis déjà ?

Wen Kexing ne le relâcha pas et tout en tenant sa main il déposa un baiser sur ses cheveux. Le cœur de Zhou Zishu tressauta. Lui, qui battait moins vite, qui était petit à petit en train de s'éteindre, il le sentit pourtant s'affoler dans sa poitrine.

Il regardait Wen Kexing, toujours dans le miroir, et d'un simple mouvement de sourcil lui demanda qui lui avait donné le droit d'agir ainsi et ce qui lui prenait ?

Wen Kexing le força à se tourner vers lui, ils se retrouvèrent face à face et vraiment très proche. Trop proche.

— Si tu enlèves cette épingle, je serai très fâché, mais si vraiment tu ne la veux pas, alors il n'y a que moi qui puisse la retirer.

Zhou Zhishu l'observa et souffla :

— Tu n'as pas peur de paraître moins beau sans cet indispensable accessoire ?

Wen Kexing recommença à rire. Il posa une main délicate sur le crâne de Zhou Zhishu, faisant attention de ne pas le décoiffer.

— Non, mon élégance et ma beauté naturelle n'ont pas besoin d'accessoire.

Zhou Zhishu mima un « nyanyanya » avec sa bouche, puis il demanda plus sérieusement :

— Et si tu ne veux pas enlever ton épingle, devrai-je la garder pour toujours même pour me laver et dormir ?

— Tu devras, ou alors il faudra me convaincre de l'enlever.

— Comment ?

Wen Kexing appuya son front contre celui de Zhou Zhishu et souffla :

— Tu es intelligent, je suis sûr que tu vas trouver.

Son pouce caressait maintenant le côté de son crâne et frôlait sans cesse son oreille, réveillant mille sensations dans le corps et le cœur de Zhou Zhishu.

Celui-ci n'était pas dupe du petit jeu qui était en train de se jouer, il y avait longtemps qu'il avait commencé, à cause de leurs regards échangés, de leurs piques envoyés pour se taquiner, de leur flirte sans fard. Seulement, avait-il vraiment envie de continuer, d'aller plus loin ? Avait-il envie de plus ou d'autre chose, ou bien est-ce qu'au contraire en rester là lui convenait ?

— A'Xu… murmura Wen Kexing.

Zhou Zishu loucha pour regarder ses yeux.

— Qu'est-ce que tu attends de moi ? interrogea-t-il en connaissant la réponse à cette question.

Mais le fait qu'il la pose parut décevoir Wen Kexing, qui se recula. Enlevant doucement sa main de son crâne. C'était comme si tout à coup il faisait froid dans la pièce et Zhou Zhishu ne s'était pas rendu compte jusque-là qu'il avait aussi chaud.

Wen Kexing leva la main, comme s'il allait finalement enlever l'épingle sans rien en échange et Zhou Zishu se recula brutalement :

— Qu'est-ce que tu fais ?

Wen Kexing arrêta son geste et fronça les sourcils :

— J'ai l'impression que tu ne sais pas ce que tu veux, je pensais que tu ne voulais pas de cette épingle.

— Je n'ai jamais dit que je n'en voulais pas, j'étais seulement surpris d'un tel cadeau. Mais puisqu'il me rend plus parfait encore, je pense le garder.

Il eut un sourire espiègle, mais Wen Kexing ne le lui rendit pas. À la place, il faisait ses yeux de chiots, de ceux qui n'ont pas eu ce qu'ils voulaient. Comment lui résister ? Comment ?

C'était trop dur, trop compliqué, il restait si peu de temps à vivre à Zhou Zhishu, alors pourquoi continuer à tourner autour du pot ?

Il attrapa soudainement Wen Kexing par la nuque, d'un geste rapide et sûr de lui, sa main tenant fermement l'autre homme en face de lui et rapprocha son visage du sien.

— Il n'y a que toi qui peux m'enlever cette épingle, murmura-t-il.

Et comme s'il était ivre – et il l'était en vérité, ivre d'envie – et qu'il avait soif, soif de Wen Kexing, il posa sa bouche sur la sienne.

La main de l'autre homme se posa à nouveau sur son crâne, son pouce caressant son oreille, alors qu'il répondait à son baiser. Ils se montrèrent un peu impatients, comme deux affamés qui attendent ça depuis trop longtemps, ils se montrèrent quand même tendres. Ce n'était pas un simple baiser, c'était quelque chose de plus profond. Une déclaration, une promesse aussi peut-être. C'était la première fois depuis très très longtemps que Zhou Zishu ressentait l'envie, le besoin de vivre, et surtout qu'il se sentait vivant.

Wen Kexing attira Zhou Zishu contre lui nouant son bras autour de son corps. Son autre main, toujours dans ses cheveux, il retira doucement l'épingle pour pouvoir perdre ses doigts dans sa chevelure.

Zhou Zhishu eut un petit rire malgré le baiser, le faisant s'écarter un peu :

— Tu vas devoir me recoiffer, murmura-t-il amusé.

Wen Kexing le serra plus fort et regarda ses magnifiques yeux :

— Autant que tu le voudras, sourit-il.

Et il reposa sa bouche sur celle de Zhou Zhishu.

Fin.

L'autatrice : j'ai écrit cette fic alors que je n'en étais qu'au début de la série, je n'avais pas tout vu, et oui il y a un peu le même genre de scène plus loin (ce que je ne savais pas). Bref j'espère quand même que ça vous plaira.